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BURKINA-SECURITE-CNIB
Etablissement de la CNIB : la Constitution s’en trouve-t-elle violée ?

Ouagadougou , 12 mars  (AIB)- L’établissement de la nouvelle carte d’identité nationale burkinabé (CNIB) suscite des interrogations dans le rang de certaines organisations, a-t-on constaté lors d’un panel organisé jeudi 11 mars 2010 à Ouagadougou par le Centre national pour la gouvernance démocratique (CGD).

Lors de ce panel sur le dialogue démocratique, les participants de certaines organisations de la société civile et certains partis politiques ont taxé d’ « anticonstitutionnel » le fait de demander un certificat de nationalité burkinabé aux individus nés à l’extérieur et de ne pas en exiger pour les autres, c’est-à-dire pour ceux qui sont nés à l’intérieur. Selon ces observateurs, cette façon de procéder  dans l’établissement de la CNIB va à l’encontre de la constitution burkinabé de juin 1991 qui dispose que tous les Burkinabé sont égaux en droits et en devoirs.
  
Loin de l’Office national d’identification (ONI), l’idée de faire une discrimination entre Burkinabé, a rétorqué son directeur général. Pour le premier responsable de cet établissement public d’Etat à caractère administratif, il s’agit tout simplement d’une des mesures de sécurité qui entourent la nouvelle carte.

« Je suis Diallo et vous savez que ce nom se trouve un peu partout au Sénégal, au Mali, en Guinée, etc. Le seul élément de différenciation pour ceux  qui ne possèdent pas un extrait d’acte de naissance établi au Burkina Faso est le certificat de nationalité », a donné en exemple M. Diallo. Cela vise à sécuriser tous les Burkinabé, a-t-il rassuré. Selon le directeur de l’Office, la sécurité a un prix et il faut accepter s’y soumettre sans arrière-pensée.

Un autre problème soulevé est lié aux conditions qui entourent les opérations de délivrance massive des pièces d’état civil, exigées pour la délivrance de la CNIB. En effet, selon Karfa Gnanou du syndicat des magistrats du Burkina, l’établissement des extraits d’acte de naissance doit se faire sous le contrôle des procureurs qui sont les dépositaires des registres. Or, dans cette opération d’octroi massif, le ministère de la justice a été « ignorée ». D’où une « entorse » à la loi qu’il souhaite voir rétabli dans les prochaines opérations de ce genre.

Inquiétude restée en suspend, le Ministère en charge de l’administration territoriale, instigateur de ladite opération,  n’ayant pas été représenté au panel.

Néanmoins, le Colonel Abdou Diallo a indiqué que l’objectif de la présence de l’ONI au panel est de recueillir les suggestions pour améliorer le processus et les données personnelles qui entourent la CNIB. Selon M. Diallo, l’ONI reste ouvert aux critiques constructives afin de lui permettre d’accomplir la mission que le gouvernement lui a confiée, à la satisfaction des citoyens burkinabé.
OO/IB


Burkina-Allemagne-diplomatie-visite
Le président allemand Horst Köhler en visite au Burkina du 6 au 10 juin

OUAGADOUGOU, 22 mars 2010 (AIB) - Le président de la République fédérale d'Allemagne Horst Köhler effectuera une visite d'Etat au Burkina Faso du 6 au 10 juin, a-t-on appris lundi auprès du ministère des Affaires étrangères.

 "C'est maintenant officiel, nous attendons le président allemand (Horst Köhler) qui sera en visite d'Etat du 6 au 10 juin" au Burkina Faso, a déclaré à l'AIB le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération régionale Alain Gustave Ilboudo.  M. Köhler dont ce serait le premier déplacement au Burkina Faso sera accompagné de son épouse et d'une "forte" délégation, a-t-on précisé de même source.

Outre des entretiens avec le chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré, M. Köhler visitera des réalisations socioéconomiques allemandes en faveur du Burkina Faso.  Le président allemand participera également à un symposium sur "l'influence de l’art et de la culture sur le développement local et l’identité nationale". Ce symposium, indique-t-on, est le deuxième du genre que le président allemand animera après le premier tenu au Nigeria il y a deux ans. "Les participants viendront d’Allemagne, du Burkina Faso et des pays d'Afrique de l'Ouest", a précisé M. Ilboudo sans les citer.

 Le Burkina Faso et l'Allemagne entretiennent des relations diplomatiques depuis 1961. Deuxième partenaire bilatérale derrière la France, l'aide allemande en faveur du Burkina Faso pour la période 2008-2010 s'élève à 893,5 millions d'euros. L'Allemagne assiste ce pays sahélien pauvre d'Afrique de l'Ouest dans les domaines de l'agriculture, de l'éducation, de la santé, de la gestion des ressources naturelles, de l'hydraulique, des infrastructures routières et de la décentralisation.  A l'issue de la visite, le président allemand se rendra en Afrique du Sud pour assister à l'ouverture de la Coupe du monde qui débute le 11 juin.
RH/IB


Burkina-Travail-Justice
Le procès des licenciés de l’UIDH reporté pour la 4è fois au 30 mars

Ouagadougou, 12 mars 2009 (AIB) – Le procès qui oppose l’Union interafricaine  des droits humains (UIDH) et huit de ses employés licenciés, vient d’être renvoyé au 30 mars prochain, soit le 4è report consécutif,  a constaté l’AIB au Tribunal de Travail ce vendredi à Ouagadougou.

La présidente du tribunal de travail, la juge Berthe Somé/Kambou a accédé à la requête de report formulée par l’avocat de l’UIDH, Me Alima Paré. Elle a expliqué comme son prédécesseur qu’elle n’avait pas pris connaissance du dossier.
 
L’affaire porte  sur le paiement d’arriérés de 17 mois de salaire. Les plaignants réclament aussi leurs droits légaux, des dommages et intérêts, d’arriérés de cotisation à la caisse nationale de sécurité sociale et de congés payés, suite à leur licenciement intervenu en 2009.

Le règlement du différend à l’amiable ayant échoué à l'inspection du travail, les deux parties s’étaient retrouvées pour une première fois au tribunal le 31 décembre 2009 puis au 14 janvier 2010. C’est à cette date que le président de l’UIDH,  Me Brahima Koné et son institution ont exprimé le souhait de s’attacher les conseils d’un avocat, amenant le juge à reporter le procès au 11 février 2010. Là encore, l’avocat de l’IUDH, Me Pierre Lassané Yanogo a dit n’avoir pas pris connaissance du dossier d’où un troisième report le vendredi 12 mars dernier.

Les plaignants estiment que l’accusé chercher simplement à gagner du temps. « Le président de l’UIDH est entrain de mener une manœuvre dilatoire » a lâché Jean Gabriel Ouédraogo, ex-comptable de l’UIDH. Ils menacent par ailleurs de troubler le congrès de l’Union prévu les 18, 19 et 20 mars prochains.
AMK/IB


Burkina-Election
La commission électorale nationale indépendante rencontre la société civile

Ouagadougou, 16 juil. (AIB) – La commission électorale nationale indépendante (CENI) a rencontré le mercredi 15 juillet à Ouagadougou les organisations de la société civile, dans le cadre de la mise en œuvre de la disposition légale portant sur le vote des Burkinabé vivant à l’étranger.

La loi sur le vote des Burkinabé à l’étranger a été adoptée la semaine dernière et la CENI a initié des rencontres avec le ministère burkinabé des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, les partis politiques et les organisations de la société civile, a indiqué sa vice – présidente, Véronique Kando pour des échanges sur les processus électoraux en cours au Burkina.

Selon Mme Véronique Kando, « la loi indique que les Burkinabé ne peuvent voter que dans le cadre référendaire et présidentiel, précisant qu’il y est fait mention qu’ils ne pourront voter que là où il y a une ambassade ou un consulat général du Burkina ». Les représentants des organisations de la société civile ont salué l’initiative mais n’ont pas manqué de relever un certain nombre d’inquiétudes relatives au marque d’un exposé clair sur les actions futures de l’institution pour leur permettre de faire des critiques constructives.

Les discutions ont essentiellement tourné autour de la participation des organisations de la partie civile, une des 3 composantes de la CENI. « A l’étranger, a souligné Paul Yougbaré du GERDES Burkina, on a au Burkina que des associations de ressortissants et non des structures interverront dans le domaine des droits humains qui sont habilitées à représenter la société civile, se demandant qu’à la lumière du code électoral, qui dans son association vont – ils trouver pour ce travail.

Le représentant du MBJUS (un mouvement d’étudiants et de scolaires du Burkina), Alexandre Ouédraogo a estimé que les rencontres de la CENI, « sans une étude sérieuse sur le rôle de tout un chacun à l’étranger ne seront que du tourisme. Mme Véronique Kando a déclaré que si on ne trouve pas d’organisation de la société civile dans les différents pays, son institution avisera.

AB/MK


Burkina-Propriété industrielle
La CCIA-B organise un atelier sur les droits de la propriété industrielle

Ouagadougou, 16 juil. (AIB) – La Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat du Burkina (CCIA-B) a organisé à Ouagadougou le 15 juillet 2009 un atelier sur les droits de la propriété industrielle en vue de sensibiliser les opérateurs économiques. L’atelier a regroupé des commerçants, des industriels, des inventeurs, des artisans et des universitaires.

Il visait à renforcer leurs connaissances en matière de droit de propriété industrielle et intellectuelle. Il s’est agi de leur faire prendre conscience de la valeur de leurs actifs immatériels et de l’importance de les protéger contre toutes les actions malveillantes. Les objectifs primordiaux de cet atelier étaient de doter les participants de certains outils nécessaires pour accroître leurs aptitudes à pouvoir anticiper sur le marché international.

Selon le vice- président de la Chambre du commerce, d’industrie et d’artisanat du Burkina, Mamadou Sanou, « les bénéficiaires ne doivent pas perdre de vue que leurs entreprises ont besoin de toujours innover et investir en minimisant le risque lié au marché, pour prospérer ». Des communications sur « l’importance de la propriété industrielle dans l’activité économique » et sur « le brevet d’invention et la problématique de son exploitation » ont été prononcées, suivies d’échanges- débats.

AB/MK


Burkina-Gendarmerie
Formation de commandants des sous unités dans la lutte contre le grand banditisme

Ouagadougou, 16 juil (AIB) – Il se tient du 15 au 16 juillet 2009 à Ouagadougou un atelier de formation des commandants des sous unités de la gendarmerie nationale pour lutter contre le grand banditisme.

Cet atelier, placé sous le thème, « quelles dispositions prendre pour renforcer l’action du commandement dans le suivi des hommes dans les sous unités », fait suite à un premier, tenu en novembre 2008, sur le renforcement des capacités dans la lutte contre le grand banditisme.

Il s’est agi au cours de cette formation de 48 heures de passer au peigne fin les actions et les stratégies de la mise en place et de la tenue d’un fichier fiable, du contrôle de la circulation des armes légères, de la gestion d’un crash d’avion et des techniques d’un plan permanent de circulation.

Cet atelier, organisé par l’état major de la gendarmerie nationale voudrait, à travers ses services décentralisés, donné les grandes lignes des objectifs du commandement et des missions qui lui sont confiées. 

L’Assemblée nationale du Burkina vient d’adopter une loi portant sur la lutte contre le grand banditisme et il va maintenant s’agir pour la gendarmerie de réaménager ses missions dans les zones urbaines, sur les axes routiers et au niveau des frontières, a souligné le chef d’état major de la gendarmerie nationale, Martin Zongo.

AB/MK


Burkina-Société
CNTB : appel à une mobilisation face à l’ampleur des nouveaux défis

Ouagadougou, 10 juil (AIB) - La 1ère  conférence des secrétaires généraux de la Confédération nationale des travailleurs du Burkina (CNTB) s’est ouverte le vendredi 10 juillet 2009 dans la salle de réunion de la dite organisation, dans un contexte  marqué  au plan premier plan par la crise financière appelée ici vie chère, a déclaré le secrétaire général confédéral de la CNTB,  Blaise Augustin Hien.

Sous le thème « Renforcer les capacités  de mobilisation  et d’action  pour un meilleur rayonnement de la CNTB sur l’échiquier  syndical national », cette 1ère conférence, selon le secrétaire général confédéral, se déroule dans un environnement surtout rendu complexe par la mise en cause des droits élémentaires  des travailleurs, droits naturels, en tant que  organisation  syndicale  à s’organiser et à défendre des valeurs : droit à la vie, respect de la personne humaine, droit à un travail  décent  en vue de permettre  au travailleur  et sa famille  de participer  dignement  et légitimement au développement et à la prospérité du Burkina Faso.

Le diagnostic ainsi fait, M. Blaise Augustin Hien  a invité les participants à réfléchir  sur la capacité de mobilisation dans un monde qui se complique de plus en plus. « Nous ne saurons vous  proposer  des solutions  en dehors  et sans  votre implication  et participation en tant que  premiers acteurs  sur  le terrain », a-t-il martelé.

Aussi, le secrétaire général confédéral a-t-il lancé cet appel à ses camarades de lutte pour une active et pleine participation aux travaux de cette 1ère conférence : « A vos marques donc, que des débats constructifs  dénués de tout subjectivisme, de calculs mesquins, de coups bas afin que nous arrivions  à construire  une à construire  une CNTB plus dynamique  et visible  sur le terrain, à être plus  fonctionnelle au niveau  des sections  provinciales, à mobiliser  plus  et à  accroître le recouvrement des cotisations  pour assurer  notre autonomie ».

ABT/SVY/    


Burkina-Société
Journée de l’Excellence : «  Handicap talents » se décentralise du Faso park dans les provinces

Ouagadougou, 10 juil (AIB) - La Fédération burkinabé des associations  pour la promotion  des personnes handicapées (FEBAH) a organisé le jeudi 9 juillet 2009 à l’espace loisirs de Faso park, pour la 2ème fois consécutive, la journée de l’excellence afin de récompenser les meilleurs élèves scolarisés vivant avec le handicap.

A cette occasion, les partenaires techniques et financiers (PTF), notamment l’UNICEF, Handicap international, le PAMAC, le CNLST/IST, la Francophonie, la Croix rouge, le projet  BKF 011 du  ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique (MESSRS) et la quasi totalité des partenaires étatiques et para étatiques émanant du ministère de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation (MEBA), du MESSRS, le comité multisectoriel pour la réadaptation et légalisation des chances  des personnes  handicapées (COMUREC/Handicap) ont rehaussé de leur présence la cérémonie.

La présidente de  la FEBAH, Mme Rosalie Bassolé a tenu a salué leur implication dans l’ensemble de ses activités de promotion du handicap et dans la réalisation des objectifs de la FEBAH.

Rappelant les objectifs de sa structure, Mme Bassolé a souligné qu’il s’agit d’abord de la promotion de la personne handicapée, du plaidoyer pour l’inclusion des besoins de la personne  handicapée  dans les programmes  et projets de développement, du traitement de la question de la personne handicapée  de manière transversale  afin de voir l’adhésion de tous les départements ministériels, de tous les projets  de développement en ouvrant des lignes budgétaires  en faveur  des personnes  handicapées,  de telle sorte  que l’on ne parle  même  plus  de personnes handicapées  mais de personne tout court avec des besoins  spécifiques.

La FEBAH cherche également à dynamiser le  mouvement associatif pour plus d’unité d’action, et à asseoir une coordination  des actions des organisations  oeuvrant en faveur des personnes handicapées. 

Mme Rosalie Bassolé  a estimé  que  l’expertise de la FEBAH est spécifique aux  personnes handicapées qu’il est souhaitable  de mettre à la disposition des secteurs ministériels  et des autres acteurs  de développement. La FEBAH s’investit par ailleurs dans la valorisation de la personne handicapée afin de lui permettre d’être un véritable acteur du développement au Burkina Faso » a relevé Mme Bassolé.

La journée de l’excellence, après la 1ère édition de 2008, va également se décentraliser cette année à Koudougou,  à Fada N’Gourma et à Tenkodogo.

ABT/SVY



Burkina-Dialogue Etat-Secteur privé-Société civile
Promouvoir la filière céréalière en vue de relever le défi de l’autosuffisance et de la souveraineté alimentaire

Ouagadougou, 10 juil. (AIB) - « Problématique de la souveraineté alimentaire : quelles contributions  du secteur privé et la société civile ?» ;  c’est autour de ce thème que le forum du dialogue Etat, secteur privé et société civile s’est tenu du 2 au 3 juillet 2009 à Ouagadougou.

Ce forum tripartite vise  d’une part à contribuer à l’information  des acteurs sur les différentes politiques céréalières en vue d’une souveraineté alimentaire pour une réduction de la vie chère au Burkina ; identifier les contraintes à la promotion de la filière céréalière au Burkina Faso.

Il s’est agit par ailleurs pour participants d’analyser la cohérence  et la conciliation entre politiques agricoles nationales du Burkina et les politiques sous-régionales.

S’approprier le plan  sortie de crise sur le long terme et la mise en œuvre de solutions à travers un plan d’action ainsi qu’un dispositif de suivi des conclusions et recommandations issues du forum ont été les temps forts de la rencontre.
 
Près de 90% de la population sont des producteurs agricoles, l’usage des techniques traditionnelles, les aléas climatiques peu favorables sont des facteurs tendant à  la réduction progressive  des rendements, le contraste entre la croissance rapide de la population (3,1%) et celle économique (3,5%) explique l’insuffisance de l’offre alimentaire, indique-t-on.

Ce constat fait dire au coordonnateur du Projet de renforcement de l’interface Etat-Secteur privé – société civile (PARCECAP), André Richard Ouédraogo la nécessité  de promouvoir la filière céréalière en vue de relever le défi de l’autosuffisance alimentaire.

Le ministre de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques, Laurent Sedgo a rappelé lors des travaux que cette souveraineté ne saurait  être la seule affaire des paysans, ni celle de l’Etat, mais d’une synergie d’action entre acteurs de développement.

Organisé par le PARCECAP, le forum a été initié pour pallier les insuffisances de la stratégie de développement rural adoptée en 2004 par le gouvernement burkinabé, en cohérence avec le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté.
Ont pris part au forum, les représentants des organisations de la société civile, d’associations de paysans et de partenaires techniques et financiers.

MRS/SVY/


Burkina-Gestion des terroirs
Le deuxième Programme national de gestion des terroirs s’intéresse aux radios locales

Ouagadougou, 15 juil (AIB) – Le deuxième Programme national de gestion des terroirs (PNGT2) organise du 13 au 17 juillet à Ouagadougou, une session de formation au profit des animateurs des radios locales. Cette session de formation regroupe des animateurs des régions du Centre, Centre- Est, Centre- Nord, Est, Plateau central et du Sahel. Elle vise à renforcer les capacités des participants afin qu’ils puissent mieux jouer leur partition dans les actions de développement au niveau des communes rurales, à travers la production d’émissions radiophoniques, selon le coordonnateur du PNGT2, Jean Paul Sawadogo.

Les participants à cette formation devraient, grâce aux connaissances acquises, pouvoir appuyer les conseils municipaux au quotidien pour la mise en œuvre de leurs activités, surtout celles prenant en compte les grandes orientations politiques de lutte contre la pauvreté, a-t-on souligné. Ainsi, les animateurs pourront, selon le coordonnateur du PNGT2, produire des magazines, des micro programmes, des débats et des journaux parlés dans leurs radios locales.

Le gouverneur du Centre, Boureima Bougouma, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de la session de formation, a indiqué que « les radios locales sont des actrices- clés dans la réussite des activités de développement local, précisant que les animateurs sont les principaux partenaires des communes dans la diffusion de l’information et dans l’établissement du dialogue entre les conseillers municipaux et les citoyens ».

AB


Burkina-Développement
Le SND a 25 ans: une demande sociale en croissance exponentielle
 
Ouagadougou, 14 juil. – (AIB)- Le Service national de développement (SND) fete cette année ses 25 ans d’existence au Burkina Faso, le Colonel Antoine Sanon directeur général de cette structure rattachée au premier ministère a animé un point de presse sur les objectifs, les moyens et la mission assignée au SND depuis sa création le 18 juillet  1984 sous l’appellation Service national populaire (SNP).

Au total, il  y a eu 51 promotions  et près de 150 000 personnes formées sur les deux principaux sites d’accueil à savoir Badala dans la province du Mouhoun et Loumbila dans la province de l’Oubritenga. Pour atteindre une telle performance, le gouvernement burkinabè a consenti des efforts substantiels en faisant des concessions chaque fois que les requetes formulées par la direction générale du SND ont visé l’intérêt de la nation et la promotion du citoyen. « Au début, les jeunes étaient peu nombreux certes à s’acquitter de leur devoir de service national alors que l’appel concernait les jeunes de 18 à 35 ans sans enfant ou pas plus de quatre enfants en charge. Aujourd’hui nous avons pu modifier la loi tout en faisant en sorte que nous recevons des jeunes gens de 18 à 30 ans sans enfant ou n’ayant pas plus de trois enfants » a-t-il dit.

Le SND a ainsi fait des émules dans la sous région au Mali, au Niger mais sans succès  apparent et le Bénin vient de rentrer à l’école du SND en s’inspirant du modèle burkinabè. «  C’est dire que le SND est d’une très grande utilité pour nos pays et permet au Burkina  d’économiser près de 2 milliards par an bien entendu en jeu d’écriture » a expliqué le Colonel Antoine Sanon. Le SND est un cadre de formation de la jeunesse à la recherche de l’employabilité, ce volet a permis d’aider près de 40.000  jeunes en six ans à acquérir des connaissances, un savoir-faire et prendre leur destin en main.

Pour mesurer l’importance de la SND dans la formation de la jeunesse et de la nation, c’est la forte demande chaque année des jeunes qui veulent apprendre un métier et se faire une place au soleil. « Vous pensez que le SND serait un refuge pour des jeunes non salariés cherchant à échapper à l’étau de la pauvreté, mais nous leur enseignons déjà comment  prendre conscience de leur environnement économique et social pour se valoriser afin de s’insérer dans la vie active » a fait remarquer le Colonel Antoine Sanon.

Par contre, le SND estime que les difficultés rencontrées par les jeunes sont encore un argument supplémentaire de plaider en faveur du relèvement de leurs pécules précédemment fixés à 14.000 frcs cfa puis 18.0000 et de 21.000 frcs à 30.000 francs cfa aujourd’hui. « Ces pécules peuvent-ils assurer la couverture sociale de l’appelé et les autres charges au quotidien comme le transport, le logement etc.

