Burkina /sida
La SONAPOST participe à une campagne de sensibilisation sur le sida
Ouagadougou, 13 juil (AIB) – La Société nationale des postes (SONAPOST) a lancé le jeudi 9 juillet à Ouagadougou une campagne de sensibilisation sur le VIH/Sida, qui utilisera le réseau postal burkinabé. Cette campagne va durer 3 ans et est organisée dans 7 pays pilotes et se décomposera en 3 phases. La première phase visera le grand public, un ensemble d’affiches qui sera accroché dans les bureaux de postes des pays pilotes : la Chine, le Brésil, l’Estonie, le Nigeria, le Cameroun, le Mali et le Burkina.
La 2ème phase s’adressera aux travailleurs postaux ainsi qu’à leurs familles, soit un millier de personnes au Burkina.
La 3ème phase invitera les pays membres de l’Union postale universelle (UPU) a édité un timbre en 2011 pour marquer les 30 ans de lutte contre le sida.
Le réseau postal a été choisi car c’est un moyen innovant pour toucher un large public, a indiqué le représentant de l’ONU/Sida au Burkina, Jean Baptiste Gatal, étant donné la tradition de non discrimination promue par la poste.
Selon le directeur général de la poste, Arthur Kafando, cette campagne a été lancée officiellement à Genève (Suisse) et l’Organisation internationale du travail (OIT), qui est partenaire du projet aidera la SONAPOST à sensibiliser les burkinabé sur cette pandémie.
AB/MK
Burkina-Santé
Campagne de vaccination contre la rougeole : Immuniser plus de 3 millions d’enfants
Ouagadougou, 16 juin (AIB) – Le ministère burkinabè de la Santé va lancer du 17 au 21 juin prochains, une campagne de vaccination réactive contre la rougeole au Burkina, dont l’objectif est de vacciner plus de trois millions d’enfants.
Selon le ministre de la Santé, Seydou Bouda, qui a donné l’information le lundi 15 juin dernier au cours d’un point de presse, des foyers d’épidémie de rougeole sont apparus un peu partout au Burkina depuis le mois de février 2009.
La campagne de vaccination concernera 31 districts sanitaires à hauts risques de 11 régions sur les 13 du Burkina. Ce sont les districts de Barsalgho, Baskuy, Bittou, Bogandé, Bogodogo, Boromo, Boulmiougou, Boulsa, Dano, Diapaga, Djibo, Dori, Fada N’Gourma, Gayéri, Gorom-Gorom, Houndé, Karangasso Vigué, Koudougou, Koupèla, Manga, Manni, Nongremassom, Ouargaye, Pama, Pouytenga, Saponé, Sapouy, Sig-Noghin, Sébba, Tenkodogo et Zorgho.
Il s’agira de toucher plus de trois millions d’enfants à travers deux stratégies de vaccination. Il y a la stratégie fixe qui se fera au sein de la formation sanitaire pour les populations vivant dans un rayon de moins de 5 km. L’autre stratégie est celle avancée pour les populations vivant au-delà de 5 km du centre de santé ; pour ces cas, les agents de santé se déplaceront vers les villages pour vacciner les enfants.
Seules les régions des Cascades et du Nord ne sont pas concernées. Elle (la campagne) débute ce mercredi 17 juin pour prendre fin le 21 juin et va intéresser les enfants de moins de 15 ans. Le but, selon Seydou Bouda, est de renforcer l’immunité de ces enfants et rompre ainsi la chaîne de transmission de la maladie.
3 116 équipes composées d’agents de santé et de volontaires sont mobilisées, soit au total 6 232 agents de santé et autant de volontaires, a relevé le ministre. Le coût de cette campagne s’élève à 1 175 619 346 F CFA dont 396 512 636 FCFA pour les coûts opérationnels et 779 106 710 F CFA pour le vaccin et le matériel d’injection.
Au total, 42 306 cas de rougeole ont été enregistrés à la semaine 20 dont 281 décès, soit une létalité de 0,66%. Le ministre de la Santé a rassuré que le Burkina Faso enregistre depuis quelques années, un accroissement progressif de la couverture vaccinale contre la rougeole dont le taux est passé de 78% en 2004 à 88% en 2006, pour atteindre 100% en 2008.
MS/SVY
Burkina-Santé-Coopération
Une collaboration entre l'ABBEF et le CNTS pour sauver des vies humaines
Ouagadougou, 16 avr. (AIB) - L'Association burkinabé pour le bien-être familial (ABBEF) a signé jeudi à Ouagadougou, un protocole de collaboration avec le Centre national de transfusion sanguine (CNTS), pour régulièrement faire des dons de sang à la structure nationale afin de sauver des vies humaines.
La signature des différents documents attestant la franche collaboration entre les deux parties s'est passée entre le président de l'ABBEF, Ibrahima Sakandé et le directeur général du CNTS, le docteur Mahamoudou Sanou.
Le docteur Sanou s'est dit heureux de signer ce partenariat car « effectivement, nous avons un besoin crucial de sang et ce partenariat est le bienvenu. Nous allons beaucoup compter avec l'ABBEF pour que le CNTS ne souffre plus de manque de sang. Notre objectif, c'est de tout faire pour que plus personne au Burkina ne perde plus la vie par manque de sang ».
Pour le président Ibrahima Sakandé, « l'ABBEF est une structure qui reçoit beaucoup de jeunes et en cette période proche de la saison pluvieuse, plusieurs vies sont menacées par manque de sang à cause du paludisme. Nous allons donc mobiliser ces jeunes à donner leur sang pour sauver des vies », a-t-il promis.
L'ABBEF met à la disposition du CNTS ses centres d'écoute (dans les villes de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou et Koupéla), comme points focaux de collecte de sang.
Plusieurs responsables de santé de chefs-lieux de région (Koudougou, Fada N'Gourma, Bobo-Dioulasso) étaient présents pour attester de leur collaboration avec l'ABBEF.
Sur place, plusieurs jeunes ont donné quelques poches de sang pour témoigner de leur accompagnement au projet.
AS/SVY
Burkina-Santé-Sida
En quête d'un nouveau souffle dans la lutte contre le sida
Ouagadougou, 10 avr. (AIB) - Divers acteurs de la chaîne de lutte contre le sida ont fait une pause-bilan, au cours d'un « forum national de partage d'expériences et leçons apprises » qui a clôturé ses travaux ce vendredi soir à Ouagadougou.
Après deux jours d'échanges sous la coordination de l'Initiative privée communautaire de lutte contre le sida (IPC), les participants se sont réjouis de la sensibilisation réussie dans de nombreux groupes ciblés.
Ainsi 22 millions de préservatifs condoms ont été vendus ou distribués. 38 mille préservatifs féminins ont été également sortis des stocks.
La prise en charge a aussi enregistré des succès. En fin décembre 2008, 20 075 personnes étaient sous traitements antirétroviraux, contre 12 308 deux années plus tôt.
« Après plus de deux décennies de lutte et à la veille de l'échéance de l'accès universel à la prévention, au traitement, à la prise en charge et à l'appui dans le cadre de la lutte contre le VIH/sida et les IST, beaucoup de succès ont été engrangés », a déclaré le docteur Joseph Aimé Bidiga, chef du département Secteur santé au Secrétariat permanent du conseil national de lutte contre le sida.
Toutefois, les participants venant de la société civile, des structures de prise en charge des personnes vivant avec le Vih/sida et les orphelins du sida, mais aussi les acteurs du secteur éducatif et de l'Action sociale, ont déploré « l'insuffisance de coordination » des actions de lutte contre le sida.
Ils cernent les problèmes de l'action de la société civile en termes de difficultés à cibler les besoins des bénéficiaires, mais aussi des difficultés à trouver de nouvelles stratégies de prévention de la maladie dans un contexte de baisse de la prévalence.
Les acteurs sur le terrain se soucient en outre de la prise en charge des orphelins du sida, lorsque ces derniers quittent le statut d'enfant pour celui d'adolescent. Près de 240 mille orphelins du sida ont bénéficié de soutiens multiformes.
La faible implication des hommes dans la lutte, le type de partenariat à établir entre centres de soins et PVVIH, la pérennisation des actions après la fin des projets soutenus par des partenaires. sont d'autres défis à relever dans les années à venir, de l'avis de Issa Sombié, sociologue et expert de l'IPC.
Au cours de la rencontre, 17 communications ont été présentées et 16 affiches soumises à l'appréciation des participants.
AMK/
Burkina-Santé-Religion
Quatre grandes structures sanitaires des camilliens au service des malades du Burkina
Par Mamina Sam
Ouagadougou, 08 avr. (AIB) - Sous la responsabilité du Père Dr Pignatelli Salvatore, le centre médical (CM) Saint Camille a démarré ses activités en 1967. Après les activités pastorales, les religieux ont tout de suite institué un service de santé qui s'est rapidement développé au service de la population du quartier à travers un dispensaire pour les adultes et les enfants, un centre de santé maternelle et infantile et une maternité. Plusieurs services ont poussé autour de ce noyau.
A ce jour, le centre a beaucoup évolué, fait remarquer le Père Dr Pignatelli Salvatore, qui ajoute que la maternité dispose en ce moment de 100 lits avec 5 000 accouchements par an. Les services de santé maternelle et infantile se sont étoffés : la planification familiale, le centre de récupération nutritionnelle et la fabrication de farine de complément pour les enfants malnutris.
Le CM abrite un laboratoire performant, une pharmacie disposant de médicaments génériques, la radiologie, l'échographie, l'électroencéphalogramme, un service d'ophtalmologie, un service dentaire, une cardiologie avec tout le matériel nécessaire. En plus, le CM dispose de spécialistes et d'autres envoyés par l'Etat burkinabé. La prévention de la transmission mère enfant en matière de VIH est une activité intégrée dans la santé maternelle et infantile. « Des résultats très consolants, de l'avis du Père Pinatelli, avec un taux de transmission mère enfant ne dépassant pas 2%, un taux qui étonne les gens ».
A côté de cela, le CM dispose d'une unité de pédiatrie pour les enfants vivant avec le VIH, qui ont donc échappé à la prévention. Au fil des années, à côté de la maternité, s'est développé un centre de pathologie néonatal, c'est-à-dire un des rares centres pour les prématurés du Burkina Faso, avec une trentaine de berceaux, huit couveuses. L'ampleur des activités du CM a amené les responsables à développer des collaborations avec des ONG telles le Comité italien d'aide à l'enfance, une autre ONG qui collabore pour la prise en charge des malades du VIH et des étudiants en médecine, qui y apportent leur concours.
Plus de trois cents personnes fréquentent par jour les différents services du centre médical Saint Camille, selon les explications du médecin-chef Pignatelli. Avec les tarifs très bas sinon gratuits pour les plus pauvres, c'est le but de notre structure, celui de donner des soins de qualité à des coûts abordables, ajoute-t-il.
A cela, il faut ajouter aux infrastructures sanitaires de Saint Camille le Centre médical avec antenne chirurgicale de Nanoro dans le Boulkiemdé depuis 2000 ; le Centre d'accueil Notre Dame de Fatima (CANDAF) qui accueille tous les malades du sida. Mais actuellement, le CANDAF a temporairement fermé sa partie hospitalisation par suite de récession économique, mais le suivi et la prise en charge demeurent. Quant au Centre de recherche biomoléculaire Anigoni (CERBA) dirigé par le Père Jacques Simporé, de grandes recherches y sont menées, entre autres, sur le sida, le paludisme, la tuberculose.
MRS/SVY/AIB-08-04-2009
Burkina-Santé
Pharmagora réunit les officines pharmaceutiques du monde francophone
Ouagadougou, 2 avr. (AIB) - Le président régional de l'Ordre des pharmaciens du Kadiogo, Dr. Jean Paré prend part dès samedi 4 avril 2009 au Salon de référence francophone des pharmacies à Paris (France), a appris l'AIB de sources provenant de l'Ordre.
Dr. Jean Paré est l'un des pharmaciens des pays d'Afrique sub-saharienne à partager son expérience à ce salon, aux côtés de centaines d'autres en provenance d'Afrique. « Je prends part à Pharmagora en compagnies de la présidente de l'Ordre national des pharmaciens, Dr. Victoire Bénao de la Pharmacie de l'avenir », a-t-il confié.
Les Burkinabé qui participent à une telle rencontre peuvent-ils avoir les mêmes intérêts avec les pays développés ? Dr. Jean Paré estime une telle question peu habituelle mais au cour de l'avenir même de la profession, au moment où le générique montre partout au Burkina sa générosité.
« Le recours aux médicaments génériques a fortement progressé. Leur consommation a pratiquement quintuplé en dix ans. La part de marché a atteint près de 60% », a confié le Dr. Jean Paré. Pour les petits maux du quotidien (maux de tête, toux, état fébrile, fièvre, constipation .), le plus souvent, il n'est pas exigé de consulter un médecin. « Aujourd'hui, tout le monde connaît les génériques, ces copies à l'identique du médicament, vendus moins chers que les originaux et promus par la sécurité sociale dans un but d'économie », a-t-il souligné.
Dans ce même souci d'économie et de responsabilité individuelle, désormais, certains médicaments vendus sans ordonnance se déclinent sous une version générique », s'est félicité le président de l'Ordre régional des pharmaciens. La place des pharmacies africaines au milieu d'un tel espace (le Salon de référence francophone des pharmacies) est très réduite, a relevé Dr. Paré, en ce sens que les réalités sont différentes et les préoccupations économiques ne se situent pas au même niveau.
Le débat sur l'avenir des officines pharmaceutiques sera-t-il déplacé en Afrique ? Tel est le souhait des Africains à cette rencontre du médicament du monde francophone à Paris.
ABT/ SVY
Burkina-Santé-Coopération-Lutte contre le sida
L'ambassadrice mondiale pour la protection des mères et des enfants contre le sida reçue par Blaise Compaoré
Ouagadougou 11fév. (AIB) - Le président du Faso, Blaise Compaoré et son épouse Chantal ont accordé mercredi dans leur résidence présidentielle à Ouagadougou, une audience à l'ambassadrice mondiale pour la protection des mères et des enfants contre le sida, Mme Carla Bruni Sarkozy.
Présente à Ouagadougou dans le cadre de ses activités d'ambassadrice mondiale pour la protection des mères et des enfants contre le sida, Mme Sarkozy est allée faire le compte rendu de ce qu'elle a vu lors des visites des formations sanitaires. «Nous avons parlé du travail formidable que mène le fonds mondial au Burkina grâce au gouvernement et grâce aux associations dans le cadre la lutte contre le sida » a indiqué Mme Sarkozy. Selon elle, cet engagement de l'Etat Burkinabè et des associations de la société civile dans la lutte contre est un réel exemple.
«J'ai été encouragée par la situation au Burkina Faso » a confié Mme Sarkozy aux journalistes à sa sortie d'audience. Pour la première dame de France, ce premier voyage au Burkina est un pas d'«une longue route».
MY/MS
Burkina -Vatican-Sida
Benoit XVI provoque le courroux des associations de lutte contre le sida au Burkina
Ouagadougou, 19 mars (AIB) - Le Pape Benoît XVI a provoqué le courroux des associations de lutte contre le sida au Burkina Faso, qui qualifient les propos du leader de l'Eglise catholique contre l'usage du préservatif de "graves" et "dangereux".
"Les propos du Pape sont graves et dangereux. Ils sont totalement contreproductifs, il est totalement déphasé de la réalité", a réagi Issoufou Tiendrébéogo, 38 ans, président de l'Association african solidarité (AAS) Burkina.
Cette association prend en charge quelque 3.000 personnes infectées du virus du sida dont 900 sont actuellement sous traitement antirétroviraux, selon ce leader.
Benoît XVI, qui a entamé mardi au Cameroun la première étape de son premier voyage en Afrique qui doit le conduire vendredi en Angola, a déclaré que l'on ne pouvait "pas régler le problème du sida (...) avec la distribution de préservatifs" et que, "au contraire", leur "utilisation (aggravait) le problème".
"Nous sommes déçus par cette réaction du Pape. Après 25 ans de combat, on ne s'attendait pas à ce que l'Eglise fasse cela. C'est un recul dans la façon de voir les choses, peut-être que son âge est pour quelque chose dans sa vision sur le sida", a déclaré de son côté, le coordonnateur national du Réseau africain jeunesse santé et développement au Burkina Faso, (RAJS), Bagnomboé Bakiono, qui intervient dans la lutte contre la sida et la promotion de la santé des jeunes.
Le Burkina Faso a enregistré des progrès dans la lutte contre le sida. Selon l'ONUSida, le taux de séroprévalence dans ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest, qui était de 7,2% en 1997 est passé à 4,2% en 2003 et à 2,3% en 2005.
Le Conseil national de lutte contre le sida (CNLS, gouvernemental) indique que le nombre de préservatifs distribués est passé de 15.893.412 en 2005 à 20.773.668 dont 73.692 préservatifs féminins en 2006, sans compter ceux importés et vendus par le secteur privé.
"Aller jusqu'à dire que les jeunes ne doivent pas utiliser le préservatif, je crois que c'est dangereux, c'est perdre la raison face à ce fléau, c'est envoyer les gens à l'abattoir. Pour moi c'est dévoyer les gens de la réalité du Sida. Je crois que Dieu refuse qu'on trompe les gens", a poursuivi, amer, M. Bakiono, joint au téléphone.
"On a beau chanté la morale, ce n'est pas cela qui va nous sauver, c'est le réalisme qui va nous sauver".
"Si l'église veut le bonheur de l'humanité, si elle veut un avenir, c'est de protéger sa jeunesse", a indiqué M. Bakiono.
Ces responsables d'associations disent craindre que les propos de Benoît XVI ne rendent "difficiles" leurs actions de lutte en Afrique.
"Ces propos vont avoir un impact négatif sur les populations qui avaient adopté le préservatif comme moyen de prévention ultime. Les fidèles risquent de vouloir écouter leur Pape au lieu d'écouter les messages de prévention", relève M. Bakiono.
Pour M. Tiendrébéogo, Benoît XVI risque par ses propos de "détourner" certains donateurs qui refuseraient de mettre leur argent dans la lutte contre le sida notamment dans le volet utilisation des préservatifs.
"Le Pape pourrait faire croire à certains que les efforts menés jusque-là sont vains. Il pourrait ainsi détourner certains donateurs à diriger leurs aides sur d'autres moyens de prévention autre que le préservatif", prévient M. Tiendrébéogo.
"Au cours de son second mandant, le président Georges Bush a lancé son programme PEPFAR, qui est intervenu dans des pays comme la Côte d'Ivoire où le Nigeria où les actions étaient basées sur la promotion de l'abstinence et la sécurisation sanguine mais pas de préservatif. Ce programme n'a pas eu d'impact dans ces pays", a relevé M. Tiendrébéogo soulignant que "les études en Afrique montrent que le préservatif est le premier moyen privilégié et le plus efficace pour se protéger contre le sida".
"Il faut que le Pape demande aux jeunes s'ils ne peuvent pas s'abstenir, qu'ils utilisent les méthodes adaptées, on ne lui demande pas de parler de préservatifs", conseille le coordonnateur du RAJS.
"L'Eglise gagnerait à promouvoir toutes les méthodes de protection contre le sida sans choisir, sinon elle perdrait l'humanité et son humanisme", propose-t-il encore, invitant les jeunes africains à "faire la différence entre les discours philosophiques du Pape et les réalités" qu'ils vivent.
RH/SVY
Burkina-Société-Santé
Les défis du ministère de la Santé en 2009
Ouagadougou, 19 mars (AIB) - Le ministre de la Santé , Seydou Bouda a ouvert jeudi 19 mars 2009 à Ouagadougou, le premier Conseil d'administration du secteur ministériel (CASEM) de son département.
« En organisant cette session, notre département entend répondre à une double exigence. La première est d'ordre réglementaire qui voudrait que chaque département ministériel tienne au moins deux CASEM dans l'année et la seconde répond à la logique de la gestion axée sur les résultats », a indiqué le ministre de la Santé.
Pour Seydou Bouda, le présent CASEM est une opportunité pour insister sur la culture de résultats et par conséquent, sur les performances du système de santé en vue de progresser résolument vers la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement.
« Je voudrais vous rappeler que le plan d'action 2009 du ministère de la Santé découle des plans de toutes les structures à tous les niveaux du système de santé », a affirmé le ministre, avant d'ajouter que le présent CASEM va analyser plusieurs points.
Il s'agit essentiellement du bilan de la mise en ouvre des recommandations du dernier CASEM de l'année 2008 et des CASEM antérieurs, du bilan des sessions de financement des plans d'action 2009, de l'alignement du cycle de planification et celui de l'élaboration du budget de l'Etat.
Placé sous le thème central : «Plan d'action 2009 du ministère de la Santé », le présent CASEM de ce département ministériel prendra fin vendredi 20 mars 2009.
OO/MO/SVY
Burkina-Fonds mondial-Santé
Pour se renflouer, le Fonds mondial souhaite que Carla Bruni Sarkozy fasse « pression » sur le G-8
Ouagadougou, 12 fév. (AIB) - En déficit financier, le Fonds mondial de lutte contre le sida, le Paludisme et la tuberculose, souhaite que son ambassadrice de bonne volonté, Carla Sarkozy Bruni mette une pression pour décider les pays riches à lui accorder du soutien financier à la hauteur de ses activités, jeudi à Ouagadougou.
« Il faut faire pression sur les décideurs politiques. La santé est une affaire de décision politique et la solution est bien politique », a confié le directeur exécutif du Fonds Michel Kazatchkine sur la question, comment entrevoir le soutien de l'épouse du chef de l'Etat français.
Mme Sarkozy ainsi interpellée, effectuait au Burkina Faso sa première mission en qualité d'ambassadrice du Fonds.
Pour le financement du « Round 8 », son programme de 2009 déjà adopté, le Fonds accuse un déficit de financement de 350 millions de dollars (quelques 161,77 milliards de francs CFA).
M. Kazatchkine estime aussi entre 4 à 5 milliards de dollars les besoins du Fonds pour financer le « Round 9 » prévu pour 2010.
Il s'est dit inquiet pour la contribution des pays du G-8, assurant d'ordinaire 95% des contributions publiques mais durement frappés par la crise actuelle. D'où son souhait que Mme Sarkozy use de sa personnalité pour plaider en faveur de la lutte contre le sida auprès des pays riches dont l'un, la France, est dirigé par son mari.
Il met en garde contre les tentations de repli sur soi du fait de la crise financière et économique. « Il n'y aura pas de paix, il n'y aura pas de justice si la crise économique fait que chacun se replie sur lui-même », soutient M. Kazatchkine.
Il plaide au contraire pour un appui important des pays riches en faveur d'un accès du plus grand nombre de personnes aux traitements antirétroviraux. Pour lui, la crise du sida a montré que l'amélioration de la santé ne saurait être une récompense naturelle obtenue après avoir réussi au préalable le développement.
« La crise du sida nous a montré que si nous ne mettons pas la santé parmi les priorités (dans les pays en voie de développement), la maladie va décimer les populations et il n'y aura plus personne pour travailler ».
A l'heure actuelle, seulement 35% des personnes dans le besoin ont accès aux ARV. La quasi-totalité des malades vivent dans les pays peu développés.
AMK/
Burkina-Santé-Formation
La clinique du coeur renforce ses capacités d'opérations cardiaques
Ouagadougou, 11 fév. (AIB) - Le responsable de la clinique du coeur, le Pr Ali Niakara, a reçu mercredi 11 février à Ouagadougou ses partenaires pour le renforcement des capacités d'intervention de la clinique.
« Quand le médecin n'a rien à proposer à un patient, c'est vraiment regrettable », a déclaré Ali Niakara poursuivant que c'est pour cette raison que la clinique du coeur passe à l'étape supérieure à travers une formation assurée par des partenaires venus de l'Europe. Ce partenariat vise à donner à la clinique une maîtrise dans la prise en charge d'un autre type de malades cardiaques dont l'opération nécessite une connaissance pointue soutenue par une technologie de pointe.
Selon le Pr Sylvie Diananian, rythmologue à l'hôpital Antoine Beclère de Clameur en France, les interventions cardiaques de la clinique étaient centrées sur l'insertion des deux sondes. La clinique du coeur renforce donc ses capacités en passant à trois sondes. « Ce qui permet de prendre en compte d'autres types de pathologies cardiaques plus compliquées », a expliqué le Pr Sylvie Diananian.
La sonde est un câble électrique qui relie le coeur à un stimulateur cardiaque, explique Sylvie Diananian poursuivant qu'avec l'arrivée de la troisième sonde, c'est une technique fine non encore maîtrisée en Europe qui s'inscrit dans la dynamique des opérations cardiaques au Burkina. La durée de vie d'un stimulateur est de cinq à sept ans et il permet d'améliorer la qualité de vie du patient.
« Le Burkina Faso est le premier pays d'Afrique noire francophone à expérimenter ce stimulateur du coeur », a déclaré le Pr Niakara. Il a ajouté que cela permettra aux Burkinabè de suivre sur place leurs patients à un coût plus réduit d'environ trois millions au lieu de faire une évacuation en France qui s'élève à 20 millions.
Pour sa part, Philippe Bouvet de « Saint Jude médical », multinationale américaine, a indiqué que sa structure va investir en matériel et en formation dans la clinique du coeur. « La clinique sait faire la moitié du chemin et nous l'appuierons à maîtriser la nouvelle technologie pour plus d'efficacité en élargissant ses interventions », a-t-il ajouté.
Inaugurée le 10 janvier 2008, la clinique du coeur est spécialisée dans le domaine de la cardiologie, bien qu'ayant élargi ses prestations avec l'arrivée de médecins généralistes. Elle emploie de nos jours soixante un (61) travailleurs, permanents et vacataires, et a reçu depuis son ouverture des patients venus de nombreux pays de la sous région.
OO/MO/MS
Burkina-Société-Santé
«La courbe de la méningite est bien écrasée vers le bas», dixit le ministre de la Santé
Ouagadougou, 19 mars (AIB) - Le ministre de la Santé , Seydou Bouda a indiqué jeudi 19 mars 2009 à Ouagadougou que, pour le moment il n'y a pas beaucoup d'inquiétude à se faire sur la situation méningitique.
Le ministre de la Santé a fait cette déclaration en marge du premier conseil d'administration du secteur ministériel (CASEM) de l'année de son département.
« Si on considère les trois dernières années, on peut dire que la courbe de la méningite est bien écrasée vers le bas », a affirmé Seydou Bouda, expliquant que l'épidémie est «rampante» mais pour le moment, pas d'inquiétude à se faire par rapport à certaines années.
« Je pense que la situation est bien contenue et les équipes techniques sur place font, en tant que de besoin, soient des vaccinations réactives, soient des traitements appropriés pour faire disparaître les cas d'épidémies », a rassuré le ministre de la Santé.
