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Evaluation du secteur privé de la santé au Burkina Faso
Pour améliorer l’offre de santé du secteur privé
L’initiative santé en Afrique du groupe de la Banque mondiale a organisé le jeudi 24 juin 2010 à Ouagadougou, un atelier d’évaluation du secteur privé de la santé au Burkina Faso. Pendant une journée les acteurs privés de la santé, le Ministère burkinabè de la Santé et le groupe de la Banque mondiale vont travailler pour trouver les voies et moyens pour améliorer le secteur privé de la santé au Burkina Faso.
L’initiative santé en Afrique groupe de la Banque mondiale vise à améliorer le financement et la fourniture des services de santé travers le secteur privé et le partenariat public privé. Cette initiative conjointe Société financière internationale, Banque mondiale a pour but l’accès à des services et biens de santé de qualité en Afrique, la protection financière des populations contre l’approvisionnement dû à la maladie.
Pour y arriver l’initiative se propose de renforcer les processus de prise de décision des autorités publiques, du secteur privé, des ONGs et des bailleurs de fonds ; d’améliorer l’environnement politique et réglementaire du secteur privé de la santé ; de faciliter l’accès au capital pour les acteurs du secteur privé de la santé et de promouvoir les mécanismes de mutualisation des risques et atténuer la pénurie des ressources humaines de la santé. L’atelier de Ouagadougou va faire une évaluation du secteur privé de la santé au Burkina en vue de faire des reformes innovantes pour améliorer le système de santé. Selon la représentante résidente de la Banque mondiale au Burkina, Mme Galina Sotirova, cette évaluation va permettre un accès des services de santé de qualité pour l’ensemble de la population.
Elle a, en outre, loué les actions entreprises par le gouvernement burkinabè dans la promotion du secteur privé et notamment celui de la santé. Le Burkina Faso est cité comme un pays qui a su prendre des dispositions pour éviter le clivage entre le secteur privé et celui public. Pour le secrétaire général du ministère de la Santé, M. Adama Traoré, cet atelier va permettre entre autres, de formuler des recommandations sur les moyens de mobiliser le secteur privé, d’intensifier le dialogue entre les parties prenantes du secteur de la santé, de déterminer le rôle du secteur privé dans la politique sanitaire du Burkina. Aussi a-t-il souligné les efforts du gouvernement dans la promotion du secteur privé avec la tenue annuelle de la rencontre gouvernement secteur privé à Bobo-Dioulasso.
Ce qui traduit la volonté du gouvernement « de faire du secteur privé un moteur de développement » a-t-il souligné. Et la complémentarité entre le secteur privé et le public va augmenter l’offre en matière de santé. L’atelier sur l’évaluation du secteur privé de la santé qui se tient à un moment où le Burkina Faso est entrain de réviser les plans d’actions sanitaires va permettre d’intégrer de nouvelles données dans les stratégies d’intervention du secteur privé de la santé. Ainsi le groupe de la Banque mondiale va-t-il travailler en étroite collaboration avec les acteurs publics et privés tout le long du processus. Le processus comporte quatre phases et l’évaluation est la première étape. Elle va permettre de s’accorder sur une conceptualisation et une approche communes.
M.Y
Burkina –Société- Journée Nationale de pardon
Un monument pour matérialiser le souvenir, le pardon et le respect des droits humains
Ouagadougou, (AIB)- La Journée nationale du souvenir, de la promotion des droits humains et de la démocratie a été commémorée ce mardi 30 Mars 2010 au secteur 15 de Ouagadougou dans l’arrondissement de Bogodogo avec au programme une panoplie d’activités dont l’inauguration du Rond-Point du 30 Mars.
Le Rond-Point en question a été matérialisé par un monument symbolisant le souvenir, le pardon et le respect des droits humains. Le monument des droits humains, inauguré par le Premier ministre, Tertius Zongo interpelle tout un chacun afin de transmettre aux générations futures, le message de tolérance, de paix et de pardon.
Le Maire de la ville de Ouagadougou Simon Compaoré a pris le ferme engagement d’entretenir le monument dédié à la Journée nationale du souvenir, de la promotion des droits humains et de la démocratie.
S’adressant aux invités, notamment aux membres du gouvernement, aux Présidents d’Institutions nationales et Internationales , aux membres du gouvernement, aux maires , aux autorités administratives, coutumières et religieuses et aux responsables d’Associations émanant de la société civile, Madame la ministre de la Promotion des droits humains a décliné le sens du monument en soulignant que le gouvernement a voulu une fois de plus témoigner son attachement à la question des droits humains et reconnaître le mérite de tous ceux qui soutiennent cette cause.
« Notre souhait est que dans le cadre de la célébration de toutes les journées en faveur des droits humains à venir , cet espace dédié aux acteurs du domaine des droits humains soit utilisé pour diffuser des messages de sensibilisation » a indiqué la Ministre de la promotion des droits humains.
Elle a également plaidé pour la nécessité de promouvoir une culture citoyenne en mettant en valeur les principes de démocratie, le respect de l’opinion plurielle, le libre choix, la tolérance, le respect des Institutions républicaines, l’engagement patriotique et le sens du respect des biens publics. Deux écrivains, Dr. Poussi Sawadogo et Mr. Jean François Obembé ont procédé à la dédicace d’un ouvrage commun intitulé « Baongên, comment relever le défi de la gestion harmonieuse des ressources naturelles ? ».
Outre ces activités, des offices religieux ont eu lieu dans les églises, les mosquées et les temples sur tout le territoire national en collaboration avec les autorités des différentes communautés religieuses.
ABT/IB
Burkina-Société- Journée nationale de pardon
« La soif de la justice et de vérité du peuple Burkinabé n’a été étanchée » selon le CGD
Ouagadougou, (AIB) - A la faveur de la commémoration de la journée nationale du pardon, le Centre pour la gouvernance démocratique CGD a organisé mardi 30 mars 2010 à Ouagadougou un dialogue sur le thème « le pardon en politique, condition nécessaire à la consolidation démocratique ».
Pour le traitement de la situation problématique générée par les crimes, le collège des Sages avait déclaré que « la recherche de la paix passe par la manifestation de la vérité et l’expression de la justice ». Ainsi donc ce dialogue avec la société civile, les représentants des partis politique ou formations politique les hommes de médias a pour objectif de promouvoir la conscience citoyenne.
Selon le directeur exécutif du centre pour la gouvernance démocratique, Augustin Loada, c’est la foi inébranlable que tout n’est pas perdu et qu’il est encore possible d’écrire l’histoire que le CGD a réunit tous ces différents acteurs sous le thème « le pardon en politique : condition nécessaire à la consolidation ».
En rappel de nombreux crimes économiques et des crimes de sang ont été perpétrés dans notre pays ; le collège des sages avait répertorié en 1999, 91 crimes de sang, 81 crimes économiques et 49 autres crimes. Mais aucun des crimes les plus graves ayant une portée internationale n’a été commis au Burkina Faso. Pourtant une question mérite d’être posée, ont affirmé les responsables du CGD : les crimes économiques et de sang perpétré sont-elles réellement cicatrisées ? Les engagements pris par le chef de l’Etat il y a neuf ans au cours de la journée nationale de pardon n’ont pas été tenus de manière satisfaisante a indiqué un participant. Pour , Augustin Loada le chemin du Pardon passe par la reconnaissance de la vérité et exige un sentiment d’empathie qui prend sa source dans une prise en compte franche et lucide du passé.
Le conférencier Cyrille Koné a lui expliqué le sens et le fondement du pardon. Dans sa présentation, il a indiqué que le pardon ne signifie pas un laisser -aller car faire preuve d’empathie envers les coupables ne signifie pas faire preuve de sympathie envers eux et mépriser la douleur légitime des victimes a-t-il ajouté : Le Burkina Faso doit s’inspirer des expériences des pays comme Burundi en matière de construction démocratique et de réconciliation car aucun pays ne peut se développer sans l’union a indiqué un participant.
SB /IB
Burkina-Science-Technologie
Fin de la 8e rencontre des chercheurs en science et en innovation technologique
Ouagadougou 6 déc. (AIB) - La 8e édition du Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT) s'est terminé, sous la présidence du Premier ministre, ce samedi 6 décembre 2008, sur une note de satisfaction de l'ensemble des participants et de visiteurs. C'est cela qui ressort de la déclaration du secrétaire permanent du FRSIT, Philippe Sankara, dans son rapport d'activité du forum, dont l'AIB a pu obtenir une copie.
Selon lui, ses huit jours d'échanges, autour du thème «Impact de la recherche scientifique, des inventions et des innovations sur les sociétés africaines », ont permis aux chercheurs, inventeurs et innovateurs venus du Bénin, de la Côte d'Ivoire, du Mali, du Niger, du Sénégal, du Togo, de la France et du Canada, d'enrichir leurs recherches lors des débats et échanges d'idées, des tables rondes et des conférences et réunions spécifiques.
L'engouement du public, suscité du 29 novembre au 6 décembre pour l'exposition scientifique au site du SIAO, montre l'intérêt de la société pour les recherches scientifiques et technologiques, sans lesquelles aucun développement véritable ne pourrait se faire, a-t-il dit.
Le ministre du Commerce, de la Promotion de l'entreprise et de l'artisanat, Mamadou Sanou, qui s'exprimait en présence de son collègue des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, a tenu à encourager tous les chercheurs à continuer dans le même dynamisme pour l'amélioration des conditions de vie de la société toute entière.
A l'occasion, 22 chercheurs ont été primés par 17 donateurs, pour leurs ouvres sur un total de 92 ouvres en compétition. Les prix, allant de 200 000 à 2 000 000 F CFA. 10 élèves des classes de terminal ont reçu des prix pour leur réussite au concours « Les sciences au service du développement » organisé par l'Association des scientifiques du Burkina.
Le thème de la prochaine édition, la 9 e édition du FRSIT en 2010, est : « Partenariat secteur public- secteur privé dans la valorisation des résultats des recherches, des inventions et des innovation en Afrique ».
TN/MY/SVY
Burkina/Communication
Fin des travaux de la 5 ème édition des UACO : enjeux et défis.
Ouagadougou, 6 déc. (AIB) - Les lampions se sont éteints sur les travaux de la 5 ème session des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) le vendredi 5 décembre 2008 à Ouagadougou.
Intervenant à la cérémonie de clôture des travaux, le ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication (MCTC), Philippe Savadogo a salué les efforts louables des hommes des médias dans la consolidation du processus démocratique et le développement des activités liées à la promotion des organisations de la société civile : « Ce n'est ni plus ni moins que l'engrais de la démocratie ».
En mettant à profit les conclusions des travaux de cette 5 ème édition, les participants ont formulé un certain nombre de propositions visant à faciliter l'exercice de la profession au niveau local dans la consolidation du processus démocratique. « D'où toute l'importance du processus démocratique dans un contexte de mondialisation », a souligné M. Tiono, représentant le Conseil supérieur de la communication (CSC). Aussi, les participants ont formulé deux recommandations et une motion de remerciement à l'endroit des autorités.
ABF/SVY.
Renforcement des capacités des correspondants de l'AIB
Du matériel de travail pour plus d'efficacité
Ouagadougou, 6 déc. (AIB) - La cour de la direction générale des Editions Sidwaya a servi de cadre, dans l'après-midi du vendredi 5 décembre 2008 à une cérémonie de remise de matériel de reportage aux correspondants de l'Agence d'Information du Burkina (AIB).
« Je n'ai pas d'appareil photo, . je n'ai pas de dictaphone pour mes reportages, sinon,. ». Tels étaient, entre autres, les propos de certains correspondants de l'AIB face aux retards et à la qualité de leurs articles. Soucieux des conditions de travail et pour plus d'efficacité dans la collecte de l'information, les Editions Sidwaya, avec l'appui financier du Programme international pour le développement de la communication (PIDC), ont pu doter les correspondants de l'AIB de matériel de reportage d'une valeur de dix millions de nos francs, composé d'ordinateurs de bureau, de scanner, de dictaphones, d'appareils photos numériques, de clés USB et d'enregistreur numérique.
Pour le directeur général des Editions Sidwaya, Jean Paul Konsibo, qui a présidé la cérémonie de remise, le matériel a été acquis par le financement du PIDC dont le projet avait été initié par l'ex directeur de l'AIB, Issa Soma. Il a tenu à traduire sa reconnaissance au principal bailleur qu'est le PIDC et a promis aux correspondants de l'AIB qu'avec le soutien d'autres partenaires, du matériel sera acquis pour chaque correspondant. « Soyez rassurants car le partenariat avec la Chine Taïwan et l'UNESCO nous permettra de doter chacun de vous en matériel de travail », a-t-il ajouté.
Le porte-parole des bénéficiaires, François Kaboré, quant à lui, a demandé au directeur général des Editions Sidwaya de traduire sa reconnaissance au ministre de la Culture , du Tourisme et de la Communication pour la participation des correspondants de l'AIB aux 5 èmes UACO. Il a en outre chargé le directeur général de remercier le PIDC pour son soutien qui a permis l'acquisition de ce matériel de travail, qui est un grand ouf de soulagement pour chacun de ses confrères. « Nous leur disons merci et nous attendons toujours d'eux », a-t-il conclu. La répartition du matériel a été faite et chacun des correspondants a au moins eu un outil de travail, chose qui l'interpelle à être plus opérationnel dans le travail de collecte d'information.
S . B
Burkina-Culture-Célébration du 11 décembre
Des troncs d'arbres morts ressuscités pour rendre belle la ville de Fada
Ouagadougou, 5 déc. (AIB) - Grégoire Sawadogo et Irié Anderson, deux artistes sculpteurs venus de Ouagadougou avec leurs collaborateurs, séjournent dans la ville de Fada N'Gourma depuis quelques jours, à la demande du gouverneurs de la région de l'Est, Théodore Kilimité Hien. Objectif, redonner une seconde vie à quelques troncs d'arbres morts de la cité de Diaba Lompo.
Dès l'entrée de la ville de Fada N'Gourma, en venant de Ouagadougou, on peut déjà admirer deux troncs d'arbres sculptés par ces artistes. A l'image de ceux de Ouagadougou réalisés à l'occasion de la célébration du 11 décembre 2007, les sculptures de Fada véhiculent tous des messages, principalement liés au thème retenu pour la fête nationale (valorisation des ressources forestières et fauniques).
Le premier chef-d'ouvre porte ainsi des dessins qui sensibilisent sur la sauvegarde de l'environnement. « Plantons des arbres pour sauver la nature », peut-on y lire. Quant à la seconde ouvre, elle invite les populations à ne pas s'adonner au braconnage, à lutter contre les feux de brousse et la coupe abusive du bois.
Au centre de la ville, un troisième tronc est toujours en chantier. Celui-ci représente une femme africaine s'apprêtant à traverser la voie, son bébé dans le dos et un panier de légumes en main.
Cette dernière statue, les artistes comptent l'achever au plus tard le 8 décembre prochain. Mais que gagneront Grégoire, Irié et leurs compagnons, après ce travail qui consiste à rendre utile les troncs d'arbres morts? Vous n'en saurez malheureusement rien, car c'est confidentiel, a dit M. Anderson.
MS/SVY
Burkina-Société-Hébergement-11 décembre 2008
Plus de 15 mille festivaliers attendus à Fada N'Gourma
Ouagadougou, 5 déc. (AIB) - Le président de la commission « Accueil et hébergement » du 11-Décembre 2008, Arouna Babou Tagna a déclaré jeudi que des milliers de festivaliers sont attendus dans la ville de Fada N'Gourma pour la célébration de la fête nationale. Il a estimé leur nombre à plus de quinze mille personnes.
Au total, 5522 personnes (militaires et civils) sont attendues pour la grande parade du 11 décembre. De l'avis de M. Tagnan, ces « défilants » n'auront aucun problème pour se loger, car, a-t-il indiqué, nous sommes prêts sur papier, avec une capacité d'accueil de 7787 places.
Ce qui va poser problème, selon le président de la commission hébergement, ce sont les gens qui vont venir à Fada de leur propre chef, pour participer à la fête. Il a évalué le nombre total de festivaliers à plus de 15 milles personnes.
Les auberges et les hôtels de la ville, les centres d'accueil, les dortoirs et les établissements publics primaires, secondaires et professionnels sont les différents sites retenus par la commission, la cité des régions venant en renfort.
La principale difficulté rencontrée par les responsables chargés de l'hébergement est surtout liée aux réquisitions des chambres sur certains sites. Les hôteliers, racontent M. Tagnan, attendent ces réquisitions pour savoir quand leurs chambres seront prises en compte. En attendant, elles continuent de louer ces chambres pour faire des recettes.
Pourtant, des groupes de personnes que le comité devait héberger ont commencé, dès le 3 décembre, à poser leurs bagages dans la ville hôte du 11-Décembre, alors qu'ils n'étaient attendus que vers le 8 du mois. Ils sont ainsi obligés de se prendre en charge, avant la date retenue par la commission pour héberger gratuitement les délégations.
La commission accueil et hébergement est basé essentiellement à Fada N'Gourma. Elle compte 24 membres. Sur un budget de 44 millions de F CFA qu'elle avait initialement sollicité, elle n'a finalement obtenu que 11 millions.
MS/SVY
«Valorisation des ressources forestières et fauniques»
La région de l'Est y répond
Fada N'Gourma, 5 déc (AIB) La fête de l'Indépendance s'annonce grandiose cette année à Fada N'Gourma. Pendant que les différentes commissions s'affairent, chacune en ce la concerne, pour atteindre les objectifs optimums, nous avons approché le 4 décembre le président de la commission thème, M. Sibiri Kaboré. A une semaine de la date indiquée, M. Kaboré établit la relation entre le choix de la région de l'Est et celui du thème de la célébration .
«Valorisation des ressources forestières et fauniques» rime bien avec les potentialités de la région de l'Est en matière de flore et de faune ; c'est du moins l'avis du président de la commission thème de cette édition de la fête de l'Indépendance à Fada N'Gourma. «La région de l'Est est le réservoir faunique de notre pays. Elle représente tout un réseau d'aires de conservation (plus d'un million d'hectares) qui abrite une faune assez abondante et diversifiée. Elles constituent 70% du potentiel faunique national», a relevé Sibiri Kaboré. 17% du territoire national, l'Est a une couverture végétale de 58% au niveau régional et représente 20% du potentiel ligneux national. La région compte aussi 12 concessions de gestion de faune sur les 24 au plan national.
Au niveau international et même national, les changements climatiques, les crises financière et économique, l'insécurité alimentaire font du thème le bienvenu. Il sonne alors comme une invite à la réflexion sur la problématique de la préservation de l'environnement et la protection des espèces y vivant. A ce propos, le président la commission thème, par ailleurs directeur régional de l'Environnement et du Cadre de vie de l'Est, M. Kaboré interpelle : «Il faut que nous ayons à l'esprit que les ressources forestières et fauniques constituent une richesse sure pour nos communautés, en proie à la pauvreté et à la misère. Il faut donc les valoriser afin d'apporter un plus à l'économie national et locale et améliorer les conditions de vie des populations». Pour ce faire, il est nécessaire, selon lui, d'asseoir une politique qui permette de minimiser la misère des populations.
Le thème répond également à cette invite à reconnaître ces potentialités de la région et à les valoriser afin d'en bénéficier des retombées. La réflexion des acteurs sur la valorisation des ressources forestières et fauniques va sortir des pistes dans ce sens, au delà de la sensibilisation à travers le défilé d'animaux sauvages vivants et la sculpture d'arbres morts dans la ville de Fada N'Gourma.
Boureima LANKOANDE
Burkina - Société
Des infrastructures nouvelles pour les populations dans le cadre du mois de la solidarité
Ouagadougou, 4déc. (AIB) - La commune de Nongr-Massom vient de procéder le mardi 2 décembre 2008 à la pose de la première pierre de l'Auberge de la solidarité, action entrant dans le cadre du mois de la solidarité. La cérémonie, qui s'est déroulée sous le haut patronage de l'épouse du chef de l'Etat, Mme Chantal Compaoré a été l'occasion pour le représentant de la première Dame de livrer le message adressé à l'endroit des personnes exclues, pauvres, démunies confrontées à toutes les formes de violences humaines, morales et matérielles.
M. Sabné Kouanda a réitéré les voux de solidarité, de fraternité et d'entraide à l'endroit de toutes ces personnes qui ont besoin d'écoute. « L'Auberge de la solidarité va faciliter l'insertion sociale, voire économique de veuves, ses cibles principales», a confié M. Kouanda. Au préalable, Mme le ministre de l'Action sociale et de la Solidarité nationale (MASSN), Pascaline Tamini a précisé que l'assistanat n'est pas le but du ministère, qui se veut un tremplin bientôt pour des pauvres pour se libérer de leurs chaînes : misère, exclusion, marginalisation, précarité économique voire physique. Des équipements comme des moulins sont attendus pour soulager ces femmes de certaines corvées.
Quant au maire de l'arrondissement, M. Zackaria Sawadogo, il s'est réjoui de l'effectivité et de la pertinence de l'initiative du ministère qui veut se débarrasser de l'assistanat social pour évoluer vers un véritable entreprenariat social. C'est à ce titre que le ministre de l'Action sociale et de la Solidarité nationale a salué en retour la générosité du conseil municipal de céder un pan de son patrimoine aux personnes vulnérables comme les veuves et les exclues (femmes accusées de sorcellerie).
Plusieurs autres infrastructures ont été inaugurées également dans l'arrondissement de Nongr - Massom, dont un centre d'action éducative en milieu ouvert (AEMO) et un centre d'accueil pour personnes âgées au secteur 28 dans l'arrondissement de Bogodogo.
ABT/SVY
Burkina - Sport- Boxe
Le champion du monde IBF, Irissa Kaboré défend sa ceinture le 20 décembre face à un Ukrainien
Ouagadougou, 4 déc. (AIB) - Le boxeur burkinabé, Irissa Kaboré dit le « Caïd », champion du monde de l'International boxing fédération (IBF) sera face à l'Ukrainien Vladimir Khodokovski pour défendre sa ceinture acquise le 3 mai passé à Ouagadougou. Pour préparer ce combat, le boxeur et son manager, Jean Pierre Mahé ont rejoint Accra, la capitale ghanéenne pour affiner « le côté gants puisque la préparation physique avait déjà été finalisée à Ouagadougou », a déclaré l'entraîneur du « Caïd ». Pour parfaire cet exercice de gants, Mahé et Kaboré ont été admis dans la salle de boxe Nelson Arzuma (ancien boxeur ghanéen, champion du monde).
« Le choix a été porté sur le Ghana pour préparer ce combat international à cause de l'avantage des sparting partner, pour aider Irissa Kaboré à mieux préparer le gala », a expliqué Jean Pierre Mahé. Le retour à Ouagadougou du boxeur et son manager est prévu pour le 15 décembre prochain.
AS/SVY
Burkina-société-gouvernement-syndicat-négociation
Les syndicats déçus du gouvernement négocient des augmentations salariales
Ouagadougou, 4 déc 2008 (AIB) - Les syndicats du Burkina Faso ont exprimé jeudi leur déception vis-à-vis du gouvernement qui n'a pas respecté, selon eux, «différents engagements» pris en faveur des travailleurs en 2006 et 2007 au moment où s'ouvrent des négociations portant notamment sur des revendications salariales et des réductions de taxes.
«Nous voudrions attirer votre attention sur un aspect qui (.) constitue une condition fondamentale du dialogue social : il s'agit du respect réciproque des parties, respect qui intègre celui de la parole donnée, autrement dit la mise en ouvre des engagements pris», a déclaré le porte-parole des centrales syndicats et des syndicats autonomes, Joseph Tiendrébéogo à l'ouverture de négociations entre gouvernement et syndicats, en présence du Premier ministre, Tertius Zongo.
«Nous ne pouvons cacher notre déception quant au non-respect d'un certain nombre d'engagements que le gouvernement a pris vis-à-vis des travailleurs, plus particulièrement la non mise en ouvre de bon nombre des points d'accords issus des rencontres de 2006 et 2007», a déploré M. Tiendrébéogo.
