Le Burkina Faso et la Chine Taiwan ont signé mercredi à Ouagadougou un accord de subvention de 655.957.000 F CFA dédié au renforcement de la formation professionnelle.
   

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Burkina-Gaoua : deux personnes tuées par des manifestants en colère après la mort "suscpecte" d’un jeune garçon

16 août 2012, par Agence d’Information du Burkina

OUAGADOUGOU, 15 août 2012 (AIB) - Deux personnes ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi à Gaoua (environ 400km au sud-ouest de Ouagadougou) par des manifestants qui protestaient contre la mort "suspecte" d’un jeune garçon de 12 ans, a indiqué le correspondant de l’AIB sur place.

La première victime, un commerçant a été abattue puis égorgée par des manifestants dans le centre de la ville, tandis que la seconde a succombé de ses blessures au Centre hospitalier régional de Gaoua, a indiqué le correspondant citant des sources proches du gouvernorat de Gaoua.

Les manifestations ont éclaté après que les populations du village de Tonkar, situé à 9km au nord-ouest de Gaoua, ont découbvert mardi le corps en putréfaction d’un jeune garçon de 12 ans qui s’était rendu dimanche dans le marché de Gaoua.

"Le jeune garçon, un écolier de 12 ans qui venait de réussir à son Certificat d’études primaires (CEP) est parti dimanche au marché de Gaoua vendre deux chèvres et un poulet. Selon ses parents, il a vendu les deux chèves en cours de route et le poulet marché. Mais il n’est plus revenu à la maison", a indiqué le correspondant citant des témoignages.

"Les recherches lancées par la population du village n’ont rien donné. C’est le lundi que des gens ont retrouvé le vélo du garçonnet près du domicile de l’imam de la mosquée sunnite de Gaoua. Le lendemain, le corps en putréfaction du garçon a été découvert au quartier Youmpi au secteur 1 de Gaoua. Les populations ont alors conclu que l’imam est impliqué dans la mort du garçon et ont saccagé sa maison et blessé son frère qui a été admis à l’hôpiptal", a-t-il indiqué.

Dans leur colère, les manifestants ont érigé de nombreuses barricades, incendié quelques kiosques mais ils n’ont pas réussi à mettre le feu à la mosquée des sunnites, solidement gardée par un détachement de la Compagnie républicaine de sécurité.

Ils s’en sont pris à la communauté Peulh soupçonnée d’être à l’origine de la disparition du garçonnet. De nombreuses familles Peulhs ont été évacuées à l’ENEP de Gaoua (Ecole nationale des enseignants du primaire).

"Gaoua, ressemble à une ville morte. En dehors des vélos et de piétons, il n’y a pas de véhicule qui circule dans la ville. Les boutiques, les stations d’essence sont fermées ainsi que le marché", a indiqué le correspondant.

Le médecin-chef de Gaoua a procédé a un constat d’usage de la mort de l’élève, en présence des autorités locales, de la police et de la gendarmerie. Puis le corps a été transporté à la morgue de la ville et remis à ses parents.

Le gouverneur de la région du Sud-Ouest, Kadiatou Zampaligré a convoqué une réunion d’urgence avec les forces vives de la région et une délégation s’est rendue à Tonkar pour présenter les condoléances à la famille du garçon et tenter de ramener le calme.

En juillet 2010, une personne avait été tuée et plusieurs autres grièvement blessées après la mort d’un jeune à l’hôpital suite à son interpellation par la police qui l’accusait de détenir de la drogue.

AS-NO/SB


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