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29 Juillet 2010
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Infos Régions >> Région du Plateau Central  


Journée de la Jeunesse du Kourwéogo
Le ministre Justin Koutaba expose les opportunités d’emploi à la jeunesse
  
Boussé, (AIB)-A la faveur de la journée de la jeunesse du Kourwéogo, tenue le samedi 5 juin 2010 à Boussé, le ministre de la Jeunesse et de l'Emploi, Justin Koutaba a animé une conférence portant sur le thème: « employabilité des jeunes au Kourwéogo ».Une occasion qui a permis à Justin Koutaba de revisiter les différentes opportunités offertes par son département à la jeunesse et de leur prodiguer des conseils judicieux.

Pour un premier face à face avec leur ministre de tutelle, les jeunes  du Kourwéogo, n'ont pas marchandé leur participation à la conférence à la maison des jeunes de Boussé, qui, pour l'occasion était plein comme un œuf. Ils sont venus des 5 communes du Kourwéogo et même des environs pour cette conférence portant sur l'employabilité de la jeunesse. Dans son exposé de la situation de l'emploi de la jeunesse au Kourwéogo, le représentant de la jeunesse, Seydou Ilboudo, a  peint une situation peu reluisante de l'emploi des jeunes au Kourwéogo. Un secteur privé très peu développé, un faible niveau de formation et un secteur informel à la recherche de ses marques, sont autant de facteurs handicapants pour la jeunesse. Et, avec pour conséquence, l’exode des jeunes vers les centres urbains et des pays voisins. Avant de rentrer dans le vif du sujet, le ministre Koutaba, par ailleurs parrain de la journée de la jeunesse a situé la justesse de ces échanges initiés par le ministre de la sécurité, Emile Ouedraogo. Dans un langage aisé comme à son habitude et devant un auditoire attentif, le capitaine des jeunes comme l'appelle, a fait la situation des actions menées en faveur des jeunes dans la région du Plateau Central en général et au Kourwéogo en particulier.

Pour Justin Koutaba, le gouvernement burkinabé a pris la question de la jeunesse pour en faire une priorité absolue depuis 2006. « 65 à 77% de la population a entre 15 et 35 ans .Comme la question de la jeunesse est  un problème crucial, c’est pourquoi le  président BlaiseCompaoré a souhaité qu'un ministère leur soit dédié pour s'occuper spécifiquement de leur préoccupations » a soutenu Justin Koutaba. Aux jeunes du Kourwéogo, le ministre de la jeunesse a égrainé les différentes  mesures concrètes posées au profit des jeunes depuis quelques années par les autorités de notre pays. Une politique sensée permettre aux jeunes d'avoir accès aux financements de leurs projets, aux formations pour se faire de la place dans la société et dans le milieu du travail. Il s'agit principalement du fond d'appui à la promotion de l'emploi (FAPE), du fond d'appui au secteur informel (FASI), du FAFPA, FAIJ et bien d'autres opportunités de formation en entrepreneuriat. « Le gouvernement a consenti cette année plus  de 35 milliards pour les jeunes .la formation en métier divers seront une réalité dans les régions  du Burkina Faso. il y a aussi les guichets uniques qui sont là pour vous .nous verrons comment les rapprocher encore d'avantage dans les chefs lieu de provinces dans les années à venir » a fait comprendre Justin Koutaba aux jeunes.
M/C


Brèves du Ganzourgou
Lutte contre le sida : des agents de collectes des données outillés

Dans les actions de lutte contre le VIH/SIDA dans notre pays, différentes structures ont été créées avec pour objectif de maintenir la dynamique du combat. Au niveau provincial, ces structures qui jouent un rôle capital assurent la coordination et la collecte des différentes données. Seul constat à leur niveau, les difficultés liées au remplissage des tâches qui leur sont dévolues. Ainsi, la collecte périodique des données sur le terrain, l’élaboration des plans d’action et celle des microprojets étaient encore pour bon nombre de ces agents de collectes de données (ACD) des problèmes à résoudre. C’est donc au regard de cette réalité qu’une formation de trois jours a été initiée en leur faveur. Plus d’une vingtaine d’ACD issues du comité provincial de lutte contre le Sida et les IST et des cellules relais, les ACD des structures communautaire ont bénéficié de cette formation avec des professionnels de l’unité centrale de planification et de suivi évaluation du Secrétariat permanent du conseil national de lutte contre le sida. Une formation saluée par le haut-commissaire Mimninga Laurent Kondombo président du CPLS.
 