Ces négociations ouvertes jusqu'à vendredi portent notamment sur l'augmentation de 25% des salaires et pensions des travailleurs à compter de janvier 2001, la diminution de l'impôt unitaire sur les traitements de salaires (IUTS), des taxes sur les hydrocarbures, la suppression de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) sur les prêts bancaires, le règlement des arriérés des avancements des agents publics de 2006 à 2008 et l'examen de la plate-forme revendicative de la Coalition contre la vie chère. Les syndicats réclament également la réouverture et l'instruction du dossier Norbert Zongo, journaliste d'investigation assassiné en décembre 1998.
«J'ai conscience que tous les points de votre plate-forme revendicative sont d'une importance capitale non seulement pour le monde des travailleurs mais aussi pour les citoyens burkinabé», a déclaré M. Zongo, invitant les syndicats à tenir compte des conséquences de la crise financière internationale.
«Vous ne manquerez pas de tenir compte du contexte international marqué par la crise financière qui est en train d'affecter négativement des cours mondiaux de produits tels que le coton et qui nous fait courir les risques de voir certains gros investissements productifs différés», a-t-il prévenu.
RH/SVY
Burkina-société-gouvernement-syndicats-négociations
Négociations gouvernement/syndicats sur des revendications salariales
Ouagadougou, 4 déc. (AIB) - Les centrales syndicales et les syndicats autonomes du Burkina Faso ont entamé mercredi 4 décembre à Ouagadougou, des négociations avec le gouvernement en vue de trouver des solutions à leurs revendications portant notamment sur des revendications salariales et des diminutions de diverses taxes.
Le président du mois des centrales syndicales, Joseph Tiendrébéogo a demandé au gouvernement de respecter la parole donnée, qui constitue, selon lui, la condition «fondamentale d'un dialogue». Il n'a pas caché au gouvernement la déception des syndicats quant au non respect d'un certain nombre d'engagements que le gouvernement a pris vis-à-vis des travailleurs, plus particulièrement la non mise en ouvre de bon nombre des points d'accords issus des négociations de 2006 et 2007.
Pour ces négociations qui s'achèvent vendredi, les syndicats réclament une augmentation des salaires et des pensions de 25% à compter de janvier 2001, la diminution des impôts et taxes, le traitement des dossiers sociaux des travailleurs, l'avancement des agents publics ainsi que la réouverture et l'instruction «sérieuse» du dossier Norbert Zongo, directeur de publication de l'hebdomadaire L'indépendant assassiné le 13 décembre 1998.
Le Premier ministre Tertius Zongo qui a présidé l'ouverture de la concertation a indiqué que le gouvernement a consenti des efforts pour le bien-être de sa population avec la crise alimentaire et énergique. Il a évoqué la vente de céréales à prix social et la distribution gratuite de semences améliorées aux agriculteurs. Ces mesures ont permis selon lui de juguler la crise alimentaire et la vie chère.
TN-RH/
Burkina/Société
Une journée pour mesurer l'ampleur des problèmes des familles monoparentales.
Ouagadougou, 3 déc. (AIB) - Le service social de l'arrondissement de Nongr-Masson a organisé ce mercredi 3 décembre 2008 une campagne d'information sur le thème : « Enfants à la recherche de paternité dans les familles monoparentales ».
Pour Mme Fatimata Thiombiano, responsable du service social de l'arrondissement, les requêtes des femmes en situation de détresse ont exponentiellement augmenté à la suite de la crise économique de cette année. « Le cas de femmes battues à l'occasion ont également augmenté », a ajouté Mme Fatimati Thiombiano, tandis que le responsable du service familial (promotion et solidarité), Dominique Tibila Nikiéma s'inquiète pour l'effritement des valeurs familiales.
Mme Fatimata Thiombiano a relevé que la situation des femmes aujourd'hui nécessite l'assistance de psychologues et des services spécialisés pour les prises en charge dans les cas extrêmes de traumatismes moraux. « Nous souffrons moralement avec toutes ces femmes vivant dans une précarité extrême ou le dénuement total. Impuissantes face à toutes les difficultés d'ordre financier et matériel, elles arrivent dans nos services au bord de la dépression », a souligné Mme Fatimata Thiombiano, tout en regrettant l'incapacité de ses services de répondre aux demandes sociales actuelles.
Aussi, des cas récents de violences enregistrés au cours de la semaine illustrent fort à propos la pertinence du thème de la campagne : « Enfants à la recherche de paternité dans les familles monoparentales ». Cette campagne rompt avec les approches intellectualistes pour la seule raison que la réflexion est menée avec les acteurs de terrain et les victimes. « Au sortir de la campagne, nous proposons une réponse à la dimension de chaque problème », a appuyé, en guise de conclusion, la directrice du service social de l'arrondissement de Nongr-Masson.
ABT/SVY.
Burkina-Gabon-Société-immigration
65 Burkinabè expulsés du Gabon, via le Bénin
Ouagadougou, 28 nov. (AIB) - Soixante-cinq Burkinabè expulsés du Gabon, riche pays producteur de pétrole, sont arrivés à Ouagadougou par la route en provenance du Bénin, a-t-on appris de source proche du ministère burkinabè des Affaires étrangères et de la Coopération régionale.
"Il y a 65 burkinabè qui ont été expulsés du Gabon. Ils sont arrivés mardi et ils ont été pris en charge par les services compétents", a précisé cette source sous couvert de l'anonymat. Le secrétaire permanent du Comité national de secours d'urgence (Conasur), Amadé Bélem, a confirmé à l'AIB que ses services avaient "effectivement pris en charge des +réfugiés+ en provenance du Gabon".
Selon la presse locale, les expulsés, qui résidaient, pour la plupart, à Oyem et à Bitam (nord du Gabon) disent avoir quitté leur pays d'accueil le 20 novembre. Ils auraient été embarqués dans un navire pour le Bénin, d'où ils ont rejointleur pays par la route. Le Gabon accueille "pas loin de 400.000 clandestins", selon le ministère gabonais de l'Intérieur, pour une population de 1,3 million d'habitants.
Dans son édition du 22 novembre, le quotidien gabonais L'Union (officiel) indiquait que près de 400 étrangers "de diverses nationalités", sans papiers, avaient été été expulsés du Gabon en une semaine. Près de 200 étrangers, "qui ne (satisfaisaient) pas aux conditions d'entrée et de séjour sur le territoire gabonais", ont été reconduits vers leurs pays à bord d'un bateau battant pavillon santoméen, qui a quitté Libreville jeudi 20 novembre, selon le journal.
Les 65 Burkinabè feraient donc partie de ce groupe, si on s'en réfère à la date de départ (20 novembre) et le moyen de transport (par bateau). Auparavant, "180 clandestins en Provenance du Cameroun" voisin avaient été renvoyés vers leur pays, avait déjà indiqué L'Union le 19 novembre.
Ces étrangers avaient été arrêtés à Oyem, Bitam et Minvoul (nord) lors d'une opération de contrôle. Pays pauvre et enclavé du Sahel, le Burkina compte 14 millions d'habitants. Sept autres millions vivent à l'étranger dont plus de la moitié en Côte d'Ivoire voisine, où ils travaillent comme employés dans les plantations de café et de cacao.
ROH/AFP/cpy/amc
Burkina-Gabon-Société-immigration
Les burkinabè expulsés du Gabon ont regagné leurs «familles respectives»
Ouagadougou, 28 nov. (AIB) - Les burkinabè expulsés du Gabon ont regagné «leurs familles respectives», a-t-on appris vendredi de source officielle à Ouagadougou.
Au moins 62 burkinabè expulsés de Gabon ont regagné «leurs familles respectives», a indiqué vendredi à l'AIB, Hamidou Coulibaly, du Conseil supérieur des burkinabè de l'étranger (CSBE). L'AFP a annoncé jeudi un total de 35 personnes qui étaient partis du Gabon par bateau jusqu'au Bénin d'où ils sont rentrés au Burkina via la route.
Selon M. Coulibaly, les expulsés «après les formalités d'usage, le Comité national de secours d'urgence et de réhabilitation (CONASUR) a assuré les frais de transport de tous les rapatriés afin qu'ils regagnent leurs familles respectives».
Le conseil supérieur des burkinabé de l'étranger (CSBE) salue les sacrifices consentis par le délégué CSBE au Gabon, Clément Somé et le consul honoraire du Burkina à Cotonou, Lamine Ouédraogo, a déclaré M. Coulibaly. Il a indiqué que M. Clément Somé a procuré à ses compatriotes alors détenus puis rapatriés des produits pharmaceutiques, de la nourriture et des chaussures, tandis que M. Ouédraogo leur a fourni les moyens nécessaires pour regagner Ouagadougou à partir de Cotonou où ils étaient arrivés par la mer.
Des témoignages recueillis par le CSBE, ces burkinabè partis chercher fortune au Gabon ont été expulsés de Libreville après quatre semaines de détention. Ils auraient été transférés à Cotonou après avoir payé chacun une amande allant de 50.000 à 81.000 francs CFA pour défaut de carte de séjour, selon des propos rapportés par M. Coulibaly. Toujours selon la même source, leurs biens auraient été pillés et certaines de leurs concessions détruites par les forces de sécurité gabonaises.
ABT/RH
Burkina-Société-Femme-Développement
Dialogue direct entre le président Compaoré et les femmes du Burkina
Ouagadougou, 28 nov. (AIB) - Débuté le 25 novembre dernier, le forum national des femmes a pris fin jeudi par la rencontre entre les participantes et le chef de l'Etat Blaise Compaoré autour des questions touchant le financier, l'éducation, la santé, les infrastructures socioéconomique.
Les femmes ont demandé un siège définitif pour le ministère de la Promotion de la Femme ainsi que l'augmentation de 30 à 50 % de la superficie des terres allouées aux femmes dans les périmètres agricoles aménagés. Elles souhaitent également que l'on facilite leur accès aux intrants et aux moyens de production.
Les femmes ont souhaité l'institutionnalisation de ce dialogue direct entre elles et le président du Faso, Blaise Compaoré afin de faire le bilan des acquis au regard de leurs «multiples» préoccupations. «Malgré des avancées significatives, de nombreux défis demeurent sur le chemin de l'édification d'une société fondée sur le développement durable et garantissant une existence digne à chaque citoyen», a reconnu M. Compaoré après les préoccupations franchement exposées par les femmes.
«Il importe par ailleurs d'approfondir l'approche genre qui prend en compte l'ensemble des acteurs du développement dans les différentes positions sociales ainsi que leur statut dans le système de production et de redistribution des ressources», a poursuivi le chef de l'Etat. Le forum des femmes qui était organisé pour la deuxième fois a enregistré environ mille participants composés de délégués de femmes, de jeunes filles et de garçons des treize régions du pays.
Ils ont échangé en plénière et en commission afin d'identifier des stratégies novatrices à mettre en ouvre pour l'autonomisation des femmes.Des sous thèmes portant notamment sur le «genre et (le) développement rural», le «genre, décentralisation et leadership féminin» ainsi que la «microfinance et (le) secteur privé comme leviers pour l'autonomisation des femmes» ont fait l'objet de débats en commission.
MS/RH
Burkina-Société-Genre
Forum national des femmes du Burkina : Réduire les rapports inégalitaires entre l'homme et la femme
Ouagadougou, 25 nov. (AIB) - « Investir dans les femmes et les filles pour un développement humain durables », c'est sous ce thème que se tient du 25 au 27 novembre un forum national sous l'égide du ministère de la Promotion de la femme.
Par ce thème, le présent forum entend contribuer à l'atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (OMD3), à savoir « promouvoir l'autonomisation des femmes et l'égalité des sexes en vue d'un développement durable ». C'est aussi une tribune pour « sensibiliser davantage tous les acteurs du développement sur la nécessité d'opérationnaliser le concept genre dans tous les domaines ». Il s'agira pour ailleurs « de susciter l'implication du secteur privé et celle des institutions de micro finances dans les initiatives en vue d'une autonomisation des femmes ».
« En effet, aucune action de développement durable de notre pays ne peut être envisagée sans l'implication des femmes, dont le poids démographique et la contribution à l'économie nationale est indéniable », a martelé la ministre de la Promotion de la femme, Céline Yoda. Pour étayer ses propos, Mme Yoda estime que quand les femmes ont des ressources, elles les dépensent pour l'éducation et la santé de leurs enfants qui ont alors de meilleures perspectives d'emploi et de vie.
L'épouse du président du Faso, Chantal Compaoré a déclaré pour sa part que « la forte proportion des femmes qui représentent 51,7% de la population de notre pays exige leur prise en compte dans les programmes et politiques de développement ».
La tenue de ce forum coïncide avec le lancement de la campagne internationale de 16 jours d'activisme contre les violences faites aux femmes tenue tous les 25 novembre. Le Burkina, pour sa part, entend s'attaquer aux violences multiformes que vivent les femmes et les filles en contexte familial, indique-t-on.
MS/SVY
Burkina-Société-Fait divers
Un français meurt au volant de sa voiture à Ouagadougou
Ouagadougou, 25 nov. (AIB) - « DD » est mort au volant de son véhicule le 22 novembre 2008 aux environs de 16 heures alors qu'il se préparait à rejoindre sa famille en France.
« DD » en provenance de Kaya localité située à une centaine de km au Nord de la ville de Ouagadougou a été pris de malaise à bord de son véhicule 4x4. Le temps de se rabattre au bas côté de la route au niveau de la pharmacie de l'hôpital, il était trop tard. L'homme a perdu connaissance et s'en était fini pour lui.
Affectueusement appelé « DD » ce français quinquagénaire portant allégrement ses 50 ans, a débarqué au Burkina il y a dit-on quelques mois sinon un an à peu près.
Avec la tête au vent DD a quitté son pays avec l'idée de trouver un créneau dans un secteur porteur. Il a estimé qu'en gérant une maison d'hôtes il peut rendre à la fois service à ses compatriotes et se faire des sous.
En effet, les maisons d'hôtes, pas bien développées au Burkina Faso sont encore méconnues. De quoi s'agit-il en réalité ? Ce sont des services offerts à des personnes qui viennent pour de courts séjours dans le cadre des affaires, du tourisme découverte ou tourisme culturel. Le propriétaire de maisons d'hôtes offre les services d'hébergement et de restauration sur place. En général, les services sont des services comme en famille, moyennant une participation des visiteurs.
Régulièrement, DD a reçu de nombreux visiteurs surtout les trois dernières semaines lors de la célébration des 10 ans de jumelage de Kaya Châtellerot, festival Widbindé etc.
ABT/SVY
Burkina-Société
L'association Teega-wendé fête ses 10 ans d'existence
Ouagadougou, 24 nov. (AIB) - L'association Teega-wendé a remis le 24 novembre 2008 des vivres et un somme d'argent aux femmes indigentes de la commune rurale de Pabré située à une vingtaine km de Ouagadougou.
L'association Teega-wendé qui a commémoré ses 10 ans d'existence a fait ce geste symbolique pour témoigner sa solidarité avec les personnes âgées. A Pabré nous sommes une communauté soudée et solidaire. Ces vieilles femmes viennent non loin d'ici soit -disant femmes sorcières ; accusées au sein de leur communauté de sorcellerie, elles sont obligées de s'éloigner pour préserver leur vie » a expliqué la présidente de l'association Teega-wendé Mme Benjamine Domba.
Elle a précisé que ces vieilles femmes sont vivement à Pabré à côté de l'église qui veille sur elles en facilitant leur insertion sociale et économique. En effet, le conseiller paroissial François Wédraogo tout en saluant le geste de Teega-wendé a souligné l'immensité des besoins au niveau de la paroisse.
L'accompagnement financier manque à nos églises ; l'illustration la plus parfaite est la difficile prise en charge des personnes indigentes, des exclus et des pauvres » a-t-il indiqué. « Les choses se compliquent dès lors que des gens viennent d'autres localités pour trouver asile chez nous. Ces vieilles accusées de sorcellerie viennent par exemple de Niou, Sabcé et Boussé » a-t-il ajouté.
Teega-wendé, dont le siège est à Pabré a commémoré ses 10 ans d'existence à travers des manifestations culturelles et sportives ainsi que des prières dans les églises et les mosquées.
ABT/SVY
Burkina-Société-Droits de l'enfant
Restitution des résultats d'un atelier sous régional
Ouagadougou, 21 nov. (AIB) - Un atelier de restitution des résultats du séminaire sous régional sur la mise en ouvre des observations finales du Comité des droits de l'enfant se tient ce 21 novembre à Ouagadougou.
Le présent atelier a pour objectif de diffuser les recommandations du rapport du séminaire sous régional tenu du 6 au 8 novembre 2007, présenter les efforts déjà faits par le gouvernement en application de ces recommandations. Six groupes thématiques ont travaillé sur l'enregistrement des naissances, les violences sur les enfants, la santé, l'éducation, le travail et la traite des enfants, l'administration de la justice pour mineurs.
Il s'agira pour les participants de réfléchir sur les voies et moyens pour optimiser la mise en ouvre des différentes recommandations pour le bien être des enfants burkinabé. Le conseiller technique du ministre de l'Action Sociale et de la Solidarité Nationale Jean Baptiste Zoungrana à l'ouverture des travaux a transmis les remerciements de Mme le ministre à l'UNICEF et au ministre de la promotion des Droits humains pour leur appui technique et financier.
L'atelier de novembre 2007 a eu pour entre autres objectifs d'identifier les problèmes communs à tous les pays touchant aux droits de l'enfant, mettre en place un mécanisme de suivi des conclusions.
Le comité des droits de l'enfant rappelle-t-on est un organe conventionnel de l'ONU créé en 1991 ; il a pour rôle principal l'examen des progrès accomplis par les Etats conformément aux dispositions de la convention.
MS/EG
Burkina-Société
Les hommes d'église à l'assaut de la corruption et de la pauvreté
Ouagadougou, 18 nov. (AIB) - La 3è édition des semaines sociales du Burkina se tient du 17 au 21 novembre 2008 au centre national cardinal Paul Zoungrana (CNCPZ) de Ouagadougou, sous le thème : " Corruption et lutte contre la pauvreté au Burkina Faso : quelle contribution de l'église ? ".
Selon le président de la commission « Justice et paix », Mgr Thomas Kaboré, cette rencontre a pour objectif d'offrir l'opportunité aux communautés chrétiennes, aux hommes et femmes de bonne volonté, de partager leurs expériences sociales sur un thème de société majeur contemporain dans le but de se laisser guider et éclairer par l'évangile et la doctrine sociale de l'église (DES).
Pendant cinq jours, les participants auront à réfléchir autour du thème de la corruption, résultat de la perte et de l'effondrement des valeurs ethniques et sociales de la société, selon Mgr Thomas, complexe et difficile selon le ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat, Soungalo Ouattara, mais aussi de la pauvreté. Les deux hommes ont par ailleurs appelé tous les participants à s'impliquer dans la lutte contre la corruption, fléau dont on assiste quotidiennement au développement croissant, mais qui constitue un frein pour le développement économique et social.
Avec les succès des différentes mesures de lutte contre la corruption et la pauvreté qui ont permis au Burkina Faso d'avancer du 105è au 80è rang sur 180 pays en matière de corruption, selon le rapport de Transparency international, l'église catholique ne saurait rester indifférente. C'est pourquoi elle invite l'ensemble des fidèles chrétiens et les personnes de bonnes volontés à s'associer aux efforts du gouvernement pour bouter la corruption hors du Burkina.
TN/SVY
Burkina-Social
La Fédération des professionnels agricoles du Burkina s'engage aux côtés des travailleurs de la fonction publique
Ouagadougou, 31 mars (AIB) - La Mutuelle des travailleurs de la fonction publique (MTFP) du Burkina Faso et la Fédération des professionnels agricoles du Burkina (FEPA/B) se sont rencontrées sur les possibilités de financements innovants, les deux parties ont convenu de la signature d'une convention dans un futur proche, le dimanche 30 mars 2008.
Le président de la FEPAB , Bassiaka Dao s'est réjouit de ce rapprochement. «Cette initiative conjointe est à saluer parce qu'elle va dans le sens de la lutte contre la pauvreté et constitue une réponse à la vie chère que connaissent nos travailleurs des villes et des campagnes. Les travailleurs de la Fonction publique sont particulièrement exposés aux effets spéculatifs des réseaux marchands de céréales, il faut donc mettre en place des soupapes de sécurité pour éviter les éventuelles distorsions sur les marchés de céréales ».
Bassiaka Dao estime pour sa part que les travailleurs de la Fonction Publique et les organisations de producteurs ruraux dans l'ensemble des filières fruits et légumes, bétail, en plus de la filière céréalière vont donner un exemple de partenariat susceptible de lutter en amont contre les germes de la vie chère.
« On peut considérer la vie chère comme une maladie tout comme la pauvreté selon un adage du terroir, la pauvreté est bien une maladie » caricature-t-il.
Le président de la FEPA /B Bassiaka Dao, demande que la Mutuelle des travailleurs de la Fonction publique s'engage dans une démarche participative en associant à tous les niveaux de décision ses membres et ceux de la FEPA /B.
« Aujourd'hui, la FEPA /B est en mesure de satisfaire les besoins des travailleurs de la Fonction Publique en produits vivriers et carnés » a-t-il déclaré.
S'appuyant sur l'engagement des Organisations paysannes (OP), la Fédération des producteurs agricoles du Burkina affirme être en mesure d'assurer l'approvisionnement régulier des magasins des Mutuelles des travailleurs de la Fonction publique sur l'ensemble du terroir.
ABT/
31-03-08
Burkina-Législation
Le gouvernement adopte un projet de loi pour punir davantage les vandales
Ouagadougou, 28 mars (AIB) - Le gouvernement vient d'adopter un projet de loi qui durcit davantage les sanctions à l'encontre des éventuels vandales.
Lors de son dernier Conseil des ministres, le gouvernement a réagi en souvenir des récentes manifestations contre la vie chère qui ont dégénéré en casses et pillages de biens publics et privés, dans les principales villes du pays.
Le projet qui sera soumis à l'Assemblée nationale, porte sur les actes de vandalisme sur la voie publique. Il prévoit l'interdiction de tout acte de vandalisme, même pour une manifestation autorisée. Il précise aussi tout ce qui pourra être considéré comme acte de vandalisme. S'il venait à être adopté, il renforcera la loi votée en 1997 et portant sur les libertés de réunion et de manifestation sur la voie publique.
Jeudi soir à l'Assemblée nationale, le Premier ministre Tertius Zongo, a exprimé « la grande consternation » du gouvernement devant les actes de vandalismes qui ont eu lieu en février dernier. Il a fustigé tous ceux qui vont « tenter une carrière, ou de jouer à la vedette, sur la douleur des populations et sur les malheurs des commerçants ».
Il a enfin demandé le sens de la mesure et de la responsabilité aux opérateurs économiques et à la société civile. « Aucune crise économique, sociale ou politique ne mérite que nous détruisons ce que nous avons de plus précieux », a souligné M. Zongo, faisant allusion à la paix et au sens du dialogue.
28-03-08
Burkina-Société-Moeurs
Le maire de Ouagadougou donne trois mois aux gérants des maisons de passe pour fermer leurs établissements
Ouagadougou,19 mars (AIB) - Le maire de Ouagadougou, Simon Compaoré a enjoint aux gérants des chambres closes de fermer leurs établissements dans un délai de trois mois, a appris l'AIB mercredi à Ouagadougou au cours d'une rencontre.
Devant quelques 150 tenanciers de chambres de passes, d'auberges et de petits hôtels de quartiers, convoqués ce matin à la Maison des jeunes et de la culture, le maire Compaoré a rappelé les passages du code pénal qui interdisent et qui punissent l'ouverture et la gérance des chambre de passe. « Vous qui êtes gérants des maisons de passe, vous tomber sous le coup de la loi et en principe, on doit vous poursuivre », a-t-il dit.
Entourés des maires des cinq arrondissements que compte Ouagadougou et des conseillers techniques de la mairie, Simon Compaoré a multiplié les raisons pour lesquelles il demande la fermeture de ces établissements qu'il appelle « maisons de débauche ».
