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Yatenga
Inou a sa mosquée
Ouahigouya, 04 avril (AIB) - Les fidèles musulmans du département de Kossouka en général et ceux de Inou en particulier ont dorénavant un cadre idéal pour célébrer les prières du vendredi. L'inauguration de la mosquée est intervenue le 4 Avril 2008.
C'est le Cheick de Ramatoulaye, Aboubacar Maïga II qui a procédé à la coupure du ruban marquant l'ouverture de la nouvelle mosquée du village de Inou. D'abord celle de El Hadj Sawadogo Moussa. Ce dernier a rendu grâce à Dieu et appelé les musulmans à l'union spirituelle, à l'entraide et à la foi en Dieu. Des sourates ont été dites à l'endroit des bons samaritains qui ont pu réaliser la mosquée. Pour Dr Kindo Mohamed, construire une mosquée pour des frères musulmans est un bienfait interminable.
Le président du Comité d'organisation El Hadj Sawadogo Moussa a conseillé les fidèles musulmans de fréquenter tous les jours la mosquée « la mosquée et pas uniquement les vendredis mais elle doit être fréquentée 7jrs/7 », a-t-il .
La cérémonie d'inauguration a rassemblé les autorités religieuses, administratives, politiques, coutumières de la localité. Selon le directeur administratif et financier du Ministère de l'agriculture, Idrissa Ouedraogo, c'est la fondation Abdallah Ben Massoud par son président El Hadj Kanazoé Issoufou qui a financé la construction de ladite mosquée. La réalisation de la mosquée s'est greffée par la construction d'une mini-villa devant recevoir les étrangers du village de Inou, une cuisine et des toilettes extérieures. D'autres réalisations sont prévues telles la réalisation de forage et des écoles Medersa.
JVO/AMK/JPT
AIB - 04-04-08
Yatenga/Education
Contre la marginalisation des filles à l'école, un tandem Corps de la Paix -MEBA y fait face
Ouahigouya, 31 mars (AIB) - Une mission du Corps de la paix a séjourné le 27 mars dernier au Yatenga, dans le cadre d'un plaidoyer en faveur de l'éducation des filles, en collaboration avec le ministère de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation.
La Direction provinciale de l'enseignement de base à travers son service « Programme de l'éducation des filles » s'est trouvé un allié convaincu que « instruire sa fille aujourd'hui, c'est lui offrir un potentiel de se voir marier à l'avenir, sinon personne ne voudra prendre une charge » .
Ce message de sensibilisation et de plaidoyer lancé par la responsable chargée de programme Education et promotion des filles du Corps de la Paix , Mme Mantoro Zallia Ouedraogo, s'est adressé aux associations des parents d'élèves et mères éducatrices, au corps enseignant, aux leaders d'opinion, religieux et coutumiers de la province du Yatenga.
En quatre jours de mission, les agents du Corps de la Paix en collaboration avec la Direction provinciale de l'enseignement de base et de l'alphabétisation du Yatenga (DPEBA), a pu visiter certaines localités telles que les départements de Thiou, Oula, Kossouka, Tangaye, Namissiguima, Koumbri.
Les mariages forcés, le don des filles au mariage à bas âge, la question de dote, sont les maux qui entravent l'inscription des filles à l'école dans la région du Nord. « Cette situation confine les filles aux travaux ménagers, les obligeant à interrompre le processus scolaire », a fait remarquer Mme Mantoro Zallia .
A cela s'ajoute les viols, les grossesses indésirées, les stéréotypes sexistes «une enquête nous a permis de savoir que beaucoup de filles sont violées dans la province, aux mariages forcés, tout cela empêche les filles d'aller loin des les études », a conclut la répondante du programme de l'éducation des filles dans la province du Yatenga, Azèta Sawadogo.
« Envoyez une fille à l'école, c'est arrosé l'arbre du voisin », a fait remarquer un participant récalcitrant au cours d'un débat. « Et pourtant, il faudrait bien l'arrosé car ces fruits profiteront aux géniteurs et à l'entourage » a réagi Mme Mantoro Zallia Ouédraogo, chargée de programme Education et promotion des filles.
La situation de l'inscription des filles est tellement préoccupante que Mme Mantoro en veut au système scolaire qu'il juge long. « Le cycle est long, soit six ans pour obtenir un diplôme, le système éducatif gagnerait à joindre la théorie à la pratique » a-t-il dit avant de faire remarquer que « les parents croient que inscrire une fille pour six ans est un investissement inutile » .
A Kossouka, un département situé à 66 km du chef lieu de la province du Yatenga sur 10 filles inscrites ; 06 sont tombées en enceinte en abandonnant leurs études. Plus près de Ouahigouya, le département de Oula situé à 15 km , une école créée il y'a 20 ans de cela, une seule fille a pu atteindre les portes de l'université à Ouagadougou.
Ainsi pour corriger le tir, le corps de la paix avec le programme de l'éducation des filles du Yatenga mène actuellement une campagne pour un changement de mentalité. Sont concernés par les différentes sensibilisations, les associations des parents d'élèves et mères éducatrices, les enseignants et les différents acteurs intervenant dans le monde éducatif.
A en croire Azèta Sawadogo, responsable du programme de l'éducation des filles à la Direction provinciale de l'enseignement de base et de l'alphabétisation du Yatenga, la situation s'améliore d'année en année. A titre d'exemple les statistiques de 2007-2008 présentent une inscription de 41.440 garçons contre 32.718 filles dans les écoles publiques. Dans les privées les garçons inscrits sont au nombre de 9.922 pendant que les filles sont au nombre de 5.989.
Au total c'est 51.362 garçons et 38.707 filles que le public et le privé ont enregistré pour cette rentrée scolaire 2007-2008, selon les dires de Azèta Sawadogo. «Ces données sont à titre provisoire, il faut attendre la fin de l'année pour avoir les données fiables » a précisé la responsable chargée de l'éducation des filles à la DPEBA -Yatenga.
JVO/AMK/JPT
31-03-08
Yatenga-Culture-Poésie
1 ère édition de la journée internationale de la francophonie : Le meilleur poète est du Lycée Yamwaya
Ouahigouya, 31 mars (AIB) - Dans le cadre de la journée internationale de la Francophonie , le Conseil régional du Nord a initié un concours de poèmes dans les différents établissements de la commune de Ouahigouya le 28 mars dernier.
Pour la première édition, le jury composé strictement des professeurs de français a corrigé 54 copies en 24 heures. Pour départager les candidats, le jury s'est appesanti sur quatre critères à savoir le respect de la thématique, la création littéraire et artistique, l'originalité de la production et la correction de la langue.
« En choisissant de nous intéresser aux jeunes des lycées et collèges, le Conseil régional du Nord voudrait réaffirmer son attachement à l'enseignement et à l'éducation comme facteurs fondamentaux par lesquels nous pouvons élever dignement nos spécificités culturelles dans un espace francophone intégré et solidaire » a justifié le président du Conseil régional du Nord, Aboubacar R. Sawadogo.
Les membres du jury ont déploré la qualité de certaines productions et interpellé les professeurs et les élèves à plus de persévérance. « Nous invitons les professeurs et les écoles à la persévérance dans l'enseignement de la poésie afin que poussent et croissent dans nos écoles de belles plantes poétiques nourries à la sève vivifiantes et inspiratrice de Baudelaire, de Césaire, de Tall Rosalie, de Pacéré Titinga Frédéric », a martelé le jury
Encadré
Les lauréats et les prix
1er (15/20) : Dao Sidiki Leonce, classe de 3è au Lycée Yadega ( 25.000 F )
2è (14,50/20) : Mandé Abdoul, Tle A 4 au Lycée Yadega ( 20.000 F )
3è (14/20) : Tiégna Raymond, Tle D au Lycée Yadega ( 15.000 F )
4è (13,50/20) : Ily Angélique, Tle A 4 au Collège Sainte Marie ( 10.000 F )
5è 13/20) : Ouedraogo Zoénabou classe de 3è au Collège Sainte Marie ( 5.000 F )
Poème ayant obtenu le premier prix et intitulé « La Solidarité »
S i ensemble, peuples, du monde entier, nous nous prenions la main !
O ù trouverait -on toutes ces souffrances cruelles et ces actes inhumains.
L oin de nous seraient les guerres et toutes ces maladies de rien qui nous tuent tant.
I ncurables ne seraient ni le paludisme, ni même le Sida que nous redoutons tellement.
D e certains côtés de ce monde, les uns crient pauvreté.
A lors que dans d'autres côtés de ce même monde, les autres meurent d'obésité. R ien que les miettes de pain, de certains individus pourraient nourrir des villages entiers.
I nstruisons-nous donc sur le vrai sens d'un mot que beaucoup aiment prononcer. T iens un de mes deux pains mon frère, si ça peut t'éviter d'être affamé''.
E n effet, ce n'est que ce geste, partout si simple, qui s'appelle Solidarité.
D'après Sidiki Leonce Dao
JVO/JPT
31-03-08
Yatenga-Infrastructures
La mairie envisage de doter la ville de nouvelles infrastructures
Ouahigouya, 31 mars (AIB) - Le Maire de Ouahigouya, Abdoulaye Sougouri et ses partenaires techniques et financiers, les acteurs de la Mairie de Ouahigouya et collaborateurs se sont rencontrés le 28 mars dernier au sein de la mairie pour dresser le bilan des appuis des partenaires et des activités menées par la Mairie en 2007 et perspectives. Plusieurs projets ont été inscrits par la Mairie pour 2008.
« Nous avons initié cette rencontre pour faire le point des réalisations des partenaires intervenant dans la commune de Ouahigouya, situer les citoyens sur les réalisations de la commune, corriger les insuffisances et programmer les grandes réalisations en matière d'infrastructure en 2008 » a dit le secrétaire général de la mairie, Amadou Maïga.
L'année 2007 a été une année de succès, dira le secrétaire général. Cette déclaration a été suivie d'exemple d'actes concrets comme l'acquisition de matériels roulant pour l'ensemble de la police municipale de Ouahigouya, de l'état civil, du cadastre, la pose de la première pierre du local pour le centre municipal d'Etat civil, la construction des locaux de centres secondaires à Youba, Somiaga et Sissamba. A cela il faut ajouter l'acquisition du matériel informatique destiné à certains services de la mairie a conclu Amadou Maïga.
Les partenaires qui accompagnent la commune de Ouahigouya dans le cadre du jumelage sont entre autres la coopération Suisse, la COCOPA (un regroupement de 9 villes Italiennes), Vence-Lahnstein en Allemagne, Chambéry en France. Le maire de Ouahigouya, Abdoulaye Sougouri a tenu à informer les invités de la rencontre, qu'au titre du budget 2007 de la commune , budget d'un montant de 473.317.345 F CFA, le recouvrement de recettes s'élève à 301.080.491 F CFA et les dépenses effectuées se chiffrent à 273.218.370 F CFA.
Selon le Maire, beaucoup de réalisation ont été financées par le budget communal à savoir l'achat de 150 tables bancs, la construction de salles de classe au Lycée Municipal, la réfection de la maternité de Souli au secteur n°1 de Ouahigouya, la construction du mur de clôture du jardin de Maire et de kiosques à l'hôtel de ville et d'autres activités comme l'embellissement de la ville. Selon le Maire, toutes ces réalisations ont coûté au budget communal 34.858.480 F CFA.
La coopération décentralisée a été d'un grand apport pour la cité de Naaba Kango. Ainsi la coopération Suisse a permis à la Mairie d'achever les travaux de l'abattoir municipal d'un montant estimé à 650.000.000 F CFA, la coopération Italienne à travers COCOPA a financé la réalisation de la clôture de l'école Ipaala du secteur n°2 de Ouahigouya, l'acquisition de mobiliers pour l'Eta civil, l'acquisition de motos P50 pour l'appui à l'état civil, la construction de l'école pour l'état civil.
Quand à Vence-Lahnstein, la coopération a permis de réaliser la clôture de l'école du secteur n°10 Bangrin, achat de vivres et de kits scolaires pour les orphelins et enfants vulnérables. La coopération Chambérienne a permis a une délégation de Ouahigouya de séjourner en France pour des échanges culturels à travers le festival « LAAFI BALA », l'acquisition de livres pour la bibliothèque communale, le financement pour l'élaboration du plan communal de développement, le renforcement de la capacité de mobilisation de ressources par l'achat de 6 motos P50, l'acquisition de 2 motos Yamaha pour la direction de la planification et la coopération.
A en croire le Maire, Abdoulaye Sougouri, l'année 2008 verra entre autres le démarrage des travaux de construction de la nouvelle gare routière, d'un CSPS, d'une école, des ouvertures de voies publiques dans els secteurs 10 et 11 et l'achèvement des 4 classes du Lycée municipal. L'occasion faisant le larron le conseil municipal de Ouahigouya a remis à titre de reconnaissance des cadeaux à quelques agents partis à la retraite cette année.
JVO/JPT
31-03-08
Yatenga-Education
40 enseignants à l'école du nouveau système d'évaluation.
Ouahigouya, 31 mars (AIB) - Les directeurs d'écoles de la circonscription d'éducation de base de Ouahigouya n°II a entamé une formation de 3 jours le 28 Mars dernier. La formation organisée par la circonscription d'éducation de base Ouahigouya II visait à inculquer aux 40 participant venus des différentes écoles de s'imprégner sur le nouveau système d'évaluation des agents de la fonction publique.
La nouvelle formule d'évaluation des agents de la fonction publique, la rédaction administrative, voici les thèmes que les directeurs d'école de la Circonscription d'Education de Base (CEB) Ouahigouya II se sont familiarisés dans l'école ''A'' de Oula , site choisi pour la formation. « La formation nous a permis de pouvoir de pouvoir rédiger les fiches d'attente pour nos adjoints » a souligné le directeur de l'école de Youba , Dabo Dieudonné.
Pour Mandé Sidiki, directeur de l'école de Boursouma, les 3 jours ont permis aux directeurs de procéder aux simulations de ce qu'ils ont appris théoriquement. Un inspecteur stagiaire du nom de Moembou Aboundikou se réjouit d'avoir participé « la formation a été une opportunité pour moi car à l'école de formation nous n'avons pas eu de module sur la nouvelle formule de notation des agents de la fonction publique. Au regard de ce qui a été développé nous en sortons renforcé en matière de connaissance sur la nouvelle formule pour mieux aborder notre future tâche » a reconnu l'inspecteur stagiaire.
La gratuité des manuels scolaires s'est invité dans les débats « au départ les parents d'élèves avaient mal compris. Pour eux la gratuité de l'école prend en compte la cotisation des parents d'élèves » a reconnu l'inspectrice de la CEB de Ouahigouya II, Mme Traoré née Rabo Salamata. Pour décanter la situation, les premiers responsables ont convoqué une réunion pour éclaire les lanternes des différentes associations des parents d'élèves et mères éducatrices « c'est grâce à nos sensibilisations que les cours ont débuté très tôt d'habitude c'est après les récoltes que les parents envoient leurs progénitures à l'école » a conclu le conseiller pédagogique itinérant, Laurent Ouedraogo.
La circonscription d'éducation de base de Ouahigouya de Ouahigouya II compte 40 salles de classe sous paillote et un des participants d'attirer l'attention de l'inspectrice quand aux éventuels menacent de l'école de Sounkouïssi qui ne tardera pas à céder «le bâtiment va céder et nous ne savons pas à quel moment » a laissé entendre un parent d'élèves.
Le manque de tables- bancs est le problème crucial de la CEB OHG II, sur 800 tables-bancs demandé c'est finalement 86 que la CEB a reçu.
JVO
31-03-08
Yatenga/Lutte contre le sida
375 personnes dépistées lors des Journées portes ouvertes de l'Association Sougri -Nooma
Ouahigouya, 31 mars (AIB) - L'Association Sougri-Nooma a organisé des journées portes ouvertes au siège de ladite association situé au secteur n°1 de Ouahigouya. Les journées qui ont pris fin le 28 Mars 2008 ont rassemblé les autorités régionales, provinciales, communales de la région du Nord. Une semaine durant, l'association a pu dresser le bilan de ses activités en 2007 et projeter des perspectives pour les années à venir.
L'Association Sougri -Nooma fait de la promotion des droits des femmes et des filles en difficultés son cheval de bataille. Ces journées portes ouvertes greffées à d'autres activités de sensibilisation ont permis aux responsables de ladite association de dépister 375 personnes dont 152 jeunes et 205 femmes en âge de procréer, 47 filles mères, 23 personnes âgées.
Ces journées ont bénéficié de l'appui du PAMAC, du GIP/ESTHER, du RALIS du Nord et du SP/CNLS. D'autres partenaires comme OCADES Ouahigouya, SONAGESS, CONASUR ont apporté un soutien alimentaire. Le secrétaire général de la province du Yatenga, Abdoulaye Ouedraogo a interpellé les partenaires à plus de soutiens à l'endroit de l'Association Sougri-Nooma, car dit-il, elle travail avec sérénité pour sauver des vies humaines.