S'exprimant également sur le cas de la poliomyélite, il a indiqué que « pour l'année écoulée, il y a eu cinq cas. Mais sachant qu'un cas de poliomyélite découvert quelque part correspond à une situation d'épidémie, des campagnes réactives ont été tout de suite faites ».
Il a par ailleurs relevé que compte tenu qu'un certain nombre de pays de la sous région connaissent le même problème, il a été convenu de lancer ensemble des campagnes de vaccination à l'échelle régionale.
La méningite est une maladie contagieuse et mortelle qui provoque une inflammation des membranes entourant le cerveau et la moelle épinière.
Situé sur la «ceinture de la méningite» qui coure du Sénégal à l'Ethiopie, le Burkina Faso fait face régulièrement à cette épidémie.
OO/MO/SVY
Burkina-Santé-lutte contre le Sida
La première dame de France visite l'hôpital Yalgado Ouédraogo et le CMA de Pissy
Ouagadougou 11 fév. (AIB) - L'ambassadrice mondiale pour la protection des mères et des enfants contre le sida, Carla Bruni-Sarkozy a visité le mercredi 11 février 2009 à Ouagadougou des structures sanitaires dans le cadre de la lutte contre le sida.
Carla Bruni a effectué ces visites dans le cadre de ses activités d'ambassadrice mondiale pour la protection des mères et des enfants contre le sida. Cette visite qui s'est déroulé dans la capitale Ouagadougou a amené Mme Sarkozy au centre hospitalier universitaire Yalgado (le plus grand du pays) et dans un centre de santé de Pissy (un quartier à l'ouest de la capitale).
A l'hôpital Yalgado, Mme Sarkozy a pu visiter une unité de prise en charge des personnes infectées par le VIH et un centre de récupération d'éducation nutritionnelle. Cette unité regroupe l'ensemble des services qui s'occupent des questions liées au sida. « Nous avons regroupé la consultation médicale, la dispensation des médicaments, la consultation psycho sociale et l'accompagnement des patients» a indiqué le chef de service de médecine interne le professeur Joseph Drabo.
Ce regroupement nous permet de recevoir plusieurs malades à la fois, a-t-il ajouté. Cette unité a démarré ses activités en 2003 avec 300 patients, prend actuellement en charge 6000 malades du sida. Dans cette unité, les anti-retro viraux sont gratuits pour les indigents a déclaré Inoussa Sawadogo, infirmier éducateur thérapeutique.
«C'est extrêmement encourageant de visiter les centres tels que celui-ci» a déclaré l'épouse de Nicolas Sarkozy à l'issue de la visite. Elle a affirmé «être surprise par l'optimisation de la situation».
L'ambassadrice a apprécié le «formidable travail». Après centre hospitalier universitaire Yalgadogo Ouédraogo, Carla Bruni Sarkozy est allée visiter le centre médical avec antenne chirurgical de Pissy. Dans ce centre de santé, Médecins sans frontières (MSF) Luxembourg prend en charge plus de 4000 malades de sida. Là, l'ambassadrice s'est entretenue avec les mères et les futures mères. Elle a également visité les services de traitement et de prise en charge des malades de sida.
En marge de sa visite, l'ambassadrice a une séance de travail avec le Conseil national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles et le country coordination mecanism (CCM), l'organisme chargé de designer les bénéficiaires des financements du fonds mondial et d'assurer le suivi des programmes financés par le fonds.
Au cours de cette séance de travail, Mme Sarkozy a été informée du travail abattu par le fonds mondial dans la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose au Burkina. Elle a qualifié de «très encourageants» les chiffres qui lui ont été présentés dans le cadre de la lutte contre les trois maladies suscitées. « J'ai été stupéfaite par les chiffres notamment par rapport aux projets qui dépassent souvent ce qui est projeté » a indiqué Carla Bruni-Sarkozy. Carla Bruni Sarkozy a promis « faire de son mieux » pour venir en aide aux personnes infectées par le sida. «Je vais plaider notre cause, que ce soit pour le financement ou la communication », a affirmé l'ambassadrice mondiale pour la protection des mères et des enfants contre le sida.
MY/MS
Burkina-OMS-Santé-Tabac
Le Burkina Faso invité à appliquer la convention de l'OMS contre le tabac
Ouagadougou, 21 janv. (AIB) - L'Association «Afrique contre la tabac» (ACONTA) a souhaité mercredi 21 janvier 2009 à Ouagadougou, que le Burkina Faso mette en application les textes contenus dans la convention cadre de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) contre le tabac, soulignant que sa consommation faisait plus de cinq millions de morts dans le monde.
Inviter le Burkina Faso à appliquer les textes antitabac qu'il a ratifiés le 31 juillet 2006, tel est l'objectif principal du point de presse organisé par l'Association «Afrique contre la tabac» (ACONTA).
Selon le vice-président de l'Observatoire du tabac en Afrique francophone (OTAF), Mohamed Ould Sidi Mohamed, c'est la volonté politique qui a manqué pendant des années aux autorités burkinabè pour appliquer les textes antitabac qu'il a librement ratifiés.
Ces textes, élaborés en 1988 et en 1997, définissent respectivement les endroits où il est interdit de fumer et les sanctions pour les contrevenants.
Selon M. Sidi Mohamed citant la loi burkinabè, il est interdit dans des salles de réunions ou de conférences, les salles de cours pratiques ou théoriques, les réfectoires, les salles de cinéma couvertes, les stations services, les formations sanitaires, les dortoirs, les bureaux administratifs, les jardins d'enfants et les lieux de séjour des enfants.
En cas de violation des textes, la sanction prévue est constituée d'une amende de dix mille à quinze mille francs CFA. En cas de récidive, cette amende est portée entre trente mille et cinquante mille francs CFA.
Pour Sylviane Ratte de l'Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires, le sujet de la lutte contre le tabac est souvent écarté, parce que non rentable sur le plan financier pour les pays.
«De nos jours, un seul pays au monde interdit la production et la vente du tabac. C'est le Boutan (un petit royaume d'Asie)», a indiqué Mme Ratte.
Le vice-président de l'OTAF, Ould Mohamed Sidi, a indiqué que le tabac constitue «la seule drogue légale au monde».
«Il y a plus de 1,1 milliard de fumeurs dans le monde et une personne meurt chaque six secondes par le fait du tabac», a-t-il déclaré, précisant que 200 à 500 morts sont enregistrés chaque année au Burkina Faso, du fait de la consommation du tabac.
Des enquêtes menées dans certains établissements des villes de Bobo-Dioulasso et de Ouagadougou révèlent par ailleurs que 12% des scolaires âgés de 13 à 15 ans sont fumeurs.
D'où la conviction de l'ACONTA d'amener les autorités burkinabè à appliquer les textes existants en la matière, en attendant d'autres textes de loi complémentaires.
«L'ACONTA travaille dans les villages, les établissements scolaires et l'université, à travers des clubs qu'elle met en place pour des activités de sensibilisation contre la consommation du tabac», a précisé M. Mohamed Sidi.
OO-MS/RH
Burkina-Santé-Alimentation
La vie chère met les habitants de Ouagadougou davantage en insécurité, selon une étude
Ouagadougou, 15 janv. (AIB) - La population de la capitale du Burkina Faso mange de moins en moins bien et de moins en moins à leur faim, selon les résultats d'une étude conduite par l'Institut de recherche pour le développement (IRD) rendus publics mercredi à Ouagadougou.
Des enquêtes menées de juin 2007 à juillet 2008 dans 3 mille ménages montrent que plus de la moitié des ménages est considérée en situation d'insécurité alimentaire « moyenne ou sévère », depuis juin 2007.
Les mêmes sources indiquent que le nombre de ménages vulnérables s'est accru avec la vie chère qui a eu des retentissements dans les principales villes du pays.
« La vulnérabilité alimentaire en ville existe vraiment ; il y a des gens qui ont des problèmes pour se nourrir ; il ne faut pas uniquement voir ceux pour qui tout va bien », a fait remarquer Elodie Becker, chercheur à l'IRD ayant participé à l'étude.
Cette vulnérabilité se manifeste selon les chercheurs par le changement des comportements alimentaires. Ils remarquent que les fruits et les légumes sont moins fréquents ou totalement absents pendant les repas. Le nombre de repas par jour a aussi baissé et les habitants ont opté pour un régime essentiellement axé sur les céréales.
Enfin, l'étude révèle que les nouveaux arrivés dans la capitale s'en sortent plus que les habitants de longue date auprès desquels l'on enregistre les plus forts taux d'insécurité.
Issa Martin Bikienga, le Secrétaire exécutif du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss, institution dont relève l'IRD) affirme que les décideurs disposent désormais « d'un important outil de travail ».
Le Cilss envisage sensibiliser les dirigeant de ses Etats membres ( Pays) dans la perspective d'une surveillance de la vulnérabilité alimentaire dans sa zone.
L'étude a été menée avec la collaboration avec le ministère français des Affaires étrangères.
AK/EG
Burkina-santé
Le ministère de la Santé reconnaissant à 79 de ses agents
Ouagadougou, 23 déc. (AIB) - Le ministère burkinabé de la Santé a procédé le mardi 23 décembre 2008 à Ouagadougou à la décoration de 79 de ses agents.
Ce sont au total 8 officiers de l'Ordre du mérite de la santé et de l'action sociale avec agrafe santé et 71 chevaliers de même ordre qui ont reçu leurs médailles.
Pour le ministre de la Santé , Seydou Bouda, ces différentes distinctions sont un témoignage de la nation pour le combat que mènent chaque jour les agents de la santé pour éloigner la maladie des frontières du Burkina.
Il a invité les récipiendaires à être des modèles pour la nouvelle génération. «Il faudra vous montrer digne de la décoration dans votre vie de tous les jours », a conseillé le ministre Bouda.
A cette occasion, le ministère a remis du matériel roulant aux différents districts sanitaires. Ce sont 14 véhicules de supervision et 11 ambulances d'un coût d'environ 500 millions de FCFA, qui vont renforcer la capacité du ministère de la Santé.
MY/OO/SVY
Burkina-Région de l'Est-Environnement
Le ministre de l'environnement lance une opération de salubrité à Fada N'Gourma
Fada N'Gourma, 5 déc. (AIB) - Le ministre de l'Environnement et du Cadre de vie, Salifou Sawadogo, a lancé vendredi 5 décembre à Fada N'Gourma, une opération de salubrité. Elle vise à rendre propre cette ville, qui accueille le 48ème anniversaire de l'indépendance du Burkina Faso, le 11-Décembre prochain.
Selon le ministre en charge de l'environnement, Fada N'Gourma doit présenter une bonne image du Burkina Faso aux nombreux étrangers qui vont affluer pour la célébration de la fête nationale. « Votre ville sera la vitrine de notre pays le 11 décembre ; beaucoup de gens viendront pour la première fois et il faut qu'ils repartent avec une bonne impression », a-t-il dit.
Il a également indiqué que son ministère était honoré par le choix du thème (valorisation des ressources forestières et fauniques) de l'événement.
Comme contribution du ministère en charge de l'environnement à l'opération de salubrité, Salifou Sawadogo a remis au maire de la ville de Fada N'Gourma, Moumouni Kocty, 500 sacs poubelles, 22 poubelles basculantes, 20 sauts, 100 gobelets ainsi que des assiettes.
« Avec ces poubelles qui seront installées dans les différents secteurs, nous allons engager des opérations de ramassage d'ordures avec la population », a déclaré le maire. Il a souligné que l'envahissement de Fada par les sachets plastiques constitue une préoccupation pour la municipalité.
Après avoir lancé cette opération, le ministre en charge de l'environnement s'est rendu à Komadougou, un village situé à une dizaine de kilomètres de Fada N'Gourma. Là, il a récompensé des élèves de l'école primaire de cette localité, qui se sont distingués comme les meilleurs dans la mise en ouvre de l'éco citoyenneté. Il a annoncé la création au sein de son ministère d'une direction qui va s'occuper essentiellement de l'éducation environnementale.
MS/SVY
Burkina-Région de l'Est-Justice
A Fada N'Gourma, les détenus se rendent à pied au palais de justice
Fada N'Gourma, 5 déc. (AIB) - Dans la ville de Fada N'Gourma, il n'existe pas de véhicule pour transporter les prisonniers de la maison d'arrêt jusqu'au palais de justice. Conséquence, ceux-ci sont obligés chaque jour, de marcher pour se rendre dans les bureaux où ils doivent être jugés, accompagnés de quelques gardes de sécurité pénitentiaire (GSP).
Vendredi 5 décembre 2008. Il est environ 8 heures du matin. En face du palais de justice de Fada N'Gourma, des journalistes, venus pour couvrir les activités du 11-Décembre, sont assis dans un cafetériat, prenant leur petit déjeuner.
Tout à coup, ils voient un détenu de la maison d'arrêt située à quelques mètres de là, traversant à pied la voie bitumée, pour se rendre au palis de justice. Il est accompagné de trois GSP, bien armés .
Intrigué, un des hommes de médias interroge le juge chargé de l'application des peines au palais de Fada, maître Oumarou Zono, qui se trouvait par hasard dans le même kiosque. "C'est comme cela ici", répond-t-il, avant d'ajouter que ce transfert des prisonniers à pied comporte de nombreux risques.
"Au cours des transferts, des individus peuvent par exemple attaquer les GSP pour libérer leurs parents", souligne M. Zono, qui pense qu'il vaut mieux prendre beaucoup de précautions, même si jusqu'à présent, aucun cas d'attaque ne s'est encore produit.
Parmi les autres difficultés que rencontrent les agents de la justice de Fada, on peut citer le manque de matériel. Il s'agit notamment du manque d'ordinateurs (un seul pour toute la maison) dont ils ont besoin pour saisir rapidement les décisions de justice. De plus, de l'avis du juge d'application des peines, le palais de justice de Fada reste parmi les derniers du pays à ne pas être rénové.
Me Oumarou Zono pense également que les moyens utilisés actuellement par la justice burkinabé sont dépassés. Selon lui, il est difficile de se baser sur les aveux d'un délinquant pour le condamner ou le relaxer. Pour apporter des "preuves non contestables" au juge, il propose l'utilisation d'éléments techniques, comme la poudre qui permet aux policiers de détecter les empreintes digitales, ou encore de mettre certains délinquants sur écoute.
MS/SVY
Burkina/Fête de l'indépendance
Un monument en mémoire des soldats burkinabè de la seconde guerre mondiale
Fada N'Gourma 5 déc. (AIB) - En mémoire aux soldats burkinabé qui sont allés combattre en Europe et en Asie entre 1943 et 1945, un monument a été réalisé dans la ville de Fada
En effet, le bataillon de Fada N'Gourma a embarqué à partir de cette place pour «une marche glorieuse» en direction de Toulon, de l'Alsace, d'Indochine pour défendre les couleurs de la France ; ce qu'on aurait appelé pour certains le chemin de non retour.
Pour témoigner une reconnaissance à ce bataillon, la commune de Fada N'Gourma, avec l'appui du gouvernement du Burkina Faso, a érigé le Monument aux morts au centre de la ville, à un endroit aménagé en face de la mairie (baptisé la Place de l'unité).
Cet endroit, qui vient d'être assaini et rendu vivant par l'implantation de ce symbole, était délaissé et constituait un dépotoir d'ordures et un asile de débiles. Ainsi donc aménagé, « la Place de l'unité» revêt désormais un aspect historique pour tout le pays.
Le maire de la ville, Moumouni Kocty a demandé à la population de maintenir cette place dans un état sain et digne d'intérêt et d'en faire un lieu de loisirs et de récréation, ce qui contribuera à oublier les souvenirs amères des disparus.
L'inauguration de la Place de l'unité a lieu ce 5 décembre, l'occasion faisant le larron, en marge des festivités de la commémoration du 48 e anniversaire de l'indépendance du Burkina Faso. Son aménagement se poursuit afin de lui donner un visage assez attractif et d'en faire effectivement un lieu de distraction.
MS/SVY
Burkina-santé-épidémie
Plus de 07 millions de Burkinabè bientôt vaccinés contre la fièvre jaune
Ouagadougou, 27 nov. (AIB) - Le Burkina Faso a lancé jeudi une campagne préventive de vaccination contre la fièvre jaune afin de «renforcer l'immunité des populations contre cette maladie très contagieuse», a constaté l'AIB.
Au total, 7 547 684 des 14 millions de Burkinabé de 9 mois et plus seront touchés par cette campagne qui prend fin le 3 décembre.
Au moins, 10 400 volontaires et agents de santé ont été mobilisés pour administrer 8 339 530 doses de vaccins anti-amarils (contre la fièvre jaune, ndlr).
L'opération, qui va coûter 4 130 319 524 francs CFA est financée par le gouvernement burkinabé et l'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) à hauteur de 564 347 388 francs CFA.
Selon le docteur Ousmane Badolo, responsable de la surveillance épidémiologique au ministère de la Santé , trois cas de fièvre jaune ont été déclarés dans les districts sanitaires de Ouahigouya et de Gorom-Gorom (Nord).
«Nous avons lancé cette campagne aujourd'hui parce que nous sommes conscients que le virus (de l'amaril, responsable de la fièvre jaune, ndlr) circule dans notre pays. Ces trois cas qui ont été déclarés nous conforte donc dans notre volonté de renforcer l'immunité des populations», a indiqué M. Badolo.
Trente-sept districts sanitaires considérés comme des «districts à risques» sur les cinquante quatre du pays seront couverts par cette campagne.
Maladie infectieuse, la fièvre jaune est transmise par un moustique, l'aède. Elle se manifeste par une forte fièvre avec des maux de tête violents, le gonflement du visage, des vomissements jaunes, une coloration jaune des yeux, de la bouche, des téguments (paume des mains, des pieds), des saignements des narines, de la bouche, des intestins donnant des selles et des urines sanguinolentes.
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 33 des 53 pays d'Afrique sont à risque. Le vaccin contre la fièvre jaune confère une immunité de dix ans, précise-t-on.
RH/SVY
Burkina-Santé
Céline Yoda et le CFPLC au chevet des femmes victimes de fistules
Ouagadougou, 20 nov. (AIB) - La ministre de la Promotion de la femme, Céline Yoda et le Club des femmes de profession libérale et commerciale (CFPLC) ont rendu visite, le jeudi 20 novembre 2008 à Ouagadougou, aux femmes souffrantes de fistules obstétricales au Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHUYO).
Le ministre de la Promotion de la femme et les membres du CFPLC ont remis des vivres, du savon et des pagnes aux femmes souffrantes de fistules.
Pour Mme Yoda, cette visite rentre dans le cadre du mois de la solidarité, au cours duquel tout le monde doit promouvoir des ouvres sociales. C'est pourquoi elle a choisi de visiter ces femmes et leur donner un coup de main pour une vie plus descente pour elles.
Le chef de service adjoint de l'urologie, Barnabé Zango a appelé les uns et les autres à mettre l'accent sur la sensibilisation des causes pour une meilleure prévention de cette maladie qui exclut les femmes atteintes de leur milieu social.
Dans les salles d'hospitalisation, il y a des femmes de près de 60 ans souffrantes de fistules depuis 40 ans et des filles de 22 ans qui en souffrent déjà, a constaté le ministre.
La présidente du CFPLC, Rasmata Kabré a déclaré que 2% des femmes fistuleuses sont abandonnées à elles-mêmes. Des femmes dans cette situation ont été hébergées chez la présidente du club en attendant leur passage au CHUYO. Pour l'année 2008, 68 femmes malades du fistule ont été repérées, dont 23 déjà opérées.
Les interventions sur les patientes sont prises en charge le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) à travers le club des femmes.
TN/BL/MS
Burkina-CEDEAO-Santé
Vers l'élaboration d'un document unique sur la pharmacopée en Afrique de l'Ouest
Ouagadougou, 17 nov. (AIB) - Des experts en médecine traditionnelle des pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) sont réunis du 17 au 20 novembre 2008 à Ouagadougou pour l'élaboration d'un document unique sur la pharmacopée ouest-africaine.
Passer en revue les données à la fois scientifiques et traditionnelles sur les plantes médicinales communes à tous les Etats membres de la CEDEAO , en vue de l'édition d'une pharmacopée phytothérapeutique sous-régionale est l'objectif de ce forum.
La rencontre regroupe 28 délégués et experts ressortissants de la CEDEAO , des consultants et des partenaires dont l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle est l'initiative de l'Organisation ouest-africaine de la santé, une agence spécialisée de la CEDEAO pour les questions de santé (OOAS).
Le directeur général de l'OOAS, le docteur Placido Cardoso a suggéré que tous les pays de la sous-région puissent bénéficier d'une pharmacopée générique qui contienne les monographies de plantes communes à tous les Etats membres. Pour cela, a-t-il précisé, son institution travaillera avec ses partenaires, afin de veiller à la production d'un document qui va rivaliser avec ce qu'il y a de meilleur partout dans le monde.
« Un riche document sur la pharmacopée ouest-africaine sera une source de référence utile pour le personnel médical et les chercheurs, afin d'améliorer la qualité des soins et surtout, de montrer la qualité de la recherche sur les plantes médicinales effectuée par les africains de l'Ouest, et donc de dissiper l'idée fausse qui stipule que les plantes médicinales d'Afrique n'ont pas fait l'objet de recherches.
AIB - 17 novembre 2008
MS/EG
Burkina-Santé-Excision
Faire de la femme une citoyenne à part entière
Ouagadougou, 15 oct. (AIB) - Les participants à la rencontre sur la pratique transfrontalière des mutilations génitales féminines (MGF) Excision débutée le 13 octobre dernier a pris fin le 15 octobre 2008 par des recommandations et une déclaration dite « déclaration d'engagement de Ouagadougou ».
Sous le haut patronage de Mme Chantal Compaoré, Première Dame du Burkina et Mme Laraba Tandja Première Dame du Niger, les experts et ministres en charge des questions de MGF demandent à nos Etats respectifs de signer, ratifier et veiller à l'application du protocole de la charte africaine des Droits de l'Homme & des peuples (.) et intégrer la problématique des MGF dans les priorités nationales.
Les participants demandent aux organisations de la Société civile (OSC) d'intensifier leurs actions de lutte sur le terrain et de travailler en synergie en se conformant aux plans d'action national et régional. Ils exhortent par ailleurs les OSC des différents pays à travailler en Synergie pour une lutte efficace au niveau des zones frontalières et à l'intérieur des pays.
Renforcer l'ancrage institutionnel de la lutte par l'harmonisation des instruments juridiques, intégrer les questions de MGF dans les enquêtes démographiques de santé et enquête à indicateurs multiples, mettre en place un observation régional sur l'observation de la pratique de l'excision dans les différents pays et produire des rapports annuels à ce sujet sont entre autres points de la déclaration d'engagement de Ouagadougou.
Pour la mise en place effective de ce plan d'action qui fait une place de choix à la lutte concertée pour la promotion de l'élimination de l'excision dans la sous région, la directrice régionale d'unifem Dakar a solennellement demandé à Mme Compaoré et Tandja d'être les portes paroles de la lutte contre la dimension transfrontalière de l'excision au sein du groupe des épouses de chefs d'Etats.
La rencontre de Ouagadougou marque une étape déterminante dans notre engagement à lutter contre les MGF affirme la ministre de l'Action Social et de la Solidarité nationale Pascaline Tamini. « C'est maintenant un défi collectif à nos pays et en joignant nos forces nous arriverons. Agir en synergie pour vaincre les mutilations génitales féminines », soutient Mme Tamini.
AIB - 15 octobre 2008
MS/AIB
Burkina-Mutilations génitales féminines
Des premières Dames préoccupées par le fléau
Ouagadougou, 13 oct. (AIB) - En prélude à la conférence des premières Dames sur la pratique transfrontalière de l'excision prévue pour se tenir le 15 octobre prochain, des experts tiennent une réunion préparatoire ce lundi 13 octobre à Ouagadougou.
C'est dans une synergie d'action que des experts du Burkina, du Mali, du Niger, de la Côte d'Ivoire, du Togo, du Bénin et du Ghana vont faire l'évaluation des activités de promotion de l'abandon des mutilations génitales féminines (MGF) dans les zones frontalières entre le Burkina et ses voisins ; mener des discussions et faire des amendements du projet de plan d'action, présenter des recommandations des rencontres régionales antérieures sur l'excision des projets de recommandations et de déclaration sont au centre des travaux des experts.
La présente réunion est l'occasion d'approfondir la réflexion sur la problématique de l'excision à travers le partage d'expériences avec les pays représentés. Cette démarche participative alliant donnée scientifique et expériences de terrain vont permettre d'analyser tous les contours de cette forme de la pratique d'une part, d'identifier ses forces et faiblesses et qui servira de base de réflexions pour les ministres en charge de la question.
Selon les estimations d'une étude publiée en 2006 de l'ONU, plus de 2 millions de filles sont victimes de MGF chaque année, soit une fille excisée toutes les quinze secondes.
Ce qui fait dire au représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) qu'il s'agira de forger un consensus de tous les acteurs qui permettra de mener des actions concertées pour l'abandon de la pratique de l'excision dans la région.
Le PNUD, pour sa part, en collaboration avec des partenaires techniques et financiers, s'engagent à intensifier ses efforts visant à éliminer toutes formes de violences à l'égard des femmes, y compris les mutilations génitales, a soutenu le représentant du PNUD.
« Au regard des enjeux attendus, je suis invitée à analyser sans complaisance les résultats de l'étude soumis à votre appréciation pour l'atteinte des résultats escomptés », a dit la secrétaire générale de ministère de l'Action sociale et de la Solidarité nationale, Mme Tapsoba à l'ouverture des travaux.
AIB - 13 octobre 2008
MS / SVY
Burkina-Santé
Programme d'appui au développement de la santé : Associer les ONG et les associations
Ouagadougou, 10 oct. (AIB) - Un atelier d'information sur le processus de contractualisation avec les ONG et associations oeuvrant dans le domaine de la santé s'est tenu le 10 octobre à Ouagadougou.
L'approche de contractualisation vise à appuyer le ministère de la Santé pour l'atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) à l'horizon 2015.
Le programme d'appui au développement de la santé (PADS) a pour ambition de contribuer à l'amélioration de l'état de santé des populations, à travers la création et la gestion d'un fonds commun regroupant l'ensemble des apports des partenaires. Il s'agit par ailleurs pour le PADS de contribuer à la mise en place d'un financement durable du plan national de développement sanitaire (PNDS) par l'ensemble des intervenants du secteur santé, indique-t-on.
L'approche de contractualisation avec les ONG et associations trouvent sa justification par le faible niveau des indicateurs nécessitant des approches innovantes pour relever certains défis identifiés dans le cadre de l'approche sectorielle ; la nécessité de renforcer les mécanismes et procédures de financement des services en matière d'offres de soins répondant aux normes de qualités.
Entre autres critères d'éligibilité à la contractualisation, l'organisation doit se prévaloir au moins de cinq expériences dans le domaine de l'accompagnement des communautés et organisations à base communautaire et posséder une convention avec le ministère de la Santé.