Pour apporter des précisions sur ce point, l’Etat nous accorde 1,3 milliard, 700 millions pour les pécules et la subvention de l’Etat est en réduction voilà un moment alors que les demandes en personnel d’appui des communes notamment les mairies sont autour de 800 agents. « Je précise justement que ce sont les magistrats, les médecins et meme le personnel d’appui en production  génèrent cette économise de trésorerie estimée à 2 milliards par an » souligne le Colonel Sanon.

A l’issue de leur temps de production, le SND dote les appelés d’un équipement de travail et un carnet d’épargne de 80.000 francs cfa tout ce qui leur permettrait de s’insérer activement dans la vie.


 Outre ce point de presse animé par le staff directorial du SND dans la salle de réunion du service d’information du gouvernement (SIG), plusieurs activités viendront jeudi et vendredi meubler ces manifestations notamment une journée de don de sang, un reboisement à Loumbila, un cross populaire,  et l’inauguration  du siège  du SND ainsi que des expositions d’œuvres  des appelés des Centres de formation. Un match de football, une course cycliste la 6ème du Grand prix du SND et une soirée culturelle au CENASA va boucler le calendrier des manifestations entrant dans le cadre de ce 25ème anniversaire.

ABT/SVY


Burkina-Société
Les municipales de 2011 ne sont pas pour l’heure une préoccupation du maire Simon Compaoré

Ouagadougou, 13 juil. (AIB) – Le maire Simon Compaoré de la ville de Ouagadougou a rencontré au cours d’une conférence de presse initiée par la Radio de la mairie de Ouagadougou (RMO) la quasi-totalité de la presse nationale et internationale pour échanger autour de ses 14 ans à la tête du Conseil municipal.

Des échanges francs et directs sur la gestion du bourgmestre, hier à l’apprentissage de la démocratie locale et aujourd’hui un maître à penser de la localisation, c’est-à-dire, un maître sachant lier le local au global pour faire de la décentralisation un ingrédient parfait de la mondialisation.

Trois heures durant, le maire de la ville de Ouagadougou a revisité l’histoire politique, économique et sociale de sa ville. L’action municipale décryptée ainsi par les hommes de média ne saurait laisser personne indifférent, tant elle est riche de rebonds et de volte face. Actuel secrétaire général du méga parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), M. Simon Compaoré  depuis 1995 accuse la plus longévité des Présidents de conseil. Il a conduit plusieurs opérations de lotissements, voirie, assainissement et a contribué à l’élaboration de plan d’urbanisme et de  coopération décentralisée. Sur la question plus précise de son futur politique, le maire n’a pas voulu être catégorique mais a cependant reconnu qu’à presque 60 ans il pense plutôt à économiser ses énergies. « Simon Compaoré, Président du Faso ? » ont demandé les journalistes. « Je ne suis pas fou, pur penser à la Présidence puisque être maire, ce n’est déjà pas petit » s’est-il exclamé.

Rappelant les travaux d’hercule du maire Simon Comparé, la réhabilitation du marché de Rood woko est le plus illustratif après les dégâts estimés à 29 millions de nos francs suite à la réouverture voilà à peine trois mois.

Autre sujet sensible, les lotissements à Ouagadougou, les lotissements  ont constitué le clou des échanges en ce sens que le bourgmestre a pu dégager plus de 150.000 parcelles en 14 ans dont 120.000 personnes ont été attributaires.  Selon le maire Compaoré, les 54.000 ha représentant  la superficie de Ouagadougou sont en train d’être avalés complètement.

 ABT/JPT    


Burkina-Société
Un incident avec la police municipale trouble la quiétude des riverains du marché central

Ouagadougou, 9 juil (AIB) - Un jeune homme d’une trentaine d’années a trouvé la mort au bout d’une course-poursuite après une interpellation de la  police municipale aux alentours du marché central de Ouagadougou ce jeudi 9 juillet 2009 en milieu de matinée.

Evoluant dans le secteur informel, le jeune homme a l’habitude de venir régulièrement faire l’achat de ses articles de marchandise afin d’assurer le renouvellement de son stock de vente.

Aussi, le jeune vendeur n’est pas un inconnu de la place. Toute chose qui explique la réaction et le courroux de la foule dès que l’incident est survenu, le jeune homme s’étant retrouvé sous les roues d’un camion de 10 tonnes dans sa tentative de fuite.

On déplore dans cette volonté de revanche des petits commerçants la perte des engins des policiers et la prise en otage du siège de la police implanté au marché central.

Dans cette confusion générale, le maire de Ouagadougou, M. Simon Compaoré est venu sur les lieux pour prendre la mesure de la tension entre les policiers et les jeunes  « dealers » riverains du marché central surchauffés à blanc face à l’atrocité de l’acte et essayer de ramener le calme.

ABT/SVY/      


Burkina-Société
Une équipe  de jeunes  médecins  américains  séjourne  au CMLE dans l’arrondissement de Nongr- massom

Ouagadougou, 7 juil (AIB)- Le directeur du centre médical Larry Ebert (CMLE), Dr. Félix Kohol  a reçu  une équipe de jeunes  médecins  le lundi  6 juillet 2009 dans le cadre  de l’amitié Burkina –Etats-Unis pour un monde solidaire et de complémentarité.

En effet, la mission  évangélique  les Navigateurs  a signé  une convention  avec le ministère  de la Santé dans le but d’assurer  une couverture sanitaire  des populations burkinabé dans les domaines des consultations  médicales, les accouchements  en maternité, les interventions obstétricales, les soins, les soins promotionnels et curatifs, les IST, la prise en charge  des personnes vivant avec les VIH (PVVIH), le counseiling, la prévention des activités bio-médicales, l’hygiène et l’assainissement etc.

Les stagiaires, une fois par an, viennent séjourner  dans le centre médical situé  à la périphérie  de la ville de Ouagadougou  et se familiariser avec les réalités  africaines  des pathologies  comme la tuberculose, le paludisme, les maladies diarrhéiques, les anémies ou les maladies de la mère et de l’enfant et plus souvent,  les IST et les PVVIH.

« Le centre  médical  Larry Ebert  vient élargir  la couverture  sanitaire  géographique  du district  de Kossodo en ce qui  concerne la prise en charge  intégrée  et continue des malade, ainsi que les urgences médicales », a expliqué le Dr Félix Kohol.

Pour la mission évangélique  Les Navigateurs, il s’agit de « penser santé » avant toute  chose. « La santé ce n’est pas la curie, afin d’acquérir les réflexes de manière à éloigner  les facteurs préjudiciables à la santé », a indiqué le Dr Félix Kohol.

Le centre médical Larry Ebert a été  opérationnel  officiellement en juin 2006 et a coûté 100 millions de francs CFA et doté d’équipements estimés  à 20 millions  de francs CFA .

Le centre est implanté  sur une superficie  de 6 000 m2 dont le principal bâtiment comprend une salle de réception et de triage, un hall servant de salle d’attente, 4 salles  de consultation, une  salle de soins, une salle  de radiologie, d’échographie, un laboratoire et un dépôt pharmaceutique.

Les services sont servis à coût réduit pour perpétuer l’esprit du fondateur, le missionnaire et philanthrope  Larry Ebert, décédé en 2001 suite à un  accident sur l’axe Ouagadougou-Accra.

ABT/ SVY    


Burkina-Eau
Des jeunes réfléchissent sur la problématique de l’eau

Ouagadougou, 7 juil (AIB) – Une soixantaine de jeunes venus d’Europe et d’Afrique se retrouvent du 6 au 11 juillet 2009 à Ouagadougou pour réfléchir sur les enjeux de la problématique de l’eau.

La rencontre est une initiative de la ville de Lyon, appuyé par les villes de Bamako, Barcelone, Porto Novo et Ouagadougou. Elle se veut un cadre de brassage culturel et de participation des jeunes au développement de leurs communes.

Au terme de leurs travaux placés sous le thème « Demain l’eau en partage », les jeunes devraient avoir une vision partagée sur les enjeux de l’eau. A travers des visites de terrain, il s’agira surtout pour les jeunes Européens de découvrir les réalités de l’eau dans un pays sahélien comme le Burkina.

Selon le maire de la commune de Ouagadougou, Simon Compaoré, « l’eau est un précieux trésor riche de promesses, mais se pose en même temps aussi le problème de sa disponibilité, de son traitement, de sa distribution, des inondations, de la dégradation, des cultures, des maladies, des deuils avec des noyades dont elle est parfois la source ».

AB/MK/SVY  


Burkina-Société
98ème session de l’OIT : Le Premier ministre burkinabè rencontre les partenaires au développement


Ouagadougou, 24 juin (AIB) -En séjour à Genève en Suisse du 15 au 17 juin dans le cadre du sommet mondial sur la crise de l’emploi organisé au cours de la 98e session de la conférence internationale de l’OIT, le Premier ministre Tertius Zongo en a profité pour rencontrer des partenaires au développement et recevoir plusieurs délégations de Burkinabè résidant à Genève ou de passage.

Avec les partenaires au développement, Tertius Zongo a fait le point sur l’état de la coopération et a échangé sur des dossiers d’actualité. Ainsi, le chef du gouvernement qu’accompagnaient les ministres Jérôme Bougma, Justin Koutaba et l’ambassadeur du Burkina en Suisse, S.E.M. Prosper Vokouma,  a été reçu tour à tour par le Directeur Général de l’OMC, Pascal LAMY, le Directeur Général du BIT, Juan SOMAVIA, organisateur du sommet, le Secrétaire général de la CNUCED, Supachaï PANITCHPAKDI.

Avec M. Lamy à qui il a tenu à transmettre les salutations du président du Faso pour sa réélection, le Premier ministre s’est entretenu sur la nécessité de faire avancer les négociations pour une conclusion rapide du cycle de Doha, de se remobiliser autour de l’initiative C4 en faveur du coton et sur la consolidation des règles de commerce général. Le Premier ministre a promis de demander au chef de l’Etat d’inscrire dans l’agenda de la CEDEAO un point de discussion sur ces questions commerciales et l’OMC, selon son Directeur général, est prêt à y participer.

Le Directeur Général du BIT, M. Juan SOMAVIA, qui a accueilli le chef du gouvernement quelques instants avant son intervention à la tribune du sommet sur la crise de l’emploi, a tenu à féliciter de nouveau le Burkina pour l’organisation en 2004 à Ouagadougou du sommet sur l’emploi. M. Somavia a aussi salué la disponibilité de notre pays à accueillir la rencontre régionale sur le Pacte mondial sur l’emploi, disponibilité exprimée par le Premier ministre qui a également transmis au Directeur Général du BIT les regrets du président du Faso de n’avoir pas pu venir personnellement au sommet.

Le Secrétaire Général de la CNNUCED que Tertius Zongo a rencontré le 16 juin a salué le leadership des autorités burkinabè et leur engagement en matière de réformes fiscales et d’intégration économique au sein de la CEDEAO. 

Le Premier ministre a expliqué à M. Supachai  Panitchpakdi la nouvelle politique d’investissement du Burkina avec la mise en place d’un conseil présidentiel présidé par le chef de l’Etat. Le Secrétaire Général de la CNUCED a accepté de participer à une prochaine réunion de cette structure à Ouagadougou.

CP/ABT/SVY


Burkina-Société-Drame
Incendie au foyer de COOPEC – Galor

Ouagadougou, 22 juin (AIB) - Le foyer de la société coopérative d’épargne et de crédit Galor (COOPEC – Galor) a été victime le samedi 20 juin 2009, d’un incendie. Celui-ci a littéralement brûlé la partie des bâtiments abritant le foyer des amis de la société.

Les dégâts sont estimés autour de  trois millions de francs CFA selon le président de la COOPEC Galor, Béni Traoré. «C’est au lendemain des travaux de l’Assemblée générale statutaire que nous avons été alertés tôt ce samedi par ce sinistre survenu au foyer», a-t-il expliqué.

«C’est autour de 6h30 du matin que je fus informé par le gardien alors que je quittais la chapelle de Saint Camille après la prière du matin »  a poursuivi M. Traoré. Dans ces circonstances, il a informé les sapeurs pompiers juste campés derrière la COOPEC Galor qui ont répondu immédiatement à l’appel de détresse.

Malgré la promptitude des soldats du feu, le président de la COOPEC – Galor évalue les dégâts matériels à quelque 3 millions de nos francs. « Nous avons perdu deux congélateurs avec leur contenu. L’un contenait des boissons et l’autre, des poulets et autres produits carnés. Les deux postes téléviseurs, radio et les cageots de prières entreposés sous la paillote ont fondu comme de l’aluminium » a encore relevé le président de la COOPEC Galor.

La société coopérative d’épargne et de crédit Galor (COOPEC- Galor) est une institution de micro finance (IMF) d’inspiration israélienne créée par Zévi Galor. Implantée au Burkina Faso depuis 1995, COOPEC Galor a ouvert des succursales dans les secteurs de la ville de Ouagadougou, de Bobo-Dioulasso, de Dédougou et compte de nombreuses antennes (Kongoussi, Bourzanga, Pô …)

ABT/SVY


Burkina-Société-Travail
Le Premier ministre à Genève

Ouagadougou, 17 juin (AIB) - Le Premier ministre burkinabé Tertius Zongo a séjourné du 14 au 17 juin 2009 à Genève en Suisse où il a participé à la 98è session de la conférence internationale du travail.

Le chef du gouvernement du Burkina a prononcé le 16 juin à la tribune de cette conférence, qui réunit des chefs d’Etat et de gouvernement, des ministres en charge du travail et des dirigeants d’organisations syndicales et patronales, une allocution sur le thème du sommet qui porte sur la crise mondiale de l’emploi.

M. Tertius Zongo a mis à profit son séjour genevois pour rencontrer des partenaires comme le directeur général du BIT, Jean Somavia, le directeur général des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED), Supachai Pantchpakdi.

Cette rencontre se tient au moment où au Burkina, le gouvernement doit gérer des conflits incessants entre autorités et syndicats et entre syndicats et patronat.

AB/MK



Burkina-Société-Genre
L’AF/MN à la recherche d’une autonomie financière

Ouagadougou, 16 juin (AIB) – La présidente de l’association féminine Minim – Nooma (AF/MN), Mme Emilienne Zoungrana a rencontré le lundi 15 juin au siège de l’Association les femmes de l’arrondissement de Nongr-Massom.

En partenariat avec le Mouvement français de planning familial (MFPF), Minim-Nooma aide à la promotion socio économique des femmes de l’arrondissement de Nongr-Massom et des villages rattachés. Dans son adresse, Mme Zoungrana s’est inquiétée pour les femmes et leurs enfants, au regard de la crise financière mondiale actuelle.

« Les femmes et les jeunes filles ressentent doublement les effets de la crise financière car vulnérables et vivant déjà dans la précarité, les femmes et les enfants sont confrontés à la vie chère », a-t-elle dit. Et pourtant, Mme Zoungrana estime que la volonté de s’en sortir aujourd’hui, doit provenir des femmes elles-mêmes en premier lieu. Ensuite, les femmes pourraient bénéficier d’un accompagnement des partenaires traditionnels comme MFPF.

L’AF/MN regroupe quelque 856 femmes de l’arrondissement de Nongr-Massom et des villages rattachés. Elle intervient dans la transformation des céréales (mais, sorgho, riz) ainsi que des fruits et légumes. Ces activités permettent aux femmes de l’association d’avoir une relative autonomie financière.

ABT/SVY


Burkina-Société-Fonction publique
Le ministre Soungalo Ouattara invite les candidats à concourir dans la légalité

Ouagadougou, 16 juin (AIB) - Le ministre de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Etat, Soungalo Ouattara a demandé mardi, lors de sa tournée dans les centres d’administration des épreuves sportives pour la police et la douane des concours directs 2009, aux candidats de travailler dans la clarté.

« Vous devez accéder à la Fonction publique dans la légalité et la dignité », a déclaré le ministre Soungalo Ouattara. Selon lui, les candidats doivent travailler dans la clarté et signaler les cas de fraudes à l’endroit des autres candidats. «Le pays a besoin d’une jeunesse compétente et méritante », a-t–il exprimé également.

Comme innovation majeure, le ministre a  annoncé l’ouverture des centres d’administration des épreuves sportives dans les chefs-lieux des 13 régions du Burkina  pour les sessions à venir et aussi, la publication des résultats dans le temps, afin que la rentrée soit effective dans de meilleurs délais entre le 1er et le 15 octobre pour permettre aux candidats d’opérer librement leur choix en cas d’admission à plusieurs concours.

Il a par ailleurs demandé aux différents présidents de jury de prendre en compte les absences des candidats et prolonger la période des séances,  afin de permettre à ceux dont les épreuves sportives se coïncident de se rattraper.

Au premier site visité par le ministre, le Lycée Marien N’Gouabi, 4 952 candidatures de la douane et de la police étaient sur la liste du jury de David Yaméogo avec une centaine d’absence. Le président du jury a cependant déploré deux cas de fraude lundi, un entre les mains de la police et l’autre en fuite.

Au 2ème site, ils étaient 6 526 pour la douane et venaient uniquement des provinces.
Les épreuves sportives des concours directs de la session 2009 ont débuté dimanche 14 juin  et s’étaleront presque toute la semaine.

AS/MO/SVY    


Burkina-Religion
Le nouvel archevêque de Ouagadougou a pris fonction

Ouagadougou, 15 juin (AIB) – Nommé le 13 mai 2009 par le Pape Benoît XVI comme archevêque de Ouagadougou, monseigneur Philippe Ouédraogo, a pris officiellement le trône épiscopal le 13 juin dernier.

C’était au cours d’une messe présidée par le nonce apostolique, Mgr Vito et à laquelle ont pris part le Premier ministre, des représentants d’institutions, de communautés religieuses et coutumières ainsi que 19 évêques et 275 prêtres.

Mgr Philippe Ouédraogo qui succède à Mgr Jean Marie Compaoré, admis à la retraite est le 4e archevêque de Ouagadougou après Emile Soquet (un Français), Paul Zoungrana (cardinal) et Jean Marie Compaoré.

Le nouvel archevêque de Ouagadougou était auparavant archevêque de Ouahigouya (180 km au nord est de Ouagadougou). Selon des sources provenant des milieux catholiques de Ouahigouya, Mgr Philippe Ouédraogo fait l’unanimité autour de ses qualités spirituelles et humaines.

Il a ainsi lancé au cours de l’homélie un appel au dialogue inter-religieux et oecuménique «dans la justice, la concorde et la paix dans un monde plus beau, plus digne des hommes et plus digne de Dieu».

AB/MK


Burkina-Centre Est-Boulgou-Société
Accident de l’avion présidentiel à Garango : Les victimes indemnisées

Tenkodogo, 13 juin (AIB) – Les victimes et ayants droit de l’accident de l’avion présidentiel survenu le 29 mai 1986 a l’aéroport de Garango, faisant 22 morts et 12 blessés, ont reçu le 11 juin dernier à Garango leurs indemnisations.

C’est le guichet de la perception de Garango qui a servi de cadre pour les agents de la trésorerie régionale de Tenkodogo de procéder au payement des bénéficiaires. Cette opération intervient suite au protocole d’accord qui a été signé, le vendredi 22 mai 2009, à Garango entre les victimes et ayants droit et une délégation gouvernementale conduite par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, M. Clément P. Sawadogo.

Selon les clauses du protocole d’accord, chaque victime décédée devrait recevoir 10 millions de francs, 5 millions de francs pour chaque victime blessée et en contrepartie, 10% devrait être reversé à Zackarie Sorgho, un homme d’affaires qui a accompagné les victimes dans toutes les démarches engagées.

Dans le calme et sans difficulté majeure, chaque bénéficiaire est passé à la caisse pour percevoir le montant de la somme d’argent prévu. Une délégation des autorités régionales du Centre Est conduite par le gouverneur, Siméon Sawadogo a effectué le déplacement à Garango avec comme objectif de se rendre compte du bon déroulement de l’opération et surtout, de donner des conseils aux bénéficiaires quant à l’utilisation de l’argent au profit de tous ceux qui ont droit.
TK/

Réactions des autorités régionales

Le gouverneur du Centre Est, Siméon Sawadogo : « C’est un soulagement aussi bien pour le gouvernement que pour les victimes et ayants droit. Et aussi pour la région et Garango qui a vécu ce traumatisme. Et comme l’avait dit le ministre en son temps, au-delà du dédommagement financier, il y a cet esprit du gouvernement de compatir avec la population de Garango. Je voudrais que ça soit une occasion de réconciliation et la paix des cœurs entre  nous et que nous priions pour ceux qui sont partis. Nous pardonner afin de créer un climat serein de développement ».

Le président du conseil régional du Centre Est, Tabga Isidore Sorgho : « C’est un sentiment de satisfaction dans la mesure où la population a été profondément touchée suite à cet accident. L’Etat a été regardant par rapport aux difficultés vécues par les victimes et ayants droit et pour cela, je souhaite que l’argent reçu ne constitue pas une source de mésentente entre les personnes bénéficiaires ».

Propos recueillis par TK


Burkina-Recherche-CNRST-Ouvrage
Le CNRST produit un important document sur l'histoire des royaumes et chefferies du Burkina précolonial

Ouagadougou, 19 mai (AIB)-Le Centre national de recherches scientifique et technologique (CNRST) a mis à la disposition du public burkinabè, un ouvrage intitulé «Histoire des royaumes et chefferies au Burkina Faso précolonial », mardi 19 mai 2009 à Ouagadougou.

Cet ouvrage publié avec un ISBN international, un comité scientifique et un comité de lecture, est le résultat d'une recherche collective et pluridisciplinaire menée dans la longue durée, a déclaré le codirecteur de l'ouvrage, Pierre Claver Hien. Il a également relevé qu'ils ont voulu répondre à la question, « comment les royaumes et chefferies ont-ils émergé dans l'espace du Burkina Faso actuel, et comment étaient -ils structurés et ont-ils évolué jusqu'à la veille de l'occupation européenne à la fin du 19 e siècle ?»

L'ouvrage qui est rédigé par seize (16) chercheurs répond aux interrogations de 88 personnes ressources et de 296 références bibliographiques et archivistiques ont été utilisés. Il est reparti en trois(3) parties :

La première partie, intitulée «Regards croisés» fait la genèse et la réalité de l'état précolonial, l'historicité des frontières anciennes , et aussi le lien entre l'histoire vestimentaire ainsi que le regard porté par les premiers explorateurs européens sur les institutions et les hommes avant la colonisation.