Les responsables de l'Association Sougri-Nooma ont pu présenter aux autorités les activités menées par l'Association en 2007. Dans le cadre de la prise en charge communautaire, l'Association Sougri-Nooma (ASN) a soutenu 68 personnes vivant avec le VIH et 200 orphelins et enfants vulnérables dont 116 veufs et veuves.
D'autres activités ont ressorti pendant la cérémonie en présence des autorités et partenaires qui sont entre autres, le traitement ARV, l'appui en frais d'examen médicaux, le soutien scolaire et social, le conseil dépistage volontaire, l'animation des clubs d'observation, etc.
La présidente, Mariam Ouedraogo dira qu'au cours du premier trimestre 2008, l'ANS a réalisé 25 causeries éducatives, 06 projections de film, 01 théâtre forum et 160 conseils de dépistage volontaire du VIH/SIDA. Ces activités ont touché 380 ménages dans la province du Yatenga a conclu la présidente. Pour marquer une pierre blanche aux dites journées, l'ASN a récompensé 03 orphelins et enfants vulnérables en remettant à chacun un vélo. 150 personnes ont reçu également des effets d'habillement.
La représentante des orphelins et élèves vulnérables, Awa Massa a témoigné sa gratitude à l'association qui depuis 4 ans s'évertue à épanouir les âmes perdues.
JVO/ JPT
31-03-08
Yatenga-Coopération décentralisée
Une délégation italienne à Ouahigouya : Les retombées d'une coopération Nord-Sud
Ouahigouya, 28 mars (AIB) - Une délégation italienne forte de 10 membres avec à sa tête Mme Ginna Pentenero, Vice Présidente de la région de Piemont en Italie, a visté la commune de Ouahigouya le 21 Mars 2008, dans le cadre de l'évaluation et du renforcement de la coopération.
La délégation italienne a visité la bibliothèque communale, une école de 5 cinq classes, et la localité de Nanoro jumelé à Cheri en Italie. Elle a aussi exposé devant les agents communaux et surtout les chefs de services ce qu'elle a vue dans la commune et les rencontres qu'elle a pu avoir.
Cette coopération selon Edoardo Daneo, Directeur de la Coordination Communale pour la Paix (COCOPA), a permis à la commune et l'ensemble de la population de bénéficier de la création d'un centre pour la jeunesse, de la scolarisation de 350 jeunes filles, de l'alphabétisation et la formation en petite commerce pour 200 femmes,
D'autres avantages s'expriment en termes de l'organisation d'émissions radiophoniques de sensibilisation, de la création d'un journal en langue nationale mooré, du renforcement du service de la bibliothèque, de la construction d'une école et de cinq salles de classes. « Avec l'ensemble de ces acquis, estime M Abdoulaye Sougouri, maire de Ouahigouya, la coopération italienne est vivante et elle est sur plusieurs fronts pour des victoires futures auprès des populations ».
Dans le renforcement des services de l'Etat civil, Abdoulaye Sougouri et Gianna Pentenero ont effectué ensemble la pose de la première pierre des locaux qui abriteront le service de l'Etat civil, dont le financement est entièrement bouclé.
La délégation annonce également son appui à certaines associations partenaires. A l'occasion les motos mises à la disposition de la police municipale et des services techniques, ont été testées. Pour M Adama Ouédraogo, commandant de la police municipale, ce matériel roulant vient soulager ses agents car « avec les 37 villages qui viennent d'être rattachés à Ouahigouya, le contrôle devenait plus difficile », a-t-il dit. D'autres services municipaux ont aussi eu droit à du matériel de bureau constitué de chaises.
A la fin de la rencontre, la délégation italienne a entrepris une tournée dans tous les services de la municipalité. Elle a visité les services de la comptabilité, les services techniques, l'Etat civil, la police municipale. Avec le président du conseil régional, les Italiens ont les grands chantiers dans la région du Nord et du fonctionnement du conseil régional.
JVO/ AMK
28-03-08
Yatenga-Vie associative
Installation du bureau régional de l'ASOPAD
Ouahigouya, 28 mars (AIB) - Une délégation de l'Association pour la Solidarité la Paix et le Développement (ASDOPAD) conduite par son président Boueima de Salam Ouédraogo, a procédé le 22 mars dernier, à la mise en place de son bureau de la coordination régionale.
Le un bureau est constitué de 10 personnes. L'ASOPAD a pour objectifs le renforcement de la solidarité nationale et internationale, la promotion des actions de prévention des catastrophes naturelles, la contribution à la lutte contre la pauvreté par la mise en ouvre de programmes d'activités génératrices de revenus pour les groupes de personnes vulnérables.
Boureima de Salam Ouédraogo a souligné que pour lui, « il n'y pas de limite entre la solidarité, la paix et le développement ».
Le bureau régional qui a été installé bénéficie d'une l'autonomie financière et administrative pour l'élaboration et la gestion de son programme d'activités. Comme le veut l'organigramme, un bureau provincial pour le Yatenga a été aussi mis en place.
Composition du bureau régional:
Secrétaire Général : Sanou Bakary, Secrétaire Général adjoint : Kouraogo Ousseni, Trésorier Général : Ouédrogo Hamadé, Trésorier Général adjoint : Diallo Boubacar, Secrétaire Permanent à la culture de la Paix : Ouédraogo Idrissa, Secrétaire à l'éducation/ formation en développement économique et sociale : Ouédraogo Ousséni, Secrétaire à l'information et à la communication : Ouédraogo Jean Victor, Secrétaire à l'Organisation et à la mobilisation : Palenfo Sié, Secrétaire à la promotion de la femme : Mme Belem, Secrétaire adjointe à la promotion de la femme : Mme Tiao Léocadie
JVO/AMK
28-03-08
Zondoma-Coopération Décentralisée
La commune de Gourcy se dote d'un marché de bétail
Gourcy, 26 mars (AIB) - La commune urbaine de Gourcy s'est dotée d'un marché de bétail flambant neuf. L'inauguration de cette infrastructure à eu lieu le vendredi 21 mars en présence des autorités communales, provinciales et des partenaires de la Région PIEMONT d'Italie organisés au sein de la Coordination Communale pour la Paix (COCOPA).
D'un coup global de Trente six millions neuf cent soixante huit mille trois cent quatre vingt quatre francs CFA (36.968.384FCFA) dont environ vingt quatre millions CFA sur fonds propres de la commune le nouveau marché à bétail situé au secteur1 de la ville en bordure de l'axe Goucy-Ouahigouya s'étend sur une superficie d'un hectare.
L'infrastructure est composée de deux magasins, d'un bureau, d'un parc de quarantaine pour gros et petits ruminants, d'une rampe d'embarquement et de trois hangars destinés aux vendeurs et acheteurs. La réalisation de ce marché servira outre la ville de Gourcy et profitera aux 39 villages rattachés à la commune. Elle s'inscrit dans la cadre de la coopération décentralisée et a été rendu possible grâce à l'appui financier de 04 communes de la Région Piémont (Grugliasco,Alpignano,Brandizo et Pianezza).
Pour le maire de Gourcy Dominique Ouédraogo « le joyau constitue un cadre idéal pour la promotion de l'élevage, et contribuera à fédérer les éleveurs qui tireront par ailleurs une légitime fierté de posséder ce cadre enchanteur de travail ».
Il a réitéré ses remerciements aux partenaires italiens dont la délégation forte de dix personnes est conduite par Madame Gianna Pentenero, vice Présidente de la Région Piémont traduisant de ce fait « la solidarité et le dévouement sans faille de la partie italienne à la cause du développement de la commune de Gourcy ».
PN/JPT
26-03-08
Zandoma/Maouloud 2008
Les fidèles musulmans du Zondoma ont respecté la tradition à Taslima
Gourcy, 25 mars (AIB) - La naissance du prophète Mohamad a été célébrée par les fidèles musulmans du Zondoma à Taslima village situé à 21 bornes de Gourcy.
Comme chaque année ils étaient des milliers à converger vers Taslima village de la commune rurale de Bassi pour célébrer la naissance du Saint prophète Mohamad. Déjà la veille le village a pris un nouveau visage avec l'arrivée des fidèles des quatre coins du Zondoma, les uns pour célébrer le rituel les autres pour faire des affaires. Après la prière de 18h il était pratiquement impossible d'accéder au lieu du culte déjà bondé de monde pour attendre la sortie du Cheikh Abdoul Ouahab IIème Khalif de Taslima.
Comme chaque année les autorités politiques, administratives, coutumières et des autres confessions religieuses se rendent à Taslima pour recevoir les bénédictions du Cheikh et commémorer la naissance du prophète avec les fidèles musulmans.
A 23h le haut commissaire accompagné des honorables députés du Zondoma et d'une forte délégation après s'être désaltéré ont pu enfin avoir accès à la cours du Cheikh pour la séance de bénédiction. A ce même moment les fidèles s'activaient dans la lecture du coran sous la conduite des Imam et maîtres coraniques venus de toute la province de Bobo, Ouagadougou et de la Côte d'Ivoire.
La sortie du Cheikh Abdoul Ouahab IIème Khalif de Taslima à 1h a marqué le clou de la commémoration avec une série d'intervention. Tour a tour le fils ainé du Cheikh défunt El hadj Sidi Brahim et les représentants des délégations venues de Bobo et Ouaga ont pris pris la parole pour glorifier le saint prophète et remercier tous ceux qui ont contribuer à l'organisation de ce grand rassemblement annuel.
Les autorités par la voix de leur représentant le député Alassane Savadogo n'ont pas manqué d'exprimer leur reconnaissance au cheikh défunt et à son fils pour leur clairvoyance dans la conduite de la communauté prenant à témoin la grande mobilisation des fidèles. C'était l'occasion pour les autorités d'encourager le tout jeune Cheikh Abdoul Ouahab 2è dans sa novelle et lourde tâche et demander sa bénédiction sur le Zondoma et Burkina tout entier.
Prenant la parole le Cheikh Abdoul Ouahab 2è Khalif de Taslima a dans son message demandé la protection du tout puissant sur l'ensemble des fidèles musulmans, prôné la paix et l'unité des Zondomalais. Il a en outre invoqué le prophète d'épargner le Burkina de la malédiction et qu'il exhausse les prières de tout un chacun avant de prendre congé des fidèles qui ont continué à prier et à rivaliser dans la lecture du saint coran jusqu'à l'aube.
Philibert Nikiéma (AIB-Gourcy)
25-03-08
Nord/Zondoma
Une marche sans frénésie contre la vie chère à Gourcy
Gourcy, 18 mars (AIB) - Répondant à l'appel de la coalition nationale contre la vie chère les travailleurs du Zondoma ont organisé le samedi 15 mars à Gourcy une marche pacifique pour dénoncer la vie chère.
Prévu pour 9h c'est aux environs de 10h que la marche a débuté par un cortège essentiellement composé d'enseignants mais aussi des travailleurs du privé. Les manifestants sont partis calmement de la place de la nation de Gourcy, encadrés par les organisateurs. Au cri « de luttons contre la vie chère, on a faim et soif, on n'en peut plus », ils ont rapidement emprunté l'artère principale de la ville en direction de la mairie de Gourcy.
Avec environ une centaine de personnes au départ, l'électif des marcheurs s'est accru avec le ralliement de certains indécis, des commerçants des travailleurs de l'informel des scolaires des badauds. . 500 personnes se sont retrouvées dans la cour de l'hôtel de ville de Gourcy pour la remise de message au Bourgmestre de la ville Dominique. O. Ouédraogo. Ce dernier a rassuré les marcheurs après réception de leur message qu'il transmettra à qui de droit les doléances de la coalition provinciale. La démobilisation s'est effectuée sans heurt à la grande satisfaction des organisateurs.
P.N/AIB Gourcy
18-03-08
Zondoma
Décentralisation
Favoriser l'implication des femmes dans la décentralisation
Gourcy, 18 mars (AIB) - La coalition burkinabè des Droits de la femme (CBDF) a organisé un atelier les 13, 14 15 mars qui consacre le lancement d'une série de rencontre et de concertation en vue de promouvoir et renforcer la participation des femmes au processus de décentralisation. C'était à la maison de la femme de Gourcy.
Présidé par le ministre délégué chargé des collectivités locales, Soungalo Ouattara, ouverture de l'atelier à convenue la présence des autorités régionales, provinciales et communales, des responsables d'ONG, projets et programmes de Développement. Pendant 72 heures des 40 participants de l'atelier se sont penchés sur un des défis que la CBDF entend relever qui est le renforcement de l'exercice de la citoyenneté de la femme et sa participation effective à la gestion de la cité.
« Il est aujourd'hui reconnu que, plus l'implication des femmes est importante dans le développement à la base et dans la vie politique, plus on a un impact sur l'amélioration des conditions socio-économiques des populations. Il n'est donc pas étonnant que la plupart des programmes de lutte contre la pauvreté considèrent les femmes non seulement comme cible mais également comme acteurs déterminants » fera remarquer Mme Aminata un atelier ta Faye Kassé de l'institut National Démocratique (NDI) à l'ouverture de l'atelier.
La semi-rencontre a abouti à la mise en place d'un cadre de concertation à Gourcy pour une meilleure prise en compte des préoccupations des femmes dans le développement local.
Philibert Nikiéma (AIB/Gourcy)
Passoré/Genre-Journée de la femme
Les femmes du Passoré se sont retrouvées sur les collines de Pilimpikou
Yako, 13 mars (AIB) - A l'instar de leurs sours des autres province su Burkina, les femmes de la province du Passoré ont fêté la 151 e journée internationale de la femme à Pilimpikou, commune rurale située à 35km au Sud de Yako.
Sous la direction de la député Fatou Diemdéré, les femmes d'abord assisté à une conférence sur le thème « femmes et VIH/Sida, la féminisation de la pandémie, quelles stratégies de riposte ». Organisée dans les locaux de la maison de la Femme de Yako et animée par la SEMUS , la conférence a peint aux nombreuses femmes venues assister à cette activité, la dure réalité que vivent les femmes en matière d'infection du VIH/Sida.
Prenant la parole la coordinatrice provinciale des associations et groupements féminins du Passoré, Fatou Diendéré a demandé à toutes ses sours de la province de s'engager dans les différents plans d'actions contre le VIH/Sida initiés au niveau local. « Il faut lutter contre l'état de pauvreté général dans lequel se trouvent la gente féminin car il y a lien entre VIH/ Sida et pauvreté » a dit Mme Diendéré. Entre défilé, danse traditionnelle et moderne, les femmes de la province ont pris l'engagement de réduire l'infection à VIH/Sida naturellement avec la complicité des hommes.
Pour permettre aux femmes de Pilimpikou de lutter contre la pauvreté, la député leur a remis huit (8) vélos et avec l'appui de fils de la commune, un moulin à grain. Des activités sportive et culturelles sont venues clôturer le 8 mars à Yako.
Yatenga-Foncier
L'avant projet de loi sur la Sécurisation foncière en examen
Le gouverneur de la région du Nord, Henry Marie Dieudonné Yaméogo a présidé, les 6 et 7 mars 2008 à Ouahigouya, un atelier technique sur l'avant-projet de loi sur la sécurisation foncière et ses textes d'application. Cet atelier visait à recueillir les contributions des différents acteurs.
Septième du genre, cet atelier qui a regroupé une centaine de participants venus des chambres régionales d'agriculture, de la Confédération paysanne du Faso (CPF), des membres de l'agrobusiness, des services techniques étatiques, des Ongs et associations de développement, des projets et programmes avait pour objectif de recueillir le maximum de commentaires et de critiques sur cet important texte sur le foncier au Burkina Faso.
L'élargissement de la base de concertation, selon les organisateurs, vise à répondre aux préoccupations de l'ensemble des acteurs du foncier rural au niveau national. Pour les organisateurs, il fallait s'assurer que la future loi est en cohérence avec les textes sectoriels en vigueur, recueillir les observations et suggestions dans le sens de l'amélioration du contenu de l'avant-projet de loi et s'assurer de la capacité des acteurs à jouer le rôle qui leur est dévolu dans la future loi.
Au terme de la rencontre, il est ressorti que les acteurs à tous les niveaux du foncier rural sont informés du contenu de la proposition de l'avant-projet de loi, les différents acteurs intervenant dans la mise en ouvre de la loi connaissent parfaitement leur place et leur rôle. Les avis et suggestions des participants ont été pris en compte pour perfectionner le document en tenant compte de la particularité de la région du Nord.
Toutes les mesures préconisées par les participants qui visent une cohérence avec les textes sectoriels en vigueur ont été recueillies afin de finaliser cette loi pour qu'elle soit à l'image d la situation réellement vécue par les acteurs du monde rural. Comme l'a souligné le gouverneur de la région du Nord, les conclusions de cette rencontre viennent dynamiser la politique nationale de sécurisation foncière en milieu rural. La concertation élargie minimise les ruptures avec les réalités de terrains, contribue à une gestion plus saine du foncier rural et s'inscrit dans le processus de lutte contre la pauvreté.