Il a expliqué que l'existence même de ces maisons closes constitue une violation. Pour le maire de Ouagadougou, Ces maisons étaient toutes initialement des habitats qui, aux yeux de la loi, n'ont pas changé de destination. « Beaucoup d'entre vous mènent les activités sur des parcelles d'habitation sans avoir demandé l'autorisation de changer la destination des parcelles », a dit le maire.
Enfin, M. Compaoré a ajouté que des enfants mineurs, couverts par de « faux liens de parenté », sont exploités à ces lieux. Il n'entend pas revenir sur ces décisions, mais reste disponible pour revoir le délai de la fermeture. Il suggère aussi aux gérants de ces maisons de plaider leur cause ailleurs, comme à la Chambre du Commerce, aux ministères en charge du Tourisme ou du Commerce.
AMK/JPT
19-03-08
Burkina-Société-Manifestation
Les syndicats protestent contre la vie chère à travers une marche pacifique
Ouagadougou, 15 mars (AIB) - Des milliers de manifestants mobilisés par les syndicats et certaines organisations de la société civile, sont sortis samedi dans les rues de Ouagadougou pour protester contre la cherté de la vie, consécutive à la flambée des prix.
Partis de la Bourse du Travail, les manifestants sont passés successivement devant la mairie de Ouagadougou, la Maison du peuple et le Palais de justice de Ouagadougou, avant de rallier le point de départ. Disciplinés dans les rangs et sous l'oil des forces de sécurité postés aux carrefours, les marcheurs ont scandé des slogans hostiles au pouvoir et affirment presqu'en chantant, que le gouvernement est responsable des conditions de vie des populations, jugées difficiles.
Au cours du meeting, les manifestants ont annoncé la création d'une coalition contre la vie chère. Une grève de 48 heures a été annoncée pour les 8 et 9 avril prochains par les formations syndicales.
Deux semaines plutôt, le gouvernement avait décidé de renoncer à des taxes douanières, afin de faire baisser le prix des produits de grande consommation. Il est par la suite passé directement au contrôle des prix en les règlementant. Des contrôles ont été effectués pour s'assurer du respect de ces prix sur les produits tel le riz, le maïs, l'huile..
Jugeant ces efforts insatisfaisants, les syndicats ont maintenu leur mot d'ordre de grève et réclament en plus de la baisse du coût des denrées, l'augmentation des salaires.
Contrairement aux manifestations de protestation contre la vie chère qui ont eu lieu dans la dernière décade du mois de février, aussi bien à Ouagadougou que dans trois autres principales villes du pays, celles des syndicats s'est déroulée sans casse. Aucun incident n'a été signalé. N'empêche que des agents de l'ordre étaient visibles depuis la veille dans les points stratégiques et notamment dans les quartiers périphériques.
AMK/JPT
Le CSC rappelle les organes de presse au respect de la déontologie du métier
Ouagadougou 13 mars (AIB) - Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a publié ce mercredi 12 mars un communiqué portant sur le respect des règles d'éthique et de déontologie de la profession de journaliste.
Après un constat sur des dérives de certains organes de presse dans le traitement et la manipulation de l'information ces derniers temps, le CSC, organe de régulation des médias au Burkina Faso, a jugé utile de rappeler à l'ordre les concernés.
Le conseil parle de « graves atteintes aux ressorts déontologiques et éthiques » causées par des journaux privés et certains médias audiovisuels ayant publié des articles sur « fond de rumeurs de toutes sortes, d'incitation à la haine, d'anathèmes basés sur des considérations régionalistes et ethnicistes».
Il s'agit d'insinuations et d'allégations sans preuve matérielle sur l'état de santé du président du Faso dont se sont emparés ces organes selon le CSC.
Cette situation a interpellé le CSC qui invite les responsables de ces organes et l'ensemble des professionnels du privé et du public « à cesser immédiatement ces pratiques antiprofessionnelles» . Celles-ci peuvent porter un coup dur au plaidoyer du CSC pour la dépénalisation des délits de presse.
Le conseil supérieur de la communication rappelle alors les responsables de médias et les journalistes à éviter toutes les typologies d'instrumentalisation et à veiller à une stricte observation des règles fondamentales qui fondent la noblesse et la dignité de la profession ; afin que la liberté de presse puisse être défendue.
La recommandation tient lieu de mise en demeure, précise le CSC, car les récidives l'amèneront à prendre des décisions conformément à ses attributions et à ses missions régaliennes.
BL/JPT
Société-Alphabétisation
Burkina : le beurre de karité pour sortir de la pauvreté, l'alphabet pour s'émanciper
Par Romaric Hien
Ouagadougou, 7 mars (AIB) - "Tiiga", "roogo", Salamata Nikièma, 35 ans à l'aide d'un bâton apprend à déchiffrer sur un tableau vert l'alphabet mooré, sa langue maternelle. Cela fait des années qu'elle rêvait de savoir lire comme son fils aîné Arouna qui est en classe de 6è au collège. Depuis trois semaines qu'elle s'est inscrite au Centre Bangre-Noma (littéralement, la connaissance est bien, en Mooré), cette mère de cinq enfants est "heureuse" de voir son rêve devenir réalité.
Elle sait calculer "sans l'aide de quelqu'un", le poids des amandes de karité et la quantité de beurre qu'elle produit à la fin de la journée, déchiffrer le coût d'une ordonnance et composer un numéro de téléphone portable. Logée dans une cour d'une dizaine d'hectares, une centaine de femmes fabriquent le beurre de karité le jour et le soir venu, vont aux séances d'alphabétisation dans ce centre situé à Kalgondin, un quartier périphérique au Sud de Ouagadougou.
C'est l'Union des productrices du beurre de karité qui a eu l'idée en plus de l'activité phare de l'association, la production du beurre de karité, de créer en 2005 ce centre pour "responsabiliser et rendre autonome" les membres qui sont à 99% analphabètes.
"Actuellement, je peux composer le numéro de mon portable, lire les frais de mon ordonnance, calculer les marges bénéficiaires du beurre que je fais", témoigne Mme Nikièma pour qui, les calculs n'ont plus de secret. Dame Nikièma estime aujourd'hui que l'or vert (le karité, ainsi appelé parce que c'est une plante qui pousse naturellement dans les pays du Sahel) lui permet de subvenir à ses besoins et l'alphabétisation lui "ouvre les yeux" et les portes du monde. Son ambition au bout de sa formation, bénéficier d'une instruction en français "pour causer d'égal à égal avec (son) fils Arouna".
Pour mademoiselle Sonia Nikièma, coordonnatrice du centre, l'objectif de l'association est d'abord de sortir les femmes de la pauvreté mais "il fallait aussi les aider à s'émanciper et à prendre conscience de l'importance de l'école". "Nous faisons en sorte que chaque femme qui vient ici, envoie son enfant à l'école et l'encadre à la maison ou parraine l'enfant d'un voisin lorsque le sien n'est pas encore scolariser. Cela lui permet d'apprendre avec cet enfant ce qu'on fait dans l'école classique -les contes, l'histoire, la géographie, etc.-, mais aussi l'enfant apprend avec sa maman parce que lui, il parle la langue de ses parents mais il ne l'écrit pas", a indiqué mademoiselle Nikièma.
"Je suis heureuse d'être ici, non seulement je fais le beurre (de karité) pour gagner de l'argent et m'occuper bien de mes enfants mais aussi je commence maintenant à bien écrire le mooré, c'est formidable", s'est réjouie Mme Nikièma qui, dans 45 jours quittera la section de l'Alphabétisation initiale (AI) pour s'inscrire à la Formation complémentaire de base (FCB), elle terminera par une Formation technique spécialisée (FTS).
En tout, 150 femmes sont inscrites pour les cours d'alphabétisation pour 2008. Toutes ne sont pas productrices du beurre de karité, d'autres apprenantes sont des habitantes du quartier. "Nous avons beaucoup de femmes qui viennent ici pour apprendre à lire et à écrire. Leurs principales motivations, savoir gérer de façon autonome leurs affaires", confie Boukaré D. Ouédraogo, le superviseur général du Centre Bangre-Noma. L'engouement pour ce centre est aussi guidé par la possibilité pour les élèves d'apprendre un métier lorsqu'elles atteindront au bout de 90 jours, la Formation technique spécifique. Là, elles ont le choix entre apprendre la maraîcher culture, la couture ou la fabrication de produits cosmétiques (savon, champoing).
Des filles déscolarisées ou toujours sur les bancs de l'école viennent aussi s'inscrire à Bangre-Noma, "parce qu'elles ne sont pas sûres que ça marchera là-bas", selon M. Ouédraogo. Comme Alizèta Compaoré, 19 ans, inscrite cette année en classe de 6è aux cours du soir dans l'enseignement classique, elle prend des cours le jour à Bangre-Noma. "Je suis venue de la Côte d'Ivoire. Je ne parlais pas très bien le Mooré qui est la langue de mes parents. Je voulais non seulement apprendre à parler et à écrire mais aussi apprendre le métier de couturière au cas où l'école (classique) ne marchait pas", a déclaré Mlle Compaoré qui décrochera peut-être en juin, son diplôme de couturière délivré par le ministère de l'Alphabétisation.
A Bangre-Noma, aucune partie de la journée n'est perdue. Deux groupes de femmes y travaillent. Celles qui ont des occupations le jour notamment les productrices du beurre, les jardinières, les vendeuses et les ménagères qui habitent le quartier prennent les cours le soir entre 18 et 22heures. "Il y a des femmes qui ont des activités le jour qui ne peuvent donc pas être là, elles s'inscrivent pour les cours du soir qui commencent tous les jours à 18heures", a précisé M. Ouédraogo pour qui, "toutes les femmes qui sont ici envoient maintenant leurs enfants à l'école parce qu'elles ont compris l'importance de l'alphabétisation".
"Nous discutons quelquefois de leurs résultats scolaires comparés à ceux de leurs enfants dans les écoles classiques. Il y en a qui vous disent qu'elles sont plus fortes en calcul que leurs fils, d'autres disent que leurs enfants sont très bien en dictée. Or, il y a des années, elles ne savaient pas ce que c'était qu'une dictée ou un orthographe. Maintenant elles en parlent avec beaucoup d'aisance", a relevé le superviseur général qui fait ici office de directeur d'une école primaire classique.
L'ambition de Bangre-Noma, c'est de permettre à ses apprenantes de traverser la passerelle en s'alphabétisant en Français mais aussi de sortir de l'obscurantisme ses 4.500 autres femmes membres de l'association qui vivent dans douze des 45 provinces du Burkina Faso.
07-03-08
Manifestation contre la vie chère à Ouagadougou
184 personnes arrêtées dont Nana Thibaut, un homme politique
Ouagadougou, 04 mars (AIB) - 184 personnes dont Thibaut Nana, président du Rassemblement démocratique et populaire (RDP-opposition), ont été interpellées suite aux manifestations de lutte contre la flambée des prix, organisées le 28 février à Ouagadougou, a indiqué lundi le ministre de la Culture , du Tourisme et de la Communication , Filippe Sawadogo.
Intervenant au cours d'une conférence de presse, le ministre a soutenu que la destruction d'édifices publics et de biens privés lors de cette manifestation est bien « le fait de plusieurs dizaines de groupes commandés par des communications qui ont été captées et qui montrent leur envie de détruire ».
Par ailleurs, Filippe Sawadogo, a indiqué que Nana Thibaut a tenu « des propos séditieux, et a appelé à la destruction de biens publics et privés. « Les personnes interpellées ont été déférées et le parquet s'est déplacé pour les auditionner », a-t-il précisé.
M. Nana est conseiller municipal à Ouagadougou, au compte du parti qu'il a fondé. Il est actuellement détenu à la Maison d'arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO).
A Bobo Dioulasso, 153 personnes avaient été arrêtées suites aux manifestations du même genre. 29 personnes ont été condamnées pour destructions de biens et vols. La plus lourde peine prononcée a été de 3 ans d'emprisonnement ferme. Les casseurs de Ouagadougou risquent les mêmes peines.
Manifestations contre la vie chère
29 personnes condamnées pour vols et destructions de biens
Ouagadougou, 03 mars (AIB) -29 personnes interpellées à Bobo-Dioulasso lors des manifestations contre la vie chère, dégénérée en casses et pillages les 20 et 21 février derniers, ont été condamnées à des peines allant de six mois à 3 ans d'emprisonnement.
La Chambre correctionnelle de grande instance de Bobo-Dioulasso, qui a statué sur le sort des émeutiers en son audience du vendredi 29 février au samedi 1er mars, a aussi relaxé 124 autres accusés tout en se montrant ferme pour les manifestants voleurs.
Le sieur Souhabo Amado, soudeur installé à Colma, un sous-quartier de Bobo-Dioulasso, a écopé de trois ans d'emprisonnement ferme, la plus lourde peine prononcée à l'occasion. Il avait été pris en possession d'un engin volé à la mairie de l'arrondissement de Dô le premier jour des émeutes.
D'autres accusés qui détenaient par devers eux des objets volés au moment de leur interpellation, ont été condamnés d'un an à six mois d'emprisonnement avec sursis.
Le défaut de preuves et la clémence des juges ont profité aux relaxés. Parmi eux, on trouve des élèves, de petits commerçants ambulants, des particuliers. L'unique fille du groupe des accusés, une mineure de 15 ans, a également été relaxée.
Les dégâts commis par les manifestants ont été évalués à plus de 500 millions de francs CFA. Peu de feux tricolores étaient encore fonctionnels à Bobo-Dioulasso après les casses.
Lutte contre la vie chère
Le ministère de la sécurité dément l'information sur la mort d'un individu lors des manifestations contre la vie chère
Ouagadougou, 02 mars (AIB) - Le ministère de la sécurité a démenti samedi soir, l'information qui faisait « état de la mort jeudi d'un individu, dans les manifestations à Ouagadougou contre la flambée des prix des produits de première nécessité ».
Selon un communiqué de presse de la direction de la communication et de la presse ministérielle du ministère de la sécurité parvenu à l'AIB, « les informations véhiculées par certains médias, faisant état de la mort d'une personne lors des récentes manifestations à Ouagadougou, sont dénuées de tout fondement ».
Le ministère « reconnaît cependant qu'il y a eu un blessé, une personne âgée d'une trentaine d'années, qui est présentement sous observation médicale à l'hôpital Yalgado Ouédraogo et dont la vie est hors de danger ».
« L'auteur de l'agression, qui n'appartient pas aux forces de sécurité républicaines, a été appréhendé et est en ce moment entendu par les services de sécurité sur la motivation d'un tel acte », poursuit le communiqué.
« Le mort » de Tanghin n'est pas mort
Ouagadougou, 1er mars - Donné pour mort dans les troubles constatés à Ouagadougou le jeudi dernier suite aux manifestations contre la flambée des prix, P.R. est bel et bien en vie.
L'AIB l'a rencontré dans son lit en chirurgie viscérale à l'hôpital Yalgado Ouédraogo où il est admis depuis le jeudi dernier.
De sources hospitalières, P.R. employé dans une boulangerie de la capitale burkinabè, aurait subi une intervention réussie dans la soirée de vendredi à samedi.
C'est donc un blessé en repos qu'une équipe de journalistes de l'AIB a pu voir ce samedi, alors qu'il était assisté de ses parents.
Le gouvernement appelle la population à «vaquer à ses occupations» après de manifestations violentes à Ouagadougou
Ouagadougou, 29 fév. - Le gouvernement burkinabè a appelé jeudi soir la population à «vaquer à ses occupations» après de manifestations violentes à Ouagadougou contre la vie chère.
Ces manifestations consécutives à une journée ville morte relativement bien suivie ont été marquées par des destructions de biens publics et privés. Plusieurs panneaux publicitaires, des feux tricolores ont été saccagés par des groupuscules de jeunes qui protestent contre l'augmentation des prix des denrées de première nécessité.
Des pneus ont été brûlés sur le bitume par les manifestants qui se sont également attaqués à des véhicules appartenant à l'Etat. Des affrontements ont eu lieu entre manifestants et des policiers et gendarmes déployés dans certaines artères de la ville.
Dans un communiqué lu le soir à la Radio-télévision nationale (RTB), le ministre de la Sécurité , le colonel Assane Sawadogo a reconnu que des «personnes organisées en petits groupes ont semé des troubles et saccagés des biens publics et privés dans certains endroits de la ville de Ouagadougou semant la désolation et troublant la quiétude des honnêtes citoyens».
«De tels agissements et comportements ne sauraient être tolérées», a déclaré le colonel Sawadogo ajoutant que des personnes appréhendées en «flagrant délit» de destruction de bien public sont «en ce moment entendus par les forces de sécurité», sans préciser leur nombre.
«J'invite la population de Ouagadougou à vaquer paisiblement à ses occupations. Je rassure en particulier, les acteurs du secteur privé que des mesures sécuritaires conséquentes sont prises pour leur permettre d'exercer en toute quiétude leurs activités».
Mercredi le gouvernement avait décidé de suspendre temporairement les droits de douane sur les importations sur certains produits de grande consommation tels que le riz, le lait (en poudre ou concentré), le sel, les pâtes alimentaires.
Manifestation contre la vie chère à Ouagadougou
Ouagadougou, 28 fév. (AIB) - Des dizaines de jeunes ont manifesté violemment jeudi dans la matinée à Ouagadougou, contre la flambée des prix des produits de première nécessité, malgré la décision prise mercredi par le gouvernement en Conseil des ministres, visant à faire baisser les prix.
Par petits groupes, ils ont occupé certaines rues de la capitale, brûlant des pneus et brisant les feux tricolores en guise de protestation contre l'augmentation des prix sur les produits de grande consommation depuis de le début de l'année.
Dans les quartiers du centre ville (Dapoya, Kolog-naba et Patte-d'oie), les pneus enflammés sur le bitume gênent la circulation. Les boutiques, les kiosques et les stations services sont restés fermés, alors que certains d'entre eux avaient ouvert le matin. Aucune voiture de l'Etat, reconnaissable à leur fond d'immatriculation en rouge, n'est visible en circulation.
Un meneur de 28 ans, au devant de son groupe, a brisé tous les feux tricolores de sa zone d'action à Dapoya, tout en prenant le soin de retirer les réflecteurs. Essoufflé par la course poursuite engagée avec les éléments de la gendarmerie, il explique que tant que le gouvernement ne baisse pas les taxes, il n y aura pas d'entente.
Vendeur ambulant de pacotilles diverses, ce manifestant qui a requis l'anonymat croit savoir que « les aides qu'on donne au gouvernement sont reversées au budget de l'Etat et ne servent pas aux populations ». Pour lui, l'Etat a augmenté les taxes alors qu'il ne s'occupe pas des populations.
« Aujourd'hui les prix ont augmenté, ça fait que on ne peut plus payer à manger et c'est pour cela qu'on fait la grève », explique un autre jeune de 14 ans, qui portait toujours sa tenue kaki des écoles publiques.
Cette situation est une reproduction de ce qui a prévalu à Bobo Dioulasso, à Ouahigouya et à Banfora la semaine dernière. Des manifestants d'un mouvement informel ont conduit à des casses et des pillages dans ces localités.
Les gendarmes rencontrés sur place lancent des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants, l'air nerveux. Leur opération est d'autant plus difficile que les jeunes se replis dans leurs cours pour ressortir aussitôt.
La crainte exprimée le matin par les commerçants et les responsables d'établissement s'est confirmée plus tard. La plupart des élèves des lycées publics avaient rejoint leurs domiciles sitôt arrivés en classes. Les établissements privés sont carrément fermés.
« Nous avons décidé de libérer les plus petits pour leur sécurité », a expliqué le matin Franck Bonanet, censeur au lycée Philippe Zinda Kaboré. « Par crainte qu'ils ne soient récupérés par d'éventuels manifestants, nous leur avons demandé de rejoindre dare-dare leur maison », a-t-il ajouté.
La veille, le gouvernement avait décidé de renoncer aux taxes perçues sur certains produits de grande consommation, en vue de faire baisser leur prix au consommateur.
Le président des jeunes patriotes, Nana Thibaut, avait fini par lever son mot d'ordre de marche pour ce jeudi, tout en maintenant son idée d'une « opération ville morte » qui se traduirait par la fermeture des boutiques et des voies de circulation.
La crainte persiste à Ouagadougou malgré la suspension de la marche contre la vie chère
Ouagadougou, 28 fév. (AIB) - La marche contre la vie chère n'a pas eu lieu, mais certains magasins et les établissements privés de la capitale sont restés fermés tandis que les lycées publics sont quasiment vides, constate l'AIB jeudi matin à Ouagadougou.
Arrivés à 7 heures dans les classes, les élèves des lycées publics sont ressortis quelques instants après et étaient encore visibles à l'entrée des établissements. « Nous avons décidé de libérer les plus petits pour leur sécurité », a expliqué Franck Bonanet, censeur au lycée Philippe Zinda Kaboré. Les élèves des classes d'examen ont pu rejoindre les classes situées à l'étage des bâtiments.
Il a soutenu que les lycées privés étant fermés, « ses élèves ont voulu également retournés à la maison ». « Ils ont alors commencé à siffler et à chahuter dans la cours de l'école. Par crainte qu'ils ne soient récupérés par d'éventuels manifestants, nous leur avons demandé de rejoindre dare-dare leur maison », a-t-il dit.
Au lycée Marien N'Gouabi, tout comme au Lycée professionnel du Kadiogo, les élèves sont également absents des classes. Certains grands magasins et supermarchés ont rabattu leur grillage de sécurité.
L'annonce d'une marche contre la vie chère à Ouagadougou, après les casses et pillages à Bobo Dioulasso, Ouahigouya et Banfora, n'a pas rassuré les populations, quand bien même l'annulation de ces manifestations a été diffusée à travers les médias et que le gouvernement a décidé de renoncer à certains droits fiscaux en vue de faire baisser les prix des produits de grande consommation.
Des policiers sont postés dans les points névralgiques de la capitale dès le petit matin pour parer à d'éventuelles perturbations. Le président du Rassemblement démocratique et populaire Nana Thibaut qui avait lancé le mot d'ordre de marche, a décidé de remplacer la marche de ce jour par une « opération ville morte » qui se traduirait par la fermeture des boutiques et des voies de circulation.
Jean Philippe Tougouma, installé nouveau directeur de l'AIB
Ouagadougou 27 fév. (AIB) - Le nouveau directeur de l'Agence d'information du Burkina, Jean Philippe Tougouma, a été officiellement installé à son nouveau poste mercredi après midi, au cours d'une brève cérémonie de passation de service au sein de l'Agence.
En procédant à cette installation, le directeur général des Editions Sidwaya, Jean Paul Konseibo, entend donner du sang neuf pour un rendement plus accru des efforts des agents. Il a souhaité que l'AIB sous la nouvelle direction, redore son propre blason et soit plus visible.
Le directeur entrant, M. Tougma possède un atout selon M Konseibo, par le fait qu'il y a déjà travaillé à l'AIB et connaît par conséquent assez bien les exigences, les problèmes de la maison. L'intéressé ne le nie pas lorsqu'il affirme « Oui, il y a à faire à l'AIB ». M. Tougouma, qui vient de quitter son poste de Directeur des rédactions, avait en effet servi à l'AIB en 1998. Il remplace à ce poste Issa Soma appelé à d'autres fonctions, après avoir passé sept ans à la tête de l'AIB.
Aussitôt installé, le nouveau directeur a souhaité bénéficié de tous les des efforts de son personnel afin de réussir sa mission. Il est bien conscient des difficultés qui l'attendent. Les grossistes de l'information font face au « monstre angélique », qu'est l'Internet qui, avec d'autres difficultés, a porté un coup terrible à l'AIB, considérée aujourd'hui comme un garage fait-il remarquer. Mais réagira-t-il, il n'y a de garage que pour celui qui veut se faire garer. Ainsi donc, il n'y a pas de garage à l'Agence, mais plutôt « du travail, des défis à relever ». Il espère pouvoir compter sur la volonté, la rigueur et la compétence des travailleurs de l'agence.
Il sait aussi compter sur le Directeur général, une chance à ses yeux, parce que écouté par son ministre qui encore une autre chance, se trouve être le porte-parole du gouvernement. M. Tougouma n'a pas hésité à dire que compte tenu des difficultés de sa maison, il sera certainement celui qui sollicitera le plus le Directeur général. Celui-ci connaît aussi bien l'AIB pour y avoir travaillé et même pour l'avoir dirigée en 1993.
