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Nord-Passoré-Les bruits de la cité
BEPC session de 2009 : seulement 1/5 des candidats admis à Yako

Les résultats du BEPC session 2009 sont amers dans la commune de Yako au regard des statistiques fournis par les quatre jurys commis à la bonne gestion de cet examen.
Ils sont seulement 258 candidats admis sur un total de 1.280 candidats inscrits dans la ville de Yako, soit un taux d’échec de 79,20%. Ainsi plus de 1000 candidats ont été déclarés ajourner. Ils sont issus de cinq établissements : le lycée provincial, le lycée municipal, les lycées privés Wend Kouni, Bao Bangré et Jeunesse d’Afrique. La classe de 3e reste une grande muraille infranchissable pour de nombreux candidats de la localité. 60% de ces candidats ont déjà au moins participé à une session du BEPC. Est-ce que, c’est le système d’évaluation qui est trop sélectif ? Ou bien, sont-ce les candidats qui n’ont pas le niveau ? Un diagnostic sérieux sur les causes des échecs massifs dans les classes de 3e dans la commune de Yako s’impose aux différents responsables.

Abandon scolaire au Nord : 500 élèves ont déserté les classes du secondaire avant la fin de l’année scolaire 2008-2009

La région du Nord regroupe quatre provinces : Yatenga, Passoré, Lorum et Zandoma. Elle  compte à nos jours 75 établissements secondaires publics et privés. Ce qui retient l’attention n’est pas le nombre élevé des établissements mais le nombre inquiétant des abandons scolaires. Entre octobre 2008 et mars 2009,  500 élèves de la région du Nord ont quitté les bancs des lycées et collèges. Les causes déclarées de ces abandons scolaires sont de divers ordres. On peut citer la pauvreté des parents, le manque de cantine scolaire, l’éloignement des établissements des villages, les grossesses indésirées, les mariages précoces en ce qui concerne les filles,  l’inefficacité de certaines association des parents d’élèves (APE), le manque de tuteurs et la recherche de l’or dont l’orpaillage s’est beaucoup développé ces trois dernières années dans le Nord. Selon une synthèse des enquêtes menées par la direction régionale de l’enseignement secondaire, supérieur et de la recherche scientifique, 53 filles se sont vues obligées de quitter les bancs  pour causes de grossesse et mariages précoces tandis que 49 garçons sont allés chercher leur bonheur dans les sites d’orpaillage qui pullulent dans la région du Nord. Dans  la province du Passoré, 63,41% des abandons sont liés aux grossesses et autres mariages forcés ce qui est supérieur à la moyenne régionale qui est de 36,18%. Tema Bokin retient le record provincial d’abandons. Dans le Yatenga ; les CEG de Thiou et de Namissiguima sont désemparés par la fuite des élèves vers les mines d’or, conférant au Yatenga le plus fort taux d’abandon (18,30%).

BFY/


Nord-Zondoma
Soutien aux provinces déficitaires : 214 tonnes de céréales pour soulager les populations

Gourcy, (AIB) - Le comité provincial de secours d’urgence et de réhabilitation du Zondoma (COPROSUR) a tenu le 16 juillet 2009 à Gourcy une rencontre de travail avec une mission de la société nationale de gestion des stocks de sécurité (SONAGESS) dans le cadre de la mise en œuvre de l’opération vente de céréales à prix social aux populations.

La mission a au cours de la séance de travail fait le point de la situation alimentaire du Zondoma à la suite du passage des évaluateurs du 18 au 23 mai 2009. Ainsi donc la province a été retenue comme zone déficitaire et par conséquent devrait bénéficier de l’Etat, des vivres pour soulager les populations en cette période de soudure.

Des vivres (2155 sacs) composés essentiellement de maïs de petit mil et de sorgho seront mis à la disposition des communes de Gourcy, Boussou, Bassi, et Lèba pour être revendus à un prix social de 11.000 FCFA avec des critères bien déterminés

PN/


Nord-Zondoma         
Religion : une nouvelle mosquée pour les fidèles musulmans de Tougo

Gourcy, (AIB) - Les fidèles de la communauté musulmane de Tougo ont procédé le vendredi 17 juillet 2009 à l’inauguration de leur toute première mosquée. C’était en présence des autorités locales et des représentants de l’Association mondiale de l’appel  islamique (AMAI), et du président de la Fondation internationale du Cheick Abdoul Aziz Ouédraogo pour la coopération Nord Sud au développement (FICAZO/ CNSD)

Située à l’est de la province du Zondoma à 30 km du chef lieu Gourcy la commune de Tougo compte 23 villages avec une population de 30.500 habitants. Au plan religieux les habitants de la bourgade de Tougo sont à majorité musulmans (85%) qui  vivent en parfaite harmonie avec les autres communautés religieuses.

La matinée du vendredi 17 juillet restera gravée dans la mémoire collective en ce sens qu’elle a été consacrée à l’inauguration et à la mise à disposition des fidèles musulmans d’une mosquée flambant neuve. D’une capacité de 400 places cet lieu de culte implanté en plein centre de la commune dans le quartier Toghin a été financé à hauteur de 7 millions de FCFA environ par des amis de El Hadj Belem Hamadé fils de Tougo et membre de l’Association mondiale de l’appel islamique .

A l’occasion de la cérémonie inaugurale qui a connu la  présence des autorités politiques, administratives, religieuses, des ressortissants de Tougo à Ouagadougou, Bobo, Ouahigouya  et de centaines de fidèles musulmans venus de tous les quartiers de la commune et des villages environnants,  le maire Boureima Romba a salué l’implantation de cette mosquée qui permettra aux milliers de musulmans de se retrouver pour adorer Allah le tout puissant.

Il a souhaité que ce lieu de culte soit un havre de paix et d’union pour les fils et filles de la commune. Le Cheick Said Abdul Hamid a indiqué que  la réalisation de cette maison de Dieu a été rendu possible grâce a la volonté du tout puissant par le truchement d’El Hadj Belem Hamadé fils de Tougo et a assuré les fidèles que d’autres infrastructures pourraient voir prochainement le jour. Après la coupure symbolique du ruban les clés de la mosquée ont été remises à l’imam pour les fidèles musulmans de Tougo.

Une prière dirigée par le guide spirituel  Cheick Abdoul Aziz Ouédraogo  de Tansalga qui  a profité de son prêche insister sur le dialogue interreligieux  l’un des aspects essentiels pour réaliser la paix, l’amour, la fraternité, et surtout le développement car tous les hommes appartiennent à une religion donnée, qui devrait être un facteur unificateur au lieu d’être un facteur de division. La cérémonie qui a mobilisé une foule nombreuse s’est achevée par des bénédictions des responsables religieux musulmans et des réjouissances populaires.

PN/


Nord-Loroum-Education
BEPC ET CEP 2009 : Les perles du Loroum


Titao, 24 juin (AIB) - Les examens scolaires viennent de prendre fin pour ce qui est du BEPC et du CEP. Comme chaque année les candidats ont brillé par leur créativité et leur ingéniosité dans la manipulation de la langue française (?) à telle enseigne qu’il nous est souvent difficile de les comprendre. Nous avons tenté de réécrire certains mots pour les rendre lisibles. Des perles qui suscitent des inquiétudes sur le niveau actuel de l’enseignement dans nos établissements.

BEPC : Au Centre principal de Titao, nous avons pu noter quelques réponses aux questions d’histoire et de géographie.

Le Burkina Faso est très important pour le pays. Il élève des bœufs.
L’industrialisation du Burkina Faso élabore pour le développement de l’industrie pour fonder  sur la maîtrise de l’eau, des activités qui peuvent permettre au pays de bien se développer.
Le Burkina Faso est un pays situé au cœur de l’Afrique Centrale dans la bouche du fleuve Niger.
Le Burkina Faso qui est un angle qui n’a pas de bouche sur la mer demeure de nombreuses contraintes à l’industrie
La pluie pleut rarement
L’accroissement démographique c’est le déplacement de la population, c’est-à-dire le déplacement.
En plus nous avons les contraceptions religieuses qui considèrent l’enfant comme un don de bien.
Le Burkina Faso est un pays situé au cœur de l’Afrique du Nord.
Le Burkina Faso est un pauvre malgré tous ses moyens de la mise au développement de l’agriculture.
Les arabes sont calés bloqués avec des couteaux.
Oui, le Burkina Faso est riche. Il n’a pas le pétrole mais il a Blaise. C’est vrai.

CEP 2009:
En l’absence de tes parents, tu abîmes un objet précieux dans la maison. Raconte ce qui s’est passé.
Face à ce sujet, voici quelques réponses des candidats :

un jour, mon papa était absent. Abîmé est venu à la maison. Je lui ai dit de ne pas rentré. Il a forcé et il est rentré. Il a fait bagarre avec objet précieux. Quand papa est venu il est sorti par la fenêtre.
Quand l’objet précieux est arrivé à la maison, j’ai fui. Mon grand père est venu tiré l’objet précieux et est rentré à la maison.
Après leur retour mes parents me demandent pourquoi j’ai abîmé un objet précieux et ils commencèrent à me déclarer la guerre.
J’ai abîmé mes parents et je suis allé à Ouaga pour travailler. J’ai beaucoup d’argent et j’ai pu acheter une voiture.

Perles recueillies par ASO


Nord-Loroum-Education
BEPC 2009 : 233 candidats à la recherche du premier parchemin de l’enseignement secondaire

Titao, 05 juin (AIB) - Ils sont au total 233 candidats dans la province du Loroum, répartis dans les centres d’examen de Titao et de Ouindigui à avoir pris d’assaut les salles d’examen le jeudi 4 juin pour le déroulement du Brevet d’études du premier cycle (BEPC).

Selon le président du jury, Ousséni Ouédraogo, les épreuves se déroulent comme prévu. Aucune erreur susceptible d’entacher le déroulement  des épreuves n’a été signalée. C’est cette année que Titao a été érigée en jury.

Ce nouveau jury couvre le CEG de Ouindigui, le lycée provincial de Loroum et le lycée professionnel municipal de Titao. Le CEG (collège d’enseignement général) de Ban dans la province de Loroum reste rattaché au jury 6 à Ouahigouya pour des raisons d’enclavement (la route Ban-Titao est dans un état déplorable).
La délibération est prévue les 12 et 13 juin, selon le président du jury.

ASO/MS


Nord-Société-Drame
Un mort et plusieurs blessés dans un éboulement à Namissiguima

Ouahigouya, 13 mai (AIB) - Un éboulement s'est produit mercredi sur le site de la mine d'or de Namissiguima, localité située à une vingtaine de kilomètres de Ouahigouya, faisant un mort et plusieurs blessés.

C'est le gouverneur de la région du Nord, Viviane Yollande Compaoré, qui a donné l'information, mercredi 13 mai dans la soirée à Ouahigouya. Mais selon certains orpailleurs joints au téléphone par le correspondant de l'AIB, il y aurait de nombreux autres morts. Au mois d'Avril déjà, un éboulement s'était produit sur le même site, causant la mort de six personnes.

JVO/MS


Nord-Lorum-Faits-divers
Incendies dans deux classes à Titao

Titao, 28 avr. (AIB) - Songtaaba, village situé à une quinzaine de kilomètres de Titao dans la circonscription d'éducation de base de Titao I, deux classes sous paillotes de l'école ont pris feu le dimanche 19 avril 2009 aux environs de 13 heures.

Quelques dégâts matériels ont été constatés mais aucune perte en vie humaine n'a été enregistrée. Des tables bancs, il ne reste plus que de la ferraille et des mottes de charbon de bois. Les raisons de l'incendie reste inconnue, aucun élève et enseignant n'étant sur les lieux au moment de l'incident selon quelques témoignages recueillis sur place.

Une équipe conduite par Amadé Ouédraogo, directeur provincial de l'enseignement de base et de l'alphabétisation est allée constater les dégâts et apporté son soutien à l'équipe enseignante et les parents d'élèves.

Ces derniers se sont engagés à réhabiliter les classes endommagées dans les meilleurs délais afin que les cours se poursuivent. Après Hitté, Rimassa, Kélémbally en 2008, ce cas d'incendie vient encore une fois de plus interpeller à la prudence, surtout en ces temps d'harmattan.

ASO/


Nord-Yatenga-Agriculture
Les fosses à compost pour récupérer les terres dégradées

Ouahigouya (AIB) - Green Cross Burkina a conduit un voyage d'étude dans la commune rurale de Oula, province du Yatenga. Les bénéficiaires du voyage étaient les producteurs et les productrices de la commune rurale de Nagreongo dans la province de l'Oubritenga du 7 au 8 mai 2009.

Etaient concernés par ce voyage d'étude, une trentaine de producteurs et de productrices de la commune rurale de Nagreongo dans la province de l'Oubritenga. Les producteurs de Nagreongo sont venus voir comment leurs collèges du Yatenga mettent en application l'utilisation ''du compost plus''.

Ce voyage aux dires du coordonnateur de l'ONG GREEN CROSS, Jean Souleymane Ouédraogo, a permis aux producteurs de Nagreongo d'acquérir d'autres expériences. Le choix de la commune rurale de Oula, est motivé, selon le coordonnateur, par les actions conduites par GREEN CROSS Burkina dans 10 villages de la localité à travers le projet d'aide d'urgence commune rurale de Oula. La mission a visité les réalisations appuyées par Green Cross dans le cadre de l'utilisation du compost plus dans les villages de Kalsaka, Samba et Bourbo. Dans ces villages, les membres de la mission ont visité les 84 fosses à compost réalisées avec du compost plus ''mûr ou en cours de maturité''.

A Oula, c'est au total 12 villages qui bénéficient de l'appui de Green Cross. A nos jours, 84 fosses à compostont été réalisées en vue d'améliorer la fertilité des sols, autrement dit récupérer les terres dégradées. Les producteurs de la commune rurale de Oula, ont présenté des doléances aux responsables de Green Cross à savoir l'acquisition d'autres matériels de travail comme les brouettes, les pioches, les pelles, les gants, etc.

A noter que Green Cross a réalisé des forages pour la commune rurale. C'est fort de ces réalisations, que les responsables de Oula ont sollicité auprès de Green Cross, la construction d'une école car selon les explications des parents d'élèves, leurs enfants sont exposés sous les paillotes.

C'est dans le cadre du Projet de prévention des conflits liés à la gestion des ressources naturelles dans le bassin de la Volta (PRECOGRN) que ce voyage d'étude a été initié. Ce dit projet a pour objectif de permettre la résolution des crises entre les populations et acteurs utilisant les mêmes ressources naturelles, dont l'une des principales activités porte sur l'amélioration de la fertilité des sols avec comme stratégie la production et l'utilisation du compost avec ''le compost plus''.

A Oula, les producteurs de Nagreongo ont visité les fosses à compost plus avec plusieurs types de biomasses. Les échanges entre les producteurs des deux localités se sont focalisés entre les producteurs d'ensemencement et retournement des fosses, la capacité d'intervention des agents de développement de la commune est améliorée en matière d'appui et suivi des producteurs.

Green Cross est dans le domaine de l'environnement, l'agriculture et l'hydraulique, eau, hygiène et assainissement. Aujourd'hui Green Cross travaille dans le domaine de la fertilité des sols ; « c'est une gestion qui nous tient à cour dans la mesure où la sécurité alimentaire est étroitement liée à la question de fertilité des sols » a affirmé le coordonnateur de Green Cross.

Dans la province du Yatenga, Green Cross intervient dans les communes de Oula, Thiou, Tangaye, Ouahigouya et Koumbri. Dans ces communes il a réalisé des ouvrages hydrauliques et des activités dans le cadre de l'hygiène et assainissement. La technique de compostage vulgarisé par Green Cross est basé sur l'utilisation de l'activeur compost plus qui permet de composer la biomasse utilisée au bout de 60 jours, contrairement à l'ancienne pratique qui durait 6 à 9 mois particulièrement.

JVO/


Nord-Loroum
Le programme d'appui aux filières agricoles à la rencontre des leaders d'opinion

Titao, 07 mai (AIB) - La salle de conférence de la mairie de Titao a abrité le mardi 5 mai 2009 un atelier d'information et de sensibilisation sur le programme d'appui aux filières agricoles (PROFIL).

Partager ensemble les informations de bases sur les objectifs, les principes et les stratégies d'intervention du PROFIL, tel est l'objectif principal de cet atelier qui a réuni une centaine de participants provenant des structures déconcentrées et décentralisées de l'Etat, des organisations paysannes, des services techniques, des confessions religieuses et des chefferies coutumières, des coordinations des femmes, etc.

Cofinancé par le FIDA et l'Etat burkinabé à hauteur de 8,72 milliards de francs, le PROFIL vient ainsi renforcer le tissu des intervenants dans la province. C'est pourquoi, dans son mot d'ouverture, le secrétaire général de la province du Loroum, M. Founawiè Dionou a exprimé toute la reconnaissance des populations aux partenaires techniques et financiers et particulièrement au FIDA pour cette initiative.

Il a exhorté les participants à une attention soutenue et à des échanges francs pour mieux cerner les différents aspects du projet pour une meilleure appropriation.

Le chef d'antenne de la région du Nord, M. Dramane Ouédraogo a ensuite procédé à la présentation du projet aux participants. Pour lui, le PROFIL vise à réduire la pauvreté rurale en facilitant l'accès équitable des ruraux aux filières agricoles qui bénéficient de marchés porteurs. Les couches les plus pauvres et les femmes seront les cibles privilégiées de ce projet. « 60 % des bénéficiaires seront des femmes », a t-il souligné.

Il a alors invité les leaders d'opinion et plus particulièrement les autorités départementales et communales, les responsables des groupements à faire une large diffusion des informations issues de cet atelier pour une mobilisation effective des femmes autour des objectifs du projet. Cinq filières bénéficieront de l'appui du PROFIL. Il s'agit notamment de filières végétales telles que l'oignon, le sésame, le niébé et des filières animales telles que la viande ovine et caprine et la volaille.

La porte d'entrée du projet est le groupement. Les subventions sont d'au moins plus un million pour les groupements d'intérêt économique et 5 millions pour les organisations faîtières. L'intervention du projet se fait à la demande. Il n'y a aucun quota par localité. Ce qui a fait dire à M. Ouédraogo que seules les communes les plus entreprenantes seront les plus grands bénéficiaires du projet. Un agent du projet basé à Titao se chargera de coordonner les activités dans la province.

Pour l'année 2009, le PROFIL compte réaliser 28 activités dont l'information et la sensibilisation, les voyages commentés, la réalisation de champs écoles, la formation des rédacteurs locaux, le renforcement des capacités des agents techniques. En outre, il ambitionne financé 60 projets au cours de cette même période.

Après avoir posé leurs préoccupations et obtenus des réponses satisfaisantes, les participants se sont dits outillés pour restituer ces informations dans leur milieu respectif.

La phase expérimentale du projet couvrira 5 ans et touchera 1 000 groupements d'intérêt économique et 30 organisations faîtières. Au total 20 mille ménages, soit 100 mille personnes bénéficieront de cette intervention.

ASO/


Sahel-Oudalan-Economie
Assemblée générale de la caisse populaire de Gorom-Gorom

Gorom-Gorom, 07 mai (AIB) - Le samedi 2 mai 2009 s'est tenue à la place de la Nation de Gorom-Gorom la 6 ème assemblée générale de la caisse populaire de Gorom-Gorom.

A l'ordre du jour étaient inscrits la lecture et l'adoption du procès verbal de la 5 ème assemblée générale ordinaire, les examens et les adoptions des rapports du conseil d'administration, du comité de crédits, du comité de contrôle, de gestion, l'examen et l'adoption du programme d'activité et du budget 2009 et enfin, l'élection en vue du renouvellement du bureau du conseil d'administration.

Les cérémonie d'ouverture a connu l'intervention du président du conseil d'Administration (P.CA), M. Boureima Traoré dit Bounty, qui a souhaité la bienvenue à ses invités parmi lesquels la représentante de la directrice des micro finance et le directeur du cabinet consul LESSOKON, le préfet et le maire de Gorom Gorom.

Selon M. Traoré, la caisse de Gorom Gorom, créée le 30 décembre 2001 est affiliée à l'Union des caisses et de crédit du Sahel /UCEC /Sahel depuis 2002, est une institution de type coopératif ayant pour principales activités la collecte de l'épargne et l'octroi du crédit. « Malgré les effets négatifs de la crise financière, la caisse populaire de Gorom a enregistré des performances », a déclaré le PCA.

Le discours d'ouverture a été prononcé par le 1er adjoint au maire de Gorom-Gorom, M. Hama Gorkoléré Maïga.

Madame Fatoumata Guindo, représentant le ministère des Finances a, à travers son intervention, félicité et encouragé les nombreuses femmes membres de la caisse présentes à l'assemblée générale. La caisse de Gorom compte plus de 4000 adhérents.

Cette assemblée générale a finalement été reportée au 13 mai 2009, le quorum exigeant au moins 2000 participants n'ayant enregistré que 827 inscrits. Le PCA a invité les participants à sortir nombreux pour la bonne marche des travaux à la date ci-dessus indiquée.

AM/


Nord-Yatenga-Social
La loi 2006 sur la sécurité sociale expliquée aux partenaires sociaux

Ouahigouya, 12 mai (AIB) - La Caisse nationale de sécurité sociale du Nord, a rencontré le 8 mai 2009, ces partenaires sociaux pour une information et de sensibilisation sur la nouvelle loi n°015-2006/AN du 11 mai 2006.

Premier du genre, ce séminaire d'information et de sensibilisation sur le nouveau code de travail a regroupé une centaine de participants venus du Soum, du Zondoma, du Loroum et du Yatenga.

Selon Mme le gouverneur de la région du Nord, Viviane Yolande Compaoré, le présent séminaire apportera des réponses aux nombreuses questions des partenaires sociaux sur la CNSS, notamment le concept de sécurité sociale.

Pour le directeur régional de la CNSS du Nord, M. Joseph Bambara, l'objectif de cette rencontre est de faire connaître aux employeurs et assurés sociaux leurs droits et devoirs vis-à-vis de la CNSS et mettre particulièrement l'accent sur les innovations de la nouvelle loi.

Par ailleurs, il a situé le nouveau code de sécurité sociale dans son contexte. Il est ressorti que les raisons qui ont conduit à l'adoption de la loi n°015-2006/AN du 11 mai 2006 sont entre autres, la vétusté de la loi n°13-72/AN du 28 décembre 1972 qui avait des dispositions difficilement interprétables et applicables, la faiblesse du niveau de l'ancien code souhaitée et revendiquée par les partenaires sociaux.

Il a enfin assuré les participants que tous ces aspects ont été pris en compte par le nouveau code. Les participants ont bénéficié de communication sur le financement de la sécurité sociale, les prestations familiales, les branches des pensions et celles des maladies professionnelles.

Dans la communication sur le financement de la sécurité, il est ressorti que l'employeur est le seul responsable des charges sociales et doit s'assurer de leur versement. La protection sociale s'étend avec le nouveau code aux travailleurs indépendants.