Jean-Victor Ouédraogo ( AIB/Ouahigouya)
Zondoma/Journée internationale de la femme.
Les femmes de Tamounouma s'approprient la fête
Placée sous le parrainage de M. Romba François les femmes de la commune rurale de Boussou ont célébré avec faste la journée du 8 mars. C'était à la place des fêtes du village de Tamounouma.
Autorités administratives, politiques, coutumières, religieuses, et les ressortissants de Boussou vivant en Côte d'Ivoire étaient de la fête pour soutenir et accompagner les femmes de Tamounouma dans le cadre de la commémoration du 8 mars journée internationale de la femme célébrée cette année sous le thème « Femme et VIH/ sida ».
Tour à tour le maire de la commune rurale de Boussou, le préfet ont salué la mobilisation des femmes de la commune pour dire non à la féminisation de la pandémie. Le maire à particulièrement au nom du conseil municipal pris l'engagement de prendre des dispositions énergiques pour mettre fin aux pratiques dégradantes très courantes à Boussou à savoir le lévirat, le mariage forcé et l'excision qui sont sources de contamination des femmes.
La coordonnatrice des femmes Sawadogo N Pauline à au nom des 12737 femmes de la commune exprimé sa gratitude à tous ceux qui ont contribué à la réussite de la fête. Quant au parrain il a donné les raisons qui l'ont conduit a accepter ce parrainage au nom de tous les ressortissants de Boussou vivant en territoire ivoirien et qui se résume en l'amour qu'ils ont pour la commune et pour participer à la lutte que mènent les femmes contre toutes les formes d'injustice.
Il a exhorté les femmes à s'engager davantage dans le combat quotidien qu'elles mènent pour leur émancipation car désormais elles ont le soutien indéfectible de tous les hommes de Boussou. « Vivent les femmes pour que vivent les hommes » s'est il exprimé en fin de discours.
La cérémonie officielle a pris fin avec la parade de toutes les organisations féminines de toute la commune qui a précédée la remise des prix aux 16 participantes de la course cycliste organisée dans la matinée. La fête s'est poursuivie dans les quartiers avec les animations des troupes traditionnelles de la commune.
Philibert NIKIEMA (AIB/Gourcy)
Yatenga
Coopération Nord-Sud
Une délégation de Chambéry à Ouahigouya
Une mission de Chambéry conduite par Oliviers Sourdet, directeur général des services publics a séjourné à Ouahigouya du 29 février au 7 mars 2008. Cette mission avait pour objectif de mesurer l'état des lieux des services municipaux et définir une base de coopération entre les services de Chambéry et la mairie de Ouahigouya.
Au cour de la rencontre-bilan tenue dans la salle de réunion de la mairie de Ouahigouya, les membres de la délégation de Chambéry, ont dressé un aperçu de ce qu'ils on pu noter et remarquer dans le fonctionnement des services municipaux.
Dans les différents services, avec les échanges que la délégation chambérienne a eu avec les directeurs et chefs de services de Ouahigouya les similitudes qu'il y a entre l'organisation des services de l'Etat civil et celle de Chambéry. Les informations recueillies du côté du service de l'administration des finances et du budget montrent des proximités dans la comptabilité, les investissements et le recouvrement.
La mission a également constaté des ressemblances au niveau de certaines pratiques et activités que mène la mairie. Du côté des différences, la mission a été surprise des conditions souvent très difficiles dans lesquelles les agents municipaux travaillent. Certaines conditions qu'ils ont pu observer ne sont pas acceptables à Chambéry.
Par exemple, le manque de matériels de bureau, le confort du lieu, la vétusté du matériel utilisé sont généralement des choses que les agents de Chambéry ne tolèrent pas. Au cour des visites de terrain qui a consisté à rencontrer, les comités villageois de développement (CVD) et les comités de développement des secteurs (CDS), la délégation chambérienne a noté que des dissemblances existent dans les thèmes abordés dans ces comités.
Au-delà de ces rencontres avec les services municipaux, cette mission visait à mieux asseoir une coopération basée sur une connaissance réelle des priorités d'une mairie comme Ouahigouya. Elle visait également à observer le fonctionnement des services municipaux. Pour Olivier Sourdet, cette mission les a permis de renforcer leur connaissance sur la ville de Ouahigouya, d'installer une complicité saine, individuelle entre deux personnes faisant le même travail dans les mairies de Chambéry et de Ouahigouya.
A travers cette mission, la mairie de Chambéry a pu détecter les domaines clés dans lesquels, elle peut apporter son soutien ou sa contribution pour la bonne marche de la relation Chambéry-Ouahigouya.
La mission repart aussi avec une autre expérience, un nouveau mode de fonctionnement, de nouvelles pratiques qui pourront enrichir et apporter un plus dans le fonctionnement des services de la mairie de Chambéry. Avant de regagner leur municipalité, la mission a fait don à la mairie de deux ordinateurs et des accessoires de bureau.
Le 1 er adjoint au maire de Ouahigouya, Hamidou Ouédraogo a rassuré la mission que ce matériel est destiné spécifiquement dans des services déjà désignés. Il a saisi l'occasion pour remercier la délégation de Chambéry tout en leur souhaitant un bon retour chez-eux.
Jean-Victor OUEDRAOGO (AIB / Ouahigouya)
Yatenga/Gouvernance
Les experts du MAEP rencontrent une société civile difficile à convaincre
Ouahigouya, 04 mars (AIB) - Les experts du Mécanisme africain d'évaluation par les pairs (MAEP) n'ont pas pu convaincre les participants de la société civile du Nord. Certains d'entre eux ont claqué la porte en taxant le MAEP de simulacre. Entre autorités administratives, politiques, coutumières et celles de la société civile, c'était une véritable passe d'arme le 1 er mars 2008 à Ouahigouya.
C'était houleux entre les experts du MAEP et les différentes associations composant la société civile du Nord du Burkina. Les échanges n'étaient pas au beau fixe. Selon les plaignants, la rencontre s'est divisée en deux groupes différents, les uns défendant le gouvernement à savoir les autorités politiques, administratives, coutumières de la région et les autres qui étaient très critiques tenaient à déballer ce qu'ils appellent les « vrais dossiers» pour mieux booster le développement harmonieux de la région.
Sont de ceux là, les membres de la société civile dans leur grande majorité. «Je me suis rendu compte que certaines autorités sont là pour défendre le pouvoir en refusant de s'attaquer et de dénoncer les vrais problèmes qui minent la région», a déclaré M. Tasséré Savadogo, président national de l'Association radicale pour l'Etat de droit en Afrique (AREDA) et coordonnateur des organisations de la société civile de la région du Nord.
«Nous ne pouvons pas dire librement en la présence des autorités politiques, administratives et coutumières, les actes que certains responsables posent et qui contribuent à faire régresser la région du Nord », a déclaré Yacouba Ouédraogo, représentant de la communauté musulmane. «Faux», réplique le président du conseil régional du Nord Aboubacar Relwendé Sawadogo selon qui, «notre présence était de savoir justement ce dont on nous reproche. Qu'est ce qui ne marche pas dans notre façon de gouverner et de diriger ?» .
Ceux qui n'ont pas du tout apprécié la méthode d'approche du MAEP ont qualifié «le MAEP d'un projet mort née et que les différentes tournées des experts ne sont qu'une simple balade de santé». «J'ai une mauvaise lecture de la rencontre. Entre la vie chère que nous vivons comparativement aux échanges avec les autorités régionales, l'écart est profond», a déploré Ismaïla Bakouan, président de l'Organisation démocratique de la jeunesse du Yatenga (ODJ).
Les choses se sont compliquées quand Justin Sawadogo, le maire de la commune rurale de Kossouka a expliqué aux experts que suite à la décentralisation, l'Etat burkinabé a transféré les ressources économiques, financières, matérielles au bon moment dans toutes les communes rurales du Burkina, parlant de la bonne gouvernance.
Pour les responsables des organisations de la société civile du Nord, les autorités sont venues défendre ce qu'elles font habituellement dans leurs administrations. Elles ont pris en otage la rencontre ont martelé les différentes organisations de la société civile. Les autorités de la région du Nord avec en tête le président du conseil régional a une autre lecture de la rencontre. «L es autorités n'ont pas présidé les différents groupes de travail.
Les groupes ont été présidé par les experts du MAEP donc il n'y a pas de raisons que quelqu'un puisse avoir des réserves sur certains sujets sensibles». La passe d'arme est venue du responsable de l'ODJ «dans un contexte ou l'oppression, les intimidations voilées, les affectations arbitraires existent ; personne ne veut se prononcer, je signale que cette rencontre est un simulacre», a-t-il lancé.
Les esprits se sont surchauffés après de telles déclarations. La parole de sourd entre autorités et société civile était latente. Le calme est revenu grâce à l'intervention du chef de la délégation du MAEP, Marie Angélique Savané qui demandé à chaque camp, le civisme et le respect mutuel.
Dans son intervention, Marie Angélique Savané a regretté que toutes les couches sociales n'aient pas été associées notamment la non participation des associations féminines de la région et l'absence remarquée des partis se réclamant de l'opposition. «Où sont les femmes et les représentants des partis d'opposition monsieur le gouverneur ?», a-t-elle demandé . Selon M. Marie Henry Dieudonné Yaméogo, gouverneur de la région du Nord, le début tardif ( la rencontre était prévue pour 9 h 30 mn mais c'est finalement à 11 h 45 qu'elle a dû commencer) de la rencontre a fait «sûrement» qu'ils sont repartis. «Q uant aux femmes, elles sont en plein préparatif pour la journée du 8 mars», a conclut le gouverneur.
Néanmoins les experts du MAEP ont donné une chance aux absents et même ceux qui veulent donner des informations de les envoyer sous plis fermés à leur secrétariat situé à Ouaga 2000. «Ne vous inquiéter pas de vos plis car, l'anonymat est assuré. Personne ne sera livré parce qu'elle a donné des informations précieuses sur le mauvais développement du pays», a déclaré la chef de la délégation du MAEP.
L'absence des députés de la région du Nord, n'a pas laissé indifférente certains observateurs à la rencontre. Les experts du MAEP n'ont pas pu accorder certains points de vue pendant les débats. Sont de ceux-là le nombre d'établissements publics de la commune de Ouahigouya. Tifoudba Diabougou relève de l'enseignement secondaire de la commune de Ouahigouya. Parlant du déficit d'infrastructures, il a fait ressortir que la commune de Ouahigouya enregistre seulement deux établissements publics, le lycée Yadega et le lycée Yamwaya et neuf établissements privés.
Comme solution, M. Diabougou propose aux experts du MAEP, la construction de CEG dans les secteurs pour désengorger ces deux établissements. Pour le président du conseil régional dire qu'il existe seulement deux établissements «c'est une méconnaissance de la ville, il y a quatre établissements publics», dit-il, citant les lycées Yamwaya, Yadega, le lycée communal et le lycée professionnel de Ouahigouya. Selon le président du conseil régional, les lycées privés sont au nombre de sept.
Mais on retiendra que le gouverneur a remis aux experts un document descriptif détaillé de toutes les données de la région. Et beaucoup se sont alors demandés lequel des deux chiffres (deux ou quatre), il a retenu dans son document. Sur le déroulement des travaux, quatre groupes de travail ont été formés.
Le premier s'est penché sur la démocratie et la gouvernance, le second sur la gouvernance et la gestion économique, le troisième groupe a réfléchi autour de la gouvernance des entreprises et quatrième sur la gouvernance du secteur privé et le développement socio-économique. L'idée de rassembler les différents acteurs de la région a été unanimement appréciée par les différentes couches sociales. Seulement le temps matériel n'a pas suffit aux participants de peindre les maux qui minent la région.
Jean-Victor Ouédraogo ( AIB /Ouahigouya)
04-03-08/AMK
Zondoma/Culture
La grande fête annuelle du «Napoussoum» de Gourcy
Gourcy, 04 mars (AIB) - La place du palais royal de Gourcy comme à chaque année, a connu un rassemblement particulier samedi 1 er mars 2008 à l'occasion de la cérémonie du «Napoussom» de sa majesté Naba Wobgo de Gourcy.
Commencée dans les premières heures de la matinée du samedi 1 er mars 2008, la fête coutumière du «Napoussoum» a mobilisée les populations de Gourcy et des villages environnants qui sont sous l'autorité de sa majesté Naba Wobgo de Gourcy. Depuis 1984, date de l'intronisation du chef, la tradition a toujours été respectée donnant l'occasion au garant de la tradition de se présenter en public et de recevoir les salutations de ses sujets ainsi que celles des autorités politiques, administratives et religieuses de toute la province.
Après la course des cavaliers devant le chef, le cérémonial a commencé avec la prosternation des responsables des familles des différents quartiers de Gourcy et des villages environnants. Ceux-ci se prosternaient devant leur roi en lui souhaitant une bonne santé, une clairvoyance dans la conduite de la chefferie avant de lui offrir comme le veut la tradition, des bottes de mil et bien d'autres présents. Quant aux autorités et invités, ils ont eux aussi remis des cadeaux au chef. Des coups de fusils ont salué chaque donation de présents.
Avant de se retirer dans son palais, le chef s'est adressé à ses sujets et aux autorités pour les remercier de la grande mobilisation autour de cette traditionnelle fête coutumière du «Napoussoum». Il a souhaité que règne la paix au Zondoma et a imploré les ancêtres pour des pluies abondantes afin de mettre fin à la précarité alimentaire. L'unité de toutes les filles et fils de province a été abordé par le chef dans son intervention car, selon lui, celle-ci va garantir un avenir radieux pour les générations montantes.
La fête s'est poursuivie très tardivement devant le palais avec le «Namonré» qui est une danse spéciale exécutée par les notabilités lors du «Napoussoum» chaque année. Naba Wobgo de Gourcy, malgré son âge très avancé (90 ans) continue d'assurer sa fonction en recevant toujours dans son palais tous ceux qui désirent le rencontrer, soit pour une visite de courtoisie, soit pour résoudre des problèmes de couples, de lopins de terre, de mésententes entre les membres d'une même famille.
Philibert NIKIEMA AIB/Gourcy
04-03-08/AMK
Yatenga
Des acteurs des PCD formés à Ouahigouya
Ouahigouya, 25 fév. (AIB) - Un atelier sur l'élaboration du Plan communal de développement (PCD) a réuni le 22 février 2008, à Ouahigouya les membres de la Commission ad hoc du PCD.
Au cour de la formation, il s'est agit pour les deux formateurs de la direction régionale de l'économie et du développement du Nord Sidi Gako et Jimmy D. Kéré de clarifier certains concepts comme la décentralisation, la planification, le développement local. Il a été question également des objectifs, des principes et du rôle des acteurs pour une meilleure planification.
S'agissant des objectifs, les formateurs ont fait remarquer qu'une planification locale vise le développement local, l'organisation et la transformation qualitative du territoire. Elle offre l'occasion aux acteurs de saisir les forces et les faiblesses de leur territoire afin d'établir un diagnostic, ont-ils expliqué.
Elle permet également de visualiser l'avenir du territoire à long terme et de définir les objectifs et les stratégies correspondants. La planification permet de dresser un calendrier d'actions en fonction des objectifs.
Pour atteindre ces objectifs les acteur locaux se doivent de développer un partenariat actif entre acteurs car la planification est un travail collectif, analyser à long terme afin de percevoir les modifications d'ordre structurelles, adopter une démarche stratégique qui consiste à partir du diagnostic et prendre en compte toutes les dimensions du développement durable.
Pour ce qui est des acteurs, les formateurs ont précisé que l'ensemble de la population, les élus locaux, les services technique, les conseils villageois, les prestataires de services, les autorité coutumières, la société civile et les projets et programmes sont les acteurs clés de la planification locales. Leur rôle est fonction de leur capacité, de leur détermination et de ce qu'ils ont comme apport dans la chaîne de la planification.
La partie marquante de la formation a été la partie sur la méthode d'élaboration et de mise en ouvre des PCD. A ce niveau, les deux formateurs ont insisté sur des éléments comme l'approche de la planification, le contenu du plan, le canevas général et les modalités de mise en ouvre ainsi que la communication.
Jean Victor OUEDRAOGO (AIB/Ouahigouya)
Yatenga
Lancement du projet PAMS à Ouahigouya pour une ville plus saine
Ouahigouya, 25 fév. (AIB) - La salle de fête de la mairie de Ouahigouya a abrité le 19 février 2008, la cérémonie de lancement du projet Partnership actions for mitigating syndromes of global change (PAMS).
