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BURKINA- SOCIETE- Insécurité

Braquage sur la Nationale N°3 : Un blessé et d’importantes sommes emportées

12 juin 2012, par Agence d’Information du Burkina

Kaya, 12 juin 2012 (AIB) – Un braquage s’est déroulé sur la Nationale N°3 reliant Ouagadougou à Kaya, ce matin du 12 juin 2012, a constaté un correspondant sur place.

Deux cars de transport en commun l’un ayant quitté la capitale pour Dori et l’autre dans le sens inverse, sont tombés dans une embuscade d’un gang de quatre bandits de grand chemin à une quarantaine de Kilomètre avant Kaya, le chef-lieu de la région du Centre-Nord.Bilan, un blessé, des dégâts matériels et des numéraires emportés.

Le car de la société de transport « Teel taaba » a quitté Ouagadougou ce matin à 6 heures pour Dori, dans le Sahel, quand après une heure de route, selon les témoignages, il a été la cible de balles. Un autre car en direction de Ouagadougou est lui aussi tombé dans le piège.

C’était dans les environs du village de Raguitenga dans la commune de Korsimoro, à moins de cinq kilomètre après le poste de la gendarmerie sur le pont de Nakambé et à moins d’un kilomètre du poste douanier.

Les chauffeurs ont dû obtempérer sous l’effet des rafales laissant leurs engins à la merci des bandits qui ont dépouillé les occupants de leurs numéraires et petits matériels avant de disparaitre dans la nature. Mi cagoulés, les bandits étaient selon les témoignages au nombre de quatre dont deux armés chacun de kalachnikov et les deux autres munis chacun de pistolet automatique.

Deux gendarmes qui avaient quelques minutes plus tôt quitté du poste de sécurité de Nakambé pour se ravitailler à Korsimoro, auraient été dépossédés de leurs Kalachnikov.
Transporté d’urgence au CSPS de Korsimoro puis déféré au CHR de Kaya, l’unique blessé est, de source médicale, hors de danger. Il a été touché à l’épaule gauche par une balle. Orpailleur de son état, il se rendait à un site aurifère dans la région du Sahel.

Les ravisseurs auraient surgit de la forêt en mitraillant le car en circulation dont les roues ont été crevées. Depuis un certain temps, les attaques à mains armées sont devenues récurrentes malgré les dispositifs sécuritaires mis en place. Outre les postes fixes, les agents des forces de sécurité effectuent de manière inopinée des patrouilles à travers les zones réputées dangereuses.

Ce braquage après celui de Pissila et de Tougouri vient allonger la liste des victimes. Avec les deux kalachnikov récupérées, ce gang se trouve renforcé sur le plan opérationnel et la liste des victimes sera éminemment allongée dans les jours à venir si des individus restent dans un mutisme coupable. La franche collaboration des populations est, plus que jamais nécessaire pour mettre hors d’état de nuire les ennemies de la quiétude sociale.

Dénoncer tout ce qui paraît suspect dans son environnement et dévoiler les stratégies d’attaque pourraient dissuader ces bandits ; et seuls les témoignages francs comptent. Cependant combien sont-ils les témoins oculaires d’évènements de ce genre à rester dans le mutisme ?

Ce fut le cas de ce monsieur, vraisemblablement convoyeur du car « Teel Taaba » qui a accompagné le blessé au CHR qui s’est refusé de témoigner sans l’autorisation de son patron qui plus n’était pas là au moment des faits. Souvent, c’est malheureusement aussi le cas au niveau des forces de sécurité, qui au nom de la hiérarchie du corps, retiennent, à tort ou à raison, l’information. Parler des exploits de ces forces rassure les populations des efforts abattus par les hommes de tenue et les met en confiance.

AO-IB/AMK


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