La deuxième partie, «Au cour du Naam» fait un zoom sur le moogo (royaume en langue moaga) colonial à travers des études de cas précis et approfondies sur les royaumes de Ouagadougou, Boussouma, Boulsa, etc. Ce qui a décelé l'unit é plurielle du moogo composé de puissants royaumes et la possibilité d'affirmer l'existence d'une nation mooga avant l'ère coloniale.

La troisième partie, «Galaxie de situation» offre la possibilité d'une comparaison à travers l'étude de formation politique de type étatique, mais aussi celle des formations dites «sans états».

En plus des chapitres, le livre comporte deux(2) comptes-rendus d'ouvrages consacrés à l'histoire de Ouagadougou des origines à nos jours et à celle du royaume gan d'Obiré.

L'Institut des sciences des sociétés (INSS), l'un des quatre instituts qui composent le CNRST, est très productif dans ce domaine. « L'INSS a à son actif des études dans le domaine de la décentralisation, sur l'évolution politique du Burkina Faso, sur les institutions de ce pays  », a déclaré le Pr. Basile Laetare Guissou, délégué général du CNRST.

Selon le Pr. Guissou, l'institut essaie également de répondre aux préoccupations du privé et des collectivités locales.

C'est dans cette optique, souligne M. Guissou, que se situe la « Monographie de Koulouba » (quartier situé au centre de la capitale) écrite et publiée en 1999 sur demande et financement du chef dudit quartier.

C'est également le cas de l'ouvrage sur l'histoire de Ouagadougou des origines à nos jours, avec le soutien de la Mairie de Ouagadougou.

L'INSS est l'héritier direct de l'Institut Français d'Afrique Noire (IFAN) dont la création en Haute-Volta remonte à l'année 1949. Il est composé, à son tour, de cinq(5) départements spécialisés dont celui des sciences juridiques, politiques et l'administration, l'auteur du présent ouvrage.

OO/MO/AMK


Burkina-Société-Energie
Délestages à Ouagadougou : Bientôt une centrale solaire à Ouagadougou

Ouagadougou, 11 juin (AIB) – Le Premier ministre Tertius Zongo, a annoncé jeudi la construction prochaine d’une centrale solaire de 20 mégawatts dans la ville de Ouagadougou, qui permettra d’éviter aux habitants de la capitale, les nombreuses coupures d’électricité opérées par la Société nationale d’électricité du Burkina (Sonabel).

Selon M. Zongo, cette centrale sera la plus grosse de toutes les centrales électriques qui existent déjà au Burkina Faso. Elle permettra, en plus de l’interconnexion avec la Côte d’Ivoire (qui sera effective dans quelques mois), de mettre un terme aux délestages constatés chaque année à Ouagadougou.

Le Premier ministre s’exprimait lors d’un point de presse organisée dans le cadre du deuxième anniversaire de la formation de son premier gouvernement. A propos des délestages de la Sonabel, il a demandé la compréhension des populations, car, a-t-il dit, «tous ceux qui viennent au Burkina Faso, se demandent comment nous faisons pour avoir de l’électricité».

«Il faut féliciter les agents de la Sonabel qui a actuellement 09 milliards de francs CFA immobilisés en pièces détachées», a déclaré également Tertius Zongo.

Au cours de cette rencontre avec les hommes de médias, le chef du gouvernement a abordé plusieurs autres sujets.

Sur la campagne agricole 2008-2009 par exemple, il a indiqué que l’Etat aiderait les paysans avec 11 mille tonnes de semences et plus de 10 milliards de francs CFA d’engrais.

De l’avis de Tertius Zongo, il sera aussi créé un Fonds de restructuration des entreprises, qui permettra à l’Etat de racheter les sociétés industrielles en difficulté.

Enfin, en ce qui concerne le dialogue social, le chef du gouvernement a estimé qu’il n’était pas en panne. Pour lui, les nombreuses grèves qui ont marqué le mois de mai 2009 constituent un signe de vitalité de la démocratie au Burkina Faso.

MS/


Burkina-Société-Religion
30 conseillers et maîtres coraniques outillés à la technique de mémorisation, de psalmodie et de lecture du Coran

Ouagadougou, 15 mai (AIB) - 30 conseillers et maîtres coraniques ont bénéficié d'une formation sur les techniques de mémorisation, de psalmodie et lecture du Coran, qui s'est achevée vendredi 15 mai à Ouagadougou.

L'expert national en lecture du coran, Mamadou Sanogo, a souligné que c'était l'occasion de corriger les lacunes au niveau des écoles coraniques, surtout en ce qui concerne la phonétique. Pour lui, on enregistre beaucoup de défaillances dans les méthodes de l'enseignement.

Pour lui il était temps de former les maîtres et conseillers coraniques sur l'utilisation de l'informatique et estime par ailleurs que les participants ont eu beaucoup de connaissances et ont pris conscience de l'importance de l'enseignement coranique.

« La formation nous a beaucoup aidés, nous avons appris l'essentiel sur la maîtrise de la lecture en psalmodie car le coran est un livre qui est très large », a déclaré un des bénéficiaires, Harouna Karabinda

Le conseiller technique du MESSRS Loya Kako qui a présidé la cérémonie officielle de clôture, a exhorté les participants à mettre les connaissances au profit des « élèves, des parents d'élèves et toute la Oumma (communauté) islamique ». 

« La teneur des travaux, qui transparaît à travers les recommandations, ainsi que les résultats de l'évaluation montrent bien que les objectifs visés et énoncés à l'ouverture ont été pleinement atteints », a-t-il poursuivi.

Cette formation a été organisée par l'Organisation islamique pour la science, l'éducation et la culture (ISESCO), en collaboration avec la Commission nationale pour l'UNESCO et l'Organisation caritative islamique mondiale de Qatar.

A l'issue de la formation entamée le 11 mai dernier, chaque participant a reçu une attestation.

MY/MO/SVY


Burkina-Société-Faits divers
La célébration de la victoire du FC Barcelone sur Chelsea cause la mort d'un homme à Pô

Pô, 13 mai (AIB) - Des supporters du FC Barcelone de Pô, petite ville située à 176 km au sud de Ouagadougou, célébrant la victoire de leur club sur Chelsea le 6 mai 2009 en demi-finale de la Ligue européenne des champions, ont provoqué un accident qui a coûté la vie à un usager de la route.

L'homme, nommé Pierre Sépiou et âgé de plus de cinquante ans, se rendait à son lieu de travail lorsqu'il a été accidentellement renversé par un motocycliste. Comme de coutume, les fans avaient occupé les artères de la ville en sifflant, chantant ou en klaxonnant.

Le blessé a d'abord été transporté d'urgence au district sanitaire de Pô, puis évacué à l'Hôpital national Yalgado Ouédraogo de Ouagadougou. Il n'a pas survécu à ses blessures et a rendu l'âme le 11 mai. L'inhumation du corps a eu lieu le mardi 12 mai à son domicile du secteur 6 de Pô. Les supporters ont manifesté leur compassion à la famille éplorée et ont effectué un déplacement remarquable à l'Eglise Notre Dame de Fatima où a eu lieu l'absoute.

M. Sépoui était employé comme gardien dans une boutique d'articles divers. Il était marié et père de cinq enfants. Sa famille, très croyante, ne veut pas pour l'instant s'exprimer dans la presse et s'en remet à Dieu et au destin.

Le motocycliste, un jeune commerçant de pièces détachées s'est légèrement blessé et se trouve actuellement à la police. Remis de l'euphorie du fait de l'accident, il a tenté vainement de se rattraper en s'occupant de la prise en charge financière des soins.

De nombreux Burkinabé sont de fervents supporters de clubs européens. Les confrontations entre Chelsea et Barça sont d'autant plus passionnantes qu'elles opposent les deux plus grandes stars africaines du football mondial, l'Ivoirien Didier Drogba et le Camerounais Samuel Eto'o.

AN/


Burkina-Société-Religion
Philippe Ouédraogo, nouvel archevêque de Ouagadougou

Ouagadougou, 13 mai (AIB) - L'ancien évêque de Ouahigouya, Monseigneur Philippe Ouédraogo a été désigné comme le nouvel archevêque de la ville de Ouagadougou, annonce mercredi un communiqué du service d'information du gouvernement parvenu à l'AIB.

Selon ce communiqué, Monseigneur Ouédraogo remplace à ce poste, Monseigneur Jean Marie Untani Compaoré admis à la retraite "après de grands et loyaux services rendus à l'Eglise famille et au Burkina tout entier".

Se réjouissant de cette nomination, le gouvernement a renouvellé sa volonté de poursuivre le travail de développement social avec l'Eglise dans tous les secteurs de la société, notamment celui de l'éducation, "pour l'atteinte de nos objectifs communs".

Il lui a renouvellé sa reconnaissance pour "ses efforts inlassables en vue du maintien de la stabilité et de la paix dans notre pays".

MS/


Burkina-Société
Grève des travailleurs de la fonction publique

Ouagadougou, 13 mai (AIB) - La coordination de 17 syndicats de la fonction publique a organisé une marche meeting le 12 mai dernier à Ouagadougou dans le cadre d'un arrêt de travail de 48 heures pour exiger l'amélioration de leur situation, notamment la constatation des avancements des années antérieures (2006, 2007 et 2008).

La coordination des syndicats avait une plate forme minimale de revendications en 4 points. Il s'agit de la constatation sans condition des avancements depuis 2006 à nos jours, de l'arrêt de la mise en ouvre du nouveau système d'évaluation des agents de la fonction publique et le retour à l'ancien système, en attendant sa relecture consensuelle, l'annulation sans condition des sanctions prises à l'encontre des travailleurs du SAMAE, du SATB, du SYNAJ et du SGB, la restitution des sommes inégalement coupées pour fait de grève.

Pour les syndicats, plus de 4 mois après l'échéance fixée par le Premier ministre, Tertius Zongo pour le remplissage des fiches dévaluation du nouveau système de notation, la question des avancements n'a toujours pas été réglée. Les responsables syndicaux qui ont organisé cette grève de 48 heures estiment qu'elle est l'expression de leur détermination à exiger du gouvernement, l'examen diligent de leur plate forme, synthèse des préoccupations de l'ensemble des travailleurs de la fonction publique.

AB/SVY


Burkina-Société-Grève
Les syndicats lancent un appel à la mobilisation pour le succès de la grève des 12 et 13 mai

Ouagadougou, 12 mai (AIB) - La coordination nationale des syndicats de la fonction publique a appelé mardi à Ouagadougou, tous les travailleurs de ce secteur à un arrêt de travail de 48 heures du 12 au 13 mai 2009 pour la satisfaction de sa plate forme revendicative.

« Les directions des syndicats qui composent la coordination invitent tous les travailleurs de la fonction publique à faire de la grève des 12 et 13 mai un vibrant succès », a déclaré le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l'enseignement de base (SYNATEB), Tahirou Traoré.

Selon lui, la coordination des syndicats de la fonction publique ne peut rester indifférente face aux mesures antipopulaires prises par le gouvernement pour aggraver les conditions de vie des travailleurs, car « partout où il y a répression, il y a résistance et lutte », a-t-il soutenu. La grève des 12 et 13 mai a pour but d'amener le gouvernement burkinabé à l'annulation sans condition des sanctions prises à l'encontre des travailleurs du SMAE,  du SATB, du SYNAJ et du SGB.

Il y a également la restitution des sommes illégales coupées pour fait de grève, l'arrêt de la mise en ouvre du nouveau système d'évaluation des agents de la fonction publique et le retour à l'ancien système, attendant sa relecture consensuelle. Les syndicats ont par ailleurs exigé la constatation sans condition des avancements de 2007, 2008 avec leurs effets financiers pour l'ensemble des travailleurs.

« L'arrêt de travail de 48 heures que nous lançons est l'expression de notre détermination à exiger du gouvernement, l'examen diligent de notre plate forme revendicative », a indiqué le secrétaire général du Syndicat national des agents de la justice (SYNAJ), Moussa Ouattara.

Selon lui, cette mobilisation marque un temps fort avec la présente marche constitue la suite logique de leurs activités. Il a également promis qu'à l'issue des 48 heures, la lutte sera menée sous d'autres formes jusqu'à la satisfaction de leur plate forme, si le gouvernement reste sans réagir.

M. Ouattara a aussi annoncé une rencontre avec le gouvernement, le 16 mai prochain, sur les avancements des travailleurs. Sur le budget 2009 de l'Etat qui s'élève à 1043 874 882 000 F CFA, a-t-il indiqué, seulement 207 397 156 000 F CFA sont consacrés aux traitements salariaux des agents, soit moins de 20%.

MO/SVY


Burkina-Société-Religion
Ouverture du 3e congrès ordinaire de l'AITB sous le signe de l'unité

Ouagadougou, 9 mai (AIB) - L'Association Islamique de la tidjania du Burkina Faso (AITB), organise du 8 au 9 mai 2009 son troisième congrès ordinaire sous le thème « unité des Tidjanites pour le rayonnement de l'Islam au Burkina Faso ».

Plusieurs activités sont au programme de ces 48 des Tidjanites, dont les principales communications sont entre autres, la Tidjania comme facteur d'intégration, de tolérance et de solidarité ; le rôle de la Tidjania dans le dialogue interreligieux ; origines fondement, réalités et perspectives de la Tidjania. Ces communications ont été livrées vendredi par des conférenciers sous l'oil de plusieurs Cheick de l'AITB.

Au menu des communications de ce samedi, les conférenciers se sont basés sur le rôle de la femme musulmane dans la promotion de la culture de la paix ; la fraternité islamique comme moyen de renforcement de l'unité des musulmans ; l'Islam et citoyenneté et la jeunesse tidjania, face aux défis du moment.

Pour les travaux de la clôture, trois ateliers seront mis en place pour les amendements des statuts et règlement intérieur, l'élaboration des textes d'orientation et des motions et recommandations des congressistes seront lues.

L'AITB que dirige le Cheick et guide spirituel, Aboubacar Maïga veut ouvrer à travers ce congrès réunir en une seule structure les associations tidjanites et pour le président de la communauté musulmane du Burkina, Oumarou Kanazoé que «le thème du congrès est une nouvelle preuve s'il en était encore besoin de l'engagement actif du Cheick Maïga et de son association en faveur de l'unité des musulmans de ce pays, laquelle unité passe nécessairement par la cohésion interne des associations et entre les différents courants islamiques organisés ».

Ce congrès a vu la participation des Tidjanites du Nigeria, de la Côte d'Ivoire, du Mali, du Sénégal et du Burkina Faso, pays hôte.

AS/


Burkina-Energie-Syndicat
Le personnel de Total - Burkina décide d'une grève désormais illimitée

Ouagadougou, 29 av. (AIB) - Prévue pour durer 24 heures, la grève des agents de la société Total - Burkina, qui revendiquent la réintégration de Yacouba Ouédraogo, un des délégués du personnel licencié, est devenue une grève illimitée. Depuis le vendredi 24 avril 2009, la quasi-totalité des stations Total- Burkina est fermée. Quarante huit heures de négociations sous la houlette de la direction régionale du travail, les protagonistes n'arrivent toujours pas à trouver un terrain d'entente.

Aujourd'hui mercredi, selon certains quotidiens burkinabé, les agents de Total - Burkina sont dans la rue, les stations sont fermées. Pour les autres stations, à quelque chose, malheur est bon, cette grève drainant vers elles les clients habituels de Total. Selon un responsable de la société Pétrofa, Serges Tapsoba, « il est évident que leurs chiffres d'affaires vont crescendo.

« La fermeture chez Total, a-t-il affirmé, a entraîné l'augmentation de nos clients. Du même coup, nous faisons plus d'argent ces temps-ci. Les grandes quantités que nous commandons finissent les mêmes jours ». Mais, solidarité oblige, il déplore les millions perdus du côté de la société Total- Burkina.

Rappelons que le personnel de Pétrofa apporte son soutien au personnel de Total -Burkina, à la condition que la direction de Pétrofa veuille accompagner le personnel de Total - Burkina.

AB/MK/SVY


Burkina-Société
La journée internationale des familles célébrée à Ziniaré

Ouagadougou, 14 mai (AIB) - La 15e journée internationale des familles sera célébrée le 15 mai 2009 à Ziniaré, chef-lieu de la province de l'Oubritenga.

Le ministère de l'Action sociale et de la Solidarité nationale a choisi un thème au plan national pour marquer l'événement : « Le rôle des mères dans la famille ».

Ce thème retenu par le gouvernement burkinabé complète le thème onusien portant sur l'importance du rôle actif du père dans le développement des enfants. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon a souligné les responsabilités du père de famille dans la vie du foyer. « Dans de nombreuses sociétés, le père est traditionnellement chargé d'assurer la moralité, la discipline et le soutien économique de la famille », a-t-il déclaré.

Au plan national, le thème « rôle des mères dans la famille » renvoie à l'idée selon laquelle les enfants doivent s'intéresser à leurs géniteurs dont la mère au foyer. Le rôle de la mère et du père est indispensable à l'éducation des enfants et des jeunes en particulier. « Les jeunes sont l'avenir plein d'espérance de ce pays malgré les difficultés que nous connaissons tous », a souligné le directeur général de la famille, Cyril Gambo.

La cérémonie commémorative de la journée internationale des familles sera placée sous la présidence du ministre de l'Action sociale et de la Solidarité nationale, Pascaline Tamini.

ABT/ SVY


Burkina-Religion-Pèlerinage
Burkina : 1,4 million de francs CFA pour prendre part au pèlerinage catholique 2009 en Israël

Ouagadougou, 23 avr. (AIB) - L'Alliance catholique des hommes d'affaires du Burkina (ACATHA) et l'Elite Voyages, en collaboration avec la Coopérative diocésaine d'épargne et de crédit (CODEC) organise un pèlerinage de 14 jours en Israël, pour des frais de participation de 1,4 million de francs CFA, a-t-on appris jeudi à Ouagadougou auprès des initiateurs du pèlerinage.

Le voyage prévu du 19 juin au 5 juillet, devra conduire une cinquantaine de pèlerins dans le désert du Néguev, où le Christ a été tenté par le diable, selon la Bible. L 'itinéraire passe aussi par Jéricho, Massada, Canaan, Nazareth, Béthanie, Bethléem, Jérusalem, Tel Aviv.

Les pèlerins pourront visiter la vallée du Jourdain, nom du fleuve où Jésus Christ a été baptisé, la Mer morte, le Mont des oliviers, l'Autel du calvaire, le Dôme du Rocher, le Mur des lamentations ou encore l'Edicule abritant le tombeau du Christ.

« C'est un événement majeur qui est organisé cette année par l'ACATHA-B et leCODEC et qui permettra de revisiter la vie de Jésus Christ », a affirmé Léonce Diarra, l'un des organisateurs.

Les frais de participation donnent droit à une prise en charge du transport Ouagadougou-Tel-Aviv-Ouagadougou, les frais de déplacement à l'intérieur de la Terre Sainte , l'hébergement et la restauration.

« Nous ne cherchons pas à faire du profit, insiste le comité d'organisation présidé par Toussaint Ouédraogo.

Cette initiative est la concrétisation du souhait de l'Evêque de Ouagadougou, qui tient à ce qu'une structure puisse organiser chaque année le pèlerinage en Israël au prix le plus bas possible.

Selon les organisateurs, tout est mis en ouvre pour le succès du voyage. Le guide qui va les aider sur place en Israël est un Français implanté il y a longtemps en ce lieu.

De l'avis de M. Diarra et de Filippe Compaoré, président du Conseil d'administration du CODEC, les réservations de billets d'avion et d'hôtel sont déjà effectives et ils n'attendent que le 19 juin pour partir.

Toutefois, il faudrait s'inscrire au plus tard le 10 mai prochain afin de permettre aux organisateurs d'envoyer à temps les demandes de visas en Israël.

Le nombre des places disponibles est limité à 50 et ne saurait être revu à la hausse. Car les réservations sont déjà faites en tenant compte de ce nombre, aussi bien dans l'avion, les hôtels que le car de transport en Israël.

« A l'heure où je vous parle, nous n'avons plus la possibilité d'en faire plus », indique Léonce Diarra pour rassurer qu'il n'y aura pas de cafouillage.

D'autres précisions indiquent que les pèlerins iront en vol régulier et non en vol spécial, comme il est d'habitude dans certaines communautés religieuses. Mais le nom de la compagnie en charge de ce voyage n'a pas été précisé.

Aucun pèlerin ne bénéficiera d'une quelconque subvention. Mais la possibilité de payer les frais de participation pour certains, n'a pas été écartée pour les prochains pèlerinages.

Le ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation aurait déjà été informé, afin de parer à toute éventualité. En 2008, un pèlerin a perdu la vie au cours d'un périple similaire. Dans le désert du Néguev, il avait piqué une crise qui l'avait plongé dans un coma irréversible. Son corps a été rapatrié grâce à l'intervention de sa société d'assurance

D'où le souhait des organisateurs de voir s'inscrire rien que des personnes physiquement bien portantes, mais également qui ont souscrit à une assurance. Un examen médical n'est pas pour autant exigé. Les organisateurs comptent sur la bonne foi des fidèles.

« Le pèlerinage est physiquement éprouvant », reconnait M. Compaoré qui a déjà effectué le voyage l'année passée et qui sait qu'il faut à certains endroits escalader pour atteindre une altitude de 2000 m et marcher à pied jusqu'à certains lieux saints.

AMK/SVY


Burkina-Société-Grève
Les travailleurs de Total/ Burkina observent un arrêt de travail de 24 heures

Ouagadougou, 24 avril (AIB) - Les travailleurs de Total Burkina ont observé un arrêt de travail de 24 heures vendredi 24 avril 2009 à Ouagadougou suite au licenciement hier à 18heures de leur camarade, Yacouba Ouédraogo, a constaté l'AIB sur place.

« Nous sommes en grève ce matin parce que nous avons été victime d'une décision unique du président du conseil d'administration de Total Burkina et c'est en réaction de ce comportement inacceptable que tout le personnel a observé un arrêt de travail de 24 heures aujourd'hui », a déclaré le délégué du personnel, EL Hadji Souleymane Dabo.

Cet arrêt de travail fait suite au licenciement du porte-parole des délégués du personnel, Yacouba Ouédraogo.

« Nous avons pris un arrêt de 24 heures pour permettre à la direction de réviser sa décision, car nous lui avions demandé la réintégration de M. Ouédraogo sans condition à travers une correspondance » , a poursuivi El Hadj Souleymane Dabo. « Nous nous réservons le droit d'entamer d'autres activités si cela n'es t pas fait», a-t-il précisé.