Ce projet vient renforcer la capacité des acteurs locaux dans la gestion améliorée des boues de vidanges dans la commune de Ouahigouya. L'atelier de lancement à regrouper une cinquantaine de participants et les partenaires du projet. L'objectif visé est d'identifier et d'informer les acteurs impliqués dans la gestion des boues de vidanges sur les actions du projet, de définir une méthodologie de sa mise en ouvre, d'élaborer le chronogramme prévisionnel des activités et le rôle des acteurs dans le PAMS.
L'atelier de Ouahigouya a réuni d'une part les différentes structures étatiques intervenant directement dans la gestion de l'assainissement dans la ville comme la direction régionale de l'agriculture, de l'hydraulique et des ressources halieutiques, l'Office nationale de l'eau et de l'assainissement (ONEA) et d'autre part, les acteurs de la société civile comme les associations de collecte des ordures, les sociétés privées de vidange.
Ce nouveau projet comme l'a souligné Adrien Affogbolo, représentant le directeur régional du Centre régional pour l'eau Potable l'assainissement à faible coût (CREPA) fait suite à un projet de recherche sur la gestion des boues de vidanges dans la commune de Ouahigouya. A l'issue de la recherche, avec l'appui de l'ONEA, le CREPA a introduit une requête de financement auprès du programme Suisse de recherche Nord-Sud pour quelques actions de renforcement des capacités des acteurs locaux.
L'acceptation du financement a conduit à la naissance du PAMS à Ouahigouya. Au cours de cet atelier, il s'est agit de présenter la stratégie de gestion améliorée des boues de vidanges dans la ville de Ouahigouya et le contenu du PAMS.
A travers des communications présentées par des structures spécialisées telles l'Etablissement public communal pour le développement (EPCD), le Centre suisse de recherche scientifique à travers son Centre national de la compétence en recherche Nord-sud, le CREPA, l'ONEA, les participants ont saisi la situation globale de l'assainissement à Ouahigouya, se sont informé sur les différentes expériences sur la gestion de boues de vidanges ainsi que les enjeux dans la sous région.
Pour le maire de La ville de Ouahigouya, Abdoulaye Sougouri, le lancement de ce projet vient renforcer les capacités de sa ville dans la gestion des ordures. Elle constitue un plus dans la mesure où elle coïncide avec le lancement du mois de l'assainissement. Les participants se sont ensuite rendu à la Maison d'arrêt et de correction de Ouahigouya (MACO) où ils ont mis en pratique ce qu'ils ont appris en vidant les boues de vidanges des détenus. Ce projet d'assainissement de la ville de Ouahigouya coûtera une vingtaine de millions de FCFA selon les responsables.
Jean Victor OUEDRAOGO (AIB/Ouahigouya)
Yatenga
Les Plans communaux de développement à l'ordre du jour
Ouahigouya, 25 fév. (AIB) - Du 19 au 21 février 2008, un atelier d'information et de formation sur l'élaboration des Plans communaux de développement (PCD) s'est ouvert à Ouahigouya. Le Programme de développement rural durable (PDRD), initiateur de l'atelier a invité les acteurs des PCD de la région du Nord à l'institutionnalisation d'une planification locale du processus de développement. C'était en présence du gouverneur Henry Marie Dieudonné Yaméogo.
Dans une perspective de développement local, des actions ont été portées par les conseils villageois de développement (CVD) et les conseils municipaux. Ces actions qui visent à prendre en compte les activités communautaires de protection des terroirs et des bassins versants dans les plans locaux de développement et de responsabiliser les populations bénéficiaires privilégient les principes majeures que sont l'intervention à la demande, l'approche de plan de développement local, la mise en place d'un fonds d'investissement communautaire, la coordination et la concertation.
A travers cette vision holistique et participative, les collectivités territoriales élaborent et exécutent leurs politiques et plans de développement dans le respect des grandes orientations de l'Etat. L'unité de gestion du PDRD soucieuse de la conduite satisfaisante de l'appui/accompagnement à l'élaboration des PCD a jugé opportun de mettre à la disposition des acteurs travaillant dans sa zone d'intervention des éléments d'information pour l'élaboration d'une stratégie commune d'intervention.
L'atelier qui a regroupé tous les acteurs locaux des PCD trouve sa justification dans ce contexte de responsabilisation des populations bénéficiaires du PDRD. C'est un atelier dont l'objectif général était de permettre aux participants de s'approprier les concepts et notions de base de la planification locale, le rôle des différents acteurs dans le processus, les étapes de l'élaboration d'un PCD et les articulations entre plans de développement et schémas d'aménagement.
Plus spécifiquement, l'atelier visait à favoriser une compréhension plus approfondie des principes locaux, à déterminer les différentes étapes de l'élaboration d'un plan local de développement, à indiquer le contenu et le chronogramme de réalisation d'un PCD, à indiquer les outils à utiliser dans l'animation de la planification aux différentes étapes du processus, à passer en revue les différents acteurs et à définir leur rôle dans l'élaboration d'un PCD et enfin à proposer une stratégie de mise en ouvre et de suivi du PCD.
A la fin des travaux de cet atelier, les participants ont été imprégnés des principes et notions de base du développement local ainsi que des principes de la planification locales. Ils ont maîtrisé les différentes étapes de l'élaboration ainsi que le contenu et le chronogramme de la réalisation d'un PCD.
Le gouverneur de la région du Nord, Henry Marie Dieudonné Yameogo s'est dit satisfait de cet atelier car, l'approche du PDRD est conforme aux orientations du gouvernement en matière de développement rural décentralisé. Il a saisi l'occasion pour exprimer ses remerciements au Fonds international de développement agricole (FIDA), à la Banque ouest africaine de développement (BOAD), au Fonds pour l'environnement mondial (FEM) ainsi qu'à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), partenaires du programme.
Jean Victor OUEDRAOGO (AIB/Ouahigouya)
Yatenga
Lutte contre la vie chère
Les dessous d'une marche récupérée à Ouahigouya
Ouahigouya, 23 fév. (AIB) - La ville de Ouahigouya a vibré au rythme des casses, des jets de gaz lacrymogènes, de ping-pong entre marcheurs et force de l'ordre le 20 février dernier. A l'origine de la marche, la lutte contre la vie chère. Retour sur une journée de marche chaude qui pue de la récupération.
Des hangars servant de rue marchande par la mairie de Ouahigouya brûlés ; des tôles et chevrons emportés par les manifestants ; deux hangars de deux particuliers partis en fumée ; panneaux de stop et de signalisation emportés ; des portes vitrées de la mairie méconnaissables ; l'enseigne lumineuse de la mairie brisée ; le pare-brise avant d'un véhicule 4x4 de la gendarmerie endommagée ; trois policiers municipaux et deux de la police nationale blessés.
Tel est le bilan d'une journée de marche chaude vécue par les citoyens de la cité de Naaba Kango.
« La marche a été illégale et nous allons situer les responsabilités » dixit le bourgmestre de la ville de Ouahigouya, Abdoulaye Sougouri.
Une déclaration confirmée par le responsable du grand marché de Ouahigouya, Ouédraogo Ali dit Horloger : « la marche a été illégale. On a dit aux commerçants d'observer une ville morte mais pas de marche ». Ali Ouédraogo a déploré ce qui s'est passé dans la journée du 20 février 2008 mais il maintient que s'il y a un mot d'ordre de ville morte, les commerçants de Ouahigouya l'observeront. Selon des indiscrétions, la marche a été récupérée sur fond de refus de payer la TVA et des règlements de compte contre la police municipale de Ouahigouya.
Pour certains marcheurs, la police municipale les harcèle. Le maire ne conteste pas les propos des marcheurs mais demandent des preuves. « Je ne dis pas que la police municipale ne brutalise pas les citoyens. Mais qu'est-ce que les gens ont fait pour être brutalisés ? », a interrogé M. Sougouri.
Selon le maire de la commune de Ouahigouya, ces policiers municipaux ne seraient sanctionnés que lorsqu'il y aurait des preuves matérielles. D'autres raisons avancées par les commerçants en prenant la rue, c'est le fait qu'ils payent la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
A ce niveau, le maire a indiqué que la TVA est une taxe qui ne profite pas à la commune. « C'est une taxe qui profite au budget national », a-t-il précisé.
Le gouverneur de la région du nord, Henry Marie Dieudonné Yaméogo a quant à lui convoqué urgemment deux rencontres pour une sortie de crise.
Des démarches ont été aussi entreprises auprès des commerçants selon le gouverneur, pour rétablir le calme.
Jean-Victor OUEDRAOGO (AIB-Yatenga)
Passoré
Voux du nouvel an
Les corps constitués chez le Haut commissaire
Yako, 20 fév. (AIB) - Le vendredi 15 février 2008, les corps de la province du Passoré ont présenté leurs voux du nouvel an au Haut commissaire Lamourdi Thiombiano.
Au-delà du rituel, la présentation de voux dans la province du Passoré est un moment privilégié pour jeter un coup d'oil sur l'année écoulée et envisager les actions de développement futures avec le premier responsable de la province. De toute évidence, 2007 a connu une intense activité dans la Passoré. Le secrétaire général de la province Mme Sia Kondé Téné, au nom des corps constitués a dit toute sa satisfaction de travailler avec le Haut commissaire.
Elle a également relevé les acquis sous Lamourdia Thiombiano. Il s'agit entre autres de la bonne gestion de la crise coutumière de La-Toden, de la crise née de la mise en place du Conseil villageois de développement (CVD) de Bokin.
Pour le secrétaire général, la tenue régulière des sessions du CCTP, du conseil de santé du district, la tenue dans des conditions intéressantes de la célébration du 11 décembre et la mise en place de l'amicale des fonctionnaires du Passoré sont aussi des acquis à noter. L'insuffisance des moyens financiers et matériels, le dénuement de certains services en matériels modernes de travail ont été les principaux obstacles dans la volonté des acteurs, d'ouvrer pour le développement de la province.
En réponse le Haut commissaire a salué le bon climat de travail qui a prévalu tout au long de l'année 2007. Il a demandé plus de collaboration, de tolérance. Il s'est dit disponible et s'est engagé à suivre les nombreux chantiers en exécution dans la province.
Il s'agit de la construction des mairies de Kirsé, de Bagaré et de Samba. Il s'agit aussi de la construction du CEG de Pilimpikou, la construction du siège et d'une cité CNSS pour près de 300 millions de francs, l'installation des usines de tomates de Yako et de nombreuses réalisations dans le domaine de l'eau et de l'agriculture.
Lamourdia Lompo a annoncé enfin qu'il entreprendra à partir du 10 mars 2008, une tournée dans les différents départements de la province.
Belibi Francis Yaro (AIB/Yako)
Passoré
Le CECI dote Yako d'un outil de suivi et d'évaluation de la pauvreté
Yako, 18 fév. (AIB) - Le Centre canadien d'études et de coopération internationale (CECI)) a organisé le 15 février 2008 à Yako un atelier de restitution des résultats d'une enquête sur le système de suivi communautaire de la pauvreté dans la commune de Yako.
Cette rencontre a mobilisé les conseillers municipaux, maires de nombreuses communes du Nord et des chefs de services déconcentrés.
Conduite par M. Lassina Konaté, Prosper Somda et Michel Koné tous du Centre d'études, de documentation et de la recherche économique et sociale de l'université de Ouagadougou, l'enquête s'est déroulée de février à mars 2007 dans l'ensemble des 39 villages et 7 secteurs de la commune de Yako.
Le système de suivi communautaire de la pauvreté (SSCP), méthode de travail des enquêteurs, est en réalité arrivé au Burkina en 1997 en provenance d'Asie. C'est un des volets du MIMAP (micro impact of macroéconomic adjustments policy) financé par le Centre canadien de recherche en développement international (CRDI). Au Burkina, il est pour le moment expérimenté dans les communes de Yako et de Diébougou.
Sa finalité est de rendre plus efficace les interventions de réduction de la pauvreté au niveau local, d'aider les communautés à déterminer elles-mêmes les différentes facettes de leur pauvreté et d'en assurer un suivi et enfin, de permettre aux décideurs locaux d'entreprendre des actions pour améliorer les conditions de vie des populations à travers des choix de politiques et de programmes efficaces.
Les résultats révèlent que la commune de Yako a une population de 73 024 habitants dont 9 671 ménages. C'est une population jeune avec 66,1% de jeunes de moins de 25 ans. Ce qui pose des besoins en matière d'écoles, de structures de santé, de nutrition et d'emplois.
Il est noté aussi que la proportion de dépendance est de 55,9% ce qui rend maigre les revenus individuels. Sur le plan sanitaire, le taux de mortalité infanto-juvenile est assez élevé (38,7% d'enfants décédés au cours des 12 derniers mois).
L'étude dit également que l'hygiène des populations dans la commune laisse à désirer car 79,5% des populations se soulagent dans la nature.
Dans le domaine de l'éducation, la situation n'est guère reluisante. En effet, jusqu'à 74,2% des populations n'ont aucun niveau de scolarité. Le développement reste difficile dans ces conditions. Ce sont des populations également pauvres sur le plan matériel. 38,3% des chefs de ménages par exemple dorment à même le sol sur une natte. Un ménage sur trois est privé d'eau potable et est donc exposé aux maladies d'origine hydrique.
Peu de ménages seulement 3,8% ont accès aux crédits, ce qui freine les actions de développement. « Ces résultats nous interpellent ; ils vont nous aider à faire des choix judicieux dans nos politiques d'intervention sur le terrain », a dit le maire de la commune de Yako, Remy Zaba.
Quant au haut commissaire du Passoré, Lamoudia Thiombiano qui présidait l'atelier, il a dit toute sa satisfaction au CECI et à ses partenaires pour les efforts quotidiens qu'ils font pour la réduction de la pauvreté au Burkina.
Belibi Francis Yaro (AIB/Yako)
Passoré
Le PDRD pour réduire la pauvreté dans les régions du nord et du centre nord
Yako, 18 Fév. (AIB) - Lancé en février 2006 à Petit Samba, bourgade située à quelques encablures au nord de Yako, le programme de développement rural durable (PDRD) est le fruit de coopération entre le gouvernement burkinabé et ses partenaires du développement, à savoir le FIDA, la BOAD , le fonds mondial pour l'environnement et le fonds international de l'OPEP. C'est pour mieux connaître ce projet, son bilan à mi-parcours, ses activités, ses domaines d'intervention que l'Agence d'information du Burkina (AIB) a rencontré son coordinateur, M. Julien Fimba Lompo.
AIB : Présentez-nous le PDRD que vous dirigez.
Julien Fimba Lompo : Le programme de développement rural durable (PDRD) est du partenariat entre l'Etat du Burkina Faso et ses partenaires au développement que sont le FIDA, la BOAD , le fonds international de l'OPEP, le fonds mondial pour l'environnement. C'est un projet évalué à environ 22 milliards de francs CFA exécuté dans les provinces du Passoré, du Bam, du Lorum, du Yatenga et du Zandoma pour une durée de huit (8) ans.
AIB : Quels sont vos domaines d'intervention ?
Julien Fimba Lompo : la mission principale du PDRD est la réduction de la pauvreté dans sa zone d'intervention.
Pour atteindre notre objectif, nous avons pris en compte plusieurs volets. Il s'agit tout d'abord de la structuration du monde paysan, ensuite nous nous intéressons à la sécurisation foncière, au développement durable des capacités productives et pour terminer, le programme dispose d'un volet organisation et gestion des activités.
Le PDRD est un programme qui se veut participatif, il n'impose rien aux populations. Dans les cinq provinces, 395 villages sont touchés par nos actions.
AIB : Monsieur le coordinateur, quelles sont les réalisations concrètes du PDRD depuis sa mise en place ?
Julien Fimba Lompo : De nombreuses actions en direction de la lutte contre la pauvreté sont menées. C'est ainsi qu'avec le soutien du réseau des caisses populaires, on a pu mettre en place 40 millions de francs pour des activités génératrices de revenues au profit des groupes défavorisées, que sont les femmes, les jeunes et les personnes immigrées.
Parallèlement à cela, à travers le fonds d'investissement communautaire le PDRD est entrain de réaliser huit aires de vaccinations, dix parcs de vaccination, huit aires d'abattage.
Il y a aussi la réalisation de forages, d'écoles et d'infrastructures de santé. Dans le but de contribuer à augmenter 68500ha de cordons pierreux 750has de bas fonds, 750has de périmètres maraîchers 1500ha de sites anti-érosifs. Enfin au cours au cours de cette année 2008, dans le cadre de la diversification de la production, nous sommes entrain de vulgariser le maïs, le fonio, le papréca dans notre zone d'intervention. Ceci sera accompagné par une politique de compostage et d'introduction de nouvelles variétés de céréales adaptées aux saisons actuelles et à haute valeur productive.
Interview réalisée par Belibi Francis Yaro (AIB/ Yako)
Zondoma
Des militants de la CNTB outillés sur les stratégies de recrutement à la base
La Confédération nationale des travailleurs burkinabè (CNTB) a organisé les 8 et 9 février 2008, à Gourcy un séminaire régional de renforcement des capacités des structures professionnelles.