Quant à M. Soma le directeur sortant, il a souhaité plein de succès à son remplaçant et a demandé que ceux qui lui ont apporté un soutient puisse le faire davantage à l'endroit de M. Tougouma. Il espère toujours que les agents vont redoubler d'effort pour relever les défis de la maison.
L'Agence d'information du Burkina, ex-Agence voltaïque de presse (AVP), a été créée en 1964. Son tout premier directeur feu François Bassolé, ne sera portant nommé qu'en 1977. M. Tougouma s'installe ainsi comme le 8è directeur de l'AIB.
Le CONASUR veut mettre l'accent sur la prévention pour une meilleure gestion des catastrophes
Ouagadougou, 21 fév. (AIB) - Le Conseil national de secours d'urgence et de réhabilitation (CONASUR) a ouvert jeudi à Ouagadougou, sa première session ordinaire.
Cette session qui se tient au lendemain des graves inondations qu'a connu le Burkina Faso, va se pencher sur les voies et les moyens pour minimiser les effets des catastrophes naturelles sur la population.
Première du genre depuis sa création il y a quinze ans, cette session du CONASUR regroupe tous les acteurs intervenants dans la gestion des crises humanitaires au Burkina Faso.
Pendant deux jours, ces acteurs vont réfléchir à la mise en place des actions et stratégies pouvant réduire l'impact des crises humanitaires. Ainsi la prévention comme stratégie sera examinée. Pour rendre le CONASUR beaucoup plus efficace la réflexion sera également axée sur le renforcement des capacités institutionnelles et opérationnelles de cette dernière. Pour ce faire une implication de tous les acteurs s'avère nécessaire, c'est pour cela que le ministre de l'Action Sociale et de la Solidarité Nationale , présidente du CONASUR, Mme Pascaline Tamini a lancé un appel à une participation de tous pour une meilleure prise en charge des catastrophes.
En réponse à cette sollicitation, le représentant rendant du système des Nations Unies a rassuré le ministre de la disponibilité de son institution à accompagner le gouvernement Burkinabè à travers un partenariat renforcé avec l'élaboration d'un document de stratégie.
Cette session est également une occasion pour le CONASUR de faire le bilan des actions menées au cours de l'année 2007. Le ministre a saisi l'occasion pour louer l'élan de solidarité qui a prévalu lors des inondations de la saison hivernale écoulée.
Revenant sur les missions du CONASUR qui se déclinent entre trois phases : prévenir, secourir, réhabiliter, le ministre a relevé que les deux entités à savoir la prévention et la réhabilitation ne connaissent pas la même satisfaction que le secours. Il faut alors selon Pascaline Tamini travailler à un rééquilibrage des actions.
« Nous devons nous débarrasser de la routine, nous devons aller de l'avant en mettant en place un système de riposte précoce » a indiqué le Premier ministre Tertius Zongo.
Mme Tamini a invité les acteurs à une participation aux travaux car la pertinence de leurs analyses et propositions découleront des stratégies et programme à même de réduire la vulnérabilité du Burkina et de renforcer les mécanismes de prévention et de prise en charge des conséquences des catastrophes.
La COPAGEN se résout à informer sur les OGM
Ouagadougou 20 fév. (AIB) - La Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain (COPAGEN) est résolument engagée à sensibiliser la population à prendre distance avec les Organismes génétiquement modifiés (OGM). Elle a réaffirmé cet engagement lors d'une conférence de presse ce mercredi 20 février à Ouagadougou.
La conférence entre dans le cadre de la caravane qui se déroule du 16 au 24 février 2008 au Burkina Faso pour une sensibilisation accrue de la population sur les conséquences de l'instauration de la culture des OGM en Afrique.
L'enjeu majeur visé par la COPAGEN régionale à travers ses différences activités est la protection, la préservation de la biodiversité et du patrimoine génétique africain (les espèces humaine, animale, végétale, les microorganismes, les aliments, les plantes médicinales etc.)
La présente conférence a pour objectif principal de faire passer « l'information juste » par le biais des Hommes de la presse aux consommateurs, aux producteurs, aux élus locaux et aux simples citoyens ; ce afin que « lorsqu'il s'agira de prise de décisions que les populations le fassent en connaissance de cause » , a précisé le professeur Jean Didier Zongo de l'université de Ouagadougou.
Dans cette lancée, la coalition organise des formations de communicateurs, des rencontres avec les parlementaires dans certains pays. Elle tente autant qu'elle le peut de faire sentir l'enjeu de sa lutte au niveau des organismes internationaux. Et la lutte porte déjà fruits selon le professeur Jeanne Zoundjihekpon (COPAGEN/Bénin).
Dans les différents pays, les concepts scientifiques sont expliqués aux populations en langues locales afin qu'elle saisissent l'essentiel du message de la COPAGEN.
La coalition fonctionne sous «la formule des cotisations et le soutien d'organismes internationaux. L'engagement personnel de chacun est mis en avnt car cette lutte se fonde sur une question de survie, et n'a donc pas de prix » a ajouté Mamadou Goita de COPAGEN/Mali.
La COPAGEN , dans une déclaration liminaire, « interpelle le gouvernement de la république du Burkina Faso qui assure actuellement la présidence de la CEDEAO pour qu'il prenne leurs responsabilités et préserve l'agriculture de la sous région, les producteurs agricoles, les consommateurs et tous les peuples d'Afrique de l'Ouest du danger que constitue l'introduction des OGM dans l'agriculture et l'alimentation de la région au plan sanitaire, économique, social et culturel ».
La COPAGEN marche contre les OGM
Ouagadougou 19 févr.-La coalition pour la protection du patrimoine génétique africain (COPAGEN) a organisé, mardi dans la soirée à Ouagadougou, une marche pour dire au « NON » aux Organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l'agriculture et l'alimentation.
Les marcheurs venus des huit pays de l'Union économique et monétaire ouest africain (UEMOA), plus la Guinée Conakry ont arpenté les artères de la capitale burkinabé avec les slogans hostiles à l'introduction des OGM dans les secteurs de l'alimentation et de l'agriculture.
Sur les banderoles on pouvait lire : « Non aux OGM », « cultiver bio, c'est véritablement protéger notre environnement »
Après une distance d'une dizaine de kilomètres, les marcheurs ont fait une halte au rond point des Nations Unies pour remettre un mémorandum au directeur de cabinet du Premier ministre burkinabé, M. Jérôme Compaoré accompagné du directeur chargé du développement rural, M.Dakar Djiri.
Dans ce document, la COPAGEN appelle le gouvernement à cultiver la prudence dans l'introduction des OGM dans l'agriculture.
La COPAGEN a condamné l'attitude des dirigeants africains qui se laissent dominer par des multinationales semencières au détriment de la survie du monde paysan.
Les deux représentants du Premier ministre ont promis transmettre le document à qui de droit.
Cette marche s'inscrit dans le cadre de la caravane sur les enjeux des OGM dans l'agriculture dans la sous région.
La caravane qui va se dérouler du 16 au 24 février a quitté simultanément Fada N'Gourma (Est de Ouagadougou) et Dandé pour aboutir à Houndé (Ouest de Ouagadougou).
Trente trois nouveaux diplomates rejoignent le ministère des Affaires étrangères
Ouagadougou, 15 fév (AIB) - Trente trois conseillers des affaires étrangères formés à l'Ecole nationale d'administration et de magistrature (ENAM) ont officiellement effectué leur sortie de promotion vendredi à Ouagadougou.
Ces nouveaux fonctionnaires qui font leur entrée au département des Affaires étrangères ont terminé leur formation à l'ENAM suite à la fermeture de l'Institut diplomatique et de relations internationales (IDRI) le 10 avril 2007 pour fait de grève. Selon le délégué des élèves, Kevin Poda, la promotion qui a pris pour nom de baptême, «paix et rayonnement international» du Burkina Faso servira la nation avec honneur, abnégation et courage et fera en sorte que le pays continue de s'investir dans la résolution des crises et des conflits en Afrique ainsi que pour son rayonnement international et son développement.
Au total douze conseillers formés en droit international, quatorze diplômés en histoire et politique internationale et sept agents spécialisés en économie et finance internationale iront renforcer les rangs de la maison centrale et des missions diplomatiques à l'extérieur du Burkina Faso.
Le Premier ministre burkinabè Tertius Zongo, ancien ambassadeur du Burkina Faso aux Etats-Unis d'Amérique a présidé la cérémonie de sortie de ses élèves.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, Djibrill Bassolé a rappelé à cette occasion les circonstances «difficiles» dans lesquelles ces élèves fonctionnaires ont été formés avant d'assurer ses futurs collaborateurs la disponibilité du gouvernement à mettre à leur disposition les moyens dont ils ont besoin pour assurer un bon travail. «Le Burkina Faso tout entier est fier de vous, faites en sorte à être dignes de lui», a lancé le chef de la diplomatie aux nouveaux fonctionnaires.
Quant au Mogho Naba Baongo, parrain de la promotion qui s'est fait représenter par un de ses «ministres» notamment, le Larlé Naba Tigré, il a exhorté ses filleuls à l'abnégation au travail, à l'assiduité et à la ponctualité, au courage, au travail bienfait, à la loyauté et au respect de la hiérarchie. Il les a assuré de son soutien tout au long de leur carrière avant d'inviter le département des Affaires étrangères et le gouvernement à les accueillir et à les traiter comme «un bon père de famille traite ses enfants».
Le gouvernement rencontre les associations islamiques pour une meilleure organisation du Hadj
Ouagadougou 14 fév. (AIB) - Quatre ministres Burkinabè ont rencontré jeudi à Ouagadougou, les représentants de la fédération des associations islamiques dans le but de trouver une formule adéquate pour une bonne organisation du pèlerinage musulman à la Mecque.
Ce sont les ministres de l'Administration territoriale et de la Décentralisation , Clément Sawadogo, des Transports, Gilbert Ouédraogo, de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat, Seydou Bouda, et la ministre déléguée chargée de la Coopération régionale, Aminata Samaté qui vont échanger avec les membres de la fédération des associations islamiques.
La rencontre de ce jeudi se justifie par le fait que le pèlerinage 2007 a connu d'énormes difficultés. Démarrage tardif de l'opération, problèmes de visas, de santé (7 décès), « une situation qui a créé une confusion morale due à l'incertitude sur la toute la chaîne des opérations », a expliqué le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation.
Toutefois, Clément Sawadogo a précisé que « les ministres ne sont pas venus pour dicter (aux musulmans) des mesures que le gouvernement aurait prises, mais dresser le bilan avec les musulmans afin d'envisager ensemble des solutions ».
M. Sawadogo a indiqué que le gouvernement reste encore disposé à s'impliquer dans l'organisation du pèlerinage à la Mecque. Il a souhaité des échanges ouverts, directs, courtois et fructueux.
Par ailleurs, certains des 83 membres du comité national d'organisation du pèlerinage à la Mecque ont admis qu'il a existé une sorte de mafia au sein de ce comité, ce qui aurait engendré les innombrables difficultés. En tout cas les débats s'annoncent en « procès » entre ceux-ci.
C'est en 2005 que le gouvernement s'est retiré de l'organisation du hadj, au profit des associations islamiques.
Coup d'humeur au ministère de l'Economie et des Finances
Ouagadougou 8 fév. - Des agents du ministère de l'Economie et des Finances ont organisé un sit-in inopiné ce matin vendredi 8 février 2008 dans l'enceinte dudit ministère. Le caractère du sit-in a valu une descente de la police sur les lieux pour disperser les manifestants, a-t-on constaté sur place à Ouagadougou.
Les agents « en grève » donnent comme raison de leur manifestation la répartition inégale des primes d'encouragement dans les différentes directions du même ministère. Ils disent en avoir ras-le bol puisque ce problème perdure. Les multiples tentatives entreprises pour trouver une issue ont toujours échoué.
Pour un travail que ceux-ci jugent presque égal, l'écart entre les primes qu'ils reçoivent selon les directions respectives où ils travaillent est très grand. Ils disent ne pas comprendre pourquoi le montant qu'un agent de la direction générale du Trésor perçoit va souvent jusqu'au triple de ce que recevrait un autre des Finances de même catégorie.
Ces agents qui manifestent aujourd'hui, souhaitent voir cette injustice corrigée au niveau du ministère de l'Economie et des Finances afin d'entériner les frustrations entre les travailleurs, même s'ils admettent que la manière employée n'est pas légale.
Certains bureaux sont restés vides au grand dam des usagers qui sollicitent un service ce jour. La police y était toujours présente lorsque nos reporters quittaient les lieux.
Le gouvernement appelle au civisme et au sens de responsabilité des commerçants
Ouagadougou, 08 fév (AIB) - Face à la flambée des prix des produits de grande consommation, le gouvernement, au cours d'un Conseil de cabinet présidé par le Premier ministre, Tertius Zongo a décidé de prendre des mesures énergiques pour contrer cette flambée, annonce vendredi un communiqué de presse.
Pour ce faire, le gouvernement en appelle au civisme et au sens de responsabilité des uns et des autres pour qu'ensemble, les actions s'inscrivent dans l'intérêt supérieur de la nation.
Il ressort d'une étude réalisée sur le niveau des prix et les variables explicatives, il existe des dysfonctionnements et dérèglements sur la structure des prix des produits de grande consommation tels le sucre, le lait, le savon, le riz.
L'analyse de la structure des prix sur la base des éléments fournis par les services techniques en charge du commerce, montre que les hausses des prix en l'espace d'un mois varie entre 10 et 67 pour cent sur certains produits de première nécessité.
Pourtant souligne le communiqué, les cours internationaux de ces mêmes produits n'ont pas connu de variations significatives et aucune modification des droits de douane, ni de la fiscalité intérieure, n'a été opérée.
Au cours du mois de janvier 2008, rappelle-t-on, le gouvernement a procédé à la baisse substantielle des frais perçus pour les prestations de services du Laboratoire national de santé publique et de l'Inspection générale des Affaires économiques.
Selon le gouvernement, il devrait plutôt en résulter une baisse tendancielle des prix, du moins, leur stabilisation relative.
Face à cette situation, le Premier ministre a instruit les ministres en charge des Finances et du Commerce de prendre des mesures énergiques d'une part pour opérer une meilleure surveillance des prix, et d'autre part entreprendre des concertations avec tous les acteurs impliqués dans la chaîne de commercialisation desdits produits en vue du respect par tous des lois et règlements du commerce.
Une chanteuse canadienne au Burkina pour des ouvres sociales au profit des femmes et des jeunes
Ouagadougou, 29 janv (AIB) - Mme Marie Denise Pelletier , la porte-parole de la Fondation Des ouvres internationales du Cardinal Léger, une ONG caritative, séjourne depuis le 26 janvier au Burkina pour voir de visu les réalisations des projets de développement financés par cette Fondation, a-t-on constaté sur place.
Au cours de ce séjour qui prendra fin le 9 février prochain, Marie Denise est accompagnée de la directrice adjointe des programmes internationaux des ouvres du Cardinal Léger, Pierrette Levesque, et d'une équipe de journalistes.
Durant ces quinze jours, la chanteuse traversera les villes de Ouagadougou, Dédougou (Boucle du Mouhoun) et Nobéré pour rencontrer huit organisations qui réalisent des projets de développement avec la collaboration des ouvres du Cardinal Léger.
Parmi ces projets, qui touchent surtout les femmes et les jeunes, deux retiennent particulièrement l'attention à savoir la commercialisation des produits agricoles à Dédougou par l'Union des groupements pour la commercialisation des produits agricoles de la Boucle de Mouhoun (l'UGCPA/MB).
D'un coût de 350.000 dollars US, ce projet qui a été lancé en 2005, permet à une centaine de femmes de produire du bissap (oseille de Guinée) biologique de qualité qui répond aux exigences du marché.
Les productrices du bissap en font aussi la commercialisation, ce qui leur procure un revenu suffisant pour couvrir des besoins essentiels.
À Ouagadougou, la capitale, un centre de formation mis en place par l'Association « Tout pour Tous-Yennenga » offre aux femmes et jeunes filles de la formation sur les métiers non traditionnels tels la tôlerie et la peinture des véhicules.
D'un coût de 311.000 dollars US, ce projet qui a été lancé en 2005, concerne, au total 90 femmes et jeunes en vue d'ouvrir le marché de l'emploi ou pour démarrer un projet de micro crédit.
À son retour, Marie Denise Pelletier devra témoigner comment les projets d'aide internationale soutenus par les ouvres du Cardinal Léger réussissent à redonner espoir et dignité à des personnes parmi les plus démunis de la planète.
Depuis 60 ans, rappelle-t-on, la Fondation « Les ouvres du Cardinal Léger » oeuvrent à bâtir un monde meilleur, en collaboration avec des centaines d'organisations partenaires du Canada et du reste du monde.
La Fondation Jules et Paul-Émile Léger a été créée le 18 décembre 1981 par une loi spéciale du Parlement canadien.
Par ce geste exceptionnel, le gouvernement canadien rend hommage à deux grands humanistes et hommes d'action à savoir Jules Léger, l'ambassadeur des Canadiens à l'étranger et le Gouverneur général du Canada de 1975 à 1980, qui a mis sa vie au service de l'État et Paul-Émile Léger, le cardinal archevêque de Montréal durant les années 1950-1960 et l'ambassadeur des plus pauvres du monde, qui a mis sa vie au service de l'Église et de l'humanité.
L'ensemble des actions réalisées par la Fondation et ses ouvres vise à être partie prenante des efforts en cours pour redonner aux laissés-pour-compte, un statut digne de leur condition d'être humain, ici et ailleurs.
Elles visent aussi à travailler à la réduction de la pauvreté et de l'exclusion sociale en misant sur la capacité des populations à mettre en place les structures, les moyens et les outils pour organiser la réponse aux besoins fondamentaux.
Un réseau de voleurs de nuit démantelés à Ouagadougou
Ouagadougou, 25 janvier - Quatre délinquants spécialisés dans les vols avec effractions de nuit, dans des magasins et boutiques ont été appréhendés par le directeur régional de la police du Centre, a appris l'AIB au cours d'une conférence de presse le 24 janvier 2008 à Ouagadougou
Les malfrats interpellés opéraient principalement dans la zone de Kossodo, au secteur 12 à Sankaryaré et à la cité An III. Selon le directeur régional de la police nationale, M. Alain Joachim Bonzi « le mode opératoire des malfrats consistait à identifier un magasin ou une boutique et de s'y présenter très tard dans la nuit avec des outils à même de briser les cadenas et autres serrures des dits commerces ». Après leur forfait les délinquants bénéficiaient de la complicité d'un chauffeur et d'un taxi pour emporter leur butin.
Informé de ces vols récurrents, la brigade de recherches du commissariat central de police de Ouagadougou sous la houlette de l'officier de police Sawadogo Ranini Joseph, a entrepris cette enquête. L'enquête a permis de mettre la main sur les sieurs Porgo Issouf, Sawadogo Ben Idrissa, Ouédraogo P. Robert et Sidi Abdoulaye. Tous de nationalité burkinabè, le groupe selon les agents de la sécurité « a avoué être l'auteur de sept cambriolages de magasins et boutiques à Ouagadougou ».
La nuit des investigations a permis aux enquêteurs de saisir le butin des malfrats qui se constitue de sacs de ciment, de riz, de cartons de chaussures, de cartons de cube maggi, de thé, de bidons d'huile de bouteilles de gaz, d'une valeur estimée à plus de cinq millions de F CFA.
Ce coup de filet a été possible grâce à la collaboration de population. Ce qui relance l'intérêt de la police de proximité qui sans doute va contribuer à la sécurisation de nos villes. Les quatre malfrats sont à la disposition des autorités judiciaires.
Les parlementaires africains renforcent leurs capacités en santé de la reproduction
Ouagadougou, 21 janv. - Le forum des parlementaires africains et arabes pour la population et le développement a organisé lundi à Ouagadougou, un atelier sur l'évaluation de la mise en ouvre des agendas législatifs en santé de la reproduction.
Venus de 11 pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre, les parlementaires vont discuter de la problématique de la population en relation avec le développement. Selon le Premier ministre Tertius Zongo qui a présidé la cérémonie d'ouverture de ce présent atelier, « Les questions de population sont des questions de développement ».
Le Premier ministre a invité les parlementaires à poursuivre la réflexion en se basant sur les conclusions des travaux de la conférence internationale sur la population et le développement tenue au Caire en Egypte en 1994 et qui avait établi un lien étroit entre population et développement.
Un nouveau paradigme de développement demeure donc nécessaire. Ce niveau paradigme devra permettre de pendre en compte la réduction de la fécondité qui doit être intégrée dans la promotion du bien-être de la mère et de l'enfant. L'épanouissement de la mère constitue « un gage pour le succès des programmes de population », a ajouté Tertius Zongo.
Pour ce faire des stratégies doivent être développement dans ce sens, car selon le directeur de Health Policy Initiative, partenaire de cet atelier « la faible utilisation de la contraception moderne oblitère les efforts énormes de développement de nos pays et pourrait hypothéquer l'atteinte des objectifs du millénaire pour le développement ».
Cet atelier vient à point nommé et « il constitue un premier pas dans l'application des leçons apprises lors des rencontres précédentes » a indiqué le vice- présidente du forum, El hadj Malick Diop. M. Diop a attiré l'attention des parlementaires sur l'urgence qu'il y a de repositionner la planification familiale à travers des stratégies novatrices afin de contribuer au bien-être des communautés, notamment des femmes.
Le Burkina Faso pour sa part a adopté en 2005 une loi sur la santé de la reproduction et en 2006 le pays organisé un atelier pour l'application des textes y relatifs.
L'atelier qui va prendre fin mercredi prochain, bénéficie de l'appui financier de l'USAID à travers le programme Health Policy Initiative avec la collaboration de l'Assemblée nationale du Burkina Faso.
Les Chefs d'Etats ouest africains adoptent une approche commune sur les migrations
Ouagadougou, 18 janvier - Les chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO), on adopté une approche commune afin de mieux contrôler les flux migratoires de leurs ressortissants, vendredi soir à Ouagadougou, à la clôture de leur 33è session ordinaire.
Cette approche se résume en un mécanisme régional, destiné à relever les défis de la mobilité des personnes au sein même de la sous-région et l'émigration vers les pays tiers.
« Ce mécanisme prend en compte les dimensions régionales des migrations, notamment le développement des points de départs des migrants et la formulation d'une stratégie régionale de planification du territoire », indiqué le communiqué final qui a sanction la rencontre.
Les chefs d'Etat ont à ce sujet, créé un comité ministériel ad hoc, chargé des migrations. La composition du comité n'a pas été rendue public. Ils sont par ailleurs exhorté les Etats membres à prendre les dispositions nécessaires pour levers tous les obstacles à la mobilité intracommunautaire des citoyens ouest africains.
La plupart des jeunes candidats à l'émigration viennent de l'Afrique de l'ouest, de l'avis du président de la commission de l'UEMOA. Pour Ibn Chambas, il faudra d'avoir voir comment entre les Africains on peut trouver une situation favorable à la libre circulation des personnes et des biens.
« Peut-être est-il nécessaire d'avoir des accords entre les régions africaines, par exemple entre l'Afrique de l'ouest et l'Afrique du Nord, pour bien gérer cette migration », a-t-il suggéré, tout en reconnaissant que la migration est aussi problème lié au développement. Il a souhaité alors que les partenaires au développement, l'Europe en l'occurrence, apportent un soutien de financement aux programmes de fixation des jeunes sur le sol africain.
La question de la mobilité s'est étendue également à l'utilisation de la région comme point de transit pour les trafiquants de drogues. Le Sommet a invité la Commission de la CEDEAO à poursuivre ses efforts pour mettre un terme à ce commerce nuisibles selon les chefs d'Etats, à l'économie et au tissu social.
Enfin, ils ont entériné la mise en place de l'Equipe d'intervention d'urgence (EIUC), pour faciliter l'intervention rapide de la CEDEAO dans les situations d'urgence et lors des catastrophes naturelles.