L'ambassade du Royaume des Pays-Bas, la Coopération suédoise, l'Agence française de développement (AFD), la Banque mondiale, le Fonds des Nations unies pour la population, le PMNCH/UNICEF et Gavi Alliance sont des partenaires adhérant au panier commun.
En procédant à l'ouverture des travaux de l'atelier, le ministre de la Santé , Seydou Bouda a exhorté les participants à contribuer efficacement au renforcement de la gestion basée sur la performance. Ce qui, de l'avis du ministre Bouda, va confirmer la viabilité et la pertinence de cette innovation majeure que constitue la contractualisation.
AIB - 10 octobre 2008
SM/SVY
Banwa-Santé-Genre
91 fillettes victimes d'excition
Solenzo, 09 oct. (AIB) - 91 fillettes âgées d'un mois à 6 ans ont été victimes de mutilations génitales à divers degrés à Kouka, dans les Banwa courant août-septembre 2008.
L'exciseuse, Assaïta Traoré est âgée d'environ 35 ans. Le bilan de l'opération fait état d'un mort et d'un cas grave d'anémie très avancée. Les examens médicaux des malheureuses fillettes révèlent qu'elles sont toutes hors de danger.
Assaïta Traoré, qui affirme hériter la pratique de sa mère et de sa belle mère recevait une tine de céréale ou la somme de 1 100FCFA par fille excisée. La gendarmerie, alertée a pu mettre la main sur elle et ses complices, dans la période du 24 septembre au 7 octobre 2008 dans les villages de Mawana, Siwi, Toukoro, localités très reculées et inaccessibles en période hivernale.
Le haut commissaire, M. Sié Edgar Sou, au regard de la gravité de la situation, a effectué le 7 octobre le déplacement sur Kouka pour constater l'état des lieux, féliciter et encourager la gendarmerie et la police pour leur dynamisme. Il a aussi sensibilisé Assaïta et ses complices sur la gravité de leurs actes.
En attendant d'être déférés à la maison d'arrêt et de correction de Dédougou, l'exciseuse et ses complices méditent sur leur sort à la brigade territoriale de la gendarmerie de Kouka.
AIB - 09 octobre
KK/SVY
Burkina-Santé
Beaucoup d'habitants de Ouagadougou vont se soigner à Nanoro
Ouagadougou 02 oct. (AIB) - Le centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Nanoro, contrairement à son emplacement en zone rurale, est un centre qui rivalise avec ceux des villes, grâce à la collaboration de ses partenaires. Il dispose de tous les services dont peut disposer un hôpital digne de ce nom.
Le professeur Jean Bosco Ouédraogo a précisé que Nanoro a été choisi (parmi 6 sites préalables) en collaboration avec le centre national de lutte contre le paludisme, comme réunissant les conditions pour mener des recherches sur la maladie. «L'alerte est venue de là et la nivaquine ne marchait pas non plus à Nanoro», a-t-il précisé.
Selon le directeur du CMA de Nanoro, Frère Dieudonné Sorgho, la performance de la structure est imputable à l'esprit et la vocation des Camilliens qui est d'aider la personne humaine à vivre dans la dignité par la prise en charge de la maladie.
Le taux de fréquentation élevé du centre (au-delà du taux national) peut s'expliquer par la commodité de la prise en charge, la qualité et le moindre coût des soins. Des malades de Ouagadougou viennent se soigner ici à Nanoro, a jouté le Frère Sorgho.
Comme d'autres centres médicaux, Saint Camille de Nanoro, a encore besoin de ressources humaines et de compétences spécialisées pour répondre au mieux aux attentes des malades qui le fréquentent.
Les pathologies qui amènent les patients à Saint Camille sont le plus souvent le paludisme, les infections respiratoires et gastro-entérologiques. Selon le Frère Sorgho, le centre enregistre 1000 à 1300 chirurgies par an.
La direction régionale de l'Ouest de l'Institut de recherche en sciences de la Santé aux côtés de cette formation sanitaire travaille à trouver des alternatives médicamenteuses à proposer au centre national de lutte contre le paludisme, a dit Dr Tinto. Elle compte y parvenir grâce à l'appui de la firme européenne GSK.
BL/SVY
Burkina-Santé-Recherche
Vers la découverte d'un vaccin contre le paludisme à Nanoro
Ouagadougou 02 oct. (AIB) - Une visite guidée par le docteur Halidou Tinto au centre médical Saint Camille de Nanoro, à une centaine de kilomètres de Ouagadougou, le 1 er octobre 2008 a permis à des journalistes qui suivent l'atelier sur les essais cliniques, d'appréhender l'évolution du projet de développement d'un vaccin antipaludique.
Avec le projet essais cliniques sur le paludisme soutenu par Malaria Vaccin Initiative (MVI) financé par la Fondation Bill Gate, le CMA a administré le médicament à 24 femmes enceintes et à 24 autres non enceintes afin de déterminer la dose nécessaire selon le cas pour faire face à la maladie.
L'Unité de formation et de recherche clinique qui est en construction au sein du CMA va beaucoup servir pour l'essai vaccinal sur les1200 enfants pour les besoins d'espace et de suivi, a insisté Dr Tinto.
Le vaccin RTS,S qui a franchi la phase préclinique (pharmacologie, toxicologie et métabolisme) est en bonne voie selon les chercheurs. Il entame en début 2009 la dernière, la phase 3 sur une population plus large sur 3 à 4 ans pour confirmation de son efficacité.
Saint Camille de Nanoro est sur satellite depuis quelques années déjà malgré ses moyens modestes ; le centre fonctionne à l'aide de cinq groupes électrogènes qui se relaient et des plaques solaires en attendant l'arrivée de l'électricité.
Une salle de radio, une maternité, des services d'urgence, d'hospitalisation, de surveillance des données démographiques, de stérilisation et lavage du matériel utilisé, une salle VIH avec une prise en charge gratuite, un centre de production d'un complément alimentaire, bref Saint Camille de Nanoro est un centre presque complet.
Avec deux programmations radio ordinaires chaque semaine, le centre envisage cette année numériser le système d'imagerie pour permettre de discuter les résultats des radio à distance. En outre, contrairement à la plupart des hôpitaux qui l'importent, ce centre dispose d'une salle d'extraction d'oxygène connectée aux différents services qui en nécessitent.
La zone étant frappée d'un taux élevé de malnutrition et de VIH, cette formation sanitaire a entrepris la production de la spiruline pour compenser le besoin alimentaire des enfants et des personnes vivant avec le VIH.
Tout compte fait, une approche intégrée prenant en compte l'utilisation des moustiquaires imprégnées, l'assainissement et l'éventuel vaccin demeure nécessaire pour protéger les populations de la malaria.
BL/SVY
Burkina-Santé-Lutte contre le sida
Les leaders de l'église évangélique se concertent à Ouagadougou
Ouagadougou, 1er oct. (AIB) - Des leaders de l'église évangélique du Burkina Faso sont réunis du 1 er au 3 octobre à Ouagadougou, dans le but de donner leurs points de vue sur des questions sensibles liées à la lutte contre le sida, a constaté sur place un journaliste de l'AIB.
L'église et la sexualité, l'éducation à la vie familiale liée à la fidélité et à l'abstinence, la politique spécifique de l'église dans la lutte contre le sida susceptible de guider les jeunes leaders et la congrégation, ce que fait l'église pour répondre à la stigmatisation et à la discrimination ; ce sont quelques-uns des nombreux sujets sur lesquels les leaders (présidents, secrétaires exécutifs et directeurs d'ONG et d'associations) de l'église évangélique du Burkina vont se prononcer durant trois jours.
Selon les organisateurs de la rencontre, il s'agira de discuter et de prodiguer des conseils sur certains points sensibles de la lutte contre le sida, de développer une collaboration commune pour faciliter une réponse chrétienne contre cette pandémie et de produire un communiqué commun reflétant les observations, les engagements et la résolution du leadership de l'église évangélique dans la réponse aux questions liées au sida au Burkina Faso.
Le président du Conseil national des évangéliques pour lutter contre le sida (CNELS), David Lompo, a invité les premiers responsables de l'église évangélique impliqués dans la lutte contre la sida à partager leurs expériences et décider de ce que les acteurs de terrain doivent dire et faire, en conformité avec l'éthique chrétienne évangélique.
Pour sa part, le représentant du secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (CNLS-IST), Pascal Ouédraogo, a souligné que la concertation va renforcer au sein des communautés religieuses en général et celle de l'église évangélique en particulier, son image de défenseur de l'éthique et des bonnes mours.
MS/SVY
Vers la libre circulation des pharmaciens et des chirurgiens-dentistes dans l'espace UEMOA
Ouagadougou, 05 déc. (AIB) - Les ministres chargés de la santé de l'Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA) sont réunis ce mercredi à Ouagadougou, dans le but d'adopter deux projets relatifs à la libre circulation et à l'établissement des pharmaciens et des chirurgiens-dentistes dans les huit pays membres de l'Union.
Selon le commissaire chargé du département du développement social et culturel de l'UEMOA, M. Rui Duarte Barros, l'adoption de ces deux projets de texte permettra d'élargir le champ de liberté d'exercice des professions libérales de la santé dans l'espace communautaire.
A l'issue de leur entrée en vigueur, a-t-il précisé, il est prévu que le suivi de la mise en ouvre soit assuré avec la pleine participation des collèges des présidents des ordres des dites professions.
Pour le ministre burkinabè de la santé, M. Alain Bédouma Yoda, les textes sur les pharmaciens et les chirurgiens-dentistes permettront de faire de ces professions, un gage de qualité, en même temps qu'ils constituent un pas important dans la réalisation de l'intégration régionale.
Par ailleurs l'ordre du jour de la 5e réunion des ministres de la santé de l'UEMOA prévoit deux points d'information qui ont un impact dans le domaine de la santé.
Il s'agit du projet intitulé « Faire tâche d'huile en Afrique de l'Ouest », qui vise l'enrichissement en vitamine A, de toutes les huiles alimentaires raffinées produites ou commercialisées dans l'espace UEMOA, en vue de lutter contre la carence en vitamine A et ainsi réduire la mortalité des enfants de moins de cinq ans.
Le second dossier lui, concerne le projet « Réseau de Centres spécialisés médico-chirurgicaux de haut niveau », qui traite de la mise en place de centres d'excellence capables d'assurer la prise en charge, dans l'espace communautaire, de pathologies nécessitant des soins spécialisés, et de réduire les évacuations sanitaires hors de l'espace UEMOA.
Des essais cliniques Nord-Sud pour lutter contre les maladies liées à la pauvreté
Ouagadougou, 22 oct. (AIB) - Environ 200 chercheurs et décideurs politiques venus d'Europe et d'Afrique tiennent du 22 au 24 octobre à Ouagadougou, un forum international sur les essais cliniques en vue de trouver des solutions aux maladies liées à la pauvreté telles que le paludisme, le VIH/Sida et la tuberculose.
Placé sous le thème « Tisser des liens pour une santé meilleure », ce forum a été initié par l'organisation « European and Developing countries Clinical Triales Partnership » (EDCTP) pour partager les expériences dans le domaine de la recherche.
L'EDCTP, note-t-on, est un forum annuel qui se tient de manière alternée en Europe et en Afrique dans un pays où l'engagement dans le domaine de la recherche est reconnu sur le plan international.
Après Stockholm (Suède) en 2006, Ouagadougou accueille le 4 e forum de l'EDCTP, un partenariat entre pays du Nord et pays en développement pour les essais cliniques sur les maladies liées au paludisme, à la tuberculose et au VIH/Sida
Il s'agira pour les participants de faire le point des progrès réalisés à travers les objectifs du partenariat, de renforcer la collaboration entre les centres africains entre eux, entre les centres européens entre eux et enfin entre les centres africains et européens de recherche pour mettre au point des médicaments et des vaccins accessibles aux populations.
Dans son mot d'ouverture, le ministre burkinabé de l'Action sociale et de la Solidarité nationale, Mme Pascaline Tamini a salué la mission du partenariat EDCTP qui contribue en même temps à l'atteinte des objectifs développement du millénaire.
Mme Tamini a indiqué qu'il est plus qu'impérieux de trouver des moyens thérapeutiques curatifs et préventifs accessibles aux populations pour contrôler l'expansion de ces trois fléaux qui coûtent beaucoup à l'Afrique.
Selon les statistiques de l'OMS, les répercussions économiques du paludisme sont énormes et font perdre chaque année, environ 12 milliards de dollars US de produit intérieur brut (PIB) à l'Afrique.
« C'est comme un cercle vicieux, ces maladies amènent le continent à épuiser ces ressources économiques et la pauvreté rend leur éradication difficile », a fait remarquer Mme Tamini, précisant que c'est ainsi que ce partenariat Europe-Afrique sur les essais cliniques tire son plein sens.
Le directeur exécutif de l'EDCTP, le Pr. Charles Mgoné a souligné que son organisation s'est donnée pour ambition d'accélérer la mise au point de nouvelles stratégies en vue de réduire la pauvreté.
Dans cette optique, son organisation a adopté comme stratégie de soutenir les comités d'éthique, rencontrer les acteurs et échanger sur les réalités afin de renforcer les capacités à la base.
Le Haut représentant d'EDCTP, le Dr. Pascal Mocoumbi a, quant à lui, indiqué que pour atteindre les objectifs finaux, le partenariat doit ouvrer à ce que les engagements deviennent des faits (la réalité).
Outre le renforcement des capacités nationales afin de bien faire fonctionner les centres de santé locaux, l'EDCTP soutient également les capacités de développement en Afrique et les recherches cliniques.
'EDCTP travaille avec des partenaires africains comme l'Union africaine, le NEPAD pour renforcer les capacités des systèmes de santé dans le continent et est présent dans 17 pays africains, soutenu par 64 investisseurs.
L'OTAF veut impliquer les ONG dans la lutte contre le tabagisme
Ouagadougou, 19 oct. (AIB) - L'Observatoire du tabac en Afrique francophone (OTAF) a rencontré les médias, le 18 octobre à Ouagadougou, en vue de les informer des activités futures de cette organisation dans la lutte contre le tabagisme.
Ainsi, l'OTAF organise du 22 au 24 octobre à Ouagadougou, un séminaire pour mobiliser les ONG et les partenaires au développement de l'Afrique francophone, sur la mise en ouvre de la convention cadre de l'OMS (Organisation mondiale de la Santé ) pour la lutte anti-tabac.
En face des journalistes, le Dr Inoussa Saouma, secrétaire permanent de l'OTAF et M. Sidi Ould Mohamed, président de l'Afrique contre le tabac (ACONTA) ont d'abord fait un exposé sur les méfaits du tabac et de la nécessité à trouver des solutions efficaces pour lutter contre le tabagisme.
Le constat qui se dégage est que la lutte anti tabac est marginalisée par les ONG. A lors que le tabagisme est la première cause de mortalité évitable. Le tabac a tué selon l'OMS, 4,9 millions en 2004 de personnes et en tuera 10 millions d'ici 2010. Et le docteur Saouma d'indiquer que « le tabac tue plus que le Sida ».
Le séminaire qui sera organisé à Ouagadougou se veut être un tremplin pour mobiliser tous les acteurs qui interviennent en Afrique dans le cadre du développement et de la lutte contre la pauvreté afin qu'ils s'intéressent à cette préoccupation importante qu'est le tabagisme.
Ce séminaire qui sera présidé par le ministre de la Santé , Alain Bedouma Yoda va être une occasion pour sensibiliser la population et les gouvernants sur les activités de l'industrie du tabac.
Des études seront également menées afin de renforcer les capacités de la société civile en vue d'une meilleure implication de cette dernière dans la lutte contre le tabagisme. Si le tabagisme constitue aujourd'hui un problème majeur de santé, c'est parce que selon es conférenciers, tout le monde ne joue pas son rôle comme il le faut ». Les autorités ne peuvent s'attaquer au tabagisme que sous la pression de la société civile.
Les médias sont invités à informer les populations sur les dangers du tabac et inciter les pouvoirs publics à prendre des mesures drastiques contre ce fléau.
« En signant la convention cadre de l'OMS pour la lutte anti tabac, chaque pays s'engageait à interdire la publicité sur le tabac, à l'application des consignes sur les paquets de cigarettes et à interdire de fumer dans les lieux publics », ont expliqué les responsables de l'OTRAF, déplorant qu'au constat, il n'en est rien, car dans la plupart des villes, la cigarette est omniprésente.
Les lois contre le tabac existent, mais elles demeurent inefficaces, c'est pourquoi, selon le conférencier, il faut travailler à élaborer des lois claires pour mieux lutter contre le tabac.
Il faut savoir que la fumée du tabac contient plus de 4 000 substances dont plus de 50 sont cancérigènes et un fumeur sur deux de 20 cigarettes meurt par jour.
En rappel, l'OTAF principal réseau de lutte contre le tabac en Afrique francophone a été créée le 3 décembre 2001 à Bamako (Mali). Son siège est à Niamey (Niger).
A la date d'aujourd'hui, environ 150 Etats ont ratifié la CCLAT. Le Burkina a ratifié la convention le 31 juillet 2006. « Le combat est encore de taille, car il y a même des ministres des pays qui ont ratifié la convention qui ignorent son existence », a indiqué le Dr Saouma.
Grippe aviaire au Burkina Faso
« Sous contrôle, mais. »
Ouagadougou, 11 oct. (AIB) - Le ministre des ressources animales, Sékou Bâ, a invité le jeudi 11 octobre 2007, les populations à rester vigilants face à la grippe aviaire, précisant que l'épizootie était sous contrôle.
S'exprimant au cours d'une rencontre avec les partenaires techniques et financiers (PTF) qui ont soutenu le Burkina Faso dans la lutte contre la grippe aviaire, Sékou Bâ a révélé qu'aucun cas de grippe humaine n'a été détecté au pays des hommes intègres.
« Ce calme apparent ne doit pas émousser notre vigilance, car le virus est toujours présent dans notre sous-région », a-t-il cependant prévenu.
Faire le bilan à mi-parcours d'une année de combat mené contre la grippe aviaire au Burkina Faso, était l'objectif de la rencontre entre le ministre des ressources animales et les PTF.
De l'exposé fait par le docteur Marcel Nagalo sur la situation de la l'influenza aviaire dans notre pays, on retient que c'est le 3 avril 2006 que le premier foyer infecté par le virus H5N1 a été notifié, après que le Plan national de riposte contre ce fléau ait été mis en place le 15 février de la même année. Plusieurs pays (Taiwan et Danemark) et organismes internationaux (Banque africaine de développement, Banque mondiale, Unicef, Organisation mondiale de la santé.) ont apporté leur soutien à l'Etat burkinabé dans la lutte contre cette maladie.
Plus d'un milliard quatre cent millions de F CFA ont ainsi été mobilisés pour faire face à la grippe aviaire. Cette somme a servi à financer entre autres les achats de matériel (véhicules, produits de désinfection.), la formation d'agents d'élevage et de journalistes, l'indemnisation de personnes dont la volaille a été abattue.
On a par exemple appris que le volet « Communication et publicité » a coûté à lui seul, plus de 147 millions de F CFA, tandis que l'indemnisation des 1492 personnes dont la volaille a été abattue n'a englouti qu'une vingtaine de millions de F CFA.
De l'avis du docteur Nagalo, beaucoup de difficultés ont été également rencontrées dans la lutte contre la grippe aviaire au Burkina Faso. Il s'agit entre autres, de l'insuffisance dans la formation des agents, de l'insuffisance de moyens de déplacement, de moyens financiers, de personnel et de la faible capacité de diagnostic du Laboratoire national de santé publique (LNSP).
Découverte depuis 1878, la grippe aviaire a fait à ce jour, environ 200 morts dans 58 pays du monde. Les pays les plus touchés sont l'Indonésie (85 morts), le Vietnam (46 morts), la Chine (16 morts). En Afrique, l'épizootie a fait des victimes en Egypte (15 morts) et au Nigeria (1 mort).
Les pays de la ceinture méningitique préparent la réponse à l'épidémie
Ouagadougou, 9 oct. (AIB) - Un atelier inter pays de revue et planification sur la surveillance renforcée et la riposte aux épidémies de méningite en Afrique, s'est ouvert mardi à Ouagadougou, en vue de faire face à une éventuelle épidémie majeure de méningite en 2007.
L'objectif de la réunion de Ouagadougou est de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité dues aux épidémies de méningite.
Les participants feront le bilan de la mise en ouvre de la surveillance renforcée de la méningite et de la réponse aux épidémies pendant la saison 2006-2007.
Ils développeront également des plans de préparation et réponses aux épidémies de méningite dans chaque pays pour la saison épidémique à venir.
Cette rencontre, de l'avis du représentant de l'OMS Burkina, Amidou Baba Moussa doit être considérée comme une veillée d'armes à l'annonce de la période critique de l'harmattan.
Cet atelier, soulignent les spécialistes, se tient au moment où on s'attend à une éventuelle épidémie majeure compte tenu des caractères cycliques des épidémies de méningite.
Le directeur de contrôle des maladies transmissibles au Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique, le Dr Déo Ounchimirimana a avoué avoir peur qu'il y ait une épidémie majeure à cette saison épidémique.
En 1997, rappelle-t-on, l'épidémie de méningite avait recensé 200.000 cas et fait plus de 20.000 décès, selon les statistiques de l'OMS.
Rappelant qu'en 1996-1997 il y a eu une grande flambée épidémique, M. Ounchirimana a soutenu que le cycle épidémique varie de 10 à 12 ans et les données épidémiologiques recensées aujourd'hui, montrent qu'il y a des risques d'avoir une grande flambée épidémique à partir de cette saison épidémique.
Cette réunion qui regroupe une cinquantaine de spécialistes en santé des pays situés dans la ceinture méningitique, est co-organisée par le ministère burkinabé de la Santé et l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Une analyse rétrospective de cas de données de la dernière décennie (1996-2006) a permis d'établir une carte de risque épidémique du Burkina Faso où 15 districts sanitaires sont retenus comme étant à haut risque d'épidémie de méningite en 2007 avec une population cible de 2,6 millions d'habitants et un besoin de 3,1 million de doses de vaccins.
Selon les statistiques du ministère burkinabé de la santé, au total, plus de 20.000 cas de méningite ont été recensés en 2007 avec environ 2000 décès.
L'art de guérir par les plantes mobilise le comité scientifique international à Ouagadougou
Ouagadougou, 8 oct. (AIB) - Il s'est ouvert le lundi 8 octobre 2007, le premier Congrès international de phytothérapie de Ouagadougou (CIPO).Organisé par le ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, en partenariat avec le ministère de la Santé avec l'appui de la coopération taïwanaise, cette rencontre va discuter de la problématique des plantes médicinales en thérapeutique moderne.
Le congrès scientifique réunit des chercheurs venus de la République de Chine, de la France , de la Belgique , du Mali, du Sénégal, de la Suisse , du Bénin, du Sénégal, du Togo, de la Côte d'Ivoire, du Niger, du Canada et du Burkina Faso. Il vise à renforcer les connaissances des participants sur l'utilisation des substances naturelles en thérapeutique moderne, notamment pour le traitement des maladies prioritaires ou des maladies négligées.
Il constitue également un cadre de recherche sur l'implication des plantes médicinales dans la prise en charge de la drépanocytose, du diabète et de l'hypertension artérielle.
La présidente du Comité national d'organisation du congrès, le professeur Odile Nacoulma, a déclaré que cette rencontre est un partage d'expérience entre les praticiens de la médecine traditionnelle.
Le ministère burkinabè de la Santé , co-organisateur de cette rencontre scientifique se dit prêt à lutter pour l'intégration de la médecine traditionnelle dans le système de santé.
Le ministre d'Etat, ministre de la Santé , Alain Bedouma Yoda qui a présidé la cérémonie d'ouverture a confié aux hommes de médias que la médecine traditionnelle va occuper une place importante dans le nouveau centre hospitalier universitaire en construction à Ouagadougou. « Il va y avoir un département de médecine traditionnelle et les futurs patients de cet hôpital pourront faire leur choix entre la médecine moderne et celle traditionnelle pour se faire soigner », a-t-il expliqué.
L'Afrique regorge de plus de 5 000 espèces végétales et les chercheurs n'attendent que la volonté politique des dirigeants pour pouvoir se mettre à la tâche. La célébration du 31 août, journée de la médecine traditionnelle participe déjà à cette volonté politique.
Mais pour les chercheurs, il faut plus. Par exemple, l'institutionnalisation du CIPO, car selon le président du Comité scientifique international, le professeur Mamadou Koumaré, « les chercheurs africains sont prêts pour une révolution de la médecine traditionnelle africaine ».
Le congrès qui va prendre fin le 11 octobre prochain va avoir à son ordre du jour, des conférences-débats, des expositions de produits et des rencontres spécifiques.
Un médicament salvateur contre le SIDA destiné à l'Afrique obtient l'autorisation finale
Ouagadougou, 28 sept. (AIB/OMS) - Le commissaire fédéral aux brevets du Canada a émis vendredi une licence obligatoire pour l'ApoTriavir, un médicament de lutte contre le VIH/SIDA, dans le cadre du programme du Régime canadien d'accès aux médicaments (RCAM), permettant ainsi à Apotex de procéder à la fabrication du produit.
Ce médicament, une thérapie à triple combinaison pour le SIDA, a été le premier produit approuvé par Santé Canada selon les dispositions du RCAM. L'ApoTriavir a été approuvé par Santé Canada en août 2006 et fait l'objet d'une présélection auprès de l'Organisation Mondiale de la Santé.
Le RCAM a été conçu dans le but de prêter main forte aux pays en voie de développement qui possèdent peu ou pas de capacité de fabrication de produits pharmaceutiques, dans leur lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose, la malaria et d'autres maladies. Le Rwanda a été le premier pays africain à déposer une demande pour l'ApoTriavir dans le cadre du processus en place, et la licence nous ouvre aujourd'hui la voie pour fournir des médicaments de qualité à un prix abordable au gouvernement rwandais.
Le délai requis entre l'approbation de Santé Canada et l'émission de la licence obligatoire met en lumière les problèmes du processus dans sa forme actuelle. Il s'avère d'une complexité inappropriée et ne représente pas adéquatement les intérêts de ceux et celles qui doivent être traités. À l'heure actuelle, le processus est volontaire et contrôlé par les sociétés pharmaceutiques multinationales qui détiennent les brevets de médicaments tels que l'Apo-Triavir. Dans ce cas, Glaxo Smith Kline (GSK), Shire et Boehringer Ingelheim constituaient les trois détenteurs du brevet, et chacun a posé plusieurs conditions à l'émission d'une licence volontaire. GSK et SHIRE ne se sont finalement pas opposés à l'application, mais ils ont choisi de ne pas accorder une licence volontaire, exigeant qu'Apotex endosse les complexités du RCAM. Boehringer Ingelheim n'était pas prêt non plus à accorder une licence sans conditions. Ce processus d'obtention de licence pour la production d'un produit doit être relancé chaque fois qu'un nouveau pays dépose une requête. Il n'existe aucune assurance que les détenteurs du brevet ne tenteront pas une fois de plus de retarder le processus et l'approvisionnement de ces médicaments vitaux aux pays en développement dans le futur.