Ils étaient au total vingt participants venus des provinces du Passoré, du Kourwéogo et du Zondoma à bénéficier de cette formation dont le thème central était la stratégie de recrutement des membres d'un syndicat. L'objectif d'une telle formation selon les organisateurs est d'amener les « nouveaux » et « anciens » membres à avoir d'autres visions de la lutte et du monde syndical dans un monde de plus en plus globalisant.
Après avoir fait un rappel sur le syndicat, ses principes, ses fonctions, les types de syndicats, les activités et les moyens d'action ; les formateurs sous la supervision du secrétaire exécutif de l'action professionnelle de la CNTB Drissa Soaré et de M. Alimata Gansoré, membre de la commission formation ont abordé des modules liés au thème. Le premier module a porté sur la méthode de recrutement sur les lieux de travail où il n'y a aucun affilié syndical.
Les séminaristes ont compris que le recrutement était également un élément très important sur le développement des activités syndicales parce qu'il permet de générer une vaste gamme de capacités nécessaires à un fonctionnement efficace et professionnel. Le deuxième module a porté sur les enjeux du recrutement. Ce fut l'opportunité pour les participants de se faire une idée de ce qui les attend sur le terrain du recrutement.
Cela leur a également permis de se mettre à l'évidence que le syndicat doit être représentatif, crédible et fort pour engranger des victoires. Des travaux en atelier ont suivi la formation en module et ont permis une meilleure compréhension des thèmes et d'arrêter un plan d'action sur le recrutement d'au moins 150 nouveaux militants au cours de l'année. Dans son mot de clôture, le représentant du secrétaire confédéral de la CNTB a remercié les participants pour la mobilisation et l'assiduité aux travaux
Philibert NIKIEMA (AIB/Gourcy)
Zondoma
Les enseignants et leurs enfants rencontrent leur inspectrice
Les enseignants de la Circonscription de l'enseignement de base (CEB) de Gourcy 1 accompagnés de leurs écoliers ont rencontré l'inspectrice samedi 2 février 2008, à l'auberge de Gourcy pour échanger sur la vie de l'école.
La cérémonie qui a mis au premier plan les enfants se veut pour objectif d'appeler à la réflexion sur leurs différents problèmes tout en festoyant. A l'égard des enfants, l'inspectrice chef de la circonscription de l'enseignement de base de Gourcy 1, Mme Adélaïde Bougma a déclaré qu'en organisant cette soirée « nous voulons vous témoigner de notre affection à votre égard, car nous n'avons pas toujours le temps pour rester à vos côtés et nous occuper de vous car, nous sommes à tout moment sollicités, interpellés, appelés à nous occuper des autres enfants. Ce n'est pas que vous ne comptez pas pour nous, mais notre métier nous amène à nous sacrifier pour l'épanouissement des autres enfants, mais soyez-en sûrs que vos parents vous portent sur le cour et ils sont fiers de vous ; tenez bon et persévérer dans le travail».
Pour les enseignants c'était aussi l'occasion de saluer l'initiative de la responsable de la CEB avant de jeter un regard rétrospectif sur l'année écoulée dont le bilan a été jugé globalement positif. Toutefois, dira le porte-parole des enseignants, des difficultés demeurent et sont entre autres liées au manque de personnel et à l'insuffisance de matériel.
Le corps enseignant a promis à cette occasion, prendre de l'élan pour relever les défis afin d'améliorer le taux de réussite au certificat d'études primaires (CEP) qui a été de 57,47% en 2007. Il a souhaité que 2008 voit se consolider les efforts et l'élan de bonne collaboration, de concertation et de dialogue social pour un meilleur aboutissement des chantiers communs.
Philibert NIKIEMA (AIB/Gourcy)
Yatenga
Développement de l'Afrique
Quarante huit heures pour inculquer la philosophie du NEPAD à la jeunesse de Ouahiogouya
Le réseau des jeunes africains pour le Nouveau partenariat africain pour le développement (NEPAD, REJAN) a rencontré le 29 juin 2008, la jeunesse de Ouahigouya sur la « Place de l'éducation dans la mise en pratique du Mécanisme africain d'évaluation des pairs (MAEP».
C'est Madeleine N. Ouédraogo de l'association Koom qui a présidé la rencontre en tant que marraine des jeunes. Plus de 200 jeunes ont pris part à la rencontre qui a duré 48 heures.
Le thème a été développé avec l'appui de secrétaire permanent du MAEP au Burkina le 29 janvier 2008. Revenant sur les objectifs du MAEP, le coordinateur national du REJAN, Teeg Aymar Kaboré, a souligné que le MAEP vise à accélérer les progrès des pays participants par l'adoption et la mise en ouvre des priorités et des programmes du NEPAD.
Il a ajouté que le MAEDP vise à partager les expériences et de renforcer les meilleures pratiques. Pour M. Kaboré, le MAEP est un outil nécessaire à la bonne gouvernance, au développement socio-économique et à l'intégration en Afrique.
Le MAEP, a-t-on indiqué a été créé en mars 2003 pour soutenir le NEPAD dont les objectifs sont de mettre les pays africains sur la voie d'une croissance et un développement durable, de mettre fin à la marginalisation de l'Afrique dans le processus de mondialisation et de renforcer l'intégration du continent dans l'économie mondiale. Cette rencontre a été organisée en partenariat avec la fondation Hanns Seidel.
A travers des conférences, des sessions de formation, des campagnes de sensibilisation, des actions communautaires et des activités socioculturelles et sportives, le REJAN a demandé à la jeunesse de soutenir le NEPAD et son MAEP. La jeunesse de Ouahigouya a profité de ces journées pour porter leur jugement sur l'impact du NEPAD au Burkina Faso depuis 2003, de comprendre les critères d'évaluation du MAEP.
Jean Victor OUEDRAOGO (AIB/Ouahigouya)
Zondoma
Sécurité routière
Deux morts lors d'un accident de la route à Gourcy
Gourcy a connu un week-end du 2 février 2008 très particulier. Deux personnes sont mortes lors d'un accident de la route. Un autre véhicule a écrasé un âne, sans faire cette fois-ci de victime humaine.
En effet, deux jeunes garçons à bord d'une Mercedes appartenant au père d'un d'entre eux s'est retrouvés les quatre roues en l'air au secteur 1 de la ville sur l'axe Gourcy-Ouahigouya suite à une crevaison de la roue à la descente de la colline de Rogo.
L'accident qui s'est produit vers 13h40 mn a mobilisé les forces de sécurité, la population et les agents de la santé qui, malheureusement n'ont pas pu sauver les deux personnes à bord qui ont perdu leur vie sur le champ, suite à des fractures crâniens. Très tôt dans la matinée du même samedi, c'est le véhicule d'une député de la province du Yatenga qui a percuté un âne sur la voie pratiquement au même endroit ; sans danger cette fois-ci pour les passagers qui étaient à bord.
C'est l'occasion d'interpeller les populations vivant aux abords de cette route nationale d'éviter la divagation des animaux. Du côté, des conducteurs, il est recommandé le maximum la limitation de vitesse à l'entrée des agglomérations car, beaucoup continuent de passer Gourcy souvent à 100km/h, sous l'oeil impuissant des forces de sécurité.
Philibert NIKIEMA (AIB/Gourcy)
Yatenga
A la découverte du Génie- ancêtre de la famille des Belém : Le serpent sacré de Séguénéga
Devant cette forte occidentalisation de l'Afrique, de nombreuses coutumes et traditions sont menacées de disparition. Cependant aux encablures de Séguénéga, bourgade située à 55 Kilomètres de Ouahigouya, Chef lieu de la région du Nord, un fait suscite curiosité et interrogation tant bien qu'il semble relever des mystères.
C'est le "Wafo" (boa géant) ou les "Wissi" (parce ce qu'ils seraient nombreux) qui côtoient les populations et dont les faits et les gestes s'imbriquent dans leur vécu quotidien. Gentils ou méchants, ces reptiles font partie intégrante des autochtones de cette localité. Il faut composer avec eux ou vous avez tout le village sur votre dos.
« Douze mètres de long, 31cm de circonférence et une peau très épaisse.» tels sont les grands traits du serpent selon l'agent des Eaux et forêts Ignace Somé de Séguénéga qui a eu la chance de voir le reptile écrasé par un camion lors d'un accident pathétique de la circulation . Le serpent géant de cette contrée du Yatenga suscite curiosité et étonnement au regard de ses faits et gestes et du mythe qui l'entoure.
Sous l'appellation de «serpent sacré de Séguénéga », le "wafo" (serpent en mooré) ou plutôt "les wissi" (pluriel de serpent en mooré) sont nichés dans les grottes, dans des fosses, dans les grands arbres surplombant le département mais aussi dans la mare dite « mare aux serpents sacrés » . Ils sont très nombreux et envahissent la localité. Entre ces derniers et les populations, c'est une cohabitation tantôt conflictuelle tantôt "fraternelle"que prolongent les interdits ou les totems.
L'évocation du terme « wafo » suscite rétractation chez les conservateurs du mythe même après insistance. La famille Belem est seule détentrice des rites et coutumes intéressant les reptiles géants, ses fétiches protecteurs.
Tiraogo Salam Belém, le ful naaba (chef de terre), est le patriarche de la famille Belem. Il détient les secrets mais à peine s'intéresse-t-on à l'animal que son visage se crispe. Perplexe, il nous interroge : «pourquoi vous les enfants vous voulez savoir ce qu'est le " wafo" alors que nos grands parents ne l'ont pas su? ».
Pour lui il n'est pas possible de connaître la nature d'un génie. Le vieux se rebiffe toujours même après moult insistances. « N'en parlons pas, je vous en prie» supplia- t- il . « Et personne ne le saura jamais. Si vous voulez savoir ce qu'il est, allez demander à Dieu comment l'homme a été créé et quand il vous le dira, revenez me voir pour que je vous révèle ce que vous désirez savoir » , conclut Tiraogo Salam Belém.
C'est peut être l'aura et la présence du maire, Mamadou Belém, un fils de ladite famille qui ont contraint le vieil homme a nous confier ceci : «l'aîné des serpents ne sort jamais, il est nourri par les autres (les petits et les moins âgés des serpents). Son déplacement produit un bruit, mais on ne le voit pas ( d'autant qu'il s'agit d'un génie ). En ce moment, les vieux disent que c'est le propriétaire du village qui arrive.»
Faits et gestes troublants
Les faits et gestes du serpent géant de Séguénéga ne laissent pas indifférents les populations. Les témoins de ses agissements ne manquent pas de qualificatifs pour décrire ni de verbes pour narrer les évènements.
Raymond Damiba est professeur d'Education physique et sportive (E.P.S.) au lycée départemental de Séguénéga. Il a vécu une expérience particulière avec le reptile. Il raconte : «un matin, j'ai entendu des piaillements inhabituels de ma volaille. J'ai su immédiatement que quelque chose se passait dans ma basse cour, car j'avais déjà entendu parler du serpent. Dès que j'ai ouvert mon poulailler, j'ai vu qu'il s'était enroulé à un canard et même l'avait presque avalé. C'était la première fois que je voyais un serpent de telle envergure » .
Le professeur d'E.P.S., prenant la poudre d'escampette, a dû se résoudre à appliquer sur le terrain toutes les théories de tactiques de course de vitesse apprises à L'Institut national de la jeunesse et de l'éducation physique et sportive (INJEPS) .
Cependant, sa femme Awa Belem, native de Séguénéga, après la fuite de son mari prit son courage à deux mains pour amadouer «la bête » en ces termes : «Pourquoi te comportes-tu de la sorte avec les étrangers ? N'as-tu pas honte ? » .
Après ces remontrances, selon M Damiba, le serpent rejeta le canard qu'il avait quasiment avalé. Aussi les voisins accoururent-ils pour envelopper le reptile avec un sac. «Ce ne fut pas facile car le serpent était agressif et mesurait environ 2,5 m de long. C'était le plus petit des serpents car d'autres peuvent avaler même un bouc» explique l'enseignant.
Malgré leur nombre impressionnant (une centaine selon les détenteurs des rites du "wafo"), les habitants de la localité ne s'inquiètent pas du tout de leur présence car ces bêtes qui se conduisent comme des animaux domestiques ne se défendent que lorsqu'ils sont agressés. « S'il arrive qu'un serpent morde un particulier qui le piétine à la queue, la blessure n'a pas besoin d'être soignée. La plaie est lavée avec l'eau de la mare aux serpents sacrés. Et la guérison est immédiate » explique le vieux Belém.
Les serpents s'attaquent aux animaux quand ils ont faim. Il s'agit surtout de la volaille .
Bintou Salogo, une habitante de la localité du haut de sa soixantaine confie : « j'ai reçu plus de quatre fois la visite du serpent. Il mesurait plus de 12 m . Il a avalé la moitié de ma volaille» .
Pour l'adjudant des Eaux et forêts Ignace Somé, Cette espèce de serpent est protégée par l'Etat et les populations contribuent par le culte qu'elles lui vouent à cette protection. Il témoigne qu'une fois, l'un des serpents a été mortellement blessé par un véhicule. S'étant traînée sur environ cinq kilomètres la bête mourut en ayant pris le soin de tourner la tête vers l'Est .
Selon les explications des sages, la position de la tête du serpent signifiait beaucoup de choses : D'abord, elle indiquait la route empruntée par le camion, ensuite qu'un malheur allait frapper le chauffeur du véhicule . Deux jours plus tard les anciens disent avoir appris qu'un conducteur de camion était décédé en heurtant un arbre.
Pour ces derniers, il s'agit probablement de celui qui a roulé sur leur serpent dont les dimensions étaient proches de 12m de long , 31cm de circonférence avec une peau très épaisse. Monsieur Ignace Somé affirme avoir été saisi en tant que technicien de l'environnement pour assister à l'enterrement solennel mais à la manière humaine de ce serpent.
Un autre fait bouleversant est relaté par L'adjudant : «Un jour j'ai reçu la visite du génie des Belem. Il a pris un de mes poulets. Etant d'origine Dagara, j'ai plaisanté en lui disant que je vais le convoquer à la gendarmerie pour qu'il rembourse mon poulet. Deux semaines plu tard, il est revenu dans mon poulailler mais sans rien prendre. Je me dis qu'il avait compris mes récriminations». Les habitants, généralement, lorsqu'ils voient le serpent se diriger vers leur cour, lui offre de vieilles poules souvent malades.
A cette occasion, Les éleveurs prodiguent des conseils et expliquent au boa les difficultés qu'ils vivent dans leurs activités et demandent au reptile d'utiliser le système D. Comme s'il était doué de raison, le serpent retourne docilement dans sa loge après avoir avalé sa proie.
Si le reptile s'introduit dans un poulailler sans que personne ne s'en rende compte, et si par la suite le propriétaire l'aperçoit à sa sortie en manifestant visiblement son désaccord et sa colère, le boa vomit tout ce qu'il a pu prendre sur place dans la cour avant de s'en aller. Quelles que soient les excuses que vous lui présentez, le boa ne récupère pas ce qu'il a vomi.
C'est pourquoi, selon Boureima Belém, un des sages de Séguénéga, « il est très rare que les gens avertis manifestent leurs désapprobations lorsqu'ils viennent à perdre une poule . Le plus souvent, après que le serpent eût avalé sa première poule, le chef de la famille ou n'importe quelle autre personne s'empresse de ramasser le reptile et de l'amener loin de la cour pour éviter la récidive. L'animal sacré, est docile et se conduit comme s'il avait été dompté. Un étranger peu prendre le serpent s'il n'a pas peur en évitant de toucher à sa queue. Dans le cas contraire il demande le secours d'un autochtone. Le reptile ne s'attaque qu'à celui qui touche sa queue».
Symbolisme du Wafo
Selon certaines indiscrétions, il ressort que le wafo est symbolisé par un gris-gris caché dans une gibecière. Aucun des différents successeurs n'a osé violer l'interdiction de voir le contenu du sac. Selon Boureima Belém, des gens malveillants et curieux ont déjà bravé le surmoi en ouvrant la musette. Subséquemment ils furent envoyés ad patres trois jours après leur bravade.
Les nombreuses victimes tombées par le passé et peut être le sentiment de culpabilité expliquent le mutisme de Salam Belém lorsque l'étranger cherche à investiguer davantage sur le mythe du wafo.
Quand le contenant des fétiches et/ou du génie commence à s'user, il est immédiatement transvasé dans un autre. De nos jours, personne ne connaît exactement le nombre de sacs contenant le gris-gris. D'aucuns estiment leur nombre à 1207. La gibecière est soigneusement conservée par le doyen de la famille Belém.
Pour lui, le mystère du serpent est né de l'installation des premiers ancêtres que sont les frères Zanwouri et Maswala dans cette localité d'ou l'appellation Séguénéga qui signifie en français « la rencontre ». Le serpent symbolise pour ainsi dire le trait d'union entre le ciel et la terre comme dans de nombreuses cosmogonies africaines. Le ciel est le père et la terre, la mère. Pour eux cette rencontre est nécessairement féconde.