Le présumé auteur de l'assassinat d'un Burkinabé aux arrêts
Ouagadougou, 14 janv. - Le présumé auteur de l'assassinat de Idrissa Ouédraogo dit Daouda, Abbas Damen de nationalité libanaise a été mis aux arrêts à Beyrouth (Liban), annonce, lundi à Ouagadougou, un communiqué de presse du ministère de la Sécurité.
Selon le communiqué, deux de ses complices dont un est le chauffeur qui l'a aidé a quitté précipitamment le territoire burkinabé, ont été par ailleurs appréhendé à Abidjan (Côte d'Ivoire).
C'est le vendredi 11 janvier dernier que le service du commissariat de police de l'arrondissement de Bogodogo, dans la commune de Ouagadougou, a découvert le corps sans vie de Idrissa Ouédraogo dit Daouda, précédemment agent de change à l'aéroport international de Ouagadougou.
Les premiers éléments de l'enquête indiquent que le sieur Ouédraogo aurait été tué par un de ses partenaires d'affaires du nom de Abbas Damen, de nationalité libanaise, et présent au Burkina depuis seulement huit mois.
Abbas Damen qui aurait convié son partenaire burkinabé à son domicile, dans la nuit du 09 au 10 janvier 2008, au prétexte de convertir des F CFA contre des dollars américains, s'est s'emparé de l'argent en sa possession, après l'avoir assassiné.
Après son forfait, le sieur Damen aurait précipitamment quitté le territoire burkinabé le 10 janvier dans la nuit grâce à la complicité de deux Burkinabé.
Le gouvernement saisit une fois de plus cette opportunité pour féliciter le peuple burkinabé pour le calme et la retenue dont il a fait montre depuis que le crime a été porté à sa connaissance.
Il a invité la population à observer le même comportement afin de permettre aux forces de sécurité de poursuivre « sereinement » leurs investigations.
Le gouvernement exprime également sa gratitude aux services de sécurité de la Côte d'Ivoire et à l'Organisation internationale des services de police (Interpol) et à la communauté libanaise vivant au Burkina pour leur concours dans l'évolution de l'enquête.
Forte d'environ huit cent membres, la communauté libanaise vivant au Burkina Faso a, dans un communiqué rendu public lundi, invité ses membres à observer trois jours de deuil (du 12 au 14 janvier) pour marquer sa compassion avec la famille éplorée. Les principaux commerces libanais sont d'ailleurs restés fermés durant ces trois jours.
Le mouvement Shalom annonce la construction d'une école d'agronomie à Ouagadougou
Ouagadougou, 14 janv. - Dans le cadre de la célébration de ses 20 ans de présence au Burkina Faso, le mouvement Shalom a procédé le vendredi 11 janvier dernier, à la pause de la première pierre d'une école d'agronomie, a constaté l'AIB sur place.
Placée sous la présidence du ministre de l'Administration territoriale et de la décentralisation, Clément P. Sawadogo, cette cérémonie s'est déroulée en présence du fondateur du mouvement Shalom, Mgr Andréa Piou Christiani, venu d'Italie pour la circonstance.
L'école qui sera construite dans l'arrondissement de Nongr - Massom, à Ouagadougou, « se veut une école d'excellence dans le domaine agricole », a indiqué Mgr. Andréa.
D'un coût global de 130 millions de F CFA, cette école va travailler en partenariat avec des universités italiennes. Selon l'administrateur national du Mouvement Shalom, M. Guiatin Jonas, ce 20 e anniversaire est une occasion pour réfléchir afin d'évaluer les acquis et de prospecter les projets futurs du mouvement.
De statut d'association à ses débuts, le mouvement Shalom est aujourd'hui une ONG qui ouvre dans le domaine social. Ses principales activités sont le parrainage des enfants en difficulté et l'octroi des micros crédits aux femmes démunies.
« En 20 ans d'existence au Burkina, Shalom a assuré le parrainage de plus 9 000 enfants et plus d'un milliers de femmes provenant d'une quarantaine d'associations ont bénéficié de crédits » a indiqué M. Guiatin Jonas.
« Près d'une douzaine de milliard de francs CFA ont été investis par le mouvement dans les secteurs de l'éducation, de la santé, de l'hydraulique, du développement socio - économique, de l'agriculture et des structures d'accueil au profit des personnes défavorisées et vulnérables », a souligné pour sa part le ministre Clément Sawadogo.
Pour marquer ses vingt ans au Burkina Faso, Shalom a organisé dans la matinée du vendredi, un cross dénommé « marche de la paix ». Dans la soirée, des vedettes de la musique Burkinabè, dont Alif Naaba et Djata ont animé un concert pour la paix au siège du mouvement.
Durant les trois jours de festivités une exposition vente se tient également au siège de Shalom. Le mouvement Shalom est né 1970 en Italie, sous l'égide de Mgr. Andréa Piou Christiani. Au Burkina Faso, il a été porté sur les fonds baptismaux par de jeunes catholiques à Koupéla en 1987.
Le gouvernement appelle les populations à la retenue, après un meurtre commis par un libanais
Ouagadougou, 12 janv. - Après l'assassinat d'un burkinabè par un libanais, le ministre de la sécurité, le colonel Assane Sawadogo, a invité vendredi soir, les populations au calme et à la retenue, promettant de retrouver l'auteur de ce crime odieux.
Dans un communiqué qui a « obligé » la télévision nationale du Burkina à programmer une édition spéciale du journal télévisé vendredi soir, le ministre de la sécurité souligne que « la communauté libanaise, qui vit en parfaite symbiose avec le peuple burkinabè, doit être épargnée de toute velléité de violences, face à un acte criminel isolé dont l'auteur est activement recherché, avec la collaboration de toute la communauté libanaise du Burkina Faso ».
Selon le communiqué, c'est le vendredi 11 janvier dernier que le service du commissariat de police de l'arrondissement de Bogodogo, dans la commune de Ouagadougou, a découvert le corps sans vie d'un jeune homme, de nationalité burkinabè, du nom de Idrissa Ouédraogo dit Daouda, précédemment agent de change à l'aéroport international de Ouagadougou.
Les premiers éléments de l'enquête indiquent que le sieur Ouédraogo aurait été tué par un de ses partenaires d'affaires du nom de Abbas Damen, de nationalité libanaise, et présent au Burkina depuis seulement huit mois.
Abbas Damen aurait convié son partenaire burkinabè à son domicile, dans la nuit du 09 au 10 janvier 2008, au prétexte de convertir des francs CFA contre des dollars américains. Selon toute vraisemblance, cela n'était qu'un piège pour s'emparer de l'argent en sa possession, après l'avoir assassiné.
Après son forfait, le sieur Abbas aurait précipitamment quitté le territoire burkinabè le 10 janvier dans la nuit et a été aux dernières nouvelles, localisé à Abidjan où il est activement recherché par les services de police, par l'intermédiaire d'Interpol.
La communauté libanaise vivant au Burkina Faso est forte d'environ huit cent membres. Ceux-ci évoluent principalement dans le domaine du commerce.
Jacques Diouf promet 196 milliards de F CFA pour la sécurité alimentaire au Burkina
Ouagadougou, 11 janv. - En visite depuis le 09 janvier dernier au Burkina Faso, le directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'Agriculture et l'Alimentation (FAO), Jacques Diouf, a fait l'annonce jeudi à Ouagadougou, d'un nouveau programme spécial de sécurisation alimentaire au Pays des hommes intègres et dont le coût est estimé à 196 milliards de F CFA.
Au cours d'une rencontre avec plusieurs membres du gouvernement burkinabè, le directeur général de la FAO s'est entretenu autour d'un nouveau programme d'appui aux initiatives nationales en matière de sécurisation alimentaire. Le coût du futur programme, selon une évaluation primaire, est estimé à 196 milliards de F CFA.
Le nouveau programme que la FAO accorde au Burkina, selon le ministre d'Etat, Salif Diallo, prendra en compte la plupart des secteurs économiques du pays. Car, les problèmes liés à l'agriculture concernent spécifiquement le ministère de l'Agriculture, certes, mais les éléments de solution sont transversaux à tous les ministères, a signifié Jacques Diouf.
Selon ce dernier, outre donc le ministère de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques, seront également impliqués les ministères en charge de l'Environnement, des Ressources animales, des Infrastructures et du Désenclavement, des Transports, du Commerce, des Finances, de la Promotion de la femme, de l'Action sociale, etc.
Quand on sait, du reste, que l'économie burkinabè est en majorité basée sur l'agriculture, ce nouveau programme, selon Salif Diallo, nécessite davantage de synergie entre les différents départements ministériels.
Il est prévu dans les tous prochains jours, l'organisation d'une table-ronde, sous l'égide de la FAO , avec des bailleurs de fonds, pour la mise en place du mécanisme de financement dudit programme. L'évaluation primaire de son financement, selon le ministre d'Etat, Salif Diallo, est de 196 milliards de nos francs.
Jacques Diouf a félicité le ministre de l'Agriculture pour la mise en oeuvre du Programme spécial de sécurisation alimentaire (PSSA) qui a intégré la phase pilote du futur programme.
« Nous sommes très heureux de voir qu'un travail très important a été fait dans la phase pilote. Vous avez tous vu les résultats des programmes spéciaux de sécurité alimentaire, avec les programmes de maîtrise de l'eau, les programmes d'aménagement de bas-fonds...Vous avez vu que les produits maraîchers qu'on avait pour une partie de l'année, maintenant on les a toute l'année... Maintenant, il faut arriver à un programme qui touche chaque village du Burkina, aussi bien en matière de maîtrise de l'eau qu'en matière d'accroissement de la production et de la productivité », a-t-il laissé entendre.
Au cours de la rencontre, le directeur de la FAO a également décerné une médaille au gouvernement burkinabè, en reconnaissance des efforts consentis pour faire face aux changements climatiques dont les dégâts ont été matérialisés à travers les récentes inondations qui ont marqué la saison hivernale de 2007.
La police de proximité désormais opérationnelle dans les régions du Centre et du Plateau Central
Ouagadougou, 11 janv. - Le ministre de la sécurité a procédé jeudi à Ouagadougou, au lancement opérationnel de la police de proximité dans les régions du Centre et du Plateau Central.
La cérémonie qui a eu pour cadre la Maison du Peuple de Ouagadougou a été une occasion pour le ministre Assane Sawadogo de remettre une soixantaine de motos aux forces de sécurité.
Devant l'insécurité grandissante, l'Assemblée nationale a voté en 2003 une loi relative à la sécurité intérieure. Dans la mise en ouvre de cette loi, le gouvernement a pris deux décrets. Dans l'application de ces décrets, il a entrepris la mise en place de la police de proximité dans les différentes régions du Burkina Faso.
C'est ainsi que la commune de Koupéla dans la région du Centre-Est a vécu le 28 juillet 2005 la première installation de la police de proximité. Le 26 février 2006 le ministère de la Sécurité a installé concomitamment à Fada N'Gourma, les comités locaux de sécurité pour les régions de l'Est, du Centre Est et du Centre Sud.
La ville de Bobo Dioulasso connaissait en janvier 2007, le lancement de la police de proximité des régions de Cascade, du Haut Bassin et du Sud Ouest.
La police de proximité propose de mettre dans les bras de la population, la gestion de leur sécurité. La véritable sécurité selon le ministre de la sécurité Assane Sawadogo « est celle dont femmes, hommes et enfants se l'assurent par la collaboration avec les forces de sécurité ».
Le comité local de sécurité n'a pas le droit d'appréhender un malfrat. Son rôle est d'informer les forces de sécurité sur les agissements suspects d'un membre de la communauté.
« Par la police de proximité, les forces de sécurité et les populations se rapprochent, effaçant du même coup la peur du gendarme ou du policier. Elles s'acceptent et se comprennent mutuellement. Elles scellent entre elles une complicité positive » a indiqué le ministre Sawadogo.
Le maire Simon Compaoré dont la ville abrite cette cérémonie de lancement s'est réjoui de la mise en place de la police de proximité qui va contribuer de façon significative à la lutte contre l'insécurité.
Chaque comité local de sécurité rappelle-t-on, est composé de huit (8) personnes, plus un agent de sécurité. Ces personnes doivent jouir d'une bonne moralité.
Elles sont nommées par décret communal ou par les préfets. Le ministre de la sécurité a invité les gouverneurs des régions bénéficiaires à l'installation dans les plus brefs délais des comités locaux de sécurité dans tous les départements.
Jacques Diouf au Burkina pour faire le constat de la situation alimentaire
Ouagadougou, 10 janv. - Le directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Jacques Diouf, est arrivé mercredi à Ouagadougou, dans le cadre d'une visite de travail.
À son arrivée à l'aéroport, M. Diouf a été accueilli par le ministre d'Etat, ministre de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques, Salif Diallo.
Outre la séance de travail qu'il aura avec plusieurs membres du gouvernement, jeudi au ministère de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques, le DG de la FAO dont le séjour est prévu pour durer jusqu'au 12 janvier prochain, visitera aussi des réalisations financées par son institution.
Il s'agit notamment d'un périmètre paysan à Bissigha ( 25 km de Yako), dans le cadre de la mise en oeuvre du Programme spécial de sécurisation alimentaire (PSSA), ainsi que d'un site irrigué à Boussouma, dans le département de Koubri, comptant pour le Programme de petite irrigation villageoise (PPIV).
Puis, Jacques Diouf animera une conférence de presse, samedi après-midi. Cette conférence de presse portera sur la flambée des prix des denrées alimentaires et les mesures que Jacques Diouf lui-même a requises.
Cette visite du directeur général de la FAO au Pays des hommes intègres intervient dans un contexte où les populations burkinabè redoutent une éventuelle crise céréalière, du fait des inondations dévastatrices survenues lors de la dernière saison hivernale.
Décès d'un ancien ministre burkinabè de la défense
Ouagadougou, 10 janv. - Georges Bamina Nébié, ancien ministre de la défense du président Maurice Yaméogo s'est éteint le mardi 8 janvier dernier à Ouagadougou à l'âge de 92 ans, a appris l'AIB de source officielle.
M. Nébié fait partie des personnalités qui ont été de tous les combats du Rassemblement démocratique africain (RDA). Instituteur de formation il a été ministre de la défense dans le premier gouvernement du président Maurice Yaméogo.
A ce titre, c'est lui qui a négocié à Paris les accords militaires de la Haute-Volta avec la France , qui devraient plus tard déboucher sur la création de l'armée nationale. Georges Nébié devrait être inhumé ce vendredi 11 janvier 2008 dans son village natal à Yalé (dans la Sissili ).
Le Régiment de sécurité présidentielle burkinabè emménage dans une nouvelle caserne
Ouagadougou, 08 janv. - Les militaires chargés de la sécurité du président du Faso, Blaise Compaoré, regroupés au sein du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ont procédé, lundi à Ouagadougou, à la montée des couleurs dans leur nouveau camp.
Par cet acte symbolique, l'essentiel des hommes dudit corps emménagent ainsi dans cette nouvelle caserne.
Le nouveau camp du RSP est situé juste derrière le nouveau palais présidentiel à « Ouaga 2000 ».
« Nous sommes en train de rejoindre notre nouvelle caserne. C'est pour nous une nouvelle vie qui commence », a fait remarquer le chef d'état-major particulier de la présidence du Faso, le colonel Gilbert Diendéré.
Selon M. Diendéré, « même si tout le camp n'est pas encore fini, ce qui est fait est nettement important et suffisant pour que ses hommes puissent s'installer en attendant ». Il a invité ses collaborateurs à faire en sorte que la caserne soit bien entretenue car « c'est un effort du gouvernement et nous devons le mériter en accomplissant correctement notre devoir ».
A l'attention des militaires du RSP, le chef d'état-major particulier a indiqué que 2008 qui vient de commencer contiendra beaucoup d'activités. Il a fait référence aux sommets de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) qui se tiendront autour du 15 janvier prochain à Ouagadougou, ainsi que la journée nationale du paysan, prévue pour les 25 et 26 janvier 2008 à Bobo-Dioulasso.
Le colonel Diendéré a invité ses hommes à se préparer pour la réussite de l'organisation de ces événements. « Ce sera des occasions pour montrer que nous avons de l'expérience dans l'organisation de ce genre de manifestation », a-t-il dit.
Le Régiment de sécurité présidentielle rappelle-t-on, a été créé dans le but d'assurer la sécurité du chef de l'Etat, de ses proches, ainsi que des personnalités recommandées par lui.
Il intervient également dans la sécurisation des grands sommets organisés au Burkina Faso. Avant de partir dans la nouvelle caserne, ses hommes avaient élu domicile sur le site de l'ancien Conseil de l'Entente (CE) qui regroupait cinq pays (le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Niger).
Les femmes demandent à Chantal Compaoré un siège définitif pour leur ministère
Ouagadougou, 07 janv. - Les femmes du Burkina Faso, les ONG et groupements féminins ont sollicité samedi dernier à la première dame, Chantal Compaoré, une meilleure représentativité des femmes dans les sphères de décision et un siège définitif pour abriter leur ministère.
Les femmes ont formulé cette requête dans le cadre de la présentation de leurs voux de nouvel an à la première dame.
L'occasion était belle pour elles, de faire aussi l'état des lieux de leurs acquis et envisager les perspectives pour l'amélioration de leurs conditions de vie. Du bilan, il ressort qu'avec le soutien de la première dame, les femmes comptent parmi elles, 6400 conseillères, 20 femmes maires, 17 députées.
Pour Mme le ministre de la promotion de la femme, Céline Yoda, la première dame a été la cheville ouvrière dans la réalisation des activités de plaidoyer sur des maux particulièrement pesants pour la femme et la petite fille, tout au long de l'année 2007.
"Au vu des innombrables raisons de votre engagement pour la femme burkinabè, les années s'écoulent souvent si vite qu'elles laissent l'impression de chantiers inachevés. Mais nous le savons bien, la plaie creusée par des siècles de brimades sur la femme est si béante qu'elle ne se cicatrisera que lentement", a reconnu Yoda.
En retour, la première dame a formulé ses voux de santé, de bonheur et de paix pour l'ensemble des femmes burkinabè et leur famille. Les difficultés d'une quête pour un mieux-être des femmes sont nombreuses mais l'espoir reste tout de même permis a affirmé, Mme Chantal Compaoré.
Elle a exhorté ses sours à demeurer solidairement engagées pour l'amélioration de la représentation féminine dans les instances de décision, le renforcement de la lutte contre la pauvreté, l'intensification de la lutte contre l'excision et le VIH-Sida.
En faveur des femmes, Mme Chantal Compaoré s'est engagée au cours de l'année 2007 pour la promotion de la femme et de la jeune fille. Cela, s'est traduit par sa contribution pertinente au sommet des Premières dames en février 2007 à Séoul; sa participation à la session de la commission de la condition de la femme à New York; à la conférence internationale sur la gouvernance de la santé en Afrique à Rome; au forum sur le partenariat progressif Taïwan-Afrique à Taipei; au Panel sur l'initiative "vision 2010" à Londres, etc.
Les artistes comme Sami Rama, Yoni, Floby (...) et l'orchestre de la présidence ont distillé des sons pour donner plus de tonus aux femmes pour relever les défis de 2008.
Les travailleurs de la primature ont présenté leurs voux à Tertius Zongo
Ouagadougou, 05 janv. - Le personnel du premier ministère a présenté vendredi ses voux au premier ministre Tertius Zongo et sa famille.
Selon le secrétaire général du premier ministère, Mme Véronique Tiemtoré, cette cérémonie de présentation de voux est placée sous le signe de la simplicité et la convivialité qui caractérisent Tertius Zongo.
Tout en reconnaissant l'engagement du premier ministre pour l'amélioration des conditions de travail, elle a rappelé que des efforts restent à faire dans le domaine de la logistique et au niveau matériel pour la mise au point de l'informatisation.
En dépit de ces difficultés le personnel de la primature se dit engagé à accompagner le premier ministre dans l'accomplissement de sa mission.
Pour sa part, Tertius Zongo a traduit la reconnaisse de sa famille à l'endroit de ses collaborateurs pour cette marque de sympathie.
Cette cérémonie a été une occasion pour le chef du gouvernement de rappeler à ses collaborateurs le pacte politique que le président du Faso a conclu avec les burkinabè lors de son élection à la magistrature suprême en novembre 2005. Pour la concrétisation de ce pacte, Tertius Zongo appelle ses collaborateurs au travail.
« Les vertus du travail bien fait et dans les délais doivent être le credo du premier ministère, au regard de sa place et de son rôle dans le système national de gouvernance politique, administrative,économique et sociale » a-t-il souligné.
Le temps fort de la cérémonie a été sans doute la remise de cadeaux au couple Zongo. Les agents admis à la retraite ou appelés à d'autres fonctions ont également reçu des cadeaux.
Tertius Zongo a félicité ses collaborateurs décorés le 11 décembre dernier. Il a promulgué des encouragements à l'endroit de ceux qui ont réussi aux différents concours professionnels.
La soirée a été animée par le groupe musical « Campus Ambiance ». Ce groupe d'étudiants a donné une coloration particulière à cette cérémonie.
Syndicalisme
Le mouvement syndical commémore le 42ème anniversaire du premier soulèvement populaire au Burkina Faso
Ouagadougou, 3 janv. - Les syndicats du Burkina Faso ont commémoré jeudi, le 42 ème anniversaire du premier soulèvement populaire qui a mis fin au régime de la 1 ère République en 1966, ayant proclamé l'indépendance du pays le 5 août 1960.
Dans une déclaration à l'occasion de cet anniversaire, le président du mois de l'inter-syndical, Tolé Sagnon, a rappelé que le 3 janvier 1966, « les travailleurs et la jeunesse sont descendus massivement dans la rue pour dénoncer et rejeter la mauvaise gestion de la chose publique par les autorités de la première République de feu le président Maurice Yaméogo ».
Ce soulèvement populaire, souligne la déclaration, « était amplement justifié par la politique antisociale du régime Yaméogo, politique jugée faite de gabegie, de corruption, de restriction des libertés politiques et syndicales.
Le président Maurice Yaméogo avait, se souvient-on, remporté une élection présidentielle en octobre 1965 avec un taux officiel de 99,97% et avait entrepris de remettre en cause un certain nombre d'acquis des travailleurs avec des mesures tels l'abattement de 20% des salaires, la réduction des allocations familiales, le blocage des avancements pendant deux ans.
Pour empêcher toute réaction, il avait aussi entrepris de restreindre les libertés démocratiques et syndicales », ce qui amena le mouvement syndical à se décider à faire tomber le régime de l'époque.
En commémorant les 42 ans du soulèvement, les centrales syndicales et les syndicats autonomes du Burkina font remarquer qu'ils ont à l'esprit « la situation politique et sociale actuelle fortement marquée par la cherté de la vie, les atteintes à la liberté syndicale et l'impunité.
Au plan des liberté, ils ont dénoncé les sanctions arbitraires prises contre des responsables et militants syndicaux du syndicat du ministère des Affaires étrangères (SMAE) qui ne sont toujours pas levées, le gouvernement se refusant à reconnaître que lesdites sanctions sont attentatoires à la liberté syndicale.
La question de l'impunité, reste pour eux préoccupante, parce que, déclarent-ils, « rien que la semaine dernière, nos organisations syndicales, ont dans une lettre circulaire unitaire, dénoncé les mauvaises gestions que la presse a récemment évoquées et relatives au Programme de développement de l'éducation de base (PDDEB) et à la direction générale des douanes ».
Le mouvement syndical burkinabé demande au pouvoir le relèvement du pouvoir d'achat des travailleurs, une diminution des impôts et taxes, en l'occurrence ceux des produits de grande consommation comme les hydrocarbures, l'arrêt des atteintes aux libertés démocratiques et syndicales et une lutte conséquente contre les crimes économiques et de sang.
Plus de 300 prisonniers bénéficient de la générosité du chef de l'Etat à l'occasion du nouvel an
Ouagadougou, 02 janv. - Le président du Faso, Blaise Compaoré, a procédé le 31 décembre dernier, à la remise et à la réduction de peines pour 369 détenus, a appris l'AIB de source officielle.