« Nous agissons ici dans un but non lucratif et espérons que ce médicament salvateur atteindra les milliers de patients qui meurent chaque mois en Afrique; le gouvernement fédéral du Canada doit modifier le processus pour assurer que des médicaments abordables et de qualité arrivent entre les mains de ceux n'y ont pas accès », a expliqué Jack Kay, président et directeur de l'exploitation d'Apotex.
Apotex est la plus importante société pharmaceutique du Canada avec plus de 300 médicaments exportés dans 115 pays, et ses frais de recherche et de développement prévus pour les dix prochaines années sont de 2 milliards de
dollars canadiens.
Le CICR lance son 2e concours régional
Ouagadougou, 27 août (AIB) - Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a lancé lundi à Ouagadougou, son 2 e concours régional, a-t-on constaté sur place.
Ce concours de plaidoirie en droit international humanitaire (DIH) a-t-on indiqué, s'inscrit dans le cadre de la sensibilisation et de la formation afin de favoriser une prise de conscience par la société toute entière, des grands principes et règles applicables en période de conflit armé.
Le concours portera sur des études de cas impliquant des problèmes de droit international général, de diplomatie et de DIH, a indiqué M. Jean-Jacques Tshamala, délégué régional du CICR. «Les participants devront jouer le rôle d'acteurs d'une crise humanitaire évolutive dans une situation fictive déterminée face à un jury», a-t-il précisé.
Il regroupe des étudiant provenant de huit pays africains. Il s'agit du Mali, du Sénégal, du Togo, de la Guinée, du Bénin, du Congo, du Niger et du Burkina Faso.
Pour Evariste Kaboré, en année de DEA de droit public fondamental à l'Université de Ouagadougou, ce concours est une opportunité pour approfondir les connaissances acquises en faculté sur le DIH, car pour les uns et les autres, la guerre est un état de non droit. Cette opinion est partagée par Marie-Julie Djindjéré, étudiante à l'université Cheick Anta Diop du Sénégal. Selon elle, cette initiative « permettra d'approfondir leurs connaissances en droit humanitaire, si possible de participer à la formation d'autres personnes et de s'engager dans la voie de la protection des civils et d'autres personnes vulnérables lors d'un conflit ».
Le 2 e concours régional de plaidoirie en droit international humanitaire comprend à la fois des séances de formation et des séances de plaidoirie. Il prendra fin vendredi prochain par la phase finale de la plaidoirie au tribunal militaire de Ouagadougou.
Première réunion du Comité vétérinaire de l'UEMOA
Ouagadougou, 27 août (AIB) - La première réunion du comité vétérinaire de l'Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA) a ouvert ses travaux le 27 août 2007 au siège de l'institution sous régionale à Ouagadougou. Les experts des 8 pays membres de l'UEMOA, spécialistes en santé animale, devront durant 3 jours, plancher sur un ordre du jour qui comporte trois points.
L'objectif visé par la première réunion du comité vétérinaire de l'UEMOA est avant tout de pallier « l'absence dans l'environnement institutionnel de l'union d'une structure communautaire de concertation et de proposition sur les questions d'intérêt relevant de la santé animale, de la santé publique vétérinaire et de façon générale, de l'élevage. »
Pour atteindre cet objectif, les experts vétérinaires de l'UEMOA, devront passer au peigne fin, le règlement intérieur du comité ; échanger sur les programmes de mise en ouvre de la législation pharmaceutique vétérinaire, relatif à la sécurité sanitaire des végétaux, des animaux et des aliments et enfin, échanger sur l'évaluation des services vétérinaires par l'outil « performances, vision et stratégie » (PVS).
Selon les organisateurs de la première réunion du comité vétérinaire de l'UEMOA, le résultat attendu est de garantir à terme, un niveau de « protection optimal de la santé et du bien-être des personnes et des animaux ».
Burkina-Santé-Recherche
Des journalistes se forment aux processus de mise en place et de conduite des essais cliniques
Ouagadougou 29 sept. (AIB) - Dans le cadre de la lutte contre les pandémies, notamment le paludisme, la tuberculose et le VIH/sida, le Burkina Faso a entamé depuis quelques années avec ses partenaires du Nord la recherche de vaccins fiables pour protéger ses populations.
Pour ce qui concerne le paludisme, les recherches ont commencé depuis les années 1980 au Burkina Faso et se poursuivent avec des avancées notables, selon le docteur Halidou Tinto.
C'est dans ce sens que se tient un atelier d'information et de formation pour les hommes de média, pour leur rôle très important dans la sensibilisation et l'information des populations sur les maladies.
Organisée par la direction régionale de l'Ouest de l'Institut de recherche en science de la Santé (IRSS), en collaboration avec le Centre Muraz et le centre médical Saint Camille de Nanoro, cette formation vise à imprégner les journalistes des techniques et résultats de la recherche sur un vaccin contre le paludisme.
Les 29 et 30 septembre, ces hommes de média, vecteurs incontournables dans la lutte contre les maladies de par leur rôle, connaîtront, entre autres, l'éthique dans la recherche en santé, les bonnes pratiques cliniques, les étapes dans le développement d'un médicament /vaccin, la situation actuelle sur le développement d'un vaccin paludique dans le monde.
Le deuxième jour de cette rencontre est consacré à la visite de l'unité de formation et de recherche clinique de Nanoro, où est menée une recherche sur un vaccin contre le paludisme à une phase avancée. Ce vaccin (RTS,S) sera prochainement testé sur 1200 enfants.
BL/SVY
Burkina-Santé
Promotion du don de sang : Le président Blaise Compaoré donne l'exemple
Ouagadougou , 10 sept. (AIB) - Le personnel de la présidence, avec à sa tête le président du Faso, Blaise Compaoré, a procédé à un don de sang au bénéfice des personnes anémiées, mercredi à Ouagadougou.
Sollicité par l'Association SOS -Sang, en collaboration avec le Centre régional de transfusion sanguine, le président du Faso a accepté offrir son sang pour secourir certains de ses compatriotes dans le besoin, en cette période où le paludisme, une maladie qui détruit les cellules sanguines, frappe de plus en plus fort.
« Dans une société qui se veut forte et solidaire, il faut que nous sachions partager ce que nous avons avec les autres », a dit le président Compaoré, après l'opération de collecte de sang. Pour lui, ce geste représente un « élan de sympathie et de solidarité » avec les personnes souffrantes.
Le président de l'Association SOS Sang, Jean-Bosco Zoundi s'est dit ravi pour ce geste. A son avis, le président Compaoré vient de donner un signal fort à tous les donneurs potentiels.
Le chef de l'Etat burkinabé avait été sollicité par les promoteurs du don de sang il y a plus d'un mois. Mais son calendrier ne lui avait pas permis de répondre favorablement dans de bref délai, précise-t-on.
AIB - 10 septembre 2008
AMK/SVY
Burkina-Santé-Tabagisme
Un projet pour renforcer la lutte contre le consommation du tabac
Ouagadougou 9 sept (AIB) - L'industrie du tabac cible de nos jours les jeunes des pays en voie de développement et mobilise de ressources financières colossales pour la promotion des produits dérivés. Pour parer au tabagisme, le ministère de la Santé , à travers la direction de la santé de la famille (DSF) a rencontré ses partenaires de lutte ce mardi 9 septembre en vue de dégager de nouvelles perspectives.
Il s'agit de faire l'état des lieux et de dégager des pistes pour étayer un projet ; celui dont le lancement a eu lieu ce matin. Avec un coût de 118 913 dollars américains, «Renforcement de la lutte antitabac au Burkina Faso par l'élaboration d'un plan stratégique national de lutte contre le tabagisme et d'une loi antitabac» a une durée de 12 mois (1 er juillet 2008 au 30 juin 2009).
Il résulte de la fusion de deux projets soumis par le Burkina Faso, avec l'appui technique de l'OMS à la Fondation Michael R. Bloomberg. Cette fondation l'a subventionné dans le cadre de la mise en place des fonds pour lancer une initiative mondiale visant à réduire la consommation de tabac dans les pays à revenu faible ou moyen.
Selon le docteur Narcisse M. Naré (Point focal du projet), le projet constitue un challenge qu'il faut nécessairement gagné. La DSF compte y parvenir en élaborant un plan annuel de la lutte contre le fléau et en formulant une proposition de loi en la matière.
Pour ce faire, le soutien, quel qu'il soit des partenaires reste indispensable. La DSF compte beaucoup sur les autres secteurs ministériels, les parlementaires, les associations et ONG impliqués dans la lutte contre le tabac au Burkina Faso.
Convaincu que l'industrie du tabac demeure forte, «la lutte doit se mener dans tous les secteurs et avec la participation active de toutes les composantes de la population» , a soutenu le secrétaire général du ministère de la Santé , Adama Traoré.
Au Burkina Faso, la prévalence du tabagisme était de 20,4% chez les scolaires de 13 à 15 ans, 27,3% chez les enseignants du secondaire de 23 à 56 ans en 2001 et 18,35% chez les jeunes et adultes de 19 à 57 ans du secteur informel en 2000.
AIB - 09 septembre 2008
BL/SVY
Burkina-santé-médecine traditionnelle
Le WANNPRES vers la préservation des espèces végétales
Ouagadougou 9 août (AIB) - La 3ème rencontre du Réseau ouest africain des chercheurs dans le domaine des substances naturelles (WANNPRES) a achevé ses travaux ce samedi 9 août. La conférence a permis de faire l'état des lieux du réseau et d'en dégager des perspectives.
A l'issue des 37 communications scientifiques présentées, les chercheurs venus du Bénin, du Ghana, du Nigeria, du Mali, du Niger, du Burkina, du Cameroun et de la France ont ensemble convenu que le réseau fait face à certaines difficultés.
Ils ont recommandé la prospection des parties aériennes des plantes (les feuilles et branches) et leur utilisation éventuelle en lieu et place des racines afin de pallier au danger de disparition des espèces végétales et pour leur préservation. Ils sont convaincus que ses possibilités existent.
Face au risque de perte d'activité des extraits par suite d'isolement et de purification des molécules avec son corollaire de perte de temps et de gaspillage de moyens déjà limités, la conférence a encouragé les investigations sur les totums. Cependant, la nécessité de faire des fractions pour approfondir les connaissances sur l'extrait n'est pas exclue.
Des questions annexes abordées lors de cette conférence sont, entre autres, l'appellation du réseau, les activités menées dans chaque pays membre, le partenariat avec d'autres institutions poursuivant les mêmes objectifs.
Le conseiller, M. Kako Loya, représentant le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique a, à nouveau, félicité les chercheurs qui se sont dévoués à des fouilles pour soigner «des maladies qui constituent encore un problème de santé publique» , et réaffirmé l'engagement du gouvernement burkinabè à soutenir le réseau.
En marge de la rencontre, des exposants de produits de la pharmacopée se disent satisfaits de la clientèle. «Les gens qui connaissent nos produits viennent en acheter. Et nous participons à certaines expositions et foires internationales comme le SIAO, le FESPACO», soutient Alima Taoko (Burkina Faso).
Le Nigérien El Hadj Saloufou Abdou, lui aussi, dit avoir beaucoup vendu pendant les quatre jours. «Les gens reviennent acheter grâce à l'efficacité constatée après la première utilisation», a précisé M. Abdou.
Cette rencontre scientifique a reconduit le Burkina Faso à la tête du WANNPRES pour deux ans, ce qui lui confère la charge d'organiser la 4 ème rencontre en 2010.
BL/SVY
Burkina-santé-recherche-médecine traditionnelle
Renforcer la transition entre la pharmacopée et la médecine moderne
Ouagadougou, 6 août (AIB) - La 3ème rencontre du Réseau ouest africain des chercheurs dans le domaine des substances naturelles (WANNPRES) s'est ouverte mercredi dans la capitale burkinabé, sous le thème «Défis de la recherche en matière de plantes africaines utilisées comme aliments et/ou médicaments».
Pendant quatre jours, les chercheurs, venus d'une douzaine de pays vont échanger sur les résultats de recherches, adopter de nouvelles stratégies et apporter une plus value au domaine des substances naturelles, en particulier les plantes médicinales.
Ils vont ainsi unir leurs efforts pour ouvrer plus efficacement à la santé des populations par le renforcement de la transition entre la médecine traditionnelle et moderne. «Entre le médicament traditionnel et le médicament moderne, il s'agit d'une continuité ; le premier étant à un niveau moins élaboré et le second ayant un principe actif pur isolé ou synthétisé» , a précisé la secrétaire exécutive du réseau, le docteur Hassanata Millogo.
L'objectif majeur de ces recherches est d'aller «du médicament traditionnel prescrit par le tradipraticien de santé vers le médicaments vendu en pharmacie». Les résultats des recherches, qui feront l'objet de discussions, portent essentiellement sur les maladies comme le paludisme, l'hypertension artérielle, le diabète, le stress oxydatif, la malnutrition, les maladies infectieuses et opportunistes.
La pharmacopée et la médecine traditionnelle sont d'un apport essentiel pour la santé des populations. Plus de 70% de celles-ci y ont recours, du fait que ces médicaments font toujours leurs preuves d'efficacité, sont disponibles à faible coût et présentent peu d'effets secondaires, a insisté Mme Priscile Zongo, représentant Mme Chantal Compaoré, marraine de la rencontre.
Pour le président du comité d'organisation de cette rencontre, le professeur Basile Guissou (directeur général du Centre national de recherche scientifique et technique), le défi principal est la recherche du savoir. «Par exemple, on meurt de ne pas savoir que l'arbre sous lequel on est assis porte des feuilles qui contiennent une substance qui puisse guérir son mal», a-t-il dit.
Le WANNPRES (West African Network of Natural Products Research Scientists) est un réseau pluridisciplinaire de chercheurs de catégorie et spécialisation confondues (agronomie, botanique, ethnobotanique, chimie, biochimie, toxicologie, pharmacologie, génétique, nutrition, galénique, pharmacie et médecine).
Il y a des biologistes, médecins, pharmaciens, environnementalistes, étudiants et tradipraticiens. Tous sont dévoués à la cause de la recherche pour le bien-être des populations, à travers l'utilisation des substances naturelles. En tout 72 résultats scientifiques obtenus par les chercheurs membres du réseau seront examinés lors cette rencontre scientifique.
BL/SVY
Burkina-Santé-Ophtalmologie
Une équipe américaine assiste à la lutte contre les maladies cécitantes
Ouagadougou 04 août (AIB) - Depuis le 1er août dernier, le Centre national de lutte contre la cécité (CNLC) est fréquenté par beaucoup de monde. Il s'agit de malades de cataracte et autres infections oculaires qui, pendant une dizaine de jours, se feront dépister pour une intervention chirurgicale prochaine.
Ce camp ophtalmologique est organisé par le CNLC avec la collaboration de l'Etat major du Ier bataillon du dixième groupement des forces spéciales de l'armée de terre des Etats-Unis d'Amérique dans l'optique «de recevoir la population (les malades d'yeux) et d'en faire un tri des cas qui nécessitent une opération».
Selon le docteur Ousmane Sanfo, ophtalmologiste, responsable du centre, «le Burkina Faso fait partie des pays les plus affectés par les maladies cécitantes et l'on y compte entre 150 et 175 000 aveugles infectés par la cataracte et autres maladies des yeux» ; ce qui constitue l'opportunité de cette action.
L'appui de l'équipe américaine est un acte de bienfaisance mais aussi et surtout, de reconnaissance en l'endroit du Burkina Faso, selon le chef de la délégation, M. Buck Wilford. En effet, un soldat américain y avait bénéficié de soins après être tombé malade, a dit M. Wilford.
Depuis le début de la campagne, plus de 300 cataractes ont été déjà enregistrés par les ophtalmologistes burkinabé et américains. Du dépistage à l'intervention chirurgicale qui se déroulent au CNLC même, les malades seront pris en charge gratuitement, compte tenu des conditions de vie et de la situation économique de la plupart, a précisé Dr Sanfo.
Pour l'intervention, qui aura lieu entre le 28 août et le 10 septembre, l'équipe américaine va renforcer son effectif afin de répondre aux besoins du moment. Et en fonction des résultats, cette campagne de lutte contre la cataracte et les maladies associées de l'oil, elle pourra s'étendre à d'autres villes du pays, selon le docteur Sanfo.
AIB - 04 août 2008
BL/SVY
Burkina-Santé
Semaine mondiale de l'allaitement maternel commémoré au Burkina
Ouagadougou, 02 août (AIB) - L'Association pour la promotion de l'alimentation infantile au Burkina Faso (APAIB) a tenu, en collaboration avec IBFAN Afrique francophone une journée d'information et de sensibilisation des médias le 1 er août 2008.
Cette journée entre dans le cadre des activités de la semaine mondiale de l'allaitement maternel (SMAM 2008). Les échanges ont porté sur les avantages de l'allaitement exclusif au lait maternel jusqu'à 6 mois ; les risques encourus par un bébé allaité au lait artificiel ; les coûts financiers et humains ; l'allaitement maternel et l'infection au VIH ont été des sujets des débats enrichissants pour les journalistes.
Dr. Boubacar Touré, gynécologue obstétricien, Dr. André Ouédraogo, nutritionniste, André Nikiéma coordinateur de IBAFAN Afrique francophone et moderne Da Marie Madeleine, coordonnatrice APAIB ont été les animateurs de cette journée. L'APAIB, créée le 18 juillet 1983 a pour objectifs, entre autres, la promotion de l'allaitement maternel et une bonne conduite de sevrage ; la promotion des bonnes habitudes alimentaires des populations en général et des femmes gestantes et allaitantes en particulier.
En outre, l'APAIB s'est illustrée depuis sa création, à travers des activités telles que la formation du personnel socio-sanitaire en matière d'allaitement maternel et la surveillance de l'application du code international de commercialisation des substituts du lait maternel. L'APAIB a par ailleurs contribué à la mise en place, au Burkina Faso d'une législation sur la commercialisation et la distribution des substituts du lait maternel à travers un décret adopté en 1993.
Autres activités prévues pour cette semaine mondiale de l'allaitement maternel, des visites de plaidoyer et distribution de document sur l'allaitement et la nutrition infantile dans les formations sanitaires de Ouagadougou. Des consultations et des conseils en allaitement et la nutrition infantile seront dispensés tout au long de la semaine au sein de l'association.
AIB - 02 août 2008
MS/ PKA/SVY
Burkina-Santé-Genre
Lutte contre les mutilations génitales féminines : C omédiens et enseignants engagés dans un même combat
Bobo Dioulasso, 30 juil. (AIB) - L'Atelier théâtre Sanyon de Bobo-Dioulasso a tenu, du 26 au 27 juillet 2008 au Centre de formation artistique et artisanale Désiré Somé (secteur 21), une session de formation sur les mutilations génitales féminines (MGF). Cette formation s'est adressée à une vingtaine d'enseignants et surveillants de collèges et lycées des provinces du Houet, de la Comoé et du Kénédougou.
Elle se tient en prélude de la représentation d'une pièce théâtrale « Cri de femme » dans les établissements secondaires dont sont issus les participants.
A cette occasion, le président de la Coordination des ensembles d'art dramatique du Houet (CENAH), Moussa Sanou, qui a présidé la cérémonie d'ouverture, a déclaré que « ces enseignants et éducateurs sont des partenaires de premier ordre pour aborder l'épineuse question de l'excision avant la représentation du spectacle proprement dit » . Selon M. Gervais Nombré, premier responsable de l'Atelier théâtre Sanyon de Bobo-Dioulasso, « cette formation consacre la participation de ces enseignants d'établissements secondaires situés hors de la ville de Bobo-Dioulasso à un de nos projets, dénommé « Cri de femme » pour la lutte contre l'excision » .
Pour l'exécution de la première phase, ce sont 20 établissements secondaires qui sont concernés.
La formation a été assurée par Idrissa Bokoum, responsable régional des Hauts-Bassins de l'Education en matière de population (EMP). Pendant deux jours, les participants ont été mieux outillés sur les appareils génitaux (anatomie, physiologie et rôle de la vulve), les mutilations génitales féminines (MGF - définition, différents types, conséquences, fondements, droits de l'Homme et MGF, stratégie nationale).
« Cri de femme » est l'histoire d'une femme victime de l'excision dont les séquelles l'empêchent d'avoir l'enfant tant désiré par son mari. Ce dernier, qui ne comprenait pas que sa femme ne puisse pas lui donner un enfant trouvait la raison ailleurs puisque les autres femmes du village, excisées également, accouchaient. Aussi, l'a-t-il purement et simplement répudiée.
AIB - 30 juillet 2008
UK/SVY
Burkina - Santé - OMS
Le Dr. Hamidou Baba Moussa, élevé au grade d'officier de l'Ordre national.
Ouagadougou, 24 juil. (AIB) - En fin de mission au Burkina, le représentant de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr. Hamidou Baba Moussa a été élevé au grade d'officier de l'Ordre national du Burkina, le 22 juillet dernier à Ouagadougou. Le Dr. Hamidou Baba Moussa a reçu sa décoration des mains du ministre de la Santé , Alain Bédouma.
« Grâce à ses capacités de plaidoyer, le Dr. Baba Moussa a su nous aider à fédérer les actions de nos partenaires internationaux et nationaux et à faciliter des réactions concertées face aux multiples problèmes de santé », a indiqué M. Alain Yoda. C'est pour le travail abattu durant les trois années au Burkina qu'il a plu au président du Faso de l'élever au grade d'officier de l'Ordre national, a souligné le ministre Yoda.
« Aucun mot ne saurait traduire ma gratitude infinie », s'est réjouie le chef de file des partenaires du développement sanitaire. Le Dr. a également notifié les progrès engrangés par le Burkina Faso sur le plan sanitaire, même s'il reconnaît que de nombreux défis restent à relever. La carrière internationale du docteur béninois a débuté en 1991 au Burkina Faso. C'est également dans ce pays que Hamidou Baba Moussa part à la retraite à 62 ans.
AIB - 28 juillet 2008
MY/SVY
Burkina-Santé-Grippe aviaire-Communication
Le Burkina se dote d'un plan de communication sur la grippe aviaire
Ouagadougou, 14 juil. (AIB) - Le ministère des Ressources animales a commandité lundi à Ouagadougou un plan de communication sur la grippe aviaire, actuellement en cours de validation par le Comité technique national de gestion des épizooties.
Ce plan de communication proposé par un consultant, le Pr. Serge Théophile Balima, met l'accent sur l'hygiène ainsi que la vulgarisation des modes de transmission et les conséquences du virus Influenza aviaire hautement pathogène.
Il vise l'objectif d'informer suffisamment les communautés burkinabè sur la grippe aviaire, en vue d'un changement de comportement conséquent d'ici à l'horizon 2012.
L'expert en communication pense que pour atteindre un tel objectif, il faut sensibiliser les communautés sur les bonnes pratiques d'hygiène, aussi bien dans l'élevage que dans la manipulation des carcasses d'oiseaux et des excrétas, sur les meilleures attitudes devant la maladie, mais aussi les informer sur les conséquences économiques de la grippe aviaire.
Les groupes les plus exposés sont les enfants qui manipulent les excrétas, les femmes en contact avec les volailles avant la cuisson, mais aussi les commerçants de volailles et plus ou moins tous les acteurs de la filière avicole.
Les menaces des enfants et des femmes ont poussé l'Unicef a appuyé financièrement l'élaboration de ce plan de communication, selon les explications du Secrétaire général du ministère des Ressources animales, Josué Tamini.
A son avis, ce plan de communication viendra combler un déficit dans l'organisation de la lutte contre la grippe aviaire au Burkina Faso.
« Malgré les résultats encourageants enregistrés par la mise en ouvre de stratégies de communication dictées par une situation d'urgence.l'absence d'un plan de communication a été souvent mise en index et présentée comme un frein au financement des activités de ce domaine par les bailleurs », a-t-il dit.
En plus de la communication médiatique, le plan s'appuiera sur le plaidoyer et sur la communication interpersonnelle. La contribution des leaders d'opinion tels les chefs coutumiers et religieux, des acteurs du terrain (les vaccinateurs villageois, les radios locales.) sera sollicitée.
Le Burkina Faso a enregistré le premier cas de grippe aviaire en avril 2006. Trois autres foyers ont ensuite été déclarés, impliquant Ouagadougou la capitale.
La situation est depuis sous contrôle, mais des risques existent, « au regard du contexte sous-régional caractérisé par l'infection dans certains pays », selon les craintes de M. Tamini, qui rassure que la surveillance épidémiologique sur l'étendue du territoire sera maintenue.
En entendant la validation du document, le Pr. Balima recommande déjà le développement d'une culture de la communication au sein même du comité de lutte contre la grippe aviaire, la collaboration intersectorielle, la concertation permanente entre les différents agents impliqués et l'adaptation des messages de la communication, selon les nouveaux contextes qui se présenteront au fil de l'évolution du temps.
AIB - 14 juil. 2008
AMK/SVY
Burkina-Santé-Grippe aviaire
Six cas suspects de grippe aviaire tous invalidés au cours de cette année au Burkina Faso
Ouagadougou, 14 juil. (AIB) - Six alertes sur la grippe aviaire ont été lancées depuis de début de l'année au Burkina Faso, mais toutes se sont révélées fausses, selon un bilan de la lutte contre l'Influenza aviaire hautement pathogène, rendu public lundi à Ouagadougou.
Des cas suspects ont été décelés à Sombonaye dans le Séno, à Koupèla, à Saaba, à Sabou et à Ouagadougou. Les tests effectués sur ces cas ont été tous négatifs, selon un document de synthèse des activités réalisées par le Comité national de lutte contre les épizooties.
Toutefois, le comité maintient la surveillance épidémiologique. Une vingtaine d'agents ont par ailleurs été formés pour le contrôle aux frontières. Les équipes de terrain ont bénéficié de moyens de locomotion pour assurer la surveillance.
Le Burkina a enregistré le premier cas de grippe aviaire en avril 2006, à Gampèla, village périphérique à l'est de Ouagadougou. Aucune contamination humaine par le virus de la grippe aviaire n'a été notifiée.
AIB - 14 juil. 2008
AMK/SVY
Burkina-EU-Santé
250.000 dollars d'aide des Etats-Unis pour lutter contre le sida sur les lieux de travail
Ouagadougou, 4 juil. 2008 (AIB) - Les Etats-Unis ont alloué une aide de 250.000 dollars au gouvernement burkinabè destinée à la lutte contre le VIH/sida sur les lieux de travail, indique un communiqué du Bureau international du travail (BIT) transmis vendredi à l'AIB.