Dans la bible, le serpent incarne Satan. En revanche, le reptile représenterait aussi l'immortalité, l'infini et les forces sous-jacentes menant à la création de la vie dans plusieurs cultures du monde. Dans l'antiquité grecque, le Dieu de la médecine Esculape se reconnaîtrait dans la symbolisation du serpent. Plus explicitement il voyait dans les qualités et les attributs du serpent l'expression de sa Grâce, de sa finesse mais aussi de sa beauté incomparable à nulle autre.
L'humanité ayant conservé beaucoup de la mythologie grecque, l'on peut comprendre pourquoi le serpent se retrouve enroulé autour du caducée. De Maine Durieu et Bertrand Goy dans leur livre « Bronzes Gan, la spirale du serpent » font remarquer que les pendentifs nommés "torfan" , "Fanaga" ou "Débri" en forme de serpent chez les Gans (un groupe ethnique vivant dans le Sud-Ouest du Burkina) sont fabriqués par des artisans et constituent des objets de protection mystiques contre le mal, le mauvais sort et la maladie.
De même, la cosmogonie nordique fait remarquer que l'arbre du monde (Yggdrasil), a ses racines rongées en permanence par un serpent (Nidhögg) ce qui permet la régénérescence du monde. Ouroboros, le serpent qui se mord la queue symbolise d'autofécondation est l'éternel recommencement.
Quetzalcoatl, le serpent à plumes, serait allé dans le monde souterrain pour y créer le cinquième monde de l'humanité. Dans l'imaginaire des Chamans les serpents entrelacés que leurs artisans confectionnent représentent la molécule d'ADN portant de la connaissance et l'information génétique.
A Séguénéga, le "wafo" est perçu comme la somme des esprits des ancêtres veillant sur la grande famille des Belém. En un mot, le "wafo" est un protecteur. Le dieu "wafo", selon les détenteurs de son rite n'acceptera pas abandonner son peuple pour suivre une autre famille. Comme tout dieu, il est souverain et se suffit à lui même.
« Si un membre de la famille Belem éprouve des difficultés d'ordre matériel ou moral, il peut et doit adresser sa demande au "wafo" via le patriarche . Se voyant mis à l'épreuve, le dieu protecteur fait tout pour ne pas décevoir ses contemplateurs» explique le vieux Belém.
Comme dans toute organisation secrète, dans toute secte traditionnelle, le "wafo" a ses dirigeants. Nonobstant la réputation de Séguénéga et ses reptiles sacrés, le "wafo" est avant tout une propriété exclusive, inaliénable et non cessible des Belém. Il est et restera leur protecteur : les anciens l'ont ainsi voulu. En Egypte, le cobra, l'uræus sacré, protégerait les pharaons. Dans l'hindouisme, mais aussi le bouddhisme, un cobra géant protège Bouddha en méditation.
Le rituel de la fécondité par le "wafo"
La fécondité est très importante pour la socialisation d'une personne en Afrique noire en général et à Séguénéga en particulier. C'est pourquoi certains interdits de cette contrée du Burkina Faso s'applique même aux étrangers de passage. En effet interdiction est faite à toute femme en grossesse de traverser le département de Séguénéga en catimini.
Selon les patriarches, « Toute femme enceinte qui traverse la localité doit après son accouchement ramener son enfant chez le Ful-Naaba pour accomplir des sacrifices.» Aussi toute femme qui durant sa période de menstrues traverse le village et tombe enceinte avant ses menstrues suivantes est astreinte au rituel sacrificiel. «L'enfant ne marchera jamais. Il aura les membres flegmes et rampera comme un serpent tant que les parents ne viennent pas effectuer les cérémonies prévues en cas de violation,» avertit le doyen des Belém.
Pour atténuer sa diatribe il confie que lorsque la mère revient avec son enfant, elle doit apporter une chèvre, une poule blanche, du dolo (bière de mil) ou à défaut, de l'argent dont le montant concurrence le prix des offrandes énoncées. Alors le Ful-Naaba désigne un des nionnionsés (groupe ethniques autochtones vivant en pays mossi) et un membre de la famille Belém pour effectuer le sacrement.
Si la paralysie de l'enfant est consécutive à la riposte du "wafo" la poule immolée et jetée retombe sur son dos. Si par trois fois la poule ne tombe pas sur le dos, les prêtres sacrificateurs déduisent que les parents ont indubitablement menti.
«Il arrive que des gens, naturellement dans le désarroi pour la paralysie de leur enfant imputent la responsabilité du mal au "wafo" .Aussi s'empressent-ils de venir ici pour exorciser le maléfice», raconte le patriarche.
En revanche, si la poule tombe dans la position indiquée, l'enfant est soumis à une toilette rituelle avec l'eau provenant de la mare aux serpents sacrés et à laquelle d'autres produits sont mélangés. Ces gris-gris ne devraient être vus que des sacrificateurs. Après cette cérémonie « nul doute ne subsiste que l'enfant recouvra l'usage de ses jambes dans la même semaine », soutient l'aîné des Belem.
Au cas ou l'enfant serait une fille, il appartient au Ful-Naaba de lui désigner un mari quand elle sera majeure. Mais si c'est un garçon, le Ful-Naaba proposera à la première fille de ce dernier son futur époux si d'aventure la proposition rencontre son assentiment. Mais de nos jours, avec la modernité et le droit positif qui codifient la vie des citoyens, cette règle n'est plus de mise.
«Il est demandé simplement aux maris de ces filles de venir se présenter à la famille Belem, porte drapeau des us et coutumes des wissi », recommande le responsable du culte.
En outre, le wafo, étant considéré comme l'esprit des Belém, il est formellement interdit de tuer un boa dans cette localité. Pour cette proscription aucune sanction n'est prévue pour les contrevenants. Mais des malheurs successifs frapperont les personnes qui se rendraient coupables d'une telle forfaiture à en croire les sages de la localité.
Pour pérenniser la sauvegarde de ces bêtes, l'étranger est généralement informé de la sacralité du serpent. Mieux, on lui explique la visite probable du serpent. Il ne fait que de la courtoisie. Quand un étranger est coupable de meurtre d'un serpent, un malheur s'abattra sur lui et sa famille même si sa culpabilité n'est pas établie.
Le cadavre de l'animal est enterré dignement. « Il y a à peine 15 ans de cela, des militaires ne croyant pas à la puissance du "wafo", payèrent cher de leur témérité et de leur entêtement après avoir ouvert le feu sur un boa sacré » soutiennent les avisés de la force du Wafo.
Une des particularités du Wafo de séguénéga est qu'il a, à l'instar des humains son totem : le cheval. Quel que soit votre rang social, il vous est interdit d'enfourcher un cheval pour aller chez le Ful-Naaba.
Même si par méconnaissance des prescriptions ou par mégarde, il vous arrivait d'enfreindre aux interdits, vous êtes tenus de remettre au chef une poule pour réparer votre faute. Mais malgré cet acte qui caractérise votre demande d'excuses, votre monture meurt une semaine après.
En guise d'exemple on raconte que le chef de Goubré, gros éleveur de chevaux qui vivait dans une concession jouxtant celle du Ful-Naaba fut contraint de déloger pour aller habiter à 3 Kilomètres plus loin afin d'éviter les rixes entre lui et son voisin.
Chaque année, une fête coutumière est organisée en l'honneur du "Wafo". Moment d'intense communion entre les filles et fils de la localité ; elle est l'expression de leur vénération et leur attachement à ce riche patrimoine que les ont légué leurs ancêtres. Son pouvoir mythique relève, pourrait-on dire, de la croyance.
Mais force est de reconnaître que le Wafo est plus qu'un mythe à Séguénéga : il est le témoignage de la vitalité de nos traditions et de la plasticité de nos cultures du moment qu'il accepte les éléments fécondants que charrie la modernité.
Si le symbole du serpent est presque universalisable en dépit du fait que les cultures (chrétiennes, hindoue, chamanistes, musulmanes, orientales et négro-africaines) ne lui donnent pas les mêmes significations, reste que l'Etat burkinabè pourrait contribuer à faire de ce biotope un site touristique dont les retombées économiques participeront à la lutte contre la pauvreté dans la commune rurale de Séguénéga.
Jean Victor OUEDRAOGO Ouedraogo_ jeanvictor@yahoo.fr AIB/Ouahigouya
Passoré
Atelier sur la recherche action paysanne
Ouagadougou, 29 jan - La commune rurale de Gamponsom située à 10 km au Nord - Est de Yako, a abrité du 22 au 26 janvier un atelier de formation sur la recherche action paysanne dans le processus de décentralisation et le développement local. Organisé par Diobass - Burkina, l'atelier a mobilisé des producteurs de plusieurs régions du Burkina.
Diobass est un réseau d'organisations paysannes. Installé au Burkina depuis le début des années 1990, Diobass cherche non seulement à valoriser les savoirs locaux paysans mais aussi à accompagner les producteurs ruraux dans toutes leurs activités à travers des appuis conseils.
Acteurs essentiels de développement dans les communes rurales nouvellement installés, les producteurs veulent par cet atelier de formation comprendre le fonctionnement, les enjeux, les implications de la communalisation et leur responsabilité dans ce contexte socio - politique nouveau. Voici toute la problématique qui à justifié le thème de l'atelier « recherche - action paysanne dans le processus de la décentralisation et le développement local ».
Venus des provinces du Passoré, du Yatenga, du Kadiogo, de l'Oubritenga, du Bam, du Kouritenga du Ziro et du Kourwéogo, ce sont au total quatre-vingt participants qui ont en cinq jours été informés sur les objectifs de la décentralisation, son fonctionnement, le rôle des différents acteurs du processus en cours et surtout leurs places dans la mise en ouvre de cette communalisation intégrale du pays.
L'atelier est organisé selon les principes de la démarche Diobass de communication et de recherche - action selon l'animateur principal Djeni le Koun de la plate forme Diobass Burkina. Cette démarche part des expériences concrètes vécues par les participants pour leur faire comprendre tous les enjeux de la décentralisation.
De façon concrète, les participants ont été repartis en groupe de travail avec des modules précis qui seront restitués en plénière. Au cours de cet atelier, ils ont été aminés à visiter des activités de développement local à Ouonon, à Kouni et Lablango, 3 villages de la commune de Gomponsom.
A la cérémonie d'ouverture, le préfet du département de Gomponsom Azani Ouédraogo et le premier adjoint au maire de la localité Sibiri Nanéma ont tous salué l'action de Diobass et ont remercié l'association Kombi Naam de Gomponsom pour le Sahel pour avoir accueilli la formation.
Bélibi Francis Yaaro (AIB - Yako)
Zondoma
La coopération japonaise remet les clés des écoles qu'elle a construites aux bénéficiaires
Le mercredi 23 janvier 2008 a eu lieu dans les circonscriptions de l'enseignement de base (CEB) de Tougo, Bassi, Gourcy la réception des écoles construites sur financement de la coopération japonaise.
Dans le cadre de la troisième phase du projet de construction d'écoles primaires deuxième tranche, la province du Zondoma à bénéficié de onze écoles construites et entièrement équipées grâce à la coopération entre le Burkina Faso et le Japon.
La visite et la réception des infrastructures ont connu la présence de nombreux responsables administratifs des services centraux et décentralisés du ministère de l'Enseignement de base. Du côté japonais, on notait la présence de M. Endo Kazuo, chef de la délégation et consultant de la société Fukunaga Arrchitect-Engineers et de M. Yoichi Yamamoto, chef de projet Konoike construction Co-LTD qui a supervisé les travaux confiés à l'entreprise burkinabè ECOBAA.
Au total, onze écoles ont été construites dans un délai record de sept mois en remplacement de celles existantes qui étaient dans un état de délabrement avancé. Dans les différents sites retenus une école de trois classes équipées de trente tables bancs, d'une armoire, de chaises avec un bureau pour le directeur et un magasin. Six latrines sont aussi prévues dans le plan.
Le projet a intégré la construction de trois logements pour les enseignants. D'un coup global de 723 millions de FCFA les clés de ces infrastructures et les guides d'entretien, de gestion et de maintenance ont été remises au premier responsable de l'éducation du Zondoma.
Au nom de ses supérieurs hiérarchiques, le directeur provincial de l'enseignement de base a remercié le peuple japonais de ce don qui est, selon lui le symbole fort de l'amitié et de la coopération entre les deux pays. A Guiri-Guiri dans la CEB de Bassi, les élèves par la voix de leur représentant Adama Ouédraogo a dit au chef de la délégation japonaise tout simplement merci pour les efforts que le peuple japonais a consenti à travers ce don pour leur permettre d'étudier dans des conditions meilleures.
Il a promis que les élèves et leurs parents prêteront une attention particulière à l'entretien des locaux, répondant ainsi au voux le plus cher de la partie japonaise qui a donné rendez-vous dans un an pour repasser les voir en espérant que l'engagement pris par les parents de clôturer les logements des maîtres sera une réalité.
Philibert NIKIEMA (AIB/Gourcy)
Zondoma
Vie des partis politiques
Le CDP annuel le blâme contre Bernard Lédéa Ouédraogo
Le bureau politique national du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, majorié) a décidé le 18 janvier 2008 lors de sa réunion ordinaire d'annuler les sanctions prises contre certains militants du Zondoma blâmés pour indiscipline. L'acte d'annulation des mesures a été remis aux intéressés par le député Lassané Savadogo le samedi 26 janvier à Gourcy .
La remise des actes d'annulation des sanctions a eu lieu lors d'une cérémonie sobre et émouvante qui a rassemblé tous les responsables du CDP de la province du Zondoma. Avant la remise des correspondances aux personnes qui avaient été blâmées lors du dernier congrès du CDP, il y a des déclarations. Ainsi, M. Antoine Raogo Sawadogo a déclaré que le rassemblement des fils de la province en ce début d'année est une grande chance pour leur unité.
Il a expliqué ces décisions ont été prises suite à des démarches entreprises par des fils du Zondoma auprès du commissaire politique régional, le Dr Salif Diallo qui aurait accueilli favorablement la proposition et l'aurait transmise aux instances du parti qui a décidé le 18 janvier 2008 dans ses délibérations en session ordinaire d'annuler les blâmes pris le 16 novembre 2006 pour faits d'indiscipline.
Pour le député Tahéré Ouédraogo, cette décision soulage et contribue à l'unité des fils de cette province. Le moment le plus attendu était la remise des actes d'annulation de la mesure de sanction au Dr Bernard Lédéa Ouédraogo, à Fati Ouédraogo, Oumou Ouédraogo, Djénéba Ouédraogo et Prosper Sawadogo par le député Lassané Savadogo par ailleurs, président de la section provinciale du CDP/Zondoma.
Des ampliations ont été faites aux sous sections de Gourcy, Bassi, Boussou, Lèba et Tougo sous les acclamations de militants, parents et amis venus être des témoins oculaires d'un acte qui va marquer la vie du parti majoritaire au Zondoma. Le député Lassané Savadogo s'est dit particulièrement heureux car, selon lui, l'unité de cette province tant clamée n'a plus de raison de ne pas se concrétiser pour qu'ensemble les fils et filles du Zondoma puissent soutenir davantage le président Blaise Compaoré dans sa quête d'une société d'espérance.
Le Dr Bernard Lédéa Ouédraogo a déclaré tout simplement que « les hommes sont divers et ondoyants» ajoutant qu'il a espoir que tout ce qui a été dit est «vrai, sincère par conséquent plus rien de mal ne sera fait et ne détériorera le climat social et politique au Zondoma et dans la région» . Quant à son action future, M. Ouédraogo a affirmé qu'il n'est plus question pour lui de faire la politique des postes.
Par contre, il a assuré qu'il continuera à faire la politique du développement dans laquelle il s'est engagé depuis 1967. Le Dr Bernard Lédéa Ouédraogo a émis le vou que des actions d'éducation et de formation politique soient entreprises pour tous ceux qui sont au CDP dans la Zondoma.
Philibert NIKIEMA (AIB/Gourcy)
Zondoma
Une trentaine de personnes formées au concept de police de proximité à Gourcy
Le haut commissaire de la province du Zondoma a présidé un atelier de formation sur le concept de la police de proximité. Au total 30 personnes issues de toutes les couches socioprofessionnelles y ont pris part.
Dans le but de contribuer à l'éveil des consciences des populations sur les questions de sa propre sécurité et acquérir leur adhésion active dans le cadre d'un partenariat clairement défini avec les forces de sécurité, le haut commissariat du Zondoma organisé une séance de formation sur la police de proximité. Pendant deux jours, cette formation a regroupé des leaders d'opinion des cinq communes de la province du Zondoma.