La remise et la réduction des peines de ces 369 détenus, indique-t-on, entrent dans le cadre de la nouvelle année qui vient de commencer.
Selon le décret pris par le chef de l'Etat, « il est fait remise du reliquat des peines privatives de liberté à 62 condamnés, soit pour des raisons de santé, soit pour leur ardeur au travail pénitentiaire, soit pour leur bon comportement ou en raison de leur minorité ».
Par ailleurs, les peines d'emprisonnement de 307 autres condamnés, « qui ont montré une ardeur au travail dans les champs, chantiers et ateliers », a été réduite de un à quatre mois, « selon la durée inscrite au regard de leur nom ».
Enfin, les « prisonniers » graciés, ou dont les peines ont été réduites, proviennent des maisons d'arrêt et de correction de plusieurs villes du Burkina Faso, telles que Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou, Gaoua, Kaya, Dédougou, Banfora, Kongoussi, Yako, Dori, Fada N'Gourma, Tougan, Manga, Tenkodogo, Diapaga, Boromo, ainsi que du centre pénitentiaire agricole de Baporo.
«Ouagadougou a enregistré moins d'accidents en 2007», selon le commandant de la 1re compagnie de la BNSP
Ouagadougou, 02 janv. (AIB) - De l'avis du commandant de la 1re région de sapeurs pompiers (Ouagadougou), Ibrahim Compaoré, l'année 2007 a été marquée dans la capitale burkinabè par une baisse du nombre d'accidents.
Le commandant de la Brigade nationale des Sapeurs pompiers (BNSP) a salué le comportement des usagers de la route ainsi que la contribution des forces de l'ordre, notamment les éléments de la gendarmerie, dans un esprit dissuasif.
Ce dispositif particulier a permis selon lui, de réduire sensiblement le nombre des accidents de la route.
C'est ainsi que pendant les festivités et comparativement aux années passées, la BNSP a enregistré 33 accidents le 25 décembre 2007 alors qu'à la même date en 2006, elle en avait enregistré 40. Pour le 1 er Janvier 2008 la BNSP a enregistré 31 accidents contre 23 en 2007.
En se référant aux statistiques journalières, on retient également que le 24 décembre 2007, la BNSP a enregistré 31 accidents contre 39 le même jour en 2006.
De l'avis du commandant Ibrahim Compaoré, le taux d'accident est en régression dans la ville de Ouagadougou, malgré l'augmentation du parc automobile de la ville, du nombre d'engins à deux roues et l'encombrement des voies par fait d'animaux ou charrette.
« Cette amélioration des statistiques est amputable à la sensibilisation des usagers », a souligné le commandant Ibrahim Compaoré.
Au total, on note pour l'année 2007, 11. 556 interventions contre 12. 677 interventions en 2006. Ce qui caractérise la spécificité des interventions de la BNSP , c'est la rareté des décès à l'arrivée des secours, mais plutôt après un séjour dans les services hospitaliers.
Des guides de planification pour soutenir davantage le développement local
Ouagadougou 28 déc. (AIB)- Le ministre de l'Economie et des Finances a procédé ce vendredi 28 décembre 2007 à une remise officielle de revues documentaires de méthodologie d'élaboration des plans de développement locaux au ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation à Ouagadougou.
Les présents documents sont conçus par le ministère de l'Economie et des Finances pour soutenir la planification des actions de développement amorcées dans les communes et les régions. « Ces guides s'adressent non seulement aux communes et aux régions, mais aussi à tous ceux qui les accompagnent dans l'élaboration et dans la mise en ouvre de leurs plans de développement » a précisé le ministre de l'Economie et des Finances M. Jena Baptiste Compaoré.
Ce geste s'inscrit dans le cadre du devoir d'assistance de l'Etat aux collectivités territoriales pour accompagner le processus de décentralisation dans lequel le pays s'est résolument engagé depuis quelques années.
De l'avis de M. Compaoré les manuels ainsi élaborés vont permettre d'harmoniser les approches de planification en cours et assurer la cohérence entre les plans des collectivités territoriales et les instruments de planification de l'Etat.
Quant au ministre de l'Administration territoriale et de la décentralisation M.Clément Sawadogo, il trouve en ces guides méthodologiques de planification « des instruments précieux pour soutenir les structures communales et régionales dans les efforts de développement ». Et le présent acte témoigne de la bonne collaboration entre les deux ministères selon lui.
« Si les communes et les régions ne disposent de documents pour la planification elles seraient des coquilles vides » a-t-il ajouté.
Ces nouveaux documents portent une innovation en ce sens qu'ils prennent en compte la communication qui est un aspect très important en matière de planification participative. Ils apporteront de l'énergie aux Comités villageois de développement (CVD) et Plans communaux de développement (PCD).
M. Jean Baptiste Compaoré a promis l'élaboration d'autres outils toujours dans le sens de l'accompagnement du processus de décentralisation, comme les schémas régionaux d'aménagement du territoire, la politique de développement des centres secondaires, le guide d'élaboration de la Stratégie régionale de développement économique (SRDE) qui sont en cours.
Le directeur général des douanes dans le collimateur de la justice
Ouagadougou, 24 déc. (AIB) - Accusé d'avoir établi de fausses exonérations en faveur de certaines sociétés et entreprises de la place, le directeur général des douanes burkinabè, M. Ousmane Guiro, fait actuellement l'objet de poursuites judiciaires.
C'est la presse écrite qui a mis cette information au jour. Selon le journal du Jeudi (JJ), le chef d'accusation repose sur une affaire de faux en écriture publique qui porte sur plus de 500 millions de F CFA qui se sont évaporés en exonérations fictives à l'importation d'hydrocarbures, au bénéfice de sociétés et d'institutions comme les sociétés pétrolières « Shell Burkina », « Pétrofa », et l'ambassade des Pays-Bas.
Ousmane Guiro aurait donc exonéré, alors qu'il occupait le poste de directeur de la législation et de la réglementation au sein de la Direction générale des douanes, des structures qui n'avaient pas droit à cette faveur, contre le paiement de commissions.
Le 05 décembre dernier, il fut convoqué pour être entendu dans le bureau d'un juge d'instruction. A sa grande surprise, il a été accueilli par un mandat de dépôt, c'est-à-dire pour être déféré à la Maison d'arrêt et de correction de Ouagadougou (Maco).
Selon l'hebdomadaire satirique JJ, les gardes de sécurité pénitentiaire (GSP) chargés de l'exécution du mandat, ont été obligés de faire marche arrière, en voulant « embarquer le gros poisson ».
« Que s'est-il passé entre temps ? », se demande le journal, estimant que c'est tout le gouvernement du premier ministre Tertius Zongo qui est mis à l'épreuve de cette sombre affaire qui éclabousse à la fois l'institution judiciaire et l'administration des douanes.
Quatorze travailleurs du ministère des postes décorés
Ouagadougou, 24 déc. (AIB)- Le ministère des postes et des technologies de l'information et de la communication (MPTIC) a décerné vendredi dernier à Ouagadougou, des médailles à quatorze de ses agents, pour le mérite au travail, a constaté l'AIB sur place.
En effet, s'inscrivant dans le prolongement des activités commémoratives des 47 ans d'indépendance du Burkina Faso, la cérémonie de remise de médailles aux travailleurs distingués du département a bénéficié d'un soutien des travailleurs, parents et amis des heureux récipiendaires.
Au total, 14 agents dont trois femmes ont été décorés. Sobre cérémonie sans tambour ni trompette, hormis la présence de la fanfare de la garde républicaine pour donner une solennité à l'évènement.
Emue après sa décoration, Mme Zoénabou Ouédraogo dit être animée d'un sentiment de joie et de fierté au sortir de cette cérémonie où elle a reçu les insignes de l'Ordre du mérite des arts et de la communication avec agrafe « Postes et télécommunications ».
« Après dix sept ans de service, c'est un sentiment de joie et de fierté qui m'anime. Ce mérite au travail est une reconnaissance de l'autorité et de la nation entière pour ma modeste personne. A l'endroit de ceux qui n'ont pas reçu ces insignes ce soir, je suis de l'avis qu'ils auront cette distinction en chemin et surtout qu'ils acceptent de braver, monts et prés, vents et poussière, soleil et pluie sinon contrer les aléas du temps et des saisons pour ne pas faillir à leur mission ».
Lancement d'un fonds d'appui aux initiatives des jeunes
Ouagadougou, 22 déc. (AIB) - Le président du Faso, Blaise Compaoré a lancé, à la clôture du 3e forum national des jeunes, samedi à Ouagadougou, un fonds d'appui aux initiatives des jeunes en vue de faciliter leur accès à l'auto-emploi.
Saluant la disponibilité des jeunes du Burkina Faso, le président Blaise Compaoré a promis de rester toujours à l'écoute de la jeunesse, notamment les producteurs, les élèves et les étudiants en recherchant des solutions à leurs principales préoccupations.
Au cours des échanges avec Blaise Compaoré, les jeunes ont posé des questions allant de la politique de l'emploi à celles de la jeunesse en passant par la charte africaine de la jeunesse et l'appui institutionnel aux associations de jeunesse.
Pour le président Compaoré, l'Etat va continuer l'ouverture de guichets uniques dans les régions pour la promotion de l'emploi, de valoriser l'éducation civique et la montée des couleurs dans les écoles.
Insistant sur la nécessité de renforcer l'intégration régionale, Blaise Compaoré a déclaré que la politique nationale de la jeunesse vient d'être finalisée tout comme l'introduction du processus de rectification de la charte africaine de la jeunesse.
Fustigeant la mal gouvernance comme étant une gangrène pour le développement, le président Compaoré a dit que c'est pourquoi, la bonne gouvernance est le combat enclenché depuis quelques années par les autorités burkinabé.
Blaise Compaoré pense que l'Afrique est suffisamment nantie pour continuer de baigner dans le misérabilisme.
« L'Afrique dispose de ressources naturelles, minières et un potentiel d'hommes compétents, une communauté internationale solidaire qui l'accompagne, mais on se rend compte qu'au niveau de la gouvernance de l'Etat, il y a beaucoup à dire », a-t-il fait remarquer.
M. Compaoré qui dit que son gouvernement est engagé depuis des années dans ce combat pour faire en sorte que le travail des Burkinabé soit utile au progrès de la société burkinabé.
Cette rencontre des jeunes avec le président Compaoré a permis de faire le point des travaux du forum au cours duquel les jeunes ont réaffirmé leur engagement à participer à l'amélioration des conditions de vie par le travail et un comportement citoyen.
La fixation des jeunes dans leurs terroirs, la formation et l'utilisation des technologies agricoles, la lutte contre le sida, la corruption et le détournement, la traduction en langues nationales des documents sur le civisme, la consommation de produits locaux et la recherche de l'emploi sont autant de sujets abordés lors de ce forum.
M. Compaoré qui a tenu ses propos au cours d'un échange direct avec 2500 jeunes participant à ce forum, a pris l'engagement de débloquer, au total 35 millions de F CFA en 2008 pour un appui institutionnel aux associations de jeunesse. Le montant du fonds n'a quant à lui, pas été précisé.
Trente burkinabè perdent la vie dans un accident en Côte d'Ivoire
Ouagadougou, 20 déc. (AIB) - Une trentaine de personnes, toutes de nationalité burkinabé, ont péri dans un grave accident de la circulation, à 18 km de Bouaké, dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 décembre dernier, veille de la fête de la Tabaski , aux environs de 23h 30, rapporte l'Agence Ivoire Presse Média.
Ces victimes faisaient partie d'un convoi de 120 passagers qui avaient embarqué dans un car depuis Méagui (Sud ouest de la Côte d'Ivoire) pour le Burkina Faso, en vue de célébrer avec leurs familles respectives, les fêtes de fin d'année. Le car serait entré en collision avec un camion remorque.
Seydou Sanogo, un des rescapés du terrible accident, blessé et rencontré au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bouaké, a confié à nos confrères d'Ivoire-Presse Média (IPM) qu'ils sont partis de Méagui, où ils travaillent dans les champs de café et cacao, à destination du Burkina-Faso pour les fêtes de fin d'années.
«C'est à dix-huit kilomètres, en sortant de Bouaké, que nous sommes entrés en collision avec un camion remorque qui avait abandonné son itinéraire, côté droit, pour se retrouver face-à-face avec nous. Malgré les signaux lancés par notre chauffeur, l'accident n'a pu être évité», raconte Seydou Sanogo. Avant d'ajouter que sur le coup, plus d'une vingtaine de morts et plus de soixante blessés ont été enregistrés. Les morts et les blessés seront ensuite transférés sur Bouaké, notamment à la morgue et au CHU.
Selon le Docteur Awotwi du CHU de Bouaké, les blessés qu'ils ont accueillis souffrent pour la plupart de fractures de jambes, des plaies ouvertes. Deux d'entre eux sont décédés pendant les soins. «Certains blessés doivent être évacués sur Yamoussoukro ou au Burkina-Faso; le Consulat du Burkina à Bouaké a entamé les démarche pour les différentes évacuations», a précisé le Docteur Awotwi.
Les communautés étrangères vivant en Côte d'Ivoire ont aussitôt apporté leur soutien aux ressortissants burkinabé, notamment pour l'inhumation des personnes décédées au cours de cet accident.
Source : Fraternité Matin
Célébration de l'Aïd el kébir dans la discordance au Burkina Faso
Ouagadougou 19 déc. (AIB) - L'Aïd El Kébir ou fête du mouton a été célébrée ce mercredi 19 décembre à Ouagadougou, à travers une grande prière organisée à la place de la nation. Cependant, certains musulmans ont estimé que cette fête devrait avoir lieu le jeudi 20 ou le vendredi 21 décembre 2007. La place de la Nation a refusé du monde pour cette prière pleine de bénédictions. Solidarité oblige, il y avait aussi des personnes démunies au lieu de prière pour susciter l'esprit de partage et d'amour du prochain.
Occasion de communion entre les frères/soeurs musulmans d'une part et les autres communautés d'autre part, la tabaski doit permettre de partager ce que l'on a avec son entourage ; telle est la volonté du Tout-puissant.
Comme de coutume au pays des Hommes intègres, la fraternité et l'ordre ont encore été au rendez-vous, en témoigne la présence de la police pour diriger la circulation aux alentours de la place de la Nation. La prière s'est d'ailleurs déroulée sans incident.
La fin de la prière a été marquée par les invocations de l'imam Kouanda, qui a demandé à Allah de bénir le Burkina Faso, ainsi que tous les musulmans de part le monde, de rétablir la solidarité, la paix et le bonheur où ils n'existaient plus.
Ll'immolation du bélier par l'imam a mis fin à cette prière, ouvrant la voie aux autres musulmans d'en faire autant. L'Aïd el kébir ou tabaski connue sous le nom de la « fête du mouton » est aussi célébrée par les coutumiers au Burkina Faso.
Mais la fête du mouton n'est pas unanimement célébrée le même jour au pays des hommes intègres. Dans certaines localités elle est prévue pour jeudi ou vendredi.
Deux réseaux de bandits démantelés par la police judiciaire de Ouagadougou
Ouagadougou, 18 déc. (AIB) - Au cours d'une conférence de presse organisée pour porter à la connaissance des populations, les dispositions sécuritaires prises par son département, à la veille des fêtes de fin d'année, le ministre burkinabè de la sécurité, le colonel Assane Sawadogo a présenté mardi à la presse, quatre bandits de grand chemin et deux voleurs d'engins à deux roues, mis aux arrêts par le service régional de la police judiciaire (SRJP) de Ouagadougou.
Selon M. Sawadogo, le premier réseau de bandits a été interpellé à Kamboincé, localité située dans la province du Kadiogo, alors qu'ils se rendaient, à bord d'un taxi, pour perpétrer une nouvelle attaque à main armée sur l'axe Ouagadougou-Kongoussi.
Ce réseau est composé de quatre individus, dont l'âge est compris entre 26 et 31 ans. L'enquête a permis à la police de mettre la main sur un lot important de matériels et d'objets, parmi lesquels quatre voitures, dont une appartenant à l'Etat, des armes à feu, des tenues militaires, ainsi que du chanvre indien.
De l'avis du ministre de la sécurité, le groupe a également avoué être l'auteur de cinq autres attaques à main armée, dont le montant total des sommes retirées s'élève à plus de cinquante millions de F CFA et un nombre indéterminé de téléphones portables.
Par ailleurs, il a précisé que les bandits opéraient essentiellement sur les routes nationales n°1 (Ouagadougou-Bobo-Dioulasso), n°2 (Ouagadougou-Kongoussi) et n°3 (Ouagadougou-Kaya).
Quant au réseau de voleurs d'engins à deux roues, il opérait principalement à l'Université de Ouagadougou. A ce niveau, les forces de l'ordre ont pu saisir 28 engins, dont 18 à Ouahigouya et 10 à Ouagadougou, sur plus d'une soixantaine d'engins volés.
Assane Sawadogo, qui était assisté de ses proches collaborateurs et du ministre de la communication, Filippe Sawadogo, a aussi répondu à plusieurs questions relatives aux mesures prises par le ministère de la sécurité, afin de permettre aux populations de voyager sans crainte sur toutes les routes du Burkina Faso, mais aussi de célébrer les fêtes de fin d'année dans la sérénité.
Ainsi, il a annoncé l'élaboration de messages radiodiffusés sur les mesures de sécurité à observer pendant les fêtes et l'interdiction des feux d'artifices utilisés chaque année par des milliers d'enfants burkinabè.
Le ministre de la sécurité a également reconnu l'inefficacité des patrouilles militaires opérées sur les routes nationales depuis maintenant quelques années. Selon lui, cela est dû au fait que les bandits se sont appropriés la méthode des forces de l'ordre.
« Ce qui est sûr, a-t-il conclu, nous allons changer de stratégie. Et nous allons veiller pendant que les autres vont fêter ».
L'UNESCO et l'UEMOA unissent leurs efforts dans la lutte contre la pauvreté
Ouagadougou, 12 déc. (AIB) - Une cinquantaine d'économistes, d'acteurs de développement et défenseurs des droits humains venus des huit pays membres de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et de la CEDEAO ont entamé, mercredi à Ouagadougou, une concertation sur les enjeux des droits humains dans la lutte contre la pauvreté en vue de fédérer les énergies.
Placée sous le thème « Enjeux des droits humains dans la lutte contre la pauvreté dans les Etats membres de l'UEMOA », cette réunion qui durera 72 heures, est co-organisée par l'UEMOA, la CEDEAO et l'UNESCO.
Il s'agira pour les participants de discuter de la mise en ouvre des Documents de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP) afin qu'ils prennent en considération les droits des plus démunis en confrontant les critères de convergence de la zone UEMOA.
Au terme de leurs travaux, les participants formuleront des recommandations qui permettront à l'UNESCO d'affiner son plan d'action en matière de lutte contre la pauvreté pour 2008-2009 et d'explorer les bases de coopération de l'UNESCO avec la Commission de l'UEMOA.
Les axes d'intervention de l'action de l'UNESCO portent sur l'appui aux DSRP dans les différentes générations en fonction de chaque pays, l'appui des différentes étapes de révision à mi parcours du DSRP, le développement des normes minimales pour les négociations de l'aide basée sur les droits humains, l'élargissement du projet à tous les pays de l'espace UEMOA afin de lui conférer une dimension régionale.
Par cette démarche, l'UNESCO entend engager les Etats impliqués dans le débat international sur la pauvreté saisie par les droits humains, à mener des recherches et discuter les portées juridiques, philosophiques et sociologiques du concept de pauvreté saisie par les droits humains.
Le Sous-directeur général pour les sciences sociales et humaines de l'UNESCO, M. Pierre Sané a rappelé que la contribution de tout chacun est primordiale et essentielle pour assurer le bien-être des populations africaines.
Il a invité les pays africains à mettre leur pierre à l'édifice en faisant le choix des politiques qui garantissent le droit de tous à une vie décente protégée des affres de la mondialisation.
Considérant l'impact négatif de la pauvreté sur la jouissance des droits humains, la ministre burkinabé de la Promotion des Droits humains, Mme Salamata Sawadogo a salué cette nouvelle orientation de l'UNESCO qui a eu l'initiative d'une relecture des DSRP selon l'approche par les droits humains ».
L'initiative de l'UNESCO, rappelle-t-on a engagé un programme impliquant cinq pays de l'Afrique de l'Ouest à savoir le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Sénégal et le Bénin en vue de créer une dynamique sous régionale de réflexion et de suivi de l'élaboration et de la mise en ouvre des documents de stratégie de réduction de la pauvreté.
Rappelant que cette concertation se tient à un moment où les débats sur la signature des Accords de partenariat économique (APE) sont des plus intenses, Mme Sawadogo trouve que la démarche de la lutte contre la pauvreté fondée sur les droits humains pourrait constituer pour chacun des pays et la sous région, une piste.
Célébration de la Journée internationale des droits de l'homme à Ouagadougou
Ouagadougou, 10 déc. (AIB) - Dans le cadre de la commémoration de la journée internationale des droits de l'homme, le ministère de la promotion des droits humains a organisé plusieurs manifestations, au nombre desquelles un forum sur la citoyenneté et la démocratie locale et un concours sur la déclaration universelle dont les finalistes ont été récompensés lundi à Ouagadougou.
En célébrant la déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH), le Burkina Faso entend encrer les droits de l'homme dont les principes majeurs sont repris dans la constitution burkinabè.
Pour ce faire, différentes manifestations ont permis de faire le point des activités menées en faveur des droits de l'homme, mais aussi de mesurer les connaissances des scolaires sur le DUDH.
« Nous souhaitons que les enfants grandissent avec la culture des droits humains ; il est vrai que nous travaillons toujours avec les adultes. Mais nous pensons que si les jeunes grandissent avec la culture des droits humains, nous aurons moins de problèmes que nous n'en avons actuellement », a déclaré le ministre chargé de la promotion des droits humains, Mme Salamata Sawadogo.
Pour le président de la commission nationale des droits de l'homme en fin de mandat, sa structure est née dans un climat de méfiance en 2001, après le drame de Sapouy, et a travaillé à se faire respecter, en interpellant les autorités sur le respect des droits humains dans la lutte contre le banditisme, le respect des personnes pauvres (en ne médiatisant plus les dons de vivres), ou encore l'exigence d'un scrutin libre et transparent au Burkina Faso.
De l'avis du ministre chargé de la promotion des droits humains, le chemin reste encore long, car l'effectivité des droits humains en Afrique reste une ligne d'horizon et il faut sans cesse poursuivre l'ouvre de promotion des droits humains.
En reconnaissance au mérite de certaines personnalités et structures, des médailles ont été remises à monseigneur Anselme Sanou, commandeur de l'ordre national, et au rang du chevalier de l'ordre du mérite burkinabè, il y avait les éditions de presse Le Pays, Citoyens du monde et la Commission Justice et paix de l'église catholique.
Des militaires retraités interpellés à Ouagadougou pour tentative de sédition
Ouagadougou, 10 déc. (AIB) - Quatre militaires admis à la retraite, ont été interpellés à la fin de la semaine écoulée pour trouble et tentative de sédition, a appris l'AIB lundi matin à Ouagadougou.
Interpellés par la gendarmerie, ces militaires (sous-officiers et hommes du rang), meneurs d'un groupe de revendicateurs, sont accusés d'avoir tenu « des propos d'une grave menace qui incitent pratiquement à la sédition ».
Leur arrestation s'impose selon le ministère de la défense comme « une action préventive des institutions » face à des « signes de dérapage ».
« En dépit des efforts et de la compréhension manifestés par les autorités, il faut bien concéder que le débordement est notable », affirme le ministère de la défense dans une note d'explication publiée ce lundi par la presse. Pour lui, les militaires admis à la retraite ont tenu des propos qui dénotent de leur intention de troubler l'ordre et d'inciter à un coup d'Etat.
Le Pays , (quotidien privé) indique que le président de l'association des militaires retraités, M. Rakis Wendé, parti exiger la libération de ces camarades, a été lui arrêté. Le porte-parole des militaires manifestants, Karim Bikienga, aurait également été interpellé le 8 décembre, puis libéré le lendemain.