Ce financement permettra de renforcer les capacités du ministère du Travail, des organisations d'employeurs et de travailleurs dans le cadre du Projet d'éducation sur le VIH/sida sur les lieux du travail. Ce projet a été initié en 2005 par l'Organisation internationale du travail (OIT), en collaboration avec le gouvernement du Burkina. Il projet sera ainsi prolongé d'une année supplémentaire. L'argent est issu du P lan d'aide d'urgence des Etats-Unis à la lutte contre le sida (PEPEFAR).
Selon le texte, ces fonds permettront notamment à dix nouvelles entreprises de participer au projet, faisant passer de 9.000 à 16.000 le nombre de travailleurs bénéficiant de programmes de communication sur le VIH/sida pour le changement de comportement.
Au total, 9.000 travailleurs de quinze entreprises de secteurs variés et un groupe de 400 artisans ont bénéficié de ces programmes de sensibilisation sur le VIH/sida.
Le projet oeuvre aussi à la réduction des comportements à risque parmi les travailleurs des entreprises partenaires et la réduction de la discrimination en matière d'emploi à l'égard des travailleurs vivant avec le VIH, indique le texte.
«Cette extension de la durée du projet fait suite à d'importantes avancées réalisées ces dernières semaines concernant la réponse du monde du travail à l'épidémie du VIH/sida au Burkina Faso», où une coalition des entreprises des secteurs parapublic et privé, de l'économie informelle, des organisations d'employeurs et de travailleurs contre le VIH/sida a été créée.
«Le projet de l'OIT sur le VIH/sida a fait de la formation des inspecteurs et des agents de santé une priorité. Chacun d'entre eux visite au moins 63 entreprises par an et joue un rôle essentiel pour sensibiliser un maximum d'entreprises aux actions qui peuvent être mises en oeuvre en matière de non-discrimination, de prévention et d'accès à la prise en charge et aux soins», a indiqué David Guiré, coordonnateur national du Projet d'éducation sur le VIH/sida dans les lieux du travail de l'OIT au Burkina Faso.
Le 21 mai dernier, l'Assemblée nationale a adopté une loi sur le VIH/sida qui comporte notamment des articles visant à protéger les droits des travailleurs séropositifs en interdisant, entre autres, le dépistage du VIH comme condition préalable à l'emploi. Cette loi doit maintenant être promulguée par le chef de l'Etat.
AIB - 04 juil. 2008
RH/SVY
Burkina-Jeunesse-Santé
Elaboration d'une stratégie spécifique d'implication des jeunes dans la lutte contre le sida au Burkina
Ouagadougou, 29 mai (AIB) - Le ministère de la Jeunesse et de l'Emploi a commandé l'élaboration d'une stratégie d'implication des jeunes dans la lutte contre le sida et d'intervention en milieu jeune, en discussion ce jeudi 29 mai à Ouagadougou.
Le document cadre, rédigé par le Dr Boureima Zida, a rassemblé ce jour 29 mai les représentations des associations de jeunes contre le sida, des représentants des ministères et organisations concernées et des spécialistes de la question, à l'immeuble des Nations unies.
Cette stratégie, déjà soutenue dès sa phase d'élaboration par des partenaires comme l'UNICEF, vise à améliorer et à coordonner les actions et activités des jeunes en matière de lutte contre le sida, au sein de population du secteur informel, du milieu rural et scolaire. « Elle permettra également de donner plus de moyens aux jeunes, afin qu'ils deviennent de véritables acteurs de lutte contre le sida et non pas simplement des bénéficiaires », a expliqué le consultant, le Dr. Zida,
Selon lui, une fois adoptée, la stratégie devra également bénéficier d'une attention particulière des partenaires. Elle vient en appui au cadre stratégique de lutte contre le sida et sera assortie d'un plan d'actions pour sa mise en ouvre.
Cette mise en ouvre va se passer dans un cadre partenarial entre les ministères de la Jeunesse et de l'Emploi, le ministère de la Santé , le ministère de la Promotion des droits de la Femme et celui de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation.
Seule sa phase opération pourra être évaluée en terme de coût. « L'essentiel est d'avoir une amélioration des interventions et une meilleure protection des jeunes dans un contexte de performance des programmes », a précisé le rédacteur de la stratégie.
Guillaume Sanou, chargé de communication au sein du Réseau africain des jeunes contre le sida (RAJS) estime que cette stratégie est « nécessaire ». Il explique que des associations de jeunes contre le sida sont nées, dans l'urgence de la situation et s'interrogent aujourd'hui sur l'efficacité des messages qu'elles portent aux jeunes, de même que sur la motivation des jeunes eux-mêmes à s'impliquer dans cette lutte.
La fin de la rencontre est prévue ce jour même en fin de soirée.
AIB - 29 mai 2008
AMK/SVY
Burkina-Santé
Des soins de qualité pour l'Afrique au centre d'une rencontre internationale à Bobo
Ouagadougou, 08 mai (AIB) - Des experts dans les domaines de la santé, venus d'Europe, d'Amérique et d'Afrique sont réunis depuis ce matin à Bobo à la 14è journée des Sciences de la santé, pour trouver des voies en vue d'assurer aux populations des soins de santé de qualité, dans un contexte marqué par la pauvreté.
De nombreuses communications sur des thèmes variés entretiendront les participants durant trois jours dans la ville de Sya. L'objectif de la rencontre est de parvenir à des propositions dont l'application permettra d'augmenter le taux de fréquentation des services de santé et d'offrir des soins de qualité aux patients.
La rencontre s'organise autour de conférences, de tables-rondes et d'un panel. Le programme prévoit également des réflexions de manière à transformer la 14è journée des Sciences de santé de Bobo Dioulasso en un forum international d'échange et de diffusion des résultats de recherche et un cadre de formation.
Les autorités locales de la ville ont déjà exprimé leur disponibilité à ouvrer à la pérennité de cette rencontre.
AIB - 08 mai 2008
AMK
Burkina- Santé
L'utilisation des techniques spatiales au service de la télésanté au centre d'un atelier régional.
Ouagadougou, 5 mai (AIB) - Le bureau des affaires spatiales de Nations unies et le gouvernement du Burkina Faso organisent, en partenariat avec l'organisation mondiale de la santé (OMS) et l'agence spatiale européenne, le lundi 5 mai à Ouagadougou, un atelier autour de la problématique de l'application des techniques spatiales au service de la télésanté en Afrique.
Cet atelier, qui va durer 5 jours va se pencher sur les techniques spatiales disponibles applicables au domaine de la santé. Selon le ministre burkinabè de la Santé , Alain Bédouma Yoda, « la nécessité de cet atelier repose sur la prise de conscience du fait que, grâce aux progrès dans le domaine de la télédétection par satellite, du système d'information et de l'informatique, il est désormais possible d'intégrer des données qui peuvent être utilisées au cours des activités de surveillance et de lutte contre les maladies ».
Cet atelier vise donc à sensibiliser les décideurs politiques sur les enjeux de la recherche et de la technologie spatiale, à renforcer les capacités pour une utilisation « des fruits de la recherche spatiale et des applications » dans le secteur de la santé ; à promouvoir la coopération internationale pour une utilisation pacifique de l'espace et à identifier, rechercher et négocier des projets dans le domaine de la télésanté.
Selon le représentant le l'OMS, le Dr. B. Ganter, cet atelier est un cadre de révision des technologies disponibles et de collaboration en matière de lutte contre les maladies telles que le paludisme et la tuberculose. « La télémédecine n'est pas isolée, elle doit se promouvoir par la collaboration internationale », a déclaré Mme Alice Lee du bureau des affaires spatiales des Nations unies. Au cours de cet atelier, il y aura des études sur les terrain, une journée de discussion, la mise en place des applications spécifiques, a indiqué Mme Lee.
Le Burkina Faso n'est pas en reste dans la promotion des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Et le ministre de la Santé d'évoquer l'engagement du président du Faso dans le domaine à travers sa participation en 2007 à Kigali, (Rwanda) au lancement de l'initiative « Connecter l'Afrique », la création d'un ministère en charge des nouvelles technologies de l'information et de la communication. En outre, a-t-il ajouté, « une cyber - stratégie est en cours de développement prenant en compte la santé ».
AIB - 05 mai 2008
MY/SVY
Burkina-OMS-Santé
L'OMS témoigne sa reconnaissance au Président du Faso pour son engagement en faveur de la santé
Ouagadougou, 28 avr (AIB) - L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a témoigné sa reconnaissance au président du Faso Blaise Compaoré, pour son engagement en faveur de la santé en Afrique, lundi à Ouagadougou, à l'ouverture d'une conférence sur les soins de santé primaires et les systèmes de santé en Afrique.
Le directeur régional de l'OMS pour l'Afrique, Dr Gomes Samba a exprimé sa gratitude au président Compaoré, pour son « engagement personnel » en faveur de la cause de la Santé en Afrique.
« J'en veux pour preuves, la mobilisation de ressources à l'occasion du Forum mondial des partenaires pour la lutte contre les maladies tropicales négligées, le plaidoyer lors du dernier Sommet de Chefs d'Etat africains pour une réponde plus adéquate à l'épidémie de méningite en cours dans certains pays du sahel », s'est-il justifié.
Il a cité également le co-parrainage du président du Faso pour la production du nouveau vaccin contre la méningite et l'important investissement consenti par le gouvernement du Burkina Faso permettant de créer à Ouagadougou les conditions indispensables pour abriter l'Equipe de l'OMS pour l'Afrique de l'Ouest.
La conférence ouverte sur les thèmes « Soins de santé primaires en Afrique et systèmes de santé », va aborder les thèmes plus spécifiques du financement de la santé, la question les ressources humaines marquée par la fuite des certains, mais aussi sur les nouvelles opportunités offertes au continent pour lutter contre les maladies, dans le cadre des objectifs de développement pour le Millénaire.
AIB - 28 avril 2008 AMK/
Burkina-Santé
Plus de 500 personnes attendues à Ouagadougou le 28 avril sur les soins de santé en Afrique
Ouagadougou, 24 avril (AIB). La capitale du Burkina va accueillir du 28 au 30 avril 2008 prochains la rencontre internationale sur les soins de santé primaires et les systèmes de santé en Afrique.
Ils seront plus de 500 participants venus de 46 pays de la région Afrique de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et d'organismes parlementaires pour débattre des questions liées à la santé en Afrique. Durant ces trois jours, les différentes délégations feront le point des avancées dans le domaine de la santé primaire et des systèmes de santé en général de la conférence d'Ata- Alma en 1978.
La conférence vise également à identifier des orientations stratégiques dans la promotion de la santé, renouveler l'engagement de tous les Etats et promouvoir des partenariats régionaux en vue du renforcement des systèmes de santé et la mise en ouvre des soins de santé primaires.
Les échanges d'expériences vont permettre de bâtir de nouvelles stratégies pour améliorer la prise en charge de la santé des populations et faire face aux maladies émergentes ainsi que les nouvelles pathologies telles le SIDA, la grippe aviaire etc.
Trente ans après les conclusions de 1978, des acquis notables ont été faits ; il s'agit entre autres du recul de la poliomyélite, élémi nation de l'onchocercose en Afrique de l'ouest, l'éradication du ver de Guinée. Cependant selon le ministre de la santé, Alain B. Yoda, ces acquis semblent engloutis par les défis récurrents au émergents.
C'est là la raison de l'engagement des gouvernements et des partenaires à maintenir la flamme de lutte allumée. « Les soins de santé constituent un problème multisectoriel. Ils interpellent tout le monde, les gouvernements, les communautés, les partenaires. Fous doivent développer des politiques pour parer aux problèmes de santé qui sont quotidiens en Afrique. » a soutenu M. Sambo Luis Gomes, directeur OMS/Afrique.
M. Gomes n'a pas occulté la contrainte de ressources que vivent les pays africains ; même s'ils consacrent jusqu'à 15% de leur budget national à la santé, c'est 0, 7% du produit intérieur brut qui consacre au financement des partenaires européens. Il en appelle alors à une gestion rationnelle des ressources aussi bien financières qui humaines disponibles afin d'atteindre l'objectif santé pour tous à l'horizon 2010.
La conférence internationale sur les soins de santé Alma primaires et les systèmes de santé en Afrique est organisée avec l'appui de la Banque mondiale, la Banque Ouest africaine de développement, l'UNFPA et l'ONU SIDA
AIB - 25 avril 2008
BL
Burkina-santé-épidémie-méningite
Burkina: la méningite a atteint la capitale et causé plus de 800 morts dans le pays
Ouagadougou, 24 avr 2008 (AIB) - L'épidémie de méningite sérobro-spinale qui sévit depuis début janvier au Burkina Faso a fait plus de 800 morts sur l'ensemble du pays et touche maintenant la capitale Ouagadougou, jusque-là épargné par la maladie, a indiqué mercredi un responsable du ministère de la Santé.
"Entre le 1er janvier et le 20 avril 2008, nous avons recensé au total, 8.382 cas suspects de méningite dont malheureusement 811 décès, ce qui donne un taux de létalité de 9,67%", a indiqué à l'AIB, le médecin épidémiologiste Ousmane Badolo, de la direction de la surveillance épidémiologique au département de la Santé.
Le dernier bilan en date du 30 mars faisait état de 6.594 cas suspects avec 650 décès, soit une létalité de 9,85%.
Le docteur Badolo a précisé que 603 cas dont 50 décès ont été enregistrés "spécifiquement" dans la semaine du 14 au 20 avril, avec une létalité de 8,3%.
Ouagadougou, la capitale qui était jusque-là épargnée est touchée "depuis plus de deux semaines". Les arrondissements de Sig-Noghin (Nord) et de Boulmiougou (Ouest) sont les localités concernées, selon le docteur Badolo.
"Au niveau de Ouagadougou qui est dans la région sanitaire du Centre, il y a deux districts sanitaires qui ont été touchés. Il y a le district sanitaire de Sig-Noghin qui est en épidémie depuis deux semaines, et le district de Boulmiougou qui est en alerte depuis également deux semaines", a précisé ce responsable.
On parle d'épidémie lorsqu'il y a 10 cas pour 100 000 habitants et d'alerte quand il y a 5 cas pour 100 000 habitants.
Selon le docteur Badolo, six districts sont en situation d'épidémie sur l'ensemble du pays. Il s'agit de Sig-Noghin (Centre), Houndé, Karangasso-Vigué (Ouest), Gourcy, Titao et Ouahigouya (Nord) tandis que huit autres ont franchi le seuil d'alerte: Boulmiougou (Centre), Pama (Est), Réo, Nanoro (Centre-Ouest), Dédougou, Boromo (Ouest), Barsalogho (Nord) et Bogandé (Centre-Est).
Au total 300 000 doses de vaccins antiméningocoques A et B "ont été envoyés ou seront envoyés" pour vacciner "gratuitement" cinq districts: Barsalogho, Dandé (Ouest), Karangasso-Vigué, Gourcy et Ouahigouya. "Il nous restera en stock, 297.860 doses de vaccins",a-t-il poursuivi.
Le docteur Badolo s'est toutefois félicité que onze districts sanitaires aient quitté la situation d'épidémie "et même d'alerte" depuis le déclenchement de la maladie qui touche maintenant toutes les treize régions sanitaires du pays.
Le Burkina Faso est parmi les plus affectés cette année par l'épidémie de méningite qui touche ou menace plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre.
Il avait déjà été le plus durement frappé en 2007 par cette épidémie, avec 75% des plus de 2.000 morts enregistrés dans neuf pays ouest africains, selon l'ONU.
Maladie très contagieuse, la méningite se manifeste par une montée brutale de température, de violents maux de tête, des vomissements et une raideur du cou.
RH/
Burkina -Santé
Lancement du Programme d'éducation pour le bon usage du médicament
Ouagadougou, 22 avr. -(AIB)- La Présidente Fondatrice de la Fondation Suka Mme Chantal Compaoré a procédé ce mardi 22 avril 2008 à l'Ecole de Paspanga B de Ouagadougou au lancement officiel du Programme d'éducation pour le bon usage du médicament au Burkina Faso avec l'appui de Synergies africaines et la Fondation Suka.
Rappelant les réalisations de la Fondation Suka depuis sa création en 1994, Mme Chantal Compaoré a souligné que la Fondation a toujours ouvré pour la promotion des droits des enfants dans les domaines de l'éducation et la santé. Elle a indiqué à titre d'illustrations, l'ouverture de la clinique Suka en 1999 qui accueille prioritairement les femmes et les enfants, la construction d'un village pour enfants en difficulté, des dons de bourses d'études et de fournitures scolaires à des filles défavorisées, des campagnes de vaccination contre la poliomyélite, la rougeole et autres maladies infantiles.
Après avoir fait la genèse de l'association panafricaine dénommée Synergies africaines, née en 2002, la 1 ère Dame du Faso Mme Chantal Compaoré s'est félicitée des objectifs poursuivis par l'association et les priorités dégagées : prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant , plus connue sous l'appellation de PTME, a réduction de la mortalité maternelle , néonatale et infantile, l'atténuation des souffrances de l'enfant africain , en particulier la promotion des droits de l'enfant et l'éducation de la jeune fille.
Synergies africaines est devenue très active sur le continent et au Burkina depuis l'arrivée de la 1 ère Dame Mme Chantal Compaoré à sa tête le 9 février 2005. Eelle a intégré dans ses actions l'assistance aux orphelins et enfants vulnérables, le renforcement de la lutte contre le paludisme et la tuberculose et l'assistance aux victimes des conflits.
A cette panoplie de luttes contre les ravages des maladies infectieuses et la malnutrition, les complications durant la grossesse et l'accouchement auxquelles s'ajoutent les maladies cardiovasculaires, le diabète, certains cancers et la contrefaçon et le mauvais usage des médicaments. « Ce dernier fléau entre dans le cadre du programme qui nous réunit aujourd'hui » a confié la 1 ère Dame du Faso Mme Chantal Compaoré.
AIB - 22 avril 2008
ABT
Burkina- Santé
Vers une réglementation de la médecine traditionnelle
Ouagadougou, 22 av. (AIB) - Le ministère e la santé a rencontré les tradipraticiens à Ouagadougou autour d'un atelier. Cette rencontre se veut être un cadre de concertation entre les intervenants de la médecine moderne et les tradipraticiens, en vue de fédérer les compétence pour une meilleure promotion de la santé des populations. Selon les chiffres fournis par le ministère de la santé, environ 30 000 tradipraticiens participent à la lutte contre les maladies au Burkina Faso.
Mais selon le ministre de la santé Alain Yoda, le secteur de la médecine traditionnelle est miné par des charlatans. « Ni le gouvernement, ni les agents de santé ne peuvent accepter de telles dérives » a prévenu Alain Yoda. Cet atelier de Ouagdougou a permis aux uns et aux autres d'accorder les violons pour une médecine traditionnelle réglementée. Pour le ministre Alain Yoda, il faut répertorier l'ensemble des praticiens traditionnels, les reconnaître et les faire prêter un serment.
Les attentes des tradipraticiens se résument à la mise en place d'unité de production de produits naturels améliorée selon le secrétaire général de l'association nationale des acteurs de la médecine et de la pharmacopée traditionnelles Jean Marie Compaoré. En réponse à cette requête, le ministre a annoncée la mise en place prochaine d'un jardin botanique de référence dans la région du centre. « Nous devons arriver à un moment où dans nos formation sanitaire, les tradipraticiens réfèrent des patients aux médecins et vice versa, selon le résultat que chacun pense pouvoir atteindre » a conclu le ministre.
AIB - 22 avril 2008
MY
CEDEAO-Santé-Administration
Deux nouveaux responsables à la tête de l'Organisation ouest africaine de la santé
Le Dr Placido Montero Cardoso et le Dr Jeanetta Koyah Johnson occupent officiellement les fonctions de directeur général et directrice générale adjointe de l'Organisation ouest africaine de la santé (OOAS), dont le siège est à Bobo Dioulasso.
Nommés en janvier 2008 par la conférence des chefs d'Etat de la CEDEAO pour un mandat de quatre ans, les deux responsables remplacent le Dr Kabba T. Joiner et le Professeur Moussa A. Maïga, qui ont ouvert les portes de l'institution en 2000.
A la passation officielle des charges le 17 avril dernier, le personnel des services généraux et auxiliaires de l'OOAS a salué l'engagement des deux premiers responsables sortants dans le processus d'installation et de démarrage effectifs des activités de l'OOAS.
« L'OOAS est aujourd'hui ce que vous avez voulu qu'elle soit, et vous êtes comptables aussi bien de ses succès que de ses insuffisances » , a déclaré Albert Diao, le délégué des cadres de l'OOAS. Le directeur général sortant, le Dr Kabba Joiner a insisté sur la haute qualité professionnelle de ses anciens collaborateurs et surtout l'esprit de discipline qu'il a constaté durant les huit ans passés à la tête de l'institution.
Le Dr Placido Cardoso pour sa part attend de ses « l'ardeur au travail » et « la persévérance » pour apporter la contribution de l'institution dans la lutte pour le bien-être des populations de l'Afrique de l'Ouest.
Au lendemain de leur installation, le nouveau directeur général et son adjointe ont effectué une tournée de prise de contact avec les principales autorités de la ville de Bobo-Dioulasso. Ainsi le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, le maire de la commune de Bobo-Dioulasso, le haut commissaire de la province du Houet et les autorités militaires et paramilitaires ont chacun reçu les deux dirigeants.
L'OOAS est créée depuis 1987. Elle est une agence spécialisée de la CEDEAO pour les questions de santé. Son siège est à Bobo Dioulasso, au Burkina Faso. Elle est le résultat de la fusion entre l'Organisation de coordination et de coopération pour la lutte contre les grandes endémies (OCCGE) et la West African Health Community (WAHC).
La mission de l'OOAS est d'offrir le niveau le plus élevé en matière de prestation de soins de santé aux populations de la sous région sur la base de l'harmonisation des politiques des Etats membres, de la mise en commun des ressources et de la coopération entre les Etats membres et les pays tiers, en vue de trouver collectivement et stratégiquement des solutions aux problèmes de santé de la sous région.
L'OOAS focalise ses activités sur neuf domaines prioritaires identifiés par consensus en 1998, par les ministères de la Santé des pays membres. Il s'agit du VIH/SIDA/IST/TB, du contrôle des épidémies, de la survie de l'enfant, du paludisme, de la nutrition, des médicaments et vaccins, de la Prévention de la cécité, de la formation et du développement institutionnel.
AIB - 16 avril 2008 AMK/JPT
Burkina - Santé-Journée mondiale de la santé
Distinction des districts sanitaire de Pô et de Bogodogo à la commémoration de la journée de la santé
Ouagadougou, 7 av. (AIB)- Le district sanitaire de Pô a été reconnu meilleur district de l'année, distingué au même titre que celui de Bogodogo pour « sa constance au travail », lundi 7 avril à Ouagadougou, à la célébration de la journée mondiale de la santé, placée cette année sous le thème « Protéger la santé face au changement climatique ».
D'autres districts sanitaires ont reçu des prix allant de 300.mille francs CFA à 700 mille francs CFA. Le district de Bogodogo s'en est tiré avec un million de francs CFA.
Le ministre d'Etat, ministre de la santé Alain B. Yoda a rappelé que l'homme de par sa manière d'exploiter les ressources naturelles pour son propre usage, dégrade l'environnement et compromet gravement sa survie.
« Pour l'essentiel, les gaz à effet de serre sont d'origine anthropique et proviennent principalement des rejets gazeux des industries, des transports et d'autres actions multiformes des hommes » a-t-il déclaré.
Il a ajouté que les émissions des gaz à effet de serre entraînent une dégradation de la couche d'ozone dans les parties supérieures de l'atmosphère affaiblissent sa principale fonction, celle de filtrer les rayonnements solaires. « Le dioxyde de carbone, le méthane, le protoxyde d'azoté, les hydrocarbures perfluorés et l'hexafluore de soufre constituent l'essentiel des gaz à effet de serre produits du fait des activités de l'homme » a-t-il souligné.
Le ministre de la santé Alain B. Yoda a noté que le rapport sur l'Etat de l'Environnement au Burkina Faso en 2002, a permis d'identifier les secteurs de l'agriculture, de l'énergie et des déchets comme les principales sources d'émission des gaz à effet de serre.
« L'agriculture produit 4,8 tonnes d'équivalent carbone par an, l'énergie 0,9 tonne et les déchets 0,3 tonne. A l'inverse, la foresterie n'absorbe que 1,4 tonne d'équivalent carbone ce qui fait de notre pays un producteur net de 4,6 tonnes d'équivalent carbone par an » a-t-il indiqué.
Estimant que l'accumulation des gaz à effet de serre est un facteur influençant le climat mondial dont les effets sur la santé vont probablement s'accroître au fur et à mesure, il a conclu que « les risques de cancers de la peau sont les conséquences immédiates à cette situation ».
La Journée mondiale de la santé correspond cette année au 60è anniversaire de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Des agents de la santé ont reçu des félicitations et des encouragements pour les services rendus. En reconnaissance 76 agents ont été élevés au rang de chevalier et de mérite national avec agrafe santé.
ABT/JPT
AIB - 07-04-08
Burkina-Santé-Méningite
700 mille doses de vaccins engagées contre la méningite à Bobo Dioulasso
Bobo Dioulasso, 03 avril (AIB) - Une campagne de vaccination contre la méningite dotée de quelques 700 mille doses vaccinales, est lancée à Bobo Dioulasso, dans les districts sanitaires de Dô de Dafra et dans quatre villages environnants, jeudi 3 avril.
Cette campagne concerne les personnes âgées de 2 à 30 ans, selon les responsables de la santé. Le Dr François Drabo, chef du service de lutte contre la maladie à la direction régionale de la santé des Hauts-Bassins estime à « environ 700 000 de doses de vaccins » mises à la disposition des districts sanitaires à haut risque.
Outre les districts urbains de Dô et de Dafra, s'ajoutent les centres de santé de Péni, Toussiana et Karangasso Sambla. Cette campagne devrait permettre de vacciner près de 70% des populations des localités concernées. Le coût opérationnel comprenant la prise en prise en charge des agents vaccinateurs, des volontaires, des superviseurs, du carburant, s'élève à plus de 18 millions de francs CFA.
La campagne s'achève le 7 avril prochain. Les services de santé et les autorités communales invitent les populations à sortir massivement pour se faire vacciner.
UK/AMK/JPT
02-04-08
Burkina-santé-méningite
Méningite : plus de 600 morts au Burkina depuis janvier (nouveau bilan)
Ouagadougou, 2 avril (AIB) - L'épidémie de méningite cérébrospinale qui sévit au Burkina Faso depuis début janvier a fait au total 650 morts et touchée 6.594 personnes, d'après un nouveau bilan officiel communiqué mercredi à Ouagadougou par le ministère de la Santé.
"De la période qui va du 1er janvier jusqu'au 30 mars 2008, nous avons un total cumulé de 6.594 cas suspects de méningite dont malheureusement 650 décès, ce qui donne une létalité de 9,85%", a déclaré à l'AIB le médecin épidémiologiste Ousmane Badolo, de la direction de la surveillance épidémiologique au ministère de la Santé.