Après avoir fait l'historique de la police de proximité et la volonté du gouvernement à la vulgariser, les formateurs sous la supervision du directeur provincial de la police nationale du Zondoma, le commissaire Luc Soulama et de la directrice régional de la police nationale, Mme Odile Kantiono ont abordé des modules liés notamment au concept de police de proximité et les attributions des comités locaux de sécurité.
Selon les formateurs, la police de proximité est une nouvelle méthode de travail qui associe les populations à la base sous l'autorité des forces de l'ordre pour éradiquer l'insécurité. Ils ont expliqué qu'il faut à cet effet un rapprochement, un partenariat et le renforcement des mesures préventives et les stratégies de résolution des problèmes sociaux.
Le décret portant création des comités locaux de sécurité a été expliqué aux participants afin de permettre aux participants issus de toutes les couches socioprofessionnelles de mieux cerner leur rôle et leur mission. A travers des sketchs et des études de cas, les participants ont pu mesurer leur connaissance et mieux comprendre leur rôle dans la lutte contre l'insécurité.
Le haut commissaire du Zondoma M. Abel Lompo a déclaré à la cérémonie de clôture que le rôle des participants est désormais primordial dans la lutte contre l'insécurité dans la province. Il les a invité les à collaborer franchement, loyalement et légalement avec les forces de sécurité pour mieux combattre le banditisme.
Philibert NIKIEMA (AIB/Gourcy)
Passoré
Les organisation paysannes membres de Diobass veulent saisir toute sa profondeur
La commune rurale de Gamponsom située à 10 km au Nord-Est de Yako, a abrité du 22 au 26 janvier 2008, un atelier de formation sur la recherche action paysanne dans le processus de décentralisation et le développement local. Organisé par Diobass-Burkina, l'atelier a mobilisé des producteurs de plusieurs régions du Burkina.
Diobass est un réseau d'organisations paysannes installé au Burkina dans les années 1990 dont l'objectif est de valoriser les savoirs locaux paysans mais aussi d'accompagner les producteurs ruraux dans leurs différentes activités à travers des appuis conseils. Diobass se présente aujourd'hui comme un acteur essentiel de développement dans les communes rurales nouvellement installées.
Cet atelier a été organisé pour permettre aux producteurs de comprendre le fonctionnement, les enjeux, les implications de la communalisation et leur responsabilité dans ce contexte socio-politique nouveau.
L'atelier qui a eu pour thème : «recherche-action paysanne dans le processus de la décentralisation et le développement local» a regroupé des participants venus des provinces du Passoré, du Yatenga, du Kadiogo, de l'Oubritenga, du Bam, du Kouritenga, du Ziro et du Kourwéogo. Ils ont eu des informations sur les objectifs de la décentralisation, son fonctionnement, le rôle des différents acteurs dans le processus et surtout leurs places dans la mise en ouvre de la communalisation intégrale du pays.
L'animateur principal, Djeni le Koun, membre de la plate-forme Diobass Burkina a expliqué que la démarche de Diobass est de permettre aux participants de partager des expériences concrètes vécues pour leur permettre de mieux comprendre les enjeux de la décentralisation. Les participants ont visité des réalisations à Ouonon, Kouni et Lablango, trois villages de la commune rurale de Gomponsom.
A la cérémonie d'ouverture, le préfet du département de Gomponsom, M Azani Ouédraogo et le premier adjoint au maire de la localité, M. Sibiri Nanéma ont tous salué l'action de Diobass et ont remercié l'association Kombi Naam de Gomponsom pour le Sahel pour avoir accueilli la formation.
Bélibi Francis Yaro (AIB/Yako)
Passoré
Le concept de la police de proximité expliqué dans ses détails pour lutter contre l'insécurité
La salle de conférence de la direction provinciale de l'agriculture de la province du Passoré a abrité les 21 et 22 janvier un atelier de formation sur la police de proximité au profit des couches socioprofessionnelles de la commune de Yako.
Il ne se passe une semaine à Yako et dans ses environs qu'un vol ou un braquage à mains armées ne fasse écho. Par exemple en début décembre 2007, le gardien d'un dépôt pharmaceutique a été retrouvé assassiné et jeté sur le goudron en plein centre ville de Yako ; jusqu'à présent les malfrats n'ont pas été encore identifiés. Début janvier, le dépôt pharmaceutique du CMA de Yako a été vidé une nuit par des bandits aux environs de 23 heures ; jusqu'à présent, ils continuent de courir. Les motos volées, les boutiques enfoncées et le bétail enlevé dans les villages sont légions.
Avec cette montée de l'insécurité, explique Daniel Zoungrana directeur provincial de la police nationale du Passoré, la police seule, sans la collaboration des populations, ne peut pas venir de façon aisée à abattre le phénomène. Le policier n'est pas un magicien. C'est pour élargir la lutte contre l'insécurité, aux populations et pour les responsabiliser que la police de proximité a été lancée en juillet 2005 par les autorités du Burkina. Elle vise à rapprocher les services de sécurité des populations dans l'espoir qu'ils puissent gérer de manière concertée et préventive les troubles à l'ordre public ainsi que la criminalité sur toutes ses formes.
L'atelier a regroupé une trentaine de participants constituée de conseillers municipaux, d'agents paramilitaires, d'agents de l'administration générale. La cérémonie d'ouverture a été présidée par le haut commissaire du Passoré Lamourdia Thiombiano. Il a rappelé que le droit à la sécurité est aujourd'hui mis à rude épreuve par les malfrats. Dans les villages et dans la ville de Yako a-t-il dit, on assiste actuellement à des actes de violences qui sapent les efforts de développement et qui troublent la quiétude des populations.
Animé par le lieutenant colonel Bouda K Ali et le commissaire de police Boukary Compaoré, l'atelier a éclairé la lanterne des participants sur le concept de la police de proximité, ses objectifs, le rôle des autorités administratives et du personnel de sécurité pour sa mise en ouvre. Les participants ont aussi échangé sur les manifestations, les formes de l'insécurité, et les outils juridiques qui existent en la matière. Pas d'amalgames ont averti les formateurs.
Les populations ne doivent pas se substituer aux forces de sécurité, elles doivent simplement dénoncer, aider la police à faire son travail. A la clôture le directeur provincial de la police nationale Daniel Zoungrana a remercié les participants pour leur assuidité et les formateurs pour le travail abattu. Il a souhaité que les participants fassent écho, large diffusion de ce qu'ils ont appris sur la police de proximité.
Belibi Francis YARO (AIB/Yako)
Bam
Crise au conseil municipal de Nasséré
Les conseillers dissidents maintiennent leur mot d'ordre de boycott
Kongoussi, 29 déc. (AIB) - Un an après sa mise en place, le Conseil municipal de Nasséré (province du Bam) est en crise. Dix sept (17) des trente deux (32) conseillers ont suspendu leur participation aux sessions depuis Août 2007. Même la rencontre avec la mission du ministère de l'administration territoriale et de la décentralisation (MATD) convoquée le jeudi 27 décembre 2007 a été boycottée par les conseillers dissidents.
Nasséré, commune rurale du Bam, a mal à son unité. Les conseillers sont depuis Août 2007 à couteaux tirés. Cette crise née de la désignation du site du collège d'enseignement général (CEG) oppose deux groupes de conseillers.
Le groupe fidèle au maire Charles P. GARBA qui approuve l'implantation du CEG à Nasséré au chef lieu de la Commune et celui qui serait dirigé par Mme SANFO Talaté Eléonore, majoritaire avec 17 conseillers sur 32, qui désapprouve ce choix.
Selon les informations recueillies sur place, l'histoire remonte au 07 Octobre 2006, date à laquelle il a été procédé au premier choix du site du collège. Ce choix qui aurait été effectué en présence du maire de Nasséré, du directeur régional des enseignements secondaires, supérieurs et de la recherche scientifique du centre-nord (DRESSRS/CN), de sa majesté le Naaba Tigré de Kirigtenga, de conseillers municipaux et d'autres personnes ressources était favorable à l'implantation du CEG au chef lieu de la Commune.
Ce choix aurait par la suite été remis en cause par le DRESSRS/CN Saïdou Barry pour, dit-on, insuffisance de superficie. Une raison que Charles Garba et ses fidèles contestent car pour eux, le site ne présente aucun danger et mieux, au lieu de douze hectares exigés, on pouvait en avoir près de vingt.
Face aux contradictions, le Haut Commissaire d'alors, Mme Couldiaty Larba Cécile (actuellement député à l'Assemblée Nationale) effectuait à son tour une visite sur les lieux le 18 Octobre 2006. Quel constat a-t-elle fait ? Nous ne saurons vous le dire. Toujours est-il que finalement, le DRESSRS/CN informait les autorités du Bam de l'existence de quatre (4) sites pouvant abriter le CEG. Deux (2) à Nasséré, un (1) à Biliga et un (1) à Sika.
De prospections en prospections et de propositions en propositions, on se retrouvera avec six (6) sites : deux dans le chef lieu et quatre autres dans différents villages. L'affaire devenant de plus en plus difficile à résoudre, une mission conjointe de la direction des affaires administratives et financières (DAAF) et de la direction des études et du programme du ministère des enseignements secondaires, supérieurs et de la recherche scientifique (MESSRS) va être dépêchée à Nasséré.
Au terme de cette mission, c'est le premier site de Nasséré qui sera retenu. Peu après, le secrétaire général de la région du centre- nord et un conseiller technique du MESSRS ont aussi visité le site et convié la population à une restitution au cours de laquelle le choix du site de Nasséré a été confirmé. Mais si certains approuvent le choix de Nasséré, en l'occurrence le maire Charles GARBA soutenu par une partie des conseillers, d'autres, à savoir Mme SANFO Talaté Eléonore soutenue par le deuxième groupe de conseillers le désapprouvent et proposent que le site de Sika (village situé à 3,2 km au Sud de Nasséré sur la route nationale kaya-kongoussi soit retenu.
Face à cette mésentente, une rencontre pour la recherche de consensus, demandée par le DRESSRS a été fixée au 18 octobre 2007. A cette rencontre tenue à Kongoussi au Haut-Commissariat, les protagonistes vont se quitter en queue de poisson, car chaque groupe va camper sur sa position.
Le dossier devenu une patate chaude est alors envoyé au conseil municipal de Nasséré. Sans se soucier de la légalité et des prérogatives, le conseil municipal va siéger en session extraordinaire le 1 er Mars 2007 pour délibérer sur le choix du site. A l'issue de débats très houleux, on procéda aux votes.
Ainsi 17 conseillers (la majorité) votèrent pour le site de Sika contre 15 conseillers favorables à celui de Nasséré. Constat : la démocratie a triomphé mais le résultat est en contradiction avec l'arrêté N° 96-067/MESSRS/CAB portant procédure d'octroi de l'autorisation de construire des établissements secondaires publics qui stipule en son article 7 que « les établissements sont prioritairement érigés dans les chefs lieux de départements avant toute autre localité ».
Autre arrêté pris en contre-pied, le n° 2006-039/MESSRS/SG/DEP portant autorisation de construire un établissement général dans la province du Bam qui dit en son article 1 : « Il est autorisé la construction d'un collège d'enseignement général dans le département de Nasséré, dans la province du Bam dénommé « Collège d'Enseignement Général de Nasséré ».
Dans cet imbroglio, le maire GARBA, après une demande accordée, est reçu en audience par le ministre Joseph PARE. Les explications orales sur la situation seront suivies d'écrits adressés au premier responsable du département chargé des enseignements secondaires.
Le 17 Août 2007, par lettre de commande et de service n° 2007-02041/MESSRS/CAB, le ministre délégué chargé de l'enseignement technique et de la formation professionnelle, M. Maxime SOME invite l'entreprise Afric-Tech/BWK a poursuivre les travaux débutés sur le site n°1 de Nasséré et mieux, à les accélérer pour qu'une classe de 6 e puisse être fonctionnelle à la rentrée scolaire 2007-2008.
En route pour Nasséré, un véhicule de l'entreprise, chargé du matériel de construction est intercepté et bloqué à Sika. Il a fallu la réaction de l'administration et de la police pour éviter le pire et permettre l'acheminement du matériel jusqu'à destination, et la reprise des travaux en septembre 2007.
A partir de ce moment, la crise va prendre une autre tournure. Contrairement aux trois premières sessions du conseil municipal de Nasséré qui ont enregistré la présence de tous les conseillers, c'est le boycott les 23 et 30 Août 2007.
A chacune de ces sessions, le quorum ne sera pas atteint car à chaque fois, 15 conseillers (les fidèles au maire) sur 32 vont se présenter. Le maire fait alors un premier rapport au haut-commissaire du Bam. Le 12 Novembre, la session qui devait élaborer, examiner et adopter le budget 2008 de la commune connaîtra le même sort. Deuxième rapport du maire au haut-commissaire. Le haut-commissaire Alfred GOUBA tout en transmettant les différents rapports à ses supérieurs tente le 15 Novembre 2007 la conciliation.
Mais la rencontre avec l'ensemble des conseillers va accoucher d'une souris, car les deux camps ne parviendront pas à s'entendre. Les 17 conseillers signataires d'une lettre de suspension de leur participation aux sessions datée du 27 Août 2007 maintiennent leur mot d'ordre. Par la voix de Mme Sanfo Talaté, ils vont expliquer leur position par le fait que « le principe de la démocratie a été bafouée » et posent comme condition sine qua non de la levée du mot d'ordre de suspension, l'exécution de la délibération du conseil issue de la session du 1 er Mars 2007 relative au choix du site du CEG. Face à ce blocage, le haut-commissaire du Bam fait un rapport à ses supérieurs.
C'est ainsi que le jeudi 27 décembre 2007, une mission du ministère de l'administration territoriale et de la décentralisation s'est rendue à Nasséré pour entendre les différentes parties et tenter à nouveau une conciliation. Conduite par le directeur général des circonscriptions administratives et des frontières (DGCAF) M. Ernest Dramane Diarra, l'équipe comprenait M. Sébastien Sanou, directeur des affaires juridiques et du contentieux, M. Mamadou Traoré, directeur des statistiques locales et de la documentation, le haut-commissaire du Bam, M. Alfred Gouba et le Secrétaire Général du Bam M. Jean-Yves Tapsoba.
Arrivée à 9h 30mn pour la rencontre prévue à 10h, la mission va attendre en vain les conseillers dissidents pour tenter la conciliation avec les autres déjà sur place. S'étant rendue compte du boycott, elle a quitté Nasséré après 1h 30mn d'attente infructueuse.
Selon le chef de mission, M. Ernest Dramane Diarra, un compte rendu fidèle sera fait au ministre de l'administration territoriale. Ainsi, si la crise persiste et l'affaire de Nasséré suit son cours, un dossier complet sera fourni au Conseil des ministres qui appréciera et prendra les mesures qui s'imposent.
En attendant, Nasséré vit sa crise avec son lot de conséquences. La commune n'a pas pu élaborer son budget 2008. La mise en place des conseils villageois de développement (CVD) est perturbée. Beaucoup d'enfants de Nasséré qui espéraient voir l'ouverture du CEG pour l'année scolaire 2007-2008 n'ont plus que leurs yeux pour pleurer, car la crise a occasionné un retard considérable et les travaux ne sont encore pas achevés.
Le tout est corroboré par l'unité de la commune en passe de voler en éclat. Une situation qui n'avantage pas les 11 000 habitants déjà défavorisés par la pauvreté, le manque d'infrastructures et bien d'autres potentialités.
Loro Rigobert MALO ( AIB /BAM)
Brèves du Loroum
La douane de Ouahigouya ratisse large à Titao
Titao, 29 déc. (AIB) - Dans son élan de lutte contre la fraude, la douane de Ouahigouya a procédé le vendredi 14 décembre 2007 à une vérification d'immatriculation d'engins à deux roues dans la ville de Titao.
C'est environ une vingtaine de moto de marques diverses qui ont été saisies et parquées au commissariat de police de Titao. Aucune information n'a pu être trouvé du côté de la police de Titao en charge de la garde des engins, toutefois les éventuels propriétaires ont dit avoir été prié de passer au poste de douane de Ouahigouya pour présentation des documents.
Le district sanitaire de Titao adopte son plan 2008
Titao, 29 déc. (AIB) - Le district sanitaire de Titao a organisé le 27 décembre dernier, le deuxième conseil de santé de l'année en cours. Présidé par le Haut Commissaire de la province, il s'est essentiellement agit de faire le bilan des activités de l'année 2007 et de présenter aux membres, le plan d'action de l'année 2008.
Du bilan des activités, il ressort que le district sanitaire de Titao est marqué par une prévalence dominante du paludisme qui se positionne comme la première pathologie de la localité avec un taux de létalité de 5,2, un taux d'utilisation des soins curatif de 29% et un taux d'accouchement assisté par du personnel qualifié de 34,41%. Le bilan d'exécution des activités courant 2007 a été tout de même qualifié de satisfaisant avec une couverture vaccinale positionnée au premier rang au niveau national malgré quelques difficultés logistiques et de personnel signalé.