JVO/


Nord-Yatenga-Environnement
32 millions pour faire face aux changements climatiques dans 6 communes

Ouahigouya, 12 mai (AIB) - La province du Yatenga a servi de cadre pour le lancement du projet d'adaptation aux changements climatiques et de lutte contre la pauvreté par la promotion de la régénération naturelle assistée.

La mise en oeuvre du projet est assurée par le réseau méthode active de recherche et de planification en abrégé le Réseau MARP. C'est le haut commissaire du Yatenga, Jean-Baptiste Zongo, qui a procédé au lancement du projet.

Le projet, qui a été lancé par le réseau MARP dans la province du Yatenga va durer 18 mois sous forme expérimentale. La première phase couvre 6 communes des provinces du Yatenga et de Zondoma ; il s'agit des communes rurales de Kossouka, Séguénéga, Lèba, Bassi, les villes de Ouahigouya et Gourcy.

D'un coût estimé à plus de 32 millions de nos francs, le projet d'adaptation aux changements climatiques et de lutte contre la pauvreté par la régénération naturelle assistée va contribuer à résoudre la question de la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté des populations de la région du Nord a laissé entendre le coordonnateur du réseau MARP, Mathieu Ouédraogo.

Pour ce projet expérimental, le réseau MARP est soutenu par l'union internationale pour la conservation de la nature des Pays-Bas. Les partenaires impliqués pour la mise en ouvre de ce projet sont entre autres les services de l'agriculture, les ressources animales, les services de l'environnement, le réseau des paysans innovateurs, les conseils villageois de développement et les élus locaux.

Selon le programme d'action national d'adaptation à la variabilité et aux changements climatiques, les deux dernières décennies ont été marquées dans le monde par l'émergence des problèmes écologiques comme les changements climatiques, la perte de la diversité biologique, la dégradation des terres et les menaces des polluants organiques persistants.

JVO/


Nord-Lorum-Santé
118 600 doses de vaccin contre la méningite pour soulager les populations

Titao, 28 avril (AIB) - Depuis la semaine 7 la méningite sévit à Titao. A ce jour (Ndlr : Semaine 16), au total 181 cas ont été suspectés dont 151 cas confirmés et 24 décès selon le Médecin Chef du district sanitaire de Titao, Dr Yacouba Porgo.

C'est cette situation qui a amené les autorités sanitaires à accorder 118600 doses de vaccins réactifs au méningocoque AC au district sanitaire de Titao. Les séances de vaccination ont eu lieu du 14 au 18 avril 2009 dans l'ensemble des formations sanitaires au profit d'un public cible de 2 à 30 ans.

Au cours d'une rencontre bilan le 23 avril 2003, le haut commissaire, Maxime Bouda s'est dit soulagé. Pour lui, cette séance de vaccination est la bienvenue dans la mesure où la question de la méningite devenait de plus en plus préoccupante dans la province.

Sur un public cible de 107761 habitants, le district sanitaire a réalisé un taux de couverture vaccinale de 106,43%. Aucune réticence n'a été notifiée au cours de cette campagne. Au contraire, les équipes de vaccination ont eu du mal à contenir le public et à faire respecter la tranche d'âge de 2 à 30 ans.

ASO/


Nord-Lorum-Culture
Sport et culture dans la circonscription de Titao I

Titao, 28 avr. (AIB) - La circonscription d'éducation de base de Titao I a organisé les 17 et 18 avril 2009, ses phases finales des activités sportives et culturelles.

Baptisée « les 48 heures de l'écolier », cette manifestation a permis de tenir concomitamment les phases finales de l'Organisation du Sport à l'Ecole Primaire (OSEP) et celles des compétitions culturelles.

Pendant deux jours, les élèves de la circonscription ont rivalisé d'ardeur et de talent en athlétisme, football, sketch, ballet, playback, etc.

C'est l'école de Songtaaba qui s'est adjugée le trophée en football en venant à bout de celle de Viny par le score d'un but à zéro.

Quelques jours plus tard, l'Ecole B de Titao, a consacré pour la première fois vingt quatre heures à ses élèves le 23 avril 2009 dans l'enceinte.

Pour le directeur Issa Ouédraogo, cette activité vise à promouvoir l'élève, à consolider les liens de collaboration entre enseignants, élèves et parents d'élèves. Au cours de cette journée, une kermesse, des olympiades, des concours de danse, une compétition inter classe en football ont été organisés. La tenue traditionnelle a été également magnifiée au cours de ces 24 heures. Les différents jeux ont permis aux élèves de bénéficier de nombreux cadeaux tels que des fournitures scolaires, des tee-shirts, des sacs d'écoliers, etc.


Nord-Lorum-Faits divers
Un vieux bac à eau transformé en véritable piège

Titao, 28 avr. (AIB) - Un conseiller pédagogique s'est retrouvé la jambe fracturée après une chute dans un vieux bac situé à quelques mètres de la Maison des jeunes, dans la nuit du 17 avril 2009 à Titao.

Membre du jury des « 48 heures de l'écolier » de la circonscription de Titao I,  le conseiller avait quitté ses camarade pour prendre un coup de fil. Il a aussitôt été évacué au centre hospitalier régional de Ouahigouya.

Ce trou d'environ 4 mètres de diamètre et 2 mètre profondeur est à la base de nombreux autres accidents. Dans la même nuit du 17 avril 2009, 3 enfants ont été retirés de ce vieux bac. Ils s'en sont sortis avec quelques égratignures. Pendant la saison des pluies, un spectateur qui se rendait à la Maison des peuples à failli se noyer. Il a été sauvé grâce à la prompte réaction des riverains de ce trou.

La Maison des Jeunes et de la Culture de Titao est devenu depuis la semaine régionale de la culture d'octobre 2007, le lieu privilégié des spectacles dans la ville de Titao. Le maire Boukary Jacques Niampa y a dressé un véritable plateau de spectacle, faisant de ce lieu le « palais de la culture » de Titao. Mais le trou gène gravement son accès.

ASO/


Nord-Passoré-Sécurité sociale
La CNSS renforce sa présence à Yako

Yako, 27 avr. (AIB) - La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a inauguré le 24 avril 2009 à Yako (une ville située à 100 km au nord de Ouagadougou) un nouveau guichet dans cette localité. L'inauguration a été placée sous le parrainage du général Dominique Diendéré et sous la présidence du gouverneur du Nord, Viviane Yolande Compaoré.

C'est au secteur N°3 de Yako, quartier Gounghin que la CNSS a dressé, dans une superficie de 28 137 m2 , le bâtiment qui accueille ses services. Entièrement équipé avec toutes les commodités, il est composé d'un hall d'attente, de deux bureaux, d'un secrétariat. A cette infrastructure centrale, il faut ajouter une villa, un local pour gardien, des latrines et une clôture.

D'un coût global de plus de 95 millions de nos francs, la construction de ce joyau répond à un impératif, a dit le directeur régional de la CNSS du Nord, Joseph Bambara. Il s'agit, a-t-il poursuivi, de trouver des locaux plus spacieux à même de permettre aux agents de travailler dans de bonnes conditions afin d'offrir aux usagers les services dont ils ont besoin.

A la cérémonie inaugurale qui a connu la mobilisation des ressortissants du Passoré, de nombreux chefs de services et d'ONG évoluant dans la localité, le maire de la ville, Remy Zaba s'est réjoui de l'initiative de la CNSS dans sa commune. Il a ensuite interpellé les populations à s'intéresser aux services offerts par la CNSS.

C'est le même sentiment qui a animé le parrain, le général Dominique Diendéré. Pour le parrain, la réalisation de cette représentation de la CNSS à Yako, permettra ses usagers du Passoré d'éviter les longs et coûteux déplacements à la recherche des prestations de la caisse nationale et de bénéficier d'une réduction sensible des délais de traitement de leurs dossiers.

La présidente du conseil d'administration de la CNSS , Marie Léontine Zombré, dans son allocution, a dit toute sa satisfaction aux autorités communales de Yako pour leur soutien.  « Depuis 1995, la CNSS était présente à Yako mais elle était en location ; aujourd'hui, grâce à la commune de Yako qui a bien voulu attribuer à la CNSS un terrain de 28 137 m2 , nous avons pu construire nos propres locaux pour offrir un meilleur accueil, des meilleurs services à nos partenaires sociaux de la province. Selon nos études, le Passoré fait partir des localités du Burkina Faso où les employeurs déclarent les employés et payent leur cotisation ».

A ce jour, les partenaires sociaux de la CNSS dans le Passoré se composent de 87 employeurs, 829 travailleurs affiliés, 130 allocataires, 157 pensionnaires burkinabés, 117 pensionnaires ivoiriens et 5 rentiers.

Pour Viviane Yolande Compaoré, gouverneur de la région du Nord, l'ouverture du guichet de Yako marque la volonté de la CNSS de déconcentrer ses services et traduit son souci de se rapprocher davantage des travailleurs sociaux du Passoré. Elle a invité aussi les populations locales à s'offrir les services de la Caisse.

Pour ajouter « la terre à la terre », le conseil d'administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a aussi décidé de construire au profit des populations de Yako (une ville où le problème de logements se pose avec acuité), une cité CNSS sis au secteur N°6, à l'entrée de la ville, route de Ouagadougou. La première tranche de cette cité, a indiqué Marie Léontine Zombré, comprendra cinq villas de type F3. Le délai d'exécution est de 5 mois surtout que le budget est acquis depuis 2008. Elles vont coûter 115 millions de francs CFA. Cette cité sera extensible en fonction des demandes.

BFY/


Nord-Yatenga
Eboulement d'une mine d'or à Namissiguima : six morts et quatre blessés

Ouahigouya, 13 avr. (AIB) - Un éboulement s'est produit dans la nuit du 12 au 13 avril 2009 aux environs de 4 heures du matin dans le département de Namissiguima, province du Yatenga. L'effondrement de la mine a causé la mort de six personnes et blessé gravement quatre autres personnes. Les blessés ont été transportés au centre de santé et de promotion sociale.

Le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation , Clément P. Sawadogo, en visite privée dans la région, accompagné des autorités régionales est allé présenter ses condoléances aux familles éplorées.

Le site d'or de Namissiguima est exploité de façon artisanale et son exploitation date seulement du 8 mars 2009. Selon une source policière, en un mois d'exploitation, 100 personnes ont déjà acheté des motos.

JVO


Nord-Yatenga-DécentralisationDes partenaires allemands promettent de grandes réalisations à Pétessiro et à Youba

Ouahigouya, 05 avr. (AIB) - Le député Sidiki Belem et des partenaires allemands ont effectué une tournée qui les a conduits à Pétessiro et Youba le 29 et 30 mars 2009. Lors de la visite, les partenaires ont promis continuer leurs soutiens par la réalisation d'un château d'eau pour le dispensaire de Pétessiro et d'un centre de formation féminine à Youba. La pose des premières pierres de ces infrastructures a eu lieu lors de cette tournée.

L'amitié qui lie la population de Pétessiro, village situé à 5km du département de Thiou et les Allemands a débuté en mars 2006 par le biais de l'Association pour le Développement socio-économique de Pétessiro (ADSEP). Cette tournée a permis aux partenaires de visiter à Pétessiro le dispensaire qu'ils ont financé en 2006 et qui a été inauguré en 2008 sous le nom de dispensaire Zugu Nooma de Pétessiro.

La population est sortie nombreuse pour accueillir leurs donateurs accompagnés du député Sidiki Belem et Etienne Ouédraogo. Le représentant du chef du village a souhaité la bienvenue aux partenaires avant de les remercier pour leur soutien pour le développement du village tout en souhaitant la pérennisation de ce partenariat. A son tour, le président de l'ADSEP, M. Mamoudou Sawadogo a également remercié les donateurs pour les efforts consentis pour le financement de cette infrastructure.

Il a ensuite demandé à la population de participer activement aux actions de développement entreprises. « La réalisation du dispensaire constitue un grand soulagement pour la population de la zone » a-t-il laissé entendre. En effet 8 villages dont Pétessiro étaient coupés du centre de santé situé à Thiou surtout en saison pluvieuse.

La représentante des partenaires Mme Kathrin a dans son allocution, a remercié la population pour l'accueil chaleureux qu'elle leur a réservé depuis leur première arrivée à Pétessiro en 2006. Elle a ensuite signifié que la réalisation du dispensaire n'est que le début d'une série de réalisations dont ils envisagent à Pétessiro. Pour joindre l'acte à la parole, les partenaires ont procédé à la pose de la première pierre du château d'eau pour le dispensaire suivi d'un préfinancement symbolique de 524.000 F CFA. Deux concerts musicaux seront organisés à Munich (Allemagne) par des musiciens allemands et les recettes serviront à financer la réalisation du château d'eau. Un important lot de médicaments a également été remis au major du dispensaire pour soigner les populations.

La délégation a poursuivi sa tournée à Youba le 24 février 2009. Les partenaires soutiennent également le village de Youba dont le dispensaire a été électrifié grâce à leur financement. Les allemands ont aussi financé la formation de 10 femmes de Youba en activités génératrices de revenus (AGR), en santé de la reproduction et en excision afin qu'elles puissent former et sensibiliser à leur tour les autres femmes du village. La mobilisation était également grande au CSPS de Youba.

La population est sortie massivement pour assister à la pose de la première par les partenaires du centre de formation féminine.

Cette pose de pierre a été également suivie d'un préfinancement d'un montant de 655.000f Cfa. Ce centre permettra de former les femmes du village à différents métiers tels que la couture, la coiffure, la savonnerie. pour favoriser leur insertion socio-économique.

Le député Sidiki Belem a lancé un appel à ses frères à beaucoup plus de mobilisation et e participation pour booster le développement de leur village. Le député Belem et les amis allemands Pétéssiro et de Youba sont repartis satisfaits de leur tournée (avec de cadeaux offerts par les populations des 2 villages).

JVO/


Nord-Yatenga-Décentralisation
L'enseignement de base et la santé confiés aux collectivités

Ouahigouya, 05 avr. (AIB) - Le ministre délégué chargé des collectivités territoriales Toussain Abel Coulibaly a procédé à Ouahigouya au lancement des ateliers d'approbation du contenu des protocoles d'opération des transferts des compétences et des ressources aux collectivités territoriales. Dorénavant la santé et l'enseignement de base relèvent des communes.

Le processus de transfert des compétences et des ressources de l'Etat aux collectivités territoriales lancé à Ouahigouya va toucher 7 domaines : la santé, l'enseignement de base, le préscolaire, l'eau et l'assainissement, la jeunesse, le sport et la culture.

Le seul changement de cette nouvelle orientation de transfert des compétences est que dorénavant les secteurs touchés par les transferts vont officier sous l'autorité des collectivités. Pour ce renforcement des capacités de l'administration (PRCA) qui a soutenu financement. Les participants ont pu suivre une communication qui s'est articulée sur les dispositions juridiques relatives au transfert, l'état des lieux du transfert, les mesures d'accompagnement de l'opérationnalisation des transferts.

Les participants ont exprimé leurs préoccupations au regard de l'opérationnalisation des transferts. Elles ont porté principalement sur la dévolution du patrimoine de l'Etat aux communes, notamment la liste du patrimoine qui doit faire l'objet de dévolution.

A savoir l'état du patrimoine objet de dévolution, la faible déconcentration du ministère de l'économie et des finances, la relecture de la nomenclature budgétaire des collectivités territoriales, la valeur des actes pris par les hauts-commissaires qui ont transféré aux communes urbaines le patrimoine avant l'adoption des présents textes sur les transferts, la mise à disposition des agents de l'Etat auprès des collectivités territoriales. L'atelier de Ouahigouya a regroupé une cinquantaine de participants dont les autorités régionales, provinciales, communales, les ministères concernés par les transferts et la société civile.

JVO/


Nord-Lorum-Infrastructures
Les déplacés du Barrage de Andekanda passent à la caisse

Titao, 1er avr. (AIB) - Le haut commissaire de la province du Lorum a procédé le jeudi 19 mars 2009 au lancement officiel de la campagne de dédommagement et de recasement des personnes affectées par la construction du barrage de Andékanda. Sur le terrain, les travaux continuent normalement et la mise en eau est prévue pour juin 2009.

« Merci pour votre patience », c'est en ces termes que le représentant du Projet de valorisation de l'eau dans le Nord, (PVEN) Abdoul Wahab Sawadogo s'est adressé aux populations délocalisées des villages de Ingané, Posso, Bongla et Andékanda, au cours de cette cérémonie de lancement du dédommagement. Pour M. Sawadogo, les populations des villages du site du barrage ont fait preuve de patience.

Ce qui a permis la poursuite des activités de construction du barrage dans la quiétude et la sérénité. Après avoir expliqué la procédure de dédommagement, M. Sawadogo a invité les populations à faire bon usage des fonds qui leur sera remis. « Ne détournez pas ces fonds à d'autres objets. Investissez-les dans vos habitats pour avoir des bâtiments de qualité sur vos nouveaux sites. », a t-il déclaré. « Cette somme est une première tranche qui vous permettra juste de soutenir vos initiatives.

Les négociations sont en cours avec les différents partenaires pour prendre en compte tous les besoins exprimés », a t-il poursuivi. Pour lui, l'étude de l'avant projet sommaire a sous estimé les besoins des populations. Elle estimait à 40 millions de francs le montant nécessaire au dédommagement des populations des trois barrages du PVEN, soit 20 millions pour Andékanda. A nos jours, ces fonds ont été entièrement mobilisés. Seulement, ils ne couvrent pas tous les besoins. L'étude exhaustive estime à plus de 210 millions le montant nécessaire au seul barrage de Andékanda, soit 147 millions francs pour le dédommagement des bâtiments d'habitation et 63 millions pour les vergers.

Producteurs, représentant de la Chambre régionale d'agriculture du Nord se sont succédés pour témoigner de leur satisfaction. Le représentant des populations a remercié les autorités nationales et le PVEN pour l'effectivité de cet appui à leur réinstallation. Il a rassuré de la bonne utilisation de ces fonds.

Le haut commissaire, Maxime Bouda s'est félicité de cette action gouvernementale. Il a présenté aux populations les membres du comité de supervision mis en place à cet effet. Il a invité les populations à passer à la caisse dans la discipline. « Toutes les mesures sont prises pour que l'opération se déroule normalement », a t-il rassuré.

Une mission de contrôle du ministère, accompagnée du coordonnateur du projet, M. Zembédé Ouermi était sur le terrain afin de s'assurer du niveau d'exécution des travaux. Les travaux de construction du barrage évoluent normalement. Haute d'environ 4 à 7 mètres par endroit, la digue est complètement dégagée. Elle relie deux collines distantes de 900 mètres . Quelques travaux de renforcement du talus sont en cours. Le déversoir est au stade du coulage des bétons. « Le niveau d'exécution est de 75%. La mise en eau est obligatoirement pour cette saison des pluies », a rassuré le coordonnateur du PVEN.

ASO/


Nord-Lorum-Agriculture
Fête de la pomme de terre à Titao : Une production en nette croissance

Titao, 30 mars (AIB) - Les populations du Lorum ont célébré la pomme de terre le samedi 28 mars 2009 à Titao. Placé sous le patronage de M. Laurent Sédégo, ministre de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutique et le parrainage de la représentante résidente de la Banque mondiale au Burkina Faso, l'événement a connu la participation des producteurs de la province et de nombreuses personnalités.

« 2140,5 tonnes de pomme de terre », c'est le chiffre annoncé à cette 8 ème édition de la fête de la pomme de terre. Un chiffre qui représente la production de la seule commune de Titao où les producteurs sont organisés autour des barrages de Titao et de Sillia et de puits maraîchers à Toulfé, You, etc. Une dynamique que le maire de la commune de Titao, M. Boukary Jacques Niampa, met à l'actif de la « perspicacité et de l'endurance des producteurs de la filière mais aussi à l'accompagnement de tous les partenaires » à qui il a traduit toute sa gratitude et sa reconnaissance.

Embouchant la même trompette, le représentant des producteurs, M. Célestin Bélem a dit que la fête de la pomme de terre a gagné en maturité et en notoriété. « Depuis la première édition en 2002, les productions maraîchères et particulièrement la pomme de terre et l'oignon connaissent une augmentation régulière, passant respectivement de 800 et 1700 tonnes à plus de 2130 tonnes et 3100 tonnes en 2009. Les revenus annuels procurés aux producteurs par les deux spéculations pendant la même période ont évolué d'environ 380 millions de francs à environ 800 millions ».

Pour lui, la fête de la pomme de terre a atteint ses objectifs. Elle est devenue une véritable vitrine de promotion des filières maraîchères reconnue sur le plan national. Aussi les activités de productions de saisons sèches sont-elles perçues par les paysans comme des moyens pour endiguer le déficit céréalier devenu chronique. Pour M. Bélem, même si la province présente des potentialités en matière de production de saison sèche, quelques contraintes majeures méritent d'être relevées.

Il s'agit, entre autres, de la non maîtrise de l'eau et de l'insuffisance du volume d'eau, de l'envasement du barrage de Titao vieux de plus de 50 ans, de l'absence quasi totale d'aménagements en aval des retenues d'eau, de la mauvaise exploitation des terres en amont et la faible capacité de gestion de l'eau existante, des difficultés d'approvisionnement en intrants, du manque d'infrastructures et de technologies appropriés de conservation et de transformation, des problèmes d'écoulement. Réunis au sein de l'Association pour la promotion du maraîchage au Lorum, les producteurs ont, par la voix de leur représentant, remercier les partenaires pour l'appui à la filière.

Ils ont souhaité bénéficier « d'appuis multiformes dans la recherche de solutions durables pour la conservation et la transformation des produits maraîchers et pour leur écoulement tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays ». Le président de la Chambre régionale d'agriculture a, quant à lui, félicité les producteurs pour leur « ardeur légendaire au travail ». Grâce à la fête de la pomme de terre, a-t-il dit, « la province du Loroum est devenue le pôle d'attraction de clients potentiels ». Il a souhaité la construction d'unité de transformation de produits maraîchers dans la région du Nord.

Toute chose que le ministre Laurent Sédégo a reconnu la justesse. Il a remercié les producteurs et productrices, qui « en dépit de leurs difficultés se sont engagées pour atteindre une production de 2140 tonnes pendant cette campagne ». «  Les performances auxquelles vous êtes parvenues témoigne de votre courage, de votre volonté et de votre détermination à faire des cultures de contre saison et particulièrement, de la culture de la pomme de terre une activité sure pouvant contribuer à réduire de façon sensible la pauvreté et garantir la sécurité alimentaire » .