« AMMI » demanda à reprendre son bébé qu’elle avait abandonné

Les cas d’abandons de bébés sont de plus en plus fréquents dans la province du Ganzourgou à en croire les témoignages des responsables d’orphelinats à Zorgho et de l’administration travaillant dans le domaine de l’enfance. Le dernier en date est ce bébé découvert derrière un buisson par un habitant à Mogtédo. C’est derrière un buisson que « Ammi » du pseudonyme donné à cette jeune fille de 18 ans a choisi d’accoucher et de laisser à son sort ce beau garçon fruit de ses entrailles. Récupéré avec son placenta, le nouveau né était épuisé mais, mais en bonne santé selon les services de santé. Le constat de la police permis de faire appel aux services de l’action sociale qui confièrent à leur tour la garde du bébé à l’orphelinat de l’Association Rabakin de Zorgho. Les responsables de cette institution décidèrent alors d’intégrer le nouveau venu et de prendre toutes les dispositions pour réussir la mission demandée. Alors qu’ils s’attelaient à cette mission, voici que se  présenta AMMI qui, pleurant à grosses larmes exprima son regret et son engagement à s’occuper désormais de ce « don de Dieu », son fils. Interrogée sur les mobiles de son acte, « AMMI » dit s’être comportée de la sorte à cause du rejet de sa famille qui a menacé de la bannir. A cela s’ajoute le refus du garçon âgé de 19 ans auteur présumé de la grossesse (qu’elle a rencontré pour la seule fois dans un site aurifère), de reconnaître sa responsabilité. Ce cas vient rappeler les nombreux autres enfouis par leurs auteurs et qui confirment les responsabilités partagées dans les cas des grossesses non désirées. Responsabilité de parents qui pose les jalons de la dérive de leur fille; celle des garçons qui nient leur responsabilité et poussent leur victime à cette dérive et celle de l’irresponsabilité des filles elles-mêmes.  A chacun de réviser donc sa copie !
 
Audiences foraines avec le délégué régional du Médiateur du Faso

Les agents de l’administration publique qui ont des réclamations à poser sur leur carrière professionnelle ont pu le faire lundi 7 juin 2010 à Zorgho avec le délégué régional du médiateur du Faso résident à Tenkodogo El Adj Harouna Guéngané. Policier à la retraite, M. Guingané assume en effet pour les trois provinces de la région du Centre-Est et pour la province du Ganzourgou, cette fonction à lui confiée par les premiers responsables de l’institution. A la maison des jeunes et de la culture où se sont tenues ces audiences foraines, un film illustratif du rôle et des actions du Médiateur du Faso a été projeté. Mais l’objectif principal de cette action de proximité vise selon M. Guingané à permettre aux agents de pouvoir échanger sur leur problème et de poser au cas échéant, des dossiers de réclamations. Après Zorgho ces audiences devaient se poursuivre dans les communes de Méguet et de Mogtédo. Une opportunité que pourront se saisir les acteurs de l’administration dans les autres provinces de son ressort.     
Rassemblées par H . D. N


Hygiène et assainissement
Les conseillers régionaux informés et sensibilisés

Ziniaré, (AIB)-La direction régionale de la santé, en collaboration avec le conseil régional du Plateau Central,  a organisé le 08 Juin 2010 à Ziniaré un atelier au profit des conseillers régionaux. Objectif : informer et sensibiliser les participants sur l'organisation des activités d’hygiène et d’assainissement dans la région. Les travaux ont été présidés par le président du conseil régional, M. Tembila Jean Baptiste Sawadogo.

Malgré les efforts consentis pour résoudre les problèmes de santé des populations, les résultats demeurent peu satisfaisants. La cause de cette contre performance est la précarité de l’hygiène publique. En effet, parmi les dix principaux motifs de consultations dans les formations sanitaires, trois pathologies liées au manque d’hygiène collective ou individuelle viennent en tête. Il s’agit du paludisme, des infections respiratoires aiguës et des maladies diarrhéiques. Dans la région du Plateau Central, parmi les causes de la précarité de l’hygiène et de l’assainissement, l’insuffisance de l’organisation au niveau des collectivités constitue un obstacle et un défi à relever. Cela est dû à la méconnaissance des axes clés d’intervention en matière d’hygiène et d’assainissement, l’absence de service d’hygiène dans les communes, la faiblesse de la collaboration entre les municipalités et les services techniques et la faible connaissance de la règlementation en vigueur. C’est donc en vue de contribuer à l’amélioration de l’organisation des activités de promotion de l’hygiène dans les collectivités de la région qu’a été organisé le présent atelier.

L’objectif visé est de renforcer les capacités des participants en termes d’organisation des activités d’hygiène et d’assainissement dans les communes. Pour atteindre cet objectif, le directeur régional de la santé, M. Salifou Konfé et son équipe, après avoir présenté le contexte, ont développé plusieurs thèmes. Les conséquences sanitaires d’un assainissement déficient ont été démontrées aux participants. Les axes clés d’intervention et la surveillance de conditions d’hygiène ont été explicités par l’équipe de la direction régionale de la santé. Certains extraits du code d’hygiène publique ont été commentés par le responsable du service d’éducation en santé et assainissement. Afin de permettre aux communes de mieux organiser les activités d’hygiène et d’assainissement, la composition, les attributions et les axes d’intervention d’un service communal d’hygiène leur ont été proposés.

La problématique de l’hygiène et de l’assainissement dans la région a été étayée d’images rebutantes. Et les participants ont simplement déploré l’absence des maires à cet atelier car ils sont les principaux décideurs. Néanmoins, chaque participant a été invité par le président du conseil régional, M. Tembila Jean Baptiste Sawadogo à jouer sa partition dans la sensibilisation. Il a ensuite salué cette collaboration entre le conseil régional et la direction régionale de la santé. Il a enfin pris l’engagement de faire de l’hygiène et de l’assainissement une priorité pour l'amélioration de la santé des populations de la région.
A. C.S

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