
19-06-2013 09:39
Les termes de l’accord de Ouagadougou entre Bamako et les rebelles touareg
19-06-2013 09:36
La fête d’après CAN 2013 continue chez les Etalons
18-06-2013 20:23
Pourparlers maliens : Un accord historique signé à Ouagadougou
18-06-2013 17:48
L’Afrique a besoin de médiation institutionnelle face aux conflits, dixit le Médiateur du Faso
18-06-2013 09:54
Les émoluments des députés africains et les législatives togolaises au menu des quotidiens
17-06-2013 13:51
16-06-2013 16:56
Faire du secteur de l’enseignement supérieur une priorité
15-06-2013 16:56
Victoire de 1 but à 0 des Etalons du Burkina sur les Diables rouge du Congo
15-06-2013 12:59
Un accord de partenariat pour favoriser l’intégration Ouest africaine
14-06-2013 17:12
Pouvoir malien et rebelles touareg discutent du retour de l’armée à Kidal
14-06-2013 16:59
14-06-2013 16:44
La CEDEAO et l’UEMOA s’unissent pour relever « les multiples défis » du Sahel
Kombissiri, 02 Mai 2012 (AIB) - Dans l’après-midi du lundi 30 avril 2012, une marrée humaine majoritairement formée de jeunes s’est ruée sur la direction provinciale de la police nationale à Kombissiri pour exprimer leur mécontentement suite aux agissements d’un assistant de police, a constaté sur place un journaliste de l’AIB.
Tout serait parti, il y a quelques jours, d’une altercation entre un jeune électricien et un assistant de police autour d’une histoire de réparation de ventilateur. Dans la soirée du vendredi 27, l’assistant de police se serait rendu à l’atelier de BC (initiales de l’électricien) en lui demandant de l’accompagner pour résoudre un problème.
« Il m’a emmené à la sortie de Kombissiri (en allant vers Ouagadougou) dans la forêt de Koupel-Yargo, village situé à trois kilomètres. Arrivé au niveau de la forêt, il me dit qu’il veut se soulager et nous sommes descendus de la moto. A ma grande surprise, il a commencé à me donner des coups de poings sur le visage et je saignais du nez. C’est ainsi que nous nous sommes battus pendant un long moment.
Et comme il s’est rendu compte qu’il ne pouvait pas faire de moi ce qu’il voulait, il a cessé le combat et redémarré sa moto me laissant seul dans la forêt. A pieds, j’ai repris le chemin du retour et je suis allé porter plainte au commissariat de police » a relaté B.C rencontré à la direction de la police pendant la manifestation.
Après avoir appris ce qui était arrivé à B.C, les jeunes de Kombissiri se sont mobilisés avant de s’ébranler vers la direction provinciale de la police ou ils ont demandé le départ de l’agent de police de la ville.
Sur place, le directeur provincial de la police, le Commissaire Innocent Ouédraogo a rassuré les manifestants en leur confiant que l’agent en question avait déjà été transféré à Ouagadougou et qu’une procédure judiciaire était en cours.
« Nous sommes dépassés par le comportement de l’agent car en tant que policier, il doit respecter et faire respecter la loi », s’est indigné le commissaire Ouédraogo.
Plus ou moins rassurés sur la suite de l’affaire, les frondeurs, rejoints entre temps par d’autres groupes, ont pris d’assaut la route nationale N5 où ils ont érigé des barrages à l’aide de pierres et de pneus, bloquant ainsi la circulation dans les deux sens. Cette fois-ci, il s’est agi de dénoncer l’imprudence des automobilistes sur ce tronçon routier et de contraindre les conducteurs à respecter la limitation de vitesse, ont expliqué les manifestants.
Leur colère fait suite à un accident mortel qui s’est produit la veille, jeudi 26 avril . Une femme et son enfant avaient été mortellement fauchés par un car de transport appartenant à une compagnie ghanéenne.
Selon des témoins, l’accident serait dû au non respect de la limitation de vitesse d’une part et du mauvais stationnement d’autres véhicules d’autre part. Quelques jours plus tôt, en traversant la voie un enfant avait été mortellement fauché par un véhicule roulant à vive allure.« Les automobilistes avec leur vitesse, vont nous terminer tous ici à Kombissiri », a fulminé un manifestant en colère.
Pour éviter d’autres cas malheureux, les manifestants ont exigé la présence des forces de l’ordre pour surveiller la circulation. Pour l’heure, cette situation a contraint les usagers à un stationnement forcé en attendant le dénouement de la situation.
Informé, le maire de Kombissiri, Macaire Zabré, accompagné de ses collaborateurs s’est rendu sur les lieux. Aussitôt arrivés, ils ont été refoulé par les manifestants de plus en plus déchaînés qui s’en prenaient par moments aux véhicules qui tentaient de contourner leurs barrages.
« Ce sont des ralentisseurs qu’on veut sur cette voie pour contraindre les automobilistes à respecter la limitation de vitesse », ont réclamé les manifestants.
Pour faire entendre ce message, une partie des jeunes s’est rendue chez le Naaba Saaga, chef coutumier de Kombissiri.
Après un long moment d’échanges et des propositions de solutions comme l’installation des panneaux indiquant la limitation de vitesse, les jeunes se sont résolus à lever les barrages tout en se donnant rendez-vous dans trois jours pour constater l’effectivité des promesses faites.
Pendant que les manifestants s’apprêtaient à lever les barrages, on apprend qu’un autre groupe de jeunes, à l’entrée sud de la ville, a incendié des pneus au milieu de la chaussée, car selon eux, la solution n’est pas de fixer des panneaux de limitation de vitesse mais plutôt des ralentisseurs le long de la route au niveau de la ville.
C’est finalement après 21h que les manifestants ont effectivement lever les barrages tout en menaçant de brûler les véhicules des éventuels automobilistes qui se rendraient coupables d’accidents meurtriers.
TPT-AB/ IB