A propos des difficultés qui minent la filière, le ministre Sédégo a exhorté les producteurs à une meilleure organisation de la production, de la collecte et de la commercialisation, à une production en quantité et en qualité de la fumure organique, à une formation et spécialisation des acteurs. Le ministère, a-t-il rassuré, s'évertuera à réaliser des retenu d'eau, à achever la construction du barrage de Andékanda dont la mise en eau est fixée pour cette saison pluvieuse, à accroître les superficies grâce à l'appui des projets et programmes tels le PROFIL, le SA/RTD, le PAFASP, etc.

Le démarrage effectif des activités du Projet d'appui aux filières agricole (PROFIL) cette année permettra, a t-il ajouté, de répondre à certaines préoccupations des producteurs. Il est prévu pour cette année le lancement des travaux de construction du barrage de Guiti et l'aménagement de la rive gauche du barrage de Titao, la construction de caves de stockage d'oignon et d'une chambre froide d'une capacité de 1000 tonnes.

Le représentant de la marraine de cette 8 ème édition, M. Ibrahim Nébié a réitéré le soutien de la Banque mondiale au monde rural. En plus des projets comme le PNGT2, le PAFASP, etc., deux nouveaux projets de renforcement de la productivité agricole d'une capacité financière de 40 milliards de francs seront financés par l'institution financière en 2009.

La visite des stands a permis au ministre Sédégo et à sa suite de se rendre compte du savoir faire des producteurs et productrices. Cette 8 ème édition a vu la fête de la pomme de terre de Lorum s'étendre à la filière oignon, qui procure plus de 300 millions de francs aux producteurs. Des lots de matériels et des attestations ont été remis aux producteurs méritants.

En marge à cette 8ème édition de la fête de la pomme, une nuit de danse et musique kurumba a été organisée, de même que Mlle Fabiola Leslie Bouda a été élue Miss Pomme de terre du Lorum.

ASO/


Nord-Zondoma-Société
Un notable de Gourcy promu ambassadeur de la paix

Gourcy, 27 mars (AIB) - Pour la troisième fois dans la région du Nord, la Fédération pour la paix universelle (FPU), ONG à statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations unies a procédé à la distinction d'une quinzaine de personnalités comme ambassadeurs de la paix.

A l'occasion, El Hadj Boukary Ouédraogo, né en 1932, ancien combattant et secrétaire de canton de Gourcy, membre fondateur de la Fédération des Groupements Naam a été nommé ambassadeur de la paix et est la quatrième personnalité de province à avoir cette distinction.

Comme ses prédécesseurs, il devrait s'engager à partager quelques valeurs de la FPU pour le maintien de la paix à travers quelques principes fondamentaux que sont l'unité, la spiritualité, l'esprit de famille, la coopération et le partage. La cérémonie de remise des attestions a été présidée par le gouverneur de la région du Nord, Viviane Yolande Compaoré.

PN/


Centre Nord-Sanmatenga-Administration
Bilan d'une année de gestion jugé satisfaisant dans la commune rurale de Pissila

Pissila, (AIB) - Cent conseillers sur cent six se sont retrouvés le lundi 30 mars 2009 dans la salle de réunion de la mairie pour la 1è session ordinaire de l'année, avec à l'ordre du jour le bilan des activités de 2008.

Pour le maire, Emmanuel Kabasnogo, les activités menées en 2008 incombent à tous les conseillers, sans tenir compte d'aucun parti politique. Aussi, a-t-il tenu à remercier les services déconcentrés de l'Etat, les partenaires techniques et financiers, tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, ont apporté leur pierre pour le développement de la commune.

Le préfet de Pissila, tout en félicitant les conseillers pour leur dévouement au développement, a dit toute la disponibilité des services déconcentrés de l'Etat à les accompagner dans les actions et activités qui nécessiteront leur apport technique ou conseil. Pour l'année 2008, le conseil municipal a eu à tenir quatre sessions ordinaires et deux sessions extraordinaires et pris 19 délibérations et 69 arrêtés. La commission des affaires économiques et financières a sensibilisé sur le civisme fiscal dans les marchés et villages.

La commission environnement et développement local s'est attelée à la mise en place des conseils villageois de développement et l'organisation de la seconde édition du reboisement appelé « Pissila la verte ». La commission affaire générale s'est penchée sur l'organisation des commerçants par filière, par gestion de confit foncier ente agriculteurs et éleveurs, l'organisation du premier festival culturel. Le maire a délivré en 2008, 2 891 actes de naissances, célébré 46 mariages. Dans le domaine de la santé, un centre de santé et de promotion sociale a été ouvert à Issaogo portant désormais le nombre à 8.

Plusieurs villages de la commune ont connu des poches de sécheresse due à l'arrêt brusque des pluies. Les digues du barrage de Touroum et de Kossoghin sont à refaire. Néanmoins, Pissila a reçu de la part du gouvernement des céréales qui ont été vendus à prix social. Il reste toujours à développer des initiatives et faire un plaidoyer pour combler le déficit. Pour gérer les conflits entre agriculteurs et éleveurs, des fourrières villageoises ont été mises en place. Le plan communal de développement a été élaboré avec le concours financier du PNGT II.

L'extension de lotissement de Pissila a vu son appel d'offres lancé, le conseil municipal a organisé avec les différents groupes socioprofessionnels des rencontres périodiques afin de préserver la paix et la cohésion sociale. Le chef- lieu de la commune s'est vu doté d'une adduction d'eau avec 9 bornes fontaines et des possibilités de raccordements individuels. Le sport, la culture, et les loisirs ont connu la première édition de la coupe du maire en football, l'organisation du festival « rabassikomdemdé ». Les femmes ont bénéficié des appuis de la caisse populaire, du FAARF, de l'ONG Apil, de la maison de l'entreprise et JAD/Afrique.

Il est prévu l'ouverture d'un collège communal à Pissila. Concernant les ressources, Pissila a bénéficié d'une subvention de l'ordre de 8 595 761 et 29 940 153 francs de la part de l'Etat alors que la commune a pu recouvrer pour l'année 2008, 85 675 339 francs. Pour l'année 2009, il est prévu de réaliser deux forages, deux puits à grand diamètre et de réhabiliter 22 forages. Pour la sauvegarde de l'environnement, 140 fosses fumières et 40 hectares de cordons pierreux sont prévus, ainsi qu'une forêt villageoise et la poursuite de l'opération Pissila la verte.

Les villages de Doungu et Firko verront des CSPS construits. Il est prévu un second mariage collectif. Le conseil prévoit distribuer aux producteurs 4 000 kg de semences améliorées. Ce qui intéresse surtout les originaires, c'est la délimitation de 4 500 parcelles et l'électrification de Pissila puisque le dossier se trouve auprès du fonds de développement de l'électricité. Les relations seront consolidées avec les partenaires de la coopération décentralisée. C'est dire que Pissila sera en 2009 meilleur qu'en 2008. Les conseillers ont jugé le bilan 2008 très satisfaisant.

JN/


Nord-Zondoma-Culture
Le CASC poursuit son petit bonhomme de chemin

Gourcy, 27 mars (AIB) - Le service de l'artisanat culturel du Zondoma a lancé un programme de promotion des différentes facettes du savoir faire culturel de la province dénommé "Carrefour des savoir-faire culturels" (CASC).

Ce cadre permanent d'expression, dont la programmation des activités s'étalera sur toute l'année 2009, permettra de mener la réflexion pour l'orientation des productions culturelles, artistiques, artisanales afin de trouver la meilleure stratégie qui motivera et orientera les artistes dans l'édification de leurs ouvres.

Depuis le lancement de la 1ère saison du CASC le 31 janvier sous le parrainage d'un fils du terroir, Robert Fargo, les artistes musiciens modernes et traditionnels, les troupes théâtrales ont rivalisé de talent dans la salle de cinéma de Gourcy.

Le programme du mois de mars a permis le week-end dernier aux artistes d'aller rendre hommage à sa majesté Naba Wobgo et profiter lui faire part de l'initiative de tous les artistes et artisans du Zondoma, à travers le Carrefour des savoir faire culturel. Le mois d'avril est programmé pour des expositions vente des produits de l'artisanat local par les différentes organisations faîtières des corporations de métiers.

PN/


Nord-Passoré-Drame au barrage de Toecin
16 personnes perdent la vie dans une noyade

Yako, (AIB) - L'écoulement d'une pirogue transportant une vingtaine de passagers a provoqué la mort de 16 personnes le samedi 14 mars 2009 sur le barrage de Toecin, à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Yako, dans la province du Passoré.

<< C'est un véritable drame ! Les victimes sont toutes de Ouonon, un des 15 villages de la commune rurale de Gomponsom. Parmi les victimes, on compte 10 femmes et six enfants dont l'age vacille entre 1 et 18 mois. On dénombre aussi 5 rescapés dont 2 femmes, 2 enfants et le piroguier >>, a indiqué Inoussa Sawadogo, commandant de la brigade de gendarmerie de Yako.

Ce sont donc 16 personnes qui ont péri dans les eaux du barrage de Toecin communément appelé barrage Oumarou Kanazoé avec ses 50 km de long, ses 5km de large et ses 11 m de profondeur à plusieurs endroits de son lit.

Selon le premier adjoint au maire de Gomponsom, Sibiri Nanéma, les femmes et leurs progénitures avaient embarqué dans la pirogue d'un certain Kalaga Yamba Salam pour aller assister à des funérailles sur l'autre rive du barrage à Berenga. C'est au cours de cette traversée, aux environs de 11heures que l'irréparable s'est produit.

Sur les causes de l'écoulement de la pirogue, la surcharge a retenu l'attention de nombreux piroguiers.

«  Une pirogue ne doit pas prendre plus de 6 personnes y compris le piroguier. Vous voyez, ils étaient 21 personnes à bord, le poids était très important, la pirogue ne peut que chavirer »,   a indiqué un piroguier du nom de Alidou Sankara.

Pour Kalaga Zonabo, une des femmes rescapées, «  au fur et à mesure que nous avançons, la pirogue prenait de l'eau. Avec des calebasses on tentait de la vider mais c'était difficile à cause de notre nombre. On ne pouvait plus se retourner. Et soudain, la pirogue s'est renversée, c'est le sauve qui peut  ». Et Azèta Zida, l'autre rescapé d'ajouter : «  moi j'ai pu saisir un enfant par le bras et nous nous sommes retrouvés sur le dos de la pirogue. On criait, Zonabo avait pu attraper un bout de la pirogue, notre piroguier s'est retrouvé aussi dans l'eau secourant un autre enfant, les autres passagers de la pirogue luttaient contre la mort dans les eaux. Alertés par nos cris de peur, des piroguiers sont venus nous secourir, nous qui étions accroché à la pirogue. Pour les autres femmes et les enfants, c'était déjà tard » .

Trois corps restent introuvables .

A notre arrivée sur les lieux du drame vers 14 heures, les berges du barrage étaient déjà noires de monde. Des femmes et des enfants était assis à distance, des hommes visiblement marqués par la tragédie ont le regard tourné vers le barrage dans l'espoir de retrouver les corps des naufragés. Depuis 11heures, des jeunes de Berenga et de Ouonon, répartis sur 10 pirogues ont engagés des opérations de recherche. C'est à 16 h 45 mn que quatre premiers corps ont été retrouvés. A 18 h 15, neuf autres corps ont été sorties de l'eau. Sur les 16 noyés, 13 corps ont été retrouvés dont les corps de 10 femmes et de 3 enfants. Jusqu'à la tombée de la nuit, les corps de 3 enfants n'avaient pas été retrouvés. Mais au matin du 15 mars, deux autres corps ont été retrouvés.

Les autorités provinciales, avec à leur tête le haut commissaire du Passoré, Lamourdia Thiombiano, se sont rendues sur le lieu du drame pour soutenir les populations de cette localité de Ouonon face à la tragédie. Un site a été identifié à quelques encablures du barrage pour l'enterrement des naufragés. Une équipe de sapeurs pompiers de Ouahigouya et de Ouagadougou a été mobilisée pour poursuivre la recherche du corps non encore retrouvé.

Belibi Francis YARO


Nord-Passoré-Société-Genre
8 mars 2009 :
Les femmes plaident pour l'éradication de la pratique de l'exclusion sociale dans la localité

Yako 12 mars (AIB) - Les femmes de la province du Passoré ont célébré à Yako la 152e journée internationale de la femme le 8 mars 2009. A travers leur coordination provinciale, elles ont lancé un appel aux autorités administratives, coutumières et religieuses pour une lutte acharnée contre la pratique de certaines traditions comme l'exclusion sociale pour sorcellerie dont elles sont les premières victimes.

« Les priorités des femmes du Passoré, sont la scolarisation des filles, la lutte contre les mariages forcés, l'excision ; mais la première priorité est l'éradication du phénomène d'exclusion sociale des femmes qualifiées de « mangeuses d'âmes » ; cette pratique grandissante dans la province amène de nombreuses vieilles femmes à quitter leurs familles, leurs foyers pour se retrouver au centre Delwendé de Tanghin à Ouagadougou pour la plupart. Selon des sources de ce centre, 60% des pensionnaires sont originaires du Passoré » a indiqué la coordinatrice provinciale des associations et groupements féminins du Passoré, le député Fatoumata Diendéré.

L'exclusion des femmes pour fait de sorcellerie a été priorisée par les femmes. Elles ont au cours d'une conférence animée le 7 Mars à Yako par Eulalie Yerbanga député du Kadiogo sur le thème de la journée internationale de la femme, lancé un appel aux autorités politiques, religieuses et coutumières pour une lutte contre ces pratiques avilissantes, qui n'honorent pas la femme et notre pays. « Ce sont les femmes qui sont toujours qualifiées de sorcières, il n'y a jamais d'homme sorciers. Il faut que cela cesse » a martelé le député.

Le thème de cette 152e journée, est très pertinent dans le contexte social du Passoré a dit Harouna Ouibga directeur général de l'ONEA, parrain de la cérémonie commémorative. Il s'est engagé à accompagner les femmes de la localité dans leur lutte car a-t-il poursuivi « aucun projet de développement ne peut être viable sans une implication effective des femmes ».

Pour le maire de Yako Remy Zaba et le Haut Commissaire du Passoré Lamourdia Thiombiano, la journée internationale de la femme au-delà de son aspect festif est une journée de réflexion et d'actions. Pour le Haut Commissaire, une femme instruite et formée est un véritable atout de développement pour sa famille et pour la société entière.

« Elle participe mieux aux questions politiques, adhère au planning familial, se protège contre le VIH et a une capacité d'investissement économique extraordinaire » a souligné le député Diendéré.

Course cycliste, match de football, projection de film sur l'exclusion sociale des femmes, défilé des associations et groupements féminins de la commune de Yako et un grand bal ont clôturé les festivités marquant la journée du 8 mars 2009 dans la commune de Yako.

BFY


Au-delà des discours, les femmes d'Arbollé, veulent des actions d'investissement concret

Yako 12 mars (AIB) - Les femmes de la commune rurale de Arbollé, localité à 28 km au sud-est de Yako ont à l'instar de leurs sours du monde entier commémoré la 152e journée internationale de la femme le 8 mars 2009.

«  Dans la commune de Arbollé, les femmes représentent plus de la moitié de la population, vous conviendrez donc avec moi qu'aucun de nos projets de développement ne peut être viable sans leur implication effective » a indiqué le maire de la commune de Arbollé Paul Bella à la cérémonie commémorative.

Dans cette commune de la province du Passoré, les conditions sociales et économiques des femmes sont aussi précaires : l'analphabétisme, la non scolarisation des filles, l'excision, les mariages forcés et l'exclusion pour sorcellerie sont des véritables obstacles à leur épanouissement.

Le thème de la journée internationale de la femme cette année « investir dans les femmes et la jeune fille » est révélateur de la volonté de l'Etat du Burkina Faso de faire de la femme la clé à tout développement s'est réjoui le maire avant d'inviter les femmes de sa commune à plus de solidarité, d'abnégation et d'unité.

Les femmes à travers leur coordination communale ont souhaité des actions beaucoup plus concrètes. Elles ont demandé au maire un terrain pour la construction d'une maison de la femme, l'assouplissement des conditions d'accès aux micros crédits et le développement des centres d'alphabétisation.

Venues des quatre coins de la commune, qui à pied, qui à vélo ou autres motos, les femmes malgré la chaleur accablante en ce mois de Mars ont tenu à marquer par leur présence cette journée que la communauté internationale leur a dédié. Course cycliste à travers les artères de Arbollé, conférence sur le thème de la journée, et bal populaire ont été les activités marquant la journée internationale de la femme dans la commune de Arbollé.

BFY


26 couples de la commune de Samba régularisent leur situation matrimoniale le 8 mars

Yako, 12 mars (AIB) - A l'occasion de la commémoration de la 152 ème journée internationale de la femme, l'Office de développement des Eglises évangéliques (ODE) a financé dans le cadre de son programme d'accompagnement de la commune rurale de Samba(localité située à 43 km au sud de Yako), la régularisation matrimoniale d'une vingtaine de conseillers municipaux.

Abdoul Dramane Kouanda est conseiller municipal de la commune de Samba. Il vit il y a plus de 20 ans avec Sinon Bibata et Sanfo Aissata ses deux compagnes sous le couvert du mariage coutumier, union non reconnue par le code des personnes et de la famille de notre pays ; A son image, nombreux conseillers municipaux de la localité (qui doivent donner l'exemple) vivent leur union dans l'irrégularité.

« Si nous avons choisi d'appuyer les conseillers dans la régularisation de leur vie de couple, c'est pour que ces derniers puissent donner l'exemple et inciter les populations à s'approprier le contenu du code des personnes et de la famille » a indiqué Ferdin Oubda chargé de la gouvernance locale de l'ODE. Au total 26 couples se sont présentés devant Rasmata Djiguemdé bourgmestre de Samba pour signer les actes administratifs du mariage.

Dans la salle des fêtes de la mairie de Samba, après vérification des pièces administratives et la présence effective des futurs époux et de leurs témoins, le maire a tenu à lire et à commenter certains articles du code des personnes et de la famille à l'intention des 26 couples. Elle a insisté sur le devoir des époux au respect mutuel à l'affection, le devoir de fidélité et d'assistance mutuelle. Les époux ont aussi le devoir d'éducation, d'alimentation des enfants a-t-elle poursuivi.

Après ce bref commentaire de certains articles du code de la famille, sous l'oil témoin de nombreux ressortissants de la localité, Rasmata Djiguemdé a procédé à l'acte d'union par la signature et la remise des documents à chaque couple.

Ce geste apparemment banal, donne à la femme mariée et à ses enfants beaucoup de droits en matière de sécurité, de protection sociale que le mariage religieux ou coutumier uniquement ne leur donne pas toujours.

C'est au son de l'inébranlable morceau de José Vyké « vives les mariés » que les 26 couples ont reçu le code des personnes et de la famille traduit en langue nationale moré, un geste de l'association Nonga-managré des femmes de Samba.

Visiblement heureux les nouveaux mariés ont remercié l'ODE pour cette initiative.

En rappel, l'Office de développement des Eglises évangéliques (ODE) intervient dans la commune de Samba depuis septembre 2006 sous la coordination de Christophe Ouédraogo.

L'ONG chrétienne intervient dans plusieurs domaines comme la sécurité alimentaire à travers la production semencière, la restauration des sols mais aussi dans la santé maternelle et infantile, la gouvernance locale à travers des séances de formation pour conseillers et l'accompagnement des femmes dans le processus d'accès au micro- crédit.

BFY


Nord-Loroum-Education
Un centre de qualité pour une formation professionnalisant

Titao, 19 mars (AIB) - La cérémonie de sortie officielle de la première promotion du projet pilote ES/CEBNF et le lancement de l'initiative « Ecole des mille métiers » se déroulera très prochainement à Titao. Quelques semaines avant cette cérémonie, nous vous ouvrons une fenêtre sur le centre d'éducation de base non formelle de Titao, un centre de formation à vocation professionnelle.

En fin de formation à la section couture du centre d'éducation de base non formelle de Titao, S.D s'occupe dans la couture et depuis une semaine environ, elle ne dispose d'aucun temps à cause des tenues du 8 mars, journée internationale de la femme. « J'ai quelques clients qui viennent à la maison, ce qui me permet de subvenir à mes petits besoins. Seulement je ne dispose pas de tout le matériel ».

Tout comme S.D, d'autres filles de sa promotion essaient de se débrouiller pour arracher quelques marchés dans un milieu où se faire une place au soleil semble être l'idée la plus partagée. Un groupe de filles s'est retrouvé à la maison de la femme de Titao pour coudre des tenues en cette veille de la fête du 8 mars. Des têtes de machines à coudre de type « Singer » leur ont été offertes par le maire de la commune de Titao. Seules quelques « privilégiées » ont pu s'acheter des équipements additionnels pour un système d'exploitation à pédale. Aujourd'hui, le Centre leur fait recours pour la couture des tenues des nouveaux apprenants.

11 filles sur 12 en fin de cycle en coupe couture au CEBNF de Titao ont reçu des machines à coudre à main du maire de la commune de Titao. En section maçonnerie, c'est au total 13 apprenants, soit 7 filles et 6 garçons qui ont bouclé leur cycle de formation. Ils sont actuellement placés en stage auprès des entreprises de la place. Safiatou Niampa est en stage sur un chantier de construction de la place. Elle affirme s'en sortir malgré quelques difficultés liées à l'équipement sur le chantier. « Nous venons souvent emprunter du matériel au CEBNF pour mieux nous exercer ».

Révolutionner le secteur de l'emploi

Pour le formateur de la section maçonnerie, Danayailou Gansonré, il est difficile de placer les sortants en stage. Il n'y a pas d'entreprise sur place. Nous sommes obligés de négocier avec des maçons. Alors que les chantiers sont rares à Titao. La section mécanique, quant à elle, a mis sur le marché de l'emploi 10 mécaniciens. 6 d'entre eux suivent de façon régulière un stage dans des ateliers de la place. « D'autres sont dans la nature. Ils ne se sont pas intéressés au stage », affirme Yassia Belem, responsable de la section mécanique.

Un d'entre eux est même actuellement absent de Titao. Pour lui, les difficultés résident dans le manque de kits pour les sortants. « Le projet avait promis de placer les enfants dans un centre d'incubation après leur stage. Si cela voyait le jour, ce sera une bonne chose. Dans le cas contraire, les sortants seront abandonnés à eux-mêmes et risqueraient de ne pas pouvoir s'installer à leur propre compte.

A Titao, cette première promotion du CEBNF a permis de redessiner le secteur de l'emploi. Selon des témoignages, la présence de ces nouveaux sortants sur le marché de l'emploi va permettre d'accroître l'offre de service. « Auparavant, avoir une tenue cousue dans les délais relevait souvent d'une utopie. Mais de nos jours, avec cette nouvelle donne, les tailleurs semblent moins débordés et arrivent à respecter les différents rendez-vous. Il en est de même en maçonnerie où les « enfants » arrivent à assurer les petits travaux.