Le denier bilan officiel établit le 16 mars faisait état de 5. 046 cas suspects avec 519 morts, soit un taux de létalité de 10,26%.
Six districts ont franchi le seuil épidémique. Il s'agit des districts de Boulsa (Centre-Nord), Boussé (Centre), Nanoro, Réo (Centre-Ouest), Boromo et Houndé (Ouest) "qui est entré en épidémie au cours de cette semaine seulement", a précisé le docteur Badolo tandis que seize autres sont en alerte.
On parle d'alerte lorsqu'il y a cinq cas de méningite pour 100 000 habitants et d'épidémie quand il y a dix cas pour 100 000 habitants. Le docteur Badolo a estimé que la situation "tend" vers la baisse depuis deux semaines.
"Depuis deux semaines, nous enregistrons une diminution du nombre global de cas notifiés», a-t-il indiqué.
"Malgré cette tendance, nous demeurons vigilants et nous maintenons la surveillance parce qu'il y a beaucoup de districts qui sont en alerte et il est possible que le nombre de cas augmentent dans certains d'entre eux", a-t-il poursuivi.
Au moins 1.200 000 doses de vaccins seront envoyées "la semaine prochaine"pour des campagnes de vaccination gratuite dans les districts sanitaires de Bobo Dioulasso, Houndé (Ouest), Koudougou (Centre-Ouest), et Manni (Centre-Nord).
Le Burkina Faso est parmi les plus affectés cette année par l'épidémie de méningite qui touche ou menace plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre. Il avait été le plus durement frappé en 2007 par cette épidémie, avec 75% des plus de 2.000 morts enregistrés dans neuf pays ouest-africains, selon l'ONU.
Maladie très contagieuse, la méningite se manifeste par une montée brutale de température, de violents maux de tête, des vomissements et une raideur du cou.
RH/AMK/JPT
02-04-08
Burkina-Unicef-Rougeole
Laeticia Hallyday, l'ambassadrice de l'UNICEF est au Burkina Faso pour gagner le pari contre la rougeole
Ouagadougou, 29 mars-(AIB)- L'ambassadrice de bonne volonté de l'UNICEF, Laeticia Hallyday a bouclé vendredi soir une semaine de tournée au Burkina Faso, dans le cadre de sa compagne de lutte contre la rougeole.
« L'action de Mme Halliday vise à protéger les enfants de la rougeole » a indiqué, l'ambassadeur de France, François Goldblatt. Au-delà de la lutte contre la rougeole, Mme Hallyday pense maintenant au bien être général de la mère et de l'enfant. « Nos ne pouvons pas sauver le monde mais nous pouvons sauver l'humanité, c'est notre devoir d'être humain », a confié Mme Hallyday.
« Rien ne peut remplacer la chaleur de la rencontre de nos cours, il faut aller à la rencontre des populations qui ont tant besoin de nous, en allant sur place dans les zones de détresse humaine et rencontrer ces populations qui n'ont pas besoin que l'on s'apitoie sur elles, mais juste qu'on les aide à avoir accès à l'essentiel : des vaccins, des médicaments » a relevé Mme Laeticia Hallyday.
L'épouse du célèbre chanteur français, Jonnhy Hallyday a vécu durant une semaine les conditions des mères d'enfants burkinabè, confronté à la rougeole. Des représentants d'entreprises qui sponsorisent les actions de Mme Hallyday en faveur des enfants, des représentants de l'humanitaire, des médias et autres organisations de la Francophonie , ont marqué un intérêt pour la visite de Mme Hallyday au Burkina Faso.
Dans son action, Mme Hallyday bénéficie du sponsoring du Groupe Optic 2000. Cette marque de lunetterie connue en Suisse et en France, s'est associée à Unicef France, pour la mobilisation de fonds (quelque 100 mille euros), destinés à financer la campagne de vaccination contre la rougeole au Burkina.
Avant son départ du Burkina, un cocktail a été offert en son honneur par l'ambassadeur de France au Burkina Faso M. François Goldblatt et son épouse. Mme Hallyday et ses invités devront assister à la clôture de Semaine nationale de culture (SNC) samedi à Bobo Dioulasso.
ABT/AMK
29-03-08
Burkina-Santé
Bilan macabre de l'épidémie de méningite : 519 décès en trois mois
Ouagadougou, 27 mars (AIB) - L'épidémie de méningite déclarée au Burkina Faso dans certains districts sanitaires depuis janvier 2008, a conduit à la mort de 519 personnes pour un total de plus de 5000 cas suspects enregistrés, selon un bilan rendu public jeudi 27 mars à Ouagadougou.
Intervenant devant les élus du peuple, le Premier ministre Tertius Zongo a parlé « d'un tragique bilan ». Selon lui, le méningocoque du serogroupe A, est responsable de cette épidémie dans tous les districts.
Du 1er janvier au 16 mars 2008, on a dénombré onze districts ayant franchi le seuil épidémique c'est-à-dire, avec 10 cas pour 100 000 habitants en une semaine.
Le gouvernement a réaffirmé les dispositions prises pour renforcer régulièrement les stocks en médicaments et en consommables, dans les régions et districts les plus touchés afin d'assurer une prise en charge rapide et gratuite des malades de méningite « conformément aux directives nationales », a rassuré le Premier ministre. Il a appelé la population à prendre part aux campagnes de vaccination et à respecter rigoureusement les mesures prophylactiques.
Les premiers cas de méningite cette année ont été enregistrés dans les districts de Gaoua au Sud ouest et à Sapouy au Centre sud. La situation est maintenant considérée « sous contrôle » par les responsables des services de santé.
Le Burkina, situé dans la zone dite de « ceinture de méningite », vit périodiquement des cas épidémiques de cette maladie. L'apparition aléatoire dans le pays, des méningocoques de serogroupes « A », « B » et « W », rend la prévention pratiquement difficile et financièrement onéreuse, selon le ministère de la Santé.
AMK
27-03-08
Burkina-Santé
380 femmes tombent enceintes chaque minute dans le monde
Ouagadougou, 27 mars (AIB) - 380 femmes tombent enceinte chaque minute dans le monde, selon les statistiques communiquées lors d'un atelier ouvert la santé maternelle et infantile, le 26 mars à Ouagadougou.
La soixantaine de participants ont en outre révélé que dans le même temps, « huit enfants meurent ».
Les participants ont discuté sur le renforcement de leur rôle dans la planification, l'amélioration de la qualité des soins et la résolution des problèmes des ressources humaines.
Selon eux, sur ces 380 femmes enceinte, « 190 n'ont pas désiré leur grossesse, 110 d'entre elles connaîtront une complication liée à leur grossesse, 40 parmi elles, vont subir un avortement à risque femme va mourir par suite de complication liée à la grossesse ».
Ces données statistiques qui ont « ému » les participants, ont fait dire au ministre d'Etat, ministre de la santé du Burkina Alain Yoda que la présente rencontre « sera bénéfique à l'ensemble des pays africains ».
MS/ JPT
27-03-08
Burkina-Santé-Tuberculose
Le gouvernement vise un taux de succès de 80% dans le traitement contre la tuberculose
Ouagadougou, 27 mars (AIB) - Le gouvernement burkinabè s'est fixé l'objectif de réussir cette année, un taux de succès de 80% dans le traitement contre la tuberculose, a appris l'AIB à la célébration de la journée mondiale de lutte contre la tuberculose, mardi 25 mars à Kombissiri.
Le gouvernement a décidé de mettre la barre haute, après avoir mis sous traitement quelques 2 600 cas de tuberculose contagieuse en 2007, soit 23,4%, contre 70% de taux de détection fixé par l'Organisation mondiale de la santé.
Selon le ministre d'Etat, ministre de la Santé , Alain Bédouma Yoda, l'un des objectifs de cette année est de parvenir à un taux de détection des malades de 57%. L'engagement du gouvernement s'explique d'une part par l'incidence de la tuberculose contagieuse, projettée à 99 cas pour 100 000 habitants pour 2008 (soit 13 3006 cas prévus), mais aussi de relever le défi qu'il s'est lancé à travers le thème même de la journée mondiale de lutte contre la tuberculose : "Je m'engage contre la tuberculose. Toi aussi, tu peux agir contre la tuberculose. Rejoins-nous dans la lutte".
De plus, l'émergence de nouvelles souches de tuberculose résistantes aux antibiotiques et la pandémie du VIH/Sida suscite la crainte des autorités.
Le Programme national de lutte contre la tuberculose a prévu ainsi d'élever à la fois le taux de détection des nouveaux cas de tuberculose pulmonaire contagieuse de 23,4% à 57% et d'augmenter aussi le taux de succès au traitement de 72,8% à 80%. Des améliorations dans l'établissement du diagnostic et la prise en charge de la co-infection tuberculose/VIH, sont également prévues.
Le ministre Alain Bédouma Yoda a souligné « la nécessité » d'intensifier la lutte à tous les niveaux. Il a invité les malades, le personnel de la santé et les communautés de base à fournir des efforts supplémentaires pour « bouter la tuberculose hors du Burkina ».
AMK/JPT 27-03-08
La méningite a conduit à une trentaine de décès dans le Nord
Ouagadougou, 27 mars (AIB) - La région du Nord vit une situation critique de méningite dans ses districts sanitaires, avec un cumul de 202 cas dont 28 décès.
Les district de Séguénéga et Yako ont connu des moments d'alerte maximum. Le Docteur Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, chef du service de lutte contre la maladie et de protection des groupes spécifiques à la Direction régionale de la Santé du Nord, affirme que la situation est « préoccupante » dans ces deux districts, mais reste « sous contrôle ». « La situation est sans particularité dans les districts de Titao, Gourcy et Ouahigouya », a rassuré M. Kargougou.
En prévision de cette épidémie, le gouvernement avait pré-positionné des médicaments de prise en charge gratuite des cas dans les différentes formations sanitaires régionales. Il avait aussi demandé le renforcement de la surveillance épidémiologique.
« Au niveau des CSPS, nous avons insisté beaucoup sur l'élaboration d'une courbe qui va montrer l'évolution des cas de méningite avec seuil d'alerte et seuil épidémique ». Selon lui, seules les mesures préventives peuvent permettre à la stratégie de riposte mise en place par le gouvernement, de porter ses fruits.
Il a demandé aux populations d'utiliser des masques de protection contre la poussière, d'enduire les narines de beurre de karité et d'aller promptement en consultation en cas de fièvre accompagnée d'apparition brutale de maux de tête. La diarrhée, les vomissements accompagnés de fièvre, sont quelques symptômes de la maladie chez l'enfant.
AMK/JPT 27-03-08
Afrique-Santé-Enfance
Les professionnels de la santé se penchent sur la mortalité néonatale et infantile
Ouagadougou, 26 mars (AIB) - une cinquantaine de professionnels de la santé, de membres d'organismes internationaux, gouvernementaux et de la société civile de plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre sont réunis mercredi à Ouagadougou dans le cadre d'un atelier sur le «rôle des associations des professionnels de la santé dans la réalisation des objectifs du millénaire sur la santé maternelle, néonatale et infantile».
Cette rencontre organisée par le Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l'enfant permettra aux participants de formuler un plan d'action sur le sujet et d'identifier les effets négatifs résultants du manque de communication et de participation effective des associations des professionnels de santé.
Selon les Nations unies, près d'un demi million de bébés meurent en Afrique le premier jour de leur naissance et la moitié des 1,16 millions décès de nouveau-nés qui surviennent chaque année en Afrique proviennent du Nigeria, de la République démocratique du Congo, de d'Ethiopie, d'Ouganda et de la Tanzanie.
L'atelier qui dure une journée, regroupe des participants du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, d'Haïti, du Mali, du Niger, de la République démocratique du Congo et du Sénégal. D'autres pays sont venus apporter leur expertise. La Tunisie , l'Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfant), le Fonds des Nations unies en matière de population (FNUAP), l'Organisation ouest africaine de la santé (OOAS) prennent également part à cette rencontre.
RH/JPT
26-03-08
Burkina-Santé-Equipement
Le « Scanner de Bobo Dioualasso sera le plus puissant de la sous-région », dixit Lasandé Bagangné, DG du CHUSS
Bobo Dioulasso, 24 mars (AIB) - Suite à la présentation des voux de nouvel an par le personnel du centre hospitalier universitaire Souro Sanou (CHUSS) de Bobo-Dioulasso, à son directeur général Lasandé Bagangné, celui-ci nous a accordé un entretien courant mars. Ce medecin-militaire nous parle des problèmes et projets parmi lesquels l'installation sous peu d'un scanner à 6 barrettes, au niveau de sa structure sanitaire.
AIB : Présentez- nous brièvement votre structure sanitaire
Lasandé Bagangné (LB) : Le Centre hospitalier universitaire Sourô SANOU est la structure de référence des quatre régions sanitaires occidentales du Burkina Faso. Il se situe à Bobo-Dioulasso qui est la deuxième ville de notre pays avec une population d'environ 700 000 habitants. Le Centre hospitalier universitaire Sourô SANOU est une structure sanitaire qui date des années 1920. Il était au départ une infirmerie militaire coloniale. C'est ce qui explique sa proximité avec le camp militaire de Bobo-Dioulasso. Outre les directions administratives, le Centre hospitalier universitaire Sourô SANOU comprend quatre (04) départements cliniques et un département médico-technique. Il compte six cent quatorze (614) agents au 31/12/2007 avec environ 500 lits.
AIB : A l'occasion de votre cérémonie de présentation de voux, le 6 mars dernier, vous avez révélé dans votre discours que le CHUSS sera doté d'un scanner dans moins d'un mois. Rappelez-nous les conditions d'acquisition de cet appareil, ses capacités et les possibilités qu'il va offrir aux patients ?
LB : Le scanner à six barrettes du Centre hospitalier universitaire Sourô SANOU offre les mêmes services qu'un scanner à quatre barrettes comme celui que nous utilisons actuellement au Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouedraogo (CHU-YO) avec en plus d'autres avantages tels que : une plus grande vitesse de rotation qui permet d'avoir 06 images par seconde au lieu de 04 images ; une réduction de 30 % d'irradiation des patients par les rayons X ; un plus grande sensibilité de son détecteur qui détecte jusqu'aux objets de 0,29 mm dans l'organisme humain, la possibilité de faire de l'imagerie cardiaque, chose que le scanner 04 barrettes ne peut pas faire.
Enfin, la possibilité de le faire évoluer en 08 coupes à la demande de l'utilisateur au fabricant moyennant bien sûr une certaine somme, etc.C'est autant d'avantages que le scanner 6 barrettes présente par rapport à celui de 4 barrettes.
AIB : Comment vous avez acquis ce scanner et pourquoi avez-vous pris tant d'années avant de l'acquérir d'autant plus que le service d'imagerie du CHUSS a été inauguré en novembre 2005 ?
LB : Le service d'imagerie a été effectivement inauguré en 2005. C'est ainsi qu'en 2006, un appel d'Offres a été lancé pour l'acquisition d'un scanner à 04 barrettes, lequel appel d'Offres a été malheureusement infructueux. En 2007 le même appel a été relancé avec une enveloppe revue à la hausse pour l'acquisition d'un scanner à 6 barrettes. Cette fois-ci donc un scanner haut de gamme. Il faut dire que ce scanner qui a coûté la bagatelle somme de 545 millions de FCFA, est unique au Burkina et même dans la sous-région (RCI, Togo, Bénin, Mali). Nous l'attendons dans les jours à venir et d'ici moins d'un mois, les installations seront en principe terminées pour le grand bonheur des populations.
AIB : Le CHUSS manque de personnel médical spécialisé en chirurgie, le reversement des médecins spécialisés sur la grille des EPE tarde et point de mécanisme de prise en charge des travailleurs souffrant de maladies. Qu'en est-il et qu'est-ce qui est fait pour résoudre ces problèmes ?
Concernant le problème du manque de personnel spécialisé, il faut dire et vous le savez comme moi que c'est un problème qui est général à tous les domaines d'activités et n'est pas spécifique à la santé encore moins au Centre hospitalier universitaire Sourô SANOU qui dispose aujourd'hui de quatre chirurgiens. Ce nombre, au regard des besoins du Centre hospitalier universitaire Sourô SANOU en tant que hôpital de référence de toute la région ouest du Burkina peut paraître insuffisant mais nous sommes obligés de faire avec en attendant des lendemains meilleurs avec l'arrivée de nouveaux de chirurgiens qui sont rares et dont la formation est très longue et coûteuse.
Pour ce qui est du problème du reversement des médecins spécialistes, c'est juste un problème administratif. Au moment où on reversait les autres agents dans la grille des EPE, les médecins et pharmaciens spécialistes n'avaient pas de grille, donc ne pouvaient pas êtres reversés ; et leur reversement sera bientôt effectif avec la création de leur grille. Ce n'est donc qu'une question de temps.
Quant aux épisodes prolongés de maladies du personnel, nous sommes en train de poursuivre la réflexion en vue de trouver un mécanisme approprié de prise en charge dans l'intérêt de tous. Et surtout faire en sorte que si nous venions à mettre en place un tel mécanisme de prise en charge, certains dérapages soient évités parce que très souvent, dans de pareilles situations la notion d'identité, d'intérêt prend vite le pas sur la communauté d'intérêt si on n'y prend garde.
AIB : Parlant des services hospitaliers, certains clients se plaindraient de l'absentéisme chronique de certains médecins spécialisés alors que ceux-ci sont plus disponibles dans les cliniques privées où ils exercent aussi. Comment peut-on expliquer cela ?
LB : c'est une réalité et ceci s'explique par le fait qu'il n'existait pas de textes pour réglementer la pratique médicale aussi bien publique que privée. Le problème n'est pas d'empêcher les médecins du public d'aller dans le privé mais plutôt de réglementer l'interface entre le public et le privé, de manière à ce que le service public ne soit pas mis au second plan au profit du privé. Ces textes réglementaires sont en train d'être élaborés et bientôt les choses seront plus claires et les hôpitaux publics ne serviront plus de marché où se recrutent les médecins au profit des cliniques privées.
AIB : Bon nombre de clients du CHUSS ne sont pas contents des brancardiers qui feraient dans le racket. Etes-vous au courant de cet état de fait ? Si oui, que comptez-vous faire à ce niveau ?
LB : Nous sommes effectivement au courant de ces pratiques malheureuses et les brebis galeuses qui se sont fait attraper ont été toujours sanctionnées à la hauteur de leur forfait. Le problème que nous rencontrons est cette complicité de la population qui couvre ces genres d'individus. Les gens se plaignent toujours de racket, mais personne n'ose dénoncer, ce qui n'aide pas l'administration à combattre le phénomène. L'appel que nous lançons à la population est qu'elle sache qu'elle ne court aucun risque en dénonçant auprès de la direction générale de tels agents indélicats. Que les usagers du Centre hospitalier universitaire Sourô SANOU sachent que l'argent qu'ils payent à l'hôpital doit faire l'objet d'un reçu qu'ils doivent toujours réclamer. L'argent se paie à la caisse et non ailleurs. Que tous Les usagers du Centre hospitalier universitaire Sourô SANOU sachent qu'en dehors de la caisse, ils ne doivent payer de l'argent à personne. Si quelqu'un leur réclame de l'argent en dehors de la caisse de paiement, ils doivent le signaler. C'est la seule façon d'inquiéter et de décourager de tels agents. Autrement, nous ne viendrons jamais à bout de ce phénomène qui n'honore personne.
AIB : Est-il vrai que la direction générale du CHUSS a assuré la totalité de la prise en charge de la confection de la nouvelle carte d'identité nationale au profit du personnel. Quelle est la motivation qui sous-tend cette opération ?
LB : Au sujet de la nouvelle carte d'identité, la direction générale a jugé bon que le Centre hospitalier universitaire Sourô SANOU finance la confection au profit de l'ensemble du personnel. C'est ainsi qu'une délégation de l'Office national d'identification (O.N.I) s'est rendue dans les locaux du Centre Hospitalier Universitaire Sourô SANOU pour la confection des dites cartes d'identité dans le mois de septembre 2007. Cette démarche de l'administration hospitalière répond à un objectif de motivation des agents. Vous n'êtes pas sans ignorer que la valorisation du capital humain est un puissant levier de motivation qui pousse ''l'homme '' à se surpasser dans l'exercice de ses fonctions. Notre démarche managériale au Centre hospitalier universitaire Sourô SANOU va dans ce sens en mettant l'homme au cour de nos préoccupations. C'est cela que nous avons voulu traduire à l'endroit des travailleurs à travers cet acte.
AIB : Quel est le but recherché par cette démarche qui consiste à distinguer les meilleurs agents et meilleurs services du CHUSS chaque année ?
LB : Comme je le disais plus haut, l'être humain a un besoin de reconnaissance. C'est ainsi que nous avons pensé à mettre en place un système d'émulation de nos agents en mettant en place un système compétitif qui puisse leur permettre de se mesurer les uns aux autres. Si au départ la compétition se limitait au choix des meilleurs agents, nous nous sommes rendus compte que chacun travaillait de son côté pour émerger par rapport aux autres afin d'être parmi les meilleurs agents en fin d'année. C'est ainsi qu'on assistait à un développement vertical et purement individuel. L'impact d'un tel développement n'était pas visible. C'est ce qui nous a amené à insérer le choix du meilleur service où tout le monde est obligé de se donner pour faire émerger l'ensemble du service. Il ne s'agit plus d' individus isolés qui compétissent entre eux mais des groupes d'individus. Ainsi, on assiste à un développement horizontal (les services) et non plus vertical (les individus) avec un impact très grand et plus visible. La qualité du service rendu se ressent ainsi plus pour le bonheur de nos malades.
Propos recueillis par Kader Patrick Karantao et Frédéric Ouédraogo
24-03-08
Burkina-Santé-Jeunesse
Un projet pour corriger les inégalités sanitaires en milieu urbain
Ouagadougou, 21 mars (AIB) - L'Institut supérieur des sciences de la population (ISSP) a procédé vendredi 21 mars 2008 à Ouagadougou au lancement du projet « inéquités en santé dans un contexte de croissance urbaine rapide en Afrique de l'Ouest ».
Le projet qui va durer cinq ans vise la mise en place d'un observatoire de santé à Ouagadougou. Selon le directeur adjoint de l'ISSP, M. Banza Baya, le projet se justifie parce que contrairement à ce que l'on pense, dans les villes comme Ouagadougou la question de santé est parfois aussi cruciale que dans le milieu rural.
Et l'objectif général de ce projet selon le président de l'université de Ouagadougou le professeur Jean Coultiaty « est de créer à Ouagadougou un système de surveillance sanitaire et démographique à l'échelle de la ville et d'utiliser ces données pour décrire et les disparités sanitaires, sociales et spatiales de la ville ».
Les données récoltées serviront à la mise en ouvre de politiques sanitaires urbaines pour une réduction des inégalités en Afrique, a indiqué le président de l'université de Ouagadougou.
Les premiers résultats du projet sont attendus pour l'année prochaine. Le projet est financé à hauteur de 1,8 millions de livres sterling par l'ONG Wellcome Trust.
MY/JPT
Sensibilisation des femmes sur le dépistage des cancers cervico-vaginaux
Ouagadougou, 6 mars (AIB) - A l'initiative de l'association KIMI (parapluie), une conférence sur « les cancers gynécologiques et leur prévention » a été organisée le 5 mars dernier à Ouagadougou à l'intention des associations et ONG de femmes, en vue de les sensibiliser sur le dépistage précoce des pathologies cervico-vaginales et leur prise en charge.
En collaboration avec le ministère de la Promotion de la Femme et la Société de gynécologie et obstétrique du Burkina (SOGOB) des spécialiste européens et burkinabé des cancers de la femme que sont les Pr. Jean Christophe Boulanger, Jean-Louis Leroy, Blami Dao et Akotionga ont livré à l'assistance les facteurs de risque, les réalités des cancers gynécologiques, les modes de prévention et de traitement. L'inexistence de statistiques fiables, manque de cancérologues formés, inaccessibilité des médicaments, faible sensibilisation sur ces pathologies compliquent la lutte contre le cancer du sein et du col de l'utérus a relevé le Pr. Dao.
En l'absence d'une politique nationale sur les cancers et leur prise en charge, le Pr. Dao a invité les associations féminines à inscrire dans leurs doléances à l'intention des autorités, un point portant sur un programme de lutte contre les cancers de la femme. Pour Blami Dao, la création d'activités génératrices de revenues mérite d'être inscrite comme un plaidoyer pour la lutte contre les cancers de la femme par la mise sur pied d'un programme. « Il faut être en bonne santé pour mener une activité » selon lui.
Organisé en amont du 8 mars, période de forte mobilisation, la ministre de la Promotion de la Femme , Céline Yoda a salué l'action de KIMI pour améliorer les connaissances sur « le cancer féminin qui est un est réel problème de santé publique ».
RMS/JPT
Plus de 360 morts au Burkina Faso de suite de méningite depuis janvier
Ouagadougou, 6 mars (AIB) - 366 personnes sont mortes de la méningite cérébrospinale qui sévit depuis début janvier au Burkina Faso sur plus de 3 000 cas suspects notifiés, a indiqué mercredi le ministère de la Santé.
«Nous avons notifié 3.181 cas suspects de méningite du 1er janvier au 2 mars (2008) dont 366 décès, soit un taux de létalité de 11,5%», a indiqué jeudi à l'AIB, le docteur Ousmane Badolo responsable de la surveillance épidémiologique à la direction de la lutte contre la maladie au ministère de la Santé. Le dernier bilan établit le 27 février faisait état de 308 morts pour 2.513 cas avec un taux de létalité de 12,24%.
Cinq districts sont en état d'épidémie notamment Orodara, Boromo (Ouest), Réo (Centre-Ouest), Kaya (Centre-Nord) et Séguénéga (Nord) et neuf en état d'alerte. Il s'agit des districts sanitaires de Batié, Gaoua, Mangodara, Solenzo (Ouest), Nanoro (Centre-Ouest), Yako (Nord), Barsologho et Boulsa (Centre-Nord).
On parle d'épidémie de méningite lorsqu'il y a 10 cas pour 100 000 habitants et d'alerte quand il y a 5 cas pour 100 000 habitants.
Selon le docteur Badolo, deux districts (Gaoua et Mangodara) qui étaient en épidémie ont été déclassés en état d'alerte après des campagnes de vaccination.
«Les districts de Gaoua et de Mangodara (Ouest) sont passés de la zone rouge à la zone jaune, c'est-à-dire qu'il y a maintenant cinq cas pour 100 000 habitants après la campagne réactive de vaccination que nous avons menée dans ces deux localités», a expliqué le docteur Badolo.
Au total, 480 800 doses de vaccins A+C ont été envoyés dans les districts de Sapouy (Centre-Sud), Mangodara et Gaoua pour faire face à l'épidémie.