« Nous venons de recevoir le soutien de tous les gérants de stations et bientôt, il y aura un arrêt de fonctionnement des stations Total », a-t-il assuré

« Le président du conseil d'administration de Total Burkina a voulu licencier les 6 délégués du personnel et n'ayant pas reçu la démission de ces derniers, et prétextant avoir reçu l'accord des autorités de la direction régionale du travail et du ministère du Travail, a licencié Yacouba Ouédraogo », a expliqué le délégué du personnel, EL Hadji Souleymane Dabo, qui affirme que la grève est suivie par 98% des travailleurs qui souhaitent que l'administration réintègre Yacouba Ouédraogo.

L'Agence d'information du Burkina s'est rendu au siège de Total Burkina et n'a pu rencontrer un responsable pour avoir la version de la direction sur ce mouvement des travailleurs de la dite société.

MY /MO/SVY


Burkina-Société-Administration
L'Etat veut plafonner sa consommation d'eau, d'électricité et de téléphone

Ouagadougou, 24 avr. (AIB) - Le gouvernement burkinabè a adopté jeudi, lors du Conseil des ministres, un rapport pour la mise en ouvre de mesures visant à maîtriser la consommation d'eau, d'électricité et de téléphone dans l'administration publique.

Ces mesures portent sur « un meilleur contrôle de la chaîne des abonnements de l'Etat et la mise en place d'un système de prépaiement là où c'est possible ».

L'objectif visé est de « fixer les plafonds de consommation et mieux assurer le suivi des installations », a indiqué le compte rendu des travaux du Conseil des ministres.

Pour ce faire, le ministre en charge du dossier va entreprendre « une campagne de sensibilisation aux fins de mettre un terme aux gaspillages liés aux consommations publiques. »

MY/SVY


Burkina-Politique-Genre
Quota de 30% de femmes sur les listes électorales : Des sanctions à l'encontre des partis récalcitrants

Ouagadougou, 21 av. (AIB) - Les députés burkinabé ont voté le 16 avril dernier une loi portant fixation des quotas à 30 pour cent minimum de candidatures à égalité de sexe aux élections législatives et municipales.

Cette loi stipule que toute liste de candidatures présentée par un parti ou formation politique comporte au moins 30 pour cent de candidatures au profit des femmes.

C'est par 13 voix contre, 87 voix pour, 1 nul et 1 abstention que la loi a été votée devant les femmes venues nombreuses à l'hémicycle défendre cette loi censée améliorer leur représentativité lors des batailles électorales.

Les partis qui s'entêteront à enfreindre cette loi verront leur financement réduit de moitié. Pour le président de l'Assemblée nationale, Roch Marc Christian Kaboré, « cette loi est une étape transitoire vers l'application du quota de 50 pour cent ou parité ». Pour Roch Marc Christian Kaboré, « c'est une invite aux partis politiques à intéresser davantage les femmes à la chose politique ».

MRS/SVY


Burkina-Société-Genre-Formation
Le ministère de la Promotion de la femme outille ses directeurs régionaux

Ouagadougou, 20 avr. (AIB) - Le ministère de la Promotion de la femme a ouvert lundi 20 avril à Ouagadougou un atelier pour le renforcement de la participation des femmes dans la gouvernance au niveau local et national au profit des directeurs et directrices régionaux de la Promotion de la femme, entrant dans le cadre de la mise en ouvre du projet « autonomisation des femmes en Afrique occidentale ».

Selon le conseiller technique du ministre de la Promotion de la femme, Marcelline Tiendrébéogo, cette initiative contribuera considérablement à l'intégration du genre dans les politiques de développement local à l'autonomisation de la femme.

« Aujourd'hui, l'atelier de formation en genre se révèle comme une importante activité pour les principaux acteurs du projet pilote, dont les directeurs et directrices régionaux », a-t-elle déclaré.

Elle a aussi souligné que le 23 septembre 2008 s'est tenu le séminaire de planification participation organisé par la coopération italienne, pour la mise en ouvre du programme « suites de Bamako. Autonomisation des femmes en Afrique occidentale », séminaire qui a permis de présenter les résultats de l'étude diagnostique participative des priorités d'action pour l'appui aux initiatives locales visant l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes au Burkina Faso.

Sur 20 propositions de projets soumises à la coopération italienne, seulement 5 dont 4 des associations féminines et celle du ministère de la Promotion de la femme ont été retenu, a-t-elle ajouté. Ce projet vise le renforcement du ministère de la Promotion de femme dans la promotion de l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes dans le processus de décentralisation, a-t-elle poursuivi.

La coordonnatrice du programme « suites de Bamako. Autonomisation des femmes en Afrique », Serena Fogaroli a souligné que ce programme concerne trois pays dont le Burkina la Côte d'Ivoire et le Niger et s'étale sur 12 mois.

Selon elle, l'objectif spécifique est de permettre le renforcement des initiatives des institutions et des organisations de la société civile dans une perspective d'égalité entre les sexes et d'autonomisation des femmes .Elle a également ajouté qu'au niveau du Burkina, ce programme couvre la région du Plateau central, du Centre Ouest et des Cascades.

Mme Tiendrébéogo a exhorté les bénéficiaires à participer activement aux échanges, afin que les attentes et préoccupations liées au genre soient satisfaites.

MY/MO/SVY


Burkina-Société-Droits humains
Le MBDHP promet de poursuivre la lutte dans l'affaire Norbert Zongo

Ouagadougou, 17 avr. (AIB) - Le secrétaire général du Mouvement burkinabè des droits de l'homme et des peuples (MBDHP) Ali Sanou, a déclaré vendredi soir à Ouagadougou, que cette organisation non gouvernementale ne baissera pas les bras dans la lutte engagée depuis 1998, pour faire la lumière sur l'assassinat du journaliste Norbert Zongo et de ses trois compagnons.

« Tôt ou tard, il y aura justice dans cette affaire ; Nous allons continuer le combat jusqu'à ce que la vérité éclate », a déclaré en substance M. Sanou.

Il s'exprimait au cours d'une conférence de presse organisée par le MBDHP, pour informer l'opinion publique de l'implication active du mouvement tout au long de l'examen du rapport du Burkina Faso sur l'état des droits humains dans le cadre de l'examen périodique universelle (EPU), au mois de mars dernier à Genève, en Suisse.

Selon le secrétaire général du MBDHP, ce rapport qui a été adopté le 19 mars 2009, comporte de nombreuses insuffisances.

Le MBDHP a ainsi dénoncé la soumission de l'institution judiciaire au pouvoir politique à travers notamment les dossiers Norbert Zongo et Ousmane Guiro (actuel directeur général des douanes), les atteintes à la liberté de la presse, à la libre participation citoyenne aux affaires de la nation à travers la non reconnaissance des candidatures indépendantes aux élections municipales et législatives.

De l'avis des responsables du MBDHP, pour garantir l'indépendance de la justice au Burkina, les autorités doivent éviter les affectations arbitraires, ne pas abuser de leur pouvoir de nomination, et améliorer les conditions de vie des hommes de lois.

En ce qui concerne la liberté de la presse, le mouvement des droits de l'homme estime qu'il faut sécuriser le milieu de la presse, en évitant les menaces envers les journalistes.

Toutefois, le MBDHP demeure convaincu que beaucoup d'acquis en matière de droits de l'homme au Burkina Faso ont été engrangés. « Depuis sa création en 1989, le MBDHP a lutté pour l'avènement d'une Constitution. De plus, le jeu politique burkinabè est devenu plus civilisé » a reconnu Ali Sanou.

MS/MO


Burkina-Société-Grève
Sit-in à la BICIA-B  : les employés protestent contre un surplus sur leur contribution aux frais médicaux

Ouagadougou, 07 avr. (AIB) - Les guichets de la Banque internationale pour le commerce, l'industrie et l'artisanat (BICIA-B), l'une des plus grandes banques du Burkina, sont restés déserts à cause d'un mouvement de protestation, bien suivi selon le constat fait à la direction générale de la banque, mercredi 7 avril dans la soirée.

Dans la cour arrière, des employés regroupés devisent, l'air impassible. D'autres groupes, constitués essentiellement de femmes, sont restés à l'abri du soleil, dans une salle. Ce mouvement est aussi suivi dans les autres agences de la banque, selon les manifestants.

Abass Ouédraogo, l'un des délégués syndicaux explique que les agents de la Banque protestent à propos de l' « externalisation de la gestion des frais médicaux ». Cette gestion jusque-là interne, est désormais confiée à un groupe français de courtage, Gras Savoye.

Du coup, selon les agents, les frais de prise en charge médicale ont été revus à la hausse par cet intermédiaire. Par conséquent, les employés doivent payer un peu plus pour couvrir les 20% de leur contribution à la prise en charge.

Avec Gras Savoye, « il y 'aura une incidence financière, le coût n'est plus le même », a indiqué Abass Ouédraogo, représentant de la Confédération général du travail (CGT-B).

A défaut d'avoir réussi à rejeter le contrat d'externalisation de prise en charge, les employés souhaitent que la Banque prenne en charge l'entièreté des frais de consultation, d'hospitalisation et d'analyses médicales. Ils consentent en revanche à participer aux frais pharmaceutiques.

Djélika Niodogo, déléguée de personnel regrette que leur mouvement ait pu créer des désagréments pour les clients. Mais, dit-elle, « on ne peut faire des omelettes sans casser les oufs ». Elle dit avoir espoir que la direction générale de la BICIA-B , qui ne « dit rien » jusque-là, finira par tenir compte de leur revendication.

La médiation de la direction générale du Travail aurait été vaine. Des concertations entre la direction de la Banque et les employés depuis six moins n'ont pas non plus abouti à un accord.

Une grève est annoncée, jeudi 9 avril, si rien n'est fait d'ici-là.

AMK/


Burkina-Société-Religion
Célébration de la Pâques le 12 avril prochain

Ouagadougou, 7 avr. (AIB) - La communauté catholique célèbre le 12 avril prochain la résurrection du Christ. Cette célébration inclut plusieurs activités spirituelles dont la semaine sainte qui s'est ouverte avec le dimanche des rameaux le 5 avril dernier. En outre, les prêtres se mettent à la disposition des fidèles pour les confessions de Pâques et la préparation les catéchumènes pour les baptêmes.

« Outre ces activités, il y aura les grands moments de la liturgie du Jeudi Saint, un jour très important pour nous, jour de l'institution du sacrement de l'Eucharistie », a déclaré le Curé de la Paroisse Saint Camille, le Père Prosper Kontiébo.

Aussi, des messes seront célébrées dans toutes les Eglises de la paroisse. Le vendredi Saint, le chemin de croix sera effectué à partir de 13 heures dans toutes les églises et chapelles de la paroisse ; « c'est un autre grand jour pour nous chrétiens, qui nous rappelle la mort de Jésus et 13 heures pour respecter ce moment où le Christ est mort ». Le soir, c'est la cérémonie de la passion du Christ à partir de 18H30 heures dans les églises et quelques chapelles.

A l'Eglise paroissiale, cette grande prière sera présidée par le Nonce apostolique, son excellence Monseigneur Vito Rallo, signale le Père Prosper Kontiébo. Le samedi soir, au cours de la veillée pascale à partir de 22 heures, ce sont près de 400 personnes de la paroisse Saint Camille qui vont recevoir le sacrement du baptême. A l'occasion de la présente fête de Pâques, le curé de la paroisse Saint Camille lance un message de paix à l'intention des fidèles et à tous les Burkinabé. « Que Dieu nous apporte la paix, que Jésus nous apporte sa paix de ressuscité, sa joie, nous en avons besoin pour nos familles, pour notre société, pour notre monde. Que Dieu répande sa paix dans nos cours et dans notre pays et dans le monde ».

L'Eglise de Dassasgho, Le scolasticat Saint Camille, qui est une chapelle de notre maison de formation qui ouvre ses portes aux fidèles du quartier, l'église Saint Marc situé au secteur 28 (Zone 1), Saint Pierre à Taabtinga, Saint Charles Luwanga au secteur 30, la chapelle de Gundrin, celle de Saint Jean Samuel, Saint Joseph, Saint Jean Baptiste à Kalgondin sont, entre autres, églises et chapelles relevant de la Paroisse Saint Camille.

MRS/SVY


AMK/SVY Burkina-Société-Sécurité sociale
La Banque mondiale expose deux publications sur la promotion sociale au Burkina

Ouagadougou 07 avril (AIB)- La Banque mondiale a présenté le mardi soir à Ouagadougou deux publications dans le domaine de la protection sociale.

Selon Carlo Del Ninno, l'institution financière entend apporter par cette action, une assistance technique au gouvernement du Burkina pour réfléchir sur le programme sociale à mettre en place en cas de période de crise ou de difficultés économiques.

M. Ninno a fait un exposé sur les filets sociaux de sécurité et les transferts monétaires conditionnels aux représentants des ministères en charge des questions sociales, d'éducation, d'emploi et de l'agriculture.

Les filets sociaux de sécurité et les transferts monétaires conditionnels sont deux trouvailles de la Banque mondiale pour venir en aide aux pays dans la lutte contre la pauvreté.

Pour Carlo Del Ninno, chaque pays a besoin de bons filets sociaux « pour réduire la pauvreté et la vulnérabilité de ses citoyens ». Ces filets sociaux, a-t-il poursuivi permettent d'aider « les gens à améliorer leur situation de vie ». Mais pour que ça marche, un filet social doit être « pertinent, adéquat, équitable, efficient en terme de coût, durable et dynamique dans le temps ».

Quant aux transferts monétaires conditionnels, il s'agit d'une sorte de contrat entre la Banque mondiale et le bénéficiaire qui est obligé d'affecter les fonds au projet pour lequel l'argent a été débloqué sous peine de rupture de contrat, a expliqué Carlo Del Ninno. Bien appliqué, ce programme permet de réduire la pauvreté et de favoriser l'accumulation du capital humain, a-t-il ajouté.

MY/MS


Burkina-Société -Religions
Assemblée générale de l'Association nationale pour la traduction de la Bible en Afrique à Ouagadougou

Ouagadougou, 3 avril (AIB) - L'Association nationale pour la traduction de la Bible en Afrique (ANTBA), en collaboration avec Wycliffe, une ONG américaine tient son assemblée générale le samedi 4 avril 2009 à Ouagadougou.

Le constat fait par l'ANTBA est alarmant : 200 millions de personnes manquent de bible dans leur langue. Le directeur général de l'Association nationale pour la traduction de la bible en Afrique (ANTBA), Boureima Ouédraogo a expliqué comment les membres de sa structure depuis des années se sont investis dans le travail de traduction de la bible dans les différentes langues africaines et surtout burkinabé. « Ce travail, nous l'avons réalisée sans grand moyen aux côtés des chercheurs, d'universitaires et de missionnaires volontaires », a-t-il fait remarquer.

Les premières personnes à s'impliquer dans ce travail de recherche appliquée sont les universitaires, les linguistes, les anthropologues ou sociologues américains, en partenariat avec leurs homologues africains. « A un certain moment, les chrétiens ont été divisés face à l'esprit et aux attitudes controversées des hommes d'Eglise, des missionnaires, voire des bénéficiaires », a poursuivi Boureïma Ouédraogo.

Les travaux de l'assemblée générale, indique-t-on, vont se dérouler à huis-clos, après la partie officielle pour des raisons propres à la philosophie de l'ANTBA.

ABT/ SVT



Burkina-Administration-Urbanisation
Les 4 grands défis de la police municipale de Ouagadougou en 2009

Ouagadougou (Burkina Faso) - Le directeur de la police municipale, le commandant Clément Ouango a dévoilé samedi soir les 4 grands défis de sa direction, parmi lesquels la gestion du marché central de la capitale et la lutte contre les abattages clandestins.

M. Ouango soutient que 2009 sera pour la police municipale, l'année des « grands défis ».

Pour le marché du marché central Rook-Wooko dont l'ouverture est attendue en avril prochain, le commandant Ouango note que chaque commerçant devra rester dans son magasin, afin de libérer les allées. De même, la police ne tolérera pas l'utilisation de gaz domestique au marché.

Il a par ailleurs expliqué que la lutte contre l'abattage clandestin d'animaux, ralentie entre-temps pour raison de moyens, sera relancée. Il s'est convaincu que le phénomène est très important dans la capitale.

Il en veut pour preuve l'utilisation insuffisance de l'Abattoir frigorifique. D'une capacité théorique de 1560 abattage par jour, l'abattoir frigorifique de Ouagadougou n'est utilisé que 20 à 30% de ses capacités. On y compte moins de 10 ports abattus, alors que la viande de cochon est présente partout, a-t-il fait remarquer.

En 2008, les agents de la police municipale ont effectué 67 sorties contre l'abattage clandestin d'animaux, soit presqu'autant que le nombre d'intervention contre la divagation des animaux.

Un nouveau programme baptisé « villes plus sûres » est un autre défi dans sa mise en ouvre. Un service d'assistance aux femmes et enfants victimes de violences et un autre service de volontaires communaux devront être crées dans le cadre de ce programme.

Mais le commandant de la police municipale n'a pas voulu s'étendre davantage sur le programme dont l'existence n'est pas encore officialisée par le maire Simon Compaoré.

La dernière occupation en dehors des activités ordinaires de la police sera la gestion de trois échangeurs, dont deux sont encore en construction.

M. Ouango annonce que des mesures seront renforcées pour plus de contrôle des véhicules poids lourds empruntant les échangeurs. Il dit craindre pour les portiques placées à l'entrée des échangeurs et qui ont déjà fait l'objet d'un accident provoqué par un véhicule surchargé.

AMK/


Burkina-Société
La police municipale se réjouie d'être reconnue comme force de sécurité à part entière

Ouagadougou, 24 jan. (AIB) - La police municipale de Ouagadougou s'est félicitée d'être reconnue de nos jours en tant que force se sécurité à part entière, samedi soir à la présentation de voux des agents de cette police à leur patron.

Le directeur de la Police municipale de Ouagadougou, le commandant Clément Ouango estime que la « renommée » de sa direction « dépasse les frontières nationales » et fait l'objet de sollicitations à l'échelle continentale ainsi que les visites de délégations étrangères pour « s'enquérir » de son expérience.

« Le recours de plus en plus nombreux des citoyens à nos services témoignent de la confiance qu'ils nous accordent », a-t-il encore ajouté.

En 2008, la police municipale de Ouagadougou a effectué 90 sorties pour secourir des personnes en danger et 476 interventions pour assistés des victimes d'accidents de circulation.

Les agents ont exprimé leur fierté pour leur chef. Ils souhaitent cependant de nouveaux locaux pour la direction et un plus grand nombre de places lors des concours professionnels au niveau de tous les grades.

Les agents de la police municipale sont souvent appelés par dérision « enfants de Simon », du prénom du maire de Ouagadougou. Ils disent être devenus depuis des « Hommes de Clément » (Ouango).

AMK/


Burkina-Société-Drame
Une pirogue coule et fait quinze morts sur le fleuve Sourou

Ouagadougou, 31 mars (AIB) - Après le Passoré, c'est le tour de la Kossi de connaître le drame de la mort de quinze personnes par noyade sur le fleuve Sourou le dimanche 29 mars dernier.

Le drame est survenu lorsqu'une pirogue chargée de trente sept personnes, d'animaux et de céréales a coulé suite à un vent fort provoquant des vagues. La surcharge y serait pour beaucoup, selon les rescapés. L'intervention de la brigade nationale des sapeurs-pompiers a permis de sauver vingt et un naufragés. Ces personnes, qui venaient de Illa, se rendaient au marché de Di, dans la province du Sourou. Une mission gouvernementale et une délégation régionale conduite par le gouverneur de la Boucle du Mouhoun ont été dépêchées sur les lieux.

Le fleuve Sourou constitue une frontière naturelle entre le Mali et le Burkina et atteint à cet endroit dix kilomètres de large, avec une profondeur de huit mètres, indique-t-on.

MRS/SVY


Burkina-Société-Education
10ème Assemblée générale de l'ONG ANTBA

Ouagadougou, 6 avril (AIB) - L'Association nationale pour la traduction de la bible et l'alphabétisation (ANTBA) a tenu samedi au secteur 27 de Ouagadougou, sa 10ème Assemblée générale.

La traduction de la bible en langues nationales est essentiellement la mission de cette ONG, qui travaille également avec des partenaires dans d'autres domaines. ANTBA est ainsi active dans l'éducation et le développement. Il existe au Burkina une soixantaine de langues recensée par l'organisation non gouvernementale Société internationale de linguistique (SIL) au Burkina Faso.

Certaines de ces langues sont menacées d'extinction. Pour le moment, constate-t-on au niveau de l'Association nationale pour la traduction de la bible et l'alphabétisation, les Saintes écritures ne sont traduites que dans une dizaine de langues burkinabé.

Par contre, l'alphabétisation en langues nationales se fait dans toutes les régions dans les trois principales langues du pays ( mooré, dioula, fulfuldé) en plus d'autres langues comme le sissala, le lyélé, le gulmancéma, le carma, le bissa qui se trouvent en pleine application au sein des différentes dénominations religieuses.

ABT/ SVY


Burkina-Société-Drame
Le gouvernement s'est rendu sur les lieux pour soutenir les parents des naufragés de Illa

Ouagadougou, 02 avr. (AIB) - Une délégation gouvernementale conduite par la ministre de l'Action sociale et de la Solidarité nationale, Pascaline Tamini s'est rendue le 1er avril dernier à Illa, village situé à 75 km de Nouna, pour présenter ses condoléances aux familles des 15 victimes de la noyade, intervenue le 29 mars 2009 sur le fleuve Sourou, rapporte un journaliste de l'AIB sur place.

Mme Tamini a exprimé aux familles éplorées la compassion du Président Blaise Compaoré, de son Premier ministre et de celle de toute l'équipe gouvernementale. La délégation gouvernementale était composée de Joseph Paré, natif de la région et ministre des Enseignants secondaire supérieur et de la recherche scientifique, mais aussi du Dr Emile Paré et des autorités locales.

Les représentants du gouvernement ont remis une enveloppe pour les familles des victimes et une autre pour les sauveteurs. La valeur des sommes n'a pas été dévoilée.

L'équipe s'est rendue par suite sur les tombes de 12 victimes inhumées à Illa, pour un recueillement. Au bord du fleuve Sourou, la délégation a pu s'apercevoir de l'état de l'embarcation qui a chaviré avec à son bord 36 passagers, une dizaine de boufs et d'autres petits ruminants. A cela s'ajoute des marchandises dont des vélos, des denrées alimentaires et de nombreux autres objets.Selon un villageois, les passagers devraient débourser chacun 500 francs pour leur transport, 2500 francs pour les gros ruminants et 150 francs pour les petits ruminants.