Délocaliser le CEBNF de Titao, une préoccupation majeure pour la direction provinciale

Le Centre d'éducation de base non Formelle de Titao a des ambitions : augmenter sa capacité en sections. Et pour cela, il faut délocaliser le CEBNF sur un site plus spacieux qui pourra accueillir toutes les sections de formation. « Il nous faut d'autres sections comme la menuiserie, la production végétale, la soudure et d'autres sections », affirme Mme N'Do/Kansiémo Eboouma, directrice du CEBNF de Titao.

En outre, l'organisation et le suivi des sortants demeurent une préoccupation. « Laissés à eux-mêmes après la sortie, les « enfants » risquent de ne pas pouvoir s'installer ; en dehors des cinq premiers de chaque section qui bénéficieront de kits, rien n'est prévu pour les autres.

Le centre d'incubation sera alors une réponse à la question de stage et d'installation, en ce sens qu'il pourra les amener à mieux s'organiser et s'installer par la suite », poursuit Mme N'Do. Une idée largement débattue et reconnue d'utilité pour le rayonnement du CEBNF au niveau local. Ces centres d'incubation pourraient être gérés sous forme d'association légalement reconnue. Elle pourra bénéficier de micro crédits auprès de la micro finance locale.

Une belle idée qui permettra de résoudre les problèmes de stage ; sa mise en pratique donnera plus de confiance à ces sortants qui trouveront là une suite logique à leur formation et le début d'un processus d'installation. Le CEBNF de Titao compte parmi les meilleurs au niveau national, de par les résultats de l'examen de sortie et ses initiatives. 100% de taux de réussite en section maçonnerie et en section mécanique, 91,66% en section couture. Plusieurs initiatives sont menées dans ce centre avec l'appui du comité de gestion et de l'association des mères éducatrices. Le CEBNF de Titao a participé à plusieurs expositions au niveau national.

L'unité de fabrique de savon et le moulin à grains permettent au centre de subvenir à quelques besoins de formation. Ce qui, aux dires des responsables de la structure, a prévalu au choix de Titao pour abriter la cérémonie de sortie nationale. Pour l'année scolaire en cours, le CEBNF compte deux classes d'enseignement et 3 sections d'apprentissage, avec un effectif global de 108 apprenants dont 53 filles.

ASO/


Nord-Zondoma-Société-Genre
Les femmes de Gourcy s'approprient la fête du 8 mars

Gourcy, 12 mars (AIB) - Les femmes du Zondoma ont célébré somptueusement la journée du 8 mars après une série d'activités menées au cours de la semaine dans le cadre de la 152 ème journée internationale dédiée aux femmes du monde entier.

« Investir dans les femmes et les filles pour un développement humain durable », c'est sous ce thème que les autorités administratives, politiques, communales, coutumières, religieuses et les structures associatives féminines se sont mobilisées pour commémorer le 8 mars, journée internationale de la femme au Zondoma. A Gourcy, c'est la rue d'Olonne-sur-Mer qui a accueilli l'évènement, en présence naturellement des femmes habillées de leur uniforme du jour aux coloris différentes, attendant d'écouter les messages des responsables.

Au cours de la cérémonie ponctuée par plusieurs discours, le maire de la commune a souhaité la bienvenue à tous les invités et bonne fête à toutes les femmes de Gourcy, bon courage dans leur combat permanent pour le bien-être de l'humanité. Pour la coordonnatrice provinciale, Habibou Ouédraogo, l'heure est à la mobilisation pour la prise en main du destin des femmes par elles- mêmes afin de prouver qu'elles sont, de par leur nombre, la cheville ouvrière pour une évolution paisible de l'humanité.

La marraine et le parrain du jour (Dr Ilboudo Olga et le député Julien Birgui Ouédraogo) ont exprimé leur gratitude à tous ceux qui se battent nuit et jour pour l'émancipation réelle des femmes avant de lancer un appel à la mobilisation des filles et femmes pour relever le défi du développement humain durable dont il est question.

Pour que la femme puisse participer qualitativement au développement humain durable de notre pays, le premier responsable de la province a, pour sa part, souligné qu'il est nécessaire qu'elles soient qualifiées, compétentes et compétitives. C'est pourquoi il faut investir dans tous les domaines d'activités à même de promouvoir et de renforcer les droits de la femme et de la jeune fille : l'éducation et la formation professionnelle, la protection sociale, la promotion politique des femmes etc., a conclu Abel Lompo, haut commissaire de la province.

La cérémonie a pris fin aux environs de 13h par une parade de toutes les organisations féminines sous les acclamations de la population. La fête s'est poursuivie l'après-midi par un grand « djanbjoba » et dans les quartiers avec les animations des troupes traditionnelles et des bals populaires.

PN


Centre Nord-Sanmatenga-Fait divers
Les braqueurs tirent désormais sans sommation

Kaya, 26 fév. (AIB) - Le vendredi 20 février 2009, un camion en partance pour Pensa a été victime d'un braquage. Bilan : deux morts, le chauffeur et son apprenti. Selon les informations recueillies à la vue du camion, les braqueurs ont commencé à tirer sur le camion côté chauffeur qui est mort sur le coup, affalé sur son volant. Le véhicule tanguant, l'apprenti a essayé de s'introduire dans la cabine pour éviter un tonneau. Il a été également pris pour cible à son tour.
Après que le véhicule se soit immobilisé, les braqueurs ont dépouillé les passagers de leurs biens et se sont évaporés dans la nature avant l'arrivée des pandores.

En effet, autrefois, les véhicules étaient accompagnés par les forces de l'ordre. Depuis que des moyens ont été acquis dans le cadre de la police de proximité, les gendarmes sillonnent la voie Barsalogo-Pensa à longueur de journée et vice versa. Ce qui est certain, le chauffeur avait déjà réussi à s'échapper lors de certains braquages et même une fois, il avait été détenu en garde à vue parce qu'il lui était reproché de prendre souvent la voie à des heures où il est demandé aux véhicules de passer la nuit à Barsalogo.

Ce dernier braquage a eu lieu entre 16 heures et 17heures. L'apprenti, qui est aussi mort, venait de baptiser son dernier-né le jeudi 19 février dernier.

JN


Nord-Lorum-Santé
District sanitaire de Titao : 34 cas de méningite dont 3 décès

Titao, 26 fév. (AIB) - Le district sanitaire de Titao a enregistré dans la semaine du 9 au 15 février 2009, un cumul de 34 cas de méningite dont 3 décès. Selon le médecin chef du district Abdoulaye Porgo, c'est essentiellement la zone de Ingané et Titao qui est concernée par l'épidémie.

Des mesures d'urgence ont été prises avec des pré positionnements de médicaments dans toutes les formations sanitaires pour une prise en charge précoce.

Un plan de riposte a été rédigé et transmis aux autorités sanitaires régionales et les agents de santé ont été formés. Le laboratoire national de santé publique a dépêché une mission de prospection sur le terrain pour l'identification du germe pour une éventuelle vaccination.

En attendant, docteur Porgo en appelle à la vigilance de la population pour une consultation rapide en cas de quelconque malaise présentant des signes tels des maux de tête, des vomissements, la raideur du coup et la nuque molle chez les bébés. Il a invité les populations à enduire les narines de beurre de karité et à utiliser des cache-nez en ces temps d'harmattan.

ASO


Nord-Yatenga- Vie associative
L'association AMMIE souffle ses seize bougies

Ouahigouya, 17 fév. (AIB) - Les membres et sympathisants de l'Association appui moral matériel et intellectuel de l'enfant (AMMIE) ont fêté avec allégresse vendredi 30 janvier 2009 à Ouahigouya, le 16 ème anniversaire de leur association. Ce fut l'occasion pour les responsables de cette structure d'exprimer leur reconnaissance aux partenaires qui ont apporté leur soutien dans le cadre de ces activités.

Le 27 août 1992, treize personnes se sont retrouvées pour conjuguer leurs idées, leurs efforts et leurs moyens pour apporter leur contribution au mieux être de leurs semblables. L'objectif principal était le bien être familial pour la survie, la protection et le développement de l'enfant et c'est ainsi qu'a été créée l'Association appui moral matériel et intellectuel de l'enfant (AMMIE) . Seize années durant, des milliers d'actes ont été posés couvrant par conséquent les axes stratégiques du cadre stratégique de lutte contre la pauvreté au Burkina Faso.

Au cours de la cérémonie organisée devant le siège de l'association qui a connu la participation du gouverneur de la région du Nord et du président du Conseil régional du Nord, des autorités politiques, administratives, religieuses et coutumières du Yatenga, des membres du corps diplomatique, des partenaires techniques et financiers. Mme Cécile Beloum/Ouédraogo présidente de l'Association appui moral matériel et intellectuel de l'enfant (AMMIE) a indiqué que cette fête est l'occasion de rendre grâce aux partenaires qui, depuis la création de l'association, n'ont cessé de soutenir son action pour le développement.

Elle a indiqué que son association intervient dans pratiquement tous les villages du Yatenga dans la lutte contre la malnutrition des enfants de 0 à 5 ans, dans le développement de la pharmacopée traditionnelle, la promotion de la santé communautaire, l'alphabétisation, des droits humains et de l'environnement.

Mme Beloum a rendu un hommage particulier à Mme Odette Marie Pion Gribot, présidente de l'ONG Pharmaciens sans frontière des deux Savoie et Isère qui a mobilisé 189.000.000 francs CFA au profit de l'association depuis octobre 2000. Elle a souligné que cet argent a permis de réaliser des activités diverses dans 28 villages de la commune de Oula.

Les populations de la localité bénéficiaires des actions multiformes de l'association AMMIE par la voix de son préfet Issa Tamboura Tall a dit de leur gratitude à Mme Odette Pion. «Nous avons mesuré votre sens élevé de la collaboration, votre prédisposition à accompagner les plus démunis, merci d'avoir accompagné l'association AMMIE dans ses ouvres sociales à travers votre ONG Pharmaciens sans frontière». Le haut commissaire de la province du Yatenga , Jean Baptiste Zongo a salué l'initiative de commémorer cet anniversaire qui, a-t-il dit, restera graver dans les mémoires.

Il a félicité et rendu hommage à tous les membres et bénévoles de AMMIE avant de les rassurer du soutien indéfectible de l'administration pour l'accomplissement et l'aboutissement des actions futures de la structure. Les festivités marquant le seizième anniversaire a été l'occasion pour les responsables de remettre 85 attestations de reconnaissance à des autorités politiques, administratives, religieuses et coutumières, structures et institutions pour leur soutien dans la réalisation des projets et programmes de l'association Appui moral matériel et intellectuel de l'enfant (AMMIE). Le point culminant de cette cérémonie commémorative de l'anniversaire a été marqué par l'élévation au rang de chevalier de l'Ordre national de Mme Odette Marie Pion née Gribot.

JVO/


Nord-Yatenga-Santé
Jama'at islamique ahmadiyya offre deux jours de soins gratuits aux populations de Koumbri et Barga

Ouahigouya, 19 fév. (AIB) - Deux départements de la province du Yatenga ont bénéficié le 12 février 2009 des soins gratuits de Jama'at islamique ahmadiyya, une branche de l'islam. Il s'agit des départements de Koumbri et Barga. L'ouvre a été possible grâce au député Jacob Ouédraogo.

Deux jours de soins gratuits. C'est ce que Jama'at islamique ahmadiyya a offert comme cadeau de nouvel an aux populations des départements de Barga et de Koumbri. Les malades ont été consultés gratuitement avant de bénéficier des produits qui sied. A Koumbri, le docteur Mahmood Bhunnoo a pu consulter et soigner 500 personnes, 20 personnes soufrant de cataracte ont été enregistrées à Koumbri.

Selon le docteur Bhunnoo, ceux qui souffrent de cataracte se rendront à Ouagadougou dans les jours à venir pour bénéficier des interventions et soins gratuits. Dans le département de Barga, 500 autres personnes ont pu bénéficier de la gratuité des soins et 11 personnes souffrant de cataracte ont également été recommandé pour Ouagadougou.

Cette opération dans les deux départements a dégagé un constat, selon le docteur Bhunnoo. «Les populations sont malades et par manque de moyens pour se soigner elles préfèrent se réfugier à la maison», a-t-il indiqué.  En deux jours, Jama'at islamique ahmadiyya a pu soigner plus de 1.000 personnes mais les malades qui n'ont pas bénéficié des soins gratuits restent nombreux.

Pour le député Jacob Ouédraogo, initiateur de cette opération de soins gratuits, la pauvreté fait que les gens n'arrivent pas à se soigner. «Si les populations sont bien portantes, elles travailleront à développer leurs activités quotidiennes et partant du Burkina tout entier»j, a-t-il plaidé. Le docteur Mahmood Bhunnoo qui dit ouvrer dans le domaine social il y a de cela 10 ans au Burkina Faso a dit que «si un département a l'accord du ministère de la Santé, nous nous déplaçons dans ce département pour les soins gratuits». «Nous utilisons les médicaments essentiellement génériques», a-t-il indiqué.

La Jama'at islamique ahmadiyya possède des structures sanitaires à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Ouahigouya. Et selon ses responsables les malades ne sont pas obligés d'honorer les frais liés aux consultations et certains soins.«Quand nous soignons un malade qui n'arrive pas à honorer les frais de soins, nous le laissons partir car nous sommes dans le social», a dit le docteur Bhunnoo. La bonne nouvelle est venue du missionnaire régional de Ouahigouya, Mohibbullah Khalid qui a déclaré que la commune de Ouahigouya bénéficiera d'un centre sanitaire afin de soulager les populations.

Au Burkina Faso, la Jama'at islamique ahmadiyya est reparti dans dix régions selon le découpage de Jama'at. «Tous les départements de notre région selon notre répartition, qui ont besoin des soins gratuits peuvent nous contacter s'ils ont l'accord du ministère de la Santé», a dit le missionnaire régional de Ouahigouya, Mohibbullah Khalid. Au Burkina Faso, Jama'at islamique ahmadiyya intervient dans plusieurs domaines notamment la santé, l'éducation, les réhabilitations des forages et l'informatique. Au moins, 130 forages ont été réhabilités à travers le Burkina. Des milliers de fidèles adhèrent l'esprit de Jama'at dans plusieurs mosquées au Burkina Faso, selon ses responsables locaux à Ouahigouya.

JVO/


Nord-Zondoma-Société-Violence sexuelle
Un enseignant accusé de viol à Garo

Gourcy, 10 fév. (AIB) - Un enseignant de l'école primaire publique du village de Garo, dans la province du Zondoma, a déposé à la gendarmerie de Gourcy, le 05 février 2009, une plainte contre son collègue, qu'il soupçonne d'avoir violé sa soeur.

Elève en classe de cours moyen deuxième année (CM2) de Garo, la jeune fille se serait plainte cette semaine, de douleurs vaginales. Selon elle, l'acte (sexuel) aurait été commis depuis la mi-janvier, par le collègue et l'ami de son grand frère, alors que ce dernier était en voyage.

Après les confidences de l'élève (16 ans), son frère déposa le 05 février dernier une plainte à la gendarmerie de Gourcy, où séjourne depuis, le présumé violeur. Ce dernier pour sa part, continue de nier avoir abusé de cette jeune fille qui est son élève.

En attendant l'aboutissement de la procédure, la fille a été examinée au district sanitaire de Gourcy, afin de constater s'il n'y a pas de grossesse ou d'infection par le VIH/Sida. Selon le chef de brigade de la gendarmerie de Gourcy, l'affaire sera portée dès demain (11 février) au Tribunal de grande instance de Ouahigouya.

PN/MS


Nord-Zondoma-Agriculture
Sécurisation foncière : Séminaire sur la politique nationale de sécurisation foncière

Gourcy, 04 fév. (AIB) - La direction générale du foncier rural et des organisations paysannes a organisé en fin de semaine dernière dans la commune rurale de Tougo un atelier d'information sur la politique nationale de sécurisation foncière en milieu rural (PNSF/MR). C'était en présence du maire de la commune, du préfet de la localité et des responsables du département de l'agriculture du Zondoma.

Ils étaient une cinquantaine d'acteurs issus des comités villageois de développement, du conseil municipal de Tougo, des associations féminines, de la chambre régionale d'agriculture, de la chefferie coutumière, des religieux et des représentants des services techniques.

Pour les organisateurs de cet atelier, l'objectif recherché est d'assurer à l'ensemble des acteurs ruraux l'accès équitable au foncier, la garantie de leurs investissements la gestion efficace des différents fonciers afin de contribuer à la réduction de la pauvreté, à la consolidation de la paix sociale et la réalisation d'un développement durable.

François Louré de la direction générale du foncier rural a défini le concept de la sécurisation entendu comme l'ensemble des processus, actions et mesures de toute nature visant à permettre à l'utilisateur et au détenteur de terres rurales de mener efficacement leurs activités productives en les protégeant contre toute contestation ou trouble de jouissance de leur droit. Il a ensuite fait l'état des lieux dans les zones de terroirs et dans les zones aménagées puis évoquer les expériences de sécurisation foncière en cours.

Les participants ont pu s'imprégner des orientations et axes stratégiques la PNSF/MR avant d'aborder les échanges dont le but était de s'approprier l'approche actuelle du gouvernement sur la question foncière, puis recueillir des suggestions de tous les acteurs en vue d'améliorer le dispositif en cours.

Les préoccupations des participants ont essentiellement porté entre autres sur la manière de sécuriser, les compétences de gestion des conflits, le droit de la femme à la propriété foncière, l'achat des terres par les agro businessmen.

PN/MS


Nord-Zondoma-Développement
Des cadres légaux pour le développement des communes rurales de Boussou et de Bassi

Gourcy, 29 janv. (AIB) - Les acteurs au développement des communes rurales de Boussou et de Bassi dans la province du Zondoma se sont retrouvés en assemblée générale ordinaire en vue de se pencher sur la mise en place de cadres de concertation pour le développement de leurs localités.

Les cadres de concertation des acteurs au développement (CCAD) des communes sont des structures formelles qui regroupent tous les acteurs au développement évoluant dans la même commune.

Ils ont été initiés en 2007 dans la province du Zondoma par le réseau MARP/Burkina à travers son projet de développement des capacités locales en matière de sécurité alimentaire dans le Zondoma (PDCL/SAZ) et la direction provinciale de l'économie et du développement (DPED). Les CCAD poursuivent un objectif général qui est de créer un environnement propice à la collaboration et à la concertation entre les divers acteurs à travers des réunions périodiques et des actions de suivi.

Dans cette perspective, les communes rurales de Boussou et de Bassi ont réuni tous les représentants des services techniques de l'Etat, des ONG et projets, les élus, et d'autres personnes ressources intervenant dans ces communes en assemblée générale pour échanger sur les textes devant régir cette structure. Au cours des échanges le président du réseau MARP, Mathieu Ouédraogo, à fait comprendre aux différentes participants que le soutien de sa structure dans la mise en place des CCAD résulte de la volonté de coordination et d'accompagnement de toutes les activités de développement dans les communes.

Avant de se pencher sur les statuts et règlements intérieurs, les participants ont suivi avec une communication d'un responsable du ministère en charge des collectivités locales, Saïdou Kindo, sur l'historique de la décentralisation, les raisons qui ont amené l'Etat à s'engager dans ce processus.

Il a indiqué par la même occasion que la loi autorise les élus locaux à organiser les communes dans des cadres légaux pour aménager et piloter le développement local en cohérence avec les orientations nationales et les politiques de développement. Le directeur provincial de l'économie et développement du Zondoma, Alphonse Naré a invité les acteurs au développement afin qu'ils acceptent adhérer et animer les cadres de concertation pour une meilleure efficience de leurs actions sur le terrain au bénéfice des populations des communes de Boussou et Bassi. Les participants se sont engagés à mettre en place dans les meilleurs délais les organes et commissions spécialisées de leurs cadres de concertation.

PN/MS


Nord-Loroum-Economie
Réouverture d'un site d'or à Titao

Titao, 28 janv. (AIB) - Un site d'or vient d'être ouvert à Titao. De sources concordantes, ce site qui avait fait l'objet d'une exploitation antérieure est resté mort pendant des années pour se rouvrir il y a moins d'une semaine. Situé à environ 2 km au sud de la ville, ce sont plus de deux cent orpailleurs qui évoluent sur le site. Ce chiffre connaîtrait une évolution au regard de l'engouement que connaît actuellement le site. Des restaurants, des boutiques et autres services de commodité ont été spontanément organisés sur le site. Dans la soirée du 26 janvier dernier, les autorités administratives se sont rendues sur les lieux afin de constater de visu ce qui se passe sur le terrain.

ASO/RH


Nord-Zondoma- Religion
L'église pleure la mort du tout premier prêtre ordonné de Gourcy

Gourcy, 12 janv. (AIB) - L'Abbé Paul Zallé s'en est allé le 4 janvier 2009, jour de la solennité de l'Epiphanie pendant qu'il bénéficiait d'une année sabbatique au monastère de Zobégan en république du Togo.

Né en 1952 à Saye, village relevant de la paroisse de Gourcy, celui que toute l'Eglise famille pleure a été baptisé le 15 juillet 1967. Après le cycle primaire à l'école Saye et de Gourcy, il a été admis au séminaire de Koudougou, puis à l'inter séminaire de Ouagadougou pour terminer ses études au grand séminaire de Koumi en 1981, année à laquelle il fut ordonné comme premier prêtre natif de la paroisse de Gourcy le 29 décembre 1981 par Mgr Denis Tapsoba. Depuis cette date sa mission d'évangélisation l'a conduit successivement pour l'annonce de la bonne nouvelle à Séguénéga, Djibo, Titao, Bam, Kongoussi, Bourzanga.

Après 28 ans de vie sacerdotale au service de l'église famille de Dieu, c'est naturellement que des milliers de fidèles, parents, amis, autorités politiques, administratives coutumières venues de divers horizons ont accompagné l'Abbé Paul Zallé le 9 janvier 2009 à la cathédrale Christ Roi de l'Univers de Ouahigouya pour l'absoute qui a été co-célébrée par Mgr Philippe Ouédraogo de Ouahigouya et Mgr Joachim Ouédraogo de Dori.

Il a été conduit à sa dernière demeure au petit séminaire notre Dame de Nazareth de Bouro où il repose désormais en paix. On retiendra du fidèle serviteur de Dieu à travers les témoignages des membres du clergé, des parents et des fidèles, un homme très sensible à la souffrance humaine, disponible, d'une bonté et d'une humilité constante, un véritable «soldat de Dieu». Paix à son âme !

PN/SVY


Nord-Zondoma-Santé
Environ 337 millions pour faire fonctionner le district sanitaire de Gourcy en 2009

Gourcy, 12 janv. (AIB) - Les membres du Conseil de Santé du district de Gourcy ont tenu une session pour faire le bilan physique et financier du plan d'action 2008, esquissé les problèmes prioritaires de l'heure, adopter des stratégies pour la mise en ouvre du plan d'action 2009. C'était sous la présidence du haut commissaire de la province en présence du directeur régional de la santé du Nord.

