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Diapaga, 27 juin (AIB) - Des manifestants en colère ont endommagé les locaux de la direction provinciale de l’Environnement de la Tapoa et détruit du matériel roulant, suite à une manifestation ayant dégénéré, le 27 juin 2012, a constaté un correspondant de l’AIB sur place.
Les locaux de la direction de l’Environnement et du développement durable de la Tapoa sont méconnaissables, avec des salles défenestrées et matériels roulants partis en flammes.
Armés de gourdins, de machettes et des cailloux, les manifestants ont voulu en découdre avec les forestiers. Ils sont allés incendier 3 motos, saccager les bureaux, briser les pare-brises des véhicules.
« On nous a toujours opprimé, mais cette fois-ci, nous sommes à bout de nerf », lancent-ils aux passants.
Selon des sources proches de la direction de l’Environnement, cette manifestation serait la conséquence de l’arrestation de trois éleveurs pris en flagrant délit de « mutilation » d’espèces forestière fourragères.
Les manifestants ont confirmé cette thèse à travers les slogans qu’ils scandaient. « Nous voulons la libération sans condition de nos camarades » criaient-ils.
Après la casse, les marcheurs se sont dirigés vers la direction provinciale de la Police, où ils ont été reçus par le 1er adjoint au maire de Diapaga, Augustin Tankoano accompagné du directeur de la Police et un cordon de forces de l’ordre venues en renfort à leurs collègues chargés de la sécurité du personnel et du local.
Dans son mot, le maire adjoint a promis de trouver des solutions à cette situation. Il s’est cependant refusé à toute déclaration.
Aux dernières nouvelles, le calme est revenu dans la ville. Les trois personnes détenues à la maison d’arrêt et de correction de Diapaga ont été relaxées.
Diapaga est la capitale de la province originaire de Ernest Paramanga Yonli, cadre du parti au pouvoir et ancien premier ministre. Elle fait partie de la région de l’Est d’où vient l’actuel ministre en charge de l’Environnement, Pr. Jean Koulidiati.
LKB-AMK