Le docteur Badolo a également affirmé qu'une campagne de vaccination a commencé «cette semaine» dans les districts de Kaya, Orodara et Séguénéga où 689 024 doses de vaccins ont été envoyés.
«Nous envisageons pour la semaine prochaine vacciner Boromo, éventuellement Yako et Nanoro en fonction de l'évolution de la situation», a indiqué M. Badolo rappelant que «la prise en charge se fait toujours de façon gratuite».
Selon M. Badolo, le Burkina Faso dispose actuellement d'un stock global de 1. 128. 000 doses de vaccins. «Nous avons suffisamment de vaccins pour couvrir les districts en épidémie présentement, mais à l'allure où vont les choses, nous devons revaloriser constamment nos besoins», a-t-il indiqué.
Par ailleurs, le ministre d'Etat en charge de la Santé , Alain Bédouma Yoda a annoncé lors d'une rencontre avec les partenaires que le Burkina Faso a pu mobiliser 2. 926.780 400 FCFA pour financer le plan de riposte qu'il a établi en décembre 2007.
«Cette somme couvre l'ensemble de nos besoins planifiés, sauf pour certains domaines spécifiques comme le laboratoire, les investigations épidémiologiques et la supervision formative», a indiqué M. Yoda.
L'Arabie Saoudite, le Canada, la Corée du Sud, l'Egypte, les Etats-Unis, l'Italie, les Pays Bas, la Suède , la Banque mondiale, la Banque islamique de développement (BID), l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Agence française de développement (AFP), l'Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance), l'Ong Plan, l'Organisation Ouest africaine de la santé (OAS) et le gouvernement burkinabè ont été les principaux contributeurs.
La méningite, maladie très contagieuse, se manifeste par une montée brutale de température, de violents maux de tête, des vomissements et une raideur du cou.
En 2007, l'épidémie de méningite avait déjà fait plus de 2.000 morts dans neuf pays ouest-africains. Le Burkina avait été le plus durement touché en enregistrant à lui seul 75% des victimes, selon l'OMS.
RH/JPT
L'Association des femmes africaines face au sida plaide pour la promotion des droits des femmes et des filles
Ouagadougou, 04 fév- Une cinquantaine de participantes venues de 20 pays africains et d'Amérique représentant des institutions de recherche, des groupements de femmes et des organisations de la société civile a entamé, lundi à Ouagadougou, la 11 e conférence internationale de l'Association des femmes africaines face au Sida (AFAFSI) en vue de promouvoir les droits des femmes et des filles.
Placée sous le thème « VIH/Sida, genre et droits humains : il est temps d'agir», cette conférence identifiera et analysera les questions du genre et de droits de l'homme en rapport avec la prévention du VIH/Sida.
Elle explorera également les questions du genre et le VIH/Sida en vue de promouvoir les droits des femmes et des filles.
« La pandémie en Afrique a un visage féminin », a constaté les responsables de l'Association des femmes africaines face au Sida « AFAFSI » en se référant aux statistiques de l'ONUSIDA qui précisent que plus de 6000 infections sont enregistrées chaque jour.
Il ressort des statistiques de l'ONUSIDA que 74 pour cent des personnes infectées de 17 à 24 ans sont de sexe féminin et 50 pour cent de celles-ci vivent en Afrique au Sud du Sahara.
« Le VIH/Sida est un problème de droits humains », a dit la présidente internationale de l'AFAFSI, Bernisse Ellot, précisant que le genre et les droits humains influencent grandement le monde du VIH/Sida.
Estimant que les actions de l'AFAFSI contribuent à la réduction des taux de séroprévalence, Mme Chantal Compaoré a invité les femmes à rester mobilisées afin d'inverser la courbe de la progression du VIH/Sida.
« Cette conférence constitue des opportunités d'échanges d'idées et de bonnes pratiques, de bilans et d'analyses critiques dans la perspective de mettre au point de nouvelles stratégies consensuelles de riposte », a-t-elle fait remarquer.
« Au Burkina, les programmes de lutte contre le VIH/Sida et les IST connaissent des progrès significatifs, car le taux de séroprévalence s'établit actuellement à 1,8 pour cent», a souligné le Premier ministre, Tertuis Zongo, invitant les participants à se pencher avec détermination sur la problématique de l'égal accès des femmes et des hommes aux soins.
Saluant la clairvoyance de l'Association et surtout son appel à des actions plus concrètes et sans discrimination, M. Zongo dit avoir noté avec satisfaction les actions multiformes et combien pertinentes entreprises par l'AFAFSI.
Il a cité, notamment les initiatives soutenues de plaidoyer qui ont contribué à une prise de conscience et à une mobilisation plus accrue tant des décideurs que des leaders d'opinion et des communautés de base à la question de l'égalité des sexes dans les traitements.
Cette rencontre qui a été présidée par le Premier ministre, Tertuis Zongo en présence de Chantal Compaoré, épouse du chef de l'Etat burkinabé, prend fin le jeudi prochain.
774 cas de méningite dont 124 décès à la 4 e semaine
Ouagadougou, 1 er fév. - Le comité national de gestion des épidémies a annoncé lundi à Ouagadougou, à l'issue d'une rencontre d'urgence, qu'à la 4 e semaine de 2008, le pays a enregistré au total 774 cas de méningite dont 124 décès.
Le seuil d'alerte et le seuil épidémiologique ont été fixés respectivement à 5 cas pour 100.000 habitants en une semaine et à 10 cas pour 100.000 habitants en une semaine dans un district sanitaire.
Trois districts sanitaires sur un total de 45 ont atteint le seuil d'alerte dont le district sanitaire de Sapouy ( 100 km au Sud de Ouagadougou) qui avait déjà au cours de la première semaine de 2008, au total, 119 cas dont 19 décès.
Seul le district sanitaire de Mangodara dans la Comoé ( 500 km à l'Ouest de Ouagadougou) est considéré comme étant en épidémie avec un taux d'attaque de 13,71% et en enregistrant à la 4 e semaine, au total, 45 cas dont une dizaine de morts.
Cette situation n'est pas aussi alarmante dans toute la région selon les autorités sanitaires. Les distrcts voisins de Banfora et Sindou ont eux respectivement des taux de létalité de 3,70% et 5% et enfin au total, 6% pour l'ensemble de la région.
Cette réunion a permis aux différents acteurs de prendre connaissance du plan de préparation de la riposte contre la méningite du Burkina qui a été adopté par le conseil des ministres et estimé à plus de 3 milliards de F CFA.
Le comité a lancé un appel aux partenaires pour un soutien au financement de ce plan parce que moins d'un milliards de francs CFA a été jusque là mobilisé.
En 1997, rappelle-t-on, l'épidémie de méningite avait enregistré 200.000 cas et fait plus de 20.000 décès, selon les statistiques de l'OMS.
Une analyse rétrospective de données de la dernière décennie (1996-2006) par l'OMS a permis d'établir une carte de risque épidémique du Burkina Faso où 15 districts sanitaires sont retenus comme étant à haut risque d'épidémie de méningite en 2007 avec une population cible de 2,6 millions d'habitants et un besoin de 3,1 millions de doses de vaccins.
Selon les statistiques du ministère burkinabé de la santé, au total, plus de 25.000 cas de méningite ont été recensés en 2007 avec environ 2000 décès. L'épidémie de 2007 aura été la plus grande après celle de 1996, car ayant duré 21 semaines, de fin janvier à mi-juin.
Le Burkina Faso, qui est situé dans la ceinture méningitique, connaît de façon récurrente des épidémies de méningite et le pays a été confronté à des épidémies en 1996, 1997, 2001, 2002, 2003, 2004, 2006 et 2007.
De 1996 à 2007, les épidémies de méningite au Burkina ont été caractérisées par un profil épidémiologique variable passant des méningocoques des sérogroupes A et C à ceux du sérogroupe W 135 et A.
Pour les épidémies de 2003 à 2007, l'identification des germes a mis en évidence une prédominance du méningocoque A.
Sur la base d'une prévision budgétaire de 20.000 cas suspects de méningite attendus en 2008, les autorités sanitaires entendent engagée une campagne de vaccination réactive dans les zones en épidémie en vue d'interrompre la propagation de la maladie.
Le ministère de la Santé s'engage également au renforcement des stocks de médicaments, réactifs et consommables pour une prise en charge précoce, adéquate et gratuite.
Un accent est mis sur le suivi de la tendance de la maladie à tous les niveaux du système de santé afin de détecter à temps l'éclosion d'un foyer épidémique.
19 personnes décédées de méningite à Sapouy
Ouagadougou, 18 janv. - Au total, 119 cas suspects de méningite dont 19 décès ont été enregistrés au cours de la première semaine de l'année 2008, dans le district sanitaire de Sapouy ( 100 km de Ouagadougou), a appris l'AIB ce vendredi, de source officielle.
Ces statistiques ont été communiquées par le ministre de la Santé Alain Yoda, au cours d'une conférence de presse que ce dernier a animée sur la situation méningitique du Burkina Faso. Selon M. Yoda, la ville de Sapouy a déjà franchi le seuil d'alerte.
Le seuil d'alerte et le seuil épidémiologique ont été fixés respectivement à 5 cas pour 100 000 habitants en une semaine et à 10 cas pour 100 000 habitants en une semaine dans un district sanitaire. « Sur cette base, a expliqué le ministre Yoda, le district de Sapouy a franchi le seuil d'alerte ».
Le Burkina Faso, qui est situé dans la ceinture méningitique, connaît de façon récurrente des épidémies de méningite. C'est ainsi que le pays a été confronté à des épidémies en 1996, 1997, 2001, 2002, 2003, 2004, 2006 et 2007.
Malgré les efforts fournis par l'Etat et les partenaires de la Santé , pour 2008, les campagnes de vaccination n'ont pu être conduites dans tous les districts ayant été en épidémie.
En outre, a reconnu Alain Yoda, certains districts ont été vaccinés depuis plus de trois ans et leurs populations seront ainsi « très vulnérables », surtout avec la proximité de certains pays voisins à haut risque.
De l'avis du ministre, les populations non vaccinées de ces districts pourraient être des sujets susceptibles de développer la maladie, conduisant ainsi à l'éclosion de foyers épidémiologiques dans notre pays.
De 1996 à 2007, les épidémies de méningite au Burkina ont été caractérisées par un profil épidémiologique variable, selon le ministre de la santé. Avant 2002, les épidémies étaient dues aux méningocoques des sérogroupes A et C, l'épidémie de 2002 était due au sérogroupe W 135. Pour les épidémies de 2003 à 2007, l 'identification des germes a mis en évidence une prédominance du méningocoque A.
Selon le ministre Alain Yoda, l'épidémie de 2007 aura été la plus grande après celle de 1996. Cette épidémie, a-t-il indiqué, a duré 21 semaines, de fin janvier à mi-juin. Elle a touché 43 des 55 districts que comptait le pays à l'époque, et mis en alerte 5 autres districts. Au total, on a enregistré 25 852 cas suspects, dont 1 743 décès.
Aussi, pour faire face à une éventuelle épidémie de méningite cette année, le ministère de la santé, par anticipation, a élaboré un plan de préparation et de riposte. Les ressources nécessaires à la mise en oeuvre de ce plan, de la phase préparatoire à la phase post épidémique, ont été évaluées à 3 milliards 205 millions 003 mille 860 F CFA.
Cette prévision budgétaire a été faite sur la base de 20 000 cas suspects de méningite attendus en 2008, a prévenu le ministre.
Des missions d'investigation ont été dépêchées dans le district de Sapouy et une campagne de vaccination réactive est planifiée pour la période du 19 au 25 janvier 2008 dans ce district, en vue d'interrompre la propagation de la maladie.
Du reste, les actions futures du ministère de la Santé consisteront, entre autres, au renforcement des stocks de médicaments, réactifs et consommables pour une prise en charge précoce, adéquate et gratuite. Dans le même temps, se fera le suivi de la tendance de la maladie à tous les niveaux du système de santé afin de détecter à temps l'éclosion d'un foyer épidémique.
Les étudiants de l'UFR/SDS boycottent le concours d'internes des hôpitaux
Ouagadougou, 26 déc. (AIB) - Le concours d'internes des hôpitaux devant se dérouler le mercredi 26 décembre a été reporté à une date ultérieure, a appris l'AIB de source officielle à Ouagadougou.
La raison de ce report, selon le secrétaire général du ministère de la santé, le professeur agrégé Jean Gabriel Ouango, tient essentiellement à une question de calendrier.
« Nous avons voulu remédier aux absences répétées des professeurs titulaires à l'hôpital, parce qu'ils sont absorbés par les travaux à l'Université » a-t-il expliqué.
Sur les conditions de participation au concours, le Pr. Ouango a indiqué que les étudiants postulant doivent avoir fait six (6) années académiques complètes. « Les étudiants en venant occuper les lieux ce matin, expriment leur mécontentement au regard des candidatures non retenues. Pour eux, le dépôt des dossiers pour ce concours a été clos le 03 octobre 2007 alors que les résultats de la 1 ère session de l'année académique 2006-2007 n'étaient pas encore disponibles ; ainsi on n'aurait retenu que 22 candidats » a-t-il souligné.
Pour les étudiants, il s'agit de pratiques discriminatoires car selon eux, les secrétaires généraux des ministères de la santé et des enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique s'obstinent à démontrer que le concours d'internat est d'abord une affaire de la fonction publique et organisé surtout par le ministère de la fonction publique et celui de la santé.
Ils s'étonnent de voir que le ministère des enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique ne soit pas impliqué parce que les internes des hôpitaux proviennent des Unités de formation et de recherche /de Science de la santé (UFR/SDS).
« Nous pensons que le nombre de candidats (22 au total) retenus est largement inférieur au nombre de places mises en jeu (40).
Le concours d'internat rappelle-t-on, a été introduit à la demande des étudiants après dix ans (10) ans de revendications de la plate forme d'action revendicative (PFR) de l'Association nationale des étudiants burkinabè (ANEB).
Les députés burkinabè réclament la gratuité des ARV
Ouagadougou, 22 déc. (AIB) - « Entre 1 500 F CFA et la gratuité, il n'y a qu'un pas à franchir », a déclaré vendredi soir à Ouagadougou, Mme Cécile Béloum, député à l'Assemblée Nationale, au cours de la 7e session ordinaire du Conseil national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles (CNLS/IST). Elle a demandé au gouvernement de faire encore un effort, en rendant tout simplement gratuits, les traitements mensuels des personnes vivant avec le VIH/Sida.
Mme Béloum était un des représentants de l'Assemblée Nationale à cette session du CNLS/IST. Selon elle, le coût du traitement mensuel du VIH/Sida au Burkina Faso (qui est de 1 500 F CFA depuis le 1er décembre 2007, au lieu de 5 000 F CFA) n'est toujours pas à la portée de tous les malades.
Elle a estimé que les autorités doivent faire comme d'autres pays voisins au Burkina (Bénin, Côte d'Ivoire, Mali), en mettant gratuitement à la disposition de tous les séropositifs, les anti rétroviraux (ARV).
Mais de l'avis du ministre de la santé, Alain Bédouma Yoda, « cela n'est pas possible pour le moment, car il faut être sûr que cette gratuité va continuer dans le temps avant de la déclarer ».
« Tous nos voisins qui ont déclaré les ARV gratuits, nous disent aujourd'hui qu'ils ont des problèmes pour continuer », a lancé de son côté le président du Faso, Blaise Compaoré, qui a demandé aux députés d'être réalistes.
Au cours de la 7e session du CNLS/IST, il a été aussi question d'introduire des cours sur le Sida dans les programmes d'enseignement primaire et secondaire du Burkina Faso. Les ministres chargés de l'enseignement de base et de l'alphabétisation, Odile Bonkoungou, et des enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique, Joseph Paré, ont indiqué que cela pourra se réaliser respectivement dans un et quatre ans.
Par ailleurs, les principales communications ont porté sur la présentation du bilan de la mise en ouvre du Plan national multisectoriel (PNM) 2007 de lutte contre le VIH/Sida et les IST, et la présentation du projet de PNM pour l'année 2008.
Le chef de l'Etat béninois, qui est arrivé avec une forte délégation pour prendre part à cette rencontre, a exprimé sa solidarité aux efforts de lutte contre le Sida au Burkina Faso, en remettant une contribution personnelle de trois millions de F CFA.
7e session ordinaire du CNLS/IST
« Nos partenaires doivent s'entendre sur des procédures uniques de décaissement des fonds », dixit Blaise Compaoré
Ouagadougou, 22 déc. (AIB) - A l'issue de la septième session ordinaire du Conseil national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles (CNLS/IST), tenue le vendredi 21 décembre dernier à Ouagadougou, le président du Faso, Blaise Compaoré, et le ministre béninois de la santé, le docteur Késsilé Tchala Saré, se sont confiés à la presse.
AIB : Monsieur le président, que retenez-vous à la fin de cette session du CNLS/IST ?
Blaise Compaoré : Je retiens d'abord la présence remarquable du président Yayi Boni qui est venu à la fois nous apporter son soutien, mais partager avec nous l'expérience qu'ils sont en train de vivre au Bénin dans le combat contre le VIH/Sida. Je retiens aussi que nous avons examiné avec beaucoup de satisfaction, le Plan national multisectoriel 2007 dont l'exécution a indiqué des avancées notables dans ce combat que nous menons contre cette pandémie, notamment au niveau d'une mobilisation plus forte pour la prévention, de la prise en charge médicale des malades, du partenariat plus dynamique que nous avons avec nos amis européens et africains, et au niveau bien sûr de la recherche, même scientifique, ce qui montre bien que nous avions des acquis à consolider.
C'est dans ce sens aussi que nous avons dégagé un plan national 2008 qui va nous permettre encore de consolider ces acquis et de mobiliser davantage les hommes et les énergies pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés.
AIB : Vous avez parlé du panier commun pour le financement de la lutte contre le Sida. Qu'est-ce que vous attendez de ce panier-là ?
Blaise Compaoré : Il faut savoir que dans nos relations de partenariat avec la communauté internationale, nous avons noté les faiblesses de la mobilisation et surtout de l'absorption des fonds, qui tiennent parfois au fait que les procédures sont différentes d'un bailleur à l'autre. Ce qui fait que pour notre administration nationale qui doit travailler avec de multiples partenaires qui ont des procédures différentes pour la mobilisation et les décaissements, il y a évidemment des risques de retard à toutes les étapes, surtout lorsqu'il s'agit de le faire sur une année. Nous avons donc proposé une recommandation qui a été acceptée, à savoir que les partenaires doivent s'entendre sur des procédures uniques, ce qui va nous permettre à la fois d'aller plus vite, mais surtout d'avoir une répartition plus rationnelle qui pourrait toucher des milieux qui, pour l'instant, ne le sont pas.
"La gratuité des ARV est une volonté politique qui coûte très chère", selon le Dr. Késsilé Tchala Saré, ministre de la santé du Bénin
"Nous avons beaucoup appris en accompagnant ce matin le président Yayi Boni. Nous sommes venus nous inspirer de l'expérience burkinabè de lutte contre la pandémie du sida. Ce que nous avons appris et qui nous a beaucoup impressionné, c'est l'aspect national de la lutte contre le sida. Toute la société burkinabè a été organisée : le milieu confessionnel, estudiantin, l'armée, les transporteurs, tous ceux-ci dans un cadre bien défini, c'est époustouflant ! Ensuite, l'autre message, c'est l'implication personnelle du chef de l'Etat, depuis près de sept ans. Au moment où cette maladie était une honte, qu'on cachait son diagnostic, il a été le premier soutien de celui qui était dans la détresse, l'abandon et l'oubli. Spirituellement, c'est fort.
Cette implication a donné des résultats et les résultats statistiques sont également éloquents. C'est un des taux de séroprévalence les plus bas de la sous-région, et ce maillage comme une sorte de toile d'araignée qui couvre le pays est également une forme de mobilisation du peuple. Et au-delà du sida, il accompagne le développement. Donc, c'est l'art de transformer une calamité en facteur de développement".
AIB : Pensez-vous que cela vous sera vraiment utile au Bénin ?
Dr. Késsilé Tchala Saré : Non seulement cela sera utile, mais nous pensons qu'il faudra une politique concertée avec les autres pays de la sous-région, car aujourd'hui, l'Afrique de l'Ouest est quasiment une. Le transporteur qui quitte le Burkina passe par le Bénin, le Togo, la Côte d'Ivoire. Nous sommes un même peuple et ce qui marche bien quelque part doit être appliqué ailleurs. C'est pour cela que nous sommes ici en bon élève.
AIB : Pouvez-vous nous parler de l'expérience béninoise en ce qui concerne la gratuité des anti rétroviraux (ARV) ?
Dr. Késsilé Tchala Saré : Globalement en Afrique, il n'y a qu'un tiers des malades qui ont le traitement. Donc, il demeure quand même 70% de malades sans traitement. Dans mon pays, toute une stratégie a été mise en place pour la distribution gratuite des ARV, mais c'est une volonté politique qui coûte très chère.
AIB : Est-ce que dans la pratique, cette gratuité est effective ?
Dr. Késsilé Tchala Saré : Nous couvrons simplement 53% des besoins des malades. Alors que la moyenne africaine s'établit entre 27 et 32%. Nous espérons faire un peu plus. Il ne faut pas voir la gratuité en tant que gratuité, il faut voir surtout l'efficacité. Et cela, pour pouvoir en tirer des conclusions, c'est dans le long terme.
Blaise Compaoré et Yayi Boni président la 7e session ordinaire du Conseil national de lutte contre le Sida au Burkina Faso
Ouagadougou, 21 déc. (AIB) - Le président du Faso, Blaise Compaoré, et son homologue béninois, Thomas Yayi Boni, ont présidé vendredi à Ouagadougou, la septième session ordinaire du Conseil national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles (CNLS/IST), a constaté l'AIB sur place.
Selon le secrétaire permanent du CNLS/IST, le colonel Joseph André Tiendrébéogo, l'objectif de cette rencontre est d'approuver le bilan général de la mise en ouvre du Plan national multisectoriel (PNM) 2007 de lutte contre le VIH/Sida et les IST au Burkina Faso, et d'adopter celui de l'année 2008.
Ainsi, les 132 membres présents du Conseil vont examiner et approuver les rapports d'exécution des différents secteurs de mise en ouvre du PNM 2007 et analyser les stratégies et mesures novatrices relatives à l'amélioration des interventions en 2008.
Le chef de l'Etat burkinabè, Blaise Compaoré, a rendu hommage au président du Bénin, Yayi Boni, qui a fait le déplacement de Ouagadougou avec une forte délégation, pour soutenir le pays des hommes intègres dans la lutte contre « le mal du siècle ».
M. Compaoré s'est aussi réjoui de la baisse du taux de séroprévalence au Burkina Faso, qui s'établit pour cette année à 2% contre 7,7% en 1997.
Il a enfin annoncé que le coût du traitement mensuel du VIH/Sida a été « considérablement réduit » depuis le 1er décembre 2007, passant de cinq mille francs CFA à mille cinq cent francs CFA.
Le représentant des partenaires techniques et financiers (PTF), M. Babacar Cissé a salué pour sa part, la décision du Burkina de rendre compte chaque année de la mise en ouvre de son programme de lutte contre le Sida et les IST.
Il a réaffirmé la disponibilité des PTF à accompagner « ce pays modèle en Afrique, dans la lutte contre le sida », dans la mise en ouvre des recommandations qui seront issues de la 7e session du Conseil.
Le Conseil national de lutte contre le sida et les IST (CNLS/IST) est l'organe central de lutte contre le Sida au Burkina Faso. Rattaché à la présidence du Faso, il veille à la mise en ouvre du Cadre stratégique et est techniquement appuyé par son secrétariat permanent.
Par ailleurs, cette instance qui est présidée par le chef de l'Etat, est composée de représentants d'institutions, de départements ministériels, de la société civile, du secteur privé et des partenaires au développement bilatéraux et multilatéraux.
Le CNLS/IST compte 146 membres, et l'une de ses missions essentielles est d'approuver le plan national multisectoriel (PNM) et les procédures de gestion.
Atelier régional sur la passation des marchés des médicaments et d'équipement pour la prévention et le traitement du paludisme
Ouagadougou, 12 déc. (AIB) - Il se tient du 12 au 15 décembre 2007 à Ouagadougou, un atelier régional sur la passation des marchés de médicaments et d'équipements pour la prévention et traitement du paludisme. Cet atelier, organisé avec l'appui de la Banque mondiale, regroupe une soixantaine de participants, venus pour le compte de cette institution et de sept pays francophones (Bénin - Burkina - Côte d'Ivoire, Malin, Niger, RDC et Sénégal).
De fréquentes erreurs ainsi qu'une incompréhension du processus de passation des marchés affectent substantiellement les prix payés pour les médicaments, la qualité des produites et la durée du processus de passation des marchés, et par conséquent la mise en ouvre des programmes, indique un rapport parvenu à la direction de l'AIB.
L'atelier sur la lutte contre le paludisme de Ouagadougou, entend « renforcer un programme sur la maladie, devenue dans la sous région une pandémie ». Le but de ce programme est d'abord, d'aider les participants à l'atelier national de Ouagadougou à informer suffisamment les populations de leurs pays respectifs et leurs autorités à mieux comprendre le « Malaria Booster program » (programme renforcé de lutte contre le paludisme).
Le programme renforcé de lutte contre le paludisme de la Banque mondiale représente un engagement, dont la stratégie globale vise à accroître de façon significative, la disponibilité des ressources en faveur des pays les plus touchés par le paludisme. Il a une portée globale consistant initialement en un effort intensif dans une première phase de 2005 à 2008.
Le niveau de financement prévu pour cette phase est de 500 millions de dollar US mobilisés auprès de la Banque mondiale dans le cadre des enveloppes - pays existantes au titre de l'IDA, de même qu'auprès des partenaires. Le « Malaria Booster program », fait partie du partenariat pour faire reculer le paludisme dont les autres membres sont le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme (FMSTP), l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Fondation Bill et Melinda Gates.
Vers la libre circulation des pharmaciens et des chirurgiens-dentistes dans l'espace UEMOA
Ouagadougou, 05 déc. (AIB) - Les ministres chargés de la santé de l'Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA) sont réunis ce mercredi à Ouagadougou, dans le but d'adopter deux projets relatifs à la libre circulation et à l'établissement des pharmaciens et des chirurgiens-dentistes dans les huit pays membres de l'Union.
Selon le commissaire chargé du département du développement social et culturel de l'UEMOA, M. Rui Duarte Barros, l'adoption de ces deux projets de texte permettra d'élargir le champ de liberté d'exercice des professions libérales de la santé dans l'espace communautaire.
A l'issue de leur entrée en vigueur, a-t-il précisé, il est prévu que le suivi de la mise en ouvre soit assuré avec la pleine participation des collèges des présidents des ordres des dites professions.