Le district sanitaire de Gourcy couvre cinq communes de la province et a à sa charge environ 160.000 habitants avec 27 formations sanitaires pour un ratio population/CSPS de 5 861 habitants.

Au cours de la session qui a réuni les conseils de gestion, les membres de l'administration et de l'équipe cadre du district sanitaire de Gourcy, il a été question de faire le bilan du plan d'action 2008 dont le pourcentage des activités entièrement réalisées est de 87,52 % avec un taux d'absorption budgétaire de 99,13%.

Dans son exposé le médecin chef du district sanitaire de Gourcy le Docteur Issaka Yaméogo a évoqué les problèmes prioritaires du plan action 2009 qui sont entre autres la persistance des accouchements non assistés, la létalité liée au paludisme, aux maladies diarrhéiques et la prévalence élevée de la malnutrition dans le district sans oublier l'insuffisance de la lutte contre les IST/VIH/sida.

Du plan d'action il s'agira de réduire la morbidité et la mortalité dans le district d'ici fin 2009 avec des objectifs spécifiques qui consisteront à améliorer qualitativement et quantitativement les prestations des soins au niveau des formations sanitaires et l'utilisation des services de santé du district (activités curatives, préventives et promotionnelles) sans occulter le renforcement, la participation communautaire et le partenariat dans le district d'ici fin de l'année.

Au total 135 activités sont prévues et devraient nécessiter la mobilisation de 336 558 456 F CFA dont la répartition est confinée sur 8 axes. C'est à l'unanimité que les membres du Conseil de santé ont adopté le plan d'action 2009 pour sa validation à l'échelon régional et national.

PN/SVY


Nord-Zondoma-Société
Lutte contre la délinquance : Un escroc aux arrêts à Gourcy

Gourcy, 12 janv. (AIB) - La brigade territoriale de gendarmerie de Gourcy a mis fin aux malversations d'un individu sans scrupules qui utilisait des moyens illégaux pour spolier les populations paysannes et analphabètes du Zondoma.

De sources émanant des autorités policières l'individu répondant au nom de Ouédraogo Isso né en 1971 (sans profession et demeurant au secteur 4 de Gourcy) n'hésitait pas à utiliser les noms de certaines personnalités de la région du Nord ou se faire passer pour un membre influent de certaines associations pour arnaquer ses victimes.

La stratégie qui semblait lui réussir jusqu'à son arrestation récente par la gendarmerie a consisté à se faire passer pour un agent d'une banque islamique fictive dont le siège est à Ouahigouya. L'individu pour attirer la confiance des populations se disait membre associé de la Fédération nationale des groupements naam (FNGN).

Ces stratégies ont été usées pour escroquer une somme de cinq cent mille francs (500.000) FCFA à une structure associative ce qui a valu son arrestation. Le sieur Ouédraogo Isso faisait comprendre à ses victimes que pour bénéficier d'un prêt de sa banque il fallait contribuer en espèces du dixième de la somme sollicitée puis la banque versait le montant à allouer dans une des structures d'épargnes et de crédits à Gourcy, si des doutes étaient émis, les victimes étaient rassurées par l'évocation des noms de certaines personnalités autour desquelles il graviterait.

L'individu, de source policière, est également auteur de nombreux cas de malversations dans le domaine des parcelles d'habitation à Gourcy que le service de gendarmerie tente d'élucider. En attendant que lumière soit faite et que l'intéressé réponde de ses forfaits avérés devant les autorités judiciaires, la vigilance devrait être de rigueur par ces temps de vie chère.

PN/SVY


Nord-Yatenga-Société-Fait divers
Elle jette son nouveau-né dans un WC

Ouahigouya, 8 janv. (AIB) - Une fille du secteur 5 de Ouahigouya a jeté son nouveau-né, de sexe féminin dans le WC de la cour où elle habite. La fillette, découverte dans la matinée de ce 8 janvier, n'a pas survécu, a constaté le correspondant de l'AIB sur place.

La gendarmerie, qui a diligenté immédiatement une enquête, a pu mettre la main sur la fautive qui est frais dans les locaux des pandores. Elle sera présentée incessamment à un juge d'instruction qui statuera sur son sort.

De tels actes sont monnaie courante dans certaines localités du pays et sont liés, entre autres, à des procréations irresponsables et parfois à la pauvreté. Dans tous les cas, la justice ne saurait être clémente face à des comportements qui tendent à banaliser la vie humaine.

JVO/AIB


Nord-Zondoma-Société
Planification familiale : Les populations du Zondoma sensibilisées par le Théâtre de l'Espoir

Gourcy, 26 déc. (AIB) - Le district sanitaire de Gourcy, en collaboration avec l'UNFPA et le ministère de la Santé a organisé du 17 au 19 décembre dans les communes de Gourcy, Bassi et Lèba une activité de sensibilisation sur la planification familiale. L'indice synthétique de fécondité au Zondoma donne environ par ménage 8 enfants en moyenne, qui reste variable selon les catégories socio professionnelles et le milieu de résidence. La mortalité des enfants de moins de cinq ans est supérieure à 8%, surtout en milieu rural.

Un constat qui nécessite une attention particulière et une forte sensibilisation des populations en matière de santé de la reproduction et plus particulièrement la planification familiale. De l'avis des responsables du district de Gourcy la situation est alarmante au Zondoma dans la mesure où peu de couples s'intéressent à la planification familiale. Pour les spécialistes de la question au Zondoma plusieurs raisons expliquent cette situation.

En effet la non connaissance de l'utilité de la planification couplé à une approche des populations pas efficace par le personnel de santé, le nombre insuffisant du personnel médical dans le district, le manque de sensibilisation et surtout les comportements rétrogrades liés aux visions religieuses, coutumières de la contraception et de la reproduction sont des handicaps pour l'acceptation de la planification familiale dans les communes surtout rurales du Zondoma.

Mais l'Etat à travers le ministère de la santé en collaboration avec le Fonds des Nations Unies en matière de population (UNFPA) a décidé de prendre le taureau par les cornes en initiant des séances de sensibilisation qui permettront de réduire un temps soit peu le problème de surpopulation partant de la santé de reproduction dans nos contrées. A travers le théâtre forum joué par les acteurs du Théâtre de l'Espoir il a été question de jeter un regard sur la situation de la planification familiale.

L'objectif visé à travers la pièce théâtrale c'est amener les populations de Gourcy, Guiri-guiri et Lèba à accepter et de faire siennes la planification famiale.. La partie forum a été l'occasion pour les participants à majorité féminine de s'exprimer en condamnant les mauvais comportements et attitudes de l'acteur principal (Zoubéllé) et de sensibiliser l'assistance sur la nécessité de s'engager dans un véritable changement de comportement en adoptant la planification familiale.

L'assistance a par la même occasion compris que la planification permettra de ralentir le vieillissement précoce des femmes, favorisera une bonne alimentation des enfants, leur suivi sanitaire et meilleure scolarisation des enfants entre autres.

Si dans la commune de Lèba les femmes n'ont pas été très loquaces pour la raison que les maris n'apprécient pas d'habitude leurs témoignages en public par contre à Gourcy et à Guiri-guiri les interventions ont été sans tabous tant du coté des hommes que des femmes qui étaient fortement mobilisées.

PN/SVY

Nord-Passoré-Brèves
11 Décembre à Gourcy : le Passoré a brillé par son absence au défilé

Yako, 22 déc. (AIB) - C'est Gourcy, dans le Zondoma qui a abrité cette année 2008, les festivités du 11-Décembre pour ce qui concerne la région du Nord.

Au défilé commémoratif, phase très attendue par les populations, on a noté une quasi absence des représentants de la province du Passoré, en dehors de quelques éléments de la gendarmerie, de la police et des agents des eaux et forêts qui ont bloqué le pas au côtés de leurs camarades des autres provinces de la région. Certes, il y avait quelques autorités administratives venues de Yako, mais on a noté l'absence au cours du défilé des scolaires, des groupements de producteurs, de productrices, bref des organisations de la société civile en provenance du Passoré. Ce qui est gênant, Yako est la 2 e ville du Nord après Ouahigouya et elle reste absente dans les festivités comme l'a remarqué un participant. Pourtant, les trois autres provinces, à savoir le Yatenga, le Zondoma, le Loroum ont occupé la scène pendant plus d'une heure et demie.

Les moyens ont-ils fait défaut ? Ou bien c'est l'organisation qui a manqué ?

Kobgo, un village «oublié» aux pieds des collines de Pilimpikou

Yako, 22 déc. (AIB) - Kobgo est une bourgade de plus de 1000 âmes. Ce petit village de la commune de Samba est perché sur les flancs des collines de Pilimpikou, à 26 km au sud de Yako. La pauvreté est à visage découvert dans ce village. La source d'eau la plus proche, selon des témoignages des populations elles-mêmes, est à 7 km .

Les femmes font ce trajet à plusieurs reprises pour trouver le liquide précieux. L'école la plus proche également se trouve à 8 km à Konan. Le centre de santé et de promotion sociale (CSPS) le plus proche est à 12 km , derrière les chaînes de collines à Bouré.

Du reste, les enfants qui devaient aussi aller à l'école sont transformés en orpailleurs. Quant à la route, elle est pratiquement inexistante. Pour aller dans ce village, c'est la croix et la bannière. Autorités administratives, programmes de développement local et autres associations, faites y un tour.

Le district sanitaire de Yako a tenu sa deuxième session

Yako, 22 déc. (AIB) - Le district sanitaire de Yako a tenu le 18 décembre 2008 sa deuxième session ordinaire. Les participants à cette session ont examiné le bilan financier et physique de l'année 2008 et ont adopté le plan d'action 2009. Pour le Dr Wohi Tamini, médecin-chef du district, l'exécution du plan d'action 2008 est satisfaisante puisque les réalisations physiques ont été faites à 89,76 % et elles ont coûté 288 882 270 F . Pour 2009, le district veut mobiliser, avec l'appui des partenaires comme le Programme d'appui au développement de la santé (PADS) la somme de 339 813 000 F pour la réalisation de ses activités qui se résument, entre autres, à la construction de centres de santé et de promotion sociale, la réhabilitation de locaux, l'équipement en matériels roulants, médico - techniques etc.

BFY/SVY


Brèves du Nord

Passoré-Société-Drame
Suicide par pendaison du premier adjoint au maire de Pilinpikou

Yako, 19 déc. (AIB) - La première adjointe au maire de la commune de Pilinpikou s'est donnée la mort par pendaison hier jeudi aux environs de 18 heures, a-t-on appris de sources proches de mairie. Selon certaines informations parvenues au correspondant de l'AIB, la défunte serait mêlée à une affaire de détournement de fonds de sa commune et n'a pu supporter toutes les supputations et humiliations engendrées par cette affaire.

BFY/SVY


Yatenga-Coopération Nord-Sud
32 nouveaux volontaires au service du développent

Ouahigouya, 19 déc. (AIB) - 32 volontaires du corps de la paix ont prêté serment ce vendredi 19 décembre 2008 à Ouahigouya. Ces volontaires iront servir dans les domaines de la santé, de l'enseignement, de la promotion de la fille, de l'environnement, des NTIC et des micros et petites entreprises. Les volontaires américains ont prêté serment en présence de l'ambassadeur des Etats-Unis au Burkina.

JVO/SVY


Brèves du Nord

Insécurité : Plus d'une vingtaine de cas de vol par mois
 à Tangaye


Selon des sources concordantes, le département le plus touché en matière de vols et de tentatives de vols est celui de Tangaye, une localité située à 15 km de Ouahigouya, dans la province du Yatenga. Les mêmes sources révèlent que le département peut être cambriolé une vingtaine de fois par mois. Dans cette situation de vols généralisés, les populations se concertent pour palier à ce phénomène. Les vols d'animaux semblent être à la mode. Les fonctionnaires travaillant dans la localité rentrent à Ouahigouya par groupe pour éviter d'être attaqués.

Mois de solidarité a Ouahigouya : la moisson a été maigre à Ouahigouya

Le mois de solidarité décrété à Ouahigouya du 13 novembre au 17 décembre 2008 a été avare en résultat, vu la somme et le nombre des cas sociaux que la province enregistre. 424 325 F CFA est la somme que la direction provinciale de l'Action sociale  du Yatenga a enregistré en un mois, selon le secrétaire général de la province du Yatenga, Abdoulaye Ouédraogo. Il a invité les populations à plus de solidarité envers ceux qui s'en sortent difficilement dans la vie. D'autres dons comme des vêtements et chaussures ont été enregistrés

Une conférence pédagogique boycottée à cause des perdiems

Les enseignants du primaire ont boycotté la conférence annuelle pédagogique le 17 décembre 2008 à Ouahigouya. Par ce boycott, les enseignants réclament l'amélioration de leurs conditions de travail et de vie. Ils ont jugé peu les perdiems donnés aux enseignants lors des conférences pédagogiques annuelles

Rassemblées JVO


Nord/Loroum
Tabaski 2008 : Prière et recueillement pour les victimes de Boromo

Titao, (AIB) - Les fidèles musulmans de Titao ont célébré le 8 décembre 2008, la fête de l'Aïd-El-Kébir. Ils ont surtout prié pour les victimes de l'accident de Boromo.

C'est une foule des grands jours qui s'est retrouvée sur les places des mosquées de Titao pour célébrer, dans la communion, la fête de l'Aïd-El-Kébir.

A Tansaliga, c'est le Cheick Abdoul Aziz Ouédraogo qui a conduit la prière. Dans un langage franc et direct, l'Imam de Tansaliga a prêché pour la paix, la cohésion sociale, la solidarité et la fraternité. Il a fustigé le comportement de certains fidèles à faire de l'islam une religion d'intolérance et de troubles. Il a cité en exemple les violences revendiquées par des associations islamiques et qui fait des centaines, voir des milliers de victimes de par le monde. Cheick Abdoul Aziz Ouédraogo a consacré également sa prière aux victimes de l'accident de Boromo, qui a fait 70 morts. Il a invité les usagers de la route à la prudence.

Marchandises et hommes ne peuvent cohabiter dans un même véhicule de transport, a-t-il indiqué. Cette fête de l'Aïd-El-Kébir est également une opportunité de partage, de solidarité. C'est pourquoi, la veille, l'imam de Tansaliga, en partenariat avec Qatar Charity, une association qatarienne, a fait don de trois boufs aux personnes démunies de la commune de Titao. Cette ouvre de charité permettra à ces personnes indigentes de faire la fête avec plus de gaieté, a-t-il souligné. A la tête d'une délégation des corps constitués de la province, le haut commissaire, Maxime Bouda est venu apporter le soutien de l'administration locale aux fidèles musulmans.

ASO/SVY


V.I.H. / sida
Du théâtre forum comme arme de lutte contre la pandémie à Boussou

Zondoma 5 déc (AIB) - Dans le cadre de la lutte contre le V I H / Sida, le Comité Départemental de Boussou a organisé une activité de sensibilisation sur la lutte contre la pandémie. C 'était à la place du marché de la commune rurale de Boussou.

Placée sous le parrainage de M. Issoufou Romba opérateur économique et président du Mouvement Zamanne Nekré (MOZANE), la cérémonie de lancement a rassemblé les autorités administratives, politiques, coutumières, religieuses et une population mobilisée pour contribuer à la lutte contre le V I H / Sida et les I S T. Au cours de la cérémonie deux intervenants se sont succédés à la tribune avant la présentation de la pièce du Théâtre de l'Espoir de Hyppolite Wangrawa. Le chef de Boussou sa majesté Naba Abga et le parrain ont félicité la tenue de ce théâtre forum dans ce lieu public qu'est la place du marché preuve que le souci de faire participer les populations locales dans la lutte est une réalité et une nécessité absolue pour la réussite des actions. Cela est d'autant plus vrai que la lutte contre le mal du siècle se tient à un moment ou la pandémie occupe toujours une place importante parmi les défis à relever afin d'engager la province dans la voie du développement économique et social. La jeunesse a été invitée à s'engager dans la lutte contre le fléau mondial. A travers le théâtre forum joué par les acteurs du théâtre de l'espoir il a été question de jeter un regard sur les mauvaises fréquentations des jeunes qui peuvent les conduire à adopter des comportements à risque. Après avoir fait passer des informations sur les modes de contamination et les structures de prise en charge des personnes vivant avec le VIH les acteurs ont invité les jeunes à se faire dépister et d'être solidaire avec les personnes infectées. La partie forum a été l'occasion pour les jeunes de s'exprimer en condamnant les mauvais comportements et attitudes de l'acteur principal et de sensibiliser l'assistance sur la nécessité de rester vigilent dans la lutte contre le VIH/Sida et les IST.
P - N


Développement local
L'APROFER s'engage dans la promotion de la femme rurale

Gourcy, 5 déc (AIB) - Les membres de l'Association pour la promotion de la femme rurale (APROFER) se sont retrouvés le samedi 12 janvier au centre de promotion et de loisirs à Lintiba village de la commune rurale de Bassi pour lancer leurs activités de 2008.

L'Association pour la promotion de la femme rurale (APROFER) se dit déterminée pour la cause de la femme en vue de la sortir de la misère dans laquelle elle est confrontée. En ce début d'année 2008 elle a jugée nécessaire de tenir une assemblée générale pour le lancement des ses activités. Cette rencontre qui était placée sous le marrainage de Mme Léonie Savadogo a connu la présence des représentants de l'administration locale, de toutes les notabilités coutumières de la commune rurale de Bassi, des responsables des CVD nouvellement installés et des membres de l'association. Le chef coutumier Naba Kougri de Lintiba a exprimé sa fierté pour le travail déjà engagé par l'association pour soutenir les efforts de développement des femmes. Il a lancé un appel aux chefs de ménages de laisser leurs épouses s'organiser pour leur plein épanouissement. Prenant la parole le président de l'APROFER Christophe Ouédraogo a de prime abord exprimé sa satisfaction au regard de la mobilisation preuve de l'engagement des uns et des autres aux côtés des femmes rurales pour le combat permanent que celles-ci mènent chaque jour pour sortir de la misère, de l'analphabétisme et de tous les maux de la société. Pour cette année 2008 l'association a indiqué son président « aura comme activité majeure l'élevage ». Pour ce faire 20 femmes ont bénéficié chacune d'un mouton en vue de faire de l'embouche, d'autres sont programmées pour le mois de juin au vu des résultats des toutes premières. La promotion de la femme passe aussi par l'éducation c'est pourquoi l'association s'est engagée pour une prise en charge scolaire de la 6 e à la 3 e au CEG de Bassi des 05 meilleures jeunes filles du CM2 admise au CEPE cette année. La marraine a promis de se battre pour mettre à profit ses relations pour l'accomplissement des objectifs de l'association. Elle a demandé aux femmes de maintenir la mobilisation et la solidarité autour de leurs intérêts en proscrivant de leur milieu la mesquinerie et la jalousie. Aux hommes elle a préconisé la compréhension, la confiance car une femme épanouit et auto suffisante financièrement ne profite qu'à la cellule familiale.
P - N


Enseignement de base
Malgré le boycott la CEB de Gourcy I a tenu sa conférence pédagogique annuelle

Gourcy, 5 déc (AIB) - La Circonscription de l'éducation de base de Gourcy1 a organisé sa conférence pédagogique annuelle en fin d'année dans la salle des fêtes du Haut Commissariat.

Présidée par Dominique O Ouédraogo maire de la commune de Gourcy l'ouverture des travaux a connu la présence des autorités administratives, des directeurs et chefs de services, des représentants de chefs de projets et programmes, de la majorité des enseignants de la CEB et des parents d'élèves. Placée sous le thème principal  « Plans d'amélioration individuel et collectif » le maire a fait remarquer dans son allocution à l'ouverture de la conférence que les travaux permettront aux participants de se pencher sur les différentes rubriques de l'outil et de soutien à l'encadrement pédagogique et administratif. Il a profité de la tribune qui lui est offerte pour témoigner toute sa reconnaissance au nom du conseil municipal pour non seulement la participation des enseignants a leur rendez annuel mais aussi pour l'ouvre éducative combien inestimable réalisée quotidiennement au bénéfice de enfants de la commune.C'est dans un sentiment de satisfaction générale que les enseignants qui ont participés à la conférence se disent prêts à améliorer la qualité de l'enseignement en mettant a profit les acquis de la conférence. Comme les autres années les enseignants syndiqués ont évacué la salle de la conférence après l'ouverture officielle pour le motif de non prise en charge des participants.
P-N


Enfance en difficulté
SOS Enfants au secours de plus de 200 enfants

Ouahigouya, 5 déc (AIB) - Le ministre d'Etat, ministre de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques, Salif Diallo et les autorités régionales de la région du nord ont inauguré le centre devant abrité l'ONG SOS enfants le 04 janvier 2008. C'est au total 223 enfants qui bénéficieront du soutien de l'ONG.

« Grâce aux cours sensibles du ministre Salif Diallo, Bernard et Annie Le-bail, notre avenir n'est plus en pointillé » c'est ce que les tout petits du centre SOS enfants ont chanté en guise de remerciements à l'endroit de ceux qu'ils qualifient de sauveurs. Un message qui a poussé le responsable du centre SOS enfants Bernard Le-Bail à témoigner à cour ouvert les raisons qui expliquent l'ouverture du centre « c'est par suite d'un reportage sur le centre de Nooma de Docteur ZALLA que j'ai décidé de venir m'installer au Burkina pour contribuer a ma manière à insérer les enfants dans la société » a affirmé Bernard Le-bail. En ouvrant ce centre dira Le-bail, nous assurerons l'avenir des enfants avant de prendre l'engagement de les pousser jusqu'au secondaire. Selon le parrain Salif Diallo, l'ONG a permis la création de 32 emplois par la réalisation d'infrastructures complémentaires et où par la production agricole. Le centre SOS enfants est composé d'un service médical à usage exclusif des enfants du centre, d'un service éducation, nutrition et de production agricole à travers l'exploitation de 2ha en maraîchage qui contribue à la diversification des repas des enfants. Vu l'engagement du centre pour la cause des enfants burkinabé, le ministre Salif Diallo a contribué en apportant au centre une tonne de riz en 2007, 5 tonnes de riz, la réalisation d'un forage positif, la cession d'une motopompe de 80 m3/h pour renforcer la production agricole du centre.

Avant la réalisation du centre, les responsables avaient construit un hôpital pour les populations de Bourzanga gérer par la congrégation des sours comprenant un dispensaire, une maternité avec un service prénatal et postnatal, un pavillon d'isolement pour les malades épidémiques. Le ministre Salif Diallo a invité l'ONG à prendre attache avec les services techniques en charge des actions qu'elles viendront à entreprendre pour permettre la capitalisation des réalisations au profit de la région mais aussi des actions des partenaires au développement de la région du nord.
J-V-O


Inondations dans la région du Nord
La FAO appuie plus de 1.000 ménages à Ouahigouya

Ouahigouya, 5 déc (AIB) - La FAO avec la collaboration de l'association AMMIE a soutenu plus de 1.000 ménages en semence. Les bénéficiaires qui sont uniquement des femmes ont promis de travailler pour améliorer leur condition.