Pour 2008, le district sanitaire de Titao compte maintenir ses indicateurs de performance et améliorer certains domaines où des insuffisances ont été constatées.
Abdoul Salam OUARMA (AIB/TITAO)
Nord / Bam
Crise au conseil municipal de Nasséré
Les conseillers dissidents boycottent la rencontre avec la mission du MATD
Kongoussi, 28 déc. (AIB) - Le conseil municipal de Nasséré (province du Bam) vit depuis Août 2007 une crise. Née de la désignation du site devant abriter le collège d'enseignement général (en construction), elle oppose deux groupes de conseillers qui se sont formés dont l'un majoritaire (17 conseillers sur 32), ne siège plus aux sessions.
Une mission du ministère de l'administration territoriale et de la décentralisation (MATD), conduite par le directeur général des circonscriptions administratives et des frontières (DGCAF), M. Ernest Dramane Diarra s'est rendue ce jeudi 27 décembre 2007 à Nasséré pour rencontrer les différents protagonistes et tenter une conciliation.
Cette rencontre (de la dernière chance?) a été boycottée par les conseillers dissidents. Nous y reviendrons plus en détails dans nos prochaines éditions.
Loro Rigobert MALO (AIB/Bam)
Passoré
Soutien à la scolarisation des enfants
Le commissaire Paul Sondo donne l'exemple dans la commune de Samba
Yako, 27 déc. (AIB) - Le commissaire de police Paul Sondo natif du Passoré a encore sacrifié à la tradition. Pour la 3 e année consécutive, il a organisé le samedi 22 décembre dernier à Koussana, village de la commune de Samba à une quarantaine de km au sud de Yako, une journée de partage et d'appui à la scolarisation des enfants de la localité.
Koussana, Bouré, Pella, Kiè et Dakola sont tous des villages voisins de la commune rurale de Samba. Dans ces bourgades logées au pied des collines, de nombreux enfants sont écartés du système scolaire et même ceux qui y sont abandonnent les classes du fait de la pauvreté de leurs familles d'origines et de l'insouciance de certains parents.
Dans ce contexte de paupérisation générale, offrir également ne serait-ce que de touts petits cadeaux aux enfants à l'occasion de Noël, et leur servir des repas à dimension festive, relève tout simplement du luxe.
En organisant cette journée de partage et d'appui à la scolarisation, Paul Sondo vise plusieurs objectifs.
Il s'agit de permettre non seulement, aux élèves des cinq écoles reparties entre Koussana, Bouré, Pella, Kiè et Dakola de fêter aussi Noël, cultiver le partage en tant que valeur sociale et sensibiliser les populations à inscrire massivement leurs enfants à l'école.
Pour cette troisième édition, ce sont au total plus de 1000 élèves issus des cinq écoles qui ont bénéficié de kits scolaires, de vêtements, de kits sportifs et un repas communautaire offert par le promoteur, ses partenaires français à travers la famille Coumbassa de Blois et la marraine, Mme Zénabo Drabo député et maire de l'arrondissement de Bogodogo.
Outre la remise de dons, la journée de partage a été aussi marquée par des activités de football et des remises de récompenses aux élèves les plus méritants des cinq (5) écoles de la localité.
Dans les années à venir, Paul Sondo avec l'appui de son partenaire français, a décidé de mettre en place au sein des écoles des cantines endogènes, afin de minimiser l'abandon des salles de classes à cause du manque de nourriture.
Les partenaires français ont promis de doter dans un bref délai, les écoles de panneaux solaires et de fonds destinés au parrainage des meilleurs jusqu'à leur entrée au collège.
Le maire de Samba, les bénéficiaires et les parents d'élèves, en présence des autorités administratives coutumières et religieuses de la localité, ont dit toute leur gratitude au promoteur.
Quant à la marraine, elle a n'a pas tari d'éloges à l'endroit du promoteur de la journée de partage et d'appui à la scolarisation. Elle a encouragé Paul Sondo à poursuivre dans cet élan de solidarité. Elle a enfin lancé un appel aux fils et filles de la commune de Samba à accompagner le promoteur de la journée car, a t-elle souligné, celui qui investit dans l'enfant aura contribué à son façon à la construction du pays.
Belibi Françis Yaro (AIB/Yako)
Passoré
Fatoumata Diendéré aux côtés des enfants vulnérables et personnes âgées de Yako
Yako, 27 déc. (AIB - Le député Fatoumata Diendéré a organisé le 22 décembre dernier à Yako, pour la 6 e année consécutive, une journée de partage au profit des enfants vulnérables et personnes âgées démunies de la localité.
Noël, fête de la nativité est reconnue partout dans le monde comme étant la fête des tous petits. C'est une période de joie où les enfants attendent de leurs parents cadeaux et repas copieux.
Malheureusement, ils sont nombreux les enfants qui, du fait de leur situation d'orphelins ou de la pauvreté de leurs parents, ne pourront pas participer à ces réjouissances populaires en cette fin d'année.
La journée de partage initiée depuis 2001 par le député Dienderé vise à permettre aux enfants défavorisés de la province du Passoré de faire aussi la fête de Noël dans l'allégresse, de leur offrir un peu de joie et de chaleur humaine.
« En m'engagent dans la voie de la pérennisation de cette journée de partage que j'organise chaque année sous la forme d'arbre de Noël, j'entends témoigner à ces enfants mon soutien indéfectible et leur rappeler à chaque instant notre présence à leurs côtés », a rappelé la promotrice de cette journée du partage.
Pour la marraine de cette 6 e édition de la journée du partage, Mme Sika Bella épouse du président de l'assemblée nationale, son engament au côté de la député Diendéré vise à encourager la promotrice pour tout ce quelle entreprend pour les populations du Passoré.
Madame Sika Bella dit également être venue parce qu'elle aussi est très sensible à tout ce qui touche aux enfants et personnes âgées en difficulté.
Ce sont plus de 200 enfants orphelins (100 folles est 100 garçons), 25 personnes âgées démunies et l'association solidarité organisation lutte et vie (Salvi) constituée de 115 PV-VIH et 157 OEV qui ont bénéficié pour cette 6 e édition de la générosité de la promotrice et de ses partenaires.
Ils se sont partagés une tonne de riz, une tonne de maïs, une tonne de mil, des vêtements, des nattes et couvertures. Un repas communautaire leur a été aussi offert. Les bénéficiaires ont témoigné leur gratitude au député pour son geste.
Belibi Francis Yaro (AIB/Yako)
Bam
Une délégation de la Seine Maritime à Guibaré
Kongoussi, 14 déc. (AIB) - En faveur des deuxièmes assises de la coopération décentralisée franco burkinabé, une délégation du Conseil général de la Seine Maritime (CGSM) s'est rendue le 09 décembre 2007 à Guibaré où elle a visité des réalisations et échangé avec les acteurs locaux.
La Seine Maritime et la province du Bam entretiennent depuis plusieurs années des relations de coopération de jumelage. C'est pourquoi une forte délégation seino-marine était aux deuxièmes assises de la coopération décentralisée franco burkinabè ténues les 6 et 07 décembre 2007 à Ouagadougou. A la faveur de ces assises, la délégation s'est rendue le 09 décembre 2007 à Guibaré, une commune rurale jumelée avec cinq communes du plateau Est de Rouen (France).
Conduite par le conseiller général et maire de la ville de Harfleur, M. François Guegan, la délégation comprenait trois autres conseillers généraux, deux techniciens du CGSM et deux membres d'associations. Cette visite a eu pour objectif de voir les réalisations soutenues par le CGSM et ses partenaires, réitérer la volonté de soutien du conseil général de Guibaré et à tout le Bam et expliquer la nouvelle démarche adoptée dans au vue du contexte de décentralisation intégrale au Burkina.
Ainsi, à Yilou, village situé à 12 km au sud du chef lieu de la commune, la délégation a visité le dispensaire et l'école primaire. A Guibaré, elle s'est rendue à la mairie, au collège d'enseignement général, au centre artisanal, au siège de l'Association pour le développement de la région de Guibaré (ADRG) et sur le site du barrage. « De très belles réalisations qui demandent cependant des efforts pour leur maintenance » selon le chef de délégation.
Le CGSM et ses partenaires vont donc continuer à soutenir Guibaré et le Bam. François Guegan l'a réitéré pendant la rencontre avec le maire Ousséni Vincent Sawadogo et ses conseillers municipaux. A cet effet, un protocole a été signé entre le département de la Seine Maritime et le Bam le 04 juillet 2007 à Rouen. Le montant des engagements financiers prévisionnel de la Seine Maritime et de ses partenaires aux neuf (9) communes du Bam s'élève à plus de 918 millions de francs CFA pour les quatre prochaines années.
Dans le contexte de la décentralisation intégrale au Burkina, le porte-parole du conseil général a expliqué la nouvelle démarche adoptée. « Désormais, les aides seront allouées aux conseils municipaux en fonction des priorités retenues par ceux-ci et non plus directement aux comités et associations comme c'était le cas dans le passé », a-t-il indiqué. Le maire de Guibaré, M. Ouésséni Vincent Sawadogo a au nom de la population de sa commune et de ses collègues des autres communes salué cette coopération exemplaire et remercié le CGSM et ses partenaires pour les soutiens multiformes au Bam.
Loro Rigobert Malo (AIB/Kongoussi)
Passoré
Programme de développement rural durable
3,7 milliards de F CFA pour combattre la pauvreté dans le passoré en 2008
Yako, 04 déc. (AIB) - Le programme de développement rural durable (PDRD) a initié le 30 novembre dernier à Yako, un atelier qui a réuni l'ensemble des membres de son comité de pilotage. Les échanges sur le bilan des activités et du budget 2008 ont constitué l'essentiel du menu de cette rencontre.
Pour augmenter les activités génératrices de revenus, le PDRD compte mettre en place 40 nouvelles caisses villageoises, la consolidation de 104 anciennes et entre autres, la mise en ouvre du fonds d'entrepreunariat.
Selon M. Réné Bila Zida, responsable administratif et financier du PDRD, toutes ces activités programmées en 2008 vont coûter la bagatelle de 3milliards 761 millions de francs CFA. Les participants ont adopté à l'unanimité le projet de budget 2008 du PDRD.
Le représentant du secrétaire général du ministère de l'agriculture, président du comité de pilotage du programme, M. Kassoum Traoré a attiré l'attention des premiers responsables du programme à travailler à rendre visible les actions et les activités du PDRD à travers une bonne politique de communication.
Réduire la pauvreté dans les provinces du Passoré, du Bam, du Lorum, du Yatenga et Zandoma en augmentant et en valorisant la production agricole tout en développant les activités génératrices de revenus, telle est la mission principale confiée par l'Etat du Burkina Faso et ses partenaires au développement au PDRD.
Lancé en février 2006 à petit Samba à quelques encablures au Nord de Yako, le PDRD est financé par le FIDA, la BOAD , le fonds de l'OPEP, le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et l'Etat du Burkina.
Coordonné par Fimba Julien Lompo, il intervient dans 395 villages dans la structuration paysanne, la sécurisation foncière, le développement durable des capacités productives et l'organisation et la gestion du programme.
La rencontre présidée par Kassoum Traoré, a connu outre les allocutions, deux communications, une présentée par Sibiri Ouattara, responsable du suivi évaluation du programme et une autre par Réné Bila Zida, responsable administratif et financier du PDRD.
Ces communications suivies d'échanges ont permis à la cinquantaine de participants venus de l'administration publique des provinces concernées, des directions régionales de l'économie et du développement, des ressources animales, de l'agriculture, de l'enseignement de base, de la promotion de la femme, de l'environnement et des projets partenaires, d'avoir une idée sur les réalisations physiques et financières du PDRD en 2007 et les activités programmes au cours de l'année 2008. En ce qui concerne les activités 2007, les participants, après quelques questions d'éclaircissement, ont adopté à l'unanimité le rapport.
Le Haut Commissaire du Passoré M. Lamourdia Thiombiano a salué ces efforts du PDRD. « Le bilan partiel de l'exécution technique et financière à la date du 31 octobre 2007 révèle des acquis importants et encourageants en dépits des difficultés rencontrées » a-t-il signifié.
Au titre des activités de l'année 2008, plusieurs initiatives ont été annoncées. Dans le volet structuration paysanne, le PDRD, compte installer 395 conseils villageois de développement (CVD), élaborer 18 plans communaux de développement (PCD) et renforcer la formation des agents et producteurs.
Dans la composante développement durable des capacités productives, le PDRD compte aménager 14.800 ha de cordons pierreux, de zaï, de demi lunes, la réalisation de 151ha de bas fonds et 150 ha de périmètres irrigués, 100km de pistes rurales, 200 forages positifs, 10 parcs de vaccination, 8 aires d'abattage, un marché à bétail, 100 km de couloirs de transhumance, des CPSPS et des écoles équipées sont aussi réalisées dans l'ensemble de la zone de couverture du programme.
Belibi Francis Yako (AIB/Yako)
Yatenga
Le recouvrement des taxes des collectivités territoriales, une préoccupation à Ouahigouya
Ouahigouya, 03 déc. (AIB) - Dans le cadre de la commémoration des dix ans de reforme des services du trésor, la trésorerie régionale du Nord a entamé depuis le 17 novembre 2007, une sensibilisation sur le recouvrement des taxes des collectivités territoriales.
A l'occasion des dix ans de reforme des services du trésor, la trésorerie régionale du Nord s'est rendue dans les différentes communes rurales pour sensibiliser les populations sur l'utilité et l'importance du recouvrement des taxes des collectivités territoriales.
Après le département de Séguénéga, l'équipe de la trésorerie régionale du Nord s'est rendue dans les localités de Ziga dans le département de Oula et à Koumbri, département situé à 35 km de Ouahigouya. Selon la directrice régionale du trésor du Nord, Mme Emilienne Sawadogo, l'adhésion des populations a été massive.
Pour le secrétaire général de la région du Nord, Seriba Ouattara la reforme entamée depuis 1997 par la direction générale du trésor et de la comptabilité publique fait suite aux lourdeurs et certains dysfonctionnements. Relevant que depuis cette réforme les services du trésor ont enregistré des succès.
La célébration de cet anniversaire à Ouahigouya a été marquée par un cross populaire organisé le 29 novembre, des jeux de société, des jeux radiophoniques, un match de football entre la presse locale de Ouahigouya et l'équipe du trésor et une excursion à Séguénéga.
Jean Victor OUEDRAOGO (AIB/Ouahigouya)
Yatenga
Vers l'internationalisation du FESCO
Ouahigouya, 03 déc. (AIB) - La 5ème édition du Festival sport et culture de Ouahigouya (FESCO) a officiellement ouvert ses portes le 29 novembre 2007 à Ouahigouya. Dix sept troupes sont à ce festival consacré à la danse traditionnelle, le Liwaga. La cérémonie d'ouverture a connu la présence du parrain et initiateur du festival, le ministre des Transports, Gilbert Noël Ouédraogo.
«Culture et protection de l'environnement». C'est le thème choisi par les initiateurs du festival sport et culture de Ouahigouya (FESCO) pour magnifier et valoriser les richesses culturelles qui entourent la danse Liwaga dans la province du Yatenga.
Pour la 5ème édition, le comité d'organisation a enregistré la participation de dix sept troupes. A cette occasion, les organisateurs ont remis un million de FCFA à l'Union sportive du Yatenga (USY), l'équipe de football local afin, dit-on, de l'accompagner vers le maintien en première division.
Les organisateurs ont également remis des vivres et des fournitures scolaires à l'Association pour la protection des orphelins et enfants défavorisés (APOED) et un tricycle motorisé à Savadogo Moustapha de la troupe Naaba Kango.
«Ce geste est une solidarité agissante et légendaire avec des orphelins et enfants défavorisés» a déclaré le président du comité d'organisation de la 5 ème édition du FESCO, M. Auguste Ouédraogo.
Pour la cérémonie d'ouverture proprement dite, le maire de Ouahigouya, Abdoulaye Sougouri a dit que le FESCO se positionne comme un espace d'expression culturelle, artistique et sportive. Il a souhaité que les responsables du FESCO engagent une réflexion afin de conquérir le marché international.
Le parrain et l'initiateur du festival, Gilbert Noël Ouédraogo a promis que les prochaines éditions s'ouvriront aux Burkinabé vivant dans la sous région. «L'objectif du festival est de toucher la sous région comme la troupe Liwaga de Côte d'Ivoire. Nous travaillons à internationaliser le festival», a déclaré M. Ouédraogo.
D'autres activités notamment une course cycliste, un «dassandaga» dans le village de Rapougma et des jeux de société sont au programme. A la cérémonie d'ouverture du festival qui a eu lieu au stade provincial du Yatenga, il y a eu des défilés des troupes en compétition, un match de football féminin qui a opposé les Princesses aux Reines du Yatenga. Les deux équipes se sont séparées sur un match nul 0 - 0.
Jean Victor OUEDRAOGO (AIB/Ouahigouya
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