Un bras de fer s'est instauré entre autorités militaires et militaires admis à la retraite cette année. Il s'est exacerbé ces trois derniers mois, avec plus de cinq manifestations publiques. Ils ont déjà rejeté les mesures prises par le gouvernement, censées satisfaire leurs revendications.
La médiation du Mogho Naaba, chef des mossé (ethnie majoritaire au Burkina) n'a pas non plus porté de fruit. Les revendications portent principalement sur l'augmentation de quatre ans de l'âge à la retraite et l'octroi d'indemnités de départ à la retraite pour les agents partis en retraite en 2006.
Le gouvernement juge ces revendications illégales. Toutefois, il a autorisé les militaires à se faire recruter à la fonction publique et dans les collectivités territoriales, une fois admis à la retraite ou en congé libéral. Il leur a également proposé un fonds d'appui pour ceux qui désirent mener des activités lucratives dans le domaine agricole ou pastoral.
Pour leur part, les soldats retraités attendent surtout l'augmentation de l'âge à la retraite et l'octroi d'indemnités de départ à la retraite.
Décès d'un ancien ministre des Finances
Ouagadougou, 9 déc. (AIB) - L'intendant militaire, Mamadou Sanfo est décédé, dans la nuit de samedi à dimanche à l'âge de 72 ans au Centre Hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo des suites de maladie, a appris dimanche la PANA de sources hospitalières.
Né le 31décembre 1935 à Matan (Sénégal), cet officier des forces armées burkinabé a fait ses études primaires, secondaires et supérieures au Sénégal, en Algérie et en France où il a obtenu plusieurs diplômes dont une Licence en Droit, un DEUG en sciences économiques et un Certificat en fin d'études théoriques et pratiques en sciences sociales et économiques (option relations internationales).
Ancien ministre des Finances du 9 février au 16 juillet 1976 sous le régime Sangoulé Lamizana et ancien ministre de l'Economie et du Plan du 7 décembre 1980 au 7 novembre 1982 sous le régime du Comité militaire de redressement national (CMPRN) du colonel Saye Zerbo, le lieutenant colonel Sanfo est également diplômé du Conservatoire des Arts et Métiers de Paris et du Brevet technique d'administration militaire supérieure (BTAMS) de Paris (France).
Entré en service militaire le 25 février 1955, M . Sanfo a occupé successivement les postes d'officier des Transmissions du er Bataillon de Haute Volta (Ouagadougou), d'Adjoint au Directeur de l'Intendance Militaire de Haute Volta de 1973 à 1974 et de Directeur de l'Intendance militaire de Haute Volta de 1975 à 1976.
Admis à la retraite d'office en 1984, M . Sanfo sera traduit devant les Tribunaux populaires de la révolution sous le régime du Conseil national de la révolution (CNR) de feu Thomas Sankara.
Marié et père d'une vingtaine d'enfants, l'intendant militaire qui assurait depuis cinq années, la présidence de l'association des anciens combattants du Burkina, sera inhumé dimanche dans la soirée au cimetière militaire de Ouagadougou.
Célébration de la Journée internationale des droits de l'homme à Ouagadougou
Ouagadougou, 10 déc. (AIB) - Dans le cadre de la commémoration de la journée internationale des droits de l'homme, le ministère de la promotion des droits humains a organisé plusieurs manifestations, au nombre desquelles un forum sur la citoyenneté et la démocratie locale et un concours sur la déclaration universelle dont les finalistes ont été récompensés lundi à Ouagadougou.
En célébrant la déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH), le Burkina Faso entend encrer les droits de l'homme dont les principes majeurs sont repris dans la constitution burkinabè.
Pour ce faire, différentes manifestations ont permis de faire le point des activités menées en faveur des droits de l'homme, mais aussi de mesurer les connaissances des scolaires sur le DUDH.
« Nous souhaitons que les enfants grandissent avec la culture des droits humains ; il est vrai que nous travaillons toujours avec les adultes. Mais nous pensons que si les jeunes grandissent avec la culture des droits humains, nous aurons moins de problèmes que nous n'en avons actuellement », a déclaré le ministre chargé de la promotion des droits humains, Mme Salamata Sawadogo.
Pour le président de la commission nationale des droits de l'homme en fin de mandat, sa structure est née dans un climat de méfiance en 2001, après le drame de Sapouy, et a travaillé à se faire respecter, en interpellant les autorités sur le respect des droits humains dans la lutte contre le banditisme, le respect des personnes pauvres (en ne médiatisant plus les dons de vivres), ou encore l'exigence d'un scrutin libre et transparent au Burkina Faso.
De l'avis du ministre chargé de la promotion des droits humains, le chemin reste encore long, car l'effectivité des droits humains en Afrique reste une ligne d'horizon et il faut sans cesse poursuivre l'ouvre de promotion des droits humains.
En reconnaissance au mérite de certaines personnalités et structures, des médailles ont été remises à monseigneur Anselme Sanou, commandeur de l'ordre national, et au rang du chevalier de l'ordre du mérite burkinabè, il y avait les éditions de presse Le Pays, Citoyens du monde et la Commission Justice et paix de l'église catholique.
Des militaires retraités interpellés à Ouagadougou pour tentative de sédition
Ouagadougou, 10 déc. (AIB) - Quatre militaires admis à la retraite, ont été interpellés à la fin de la semaine écoulée pour trouble et tentative de sédition, a appris l'AIB lundi matin à Ouagadougou.
Interpellés par la gendarmerie, ces militaires (sous-officiers et hommes du rang), meneurs d'un groupe de revendicateurs, sont accusés d'avoir tenu « des propos d'une grave menace qui incitent pratiquement à la sédition ».
Leur arrestation s'impose selon le ministère de la défense comme « une action préventive des institutions » face à des « signes de dérapage ».
« En dépit des efforts et de la compréhension manifestés par les autorités, il faut bien concéder que le débordement est notable », affirme le ministère de la défense dans une note d'explication publiée ce lundi par la presse. Pour lui, les militaires admis à la retraite ont tenu des propos qui dénotent de leur intention de troubler l'ordre et d'inciter à un coup d'Etat.
Le Pays , (quotidien privé) indique que le président de l'association des militaires retraités, M. Rakis Wendé, parti exiger la libération de ces camarades, a été lui arrêté. Le porte-parole des militaires manifestants, Karim Bikienga, aurait également été interpellé le 8 décembre, puis libéré le lendemain.
Un bras de fer s'est instauré entre autorités militaires et militaires admis à la retraite cette année. Il s'est exacerbé ces trois derniers mois, avec plus de cinq manifestations publiques. Ils ont déjà rejeté les mesures prises par le gouvernement, censées satisfaire leurs revendications.
La médiation du Mogho Naaba, chef des mossé (ethnie majoritaire au Burkina) n'a pas non plus porté de fruit. Les revendications portent principalement sur l'augmentation de quatre ans de l'âge à la retraite et l'octroi d'indemnités de départ à la retraite pour les agents partis en retraite en 2006.
Le gouvernement juge ces revendications illégales. Toutefois, il a autorisé les militaires à se faire recruter à la fonction publique et dans les collectivités territoriales, une fois admis à la retraite ou en congé libéral. Il leur a également proposé un fonds d'appui pour ceux qui désirent mener des activités lucratives dans le domaine agricole ou pastoral.
Pour leur part, les soldats retraités attendent surtout l'augmentation de l'âge à la retraite et l'octroi d'indemnités de départ à la retraite.
Décès d'un ancien ministre des Finances
Ouagadougou, 9 déc. (AIB) - L'intendant militaire, Mamadou Sanfo est décédé, dans la nuit de samedi à dimanche à l'âge de 72 ans au Centre Hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo des suites de maladie, a appris dimanche la PANA de sources hospitalières.
Né le 31décembre 1935 à Matan (Sénégal), cet officier des forces armées burkinabé a fait ses études primaires, secondaires et supérieures au Sénégal, en Algérie et en France où il a obtenu plusieurs diplômes dont une Licence en Droit, un DEUG en sciences économiques et un Certificat en fin d'études théoriques et pratiques en sciences sociales et économiques (option relations internationales).
Ancien ministre des Finances du 9 février au 16 juillet 1976 sous le régime Sangoulé Lamizana et ancien ministre de l'Economie et du Plan du 7 décembre 1980 au 7 novembre 1982 sous le régime du Comité militaire de redressement national (CMPRN) du colonel Saye Zerbo, le lieutenant colonel Sanfo est également diplômé du Conservatoire des Arts et Métiers de Paris et du Brevet technique d'administration militaire supérieure (BTAMS) de Paris (France).
Entré en service militaire le 25 février 1955, M . Sanfo a occupé successivement les postes d'officier des Transmissions du er Bataillon de Haute Volta (Ouagadougou), d'Adjoint au Directeur de l'Intendance Militaire de Haute Volta de 1973 à 1974 et de Directeur de l'Intendance militaire de Haute Volta de 1975 à 1976.
Admis à la retraite d'office en 1984, M . Sanfo sera traduit devant les Tribunaux populaires de la révolution sous le régime du Conseil national de la révolution (CNR) de feu Thomas Sankara.
Marié et père d'une vingtaine d'enfants, l'intendant militaire qui assurait depuis cinq années, la présidence de l'association des anciens combattants du Burkina, sera inhumé dimanche dans la soirée au cimetière militaire de Ouagadougou.
Des milliers d'élèves en grève au Burkina Faso
Ouagadougou, 06 déc. (AIB) - Pour commémorer le septième anniversaire de la mort de leur camarade, Flavien Nébié, les élèves de plusieurs établissements secondaires de la ville de Ouagadougou ont déserté jeudi, les classes, a constaté l'AIB sur place.
Dès huit heures ce jeudi matin dans la capitale burkinabè, l'on pouvait voir, surtout au centre ville où se trouve le plus grand établissement secondaire du pays, le « lycée Philippe Zinda Kaboré », des centaines d'élèves, vêtus de leurs tenues de couleur kaki, retourner à la maison.
« Nous sommes en grève », déclare, l'air innocent, l'un d'entre eux, qui dit cependant ignorer la raison de ce mouvement.
Et pourtant, cela fait maintenant sept ans que les élèves des établissements secondaires publics et privés du Burkina Faso « chôment » ce jour anniversaire de la mort de Flavien Nébié.
En effet, c'est le 06 décembre 2000, que ce jeune élève de la classe de cinquième, au lycée de la ville de Boussé, située à une quarantaine de kilomètres de Ouagadougou, a reçu une balle tirée par des forces de l'ordre et qui lui a coûté la vie, lors d'une manifestation des élèves de cette localité.
Depuis ce temps, les élèves du Burkina n'ont cessé de réclamer justice pour Flavien Nébié.
Selon un habitant de Boussé que nous avons joint au téléphone, les élèves de cette localité ont « naturellement » boycotté les cours.
« Ils sont sortis nombreux pour demander toute la lumière sur cette affaire », a-t-il précisé.
De leur côté, les autorités ont pris des mesures pour prévenir d'éventuels débordements suite à cette grève, en déployant des gendarmes dans plusieurs carrefours de la capitale.
Le nouveau projet de lutte contre l'insécurité, en phase d'exécution
Ouagadougou, 05 déc. (AIB) - Le tout dernier projet de lutte contre l'insécurité au Burkina Faso, dénommé « sécurité des citoyens au Burkina Faso », vient de franchir un pas décisif vers ma mise en ouvre avec l'installation des membres du comité de pilotage et du comité technique du projet lundi dernier.
Christine Rosellidi et Hubert Migneret tous Français, ont été installés respectivement au poste de chef du projet et au poste de chef du secteur institutionnel. De nombreux responsables de la police nationale, de la gendarmerie et de la brigade des sapeurs pompiers, ont pris part à la cérémonie.
Le projet d'un coût de réalisation de 2,29 milliards de francs CFA sera financé en grande partie par l'Etat français à hauteur de 2,05 millions d'euros, soit environ 1,5 milliards de francs CFA. Pour l'attaché de sécurité intérieure de l'ambassade de France, M. Joël Séré, les fonds seront disponibles dès février 2008. Leur décaissement était conditionné par la mise en place du comité de pilotage et du comité technique dont les membres viennent d'être installés.
La contribution de la France est destinée à l'équipement de treize casernes, dont la construction revient à l'Etat burkinabè, à la formation et à l'équipement mobilier et informatique de la nouvelle division de la police des frontières et des brigades de recherches, mais aussi au recrutement et à la formation des correspondants informatiques. Par ailleurs, elle sera utilisée pour la mise en place d'une cellule juridique à la direction de l'avion civile et de la météorologie et au renforcement l'école de police de conduite et de l'école nationale de la police, notamment pour la gestion informatisée du parc automobile.
M. séré en invité les autorités du ministère de la Sécurité à prendre d'ores et déjà les dispositions administratives pour le redéploiement du personnel devant animer les différents volet du projet.
Le gouvernement burkinabè contribue à hauteur de 790 millions à la réalisation du projet. Outre le déploiement des agents, il est chargé de la construction des treize casernes.
« Ces actions devront se traduite par une baisse sensible du nombre de vols à mains armées, un gain de temps dans les opérations et une meilleure qualité dans les prestations offerts aux citoyens dans les commissariats de police », a expliqué le ministère de la Sécurité. Elles permettront également, une augmentation de nombre de dossiers transmis à la justice et rendra plus efficace les services de secours des sapeurs pompiers.
L'insécurité aussi bien en ville que sur les axes routiers a pris des proportions inquiétantes ces dernières années. Le gouvernement multiplie les actions pour contenir les fléaux, à travers les opérations coups de points, le convoi des cars de transports par les agents de sécurités, la patrouille régulière dans les zones les plus exposées et la mise en place d'une police de proximité. Toutefois, le phénomène reste toujours angoissant pour les populations. Les agents des services de sécurité à l'école du droit des réfugiés
Ouagadougou, 05 déc. (AIB) - La commission nationale pour les réfugiés (CONAREF) organise les 5 et 6 décembre 2007 à Ouagadougou, un atelier de formation sur le droit des réfugiés au profit des agents de sécurité.
Pendant les deux jours que va durer l'atelier, les agents de sécurité vont se familiariser avec les aspects pratiques de la protection des réfugiés, les principes de non refoulement et de non discrimination.
La détermination du statut des réfugiés et la protection de leurs droits sont également au menu de cet atelier.
Le Burkina Faso, selon le coordonnateur du CONAREF, Der Kogda accueille sur son sol plus de 500 réfugiés et autant de demandeurs d'asile.
« Cet atelier a pour but de mieux outiller les responsables des services de sécurité sur le droit des réfugiés et surtout les principes fondamentaux qui doivent guider la bonne gestion des réfugiés et demandeurs d'asile », a indiqué M. Vincent Zakané, directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, président de la Commission nationale des réfugiés.
Rappelant que l'atelier regroupe uniquement les agents de la ville de Ouagadougou, M. Zakané a souligné que dans les mois à venir les agents de sécurité de Bobo Dioulasso et des autres villes vont également bénéficier de ce type de formation.
359 maires à Ouagadougou célèbrent la 10è édition des Journées de la Commune
Ouagadougou,03 nov-(AIB)- 359 maires venus de 351 communes du Burkina Faso sont réunis lundi soir à Ouagadougou pour la 10è édition des journées de la Communes , a constaté AIB sur place.
Organisées sous l'égide de l'Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF), les journées de la Commune par un défilé et une parade auxquels prennent part les corps et communautés des territoires. Le défilé se tient en prélude aux assises sur la coopération décentralisée prévues à partir du 6 décembre sous le thème de « la communalisation intégrale et la Coopération décentralisée ».
Le Président du Comité national d'organisation M. Seydou Zagré, maire de Koudougou, a expliqué que ces journées se déroulent dans un contexte particulier, car c'est pour la première fois qu'autant de maires et de communes sont présents à cette occasion. On a dénombré 49 maires de communes urbaines, huit maires d'arrondissement et 302 maires de communes rurales.
« L'organisation d'une si grande manifestation, il y a seulement un mois, s'est posée d'emblée comme un défi difficile mais exaltant à relever par le Comité d'organisation » a-t-il indiqué.
L'AMBF est née il y a 10 ans. « Notre Association a su mettre à profit la confiance des partenaires que vous êtes, pour bâtir un partenariat exemplaire avec l'ensemble des autres acteurs, dans ce combat contre la pauvreté et pour l'amélioration des conditions de vie des populations des villes et des campagnes » s'est félicité le président de l'AMBF, Simon Compaoré maire de Ouagadougou.
L'AMBF est fière de ses résultats, estimant qu'il serait fastidieux d'énumérer les victoires, tant elles sont nombreuses et diverses. Son président Simon Compaoré a cité toutefois le renforcement des équipements et infrastructures publiques communales, la consolidation de l'accroissement soutenue des ressources financières et fiscales de la plupart des communes urbaines, la création d'emplois permanents dans les communes et l'existence d'une expertise locale dans plusieurs domaines.
« La communalisation intégrale du territoire du Burkina Faso qui marque l'achèvement de la pyramide institutionnelle, constitue incontestablement, un tournant historique au double plan de la démocratie locale et nationale, du développement local et national, bref pour l'avenir de notre pays » a-t-il conclu.
La 10è édition des Journées de la Commune burkinabè prend fin le 5 novembre prochain à la veille des Assises nationales de la coopération décentralisée.
Plusieurs personnalités en provenance des pays voisins le Bénin, le Mali, le Niger et le Togo, mais aussi de la France , de l'Allemagne et du Canada sont déjà présentes pour la fête de la communalisation et de la coopération décentralisée.
Les premières assises de 1996, 98, 99 et 2001 ont traité successivement des thèmes variés notamment sur « la Communalisation burkinabè, entité dynamique dans le processus de développement », « le Citoyen sujet et acteur du développement communal », « la gestion concertée des affaires : l'expérience burkinabè », « Burkina, 5 ans de gestion municipale », et le « renforcement des capacités de gestion des municipalités pour mieux consolider le processus de décentralisation ».
Ces Assises se sont tenues respectivement à Bobo-dioulasso, à Ouahigouya, à Koudougou, à Ouagadougou et à Banfora pour l'édition de 2001. Les trois dernières se sont déroulée à Tenkodogo en 2002 sur « Décentralisation et intégration sous-régionale », à Dori en 2003 sur « Décentralisation et NTIC », à Dédougou en 2004 sur « Décentralisation et sécurité sociale » et à Fada N'Gourma en 2005 « Collectivités locales et Bonne gouvernance »
Mort d'un capitaine burkinabè au Soudan
Ouagadougou, 03 déc. (AIB) - Un capitaine burkinabè envoyé au Soudan dans le cadre de la mission de maintien de la paix de l'ONU et de l'Union africaine est décédé dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 novembre dernier.
Né en 1957 à Tikaré dans la province du Bam et répondant au nom de Ouabziguin Ouédraogo, il était de la 3e région militaire (Ouagadougou), au 30e RCAS au camp 11-78 sur la route de Pô.
Selon une source proche de l'Armée, il ne serait pas décédé au cours d'une opération.
C'est ce qu'a indiqué provisoirement cette source, en attendant un rapport de l'Organisation des Nations unies, sous le mandat de laquelle le capitaine Ouédraogo était au Soudan. Son corps, a-t-on dit, sera bientôt ramené au Burkina.
La LONAB fête ses 40 ans d'existence en 40 jours
Ouagadougou, 03 déc-(AIB) - La Loterie nationale burkinabè (LONAB) a organisé vendredi 1 er décembre 2007, un dîner gala placé sous le parrainage de Madame Chantal Compaoré épouse du Président du Faso, pour marquer la 40è année de année de sa création fêtéés en 40 jours, à travers différentes manifestations.
La commémoration a été marquée par des remises de dons, des réjouissances sportives et des concerts de vedettes ouest-africaines.
La LONAB a remis d'un lot de 15 millions de francs cfa à un gagnant de Bobo-dioulasso. Le ministre de l'Economie et des finances, Jean Baptiste Compaoré accompagné du président du conseil d'administration et du directeur général de la LONAB a remis ce lot. La coupure symbolique du gâteau d'anniversaire a été assuée par la Première Dame entourée des membres du gouvernement et en présence du Président du conseil d'administration et du directeur général de la LONAB.
La LONAB qui abénéficié du concours de nombreux partenaires a saisi l'occasion pour leur faire un clin d'oil. C'est notamment la RTB , Mégamonde, HAGE Burkina, Azalaï Hôtel Indépendance, SODIBO Brakina, Air France et Air Burkina.
Outre l'organisation de ce dîner gala, plusieurs activités ont meublé le week-end notamment l'inauguration du siège de la LONAB sous le Haut patronage du Premier ministre Tertius Zongo, le lancement du concept LONAB Défi au stade du 4 Août de Ouagadougou sous le patronage du Président de l'Assemblée Nationale, Roch Marc Christian Kaboré.
Au-delà d'un verre d'eau, de bière ou de whisky, la cérémonie qui a réuni les membres du gouvernement, les parlementaires, des dirigeants des jeux comme le PMU France, d'invités de marque et des directeurs centraux de la LONAB , a été l'occasion de renouveler la reconnaissance de la LONAB et de son personnel à l'endroit des autorités politiques de ce pays, en l'occurrence, son Excellence le Président du Faso Blaise Compaoré. « En vérité, sous son ombre protectrice à travers ses conseils et soutien multiformes, la LONAB arrive à s'acquitter pleinement de sa mission cardinale à savoir, soutenir l'Etat burkinabé dans son élan de développement économique, social, culturel et sportif, et partant lutter efficacement contre la pauvreté, un mot d'ordre d'actualité dans notre pays » a déclaré le directeur général de la LONAB Zambédé Théodore Sawadogo.
L'événement a bénéficié d'une retransmission en direct de la radiotélévision du burkina (RTB) devant être relayé par la chaîne continentale africaine, Africable. Plusieurs artistes musiciens ont rivalisé de talent et assuré les transitions par les soins des animateurs Mascotte, Maguy et Big Ben en alternance avec les articulations du programme du dîner gala. Tour à tour ont occupé la scène Diana Sexy, Nama Jacky, Faso Kombat, Rovane, Amety Meria, Floby , Oumou Sangaré du Mali, Soumbil, Pierrette Adam's de la Côte d'Ivoire. Génération Partage a clôturé le concert avec sur scène tous les artistes musiciens invités.
Des départs à la retraite et des décorations à l'AIB
Ouagadougou, 30 nov. (AIB) - Les Agents de l'Agence d'information du Burkina (AIB) se sont rassemblés vendredi soir au sein de leur service pour immortaliser le départ d'une de leur collègue, Joséphine Ouédraogo, admise à la retraite, en entendant la décoration annoncée de Jean Bernard Zongo, rédacteur en chef de l'AIB et du journaliste Mamina Sam, prévue le 14 décembre prochain.
Joséphine Ouédraogo, opératrice de saisie, accompagnée de sa famille et d'amis, est venue dire au revoir à ces collègues. Elle s'est dite émue par les témoignages de sympathie et d'amitié qui lui ont été adressés. Elle se retire de l'AIB qu'elle a intégré en 1979 ; l'agence s'appellait alors Agence de presse voltaïque (AVP). Mais elle reste très active dans la promotion du beurre de karité. Elle est par ailleurs conseillère municipale dans l'arrondissement de Nongr'Massom, à Ouagadougou.
Pour le chef de service technique dont relevait la retraitée, Martial Kaboré, Mme Ouédraogo a eu la chance de suivre toutes les mutations de l'AIB jusqu'à sa retraite. L'espérance de vie au Burkina ne permet plus à beaucoup d'employés selon lui, d'atteindre l'âge de la retraite. Il a souhaité bonne chance à son ex-employée.
L'AIB va aussi dans les jours à venir fêter la décoration de Jean Bernard Zongo et Mamina Sam le 14 décembre prochain. Les deux agents de l'AIB étaient présents à la cérémonie d'au revoir.
Médias
Le gouvernement hausse la subvention de l'Etat à 250 millions pour la presse privée
Ouagadougou, 30 nov. (AIB) - La subvention de l'Etat à la presse privée burkinabè va passer à 250 millions à partir de l'année prochaine, a révélé le ministre de la Culture , du tourisme et de la Communication Filippe Sawadogo intervenant à la 4è édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), ouvertes jeudi soir sous le thème du financement des médias.