Suite aux inondations, la région du nord a enregistré selon les statistiques de la direction régionale de l'action sociale, 11.841 personnes touchées, 2.497 maisons détruites et 1.298 greniers détruits. Cette situation a conduit le gouvernement Burkinabé et la FAO a initié un projet dénommé « assistance agricole d'urgence aux ménages d'enfants mal nourris ou au manque de malnutrition dans les régions frappées par les catastrophes naturelles au Burkina Faso ». Dans la région du nord et plus précisément dans la province du Yatenga, c'est l'Association appui moral, matériel et intellectuel à l'enfant (AMMIE) que la FAO a désigné comme partenaire. L'objectif global du projet était de reconstituer la capacité productive des ménages affectés par la malnutrition et les catastrophes naturelles. A Ouahigouya, l'activité de distribution des semences a regroupé les maires des chefs-lieux des départements concernés, des chefs coutumiers et les conseillers des villages concernés.

Le département de Séguénéga a bénéficié des semences pour la production de la pomme de terre, Le village de Bogoya a reçu des oignons pour 102 ménages. Les bénéficiaires ont reçu également des engrais et des arrosoirs. Les femmes ont promis ravir la vedette aux hommes.
J-V-O


Vie des partis politiques
Femmes CDP du yatenga rendent visite au député Cécile Beloum

Ouahigouya, 5 déc (AIB) - Pour la 6 e fois consécutive, les femmes de la province du Yatenga se sont fortement mobilisées chez le député Cécile Beloum le 1 er janvier 2008 pour s'encourager, se souhaiter bonne fête et établir leur programme d'activités pour 2008.

C'est Awa Sana de la sous section départementale du CDP qui a été la première a intervenir au nombre des autres femmes. La représentante des femmes a promis d'autres victoires éclatantes du CDP autour de Cécile Beloum.

Le député Cécile Beloum a demandé au grand monde d'observer une minute de silence en mémoire des militants qui ne sont plus de ce monde. Le député a reconnu avec modestie que les femmes du Yatenga se sont battues pour elle nuits et jours « si je suis dans l'union nationale des femmes du CDP c'est grâce à votre soutien et à votre confiance renouvelée  » a-t-elle affirmé la député.

Cécile Beloum a invité les femmes CDP du Yatenga à l'unité et à l'entente pour des victoires éclatantes du CDP pour les élections à venir. Le secrétaire général du CDP, le Maire Sougouri Abdoulaye a dit que le député Cécile Beloum est à la tête des femmes du CDP parce qu'elles fait l'unité, et déterminé à donner au CDP des victoires éclatantes.
J -V - O


 Titao, 02 déc. (AIB) - Décédé le samedi 29 novembre 2008 à Ouahigouya, le maire de la commune rurale de Sollé a été inhumé le même jour dans son village natal. Parents, amis, collègues et autorités provinciales lui ont rendu un dernier hommage.

C'est par une route très peu praticable de 45 km , gratté au caterpillar, que le cortège funèbre, conduite par le haut commissaire de la province du Loroum, a cheminé pour Sollé en cet après midi du 29 novembre 2008. Les chauffeurs étaient obligés de faire appel à leur intuition et réflexes pour éviter des trous, affronter les nuées de poussière qui mettait souvent à rude épreuve la visibilité.

Après une heure et demi de marche, Sollé, cette bourgade de quelques milliers d'âmes s'annonce enfin par des épineux, des espèces prédominantes dans la localité. A petite allure, le cortège passe à côté de la mairie, longe le marché et se dirige vers la concession du défunt. Une ambiance particulière règne dans ce village malgré ce jour de marché. Des commerçants abandonnent alors leurs marchandises pour se regrouper le long des voies dès l'arrivée du cortège. Le marché de Sollé, véritable relais entre les populations maliennes et burkinabè, se vide peu à peu de son monde. La foule prend d'assaut la tombe, déjà prête pour accueillir le défunt maire.

Il était 14h23mn quand le cortège s'immobilise au milieu d'une foule en détresse. Coutume oblige, les femmes, la tête par-dessus le mur, observent l'événement à distance, depuis leur concession. L'atmosphère est lourde. L'émotion est au rendez-vous. La tristesse se lit sur tous les visages. Après un détour en son domicile et la séance de prière aux morts selon les rites musulmans, la dépouille mortelle, parée des couleurs nationales et de l'écharpe est conduite à la tombe. D'abord quelques instants de discussions et d'hésitations sur le bon emplacement de la dépouille, puis un silence total qui laisse place à trois oraisons funèbres.

Représentants des élus locaux, du parti politique et de la tutelle administrative se sont succédés pour saluer la mémoire de celui qui a été de tous les combats de développement dans la localité. «Combattant de la première heure, citoyen témoin,  compatriote digne», ce sont ces termes que le haut commissaire du Loroum, Maxime Bouda a choisis pour rendre un dernier hommage au disparu. Il a invité la population de la commune à se donner la main pour continuer l'ouvre entamée. 14h55, la canicule sévit toujours, la foule transpire à grosse goutte. La série des oraisons funèbres vient de prendre fin pour laisser place à l'inhumation du corps.

C'est dans la stupeur totale, la consternation, la désolation que la foule assiste à la mise en terre du tout premier maire de la commune rurale de Sollé. Né en 1955 dans ce même village qui l'a vu grandir, Saïdou Nobila Porgo, qui repose désormais à côté de sa concession familiale, laisse derrière lui trois veuves, douze orphelins et une population inconsolable. Plusieurs camarades de lutte politique, dont le député Antoine Sambo Komi sont venus apporter leur soutien à la famille éplorée.

ASO/SVY

Des proches collaborateurs du défunt témoignent

Elie Nacanabo, premier adjoint au maire de Sollé  : «Je ne sais même plus ce qu'il faut dire. M. Porgo a été plus qu'un grand frère pour moi aussi bien dans la vie familiale qu'au niveau du travail. C'est une grande perte pour notre commune. Je suis très marqué par sa disparition au moment où la commune avait le plus besoin de lui. Je suis déçu».

Dingriboula Lankoandé, préfet du département de Sollé  : «Le défunt fut un collaborateur franc, ouvert et disponible. Il fut également pour moi un frère, un parent à plaisanterie. Malgré le niveau d'instruction qui pouvait constituer une limite, il était animé d'un courage, d'un dévouement à faire avancer sa commune. On garde espoir que le vide qu'il a laissé sera comblé. Quand la nouvelle de son décès est tombée, j'ai été profondément touché».

Issouf T. Sawadogo, premier adjoint au maire de Ouindigui  : «C'est un vide qu'il a créé et nous ne savons pas pour le moment si le consensus va prévaloir au choix du futur maire. Celui que nous pleurons tous aujourd'hui était un grand rassembleur. Il savait créer le consensus autour de lui et se mettait au dessus des rivalités entre villages. C'est un homme franc. Il a travaillé à consolider les bases du parti majoritaire dans la localité».

Lazare Savadogo, enseignant  : «Je garde du défunt maire le souvenir d'un grand mobilisateur, d'un grand orateur, d'un grand rassembleur. Partout où on avait besoin de ses compétences, il était prêt à servir. C'est un vide qu'il laisse derrière lui».


Nord-Yatenga-Agriculture
Plaine rizicole de Loubré 
: La vie des producteurs partagée entre inquiétudes et espoirs

Ouahigouya, 16 nov. (AIB) - Le gouverneur de la région du Nord, MmeYolande Viviane Compaoré accompagnée de ses plus proches collaborateurs, a visité le bas -fond rizicole de Loubré dans la province du Yatenga. Sur une superficie aménagée de 20 ha, les producteurs de Loubré vivent des moments de joie et d'inquiétude actuellement. Une pluie de 15 mm suffirait pour joindre l'utile à l'agréable. La visite commentée du bas-fond rizicole de Loubré s'est déroulée le 11 octobre 2008.

«Une pluie de 15 mm suffirait pour que le bas -fond rizicole de Loubré soit une réussite totale». C'est sur cette phrase que le chef de zone de Tangaye Issa Ouédraogo, a expliqué la situation qui prévalait sur ce site. Actuellement le bas fond dans son ensemble est au stade de maturation ; «si on avait 2 ou 3 motopompes dans le bas-fond, on pouvait irriguer les parcelles qui sont au stade d'épiaison», a laissé entendre Issa Ouédraogo. La variété cultivée dans le bas-fond est la FKR19 avec un rendement de 4 tonnes à l'hectare soit une production attendue de 80 tonnes de riz.

Sur le site de Loubré, 166 personnes dont 110 hommes et 56 femmes y travaillent. Les producteurs de Loubré ont résumé leurs difficultés qui sont entre autres l'inondation du bas -fond à chaque grande pluie occasionnant plusieurs reprises des semis et l'insuffisance du petit matériel pour la confection des diguettes. Selon le coordonnateur régional du projet riz pluvial du Nord, Rodrigue Ouédraogo, la région qui compte 61 bas-fonds aménagés attend au moins 13 000 tonnes de riz cette année. Les producteurs de la région du Nord rencontrent des difficultés organisationnelles et techniques ; «nous n'avons pas de matériels pour compacter les diguettes» , s'est exclamé Noufou Sawadogo producteur de son état.

Le maire de la commune rurale de Tangaye, Mamadou Ouattara s'est réjoui du résultat du bas-fond car dit-il, les plaines rizicoles au nombre de 6 de 20 ha chacune dans sa commune vont régler le problème d'alimentation, de chômage, la lutte contre l'exode rural et fixer les jeunes dans leur terroir. Pour marquer son adhésion au projet riz pluvial, le maire Mamadou Ouattara a promis d'étendre les bas-fonds à 8.

Une vraie arme contre la pauvreté

L'ancien député, Idrissa Dominique Barry qui est devenu une figure emblématique en matière de maraîcher culture et la production rizicole, a invité les producteurs de Loubré à suivre les conseils techniques et appliquer les fiches techniques des techniciens de l'agriculture et de l'élevage. Viviane Compaoré s'est réjouie des résultats du bas-fond pour une première tentative : «j'ai été impressionnée, sur les 166 parcelles qui existent, 160 sont une illustration parfaite dans la lutte contre la pauvreté ». Les bas-fonds rizicoles constituent pour la région du Nord, une vraie arme de lutte contre la pauvreté. Cela a été constaté par le nombre d'hectares par année. «Au niveau de la région du Nord, nous avons aménagé 1 441 ha. Avec l'appui du gouvernement, nous avons pu encadrer des sites non aménagés qui sont autour de 1 800 ha », a indiqué le directeur régional de l'agriculture, Seydou Sana.

Le premier des bas-fonds suscite joie et espoir dans le département de Tangaye et pour preuve la seule campagne 2007-2008 a suscité un engouement très particulier des producteurs agricoles de la zone ; ce qui a prévalu en 2008, à l'extension du site de Tougué-Mossi sur 15 ha, celui de Loubré, 20 ha sous financement du projet riz pluvial et à l'aménagement de trois nouveaux sites dont celui de Namsiguia, 10 ha sous financement du plan d'action pour la filière riz, celui de Yaoua, 20 ha financé par le programme de sécurité alimentaire par la récupération des terres dégradées. «Cela fait au total 85 ha de bas-fonds aménagés au profit de plus de 700 exploitants dont 550 ménages, 148 femmes à titre individuel et des groupements villageois», a confirmé le préfet de Tangaye. La production attendue cette année dans le département est d'au moins 250 tonnes de riz paddy, a conclu le préfet.

Des semences améliorées, un gage dans la production

Pour Viviane Yolande Compaoré l'intervention du projet riz pluvial dans la région du Nord a fait de la région, une référence dans la production rizicole. Pour susciter un engouement des producteurs dans les différents bas-fonds, le ministère de l'Agriculture a touché dans la région du Nord cette année, 373 villages qui ont bénéficié de la dotation de semences améliorées pour 28 communes, 14 693 ménages ont été dotés en semences améliorées, 12 875 kg de semences de sorgho distribuées, 155 125 kg de semences de mil à la disposition des producteurs, 154 000 kg de semences de niébé et 56 450 kg de semences de riz.

Pour le directeur régional de l'Agriculture, Seydou Sana, toutes ces dotations ont permis à la région et aux producteurs bénéficiaires de se familiariser avec l'utilisation des semences améliorées, d'améliorer et de diversifier leurs productions pour promouvoir et atteindre une sécurité alimentaire effective. Mme le gouverneur a invité le projet riz pluvial, les projets et programmes et les partenaires au développement intervenant dans la région du Nord à redoubler d'efforts dans la conduite de ces actions pour permettre aux populations bénéficiaires d'atteindre la sécurité alimentaire.

Aux dires de la première responsable de la région, le site de Loubré mérite d'autres actions d'accompagnement afin de galvaniser davantage les efforts des producteurs. Il s'agit de l'extension du site d'environ 20 ha, la réalisation de puits maraîchers afin d'accroître les superficies exploitables en saison sèche, l'équipement du comité de gestion en petit matériel.

Jean Victor OUEDRAOGO
AIB/Ouahigouya


Passoré-Société
24 fillettes de nationalité malienne libérées par la gendarmerie de Yako

Yako, 14 nov. (AIB) - La brigade de gendarmerie de Yako, localité située à 109 km au nord de Ouagadougou a frappé dur. Elle a pris dans ses filets le 11 novembre un trafiquant d'enfants de nationalité malienne, qui conduisait vers Ouagadougou un groupe de 24 fillettes dont l'âge varie entre 12 et 17 ans.

C'est le 11 novembre aux environs de 17 heures, lors d'un contrôle de routine que Inoussa Sawadogo , commandant de la brigade de gendarmerie de Yako et ses hommes ont mis la main sur le présumé auteur de cet acte. Répondant au nom de Abdoulaye Maïga , le trafiquant, de nationalité malienne convoyait ses victimes, au nombre de 24, en direction Ouagadougou. Agées entre 12 et 17 ans, ces jeunes filles, visiblement affamées, viennent de Dinangrou, village malien situé dans le cercle de Koro, dans la région de Mopti.

Selon des sources concordantes de la gendarmerie de Yako et des services de l'Action sociale du Passoré, les enfants sont envoyés à Ouagadougou pour servir de main-d'ouvre. Abdoulaye Maïga, convoyeur depuis 1998 et originaire de Dinangrou, village du Mali situé à 25 km du Burkina Faso est précis sur son activité : « à chaque saison sèche, je fais la ronde des marchés proches de Dinangrou à la recherche d'enfants désireux d'aller chercher fortune loin de leurs villages, plus précisément à Ouagadougou  », a indiqué Abdoulaye Maïga.

Il précise que ce sont les parents qui lui confient leurs progénitures. «Dans nos localités, ce sont les filles qui doivent chercher leur dote. Une fois leur nombre jugé satisfaisant, je loue un car qui les amène à Ouahigouya et de là, je cherche un autre car qui les transporte jusqu'à Ouagadougou. Je fais ce travail gratuitement ; c'est juste pour rendre service aux parents », explique Abdoulaye Maïga. «  J'ai déjà entendu parler de la lutte contre le trafic des enfants. Pour moi, amener des enfants du Mali, pays voisin du Burkina, ce n'est qu'un simple voyage », poursuit-il.

En réalité, les fillettes, une fois à Ouagadougou, sont accueillies dans des familles d'origine malienne où elles seront ensuite placées dans des cours comme domestiques essentiellement. Abdoulaye Maïga s'occupe en réalité que du transport des enfants de Dinangrou jusqu'à Ouagadougou. Il faut préciser qu'aucune des 24 filles ne dispose de pièces administratives. Elles ont quelques effets d'habillement chargés dans des sachets et autres foulards.

Alertés par la gendarmerie, le haut commissaire du Passoré, Lamourdia Thiombiano, les chefs de services et le procureur du Faso près du tribunal de grande instance de Yako, Etienne Yé ont fait le déplacement pour constater la triste réalité. Les enfants ont été confiés à la direction provinciale de l'Action sociale du Passoré, en attendant de voir avec l'ambassade du Mali comment les faire rejoindre leurs familles respectives.

Quant à Abdoulaye Maïga et son complice Ali Goro, ils sont à la gendarmerie de Yako pour être entendus afin de situer les responsabilités. Ce trafic d'enfants vient une fois de plus interpeller les autorités que la lutte contre cet «esclavage moderne » est loin d'être gagnée. Il faut multiplier les campagnes de sensibilisations et coordonner la lutte entre les pays de la sous région ouest africaine.

AIB - 14 novembre 2008
BFY/SVY


Yatenga-Gouvernance de proximité : Formation des élus locaux sur la gouvernance locale

Ouahigouya, 10 oct. (AIB) - Les élus locaux de Ouahigouya ont tenu une rencontre le 9 octobre. L'objectif de cette rencontre était de s'imprégner de leur rôle dans la promotion de la bonne gouvernance. C'est un atelier présidé par Mme Suzanne Bicaba, conseillère technique du gouverneur de la région du Nord.

Cet atelier, initié par le secrétariat permanent de la politique nationale de bonne gouvernance (SP/PNBG) visait plusieurs objectifs à l'égard des élus locaux. Il s'agissait, comme l'a précisé Mme Françoise Ouédraogo, secrétaire permanent de la politique nationale de bonne gouvernance, de présenter la structure qu'elle dirige.

Il était question aussi d'entretenir les élus locaux sur la politique nationale de la bonne gouvernance, la décentralisation et la gouvernance locale et afin, sur leurs rôles dans la promotion de la bonne gouvernance. Dans l'exposé donné à l'occasion par Baba Sawadogo, administration civil, les élus locaux se sont vus définir la bonne gouvernance. Ils ont abordé avec l'exposant, les principes, les objectifs et actions de la politique nationale de la bonne gouvernance.

La notion de décentralisation, de gouvernance locale a également été abordée. Du fait que les élus locaux participent à l'animation de la vie des collectivités territoriales, ils sont en bonne position pour contribuer à la promotion de la gouvernance. C'est ainsi que l'application des principes, la conduite d'action en faveur de la démocratie locale, la contribution à l'évaluation de la mise en ouvre de la bonne gouvernance locale sont des éléments qui déterminent le rôle que doit jouer un élu local dans l'effectivité de la bonne gouvernance.

Les participants ont évoqué avec la secrétaire permanente les contraintes à la mise en ouvre de cette politique. Il s'agit, entre autres, de la persistance de la pauvreté, de la montée de l'insécurité. Il ressort, sans conteste, que les élus locaux sont les acteurs privilégiés de la mise en ouvre de la politique nationale de bonne gouvernance.

AIB - 10 octobre 2008
JVO/SVY 


Séno-Transport
Dori-Markoye, un calvaire pour les transporteurs et les passages

Markoye, localité située à une centaine de kilomètres de Dori dans l'extrême nord du Sahel, est une ville historique dont le nom est lié au commerce entre les populations du Burkina Faso, du Niger et du Mali.

Markoye évoque le plus grand marché de la région où s'échangent sel gemme, dattes, bétail et vivres. Ce symbole de la puissance économique du Sahel est en train de perdre définitivement ses qualificatifs de ville économique pour beaucoup de raisons, dont l'état de la route Dori-Markoye qui, en cette saison de pluie, n'est plus que l'ombre d'elle-même. En effet, marquée par la tôle ondulée communément appelée escalier, des nids de poules ou des « trous de caïmans », la route Dori -Markoye est un véritable calvaire pour les transporteurs et les passagers.

Pour un transporteur, charger des marchandises pour Markoye est une véritable partie de jeu de hasard dans lequel l'on peut facilement perdre son véhicule. L'on a en mémoire à Markoye, le décès de femmes membres de groupement venues à Gorom-Gorom pour une rencontre et qui ne reverront jamais leur famille du fait de la route, écrasées par le chargement de ciment et autres marchandises diverses que transportait le camion dans lequel elles étaient. Cet état de la route a donc des conséquences sérieuses sur la vie des populations. En effet, demander à un transporteur de vous amener à Markoye et il vous réclamera une énorme somme. A la vie déjà chère pour tout le pays, la route ajoute une extrême sévérité qui affecte les prix des vivres.

La route Dori-Markoye n'est certes pas la seul voie défectueuse d'une région enclavée, d'un pays qui lui-même l'est. Cependant, elle nécessite une attention particulière en cette sortie heureuse de campagne agricole prometteuse où le Sahel ne se contentera pas cette fois-ci d'apporter la viande pour la sauce du riz ou du mil chez les autres. Elle permettra certainement de faciliter les échanges commerciaux entre la région du Sahel et les régions sours de Gao au Mali et de Tillabéry au Niger et donnera du même coup à Markoye son lustre d'antan.

AMM/SVY
AIB - 28 septembre 2008


Séno-Promotion de la femme
Les femmes de la commune de Dori sensibilisées sur leurs droits

La maison de la femme de Dori a abrité le lundi 22 septembre 2008, une conférence publique sur l'importance de la scolarisation des filles, les violences faites aux femmes et les droits et devoirs de la femme. Cette conférence, organisée par la coordination communale des associations et groupements de femmes, a été animée par Mme Diallo Djénéba, professeur d'histoire géographie et M. Dicko, agent à l'action sociale.

L'objectif de cette conférence, selon Mme Ouédraogo Sabine, coordonnatrice communale des associations et groupements, est de sensibiliser les femmes leaders de groupements et d'associations sur leurs droits et devoirs et sur les voies et moyens pour la promotion sociale de la femme dans la commune de Dori. Selon les conférenciers, la femme sahélienne ploie beaucoup sous le poids de la tradition et de certaines pratiques rétrogrades tels que le mariage précoce et forcé et l'excision.

C'est pourquoi, dans leur message, ils se sont beaucoup appesantis sur la nécessité de scolariser les filles car ce sont l'ignorance et les habitudes culturelles qui tyrannisent les femmes. Ils ont exhorté les femmes de la commune à inscrire massivement leurs filles à l'école et surtout, à les laisser terminer leur cursus scolaire car beaucoup de filles déscolarisées le sont pour des raisons de mariages forcés bâtis sur un socle coutumier.

Pour rompre avec cette pratique qui ne protège pas socialement la femme et ses enfants, les conférenciers ont exposé aux participants les avantages liés au mariage civil. La conférence, qui s'est déroulée dans une bonne ambiance, a été l'occasion pour les femmes de la commune, généralement très réservées sur ces questions, de décrier ces pratiques ancestrales. Elles se sont engagées à répercuter le message reçu auprès des autres femmes pour l'épanouissement de la femme dans le Sahel.

Les femmes ont remercié le ministère de la Promotion de la femme et la mairie de Dori dont le concours leur a permis de tenir cette conférence.