Ils se rendaient au marché de Di, village situé à quelques 5 km par la voie fluviale. Autrement, ils doivent parcourir plus de 100 km par la route.

Le conseiller du village a profité de l'occasion pour demander au gouvernement d'aider le village à se doter d'une pirogue moderne. Le transport fluvial procure des revenus de subsistance aux acteurs de ce domaine.

Mais le chef de la délégation, sans rejeter cette requête, a critiqué les surcharges et les transports mixtes et exigé la discipline dans ce genre de transport.

AMK/MS


Burkina-Société-Coopération-Audience
La JCI veut nouer un partenariat «gagnant-gagnant» avec les Editions Sidwaya

Ouagadougou, 18 mars (AIB) - Des sénateurs de la Jeune chambre internationale (JCI) ont proposé mercredi au directeur général des Editions Sidwaya, Ibrahiman Sakandé, l'établissement d'un partenariat qui pourrait profiter aux deux institutions.

Reçus en audience par le directeur général des Editions Sidwaya, les membres de la JCI se sont dit disposés à apporter leur soutien au quotidien d'Etat, à travers notamment la formation de ses agents.

«Nous avons des projets de partenariat ; Sidwaya nous apporte beaucoup à travers la couverture médiatique de nos événements. Nous aussi pouvons apporter un plus aux Editions Sidwaya. Nous allons rapidement mettre sur pied un projet (de partenariat) que nous allons améliorer ensemble pour permettre à nos deux entités d'avoir plus de visibilité», a confié Marie Annick Bidi, vice-présidente de la JCI 2009.

Le directeur général des Editions Sidwaya a salué pour sa part l'initiative de la JCI d'établir des relations avec l'organe de presse qu'il dirige. Selon Ibrahiman Sakandé, le bénévolat des membres de cette organisation est à encourager, car il est de plus en plus rare de trouver des personnes qui pensent aux autres.

«Vous êtes sur un terrain conquis; n'hésitez pas d'être l'avocat de Sidwaya partout où vous allez, car c'est un journal qui appartient à tous les citoyens de ce pays», a souhaité M. Sakandé.

Selon la vice-présidente 2009 de l'organisation, la JCI est une organisation qui regroupe des jeunes de 18 à 40 ans. Elle a pour mission d'apporter des changements positifs dans la communauté et est présente dans huit pays d'Afrique (Bénin, Burkina Faso, Congo, Gabon, Niger, Sénégal, Togo et Tunisie). La formation de ses membres constitue son principe de base. «Quand un membre est très bien formé, il influence la communauté dans laquelle il se trouve», a conclu Mme Bidi.

MS/SVY


Burkina-société-religion-Formation
L'association AARMB arme ses membres.

Ouagadougou, 14 mars (AIB) - L'Association des amis de sa majesté le roi de Bahreïn au Burkina a ouvert samedi 14 mars 2009 à Ouagadougou le séminaire de formation de ses membres sous le thème : « Islam, tolérance interreligieuse et paix ».

« La paix est la chose la plus déterminante pour asseoir un véritable développement au profit de l'être humain », a déclaré le président de l'Association, Amadé Ouédraogo. Selon lui, toute la communauté doit travailler à la sauvegarder.

Pour sa part, le représentant du ministre en charge de l'éducation, Rasmané Korbéogo a souligné que sans paix, point de développement ; c'est pourquoi il invite la population à agir vite pour que le monde soi plus humanisé afin que les efforts de développement portent des fruits. Il a également indiqué qu'il faut s'engager résolument pour cultiver le dialogue et la tolérance entre les hommes.

« L'Association des amis de sa majesté le roi du Bahreïn au Burkina » est une association qui travaille à développer les relations dans les domaines socio culturels et économiques entre les populations au Burkina Faso et celles du royaume de Bahreïn », a dit la représentante de l'Association des villages de Nongr-Maasom, Mme Adja Kouama Haoua .

M.Korbéogo a par ailleurs exhorté les séminaristes à participer aux travaux et surtout, à mettre en pratique toutes les connaissances acquises au cours de la formation.

Ce séminaire s'inscrit dans les orientations stratégiques de l'Association des amis de sa majesté le roi de Bahreïn au Burkina et vise à promouvoir au Burkina une paix durable et une cohésion sociale. Il fait partie d'une série de séminaires à travers les différentes régions du Burkina.

M.O/SVY


Burkina-Ghana-Société-Fait divers
Un burkinabè, propriétaire de maquis assassiné au Ghana

Un propriétaire de maquis de Youga, localité à 24 kilomètres au sud de Zabré est tombé le 26 février dernier, sous les balles de coupeurs de route à Zébila, ville ghanéenne frontalière du Burkina. La victime, du nom de Joël Nanga, laisse derrière lui une femme enceinte et un enfant.

YY/SVY


Burkina-Société-Mairie-Marchés
Doléances des commerçants à Simon Compaoré pour régulariser la vie marchande

Ouagadougou, 19 fév. (AIB) - Le maire de Ouagadougou, Simon Compaoré a reçu à Ouagadougou le 19 février les commerçants de ladite ville en vue de redynamiser l'activité commerciale dans les différents yaars et marchés des différents arrondissements.

Le président de la fédération des commerçants des marchés et yaars de la région du Centre, Amidou Compaoré a fait le bilan des activités 2007 - 2008 où le renouvellement des bureaux exécutifs (46 sur 97) a été effectué. Il a par ailleurs souhaité l'enlèvement régulier et rapide des ordures sur les marchés, la construction de latrines publiques (la réfection de celles endommagées) et la baisse du taux des taxes sur les marchés (stands et boutiques).

Le président des bouchers, Seydou Ilboudo, a sollicité une formation des différents bouchers pour une gestion intégrante des revenus. Selon lui « le transport de la viande de l'abattoir au marché se fait par des moyens non commodes (moto, vélo, .) » ; il souhaiterait l'octroi d'autres moyens plus appropriés (véhicules) de la part des autorités communales et une protection des lieux de vente par des grilles.

Le bourgmestre et ses plus proches collaborateurs dont le directeur général des régis autonomes de gestion des équipements marchandes, Niangao Ouibié et le directeur de la propreté, Mahamoudou Cissé ont apporté des réponses plus ou moins favorables sur certains points : la formation des bouchers, les lieux de vente de la viande qui auront des grilles de protection, la levée des ordures dans les bacs (dont 1 milliard 200 millions est mis à la disposition des structures associatives pour son exécution) seront régularisés etc. Mais dans les domaines dépassant les compétences de la mairie, le message sera transmis à qui de droit.

AS / MO


Burkina-Communication-NTIC
La e-gouvernance en marche au Burkina Faso

Ouagadougou, 17 fév. (AIB) - Les autorités burkinabè font de plus en plus recours aux nouvelles technologies de l'information et de la communication dans la gestion quotidienne des affaires publiques, constante l'AIB mardi à Ouagadougou.

Le maire de Ouagadougou est aujourd'hui l'invité d'un « tchat en live" (discussion utilisant la messagerie instantanée) de deux heures, durant lequel il interagit avec le public. Initié par les responsables du site du quotidien privé L'Observateur Paalga, ce dialogue via internet est une première dans le pays.

Les intervenants ont eu la possibilité d'envoyez des questions au maire, par messagerie électronique (e-mail), par téléphone à travers les SMS (short message service) ou en posant la question sur le site du journal, par réaction à un article intitulé « tchat en live avec Simon ».

« A partir du moment où vous avez internet, vous pouvez suivre et participer au tchat soit en posant des questions, soit en faisant des relances quand vous estimez qu'une réponse n'est pas assez nette », a expliqué Evariste Barro, rédacteur en chef du site.

Les questions sont de tous les ordres. Les citoyens demandent par exemple le salaire du maire de Ouagadougou. D'autres lui font remarquer qu'il « éclipse » les cinq maires d'arrondissement (la ville de Ouagadougou est subdivisée en 5 arrondissements dirigés chacun par un maire) au lieu de coordonner leurs activités et même de leur faire faire régulièrement des bilans à mi-mandat.

D'autres questions plus politiques cherchent à savoir si le maire Simon Compaoré a peur de Reporters sans frontière (RSF) en portant plainte contre le « Collectif » après le départ du secrétaire général de RSF.

Lors de la commémoration du 10è anniversaire de la mort du journaliste Norbert Zongo, une avenue a été rebaptisée « Avenue Norbert Zongo », sur initiative de RSF, ce qui a valu une plainte du maire contre les organisateurs de la manifestation, le Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques, née après l'assassinat du journaliste.

Avant le maire, les services du ministre de la sécurité, le colonel Emile Ouédraogo ont transmis des SMS aux abonnés de la téléphonie mobile, leur demandant d'observer la prudence sur les routes, notamment à l'approche des fêtes de fin d'année.

Le ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication, Filippe Savadogo pour sa part a mis à la disposition de ses agents, un de ses numéros privés lui permettant de communiquer avec eux exclusivement par SMS.

AMK/


Burkina-Société-Crise économique
«Tout le monde est touché par la crise économique et le sera jusqu'au bout», Jacques Lacour

Ouagadougou, 15 fév. (AIB)- Le Père Jacques Lacour du réseau social du Burkina a déclaré dans la soirée de samedi 14 février 2009 à Ouagadougou que la crise économique internationale n'épargnera personne.

Le prêtre missionnaire, Jacques Lacour a tenu ces propos lors d'une conférence qui a eu pour thème «  Le système capitaliste à l'épreuve de la crise économique internationale  ». Organisée par les altermondialistes du Burkina à travers l'association des amis du monde diplomatique(AMD), la conférence a connu la participation de plusieurs dizaines d'étudiants venus s'imprégner des contours de la crise.

«  Tout le monde est touché par la crise économique et le sera jusqu'au bout  », a déclaré Jacques Lacour poursuivant que les remèdes apportés jusque-là par les puissances économiques du monde n'ont pas pu empêcher les autres pays de s'engouffrer dans la situation de crise.

Pour le Père, cette crise qui ne va pas sans les autres crises est révélatrice d'une des profondes crises de toute la société. «  Cette crise est à la fois économique, sociale, alimentaire, écologique, énergétique. », a-t-il énuméré avant de regretter que cette crise soit tragique pour les peuples.

Selon le prêtre missionnaire, le système capitaliste a conduit le monde directement dans le mûr en aboutissant à la faillite du système financier. Cela s'explique par le simple fait que ce système est basé sur la maximisation du profit individuel, la recherche du gain facile au détriment de l'intérêt général. D'où l'urgence pour le père, altermondialiste, de repenser un nouvel ordre économique dans les politiques économiques mondiales qui prenne en compte ce qu'a négligé le capitalisme à savoir, les valeurs sociales. «  Nous, altermondialistes sommes convaincus que seule la prise en compte de l'homme dans la course vers les croissances économiques pourra faire sortir le monde de cette impasse désastreuse pour les populations » , a soutenu Jacques Lacour qui ajoute qu'avec le système capitaliste, on assiste à une lutte contre le pauvre plutôt qu'à une lutte contre la pauvreté.

Au Burkina depuis trente ans, le père Jacques Lacour est un prêtre missionnaire vivant à Koudougou, ville située au centre ouest à 100 km de la capitale. Connu pour ses interventions dans certains médias écrits de la place, Jacques Lacour est un défenseur de l'idéologie altermondialiste.

OO/


Burkina-Société-Justice
Les GSP veulent une direction générale et une Ecole de formation mieux appropriée

Ouagadougou, 13 fév. (AIB) - Les lampions se sont éteints ce jeudi 12 février 2009 sur les travaux de la 3 ème conférence annuelle des Inspecteurs de la garde de sécurité pénitentiaire (GSP). Le représentant du ministre de la Justice , garde des sceaux M. Placide Nikiéma chef de cabinet a salué les participants pour les conclusions de leurs travaux.

Au terme de quatre jours de débats et de réflexion, les participants au regard de l'importance de l'effectif actuel du personnel GSP et de l'organisation actuelle des autres corps paramilitaires au Burkina Faso ont recommandé l'érection de la direction de la sécurité pénitentiaire en une direction général de la garde de sécurité pénitentiaire (DG. GSP).

Ils estiment que la structuration actuelle de la GSP ne permet pas un commandement fluide et opérationnel du personnel. Ils ont également recommandé la création d'une Ecole nationale de l'administration pénitentiaire avec des possibilités de formation approfondie dan les métiers inter-armes à Bobo-Dioulasso et à Pô tout en ouvrant pour les possibilités de réinsertion socio-professionnelle en faveur des détenus.

ABT/ RH


Burkina-Société-Justice
Sécurité pénitentiaire : Les GSP en concertation à Ouagadougou

Ouagadougou, 10 fév. (AIB) - Le chef de cabinet du ministère burkinabé de la justice, Placide Nikiéma, a présidé mardi 10 février à Ouagadougou l'ouverture de la 3e conférence annuelle des inspecteurs de la garde de sécurité pénitentiaire (GSP).

Selon Placide Nikiéma, l'objectif des conférences annuelles des inspecteurs est d'offrir un cadre de concertation et d'expression en vue de renforcer la cohésion interne du corps, de raffermir le commandement et d'asseoir l'unité d'action entre les gradés supérieurs.

Au-delà des objectifs, la conférence annuelle des inspecteurs GSP est aussi un cadre d'information et de formation des participants, d'intégration et de consolidation des liens de solidarité, a-t-il ajouté avant d'exhorter les participants à faire également des propositions «concrètes» en vue des reformes en cours au sein de leur ministère de tutelle.

Le directeur de la GSP, Dieudonné Koyenga a indiqué que ce cadre de concertation annuel est un rendez-vous essentiel dans la vie du Ministère de la Justice en général et du corps de la garde de sécurité pénitentiaire en particulier.

M. Koyenga soutient que cette rencontre est une chance à saisir pour renforcer l'esprit de corps, mettre à jour certaines connaissances et harmoniser les principes de commandement et de gestion des services dans le domaine. Il s'est réjoui également du travail abattu par le corps en vingt cinq ans d'existence avant de lancer un appel à la mobilisation pour commémorer le jubilé d'argent (25 ans) du corps qui aura lieu cette année.

Cette 3 e rencontre qui va durer du 10 au 12 février 2009 regroupe les cadres supérieurs de la GSP de l'ensemble du territoire national. Les inspecteurs de la GSP sont chargés de l'administration des maisons d'arrêt et de correction. Selon le directeur de la GSP, le Burkina Faso compte vingt quatre établissements pénitentiaires avec une quarantaine d'inspecteurs.

OO/MS


Burkina-société-santé-sida
Des malades burkinabè demandent la prise en charge des maladies liées aux effets négatifs des ARV

Ouagadougou, 7 fév. (AIB) - Les participants à la 8e session ordinaire du Conseil national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles (CNLS/IST), ont plaidé vendredi 6 février 2009 à Ouagadougou pour une amélioration des prises en charge des maladies liées à la prise des antirétroviraux (ARV) par les malades du Sida.

Cette huitième session qui a été consacrée à une «revue à mi-parcours» du cadre stratégique de lutte contre le VIH/Sida et les IST pour la période 2006- 2010 a réuni les partenaires techniques et financiers, les associations de lutte contre le VIH/Sida, les associations des personnes infectées ou affectées par le VIH et le gouvernement burkinabè.

La représentante des personnes vivant avec le VIH/Sida, Christine Kafando a demandé l'accompagnement psychosociologique des personnes infectées. «L'accompagnement psychologique inclus la nécessité d'aller voir un psychologue», a déclaré Mme Kafando soulignant que les associations n'ont pas de psychologue pour suivre ce volet quand bien même il joue le même rôle que les médecins traitants.

Elle a également indiqué que les antirétroviraux ont de nombreux effets secondaires pouvant conduire à une déformation biologique du patient. «On a souvent des difficultés par rapport aux effets secondaires qui deviennent aujourd'hui un problème lourd pour les personne vivant avec le VIH», a déploré la porte-parole des personnes vivant avec le VIH. Elle a indiqué que cela occasionne d'autres pathologies qui nécessitent une autre prise en charge qui est quelquefois plus coûteuse que les ARV.

Concernant la lutte contre la maladie chez les travailleuses du sexe, des plaidoiries ont été faites pour le renforcement des capacités de lutte. «Ce milieu constitue des canaux favorables à la transmission et à la propagation rapide de la pandémie du VIH/Sida», a déclaré Mme Kafando.

«Il n'y a pas de ressources conséquentes et des actions efficaces pour renforcer la lutte contre le VIH/Sida au niveau des travailleuses de sexes », a-t-elle déploré.

«Le milieu de la prostitution est très actif et il est important de ne surtout pas le négliger. Il faut mobiliser les moyens pour créer des projets afin d'éviter que les jeunes s'adonnent au plus vieux métier du monde», a plaidé Mme Kafando.

OO/RH


Burkina-Société-Population
L'UNFPA veut prendre en compte la dimension culturelle dans la promotion des droits humains

Ouagadougou, 5 fév. (AIB)- La ministre burkinabè de la Promotion des droits humains, Salamata swadogo a procédé le 5 février à Ouagadougou, au lancement officiel du rapport sur l'état de la population du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).

Le rapport qui s'est fixé pour point de départ, la validité universelle du cadre international des droits de la personne recommande l'application d'approches du développement sensibles à la culture. Le développement culturel est un droit au même titre que le développement économique ou social, lit-on dans le rapport qui signale par ailleurs que la sensibilité à la culture ne saurait en aucun cas être considérée comme une invite à l'acceptation de pratiques traditionnelles néfastes ou comme une excuse aux violations des droits fondamentaux.

Le représentant de l'UNFPA au Burkina Faso, André Mayouya a soutenu ces propos au cours de la présentation du rapport sur l'état de la population mondiale 2008 en ajoutant qu'«il est nécessaire d'emprunter la culture pour impulser la promotion des droits de l'homme».

Selon le rapport, «les acteurs internationaux du développement ignorent la culture ou la marginalisent, à leurs propres risques et périls». Le représentant de l'UNFPA au Burkina pour sa part ajoute que «les traditions et croyances culturelles sont souvent plus fortes que les lois. Dans de nombreux pays dont le Burkina, il y a la persistance de pratiques pourtant interdites par la loi», poursuit-il. D'où la nécessité de tisser un partenariat solide sur le terrain afin de mieux soutenir le combat de l'éradication des pratiques néfastes et discriminatoires, a soutenu M. Mayouya.

André Mayouya a cependant relevé la nécessité de faire la différence entre pratiques culturelles néfastes et celles qui sont profitables à l'être humain.

«La sensibilité aux valeurs culturelles et l'engagement ne signifient pas qu'il faille accepter les pratiques traditionnelles nuisibles, ni laisser commettre des atteintes aux droits de la personne», a insisté le représentant résident de l'UNFPA pour qui la compréhension des réalités culturelles doit relever les moyens les plus efficaces de mettre en cause ces pratiques néfastes et de promouvoir les droits de la personne.

La ministre de la Promotion des droits humains Salamata Sawadogo a expliqué que «les droits humains sont universels et qu'il y a nécessité de trouver des valeurs pour promouvoir les droits de la personne dans cette diversité». Elle a ensuite noté les difficultés qui font persister de nombreuses pratiques culturelles néfastes au Burkina avant de se réjouir de l'existence d'organes de promotion des droits de l'Homme au Burkina Faso.

Crée en 1969, l'UNFPA est un organisme de développement international qui ouvre en faveur du droit à la santé et de l'égalité des chances pour chaque femme, chaque homme et enfant. Il s'emploie à améliorer les conditions de vie et à élargir les options des individus et des couples.

OO-MS/RH


Burkina-UNFPA-Genre
L'UNFPA plaide pour une autonomisation des femmes et une égalité des sexes

Ouagadougou, 5 fév. (AIB) - Le représentant du Fonds des Nations Unies pour la population(UNFPA), André Mayouya a plaidé jeudi 5 février 2009 à Ouagadougou pour une autonomisation des femmes et une égalité des sexes.

Dans le rapport sur l'état de la population mondiale 2008, dont le lancement officiel a été présidé par le ministre burkinabè de la promotion des droits humains, Salamata Sawadogo, il ressort que les inégalités entre les sexes restent largement répandues et profondément enracinées dans de nombreuses cultures. En matière d'inégalité des sexes, il n'a jamais été fait de progrès sans lutte culturelle.

« L'importance de la culture dans la lutte a amené l'UNFPA à opter pour les ''lunettes culturelles'' qui sont un instrument conçu pour faciliter le processus de la contestation et de la modification des pratiques qui sous-tendent l'inégalité des femmes et des hommes, et aussi pour forger des alliances favorables à l'efficacité et à l'appropriation des programmes », a soutenu André Mayouya.

60% du milliard d'habitants les plus pauvres de la planète sont des femmes et des filles, 66% des 960 millions d'adultes illettrés du monde sont des femmes et 70% des 130 millions d'enfants non scolarisés sont des filles, énumère le rapport.

Pour ce qui est du cas spécifique du Burkina Faso, le rapport fait ressortir que 41,1% des plus pauvres sont des femmes et des filles et que les femmes sont peu représentées au parlement par exemple, avec un pourcentage un peu au-dessus de 15 %.

Le rapport indique également que l'approche de la programmation adoptée pour favoriser l'autonomisation des femmes et l'égalité des sexes rassemble les droits de la personne, la prise en compte systématique de la problématique hommes-femmes et la sensibilité à la culture, encourageant des changements transformateurs de l'intérieur.

L'UNFPA est un organisme qui ouvre à améliorer l'épanouissement de l'être humain dans toute son intégrité. Il travaille en coopération non seulement avec les instances gouvernementales mais aussi avec toute une gamme d'organisations locales et de particuliers.

OO/MS


Burkina-société -santé-sida
Sida : 60% des jeunes au Burkina n'ont pas utilisé de condoms pendant l'acte sexuel en 2007

Ouagadougou, 7 fév. (AIB) - Une étude menée en 2007 par le Réseau africain des jeunes contre le Sida du Burkina Faso (RAJS-BF), révèle que 60% des jeunes burkinabè n'ont pas utilisé de condoms pendant les rapports sexuels.

L'information a été donnée vendredi 6 février 2009 par le coordonnateur du RAJS-BF, Bagnomboé Bakiono en marge de la huitième session annuelle du Conseil national de lutte contre le VIH/Sida et les infections sexuellement transmissibles (CNLS) présidée par le chef de l'Etat burkinabè, Blaise Compaoré.