Cette subvention servie pour la première fois en 1999, connaît une augmentation croissante. De 100 millions à l'origine, elle a successivement atteint 150 millions en 2003 et 200 millions 2006.
En présence du Premier ministre Tertius Zongo, Filippe Sawadogo a reconnu la modicité de cette aide de l'Etat à la presse privée, confrontée aujourd'hui à la presse de la mondialisation et au faible revenu des consommateurs. Arrivée cette année à la tête du ministère de tutelle des médias, Filippe Sawadogo a soutenu que le gouvernement va « changer » son comportement vis-à-vis de la presse.
Il a déjà annoncé la création au sein de son ministère, d'une direction générale des médias privés qui sera dirigée par un doyen de la presse indépendante. Un code de la publicité est également en projet, a ajouté le ministre.
Mais la presse privée burkinabè s'inquiétait déjà de cette aide étatique. Edouard Ouédraogo, directeur de publication de L'Observateur Paalga, a soumis aux participants la problématique de cette subvention par rapport à l'indépendance des médias et à leur cohésion. Il craint « l'asservissement économique et les tentatives de récupération politique » qui peuvent en découler, sans oublier les discordes qui naissent chaque année dans le partage de cette subvention.
Placées sous le thème « financement de l'entreprise de presse privée et publique », les Universités africaines de la communication de Ouagadougou regroupent des universitaires, experts et professionnels francophones de la communication, autour de la problématique du thème choisi. Elles s'achèvent le 1er décembre prochain.
Médias
Décès du directeur de « L'Indépendant »
Ouagadougou, 27 nov. (AIB) - Le directeur publication de l'hebdomadaire « L'Indépendant », Liermé Somé est décédé, dans la nuit de dimanche à lundi au Centre hospitalier national « Yalgado Ouédraogo » des suites de maladie, a-t-on appris, lundi à Ouagadougou, de sources proches de la Société des éditeurs de la presse (SEP).
Père d'un enfant et âgé de 48 ans, M. Somé a débuté comme journaliste reporter au quotidien privé « Le Pays » dans les années 1992 avant de rejoindre le quotidien privé le « Journal du Soir ».
Après cinq années passées au « Journal du Soir », M. Somé entreprendra des études de troisième cycle en communication au Pays Bas.
De retour des études, M. Somé sera nommé comme directeur du journal « L'Indépendant » en remplacement de son fondateur, Norbert Zongo, assassiné le 13 décembre 1998.
Affaibli par la maladie depuis quelques mois, Liermé Somé cèdera son fauteuil à un intérimaire, Basile Baloum en septembre dernier pour des soins.
Interrogé sur ce qu'il a retenu de l'homme avec lequel il a collaboré depuis une dizaine d'années, M. Baloum a reconnu que M. Somé était un journaliste engagé, un homme qui était à la recherche de l'information vraie.
Défenseur de la veuve et de l'orphelin, M. Somé qui a passé le reste de vie à dénoncer les travers de la société, des gouvernants du Burkina Faso, était un militant du Mouvement burkinabé des droits de l'homme et des peuples (MBDHP).
« Dès qu'il était mis au courant d'une injustice, d'un détournement ou d'une malversation, M. Somé consacrait son temps à voir clair d'abord dans cette situation et la dénoncer publiquement dans ses écrits », a fait remarquer M. Baloum.
La dépouille mortelle a quitté Ouagadougou dans la soirée et l'enterrement du journaliste est prévu pour mardi dans son village natal à Kopper, localité frontalière du Ghana, située à plus de 300 km au Sud Ouest de Ouagadougou.
Santé
Une vingtaine de chirurgiens canadiens au chevet des enfants atteints de noma
Ouagadougou, 27 nov. (AIB) - Une vingtaine de chirurgiens canadiens ont entamé lundi à Ouagadougou, une campagne d'opération chirurgicale au profit d'une cinquantaine d'enfants atteints de noma.
Initiée par la Fondation Suka El Fateh et l'ONG mobilisation enfants du monde du Canada, cette campagne vise à défendre, protéger et promouvoir les droits de la mère et de l'enfant, particulièrement ceux défavorisés.
Cette opération qui durera 13 jours, concerne une cinquantaine d'enfants burkinabé atteints de malformation et de déformation au niveau du visage suite au noma.
Il s'agit pour ces spécialistes canadiens de redonner un visage plus normal qui attire moins l'attention.
Un membre de l'ONG canadienne, le Dr Louise K. Laberge a indiqué que la plupart du temps les déformations sont dans la région du nez, de la bouche et avec l'opération les malades pourront s'alimenter plus facilement, parler mieux et d'avoir un sourire, ce qui est important dans la vie
La clinique Souka El Fateh, note-t-on, est la structure technique d'exécution de la campagne où la consultation, l'opération chirurgicale et le suivi des malades sont gratuits.
Selon Mme Laberge, tout est gratuit grâce aux donateurs canadiens, à savoir la consultation, l'opération chirurgicale, les médicaments et le suivi des malades.
Ces opérations chirurgicales réparatrices chez les enfants victimes de la maladie du noma au Burkina, sont le fruit d'une année de collaboration entre la Fondation Suka El Fateh et l'ONG Mobilisation enfants du monde du Canada.
Pour ce premier acte de leur partenariat, les deux structures entendent permettre aux enfants de retrouver leur dignité et de s'insérer dans la société.
Saluant à sa juste valeur le geste de l'ONG canadienne, la présidente de la Fondation Suka , Mme Chantal Compaoré, épouse du chef de l'Etat burkinabé, Blaise Compaoré a souhaité que d'autres partenaires agissent dans ce sens en faveur des couches les plus défavorisées au Burkina.
« Si tout le monde mettait un peu la main à la pâte, on serait arrivé à améliorer l'état de santé des populations les plus défavorisées », a-t-elle prévenu, précisant que l'ONG canadienne a montré un peu ce que doit faire les autres partenaires de la Fondation Suka et des autres associations existantes au Burkina Faso.
La cérémonie de lancement de la campagne a également servi de cadre pour la remise d'un lot de matériel d'une valeur de 16 millions de F CFA à 1800 bénéficiaires du Centre de formation intégré des sourds et malentendants de Ouagadougou, un geste de la présidente de la Fondation Suka , M Chantal Compaoré.
Blaise Compaoré et le Mogho Naba Baongo, lauréats du prix CIVIPAX 2006-2007
Ouagadougou, 23 nov. (AIB) - La 4e édition du prix pour le civisme et la paix au Burkina (CIVIPAX) 2006- 2007 a été décernée, cette année, au président du Faso, Blaise Compaoré au niveau international et au Moro Naba Baongo, empereur des mossi, au niveau national.
L'annonce de ce prix a été faite, jeudi à Ouagadougou, par les initiateurs du prix CIVIPAX au cours d'une conférence de presse.
C'est parmi 11 nominés internationaux que le président du Faso, Blaise Compaoré a été unanimement retenu par le jury international comme lauréat du prix CIVIPAX 2006-2007 sur le plan international.
Composé des bâtonniers de 8 pays de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) dirigé par le Bâtonnier Seydou Ibrahima Maïga du Mali, le jury trouve que la distinction du chef de l'Etat burkinabé fait suite à ses multiples actions en faveur de la paix dans la sous région ouest africaine.
Les membres du jury ont cité, entre autres, l'accord politique global (APG) du 20 octobre entre les acteurs de la crise togolaise, l'accord du 4 mars 2007 sur la crise ivoirienne et le rôle de médiateur joué par le président Compaoré dans les conflits touaregs au Mali et au Niger.
Selon les membres du jury, le président Compaoré s'est investi dans tous ces conflits pour trouver une issue heureuse et ramener la paix dans ses pays et dans l'espace UEMOA.
Au niveau national, c'est le Moro Naba Baongo qui a été désigné lauréat de la 4 e édition du prix CIVIPAX.
Selon le jury, le Moro Naba est la personnalité coutumière qui répond au mieux au thème de l'édition qui est « Tradition, coutume et paix », car il s'est distingué par ses interventions dans des conflits qui ont connu une issue heureuse, en jouant son rôle de facilitateur avec beaucoup d'efficacité.
Sa notoriété dépasse l'empire moaga et touche tout le pays et c'est au regard de tout cela qu'il a été retenu par le jury national dirigé par Me Moumouni Kopio comme lauréat de la 4e édition.
Des mentions ont été faites sur le plan international au Directeur exécutif de West africa Network for peace bulding, Abouka Konpandé pour le travail abattu par son institution pour la recherche de la paix.
Au niveau national, ce sont le Pasteur Flavien Tapsoba et le Pr Albert Ouédraogo qui reçoivent une mention spéciale.
Le prix CIVIPAX distingue des personnalités qui se sont illustrées sur le plan national et international par leurs actions et leur engagement en faveur de la paix.
Créée en février 1999, cette organisation CIVIPAX/Citoyen du monde est une organisation transnationale non confessionnelle, apolitique et non gouvernementale de promotion de la citoyenneté, de la paix au Burkina Faso.
La remise de tous ces prix aura lieu à Ouagadougou, le 15 décembre prochain.
Le MCTC dans les locaux des Editions Sidwaya
Ouagadougou, 23 nov. (AIB) - Le ministre de la Culture , du Tourisme et de la Communication , Philippe Sawadogo a visité vendredi dans la matinée, les installations des Editions Sidwaya, a-t-on constaté sur place.
Cette première visite dans un organe de presse public depuis sa nomination, Philippe Sawadogo l'a effectuée dans les ateliers, à la rédaction, à la documentation classique et électronique et dans les services administratifs des Editions Sidwaya.
Il a rappelé qu'étant issu du ministère en charge de la Communication , ce sont des retrouvailles, car le chemin parcouru est très important et c'est une fierté de constater une modernisation de l'entreprise.
« C'est pour saluer une équipe dynamique de notre département. C'est tout a fait normal après ma prise service de nous puissions rendre visite aux différents organes de presse », a-t-il déclaré.
Se prononçant sur le comportement du quotidien parmi ses confrères, Philippe Sawadogo a dit que Sidwaya est devenu un organe de presse respecté par la qualité du travail et par sa capacité de rendre compte en temps réel.
Aux travailleurs des Editions Sidwaya, le ministre de la Culture , du Tourisme et de la Communication a demandé de continuer dans cette la dynamique malgré quelques difficultés.
Il annoncé la création d'un service de solidarité pour les travailleurs du département, afin d'apporter un appui qui pourrait donner une nouvelle dynamique, estime le ministre de la Culture du Tourisme et de la Communication.
Dans le Livre d'Or l'ex ambassadeur du Burkina Faso en France a écrit: « Courage, Détermination, Abnégation ont payé. Sidwaya est devenue une référence la satisfaction de tous ».
Lancement de l'opération "vente de vivres à prix social" dans les provinces déficitaires
Ouagadougou, 19 nov. (AIB) - Le ministre de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques, Salif Diallo a lancé, vendredi dans les régions du Plateau Central et du Centre Est, une opération de vente de céréales à prix social.
Cette opération concerne les 15 provinces déficitaires sur les 45 que compte le pays, et qui ont enregistré un déficit de production céréalière cette année.
Avec une production céréalière fragile cette année, le gouvernement a décidé de prendre très tôt des mesures pour aider les populations des zones déficitaires en mettant à leur disposition des stocks de céréales qui seront vendus à prix social.
Pour les régions du Plateau central et du Centre Est, au total, 1850 tonnes de céréales ont été déposées, soit 19.000 tonnes de 100 kg chacun et comportant du mil, du maïs et du sorgho
Cette opération sera menée par les autorités provinciales sous la supervision du ministère en charge de l'Agriculture à travers la société nationale de gestion des stocks de sécurité (SONAGESS).
En lançant l'opération à Zorgho, le ministre Diallo a défini la politique du gouvernement en matière de protection des populations, et informé que le sac de 100 kg de mil, de sorgho ou de maïs est vendu à 9.000 F CFA sur présentation du livret de famille.
La province du Ganzourgou dont le chef lieu est Zorgho, cumule cette saison, un déficit de 1000 tonnes, soit un manque de 24 pour cent.
A l'annonce du prix social de 9.000 F CFA le sac de 100 kg , grande était la joie des populations dans la mesure où le sac de 100 kg de maïs ou de mil coûte présentement 20.000 F CFA dans cette localité.
Après Zorgho, la délégation s'est rendue à Koupéla pour donner le top départ de l'opération et le ministre Diallo pour la circonstance, a prévenu les commerçants et les autorités sur la gestion de ces vivres.
« Non à l'enrichissement illicite et à la spéculation », a prévenu le ministre Diallo, précisant qu'en cas de manquements dans cette opération, des sanctions judiciaires fermes attendent les auteurs des forfaits.
Le Burkina a enregistré pour la saison agricole 2006-2007, une production céréalière de 3,652 millions de tonnes contre un besoin national de 2,875 millions de tonnes, soit un excédent de 777.000 tonnes.
Ce bilan de la campagne agricole qui s'est achevée par une brusque interruption des pluies, connaît toutefois des déficits dans un tiers des provinces du pays.
Au total, 15 provinces sur les 45 que compte le pays, enregistrent des déficits de 10 pour cent des besoins de leur population tandis que la production de 20 autres provinces sont, quant à elles, en situation d'équilibre.
Les besoins en riz et en blé ne sont pas couverts, avec un manque à gagner respectivement de 190.000 et 19.000 tonnes.
La production du mil et du sorgho a aussi baissé de 6,5 pour cent par rapport à la saison écoulée et le sac de maïs, de mil et de sorgho coûte entre 12.000 et 16.000 F CFA sur les différents marchés du pays.
Le gouvernement et les syndicats en concertation
Ouagadougou, 15 nov. (AIB) - Le gouvernement et les syndicats ont entamé, jeudi à Ouagadougou, des négociations en vue de trouver des solutions aux préoccupations des travailleurs.
Ces négociations qui devraient reprendre en septembre dernier, l'ont été devant la menace des syndicats des travailleurs sur l'organisation d'un mouvement de protestation sur la vie chère.
La plate forme revendicative des travailleurs remise au gouvernement par les syndicats en mai dernier a trait, de l'avis du secrétaire général de la Confédération du travail du Burkina (CGTB), Tolé Sagnon, à la question du relèvement des salaires, l'examen du prix des hydrocarbures.
Outre les dossiers sociaux, les préoccupations concernent le relèvement des salaires au niveau du secteur privé, les libertés syndicales relatives aux sanctions des travailleurs du ministère des Affaires étrangères.
Pour le Premier ministre Tertius Zongo, cette présente rencontre qui s'inscrit dans la réalité de la politique de concertation permanente du président du Faso avec les partenaires économiques et sociaux, s'ouvre dans un contexte économique mondial défavorable caractérisé par la flambée des cours de pétrole.
Soulignant qu'elle traduit la volonté de promouvoir la protection sociale, la sécurité et la santé des travailleurs à travers une couverture sociale adaptée, M. Zongo a souligné que le gouvernement prêtera une oreille attentive à toutes ces préoccupations, mais a demandé aux syndicats de ne pas occulter les réalités du moment.
« Je suis persuadé que vous ne manquerez pas de discernement sur les réalités économiques du pays t que vous saurez faire preuve, comme par le passé, de hauteur d'esprit, de compréhension et de responsabilité qui a toujours caractérisé le travailleur burkinabé et dont les représentants que vous êtes avez toujours su témoigner», a-t-il souhaité.
M. Zongo a dit que le gouvernement fera des propositions réalistes tout en envisageant à court et moyen terme des mesures d'accompagnement comme la journée continue, le renforcement des moyens de transports en commun.
Il se est convaincu que ces discussions vont se dérouler de manière constructive et réaliste afin de parvenir à des solutions justes.
Ces négociations qui s'annoncent serrées de part et d'autre, prennent fin vendredi.
5 morts dans un accident de la circulation
Ouagadougou, 13 nov. (AIB) - Cinq personnes dont 3 femmes et un enfant ont trouvé la mort, lundi dans la matinée à Boni, localité située à environ 325 km à l'Ouest de Ouagadougou, sur la nationale n°1, écrasées par une remorque citerne.
Le chauffeur de la remorque citerne d'immatriculation malienne est venu percuter de plein fouet un mini car en stationnement hors de la chaussée pour cause de panne, alors que les passagers étaient assis par terre attendant la réparation de leur véhicule.
La remorque citerne dont le chauffeur accuse la direction de son véhicule était certainement en pleine vitesse, dans la mesure où le véhicule après avoir percuté celui en stationnement est allé finir sa course à 400 mètres du lieu du drame, a-t-on appris de sources policières.
Les autorités provinciales et départementales sont allées constater de visu cette malheureuse situation qui a fait également deux blessés.
Les Etats francophones ouest africains condamnent la tentative d'enlèvement d'enfants au Tchad
Ouagadougou, 09 nov. (AIB) - A l'issue du colloque qui s'est tenu du 06 au 08 novembre à Ouagadougou sur le suivi des recommandations du comité des droits de l'enfant des Nations Unies (CDE), les participants venus de huit pays francophones d'Afrique de l'Ouest ont condamné la tentative d'enlèvement de 103 enfants tchadiens, sous le couvert humanitaire, par l'Association française dénommée « Arche de Zoé ».
Ils ont par ailleurs souhaité que les membres de cette association soient jugés par un tribunal international, et sanctionnés à la hauteur de leur crime.
Aux gouvernements africains, ils ont demandé de mettre « un accent particulier » sur le suivi des associations humanitaires qui travaillent sur le continent.
C'est le 25 octobre dernier que l'affaire « Arche de Zoé » a commencé, avec l'inculpation de dix-neuf personnes à Abéché, au Tchad. Outre neuf Français, il y avait un pilote belge, l'équipage espagnol du Boeing 757 qui devait transporter les enfants en France, de même que deux responsables locaux tchadiens.
Le président français, Nicolas Sarkozy, avait réussi le dimanche 04 novembre, à convaincre son homologue tchadien, Idriss Déby, de libérer les quatre hôtesses de l'air espagnoles, ainsi que les trois journalistes français.
Les cent cinquante (150) participants de l'atelier organisé dans la capitale burkinabè ont également fait d'autres recommandations pour la protection des droits des enfants.
On retient principalement que l'année 2009 sera déclarée « année de l'enregistrement des naissances dans les huit pays membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et en Guinée.
Ils ont aussi souhaité que les pays africains rendent l'enseignement primaire gratuit et obligatoire pour tous les enfants, et qu'ils créent des systèmes spécialisés de justice pour les mineurs.
L'objectif principal de cette rencontre était le renforcement des capacités des gouvernements dans la mise en ouvre des observations finales du comité des droits de l'enfant et dans la constitution de réseaux de collaborateurs susceptibles de les appuyer dans cette tâche.
Mme Shirin Aumeeruddy-Cifra, défenseur des droits de l'enfant en Ile Maurice, a pris part à l'atelier de Ouagadougou. Elle affirme avoir surtout retenu « la volonté extraordinaire » de tous les pays à mettre en ouvre les recommandations du CDE sur les droits des enfants.
Le CILSS recommande la vigilance à ses membres
Ouagadougou, 07 nov. (AIB) - Le Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) a demandé à ses 9 pays membres de garder la vigilance afin d'éviter la situation de famine, mercredi soir à Ouagadougou.
Le secrétaire exécutif du CILSS, le Pr. Bretaudeau Alhousseini a rappelé la nécessité pour les pays du Sahel « être très vigilant » dans la gestion de la production agricole.
M. Bretaudeau intervient alors que le Burkina Faso vient d'établir un bilan globalement positif de la saison agricole 2007-2008. Il a rappelé qu'en dépit du rendement céréalier satisfaisant au sein des « gros producteurs » que sont le Burkina, le Mali, le Niger et le Tchad, doublé d'une hausse de la quantité céréalière de 16 pour cent au Sénégal, le Sahel pourrait connaître des pénuries alimentaires compte tenu des productions insuffisantes dans les pays voisins et dans deux pays du CILSS.
« La pluviosité dégradante a causé un déficit important en Guinée Bissau. Le Cap-Vert connaît encore un déficit céréalier », a-t-il. Par ailleurs, a-t-il poursuivi, « selon les estimations, le Ghana, voisin du Burkina Faso, pourrait enregistrer une baisse de 10 pour cent de sa production céréalière ». La situation n'est pas non plus reluisante pour le Nigeria, voisin du Niger.
Les prévisions céréalières prévisionnelles pour les pays membres du CILSS sont estimées à près de 15 millions de tonnes pour la saison 2007-2008, soit la même valeur que la saison écoulée.
« Pour le Sahel, c'est un bilan à l'équilibre », a conclu le Secrétaire exécutif du CILSS qui encourage par ailleurs les autorités des pays membres à encourager les cultures de contre-saison pour se mettre à l'abri des crises alimentaires.
Il a suggéré enfin que des mesures soient prises pour gérer les surproductions relevées dans certains pays.
Le CILSS est composé neuf pays dont le Burkina Faso, le Cap-vert, la Guinée-Bissau , la Gambie , le Mali, la Mauritanie , le Niger, le Sénégal et le Tchad. Colloque sous-régional sur les droits de l'enfant à Ouagadougou
Ouagadougou, 06 nov. (AIB) - Il se tient du 06 au 08 novembre à Ouagadougou, un atelier sous-régional sur le suivi des recommandations du Comité des droits de l'enfant de l'Organisation des Nations Unies (ONU).
Selon le ministre burkinabè de la promotion des droits humains, Mme Salamata Sawadogo, la rencontre de Ouagadougou permettra aux pays francophones de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), de partager leurs expériences et d'échanger sur les meilleures pratiques qui pourront améliorer l'effectivité des droits de l'enfants dans la sous-région.
Elle a ainsi pour objectif principal, le renforcement des capacités des gouvernements à mettre en ouvre les observations finales du Comité des droits de l'enfant et à constituer des réseaux de collaborateurs susceptibles de les appuyer dans cette tâche.
Au total, près de 150 participants venus de huit pays francophones membres de la CEDEAO (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Sénégal et Togo) prennent part à l'atelier de Ouagadougou.
D'autres pays tels que le Cap Vert, la Guinée Bissau , le Ghana et le Cameroun y sont en tant qu'observateurs.
Au nombre des thèmes qui seront abordés au cours de ce colloque, on peut citer entres autres ceux relatifs à l'enregistrement des naissances, aux violences faites aux enfants et à l'administration de la justice pour les mineurs.
De l'avis du directeur de Plan international, l'espace CEDEAO est la région la plus jeune du monde, car 56% de la population qui y vit a moins de vingt ans. De plus, deux enfants sur dix meurent avant leur cinquième anniversaire.
Pour lui, tous ces facteurs obligent à promouvoir et à respecter les droits des enfants.
« Les enfants ont le droit de réclamer de nous, tout ce qu'on leur a promis quand on a signé et ratifié la convention des droits de l'enfant. Si nous ne tenons pas nos promesses, nous risquons de créer un écart insurmontable qui sera demain, une source de conflits sociaux », a prévenu le premier responsable de Plan international.
Selon un document de presse parvenu à l'AIB, c'est face à la persistance de certains problèmes, que le Comité des droits de l'enfant a jugé nécessaire d'apporter un appui technique aux Etats pour améliorer non seulement la mise en ouvre de la convention des Nations Unies relatives aux droits de l'enfant, mais également la qualité des rapports qui lui sont soumis.
Pour cela, il (le Comité des droits de l'enfant) a décidé à travers le Haut Commissariat aux droits de l'homme, et en collaboration avec l'UNICEF et Plan international, d'organiser des ateliers régionaux sur le suivi de ses recommandations.
Les premiers ateliers ont ainsi été organisés en Argentine, en Thaïlande, en Egypte, en Syrie et au Costa Rica.
En ce qui concerne l'espace de la CEDEAO , c'est le Burkina Faso qui a été choisi pour abriter cet événement.
En plus de l'atelier qui va se pencher sur le suivi des recommandations du Comité des droits de l'enfant, il est prévu par ailleurs une formation d'artistes musiciens sur les droits de l'enfant et une exposition de dessins et photos réalisés par 1500 jeunes de 85 pays.
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