AMM/SVY
AIB - 28 septembre 2008


Zondoma-Société-Coopération : L'USAID s'assure de l'impact des investissements de l'ONG Africare

Gourcy, 2 oct. (AIB) - Une mission d'évaluation de l'USAID, conduite par Steve Gilbert, responsable Afrique de l'Ouest du programme américain ''Food for peace'' a séjourné au Zondoma en fin de semaine dernière. Pendant 3 jours, les membres de la mission ont visité des réalisations de l'ONG Africare et ont tenu des rencontres avec les partenaires techniques et les autorités de la province.

Depuis 2001, l'Etat américain, à travers l'ONG Africare Burkina, intervient dans la province du Zondoma dans plusieurs domaines d'activités, sous la houlette du Projet de sécurité alimentaire du Zondoma. Ce projet, qui prend fin en 2009, s'est fixé pour objectif d'accroître les capacités de la province du Zondoma à gérer les risques d'insécurité alimentaire présents et futurs.

Afin de s'assurer des impacts réels des investissements en faveur des bénéficiaires, une mission d'évaluation, composé de M. Steve Gilbert, responsable du programme américain ' 'Food for peace'' en Afrique de l'Ouest, de Dramane Mariko, le représentant du bureau Afrique de l'Ouest, du représentant résident d'Africare Burkina, Ahmed Moussa Ngame, a sillonné toute la province. La visite des réalisations a été précédée par la présentation des résultats du Projet de sécurité alimentaire du Zondoma (PSAZ II) par le coordonnateur, Ismaël Diallo accompagné par les spécialistes du projet.

Les personnes vivant avec le VIH/Sida ont exprimé leur satisfaction pour le soutien d'Africare qui leur permet de bien s'alimenter, de payer les médicaments et de ne pas être dépendants. Depuis 2005, le volet VIH/Sida du projet a injecté plus de 27 millions de francs CFA en vivres, en médicaments, en formation et activités d'observance, etc.

Des réalisations positivement appréciées

Plusieurs villages abritant des réalisations financées par Africare ont retenu l'attention de la mission. Le périmètre hydro agricole ( 30 ha ) de Rassomdé, dans la commune rurale de Tougo a été aménagé au profit des producteurs de la localité. Ce périmètre, qui a coûté plus de 54 millions est financé essentiellement par l'US/AID, avec une contribution des bénéficiaires et du ministère de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques, à travers des motopompes.

Deux spéculations (riz pluvial, oignons), production de contre saison, sont concernées. En production annuelle, 85 tonnes de riz et 219 tonnes d'oignons sont déversées sur le marché et procurent plus de 21 millions de francs CFA aux exploitants du périmètre. Hormis les travaux du périmètre, les producteurs de Rassomdé bénéficient d'un magasin de stockage, et d'une unité de transformation de la tomate et de l'oignon gérée par un groupement de 30 femmes.

Les réalisations dans les volets élevage, nutrition, hydraulique ont fait l'objet d'attention particulière de la mission, qui voulait s'assurer d'une part de l'efficacité des infrastructures et d'autre part, de l'impact réel des réalisations sur les communautés les plus démunies dans les villages.

La rencontre de la mission avec le premier responsable de la province, Abel Lompo a été une occasion de remercier les responsables de l'US/AID et le gouvernement américain pour les investissements qui ont engrangés de bons résultats au Zondoma. Le haut commissaire a émis le vou que le soutien et les efforts de développement en faveur des populations continue afin de permettre aux uns et aux autres de trouver des pistes pour assurer l'après projet.

Des recommandations pour pérenniser les acquis du projet

Les différents entretiens entre autorités, partenaires techniques et bénéficiaires ont abouti à quelques recommandations. Le renforcement des activités de marketing par une bonne maîtrise du marché pour assurer un meilleur écoulement de la production et des produits transformés a été préconisé. En ce qui concerne le volet santé -nutrition, il ressort la nécessité de travailler pour une appropriation des activités par les agents de santé afin que la relève d'Africare soit assurée sur le terrain. Une réflexion sur les moyens de pérennisation de la production de semence améliorée des deux fermes semencières de 40 ha a été engagée. Enfin, il a été recommandé d'étudier avec l'Union régionale des caisses populaires du Nord (URCPN) et les services techniques de l'élevage, les moyens pour pérenniser le fonctionnement du Fonds d'appui à l'apport personnel (FACAP) pour continuer à appuyer les femmes vulnérables dans la pratique de l'élevage.

PN


Nord

Yatenga-Education : Une journée pour décrypter les forces et les faiblesses de l'alphabétisation

Ouahigouya, 23 sept. (AIB) - L'Association développement sans frontière (DSF) a organisé une rencontre le 20 septembre 2008 au service alphabétisation de la direction provinciale de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation du Yatenga. La rencontre a regroupé tous les acteurs intervenant dans le domaine de l'alphabétisation de la province. C'est le directeur provincial de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation du Yatenga, Seydou Ouédraogo qui a conduit les débats

« Alphabétisation et santé  ». C'est sous ce thème que le Burkina a célébré cette année, la Journée internationale de l'alphabétisation. Sur initiative de l'Association développement sans frontière (DSF), tous les acteurs de l'alphabétisation se sont rencontrés pour mettre à nu les faiblesses de l'alphabétisation, ses forces et les perspectives dans la région du Nord.

La rencontre a été bien appréciée par les acteurs de l'alphabétisation car elle a été une opportunité pour les structures engagées dans la promotion de l'alphabétisation d'exposer leurs productions, leurs savoirs faire. Pour le coordonnateur de DSF, Salifou Sodré, la rencontre avait pour objectifs de jeter des bases d'une future organisation de la journée de l'alphabétisation.

Aux dires du coordonnateur de DSF, la journée sera une tribune de réflexion pour combattre l'analphabétisme et l'ignorance dan la région du Nord. Cette rencontre a été une opportunité pour les acteurs de l'alphabétisation de la province d'échanger, a soutenu le directeur provincial de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation du Yatenga, Seydou Ouédraogo. Il ressort des échanges que les résultats en alphabétisation au Yatenga sont mitigés, bien que la province fasse partie des premières provinces expérimentales.

Les raisons avancées sont, entre autres, le manque de collaboration entre les opérateurs en alphabétisation, les inspecteurs et le directeur provincial de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation et surtout, le manque d'attestation pour les apprenants.  « A cause du manque d'attestation, des centres d'alphabétisation ont été fermés en milieu d'année », a laissé entendre les responsables du réseau des opérateurs en alphabétisation du Yatenga.

Le problème d'attestation est crucial au point que le coordonnateur de DSF a proposé aux participants une journée de plaidoyer auprès des partenaires pour solutionner le problème. Pour cette année 2008, le Yatenga seul avait un besoin de 8 000 attestations.  « Soit l'Institut national des sciences démographiques ou la direction générale de l'enseignement de base non formelle en éducation fonctionnelle nous livrent les attestations ou ils nous donnent quitus de les faire sur place », s'est offusqué le directeur provincial de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation du Yatenga.

Pour donner un coup d'accélérateur et de motivation aux promoteurs en alphabétisation, les participants proposent aux partenaires techniques et financiers une collection d'ouvrages dans le domaine de la santé, la culture, la formation des acteurs en langue nationale, un appui pour l'écoulement des journaux en langue nationale. Les participants ont, de commun accord, décidé de se retrouver en chaque début et en fin de campagne d'alphabétisation pour faire le point de l'évolution des acteurs dans différents domaines.

L'association DSF, qui est l'initiatrice de la rencontre a promis d'accompagner les opérateurs en alphabétisation dans la province du Yatenga tous les 8 septembre de chaque année pour mieux impliquer tout le monde. La rencontre a pris fin par la visite des stands d'exposition où chacun a pu s'imprégner des productions de journaux dans les différentes langues nationales. L'association DSF totalise 125 centres d'alphabétisation dans la région du Nord.

Quelques données de 2004 à 2008

En alphabétisation initiale (AI)

2004 : Il y'avait 244 centres avec 24 opérateurs, 7052 inscrits

2005 : 286 centres, 27 opérateurs et 8674

2006 : 288 centres, 29 opérateurs et 9265 inscrits

2007 : 360 centres, 36 opérateurs et 11392 inscrits

2008 : 314 centres, 40 opérateurs avec 10 487 inscrits.

JVO


Nord

Yatenga-Social : Des vivres pour 50 femmes et jeunes filles en difficultés

Ouahigouya, 23 sept. (AIB) - L'Association pour le bien-être des femmes et des jeunes filles en difficulté a distribué des vivres à 50 femmes nécessiteuses. Les vivres sont composés de 5 sacs de maïs, 2 sacs de niébé, 3 sacs de sorgho.

Ce don a été possible grâce à l'appui de la mairie de Ouahigouya, a laissé entendre la présidente nationale de l'association, Maimouna Sawadogo. Ce don est un prix décerné par la mairie aux meilleures associations, à travers la cellule d'appui à la gestion de la commune. L'association, qui vient d'être créée en 2007 regroupe en son sein 30 filles mères entièrement prises en charge. Il faut que nos politiques prennent en compte la situation des filles mères à Ouahigouya, sinon on aura toujours des avortements, des suicides, la prostitution, l'abandon des enfants, a suggéré la présidente nationale.

La responsable de la section Yatenga de l'Association pour le bien-être des femmes et de jeunes filles mères, Mariam Sawadogo compte mener des actions à l'égard des hommes. L'association envisage mener une campagne de sensibilisation pour diminuer le phénomène. L'association cherche des financements pour la réinsertion des jeunes filles mères en difficulté.

JVO/SVY


Nord

Yatenga-Culture : Bientôt les arts du spectacle et arts plastiques dans les programmes des lycées et collèges

Ouahigouya, 23 sept. (AIB) - Une trentaine d'enseignants venus des régions du Nord, du Centre Nord et du Sahel ont suivi un atelier de formation en éducation artistique. C'était du 15 au 20 septembre 2008 à Ouahigouya. L 'atelier a été initié par la direction de l'éducation artistique, culturelle et environnementale du ministère en charge de l'enseignement secondaire.

Troisième du genre après Ouagadougou et Bobo Dioulasso, le présent atelier avait pour objectif de donner aux enseignants déjà engagés dans l'encadrement des élèves, des compétences artistiques et culturelles en vue de promouvoir les dites activités à l'école. Les participants se sont retrouvés en deux groupes de travaux. Le premier atelier s'est spécialisé sur les arts du spectacle et le second sur les arts plastiques.

L'atelier sur les arts du spectacle a été dirigé par le metteur en scène, Alain Hema. Quand au deuxième atelier, il a été assuré par Seidou Bamogo de l'INAFAC. En art plastique, les participants ont appris, dans le domaine du théâtre, à définir les notions élémentaires : le théâtre, l'auteur, le metteur en scène, le personnage, l'acteur, la scénographie, l'improvisation, le décor, les accessoires et leur utilisation, la scène dans ses formes diverses. En art plastique, les apprenants ont découvert le dessin, la calligraphie, la sérigraphie, les définitions et utilisation des couleurs, les lignes.

Les participants ont réalisé des tableaux qui ont été exposés le 20 septembre, preuve qu'ils ont acquis des connaissances. A la cérémonie de clôture, la directrice de l'éducation artistique, culturelle et environnementale, Mme Alimata Badini a invité les participants et les responsables de l'enseignement secondaire à la réflexion sur les possibilités réelles de pratiques des arts à l'école, à travers des concertations avec les responsables des établissements en vue de dégager des heures pour ces matières spécifiques.

Les participants à l'atelier de Ouahigouya ont fait des recommandations à l'endroit des premiers responsables de l'enseignement secondaire. A savoir, étendre la dite formation à tous les enseignants et encadreurs culturels, intégrer les arts plastiques dans les curricula de l'enseignement secondaire, enfin, les participants ont demandé que l'éducation artistique soit encouragée par une codification juridique.

JVO/SVY


Nord

Yatenga-Société : Concertation sur les actes de naissance

Ouahigouya, 23 sept. (AIB) - Sur invitation de l'Association développement sans frontière (DSF), les préfets, les maires des communes rurales, des directeurs d'écoles, les ONG et associations, les parents d'élèves, les associations des mères éducatrices se sont rencontrés à Ouahigouya le 19 septembre autour du thème  « l'établissement des actes de naissance, état des lieux dans la zone » . La cérémonie a été présidée par le haut commissaire de la province du Yatenga, Jean-Baptiste Zongo

Une trentaine de personnes issues de différentes couches socio professionnelles ont participé à cet atelier de concertation sur les actes de naissance autour du thème « l'établissement des actes de naissance, état des lieux dans la zone ». Selon le président du Mouvement burkinabé des droits de l'Homme et des peuples (MBDHP) du Yatenga, Saba Moulaye, la situation sur les actes de naissance n'est pas reluisante, particulièrement en milieu rural.  «Les femmes et les enfants ne disposent pas des actes de naissance en milieu rural  », a-t-il souligné. Les participants ont décrypté la situation en deux temps. D'abord, les difficultés rencontrées par les populations.

Cette situation fait ressortir que des maux comme l'ignorance, la lenteur administrative, les tracasseries, l'éloignement des structures sanitaires et administratives et la pauvreté expliqueraient la situation.

Au niveau de l'administration, les participants ont fait ressortir comme difficultés, l'insuffisance et la faible qualification du personnel d'état civil, le manque de motivation des membres des tribunaux départementaux, l'insuffisance de matériels dans les administrations. Pour rectifier le tir, les participants ont fait des recommandations, à savoir l'organisation des audiences foraines, la formulation d'une politique adéquate en matière d'établissement d'actes d'état civil, l'implication des élus locaux, la société civile, les populations et les conseils villageois de développement.

Pour le coordonnateur de DSF, Salifou Sodré, la rencontre a permis aux acteurs impliqués dans l'établissement de l'acte de naissance d'échanger en vue d'identifier un certain nombre de contraintes et proposer des pistes de solutions. Si on se réfère au rapport de l'Institut national de la statistique et de la démographie, en 2004, près de 5 millions de Burkinabé âgés de 0 à 18 ans étaient sans acte de naissance.  « Tout le monde doit travailler à tous les niveaux pour qu'on puisse lever ces difficultés », a conclu le préfet de Tangaye, Jean Pascal Kaboré

JVO/SVY


Nord-Yatenga-Société-Genre

Céline Yoda prend le pouls de la situation des femmes dans la région du Nord

Ouahigouya, 17 Sept. (AIB) - En prélude du forum national des femmes prévu en novembre 2008 à Ouagadougou, le ministre de la Promotion de la femme, Céline Yoda, et ses plus proches collaboratrices ont entamé depuis quelques mois, une tournée nationale. Les femmes de la région du Nord ont accueilli les responsables du ministère sur un chapelet de doléances  le 14 septembre dernier à Ouahigouya.

Le séjour du ministre de la Promotion de la femme, Céline Yoda a duré 2 jours. La tournée du ministre avait pour objectifs de recenser les actions menées en faveur de la femme dans la région du Nord, d'identifier les attentes et besoins spécifiques des femmes et de faire un plaidoyer auprès des acteurs locaux pour l'utilisation de l'approche genre pour la formulation des projets et programmes de développement.

A Ouahigouya, les femmes ont saisi l'occasion pour dire de vive voix au ministre leurs déceptions de voir la maison de la femme du Nord sans clôture. Selon Céline Yoda « notre priorité est de nous occuper d'abord des maisons des femmes qui sont en mauvais état comme celle de Koudougou » .

Aucune maison des femmes n'est clôturée au Burkina. Les femmes déplorent les conditions de travail de la directrice régionale de la promotion de la femme du Nord (manque de véhicule de service et le manque d'encadrement des animatrices de la maison de la femme du nord). Aux dires des femmes, leur ministère de tutelle peine à se faire une place au soleil et semble exister sans ambitions. Pour Céline Yoda   « le manque d'équipements dans les directions régionales fait que je suis gênée de demander de m'envoyer leurs rapports d'activités » .

Néanmoins, elle a rassuré les femmes du souci du gouvernement Burkina à changer positivement leurs conditions de vie et de travail. Cela a été matérialisé par l'équipement de 4 directions régionales en véhicules a conclu le ministre. Selon la délégation, toutes les directions seront dotées en véhicules mais c'est une question de planification  et des motos seraient disponibles pour renforcer les activités des différentes directions régionales. Les femmes de la région du Nord ont résumé leurs doléances dans l'analphabétisme, l'insuffisance ou le manque de matériels de production, la méconnaissance de leurs droits, le chômage des filles et l'écoulement des productions.

Le ministre a été interpellé sur le sida qui fait ravage en milieu scolaire à Ouahigouya  et sur le sombre avenir de la femme si rien n'est fait. Pour madame le gouverneur, le gouvernement burkinabè soutient les efforts des femmes et cela s'est matérialisé dans la région du Nord par la construction des maisons de la femme à Yako, Titao, Gourcy et Ouahigouya, la dotation en matériel de production de ces maisons et à certains groupements et associations.

La directrice de la promotion de la femme du Nord, Salamata Ouédraogo, qui a présenté une communication sur les actions en faveur des femmes a fait des recommandations en vue d'accompagner efficacement les actions déjà entreprises et celles envisagées en vue de l'atteinte des objectifs que les femmes de la région se sont fixées. Les femmes de la région ont dénoncé les crédits octroyés aux femmes avec garantie  « si les femmes avaient des moyens de garantir, elles ne seraient pas entrain de chercher des prêts », ont-elles affirmé .

JVO/SVY


Nord-Yatenga-Agriculture

L'Arsenic plus ou moins maîtrisé au Nord, selon la 3e session du comité régional du PN-AEPA

Ouahigouya, 17 Sept. (AIB) - Les membres du comité régional de pilotage du programme national d'adduction d'eau potable et assainissement de la région du Nord ont tenu la 3e session le 12 septembre 2008.

Présidée par le secrétaire général de la région du Nord, Seriba Ouattara, la session avait 3 points à l'ordre du jour : examen et adoption du compte rendu de la deuxième session, amendement du rapport d'avancement 2008 du Programme d'appui au développement du secteur eau et assainissement phase 2 (PADSEA 2), examen et adoption du rapport sectoriel semestriel du PN-AEPA.

Les membres du comité de pilotage du programme national d'adduction d'eau potable et assainissement (PN-AEPA) se sont penchés sur les réalisations du premier semestre de l'année en cours et ont corrigé les insuffisances pour mieux atteindre les objectifs assignés par le PN -AEPA. Il s'agit de réduire de moitié d'ici 2015, la proportion de personnes en milieu urbain et rural, n'ayant pas un accès à l'eau potable et à un service sanitaire de base.

La région du Nord a vu la réalisation au premier semestre, 627 d'adductions d'eau potable et 509 de programmation physique en matière d'assainissement. Au 30 juin 2008, les réalisations de forages neufs ont coûté 4 319 624 774 et les forages à réhabiliter vont coûter 224200000 de FCFA. La réalisation d'AEPS neufs et d'AEPS réhabilités s'élève à 2 487 797 671 et 496 000 000 de FCFA.

Pour le directeur régional de l'agriculture du Nord, Seydou Sana, les difficultés inhérentes au secteur de l'AEP dans la région du Nord sont, la présence d'arsenic dans l'eau de certains forages, la faiblesse des rendements des campagnes de forages ainsi que la faiblesse des débits mobilisés, le manque de suivi des ouvrages avant et après leur réalisation du fait de la persistance des interventions anarchiques, d'où un taux élevé d'ouvrages en panne.

Quand au volet d'assainissement Eaux Usées et Excréta au 30 juin 2008, 250 latrines ont été réalisées dans les écoles de la région du Nord, 60 latrines dans les centres de santé et 310 latrines institutionnelles. Pour l'hydrogéologue de la direction régionale de l'agriculture du Nord, Ahmed Yanaba, la direction compte poursuivre les réalisations qui n'ont pas vu le jour.

Selon ses explications, sur 600 ouvrages à réaliser, la direction est au tiers des réalisations pour le premier semestre 2008. Selon le directeur régional du Nord l'arsenic est plus ou moins sous contrôle. Actuellement une opération d'échantillonnage s'effectue sur 1000 forages de la région pour mieux maîtriser l'arsenic et d'autres éléments comme la nitrite qui sévit dans la zone de Arbolé.

JVO/SVY


Nord-Yatenga-Société

Finies les mésententes au sein de BIBIR, place aux investissements

Ouahigouya, 17 Sept. (AIB) - Une délégation espagnole de la fondation INTERVIDA a séjourné du 11 au 12 septembre 2008 à Ouahigouya. Les responsables de l'ONG ont présenté aux autorités régionales le représentant légal de leur structure BIBIR Burkina, M. Victor Ruibal qui succède à M. Chema Rodriguez.

Le climat délétère s'était installé au sein de l'ONG BIBIR Burkina depuis trois mois a pris fin avec l'installation du nouveau représentant légal, Victor Ruibal le 12 septembre dernier.  « Nous affirmons que la situation a été réglée. Toutes les plaintes contre l'association ASA et contre Victor RUIBAL ont été levées », voici en substance, le contenu de la conférence de presse organisée par les premiers responsables de la fondation INTERVIDA en collaboration avec BIBIR Burkina.

A travers cette conférence de presse, le directeur général de l'ONG, Juan Manuel Costa, a laissé entendre que INTERVIDA, principal bailleur de fonds de BIBIR BURKINA, faisait table rase sur les mésententes qui ont perturbé et occasionné la fermeture de BIBIR.  « Notre préoccupation majeure est d'aider les populations de la région du Nord  à travers des grandes réalisations à tous les niveaux». D'ors et déjà, l'ONG à travers son principal partenaire financier INTERVIDA annonce les couleurs en grande pompe : « en accord avec les autorités régionales du Nord, nous prenons l'engagement de construire les écoles de Gourga et de Soubo » a déclaré le directeur général de INTERVIDA. En effet à quelques jours des vacances scolaires, un vent violent a fait écrouler les 2 écoles en laissant le monde éducatif dans le désarroi.

Ce geste de BIBIR est un véritable sauvetage pour les élèves et l'ensemble des acteurs du monde éducatif du Burkina. BIBIR Burkina place la barre très haut ; c'est plutôt 49 villages au lieu de 44 qui vont bénéficier de l'apport de BIBIR. On annonce déjà la construction de deux complexes scolaires dans deux localités à savoir Rikou et Watigué. En 2009, c'est au total 1500 élèves de 49 villages qui vont bénéficier de l'apport de BIBIR, selon son représentant légal au Burkina, Victor Ruibal. Les responsables de la fondation et de l'ONG ont promis aux populations de la région du Nord, d'injecter 3 millions d'euros d'ici 2011.

Les secteurs concernés par les investissements sont entre autres la lutte contre la malnutrition, la construction d'orphelinats, le financement des activités rémunératrices et l'informatique. Fondée il y'a de cela 14 ans, la fondation INTERVIDA est présente dans 14 pays du monde. Au Burkina Faso, BIBIR crée en 2003, a été financé de 2003 à 2007 par la fondation INTERVIDA à hauteur de 2 millions d'euro. Un autre aspect qui a suscité des débats chez les hommes de medias, est le licenciement de certains agents annoncés par les partenaires financiers et BIBIR Burkina.