Il n'a pas donné le nombre de jeunes qui ont été concernés par l'étude, ni la marge d'erreur.

Selon le CNLS qui a fait à cette rencontre le bilan «à mi-parcours» du Cadre stratégique de lutte contre le VIH/Sida et les IST pour la période 2006-2010, la séroprévalence est élevée chez les jeunes de 15 à 24 ans passant de 1,9% en 2003 à 2% en 2007. Toutefois elle a chuté à 1,3% en 2006 avant de connaître à nouveau un pic (2% en 2007), selon le rapport du CNLS consulté par l'AIB.

Le coordonnateur du RAJS-BF, Bagnomboé Bakiono a expliqué qu'il s'agit d'un problème de relâchement dans la méthode de lutte. «Au début, c'est-à-dire de 2002 à 2004, l'accent a été mis sur la paire éducation. Les jeunes sont plus convaincus par les messages qu'on leur donne dans un groupe, c'est-à-dire la communication de proximité», a-t-il indiqué. Il a souligné que le problème pour un jeune c'est de savoir «comment arriver à dire non à un rapport non protégé».

«Ce sont les activités de communication de proximité qui arrivent à lui permettre d'avoir des arguments pour résister à l'influence négative de ses pairs», a-t-il indiqué.

M. Bakiono a déclaré que de nombreux partenaires se sont engagés dans la lutte contre le Sida depuis 2005. «Cela a fait en sorte que dans les financements l'accent n'est plus mis sur le contenu mais plutôt sur la quantité. Ce qui est déplorable, car ce n'est pas avec la quantité qu'on arrivera aux résultats recherchés», a-t-il observé.

«Il faut développer d'autres stratégies de communication en plus de la paire éducation qui est un moyen fiable dans la sensibilisation. Il faut développer des services adaptés qui permettent aux jeunes de s'y rendre pour les informations utiles», a plaidé le coordonnateur du RAJS-BF, réclamant une «ligne téléphonique verte» pour permettre aux jeunes d'appeler à tout moment pour des informations.

«Les jeunes doivent s'assumer, car la lutte contre le VIH/Sida est une responsabilité individuelle d'abord avant d'être collective», a-t-il insisté.

OO/RH


Burkina-Société-Administration-Formation
Le ministère de la fonction publique forme les gestionnaires des ressources humaines

Ouagadougou, 2 fév. (AIB) - Le ministre de la fonction publique et de la reforme de l'Etat, Soungalo Ouattara, a procédé lundi 2 février 2009 à Ouagadougou à l'ouverture d'une session de formation des gestionnaires des ressources humaines.

Cette session de formation consacre le lancement d'une série de formations des agents de la fonction publique.

Selon Soungalo Ouattara, le contexte national et international actuel est marqué par l'ouverture, l'accélération de la compétitivité, imposant l'adoption d'une nouvelle conception de la fonction publique et du service public.  «  C'est dans cette perspective que le ministère de la fonction publique et de la reforme de l'Etat lance ce matin la première série de formations à l'attention de ses agents  », a indiqué M. Ouattara.

Pour le ministre, l'environnement de la gestion publique et privée est aussi marqué par la modernisation des techniques managériales et par les innovations en matière de techniques de l'information se de la communication. D'où la nécessité d'impulser un dynamisme dans le domaine des ressources humaines de la fonction publique.

«  Le ministère de la fonction publique s'est engagé dans une démarche de gestion stratégique des ressources humaines en prenant en compte la dimension investissement et formation afin de mieux contribuer à la réalisation des grandes politiques publiques  », a-t-il déclaré.

L'objectif visé est de faire de l'administration publique, une administration efficace animée par des agents bien formés et capables de rendre un service de qualité aux citoyens.

Pour cela, des moyens vont être mis en place par l'Etat pour la formation continue de ses agents. « Malgré l'insuffisance des ressources financières, nous ne ménagerons aucun effort pour le développement des ressources humaines  », a expliqué Soungalo Ouattara avant de lancer un appel aux participants de la session de formation à l'assiduité afin qu'au terme, ils puissent répondre efficacement aux besoins du service public.

La présente session de formation qui se déroule du 02 au 06 février a pour thème  « La gestion prévisionnelle des effectifs  ». Elle est la toute première d'une série de formations des agents de l'administration publique qui prendra fin le 10 avril prochain.

Ces sessions de formations sont organisées avec l'appui du projet de renforcement des capacités de l'administration(PRCA). Le PRCA assiste les départements ministériels transversaux dans des réformes administratives nécessaires à la meilleure exécution du cadre stratégique de lutte contre la pauvreté.

OO/MS


Burkina-Société
380 fous « secourus » par la police municipale et plus de 13 700 véhicules passés à la fourrière en 2008

Ouagadougou, 25 jan. (AIB) - La police municipale a porté secours à 381 malades mentaux en 2008 et a mis en fourrières 13.712 véhicules dans le même temps, a appris l'AIB auprès des autorités policières lors de la présentation de voux des agents à leur commandant, samedi soir à Ouagadougou.

Faisant l'état des résultats significatifs de la police municipale pour l'année écoulée, le chargé du Poste de contrôle Radio a dénombré estimé le nombre important de malades ramenés dans leur familles ou conduits dans des services spécialisés pour leur prise en charge.

Il a aussi dénombré 12 402 engins à deux roues et 1310 engins à quatre roues. 75 véhicules de l'Etat en font partie.

Ces chiffres sont en hausse par rapport à ceux de l'année passée, affirme le commandant de la police, Clément Ouango. Pour lui, les Ouagalais ne sont pas devenus plus indisciplinés. Mais « c'est le contrôle de la police qui s'est accentuée ».

Par ailleurs, 22 motos et vélos ont été retrouvés par la police municipale.

Les raisons d'es interpellations sont diverses. Les « deux roues » sont généralement interpelés pour non respect de feux tricolores ou des panneaux de stop, déplacement en sens interdit ou pour défaut d'éclairage. Quand aux véhicules à quatre roues, ils sont interpelés pour transport mixte, surcharge, non respect des heures de pointe ou encore pour chargement hors-gare.

AMK/


Burkina-Société-infrastructure-circulation
Haro sur ces véhicules qui encombrent les voies

Ouagadougou, 22 janv. (AIB) - Il n'est pas rare de voir des véhicules en majorité des poids lourds en panne au milieu des chaussées à Ouagadougou. Le pire, ces mastodontes s'échouent le plus souvent au niveau des feux tricolores souvent au vu et su des autorités municipales.

Les feux tricolores à l'intersection de l'avenue du Conseil de l'entente et de l'avenue de l'olympisme dans l'arrondissement de Baskuy et le carrefour du jardin du SIAO dans l'arrondissement de Bogodogo sont devenus tout sauf ce pour quoi ils existent.

En effet, le feu nouvellement implanté au premier niveau cité pour réglementer la circulation apparaît plus comme un danger qu'une mesure de sécurité, surtout pour les usagers venant de la voie non bitumée qui prolonge l'avenue du conseil de l'entente en passant devant la SONABEL de Ouaga II.

Le feu tricolore auquel on devrait normalement se référer est totalement couvert par
des camions citernes qui ont élu garage tout juste à côté du feu ne laissant
qu'une vue partielle aux usagers. Ces camions alignés sous lesquels sont
couchés des «mécaniciens» représentent un véritable danger public en ce
sens que le prolongement mis en difficulté par ces «patrons des lieux» est
une voie située entre deux murs. Cette situation réduit déjà même la visibilité en temps
normal.

Aussi, hormis ces occupants insoucieux, du côté opposé à leur garage, se trouve de
vieilles carrosseries encombrant ce côté des usagers qui ne peuvent voir les passants
de l'avenue de l'olympisme vers le stade du 4-Août et vice-versa. Cette situation ne
manque pas de créer des désagréments à des usagers qui sont restreints à une vue réduite. Même si l'usager retrouve la vue du feu une fois sur le poteau qui sert de support, force est de constater que le fait de ne pas apercevoir les autres usagers dans les autres sens pose aussi problème.

Car, si la règle est de passer quand son côté est vert, la prudence recommande qu'on observe toujours ses côtés gauche et droite pour la simple raison que non seulement certaines personnes violent sciemment ou inconsciemment les feux mais il y a aussi le fait que la priorité doit être donnée à certains usagers tels les ambulances. Or, à ce niveau, on n'a une vue sur les autres que lorsque l'on est au milieu de la voie. Dans cette situation, le risque de survenance d'accidents est considérable.

D'un arrondissement à l'autre on se retrouve dans la même situation d'occupation anarchique à Bogodogo. Au carrefour de la voie nouvellement bitumée qui passe devant le château du marché Katr-yaaré et la circulaire au niveau du jardin du SIAO, un véhicule y est immobilisé depuis plusieurs jours. Et jusqu'au jeudi 22 janvier dernier, il continuait d'encombrer le carrefour.

Pourtant, le passage à ce carrefour malgré la présence des feux tricolores est parfois un véritable casse-tête chinois, surtout aux heures de pointe. Sans connaître les raisons de ce stationnement à cet endroit, il était quand même souhaitable, au cas où ce serait une panne, de trouver une alternative pour pouvoir l'avancer et éviter une telle position. Mais hélas, même ceux qui devraient le faire ne s'en soucient pas. Mais, doit-on attendre que l'irréparable arrive avant de trouver des solutions à ces situations ? Où sont passés les services de la mairie en charge de ces questions ?

Pendant que nous constations ces spectacles désolants, «nos braves» policiers étaient occupés à autre chose «plus concrète» à savoir, traquer les gens motocyclistes et autres cyclistes aux différents feux. Si nous ne contestons pas l'utilité d'un tel travail (arrêter ceux qui ne respectent pas les feux) nous nous arrogeons aussi le droit de dire que ces cas signalés sont bien des dangers plus visibles.

OO/MY/RH


Burkina-Société-justice-libération
«La libération de Nana Thibault est normale», affirme le procureur général

Ouagadougou, 21 janv. (AIB) - Le procureur général près du de la Cour d'appel de Ouagadougou a estimé mardi 20 janvier 2009 que «la libération de Nana Thibault est normale» lors d'une conférence de presse au cours de laquelle, il a donné les tenants et les aboutissants de la libération de l'opposant politique et d'un homme d'affaires, Salif Kossouka.

«La libération de M. Thibault Nana est normale parce qu'elle s'inscrit dans le cadre d'une grâce présidentielle», a expliqué le procureur général Abdoulaye Barry. M. Nana a bénéficié de l'exercice de droit de grâce du président burkinabè Blaise Compaoré, a-t-il indiqué.

Selon M. Barry, Thibault Nana a introduit une demande de grâce présidentielle le 09 septembre 2008 auprès du chef de l'Etat burkinabè. «Et conformément au décret du 18 avril 1961 donnant droit au président de gracier toute personne condamnée, Blaise Compaoré a donné une suite favorable à la demande de Nana Thibault», a-t-il indiqué.

Mais avant, M. Nana a fait l'objet d'enquête de la part de la police, de la gendarmerie et des services de l'action sociale, a poursuivi le procureur général, ancien commissaire du gouvernement du tribunal militaire.

Thibault Nana a été incarcéré le 03 mars 2008 pour avoir appelé à des manifestations contre la vie chère, Il devrait devrait purger une peine de 36 mois. Mais il a été libéré le 16 janvier 2009 suite à cette grâce.

Concernant les 44 codétenus de M. Nana ? le directeur de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion sociale, Léger Kinda a indiqué qu'ils ont tous bénéficié d'une remise de peine. La remise a été possible parce que ces détenus avaient déjà purgé la moitié de leur peine de 12 mois, a déclaré M. Kinda.

«Toutes les personnes interpellées lors des manifestations contre la vie chère ont été libérées», a précisé le procureur général Abdoulaye Barry. Le directeur de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion sociale a cependant déploré la mort de deux codétenus sur les 44 pendant leur détention.

MY/RH



Burkina-société-médias-religion
La radio Ave Maria : un lien entre les fidèles chrétiens du Kadiogo

Ouagadougou, 21 janv. 2009 (AIB) - La radio Ave Maria (RAM) célèbre le 23 janvier 2009 ses quinze ans d'existence à Ouagadougou.

L'abbé Henri Zongo, responsable de la RAM dit placer l'évènement sous le thème : «Radio Maria, 15 ans de présence : une seule famille, une même voix». Pour lui, cet anniversaire vise à sensibiliser les auditeurs sur la situation de la RAM d'abord, mais également à consolider le lien entre la radio et ses auditeurs et les mobiliser pour contribuer à la vie de la station. L'Abbé Henri Zongo a souligné l'importance de la radio diocésaine pour les fidèles.

Selon lui, la RAM est un moyen précieux pour atteindre les coins où les pasteurs ne peuvent arriver. « La RAM assure un rôle éducateur à travers la prière, les enseignements, les émissions sur la santé, la famille», a-t-il indiqué. En quinze ans d'existence, la RAM a su développer un esprit de volontariat au sein du personnel permanent et des bénévoles tout en s'investissant pour remplacer un équipement déjà suranné. «Ce qui était performant hier est aujourd'hui dépassé.

La RAM a un équipement certes performant mais qui a besoin d'être renouvelé et adapté à l'évolution rapide de la technologie», a-t-il indiqué. L'abbé Zongo a également cité comme difficultés, la faiblesse du financement, la non implication des fidèles dans la recherche «d'efficience et d'efficacité» de la RAM. «La  RAM est peu exploitée par les pasteurs et les communautés chrétiennes de base (CCB), peut-être par manque de sensibilisation sur les enjeux et l'importance de cet outil de communication dans le diocèse», a indiqué le prélat. Il a également déploré l'insuffisance et le niveau de formation du personnel.

L'abbé Zongo envisage maintenant le renforcement et la formation du personnel tout en assurant une meilleure organisation du personnel bénévole. Il pense également acquérir de nouveaux appareils de retransmission, équiper le studio de production et réviser la grille des programmes.

ABT/RH


Burkina-Unesco-Administration
Commission nationale pour l'UNESCO : Le personnel souhaite l'informatisation des services

Ouagadougou, 26 janv. 2009 (AIB) - Le personnel de la Commission nationale pour l'UNESCO a présenté vendredi 23 janvier 2009 dans les locaux de l'institution à Ouagadougou, les voux de nouvel an à son secrétaire Ahmed Baba Soulama. Des doléances ont été posées par les travailleurs, mais aussi des projets pour 2009 énumérés par le patron de la maison.

Le représentant du personnel, Germain Nama a souhaité une santé de fer au secrétaire de la Commission nationale pour l'UNESCO, Ahmed Baba Soulama et à sa famille afin qu'il instaure un climat de tolérance, de compréhension et de solidarité «pour des victoires beaucoup plus éclatantes en cette année 2009». Comme principales doléances, le porte-parole a indiqué que le personnel souhaite l'informatisation des services (avec maintenance et connections à l'internet), l'extension des locaux de la Commission nationale de l'UNESCO «pour rendre le cadre plus agréable». Quant à M. Ahmed Baba Soulama, il a rassuré que «les doléances qui viennent de m'être présentées seront fidèlement transmises à la hiérarchie» mais il «n'exclut pas la recherche de solutions internes pour rendre notre cadre de vie agréable».

Le secrétaire national de l'UNESCO a ensuite cité les réalisations faites en 2008 parmi lesquelles, la réfection de la toiture du bâtiment administratif, la régularisation de la situation de Mme Azéto Lucie Traoré/Sigué après dix ans de bénévolat à l'UNESCO, la tenue de la VIe assemblée générale après six ans de léthargie, le gel de 50 % des frais de fonctionnement et la participation du Burkina Faso à la 4 e Conférence islamique des ministres de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique à Baku, en Azerbaïdjan.

Comme projets en 2009, M. Soulama a annoncé la tenue en mars prochain, d'une assemblée générale extraordinaire de la Commission nationale pour l'UNESCO, l'organisation de la semaine mondiale d'action pour l'EPT (Education pour tous) prévue du 20 au 25 avril 2009, le lancement du rapport mondial qui se déroulera sur le thème « vaincre l'inégalité : l'importance de la gouvernance ». La préparation de la 35 e session de la conférence générale de l'UNESCO prévue à Paris du 6 an 23 octobre 2009, la poursuite des travaux de réfection du bâtiment administratif sont autant de points qui figurent à l'agenda de la Commission nationale de l'UNESCO au Burkina. «Tous ces projets seront réalisés grâce à votre abnégation au travail», a déclaré M. Soulama à l'endroit de son personnel à ce qui il a souhaité une bonne et heureuse année en «levant le coude».

AS/


Burkina-Société-Recherche-Population
La population du Burkina Faso a presque triplé en trente ans

Ouagadougou, 14 janv. (AIB) - En 2006, l'Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) faisait le recensement général de la population et de l'habitat du Burkina Faso (RGPH), qui chiffrait la population à 14 017 262 d'habitants.

En trente ans environ, le pays a presque triplé sa population, une population inégalement répartie suivant le sexe, 93 hommes pour 100 femmes. D'environ 5 millions et demi d'habitants en 1975, elle est passée à plus de 14 millions en 2006, soit 6 768 739 hommes et 7 248 523 femmes.

Selon le RGPH 2006, 57% de cette population a moins de 20 ans. Les hommes sont moins nombreux que les femmes d'une manière générale, mais on observe l'inverse au-delà de 15 ans, ce qui implique que cette population jeune est constituée majoritairement de femmes (filles).

La répartition varie en fonction des régions du pays, que ce soit par sexe, par âge, ou par la densité. Plus des trois quarts (77,3%) vivent en milieu rural avec plus de femmes que d'hommes ; les hommes se déplaçant plus vers les zones urbaines pour des raisons diverses.

La densité qui s'accroît parallèlement avec l'évolution de la population est plus forte dans la région du Centre où se trouve la capitale Ouagadougou avec 615 habitants au km2. L'Est demeure la faible densité du pays avec 26 habitants au km2.

Aujourd'hui, la population du Burkina Faso est estimée à 15 millions d'habitants, sur une superficie de 274 000 km2.

BL/SVY


Burkina-Société-Justice
Deux blessés dans une tentative de mutinerie à la MACO

Ouagadougou 14 janv. (AIB) - Dans la nuit du samedi 10 Janvier 2009 aux environs de 21 heures (GMT), suite à un retard pour l'évacuation d'un détenu malade de la Maison d'arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO), un groupe de prisonniers s'est organisé pour faire du tapage assourdissant et inciter les autres détenus à se joindre à eux pour organiser une mutinerie.

Aux environs de 22 heures 30 minutes(GMT), les détenus dans leur mouvement avaient réussi à défoncer une des portes du bâtiment et s'apprêtaient à sortir malgré les appels répétés au calme des gardes de sécurités pénitentiaires expliquent les sources proches du ministère de la Justice.

Selon le ministère de la Justice , les autorités pénitentiaires ont demandé un renfort à la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) afin de parer à toute éventualité.

Pour faire face à cette tentative d'évasion en cours, conformément à la réglementation et ce, en application de son article 90, les agents de sécurités pénitentiaires ont fait des tirs de sommation pour intimider les détenus.

Malheureusement, dans les tirs administrés, deux détenus meneurs ont été atteints. Le premier au niveau du vente et le second au niveau de la cuisse indiquent les sources d ministère de la Justice.

Ils ont été par la suite admis à l'hôpital Yalgado et après intervention, la vie des deux blessés est hors danger. Le détenu malade à l'origine des évènements a été lui aussi admis à l'hôpital Yalgado où reçoit en ce moment des soins, rassurent les autorités pénitentiaires.

Le ministre de la justice Zakalia Koté a salué le calme et le professionnalisme des gardes de sécurité pénitentiaire. Il a donné des instructions pour la réparation des dégâts occasionnés.

MY/DCPM/JUSTICE


Burkina-Société- Justice
Incendie dans les locaux de la DEP du ministère de la justice

Ouagadougou 14 janv. (AIB) - Un incendie s'est déclaré dans les locaux du ministère de la justice sis à l'immeuble du Faso le mardi 13 janvier 2009 aux environs de 09 heures.

Selon les sources du ministère de la Justice , l'incendie aurait été occasionné par un court circuit au niveau du climatiseur d'un bureau de la direction des études et de la planification (DEP).

Grâce à l'intervention des sapeurs pompiers, l'incendie a été maîtrisé mais plusieurs documents de travail et du matériel de bureau ont été détruits, indique toujours le ministère de la Justice.

Une enquête serait en cours pour déterminer les causes réelles de l'incendie et prendre des dispositions pour mieux sécuriser les locaux, soulignent les mêmes sources.

MY/DCPM/Justice


Burkina-Société-Armée-CICR-Don 
Le CICR offre une bibliothèque à la MACA

Ouagadougou, 12 janv. (AIB) - Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a procédé le lundi 12 janvier 2009 à Ouagadougou à une remise officielle de documents à la Maison d'arrêt et de correction de l'armée de Ouagadougou (MACA).

A travers cette bibliothèque, « les uns et les autres pourront non seulement en savoir un peu plus sur le droit international humanitaire, mais pourront aussi adhérer un tant soit peu aux principes et valeurs du mouvement international de la Croix-Rouge  », a souligné le chef de bureau CICR Ouagadougou, Moussa Ouattara.

Le lot de documents a été reçu par le directeur de la justice militaire, le colonel Moussa Diallo, accompagné de ses collaborateurs. Soixante huit au total, ces ouvrages sont de deux types à savoir des ouvrages purement de droit international humanitaire et des romans africains.

 «Le CICR est reconnaissant aux Forces armées burkinabé pour leur engagement en matière d'enseignement du droit international humanitaire et pour leur disponibilité », a indiqué M. Moussa Ouattara.

Le directeur de la justice militaire, le colonel Moussa Diallo a remercié le donateur, qui n'est d'ailleurs pas à son premier soutien à leur endroit, pour la qualité de la collaboration. Plusieurs actions ont été posées par ladite organisation à leur égard, notamment en matière de formation du personnel, a-t-il soutenu.

Il a évoqué surtout la célérité avec laquelle la présente doléance a été admise par le CICR.

« C'est le 21 octobre dernier, lors de l'ouverture de la MACA que M. Ouattara a promis de faire quelque chose dans ce sens », a expliqué le colonel Moussa Diallo.

