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Burkina-intempéries
Quatorze morts et au moins 31.000 sinistrés après des inondations (nouveau bilan)
OUAGADOUGOU, 28 juil. 2010 (AIB) - Quatorze personnes sont mortes noyées suite aux inondations qui ont frappé la semaine dernière l'Est et le Centre-nord du Burkina Faso faisant 31.000 sinistrés, selon un nouveau bilan obtenu mercredi de source officielle.
"Depuis lundi à ce jour (mercredi) nous avons pu récupérer dix corps. Nous continuons les recherches tout en espérant que nous sommes au bout", a déclaré à l'AIB depuis Fada N'Gourma (220 km) le gouverneur de la région de l'Est Kilimité Théodore Hien joint au téléphone.
Ces dix corps s'ajoutent à celui d'une femme de 28 ans repêché dimanche juste après que leur embarcation, un tracteur qui tentait de faire traverser vingt-cinq personnes sur le pont du fleuve Sirba a été renversé par un fort courant d'eau.
On avait alors compté onze disparus. Mais selon le gouverneur, "il est probable qu'il y ait eu plus de personnes disparues parce que le conducteur nous a dit que certaines femmes portaient des bébés et d'autres gens seraient montés sur la remorque (du tracteur) sans qu'il n'ait pu les comptabiliser".
Selon un décompte de l'AIB, le nombre de personnes tuée au Burkina Faso par les eaux atteint maintenant quatorze morts si l'on ajoute deux morts signalés dans la région du Sahel par le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation Clément P. Sawadogo et le monsieur qui s'était noyé samedi en tentant de sauver une autre personne, selon le Premier ministre Tertius Zongo.
Des pluies diluviennes sont tombées entre le 20 et le 22 juillet au Burkina Faso, pays sahélien d'Afrique de l'Ouest touchant essentiellement les régions de l'Est et du Centre-nord. Au moins deux barrages ont cédé provoquant les inondations à l'Est.
"Au lieu de 26.000 sinistrés, nous sommes maintenant à au moins 31.000 sinistrés", a déclaré M. Hien s'inquiétant des difficultés à apporter des secours à des "villages entiers coupés du reste du monde".
"Le carburant commence à manquer dans la ville de Diapaga (Est), et je ne sais pas comment on va apporter les médicaments aux infirmiers qui disent qu'ils n'ont presque plus rien", a-t-il indiqué.
Le gouvernement a envoyé un hélicoptère mais selon le gouverneur, celui-ci ne peut que transporter "4 tonnes de matériels de secours".
"L'hélico ne peut pas faire des va-et-vient parce qu'il lui faudrait aussi du carburant pour retourner après" à Ouagadougou, a-t-il indiqué.
RH/IB
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