Pour le ministre burkinabè de la santé, M. Alain Bédouma Yoda, les textes sur les pharmaciens et les chirurgiens-dentistes permettront de faire de ces professions, un gage de qualité, en même temps qu'ils constituent un pas important dans la réalisation de l'intégration régionale.
Par ailleurs l'ordre du jour de la 5e réunion des ministres de la santé de l'UEMOA prévoit deux points d'information qui ont un impact dans le domaine de la santé.
Il s'agit du projet intitulé « Faire tâche d'huile en Afrique de l'Ouest », qui vise l'enrichissement en vitamine A, de toutes les huiles alimentaires raffinées produites ou commercialisées dans l'espace UEMOA, en vue de lutter contre la carence en vitamine A et ainsi réduire la mortalité des enfants de moins de cinq ans.
Le second dossier lui, concerne le projet « Réseau de Centres spécialisés médico-chirurgicaux de haut niveau », qui traite de la mise en place de centres d'excellence capables d'assurer la prise en charge, dans l'espace communautaire, de pathologies nécessitant des soins spécialisés, et de réduire les évacuations sanitaires hors de l'espace UEMOA.
Des essais cliniques Nord-Sud pour lutter contre les maladies liées à la pauvreté
Ouagadougou, 22 oct. (AIB) - Environ 200 chercheurs et décideurs politiques venus d'Europe et d'Afrique tiennent du 22 au 24 octobre à Ouagadougou, un forum international sur les essais cliniques en vue de trouver des solutions aux maladies liées à la pauvreté telles que le paludisme, le VIH/Sida et la tuberculose.
Placé sous le thème « Tisser des liens pour une santé meilleure », ce forum a été initié par l'organisation « European and Developing countries Clinical Triales Partnership » (EDCTP) pour partager les expériences dans le domaine de la recherche.
L'EDCTP, note-t-on, est un forum annuel qui se tient de manière alternée en Europe et en Afrique dans un pays où l'engagement dans le domaine de la recherche est reconnu sur le plan international.
Après Stockholm (Suède) en 2006, Ouagadougou accueille le 4 e forum de l'EDCTP, un partenariat entre pays du Nord et pays en développement pour les essais cliniques sur les maladies liées au paludisme, à la tuberculose et au VIH/Sida
Il s'agira pour les participants de faire le point des progrès réalisés à travers les objectifs du partenariat, de renforcer la collaboration entre les centres africains entre eux, entre les centres européens entre eux et enfin entre les centres africains et européens de recherche pour mettre au point des médicaments et des vaccins accessibles aux populations.
Dans son mot d'ouverture, le ministre burkinabé de l'Action sociale et de la Solidarité nationale, Mme Pascaline Tamini a salué la mission du partenariat EDCTP qui contribue en même temps à l'atteinte des objectifs développement du millénaire.
Mme Tamini a indiqué qu'il est plus qu'impérieux de trouver des moyens thérapeutiques curatifs et préventifs accessibles aux populations pour contrôler l'expansion de ces trois fléaux qui coûtent beaucoup à l'Afrique.
Selon les statistiques de l'OMS, les répercussions économiques du paludisme sont énormes et font perdre chaque année, environ 12 milliards de dollars US de produit intérieur brut (PIB) à l'Afrique.
« C'est comme un cercle vicieux, ces maladies amènent le continent à épuiser ces ressources économiques et la pauvreté rend leur éradication difficile », a fait remarquer Mme Tamini, précisant que c'est ainsi que ce partenariat Europe-Afrique sur les essais cliniques tire son plein sens.
Le directeur exécutif de l'EDCTP, le Pr. Charles Mgoné a souligné que son organisation s'est donnée pour ambition d'accélérer la mise au point de nouvelles stratégies en vue de réduire la pauvreté.
Dans cette optique, son organisation a adopté comme stratégie de soutenir les comités d'éthique, rencontrer les acteurs et échanger sur les réalités afin de renforcer les capacités à la base.
Le Haut représentant d'EDCTP, le Dr. Pascal Mocoumbi a, quant à lui, indiqué que pour atteindre les objectifs finaux, le partenariat doit ouvrer à ce que les engagements deviennent des faits (la réalité).
Outre le renforcement des capacités nationales afin de bien faire fonctionner les centres de santé locaux, l'EDCTP soutient également les capacités de développement en Afrique et les recherches cliniques.
'EDCTP travaille avec des partenaires africains comme l'Union africaine, le NEPAD pour renforcer les capacités des systèmes de santé dans le continent et est présent dans 17 pays africains, soutenu par 64 investisseurs.
Vers la libre circulation des pharmaciens et des chirurgiens-dentistes dans l'espace UEMOA
Ouagadougou, 05 déc. (AIB) - Les ministres chargés de la santé de l'Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA) sont réunis ce mercredi à Ouagadougou, dans le but d'adopter deux projets relatifs à la libre circulation et à l'établissement des pharmaciens et des chirurgiens-dentistes dans les huit pays membres de l'Union.
Selon le commissaire chargé du département du développement social et culturel de l'UEMOA, M. Rui Duarte Barros, l'adoption de ces deux projets de texte permettra d'élargir le champ de liberté d'exercice des professions libérales de la santé dans l'espace communautaire.
A l'issue de leur entrée en vigueur, a-t-il précisé, il est prévu que le suivi de la mise en ouvre soit assuré avec la pleine participation des collèges des présidents des ordres des dites professions.
Pour le ministre burkinabè de la santé, M. Alain Bédouma Yoda, les textes sur les pharmaciens et les chirurgiens-dentistes permettront de faire de ces professions, un gage de qualité, en même temps qu'ils constituent un pas important dans la réalisation de l'intégration régionale.
Par ailleurs l'ordre du jour de la 5e réunion des ministres de la santé de l'UEMOA prévoit deux points d'information qui ont un impact dans le domaine de la santé.
Il s'agit du projet intitulé « Faire tâche d'huile en Afrique de l'Ouest », qui vise l'enrichissement en vitamine A, de toutes les huiles alimentaires raffinées produites ou commercialisées dans l'espace UEMOA, en vue de lutter contre la carence en vitamine A et ainsi réduire la mortalité des enfants de moins de cinq ans.
Le second dossier lui, concerne le projet « Réseau de Centres spécialisés médico-chirurgicaux de haut niveau », qui traite de la mise en place de centres d'excellence capables d'assurer la prise en charge, dans l'espace communautaire, de pathologies nécessitant des soins spécialisés, et de réduire les évacuations sanitaires hors de l'espace UEMOA.
Des essais cliniques Nord-Sud pour lutter contre les maladies liées à la pauvreté
Ouagadougou, 22 oct. (AIB) - Environ 200 chercheurs et décideurs politiques venus d'Europe et d'Afrique tiennent du 22 au 24 octobre à Ouagadougou, un forum international sur les essais cliniques en vue de trouver des solutions aux maladies liées à la pauvreté telles que le paludisme, le VIH/Sida et la tuberculose.
Placé sous le thème « Tisser des liens pour une santé meilleure », ce forum a été initié par l'organisation « European and Developing countries Clinical Triales Partnership » (EDCTP) pour partager les expériences dans le domaine de la recherche.
L'EDCTP, note-t-on, est un forum annuel qui se tient de manière alternée en Europe et en Afrique dans un pays où l'engagement dans le domaine de la recherche est reconnu sur le plan international.
Après Stockholm (Suède) en 2006, Ouagadougou accueille le 4 e forum de l'EDCTP, un partenariat entre pays du Nord et pays en développement pour les essais cliniques sur les maladies liées au paludisme, à la tuberculose et au VIH/Sida
Il s'agira pour les participants de faire le point des progrès réalisés à travers les objectifs du partenariat, de renforcer la collaboration entre les centres africains entre eux, entre les centres européens entre eux et enfin entre les centres africains et européens de recherche pour mettre au point des médicaments et des vaccins accessibles aux populations.
Dans son mot d'ouverture, le ministre burkinabé de l'Action sociale et de la Solidarité nationale, Mme Pascaline Tamini a salué la mission du partenariat EDCTP qui contribue en même temps à l'atteinte des objectifs développement du millénaire.
Mme Tamini a indiqué qu'il est plus qu'impérieux de trouver des moyens thérapeutiques curatifs et préventifs accessibles aux populations pour contrôler l'expansion de ces trois fléaux qui coûtent beaucoup à l'Afrique.
Selon les statistiques de l'OMS, les répercussions économiques du paludisme sont énormes et font perdre chaque année, environ 12 milliards de dollars US de produit intérieur brut (PIB) à l'Afrique.
« C'est comme un cercle vicieux, ces maladies amènent le continent à épuiser ces ressources économiques et la pauvreté rend leur éradication difficile », a fait remarquer Mme Tamini, précisant que c'est ainsi que ce partenariat Europe-Afrique sur les essais cliniques tire son plein sens.
Le directeur exécutif de l'EDCTP, le Pr. Charles Mgoné a souligné que son organisation s'est donnée pour ambition d'accélérer la mise au point de nouvelles stratégies en vue de réduire la pauvreté.
Dans cette optique, son organisation a adopté comme stratégie de soutenir les comités d'éthique, rencontrer les acteurs et échanger sur les réalités afin de renforcer les capacités à la base.
Le Haut représentant d'EDCTP, le Dr. Pascal Mocoumbi a, quant à lui, indiqué que pour atteindre les objectifs finaux, le partenariat doit ouvrer à ce que les engagements deviennent des faits (la réalité).
Outre le renforcement des capacités nationales afin de bien faire fonctionner les centres de santé locaux, l'EDCTP soutient également les capacités de développement en Afrique et les recherches cliniques.
'EDCTP travaille avec des partenaires africains comme l'Union africaine, le NEPAD pour renforcer les capacités des systèmes de santé dans le continent et est présent dans 17 pays africains, soutenu par 64 investisseurs.
L'OTAF veut impliquer les ONG dans la lutte contre le tabagisme
Ouagadougou, 19 oct. (AIB) - L'Observatoire du tabac en Afrique francophone (OTAF) a rencontré les médias, le 18 octobre à Ouagadougou, en vue de les informer des activités futures de cette organisation dans la lutte contre le tabagisme.
Ainsi, l'OTAF organise du 22 au 24 octobre à Ouagadougou, un séminaire pour mobiliser les ONG et les partenaires au développement de l'Afrique francophone, sur la mise en ouvre de la convention cadre de l'OMS (Organisation mondiale de la Santé ) pour la lutte anti-tabac.
En face des journalistes, le Dr Inoussa Saouma, secrétaire permanent de l'OTAF et M. Sidi Ould Mohamed, président de l'Afrique contre le tabac (ACONTA) ont d'abord fait un exposé sur les méfaits du tabac et de la nécessité à trouver des solutions efficaces pour lutter contre le tabagisme.
Le constat qui se dégage est que la lutte anti tabac est marginalisée par les ONG. A lors que le tabagisme est la première cause de mortalité évitable. Le tabac a tué selon l'OMS, 4,9 millions en 2004 de personnes et en tuera 10 millions d'ici 2010. Et le docteur Saouma d'indiquer que « le tabac tue plus que le Sida ».
Le séminaire qui sera organisé à Ouagadougou se veut être un tremplin pour mobiliser tous les acteurs qui interviennent en Afrique dans le cadre du développement et de la lutte contre la pauvreté afin qu'ils s'intéressent à cette préoccupation importante qu'est le tabagisme.
Ce séminaire qui sera présidé par le ministre de la Santé , Alain Bedouma Yoda va être une occasion pour sensibiliser la population et les gouvernants sur les activités de l'industrie du tabac.
Des études seront également menées afin de renforcer les capacités de la société civile en vue d'une meilleure implication de cette dernière dans la lutte contre le tabagisme. Si le tabagisme constitue aujourd'hui un problème majeur de santé, c'est parce que selon es conférenciers, tout le monde ne joue pas son rôle comme il le faut ». Les autorités ne peuvent s'attaquer au tabagisme que sous la pression de la société civile.
Les médias sont invités à informer les populations sur les dangers du tabac et inciter les pouvoirs publics à prendre des mesures drastiques contre ce fléau.
« En signant la convention cadre de l'OMS pour la lutte anti tabac, chaque pays s'engageait à interdire la publicité sur le tabac, à l'application des consignes sur les paquets de cigarettes et à interdire de fumer dans les lieux publics », ont expliqué les responsables de l'OTRAF, déplorant qu'au constat, il n'en est rien, car dans la plupart des villes, la cigarette est omniprésente.
Les lois contre le tabac existent, mais elles demeurent inefficaces, c'est pourquoi, selon le conférencier, il faut travailler à élaborer des lois claires pour mieux lutter contre le tabac.
Il faut savoir que la fumée du tabac contient plus de 4 000 substances dont plus de 50 sont cancérigènes et un fumeur sur deux de 20 cigarettes meurt par jour.
En rappel, l'OTAF principal réseau de lutte contre le tabac en Afrique francophone a été créée le 3 décembre 2001 à Bamako (Mali). Son siège est à Niamey (Niger).
A la date d'aujourd'hui, environ 150 Etats ont ratifié la CCLAT. Le Burkina a ratifié la convention le 31 juillet 2006. « Le combat est encore de taille, car il y a même des ministres des pays qui ont ratifié la convention qui ignorent son existence », a indiqué le Dr Saouma.
Grippe aviaire au Burkina Faso
« Sous contrôle, mais. »
Ouagadougou, 11 oct. (AIB) - Le ministre des ressources animales, Sékou Bâ, a invité le jeudi 11 octobre 2007, les populations à rester vigilants face à la grippe aviaire, précisant que l'épizootie était sous contrôle.
S'exprimant au cours d'une rencontre avec les partenaires techniques et financiers (PTF) qui ont soutenu le Burkina Faso dans la lutte contre la grippe aviaire, Sékou Bâ a révélé qu'aucun cas de grippe humaine n'a été détecté au pays des hommes intègres.
« Ce calme apparent ne doit pas émousser notre vigilance, car le virus est toujours présent dans notre sous-région », a-t-il cependant prévenu.
Faire le bilan à mi-parcours d'une année de combat mené contre la grippe aviaire au Burkina Faso, était l'objectif de la rencontre entre le ministre des ressources animales et les PTF.
De l'exposé fait par le docteur Marcel Nagalo sur la situation de la l'influenza aviaire dans notre pays, on retient que c'est le 3 avril 2006 que le premier foyer infecté par le virus H5N1 a été notifié, après que le Plan national de riposte contre ce fléau ait été mis en place le 15 février de la même année. Plusieurs pays (Taiwan et Danemark) et organismes internationaux (Banque africaine de développement, Banque mondiale, Unicef, Organisation mondiale de la santé.) ont apporté leur soutien à l'Etat burkinabé dans la lutte contre cette maladie.
Plus d'un milliard quatre cent millions de F CFA ont ainsi été mobilisés pour faire face à la grippe aviaire. Cette somme a servi à financer entre autres les achats de matériel (véhicules, produits de désinfection.), la formation d'agents d'élevage et de journalistes, l'indemnisation de personnes dont la volaille a été abattue.
On a par exemple appris que le volet « Communication et publicité » a coûté à lui seul, plus de 147 millions de F CFA, tandis que l'indemnisation des 1492 personnes dont la volaille a été abattue n'a englouti qu'une vingtaine de millions de F CFA.
De l'avis du docteur Nagalo, beaucoup de difficultés ont été également rencontrées dans la lutte contre la grippe aviaire au Burkina Faso. Il s'agit entre autres, de l'insuffisance dans la formation des agents, de l'insuffisance de moyens de déplacement, de moyens financiers, de personnel et de la faible capacité de diagnostic du Laboratoire national de santé publique (LNSP).
Découverte depuis 1878, la grippe aviaire a fait à ce jour, environ 200 morts dans 58 pays du monde. Les pays les plus touchés sont l'Indonésie (85 morts), le Vietnam (46 morts), la Chine (16 morts). En Afrique, l'épizootie a fait des victimes en Egypte (15 morts) et au Nigeria (1 mort).
Les pays de la ceinture méningitique préparent la réponse à l'épidémie
Ouagadougou, 9 oct. (AIB) - Un atelier inter pays de revue et planification sur la surveillance renforcée et la riposte aux épidémies de méningite en Afrique, s'est ouvert mardi à Ouagadougou, en vue de faire face à une éventuelle épidémie majeure de méningite en 2007.
L'objectif de la réunion de Ouagadougou est de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité dues aux épidémies de méningite.
Les participants feront le bilan de la mise en ouvre de la surveillance renforcée de la méningite et de la réponse aux épidémies pendant la saison 2006-2007.
Ils développeront également des plans de préparation et réponses aux épidémies de méningite dans chaque pays pour la saison épidémique à venir.
Cette rencontre, de l'avis du représentant de l'OMS Burkina, Amidou Baba Moussa doit être considérée comme une veillée d'armes à l'annonce de la période critique de l'harmattan.
Cet atelier, soulignent les spécialistes, se tient au moment où on s'attend à une éventuelle épidémie majeure compte tenu des caractères cycliques des épidémies de méningite.
Le directeur de contrôle des maladies transmissibles au Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique, le Dr Déo Ounchimirimana a avoué avoir peur qu'il y ait une épidémie majeure à cette saison épidémique.
En 1997, rappelle-t-on, l'épidémie de méningite avait recensé 200.000 cas et fait plus de 20.000 décès, selon les statistiques de l'OMS.
Rappelant qu'en 1996-1997 il y a eu une grande flambée épidémique, M. Ounchirimana a soutenu que le cycle épidémique varie de 10 à 12 ans et les données épidémiologiques recensées aujourd'hui, montrent qu'il y a des risques d'avoir une grande flambée épidémique à partir de cette saison épidémique.
Cette réunion qui regroupe une cinquantaine de spécialistes en santé des pays situés dans la ceinture méningitique, est co-organisée par le ministère burkinabé de la Santé et l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Une analyse rétrospective de cas de données de la dernière décennie (1996-2006) a permis d'établir une carte de risque épidémique du Burkina Faso où 15 districts sanitaires sont retenus comme étant à haut risque d'épidémie de méningite en 2007 avec une population cible de 2,6 millions d'habitants et un besoin de 3,1 million de doses de vaccins.
Selon les statistiques du ministère burkinabé de la santé, au total, plus de 20.000 cas de méningite ont été recensés en 2007 avec environ 2000 décès.
L'art de guérir par les plantes mobilise le comité scientifique international à Ouagadougou
Ouagadougou, 8 oct. (AIB) - Il s'est ouvert le lundi 8 octobre 2007, le premier Congrès international de phytothérapie de Ouagadougou (CIPO).Organisé par le ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, en partenariat avec le ministère de la Santé avec l'appui de la coopération taïwanaise, cette rencontre va discuter de la problématique des plantes médicinales en thérapeutique moderne.
Le congrès scientifique réunit des chercheurs venus de la République de Chine, de la France , de la Belgique , du Mali, du Sénégal, de la Suisse , du Bénin, du Sénégal, du Togo, de la Côte d'Ivoire, du Niger, du Canada et du Burkina Faso. Il vise à renforcer les connaissances des participants sur l'utilisation des substances naturelles en thérapeutique moderne, notamment pour le traitement des maladies prioritaires ou des maladies négligées.
Il constitue également un cadre de recherche sur l'implication des plantes médicinales dans la prise en charge de la drépanocytose, du diabète et de l'hypertension artérielle.
La présidente du Comité national d'organisation du congrès, le professeur Odile Nacoulma, a déclaré que cette rencontre est un partage d'expérience entre les praticiens de la médecine traditionnelle.
Le ministère burkinabè de la Santé , co-organisateur de cette rencontre scientifique se dit prêt à lutter pour l'intégration de la médecine traditionnelle dans le système de santé.
Le ministre d'Etat, ministre de la Santé , Alain Bedouma Yoda qui a présidé la cérémonie d'ouverture a confié aux hommes de médias que la médecine traditionnelle va occuper une place importante dans le nouveau centre hospitalier universitaire en construction à Ouagadougou. « Il va y avoir un département de médecine traditionnelle et les futurs patients de cet hôpital pourront faire leur choix entre la médecine moderne et celle traditionnelle pour se faire soigner », a-t-il expliqué.
L'Afrique regorge de plus de 5 000 espèces végétales et les chercheurs n'attendent que la volonté politique des dirigeants pour pouvoir se mettre à la tâche. La célébration du 31 août, journée de la médecine traditionnelle participe déjà à cette volonté politique.
Mais pour les chercheurs, il faut plus. Par exemple, l'institutionnalisation du CIPO, car selon le président du Comité scientifique international, le professeur Mamadou Koumaré, « les chercheurs africains sont prêts pour une révolution de la médecine traditionnelle africaine ».
Le congrès qui va prendre fin le 11 octobre prochain va avoir à son ordre du jour, des conférences-débats, des expositions de produits et des rencontres spécifiques.
Un médicament salvateur contre le SIDA destiné à l'Afrique obtient l'autorisation finale
Ouagadougou, 28 sept. (AIB/OMS) - Le commissaire fédéral aux brevets du Canada a émis vendredi une licence obligatoire pour l'ApoTriavir, un médicament de lutte contre le VIH/SIDA, dans le cadre du programme du Régime canadien d'accès aux médicaments (RCAM), permettant ainsi à Apotex de procéder à la fabrication du produit.
Ce médicament, une thérapie à triple combinaison pour le SIDA, a été le premier produit approuvé par Santé Canada selon les dispositions du RCAM. L'ApoTriavir a été approuvé par Santé Canada en août 2006 et fait l'objet d'une présélection auprès de l'Organisation Mondiale de la Santé.
Le RCAM a été conçu dans le but de prêter main forte aux pays en voie de développement qui possèdent peu ou pas de capacité de fabrication de produits pharmaceutiques, dans leur lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose, la malaria et d'autres maladies. Le Rwanda a été le premier pays africain à déposer une demande pour l'ApoTriavir dans le cadre du processus en place, et la licence nous ouvre aujourd'hui la voie pour fournir des médicaments de qualité à un prix abordable au gouvernement rwandais.
Le délai requis entre l'approbation de Santé Canada et l'émission de la licence obligatoire met en lumière les problèmes du processus dans sa forme actuelle. Il s'avère d'une complexité inappropriée et ne représente pas adéquatement les intérêts de ceux et celles qui doivent être traités. À l'heure actuelle, le processus est volontaire et contrôlé par les sociétés pharmaceutiques multinationales qui détiennent les brevets de médicaments tels que l'Apo-Triavir. Dans ce cas, Glaxo Smith Kline (GSK), Shire et Boehringer Ingelheim constituaient les trois détenteurs du brevet, et chacun a posé plusieurs conditions à l'émission d'une licence volontaire. GSK et SHIRE ne se sont finalement pas opposés à l'application, mais ils ont choisi de ne pas accorder une licence volontaire, exigeant qu'Apotex endosse les complexités du RCAM. Boehringer Ingelheim n'était pas prêt non plus à accorder une licence sans conditions. Ce processus d'obtention de licence pour la production d'un produit doit être relancé chaque fois qu'un nouveau pays dépose une requête. Il n'existe aucune assurance que les détenteurs du brevet ne tenteront pas une fois de plus de retarder le processus et l'approvisionnement de ces médicaments vitaux aux pays en développement dans le futur.
« Nous agissons ici dans un but non lucratif et espérons que ce médicament salvateur atteindra les milliers de patients qui meurent chaque mois en Afrique; le gouvernement fédéral du Canada doit modifier le processus pour assurer que des médicaments abordables et de qualité arrivent entre les mains de ceux n'y ont pas accès », a expliqué Jack Kay, président et directeur de l'exploitation d'Apotex.
Apotex est la plus importante société pharmaceutique du Canada avec plus de 300 médicaments exportés dans 115 pays, et ses frais de recherche et de développement prévus pour les dix prochaines années sont de 2 milliards de
dollars canadiens.
Le CICR lance son 2e concours régional
Ouagadougou, 27 août (AIB) - Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a lancé lundi à Ouagadougou, son 2 e concours régional, a-t-on constaté sur place.
Ce concours de plaidoirie en droit international humanitaire (DIH) a-t-on indiqué, s'inscrit dans le cadre de la sensibilisation et de la formation afin de favoriser une prise de conscience par la société toute entière, des grands principes et règles applicables en période de conflit armé.
Le concours portera sur des études de cas impliquant des problèmes de droit international général, de diplomatie et de DIH, a indiqué M. Jean-Jacques Tshamala, délégué régional du CICR. «Les participants devront jouer le rôle d'acteurs d'une crise humanitaire évolutive dans une situation fictive déterminée face à un jury», a-t-il précisé.
Il regroupe des étudiant provenant de huit pays africains. Il s'agit du Mali, du Sénégal, du Togo, de la Guinée, du Bénin, du Congo, du Niger et du Burkina Faso.
Pour Evariste Kaboré, en année de DEA de droit public fondamental à l'Université de Ouagadougou, ce concours est une opportunité pour approfondir les connaissances acquises en faculté sur le DIH, car pour les uns et les autres, la guerre est un état de non droit. Cette opinion est partagée par Marie-Julie Djindjéré, étudiante à l'université Cheick Anta Diop du Sénégal. Selon elle, cette initiative « permettra d'approfondir leurs connaissances en droit humanitaire, si possible de participer à la formation d'autres personnes et de s'engager dans la voie de la protection des civils et d'autres personnes vulnérables lors d'un conflit ».
Le 2 e concours régional de plaidoirie en droit international humanitaire comprend à la fois des séances de formation et des séances de plaidoirie. Il prendra fin vendredi prochain par la phase finale de la plaidoirie au tribunal militaire de Ouagadougou.
Première réunion du Comité vétérinaire de l'UEMOA
Ouagadougou, 27 août (AIB) - La première réunion du comité vétérinaire de l'Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA) a ouvert ses travaux le 27 août 2007 au siège de l'institution sous régionale à Ouagadougou. Les experts des 8 pays membres de l'UEMOA, spécialistes en santé animale, devront durant 3 jours, plancher sur un ordre du jour qui comporte trois points.
L'objectif visé par la première réunion du comité vétérinaire de l'UEMOA est avant tout de pallier « l'absence dans l'environnement institutionnel de l'union d'une structure communautaire de concertation et de proposition sur les questions d'intérêt relevant de la santé animale, de la santé publique vétérinaire et de façon générale, de l'élevage. »
Pour atteindre cet objectif, les experts vétérinaires de l'UEMOA, devront passer au peigne fin, le règlement intérieur du comité ; échanger sur les programmes de mise en ouvre de la législation pharmaceutique vétérinaire, relatif à la sécurité sanitaire des végétaux, des animaux et des aliments et enfin, échanger sur l'évaluation des services vétérinaires par l'outil « performances, vision et stratégie » (PVS).
Selon les organisateurs de la première réunion du comité vétérinaire de l'UEMOA, le résultat attendu est de garantir à terme, un niveau de « protection optimal de la santé et du bien-être des personnes et des animaux ».
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