Il a illustré l'importance de cette dotation en paraphrasant un auteur qui magnifie le rôle du livre dans la société en général : «  le livre est une fenêtre par lequel on s'évade ».Créé en 1863 par un groupe de citoyens de Genève (Suisse), le CICR, qui est une composante de la Croix-Rouge est la plus ancienne organisation humanitaire existante. Elle est une organisation exclusivement humanitaire, neutre, impartiale et indépendante qui s'emploie dans la protection et l'assistance des victimes des conflits armés et à la promotion du droit international humanitaire.

OO/MY/SVY


Burkina/ Société/Religion
L'église de Tanghin célèbre la fête de son 7ème anniversaire

Ouagadougou, 12 janv. (AIB) - L'église catholique a célébré le dimanche 11 janvier 2009 la fête de Saint Guillaume, dans la paroisse de Tanghin, sous le haut patronage de Mgr Untaani Jean Marie Compaoré, archevêque de Ouagadougou.

En effet, le 7ème anniversaire de la création de la paroisse de Tanghin a été placé sous la protection du père Guillaume Templier. « Intrépide homme de Dieu, missionnaire blanc, le père Guillaume a porté l'évangile aux grands-parents des populations burkinabé, il y a de cela 108 ans. « C'est lors de la commémoration des 100 ans de sa venue au Burkina Faso pour porter la bonne nouvelle que la paroisse de Tanghin a été créée en 1901.

L'autre événement de taille est la fête des prêtres et au nom de leur saint patron à tous, le curé de la paroisse, l'abbé Léopold Ouédraogo a appelé les chrétiens à un niveau d'information pour une meilleure implication des fidèles dans la prière.

ABT/SVY

Burkina-Société-Energie-Fait divers 
Un incendie évité de justesse dans une station service à Ouagadougou

Ouagadougou, 08 janv. (AIB) - Une station d'essence appartenant à la société française Total à Ouagadougou a frôlé l'incendie lorsqu'un véhicule a failli prendre feu vers 10heures en se faisant servir de l'essence, jeudi 8 janvier 2009, ont constaté des journalistes de l'AIB.

Située en plein centre-ville de Ouagadougou, sur l'avenue Kwamé N'krumah, la station Total, où se trouvent également les bureaux de Total au Burkina Faso a échappé de justesse à un incendie.

Selon divers témoignages, l'incendie s'est déclenché du réservoir d'un véhicule qui se faisait servir de l'essence vers 10 heures. « Je servais lorsque j'ai été surpris par des flammes dans le réservoir du véhicule», a déclaré un pompiste, Malick N. Dianda.

«En retirant donc le tuyau du réservoir, le carburant qui s'est versé par terre a favorisé sa propagation», a-t-il expliqué. La promptitude des pompistes a permis de maîtriser le feu. Ils ont jeté du sable sur le feu en utilisant également un extincteur.

«Je n'avais aucun problème particulier avec le véhicule», a déclaré Adèle Ouédraogo, responsable d'une succursale d'une société de nettoyage à qui appartient le véhicule.

Selon le conducteur de l'automobile, hormis le pneu arrière droit qui a été «effleuré» par les flammes, les dégâts sur le véhicule ne sont pas encore décelés. Seuls les mécaniciens à qui il a dit faire appel pourront les situer, a-t-il indiqué.

Selon un policier, Issaka Ouédraogo, chef de «l'équipe du jour» au commissariat central de Ouagadougou, les causes de l'accident ne sont pas encore déterminées. Seule l'enquête qui a été ouverte permettra d'avoir de plus amples informations sur l'incendie, selon ce policier.

MY/OO/RH/SVY


Burkina- Société
Le Fonds national de solidarité à l'épreuve : 800 millions pour la couverture sociale

Ouagadougou, 8 janv. (AIB) - La secrétaire permanente du Fonds national de solidarité, Mme Fatoumata Ouattara a fait le point le mercredi 7 janvier 2009 sur les activités de son institution à Ouagadougou et dans le reste des localités.

Rappelant le sens de la solidarité, la mission et les objectifs du Fonds national de solidarité, Mme Ouattara a situé le contexte et la justification de la création du fonds avant d'aborder son administration et sa gestion. Il s'agit plus concrètement de l'appui alimentaire par l'octroi de vivres aux populations déshérités. « En effet, de 2002 à 2007, l'assistance du fonds est allée à 10 137 cas sociaux pour un montant de 209 408 851 francs CFA », a précisé Mme Ouattara.

S'agissant de l'appui à la scolarisation des élèves nécessiteux par l'octroi de fournitures scolaires, de frais de scolarité, de moyens de déplacements (vélos) et d'abonnement à la cantine, 36. 240 élèves ont été concernés pour un montant de 140. 207. 589 francs CFA.

Le Fonds national de solidarité contribue également à l'appui sanitaire aux malades indigents. « A ce niveau, le fonds peut aider à l'achat de produits pharmaceutiques, aux évacuations sanitaires, aux interventions chirurgicales etc. 45 personnes en ont bénéficié pour un montant de 7. 698.566 Frs CFA », a encore précisé Mme Fatoumata Ouattara.

Le fonds, dans une certaine mesure, peut aider les personnes victimes d'handicap à acquérir des matériels spécifiques, notamment des moyens de mobilité en tricycles simples et motorisés et cannes, prothèses orthopédiques et auditives : 537 personnes en ont bénéficié.

Dans les cas de catastrophes naturels et en situation d'urgences, le fonds a consenti 41 191 160 francs CFA pour l'achat de vivres et matériels de survie (nattes, couvertures etc.). «  Le Fonds, lors de la crise sociopolitique survenu en Côte d'Ivoire en septembre 2002, a aidé au rapatriement de 7 192 Burkinabé pour 79 665 990 francs CFA. De même, le Fonds a consenti des prêts et des subventions pour la réalisation de microprojets générateurs de revenus en faveur des groupes défavorisés et vulnérables réunis en associations ou à titre individuels », a expliqué Mme Ouattara.

Outre ces domaines d'interventions traditionnels du Fonds, Mme Ouattara a fait remarquer que sa contribution au financement des célébrations des journées nationales ou internationales des groupes défavorisés ( journées de refus de le misère, des personnes âgés, handicapées, internationale des familles, de lutte contre l'excision, de l'alimentation, prévention des catastrophes), s'élève à 48 450 000 francs CFA.

ABT / SVY


Burkina-Société
Une association des Burkinabè de l'étranger entend lutter contre l'immigration clandestine

Ouagadougou, 27 déc. (AIB) - L'Association des Burkinabè de l'extérieur pour le développement(ABED) vient de procéder au lancement officiel de ses activités au cours d'une conférence de presse tenue le samedi 27 décembre 2008 à Ouagadougou.

Le plan d'action de l'ABED est axé principalement sur des propositions de lutte contre l'immigration clandestine des jeunes Burkinabè, selon le président de l'Association, le capitaine Boulédié Bayoulou.

L'immigration des jeunes Burkinabè « est celle qui interpelle le plus nos consciences et notre responsabilité, vu son ampleur et sa détresse », a affirmé M. Bayoulou.

L'ABED est une organisation non gouvernementale qui entend influer sur les politiques publiques en matière de migration et d'autre part à accompagner l'action des pouvoirs publics burkinabè dans la mise en ouvre des différentes approches internationales, continentales, régionales et sous-régionales en matière de migrations, a expliqué le président de l'Association, Boulédié Bayoulou.

L'Association a pour objectifs, entre autres, de lutter contre l'immigration clandestine et soutenir les victimes de celle-ci ; de lutter contrer l'injustice, la pauvreté, la violation des droits de l'Homme ; d'apprendre aux Burkinabè à respecter « scrupuleusement » les lois en vigueur dans leur pays d'accueil ; de protéger l'environnement ainsi que de promouvoir une éducation civique aux enfants burkinabè à l'extérieur.

Elle compte un bureau fédéral composé de huit(08) membres qui aura pour tâche principale l'installation des sections dans les différents pays d'accueil des Burkinabè.

« En janvier prochain, une mission sera en France pour mettre en place la section de ce pays », a dit le vice-président, Hadama Yaméogo. Le président a ajouté que  les pays comme l'Allemagne, l'Italie, le Canada, les Etats Unis et la Suisse frappent à la porte.

Le plan d'action sera soumis aux adhérents, aux autorités nationales et aux partenaires dans les jours à venir selon les responsables de l'Association.

OO/AMK


Burkina-Société-Réjouissance
Noël 2008 : un après midi très mouvementé à Ouagadougou

Ouagadougou, 26 déc. (AIB), Ouagadougou, la capitale burkinabé, a connu une effervescence particulière dans l'après midi du jeudi 25 décembre 2008, jour de célébration de la fête de Noël, a constaté un journaliste de l'AIB.

A 16heures 30 minutes, lorsque nous sortions pour prendre la température de la fête de la nativité, certaines avenues grouillaient déjà de monde. Sur l'avenue Babangida par exemple, une traversée d'un bord à l'autre de la voie était un parcours de combattant, pouvait-on remarquer au passage.

Un peu plus loin, sur l'avenue Bassawarga, la circulation était également aux allures de fête. Au rond point de Patte-d'oie, les photographes étaient face à de nombreux clients qui voulaient se faire des images de la fête auprès des jets d'eau et sur le gazon. Aux environs de 18heures 30 minutes on pouvait observer, à partir des avenues empruntées, des suspends de poussières dans les quartiers.

Preuve que la densité de la circulation ne se limite pas seulement aux principales avenues mais s'étend aussi aux voies non bitumées à l'intérieur des différents quartiers. Un tour dans les quartiers Patte d'oie, Cissin et Wemtenga a permis de constater cet état de fait. Les ruelles étaient massivement empruntées par les ouagalais. Cette situation d'encombrement a occasionné par endroit des accrochages.

C'est le cas au secteur 30 sur la nouvelle voie bitumée qui quitte la pharmacie Dounia au jardin du SIAO. Un accident entre deux usagers de moto à vitesse est survenu juste à côté de l'immeuble en construction, a-t-on remarqué sur les lieux. Au moment de notre arrivée, la police avait déjà fini le constat et les engins étaient dans leur véhicule, prêt à démarrer. Mais les traces laissées par les engins sur le goudron témoignent une certaine gravité de l'accident.

Comme le conseillait le maire de la ville de Ouagadougou, Simon Compaoré dans une interview accordée à l'AIB  « il faut être prudent en ces temps de fêtes. »

MY/OO/SVY


Burkina-société
La ville de Ouagadougou immortalise El hadj Yacouba Fofana

Ouagadougou, 26 déc. (AIB). La rue 404, dans l'arrondissement de Baskuy porte désormais le nom « Rue El hadj Yacouba Fofana ». Ainsi en ont décidé les autorités communales qui ont procédé le vendredi 26 décembre 2008 au baptême de ladite rue.

En donnant le nom El hadj Yacouba Fofana à une rue, « la commune de Ouagadougou témoigne sa reconnaissance vis-à-vis d'un homme qui, avec abnégation, courage et dans la discrétion a apporté sa pierre à l'édification du Burkina Faso », a indiqué le maire Simon Compaoré.

La rue El hadj Yacouba Fofana débute à l'ouest de l'avenue de la liberté et croise la rue 413 à l'est.

Feu El hadj Yacouba Fofana est né en 1908 et a servi pendant 37 ans comme infirmier, exclusivement à Ouagadougou. Membre fondateur de la communauté musulmane, El hadj Yacouba Fofana a été conseiller municipal de la ville de Ouagadougou de 1954 à 1962.

Infirmier spécial du Mogho Naaba Saaga, El hadj Yacouba Fofana a eu 14 enfants qui ont 102 petits enfants et 112 arrières petits enfants. El hadj Yacouba Fofana est décédé le 30 octobre 1987. Selon le représentant de la famille, le souhait de la famille est de voir la rue qui porte le nom de leur père bitumée.

MY/SVY


Burkina-Société-Réjouissance-Fête de Noël
Les chrétiens de Ouagadougou dénoncent la cherté de la vie

Ouagadougou, 25 déc. (AIB) - La communauté chrétienne du Burkina Faso a célébré jeudi la fête de Noël, marquée cette année par la flambée des prix des produits de première nécessité.

En cette matinée de jeudi 25 décembre 2008, qui marque la naissance de Jésus Christ, la plupart des rues de la capitale burkinabè sont désertes. Les lieux de culte (églises, temples) par contre grouillent de monde, venu témoigner sa foi en la religion chrétienne.

De nombreux fidèles chrétiens, interrogés par l'AIB, ont indiqué que la vie chère a beaucoup influencé cette année la célébration de Noël.

« C'est dur maintenant, on ne peut plus bien faire la fête », témoigne impuissant, Rigobert Zoungrana, pompiste dans une station d'essence à Ouagadougou. Selon lui, les fêtes à la longue, risquent d'être comme des jours ordinaires, si les prix des denrées continuent de monter.

« Moi, je n'ai même pas pu acheter des cadeaux pour mes enfants. Il faut que les autorités prennent des mesures urgentes pour nous faciliter la vie », poursuit-il, prenant comme exemple « le carburant qui devrait coûter nettement moins cher, parce que le baril de pétrole se situe actuellement en-dessous de 50 dollars ».

Ariane Bationo et son époux eux, ont décidé cette année de « fuir » leur maison pour éviter les nombreux visiteurs. Jeunes mariés, ils comptent passer leur Noël dans la famille de M. Bationo, ce qui leur permettra de faire moins de dépenses.

Pour sa part, Simone  Zongo estime qu'on n'est pas obligé de tout payer. « L'essentiel, c'est de faire plaisir aux enfants ».

MS
AIB-25-12-2008


Burkina-Société
60 millions de FCFA pour organiser les fêtes de fin d'année à Ouagadougou

Ouagadougou, 19 déc. (AIB) - Pour l'organisation des fêtes de fin d'année dans la ville de Ouagadougou, le maire Simon Compaoré a indiqué qu'un budget « d'une soixante de millions » est mis à la disposition des organisateurs pour la réussite des festivités.

Plusieurs activités sont au programme du comité d'organisation des fêtes de fin d'année dans la ville de Ouagadougou et les moyens nécessaires sont mis pour couvrir les dépenses.

Selon le maire Simon Compaoré, cheville ouvrière dans cette organisation, « une soixantaine de millions est utilisée pour une ville de la taille de Ouagadougou, c'est vraiment raisonnable et même très raisonnable », tout en poursuivant que « si on était dans la folie des grandeurs, vous verrez que ça va explorer et on sera à des centaines de millions, mais on fera des choses utiles », a-t-il ajouté.

AS/SVY


Burkina-Société-Fêtes de fin d'année
Les pétards interdits dans la ville de Ouagadougou

Ouagadougou, 19 déc. (AIB) - A l'occasion des fêtes de fin d'année 2008, le maire de Ouagadougou, Simon Compaoré a interdit l'utilisation des pétards utilisés habituellement marqués les événements.

Dans une interview que le bourgmestre a accordé à l'Agence d'information du Burkina, il « préconise la modération » car, a-t-il dit, il y a des gens qui, à l'occasion de la nuit du Saint Sylvestre ou la nuit de Noël font suffisamment de « folie ».

Ils consomment exagérément et une fois au volant ou sur les « chars », se laissent aller sans contrôle et mettent en danger, non seulement leur vie mais aussi celle des autres. Dans le même temps, Simon Compaoré conseille aux usagers de la route le respect des feux tricolores, et les consignes des agents de sécurité.

Le locataire de l'Hôtel de ville de Ouagadougou a surtout insisté pour qu'une croix soit mise sur les petites explosions de pétards qui troublent la quiétude des populations. « Pour ce qui est donc des pétards, je rappelle qu'il est formellement interdit d'utiliser de les utiliser. Nous allons faire des feux d'artifice mais c'est des feux d'artifice autorisés et contrôler », a prévenu le maire Compaoré.

AS/SVY


Burkina-UEMOA-Société-accident
La route fait près de 5.000 morts par an, selon l'UEMOA

Ouagadougou, 15 déc. (AIB) - Environ 5.000 personnes sont tuées par an par suite d'accidents sur les routes des pays membres de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) où les chaussées sont souvent «complètement décapées», a-t-on appris lundi auprès de l'institution à Ouagadougou.

Le nombre des accidents est estimé à 30.000 par an, avec «à peu près» 50 000 blessés. «Les systèmes d'information sur le niveau de sécurité routière au niveau de l'UEMOA (huit pays : Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) ne sont pas bons.

Mais on a une moyenne de 30.000 accidents par an, avec à peu près 50.000 blessés et 5.000 tués environ dans l'espace communautaire», a déclaré à l'AIB Gouali Emmanuel Yoro, responsable de la sécurité routière à la Commission de l'UEMOA à Ouagadougou. Ces chiffres sont «totalement en deçà de la réalité», d'après M. Yoro.

L'état piteux des voies, les fautes humaines, matérielles ou environnementales, l'insuffisance des règlementations sont des raisons qui expliquent ces accidents, selon cet expert. «En général, les routes sont très dégradées. Il y a souvent des chaussées complètement décapées, quel que soit le pays ».

«L'idée est de remettre les routes en l'état et de construire d'autres de façon à avoir un réseau routier maillé qui permette à l'ensemble de l'espace d'être très opérationnel au plan économique. Nous allons vers une géométrie standard, avec une chaussée ordinaire de largeur sept mètres minimum», a indiqué M. Yoro.

Des responsables des transports et de sécurité des pays membres de l'UEMOA sont réunis de lundi à jeudi pour évaluer les performances du Programme régional de sécurité routière. Le 15 novembre, un car transportant 92 personnes, soit 27 de plus que sa capacité, avait quitté Koudougou pour San Pedro (sud-ouest) lorsqu'il est entré en collision avec un camion transportant du sucre à Boromo, faisant 69 morts dont 55 calcinés.Cet accident est l'un des plus meurtriers de ces dernières années en Afrique de l'Ouest.

ROH/SVY


Burkina-Société
Les ministres africains de l'Eau et de l'Energie en conclave à Syrte (Libye)

Ouagadougou, 15 déc. (AIB) - Le Burkina Faso participe à la conférence sur l'eau et l'énergie qui réunit à Syrte, en Libye, des délégations de 53 pays africains du 15 au 17 décembre 2008, sous l'égide du Fonds des Nations unies pour l'Agriculture et l'alimentation (FAO).

Les participants, au cours de ces travaux, doivent notamment examiner un programme pour « une révolution bleue », à l'instant de la « révolution verte » destinée à accroître la population agricole en Afrique dotée de 65 milliards d'euros et dont la mise en ouvre sera étalée sur 20 ans.

Selon un chercheur américain anthropologue des barrages en Afrique,

Il s'agit, à travers ce programme dit révolution bleue », de créer des infrastructures d'irrigation et hydroélectriques nécessaires pour accélérer le développement de l'Afrique et fournir davantage d'aliments et d'énergie électrique à une population qui atteindra 2 milliards d'individus en 2050.

Cette conférence est organisée par la FAO en collaboration avec le gouvernement libyen, l'Union africaine, la Banque africaine de développement (BAD), la Commission et le Conseil des ministres pour le développement de l'eau.

ABT/ SVY


Burkina-Société-Fête de fin d'année
Température dans les différents arrondissements de Ouagadougou

Ouagadougou, 18 déc. (AIB) - Les fêtes de fin d'année 2008 s'approchent et les cinq arrondissements de la ville de Ouagadougou mettent les bouchées doubles pour leur réussite.

A moins de deux semaines du début de la nouvelle année 2009, les autorités municipales des arrondissements de Baskuy, Bogodogo, Boulmiougou, Nongr-Masson et Sig-Nonghin sont à pied d'ouvre pour rendre beaucoup plus festive l'année 2008 qui s'achève.

Le maire central, Simon Compaoré, cheville ouvrière des manifestations donne les points focaux : « nous avons confectionné le programme d'activités qui s'étale du 12 au 31 décembre et même au-delà, puisqu'il y a une antenne directe que nous allons faire en janvier 2009. Chaque jour que Dieu fait, nous avons des activités de plusieurs ordres : des baptêmes de rues, des hommages que nous allons rendre aux forces de sécurité et aux personnes ressources au niveau de notre ville, le traditionnel arbre de Noël, des mariages collectifs pour les travailleurs de la ville de Ouagadougou qui sont en situation irrégulière, du sport où nous allons avoir du cross, du cycle cross pour magnifier le vélo, lié au fait que notre ville commence à être une ville où la pollution pose problème et nous voulons par là encourager les jeunes à utiliser le vélo en lieu et place de la mobylettes qui dégagent du gaz carbonique qui déstabilise la couche d'ozone », a expliqué le bourgmestre.

Beaucoup d'actes seront posés pour mettre tous les Ouagalais, surtout les couches défavorisées dans la fièvre de la fête : « nous allons rendre visite aux détenus de la maison d'arrêt et de correction de Ouagadougou, (MACO) sans oublier les malades hospitalisés à l'hôpital Yalgado Ouédraogo. Il est prévu une rencontre avec les handicapés », a rassuré le maire central.

Tous les arrondissements ont reçu des consignes de la part de Simon Compaoré afin que la fête soit belle à Ouagadougou et selon le locataire de l'hôtel de ville, le budget alloué pour l'organisation de ces festivités de fin d'année tourne autour de la soixantaine de millions et toutes les promesses seront tenues pour que tout le monde se sente en fête.

Le bourgmestre préconise néanmoins la modération de la part de la population les jours de fête car, dit-il, il y a des gens, la nuit de la saint Sylvestre ou de la Noël , qui font de la folie en consommant exagérément et une fois au volant ou sur les « chars », se laissent aller sans contrôle. En ce moment, ils mettent leur vie en danger et celle des autres, tout en poursuivant que « l'usage des pétards est formellement interdit ».

AS/Stagiaire/SVY


Burkina-Société-Justice
Le Collectif toujours à la poursuite de la justice pour Norbert Zongo

Ouagadougou, 13 déc. (AIB) - Dans le cadre de la commémoration du 10è anniversaire de l'assassinat du journaliste Norbert Zongo et de ses compagnons, le Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques a organisé le samedi 13 décembre 2008 à Ouagadougou une marche suivie de meeting pour demander la réouverture du dossier Norbert Zongo.

Avant le meeting, les membres du Collectif et une foule nombreuse sont allés se recueillir sur la tombe du journaliste. Dans une déclaration de l'Association des journalistes du Burkina (AJB), le Collectif « réclame justice pour Norbert Zongo et ses compagnons mais aussi, pour tous les crimes économiques et de sang ». A travers les slogans « Vérité et justice, ça suffit.. », les marcheurs ont arpenté les artères de la capitale pour exiger justice.

Le secrétaire général de Reporters sans frontières, Jean François Julliard a rendu hommage au journaliste disparu en rebaptisant symboliquement l'avenue de la Nation , avenue Norbert Zongo. Tout en déplorant la clôture du dossier, Jean François Julliard a salué la mobilisation du peuple qui, selon lui, est un symbole adressé à tout le monde quant à l'espoir d'une réouverture du dossier. « C'est rare de voir, dix ans après la mort d'un journaliste, mobiliser toujours autant de monde », a-t-il indiqué.

A l'issue de la marche, le président du Collectif, Chrysogone Zougmoré a fait la genèse du Collectif et les luttes déjà menées pour plus d'égalité et de justice. Il a invité à poursuivre le combat pour que la justice soit rendue à Norbert Zongo et à tous les autres crimes économiques et de sang.

Les artistes unis contre l'impunité ont également donné de la voix pour la justice et pour le réexamen du dossier Norbert Zongo. A travers l'album « Dossier classé », les artistes tels que Tiken Jah Facoly, Didier Awady Ismael Issac ,Smockey, Faso Kombat, Sana Bob, Sams'k le Jah et bien d'autres ont appelé à « poursuivre le combat ».

MY/SVYa


Burkina-Société
Mine d'or de Youga : Les travailleurs obtiennent le départ du directeur

Ouagadougou, 16 déc (AIB) - Les travailleurs de la mine d'or de Youga, localité située au sud du pays, dans la région du Centre Est manifestent depuis ce matin du 16 décembre pour exiger de meilleures conditions de vie et de travail, a constaté le correspondant de l'AIB à Zabré, Mathieu Lankoandé, qui s'est rendu sur les lieux.

Selon l'un des délégués du personnel, Dramane Dabou, les travailleurs ont obtenu satisfaction quant à une majoration salariale, qui n'est pas encore connue et le départ du directeur de la mine d'or, Mike Monagan.

La mine d'or de Youga fait partie des mines en exploitation industrielle au Burkina et est l'ouvre de la société canadienne ETRUSCAN. Elle emploie 150 travailleurs permanents et compte produire 19 tonnes d'or en 7 ans.

SVY/AIB


Burkina-Société-Lutte contre la torture
L'Afrique francophone se forme pour la mise en ouvre des lignes directrices de Robben Island

Ouagadougou, 15 décembre (AIB) - Le ministre burkinabé de la Justice , garde des Sceaux, Zakalia Koté a présidé le lundi 15 décembre 2008 à Ouagadougou, un séminaire régional sur les lignes directrices de Robben Island.

Organisé par la Fédération internationale de l'action des chrétiens pour l'abolition de la torture (FIACAT) et l'Association pour la prévention de la torture (APT), ce séminaire, qui regroupe 13 associations chrétiennes d'Afrique francophone pour l'abolition de la torture, a pour but de former ces dernières à la mise en ouvre des lignes directrices de Robben Island sur la lutte contre la torture et la peine de mort. « Les lignes directrices de Robben Island est une série de pas nécessaires qui doivent être franchis par les Etats africains dans la lutte contre la torture et les traitements dégradants », a souligné le représentant de l'APT, Jean Baptiste Niyizurugero.

Selon la présidente de la FIACAT , Sylvie Bukhari de Pontual, les lignes directrices de Robben Island sont un instrument africain pour mieux lutter contre la torture. Pour y arriver, la Fédération milite en faveur de la ratification des textes internationaux contre les traitements inhumains et la peine de mort. Pour ce faire, il faut « favoriser une synergie entre la société civile et les Etats et encourager les ACAT à être plus actifs dans leurs pays en coopérant avec les acteurs politiques et en suivant les actions menées dans ce sens », a indiqué Sylvie Bukhari de Pontual.

La torture est partout présente en Afrique, a noté la présidente de suivi des lignes directrices de Robben Island. Pour la combattre, il faut une implication des ONG dans la lutte. L'adoption des lignes directrices en 2002 dans la prison de Robben Island en Afrique du Sud renforce la lutte engagée par les ONG. Les lignes directrices de Robben Island nous réconforte dans notre engagement à « faire reculer les limites de la peine de mort et de la torture dans un esprit évangélique », a déclaré la présidente de l'ACAT/Burkina, Lucienne Ariane Zoma.

La présidente de la FIACAT a salué les « petits progrès » enregistrés par le Burkina Faso dans les conditions de détention et le moratoire sur la peine de mort.

« Malgré la modicité des moyens, l'Etat burkinabé s'efforce à améliorer les conditions des détenus, à travers la réalisation d'infrastructures au sein des prisons », a déclaré le ministre burkinabé de la Justice , garde des Sceaux, Zakalia Koté. Toute forme de torture est interdite au Burkina, a ajouté le ministre. Concernant l'abolition de la peine de mort, le ministre a indiqué la proposition de loi faite par la précédente législature et doit être revue par celle, présente, pour un éventuel vote.

MY/OO/SVY


Burkina-Société-Justice
Affaire Zongo: des responsables du Collectif contre l'impunité entendus par la gendarmerie

Ouagadougou, 15 déc 2008 (AIB) - Quatre responsables du Collectif contre l'impunité dans l'affaire Norbert Zongo, journaliste d'investigation assassiné en décembre 1998, ont été convoqués et entendus lundi à la gendarmerie, a-t-on appris auprès des intéressés.

«Ce matin vers 6 heures, certains responsables du Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques ont reçu des convocations nous demandant de nous rendre à la brigade de recherche de la gendarmerie à 8 heures. Mais c'est le chef de l'Etat major de la gendarmerie nationale (le colonel Martin Zongo, ndlr), entouré de deux de ses collaborateurs, qui nous a entendu», a déclaré lors d'un point de presse à la Bourse du travail, le président du Collectif contre l'impunité, Chrisogone Zougmoré. Il a précisé que l'audition a duré 1heure et demie.

Outre M. Zougmoré, également président du MBDHP (Mouvement burkinabé des droits de l'Homme et des peuples), Tolé Sagnon, vice-président du Collectif et secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B), Me Bénéwendé Sankara, opposant et avocat de la famille Zongo, le président de l'Association des journalistes du Burkina (AJB), Jean Claude Médah faisaient également partie.

«L'objet de la convocation » ? Il (le chef d'Etat major général de la gendarmerie) nous a dit d'entrée pourquoi le 13 décembre, nous avons procédé à un baptême de rue alors qu'il n'était pas programmé au titre des activités annoncées», a indiqué M. Zougmoré.

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Ouagadougou pour réclamer justice dans l'affaire du journaliste Norbert Zongo, symbole en Afrique de la liberté de la presse et du
combat contre l'impunité, assassiné il y a exactement dix ans. Le secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), Jean-François Julliard, qui participait à la marche, avait débaptisé symboliquement l'avenue de la Nation, une des principales artères de la capitale, en posant sur la plaque un autocollant «avenue Norbert Zongo».

«Nous avons d'abord assumé l'acte de baptême de la rue en tant que direction du Collectif. RSF est venu avec des tee-shirts et des autocollants et nous a proposé le baptême de la rue. Nous l'avons étudié, examiné et accepté. Voilà pourquoi nous avons répondu au chef d'Etat major de la gendarmerie que cet acte-là, nous l'assumons en tant que direction nationale du Collectif», a indiqué M. Zougmoré.

«Nous avons aussi expliqué pourquoi nous avons baptisé la rue. Nous l'avons fait savoir qu'il s'agissait d'un symbole, mieux, d'un message adressé aux autorités de notre pays, à l'opinion publique nationale et internationale sur ce que Norbert Zongo représente aux yeux du Collectif (et) de la nécessité de rouvrir le dossier», a-t-il indiqué.

«C'est un acte d'intimidation, indigne d'un Etat de droit. Ce sont des interpellations, il n'y a pas un autre mot pour le qualifier. Quand vous invitez quelqu'un à la gendarmerie, ce n'est pas dans ces conditions», s'est indigné Me Sankara.

Les responsables ont expliqué qu'ils ne savaient pas s'ils avaient été convoqués sur la base d'une plainte d'un tiers, notamment de la commune de Ouagadougou ou sur initiative personnelle de la gendarmerie.

«Nous n'avons eu que des convocations, on ne sait donc pas si c'est quelqu'un qui a porté plainte où c'est par la seule volonté du chef d'Etat major général de la gendarmerie (Martin Zongo) que nous nous sommes retrouvés là-bas ce matin», a ajouté M. Zougmoré.

«Mais la convocation, c'est le début d'une procédure et comme nous ne savons pas ce que va susciter le rapport que le chef d'Etat major va faire, nous ne baissons pas la garde, nous demandons aux militants d'être mobilisés, débout car, cette affaire n'est pas close», a prévenu M. Zougmoré.

Joint par l'AIB, le colonel Zongo n'a pas souhaité faire de commentaire.

ROH/SVY


Burkina/Accident d'avion
Le chef du gouvernement sur les lieux du drame

Fada N'Gourma, (AIB) - Le Premier ministre burkinabè, M. Tertius Zongo, accompagné des membres du gouvernement et du chef d'Etat major général des armées burkinabé, le général d'aviation Ali Traoré, s'est rendu en début d'après-midi sur les lieux de l'accident de l'avion militaire survenu ce jour dans la matinée, a-t-on constaté sur place. Les deux hommes à bord, qui n'ont survécu, sont le commandant Seydou Sawadogo, commandant de la base aérienne de Bobo Dioulasso et l'adjudant-chef Zaïda Sanou.

Le Premier ministre n'a pas fait de déclaration particulière mais sa présence sur les lieux dénote de la gravité de la situation, surtout à la veille des manifestations commémoratives du 48ème anniversaire de la fête de l'indépendance.

En rappel, c'est la ville de Fada N'Gourma, province du Gourma, qui a été retenue cette année pour abriter la commémoration de la fête des 48 ans d'indépendance de la Haute-Volta , aujourd'hui Burkina Faso. Cette fête, qui est désormais rotative, sera accueillie en 2009 par la ville de Ouahigouya, dans la province du Yatenga.

JPT/SVY


Burkina-Science-Technologie
Fin de la 8e rencontre des chercheurs en science et en innovation technologique

Ouagadougou 6 déc. (AIB) - La 8e édition du Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT) s'est terminé, sous la présidence du Premier ministre, ce samedi 6 décembre 2008, sur une note de satisfaction de l'ensemble des participants et de visiteurs. C'est cela qui ressort de la déclaration du secrétaire permanent du FRSIT, Philippe Sankara, dans son rapport d'activité du forum, dont l'AIB a pu obtenir une copie.

Selon lui, ses huit jours d'échanges, autour du thème «Impact de la recherche scientifique, des inventions et des innovations sur les sociétés africaines », ont permis aux chercheurs, inventeurs et innovateurs venus du Bénin, de la Côte d'Ivoire, du Mali, du Niger, du Sénégal, du Togo, de la France et du Canada, d'enrichir leurs recherches lors des débats et échanges d'idées, des tables rondes et des conférences et réunions spécifiques.

L'engouement du public, suscité du 29 novembre au 6 décembre pour l'exposition scientifique au site du SIAO, montre l'intérêt de la société pour les recherches scientifiques et technologiques, sans lesquelles aucun développement véritable ne pourrait se faire, a-t-il dit.

Le ministre du Commerce, de la Promotion de l'entreprise et de l'artisanat, Mamadou Sanou, qui s'exprimait en présence de son collègue des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, a tenu à encourager tous les chercheurs à continuer dans le même dynamisme pour l'amélioration des conditions de vie de la société toute entière.

A l'occasion, 22 chercheurs ont été primés par 17 donateurs, pour leurs ouvres sur un total de 92 ouvres en compétition. Les prix, allant de 200 000 à 2 000 000 F CFA. 10 élèves des classes de terminal ont reçu des prix pour leur réussite au concours « Les sciences au service du développement » organisé par l'Association des scientifiques du Burkina.

Le thème de la prochaine édition, la 9 e édition du FRSIT en 2010, est : « Partenariat secteur public- secteur privé dans la valorisation des résultats des recherches, des inventions et des innovation en Afrique ».

TN/MY/SVY


Burkina-Plateau central-Oubritenga-Société
04 morts après des vents violents à Dapélogo


Ouagadougou, 30 juin (AIB) - Une pluie de 23 mm, accompagnée de vents violents, a fait lundi soir quatre morts et une vingtaine de blessés dans la commune de Dapélogo, localité située à une trentaine de km de Ziniaré.

Selon le correspondant de l’AIB sur place, cette pluie a également causé d’énormes dégâts matériels (des habitations écroulées, des toits de maisons et d’écoles emportés) dans plusieurs villages de la commune. Au total, on dénombre près de 500 sinistrés.

De la vingtaine de blessés, trois dans un état grave ont été évacués dans des formations sanitaires. Les autorités de la région se sont rendues ce mardi sur place, afin de mesurer l’ampleur des dégâts et apporter du soutien aux populations sinistrées.

ACS/MS


Burkina/Religion et Coutume
Les religieux et les coutumiers chez le président Blaise Compaoré.

Ouagadougou, 3 juil (AIB) – L’Union de religieux et coutumiers, dans le cadre de l’exécution de son programme d’activités, organise la 2è édition des « journées nationales des communautés » du 16 au 18 juillet prochain à Ziniaré. Cette activité, placée sous le patronage du président Blaise Compaoré et sous le parrainage de sa majesté le Moro Naaba Baongo, aura pour thème : « Dynamique communautaire dans la promotion de la santé, l’exemple de l’URCB/Sida dans la lutte contre le Sida, le paludisme et la tuberculose ».

La cérémonie d’ouverture a eu lieu ce jour 16 juillet dans la salle des fêtes de la mairie de Ziniaré et la cérémonie commémorative le samedi 18 juillet devant les bureaux du haut commissariat de Ziniaré.

AB/MK


Burkina-Plateau central-Oubritenga-Société
04 morts après des vents violents à Dapélogo


Ouagadougou, 30 juin (AIB) - Une pluie de 23 mm, accompagnée de vents violents, a fait lundi soir quatre morts et une vingtaine de blessés dans la commune de Dapélogo, localité située à une trentaine de km de Ziniaré.

Selon le correspondant de l’AIB sur place, cette pluie a également causé d’énormes dégâts matériels (des habitations écroulées, des toits de maisons et d’écoles emportés) dans plusieurs villages de la commune. Au total, on dénombre près de 500 sinistrés.

De la vingtaine de blessés, trois dans un état grave ont été évacués dans des formations sanitaires. Les autorités de la région se sont rendues ce mardi sur place, afin de mesurer l’ampleur des dégâts et apporter du soutien aux populations sinistrées.

ACS/MS


Burkina-Société
Campagne karité 2008 : L’ABPJF collecte 122 tonnes de karité

Ouagadougou, 25 juin (AIB) – L’Association burkinabé pour la promotion de la jeune fille (ABPJF), intervenant dans la collecte des amandes de karité et ses dérivés, qui dispose également d’un centre d’alphabétisation à Ouagadougou a, au  cours de l’année 2008, réussi à collecter des amandes de karité en provenance des groupements villageois de Toanga (Bazèga) pour 20 tonnes dont 15 tonnes livrées aux partenaires.

Dans le Ganzourgou, le groupement Rikoumtenga a collecté 22 tonnes dont 15 tonnes de livrées tandis qu’au Bazèga, le groupement Bédogo pour 18 tonnes dont 15 tonnes ont été livrées.

Au cours de l’année 2008 également, Bouria dans la province du Passoré a collecté 25 tonnes dont 15 tonnes livrées aux partenaires des groupements de Poa dans le Boulkiemdé et Ramsy Nabyiri dans le Kourwéogo ont collecté les quantités les plus insignifiantes, 12 tonnes seulement dont 10 ont été livrées d’une part et d’autre part, 5 tonnes collectées et livrées. Le village de Oronkua dans le Ioba a collecté 20 tonnes dont 15 tonnes livrées.

Au total, la campagne 2008 a concerné des provinces comme le Bazèga, le Ganzourgou, le Passoré, le Boulkiemdé, le Kourwéogo et le Ioba, avec 122 tonnes d’amandes de karité dont 90 tonnes livrées. Le partenaire technique et financier de l’ABPJF, la fondation Occitane a félicité les bonnes performances enregistrées au cours de la campagne 2008.

Il faut rappeler que la fondation a largement contribué pour la construction de deux magasins dans deux provinces (Ziro et Sissili), la construction d’un centre de traitement dans l’Oubritenga et la mise en place de cellules de coordination dans 15 provinces. La fondation Occitane a, en outre, assuré la formation de 25% des collectrices d’amandes de karité en technique de ramassage de noix.

ABT/ SVY


Burkina-Société-Bonne gouvernance
Lutte contre la corruption : Des journaux récompensés par le Ren-Lac

Ouagadougou, 1er juil. (AIB) – Pour la 9è fois consécutive, le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) a procédé le mardi 30 juin 2009 à la remise des prix à des journaux pour leurs articles consacrés à la lutte anti-corruption.

« Chaque année et ce depuis 2000, le REN-LAC présente un rapport sur l’état de la corruption au Burkina Faso.

Ce rapport est le résultat d’une enquête d’opinion des populations urbaines sur l’importance de la corruption dans notre pays, sur les facteurs déterminants de cette corruption et les conséquences de celle-ci » a indiqué le secrétaire exécutif du REN6LAC M. Blaise Sondo.

« Les prix de lutte anti-corruption est une récompense du REN-LAC aux journalistes de la presse écrite ayant publié les meilleurs articles au cours de l’année d’édition » a rappelé M. Sondo.

Ainsi le REN-LAC cherche à promouvoir le journalisme d’investigation sur la corruption systématique des faits et pratiques de corruption résultant d’investigations approfondies.

Sur 39 articles ont mérité l’approbation du jury.
3è prix : ce prix a été attribué à Bangba Nikiéma pour son article « Affaire du directeur général de la douane : la prime à la délinquance.

2è prix : ce prix revient à Fati Kouanda pour deux articles concernant le trafic des médicaments au Ganzourgou des agents de santé dans le réseau » et « trafic de médicaments au Ganzougou : l’inspection générale de santé est sur le dossier ».

1er prix : ce prix a été décerné au journaliste Hervé d’Africk pour son article intitulé « Croix rouge burkinabé : voici comment les 674 millions ont disparu » paru dans le reporter N° 08 du mois de février 2008.

La cérémonie de remise officielle du rapport suivi de la remise des prix de lutte anti-corruption a été rehaussée par la présence des plus hautes autorités des services de contrôle de l’Etat et des représentations diplomatiques liées par la coopération dans la lutte contre la corruption/Pays Bas et Danemark.

ABT/SVY


Burkina-Société-Insécurité
Le Burkina s’implique dans l’élaboration et l’adoption du traité sur le commerce des armes

Ouagadougou, 24 juin (AIB) – La section burkinabé du Réseau d’action sur les armes légères en Afrique de l’Ouest (RASALAO) a organisé le 20 juin dernier à Ouagadougou, une conférence de presse sur le processus d’élaboration et d’adoption du traité sur le commerce des armes (TCA).

Cette conférence de presse visait à indiquer la position du Burkina à son public, sur l’existence d’un processus l’élaboration par l’ONUd’un texte international juridiquement contraignant sur le commerce des armes. La conférence des Nations unies sur le commerce illicite des armes légères a adopté a cet effet en juillet 2001 un programme d’action.

Selon la coordonnatrice du RASALAO/ Section Burkina, Mme Mariam Liéhoun, ledit programme concerne des mesures relatives à l’élaboration des législations sur la lutte contre ces armes, leur destruction et la coopération internationale dans ce cadre.

Elle a souligné que « pour que ces mesures seraient appliquées, il faut que les Etats membres de l’ONU optent résolument pour un traité juridiquement contraignant plutôt que pour un texte dont l’application dépendra du bon vouloir des gouvernants.

Le RASALAO, qui mène un plaidoyer avec d’autres organisations de la société civile pour accélérer le processus d’élaboration du TCA, estime que le Burkina est en avant garde dans la lutte contre les violences armées, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières. « Il est, selon la coordonnatrice nationale du RASALAO, Mme Mariam Liéhoun, le deuxième Etat membre de la CEDEAO à déposer les instruments de ratification de la convention de l’ONU sur les armes légères et de petits calibres.

Le Burkina a signé la déclaration de Genève de 2006 sur les violences armées et s’est engagée pour « un TCA fort », et « il est important que l’information soit communiquée aux populations qui n’aspirent qu’à la paix pour mener leurs activités de développement », a souligné Liéhoun. Pour cela, une semaine de sensibilisation sera bientôt organisée.

AB/ MK


Burkina-Société
Campagne karité 2008 : L’ABPJF collecte 122 tonnes de karité

Ouagadougou, 25 juin (AIB) – L’Association burkinabé pour la promotion de la jeune fille (ABPJF), intervenant dans la collecte des amandes de karité et ses dérivés, qui dispose également d’un centre d’alphabétisation à Ouagadougou a, au  cours de l’année 2008, réussi à collecter des amandes de karité en provenance des groupements villageois de Toanga (Bazèga) pour 20 tonnes dont 15 tonnes livrées aux partenaires.

Dans le Ganzourgou, le groupement Rikoumtenga a collecté 22 tonnes dont 15 tonnes de livrées tandis qu’au Bazèga, le groupement Bédogo pour 18 tonnes dont 15 tonnes ont été livrées.

Au cours de l’année 2008 également, Bouria dans la province du Passoré a collecté 25 tonnes dont 15 tonnes livrées aux partenaires des groupements de Poa dans le Boulkiemdé et Ramsy Nabyiri dans le Kourwéogo ont collecté les quantités les plus insignifiantes, 12 tonnes seulement dont 10 ont été livrées d’une part et d’autre part, 5 tonnes collectées et livrées. Le village de Oronkua dans le Ioba a collecté 20 tonnes dont 15 tonnes livrées.

Au total, la campagne 2008 a concerné des provinces comme le Bazèga, le Ganzourgou, le Passoré, le Boulkiemdé, le Kourwéogo et le Ioba, avec 122 tonnes d’amandes de karité dont 90 tonnes livrées. Le partenaire technique et financier de l’ABPJF, la fondation Occitane a félicité les bonnes performances enregistrées au cours de la campagne 2008.

Il faut rappeler que la fondation a largement contribué pour la construction de deux magasins dans deux provinces (Ziro et Sissili), la construction d’un centre de traitement dans l’Oubritenga et la mise en place de cellules de coordination dans 15 provinces. La fondation Occitane a, en outre, assuré la formation de 25% des collectrices d’amandes de karité en technique de ramassage de noix.

ABT/ SVY


Suite.

     
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