Selon les explications, certains agents ont mis des projets en danger (mauvaise gestion)  « ceux qui ont travaillé à nuire les projets seront licenciés » ont laissé entendre les partenaires techniques et financiers ; ils seraient entre 3 ou 4 qui vont perdre leur travail dans les jours a venir. La bibliothèque communale qui bénéficiait de la largesse de BIBIR doit apprendre à évoluer seule car l'ONG vient de mettre fin au contrat qui le liait à la mairie. Néanmoins, Victor Ruibal a promis de faire un geste d'au revoir en informatisant la bibliothèque  « avec la bibliothèque, ça sera des gestes ponctuels » a affirmé le directeur général de la fondation.

En rappel, en juin dernier, deux espagnols répondant aux noms de Victor Ruibal et Roberto Aragon Rodriguez se disputaient le poste de représentant légal de BIBIR Burkina. Ne trouvant pas un terrain d'entente les deux frères se sont trimbalés à la gendarmerie de Ouahigouya avant de se retrouver au palais de justice de Ouahigouya en audience du 14 juillet 2008. Aujourd'hui, le vent semble souffler en faveur de Victor Risco Ruibal qui a bénéficié de la confiance des responsables de INTERVIDA au Burkina Faso.

JVO/SVY


Loroum-Sport
Maracana vacances 2008: le Réal FC de Titao s'adjuge le trophée

Titao, 09 sept. (AIB) - La finale de la 3 ème édition de maracana vacances s'est jouée le 6 septembre 2008 sur le terrain communal de Titao. C'est L'équipe du Real FC de Titao qui s'est appropriée le trophée après l'épreuve fatidique des tirs au but.

13 formations au départ, 11 buts marqués, Cheick Aboubakar Mohamed Troré consacré meilleur buteur, voici quelques données du tournoi maracana dénommée maracana vacances lancé le 28 juillet 2008 à Titao. Soutenu par M. Hamadé Kagoné, conseiller économique à l'ambassade du Burkina Faso au Royaume d'Arabie saoudite, ce tournoi, dont l'objectif est de favoriser le brassage de la jeunesse et l'expression de jeunes talents, a connu une forte participation de la jeunesse de la commune de Titao.

La finale a mis aux prises l'équipe du Real FC de Titao à Zomnanga FC. Après d'âpres échanges de 60 minutes sans issue aucune pour les deux formations, les deux équipes sont allées aux fatidiques épreuves de tirs au but. C'est l'équipe du Real FC de Titao qui est venu à bout de son challenger par le score de 2 buts à 0.

Cette édition de maracana vacances a connu le parrainage de M. Boukary Jacques Niampa, maire de la commune de Titao. Par la voix de sa représentante, Aminata Komi, 2 ème adjointe, le parrain a exhorté les uns et les autres à un esprit de fraternité et de fair-play.

Arrachant la victoire, Real FC de Titao s'est adjugé le premier prix composé d'une somme de 25 000 F , un jeu de maillot, un ballon et un trophée.

La soirée de compétition a connu la présence du préfet du département de Titao, des directeurs et chefs de services et d'une foule nombreuse venue supporter les équipes en compétition.

AIB - 09 septembre 2008
ASO/SVY


Nord-Loroum- Recrutement militaire 2008
Mariam Sawadogo tient le public en haleine

Titao, 5 Sept. (AIB) - La 1ère région militaire du Burkina Faso a procédé le jeudi 4 septembre 2008 à la levée du contingent militaire 2008 dans la province du Loroum.

Visages pleins d'anxiété et d'angoisses, le stress était au rendez-vous pour les candidats, parents et amis du recrutement du contingent militaire 2008. Ils étaient 29 candidats venus des départements de la province du Loroum à se soumettre aux épreuves de sélection des appelés de ce contingent.

Venue de Djibo, la mission de recrutement, supervisé par le lieutenant colonel Salfo Kaboré de la mission centrale de coordination et conduite par le lieutenant Konotiè Ouattara, de la 1 ère région militaire a procédé à l'épreuve des 3000m et 1000m.

Fait majeure, le contingent 2008 a fait sien le concept de l'approche genre en intégrant dans ses rangs des filles. Seule candidate de la province, Mariam Sawadogo a montré au public que la femme a du mérite. Elle a franchi, avec une bonne allure, la ligne d'arrivée des 1000m, sous une forte acclamation du public sorti nombreux pour soutenir les futurs défenseurs de la patrie.

Après les visites médicales et l'examen des pièces d'état civil, douze candidats dont une fille et quatre sur la liste d'attente ont été sélectionnés pour des investigations encore plus poussées. « Nous sommes venus pour recruter des militaires c'est-à-dire des hommes et des femmes physiquement aptes. L'armée veut des hommes bien portants et non des malades. D'ores et déjà, je vous invite à adopter un comportement à faible risque pour éviter d'être éliminés suite aux visites à venir », a conseillé le médecin capitaine Somé, de la mission de recrutement. « Mais en attendant quelques informations complémentaires, vous serez sous la responsabilité de la brigade territoriale de gendarmerie de Titao, pour des formalités d'enquêtes », a ajouté le lieutenant colonel Salfo Kaboré.

Il s'est dit satisfait du déroulement de la séance de recrutement malgré quelques difficultés liées, entre autres, à l'hivernage, l'état des routes et quelques insuffisances constatées dans la gestion des documents administratifs.

Abdoul Salam OUARMA
AIB/Titao


Loroum-Sida
L'antenne provinciale du Réseau anti-sida du Loroum sur le terrain du plaidoyer.

Titao, 04 sept. (AIB) - L'antenne provinciale du Réseau des associations de lutte contre les IST et le VIH/Sida (RALIS/NORD) a organisé le mardi 2 septembre 2008 une activité de salubrité au lancement de ses activités de plaidoyer.

Dans le souci de se rapprocher davantage de ses structures membres, le RALIS/Nord a décidé de mettre en place des antennes au niveau des provinces du Zondoma et du Loroum. La cérémonie d'installation de l'antenne du Loroum a eu lieu le vendredi 26 août 2006 en présence du secrétaire général de la province, M. Founawiè Dionou, représentant le haut commissaire empêché.

C'est donc par une séance de salubrité que cette antenne du Loroum a choisi, en ce mardi 2 septembre 2008, pour un plaidoyer auprès des partenaires de la lutte, en l'occurrence le comité provincial de lutte contre les IST/VIH/Sida.

Tôt le matin, c'est dans une ambiance bon enfant que femmes et hommes des dix associations membres du Réseau ont pris d'assaut la résidence du haut commissaire pour une séance de nettoyage.

Pour le haut commissaire, M. Maxime Bouda, cette mobilisation témoigne d'une capacité de la structure de conjuguer les efforts pour une synergie d'actions contre la pandémie du siècle. Il a affirmé sa disponibilité à soutenir ce réseau dans le noble combat qu'est celui de la lutte contre les IST et le VIH/Sida.

Il a invité les associations membres à encore plus de dynamisme sur le terrain pour encore plus des résultats dans la province.

Des séances de plaidoyers sont également envisagées auprès des préfets et maires des communes de Titao, Ouindigui, Banh et Sollé, du district sanitaire de Titao et de la direction provinciale de l'Action sociale et de la Solidarité nationale. Toutes choses qui contribueront à renforcer l'assise du RALIS dans la province, a souligné les responsables de l'antenne.

AIB- 04 septembre 2008
ASO/SVY


Zondoma- S anté
La Coopération italienne offre plus de 46 millions FCFA de matériel au district sanitaire de Gourcy

Gourcy, 03 sept. (AIB) - Le district sanitaire de Gourcy bénéficie depuis quelques années de l'appui de la Coopération italienne à travers le Programme d'appui à la mise en ouvre du Plan national de développement sanitaire (PA/PNDS).

Cette année 2008, le district a acquis un financement de 46 969 801 FCFA pour l'achat d'un important lot de matériel dont la remise officielle a eu lieu le 1 er septembre 2008 dans les locaux du district, en présence des autorités provinciales, du directeur régional de la santé du Nord, du représentant de la Coopération italienne et des membres de l'équipe cadre du district de Gourcy.

" Les diverses interventions réalisées depuis 2003 dans la province du Zondoma ont pour objectifs de contribuer à rendre le district opérationnel pour lui permettre de prendre en charge et améliorer la santé des populations".

C'est en ces termes que Prospero Scaravilli, représentant de la Coopération italienne s'est adressé aux populations et aux autorités pour justifier le geste du gouvernement de son pays.

Le financement a permis au district sanitaire de Gourcy d'acquérir du matériel d'une valeur de 46 969 801 FCFA. Ainsi donc, 4 motos ambulances (PAM-LAFI) serviront pour le transport des malades des formations sanitaires périphériques vers le centre médical de Gourcy. En plus du matériel roulant, on dénombre un appareil Sanilec d'une capacité de production de 400 litres d'eau de javel par jour, 3 réfrigérateurs mixtes pour la conservation des vaccins du programme élargi de vaccination, 15 cocottes minutes pour la stérilisation du matériel médico technique.

Le financement a servi, entre autres, à la formation de deux médecins pour la prise en charge des personnes vivant avec le VIH et la réalisation dans quelques jours de 3 forages dans les CSPS.

Le docteur Issaka Yaméogo, médecin-chef du district sanitaire de Gourcy a saisi l'occasion, au nom du personnel des 26 centres secondaires de santé et du centre médical de la province pour traduire la joie qui l'anime pour l'acquisition du matériel qui, du reste, constitue une bouffée d'oxygène.

Abel Lompo, premier responsable de la province a, quant à lui, renouvelé dans ses propos sa gratitude ainsi que celle des populations de sa province à la Coopération italienne pour son indéfectible soutien à l'ouvre de construction d'une nation saine et prospère. Aux bénéficiaires et utilisateurs du matériel médico-technique, il les a invités à se l'approprier et à en faire un bon usage.

En rappel, depuis 2003, les partenaires italiens ont appuyé le district financièrement à hauteur de plus de 167 millions de F CFA en contribuant à la réhabilitation de formations sanitaires, au renforcement du stock de médicament, au fonctionnement par la prise en charge de certains frais de gestion, au recrutement et à la prise en charge d'un personnel complémentaire de certaines formations sanitaires etc.

AIB - 03 septembre 2008
PN/SVY


Zondoma-Sécurité alimentaire
Des céréales à prix social servis aux plus démunis de Gourcy

Gourcy, 21 août (AIB) - L'Union des Groupements Naam de Gourcy a procédé au lancement de l'opération Somsoré qui consiste à vendre des céréales à prix social le 19 août dernier, dans l'enceinte des locaux de l'Union en présence du Secrétaire Général de la province qui avait à ses cotés » le préfet et l'adjoint au maire de Gourcy.

Au total 10 tonnes de sorgho d'une valeur de 1.500.000 FCFA ont été mises à la disposition d'un comité de gestion de l'Union des Groupements Naam de Gourcy pour vente à prix social de 9000FCFA le sac de 100kgs, aux membres des associations et des groupements.

Dans le cadre de sa politique de sécurité alimentaire, L'Union a obtenu auprès d'amis Suisses un appui financier qui a été converti en sacs de céréales pour soutenir ses membres.

Au cours de la symbolique cérémonie de lancement de l'opération Somsoré Pierre Ouédraogo, président de l'Union des Groupements Naam de Gourcy a au nom des populations remercié les autorités pour leur présence preuve qu'elles sont soucieuses de la situation alimentaire qui prévaut dans la province en cette période de soudure pour les braves paysans.

Il a profité informer les uns et les autres de l'origine de ce stock de céréales qui est le fruit d'une vielle amitié du fondateur des groupements Naam avec l'association Trait d'Union Cheseaux en Suisse. Quant à El Hadj Kindo Ousmane représentant le Dr Bernard Lédéa Ouédraogo Président fondateur de la fédération de l'Union des Groupements Naam, il a laissé entendre que le partenariat avec les amis suisses dure depuis bientôt 20 ans avec des résultats palpables sur le terrain et se résume à des appuis divers en formation au profit des paysans de Gourcy, à la construction de banques de céréales et de centres d'alphabétisation avec les équipements, à l'achat de presses à karité et de moulin etc..

Boubacar Traoré Secrétaire Général de la province a salué le geste des donateurs à sa juste valeur quand on sait que la province du Zondoma est structurellement déficitaire sur le plan céréalier. Il a au nom des autorités régionales et gouvernementales remercié les membres de l'Union des Groupements Naam et leurs amis qui accompagnent les efforts faits sur le plan national pour garantir aux populations un de ses droits fondamentaux qui est celui de se nourrir convenablement. Il a lancé un appel aux groupements qui achèteront les céréales à prix social de bien vouloir s'en servir strictement pour leur nutrition effective tout en évitant les gaspillages pour avoir des forces nécessaires pour terminer la saison hivernale qui du reste s'annonce prometteuse.

AIB - 21 août 2008
PN/AMK


Zondoma-Jeunesse
Journée internationale de la jeunesse

Gourcy, 21 août (AIB) - Dans le cadre de la journée internationale de la jeunesse célébrée chaque année à travers le monde, la coordination des Associations de jeunes du Zondoma a organisé une série d'activités pour marquer de leur manière cette fête de la jeunesse.

Au palmarès des activités une journée de salubrité en collaboration avec la brigade verte de la commune de Gourcy. En effet plusieurs jeunes comme l'année dernière se sont mobilisés pour débarrasser les artères de la ville des déchets plastiques.

Un théâtre forum suivie d'une conférence publique sur le thème « les changements climatiques » a été animée par Abdoulaye GOUEM directeur provincial de l'Environnement et du cadre de vie du Zondoma. Au cours de l'exposé le conférencier a procédé pour une meilleure compréhension du thème à la définition des termes tels changements climatiques, pollution, effets de sers avant de donner les causes et les effets de ce changement climatique qui sont catégorisés à l'échelle mondiale et nationale.

Les participants ont été sensibilisés sur les conséquences de ces changements pour aboutir à un échange sur les solutions pour réduire les effets néfastes de ce grand bouleversement climatique. Le mot d'ordre est que tout un chacun adopte un comportement éco citoyen. La journée du 20 août a été mise à profit pour une opération de reboisement avec des jeunes scouts français.

AIB - 21 août 2008
PN/


Yatenga-environnement

Dix mille plants sur les berges du barrage de Séguénéga

Ouahigouya, 19 Août (AIB) - Les berges du barrage de la commune de Séguénéga, localité située à 55 km de Ouahigouya dans le Yatenga a servi de rampe de lancement d'une campagne de reboisement du Conseil régional du Nord. La plantation qui a eu lieu le 16 août 2008, a connu la participation du président de l'institution et des autorités administratives et politiques de la région.

La région du Nord est confrontée à une dégradation continue des ressources naturelles. Au regard de la décadence des richesses naturelles et du rôle de gestionnaire de l'environnement qui lui est dévolu dans le cadre de la décentralisation, le Conseil régional du Nord a mobilisé ses membres pour une plantation d'arbres en vue de contribuer à la reforestation et à l'arrêt de l'obstruction du barrage de Séguénéga.

Au total dix mille plants notamment des acassias Sénégal offerts ont été mis en terre ux abords du barrage de Séguénéga sur une superficie de 16 hectares . Le président du Conseil régional du Nord, Aboubacar R. Savadogo a indiqué que cette action s'inscrit dans les prérogatives du conseil qui consistent à participer à la protection de l'environnement et des ressources naturelles et à apporter une contribution à l'entretien du barrage qui connaît un ensablement avancé. 

« Le barrage de Séguénéga de part sa position géographique et les opportunités qu'il offre en matière de production de contre-saison et d'exploitation maraîchère est d'un intérêt régional», a-t-il déclaré invitant les populations riverraines à s'approprier ce reboisement afin que le taux de succès soit au-delà des attentes. Le directeur régional de l'environnement et du cadre de vie du Nord, Hamadé Barry a salué l'engagement du conseil régional qui soutient, selon lui, toutes les actions menées par sa direction dans le cadre de la gestion durable des ressources naturelles et la promotion de l'éco citoyenneté dans la région.

«Je souhaite que ce présent chantier soit le point de départ des autres chantiers de reboisement annuels du conseil régional mais aussi des conseils municipaux», a-t-il déclaré. A l'issue du reboisement, des récompenses notamment des pelles, des brouettes, des pics et du matériel de reboisement ont été offertes à 26 lauréats de la campagne de reboisement 2007.

JVO/ROH


Yatenga-agriculture

Le ministre délégué à l'agriculture sur des sites agricoles du Nord

Ouahigouya, 14 Août (AIB) - Le ministre délégué à l'agriculture Issaka Maïga a effectué le lundi 11 Août 2008, une visite sur les sites agricoles de la région du nord. Il était accompagné  par le gouverneur de la région du nord, Yolande Compaoré et des techniciens du ministère. L'objectif de cette visite était de constater l'état végétatif des cultures, de toucher du doigt les réalités que vivent les producteurs et enfin de voir l'effectivité des semences améliorées subventionnées par le gouvernement Burkinabé.

La première étape de la visite du ministre délégué à l'agriculture était le village de Yibi, dans la province du Passoré. Là-bas, le ministre et ses collaborateurs ont visité le champ de Jean-Baptiste Ouédraogo, producteur du niébé amélioré, de sorgho et de mil, sur une superficie de 3,5 ha qui n'a pas répondu aux attentes des encadreurs agricoles.

Pour ce faire le ministre a donné des instructions au directeur provincial pour une meilleure suivie de son périmètre afin d'accroître la production dans les années à venir. Cette escale conduira les visiteurs sur un champ échantillon de 2,5 ha avec plusieurs spéculations, à savoir le mil et du niébé améliorés ; pour les techniciens ce site enquête permanente Agricole (EPA) est porteur d'espoir.
A Ranawa dans la province du Zondoma, le ministre et les techniciens ont trouvé un producteur semencier exemplaire. Arouna Ouédraogo a produit un beau champ de niébé amélioré.

Pour cette campagne, il espère une production de 4,5 tonnes de semences. Par ailleurs, il a fait ses preuves en vendant ses semences à environ 2 millions de FCFA. Il a cependant souligné les difficultés rencontrées notamment sur le retard des paiements de sa production vendue. Le ministre visiblement satisfait, a encouragé ce producteur, soutenu par l'ONG AFRICARE, dans l'amélioration de sa production.

Dans la région du nord, les terres sont fortement dégradées, mais des lueurs d'espoirs se profilent à l'horizon grâce au projet PSA/RTD. Dans le village de Bilinga situé à une vingtaine de km de Ouahigouya, le ministre Issaka Maiga et ses collaborateurs ont visité un site de 22 ha de terres dégradées entièrement récupéré, qui a permis aux producteurs de semer du sorgho et d'autres spéculations, qui sont actuellement au stade de montaison, ce qui augure de bonnes récoltes.

A Ouahigouya et à You dans le Lorum, le, ministre délégué a visité respectivement des bas fonds rizicoles d'une superficie de 20 ha et de 314 ha avec une bonne production de riz attendue. Dans tous les sites visités, les producteurs ont fait part au ministre des difficultés, à savoir l'insuffisance de matériel de travail et des espaces aménagés.

Au terme de sa visite, M. Maïga s'est dit satisfait des efforts faits par les producteurs. Aussi les a-t-il exhortés à l'abnégation au travail pour l'atteinte des objectifs fixés par le ministère encharge de l'agriculture. Enfin, il a réitéré l'engagement du gouvernement à accompagner les producteurs dans l'accroissement des rendements agricoles. Pour ce qui est de la présente campagne, le DRAHRH du nord, Seydou Sana a dit que les spéculations sont au stade de montaison et que si les précipitations continuent avec cette régularité, l'espoir est permis.

La visite a pris fin par une rencontre entre le ministre délégué, la direction régionale de l'Agriculture de l'Hydraulique et des Ressources Halieutiques, et les projets et programmes. En rappel, ce sont au total 322 000kg de semences améliorées qui ont été subventionné au profit de 14 693 producteurs de 28 communes de la région du nord.
JVO/MS


Yatenga-syndicalisme

Le SYNATEB du Yatenga rejette le nouveau système d'évaluation des agents de l'Etat

Ouahigouya, 12 Août (AIB) - Les membres du bureau provincial du syndicat national des travailleurs de l'enseignement de base (SYNATEB), section du Yatenga ont dénoncé le 10 août 2008, le nouveau système d'évaluation des fonctionnaires et contractuels de l'Etat. Cette rencontre syndicale a regroupé plus d'une centaine de syndicalistes dans une école publique de Ouahigouya.

A l'ouverture de la rencontre, le secrétaire général du SYNATEB/section du Yatenga, Patrice Ouédraogo a présenté les deux fiches qui servent à la notation des agents. Des explications sur la procédure de notation ont été données.

Des concepts du genre fiche d'attente, lettre de mission, compétence professionnelle, conscience professionnelle, esprit de sacrifice, respect de la hiérarchique ont été mis à nu dans le sens donné par le ministère de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat.

A l'issue de ces explications, le SYNATEB a donné sa lecture du nouveau système d'évaluation des agents publics. 

« Le nouveau système est inique, complaisant et plein d'imperfections », a précisé Patrice Ouédraogo. Pour le SYNATEB, ce système de notation va entraîner la privatisation des services publics, la précarisation des emplois et le blocage des carrières des agents publics.

Le syndicat dénonce en outre les notes de complaisance attribuées aux membres du gouvernement, aux chefs d'institution, aux députés et autres. Il rejette la subjectivité et la tactique juridique utilisées dans la confection du modèle des fiches d'attente au ministère de l'Enseignement de base. L'ignorance du notateur, la confection hâtive des outils de notation, la discrimination entre les agents de la fonction publique ont été décriées et rejetées.

L'occasion a été aussi donnée au SYNATEB de se pencher sur les coupures forfaitaires constatées sur les bulletins de paie pour faits de grève. Là-dessus, le syndicat précise qu'une commission a rencontré la direction de la solde et la direction des ressources humaines du ministère de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation. Le SYNATEB attendrait donc le rapport de cette commission avant de réagir.

JVO/MS


Passoré-Société

L'Association paix et solidarité offre 50 tonnes de céréales aux familles démunies de Arbollé

Yako, 8 Août (AIB) - La cour de la préfecture de la commune rurale Arbollé, située à une trentaine de kilomètres au sud de Yako, a servi de cadre le 5 août dernier, à la remise d'une importante quantité de céréales, offerte par l'Association paix et solidarité (APS) aux familles les plus vulnérables de cette commune.

Acquises grâce à l'appui financier de Manos Unidas, une organisation catholique espagnole, qui accompagne l'Association paix et solidarité (APS) depuis une dizaine d'années, ces 50 tonnes de céréales constituées essentiellement de sorgho blanc seront distribuées gratuitement, à plus de 300 chefs de famille identifiés parmi les populations de Arbollé.

A la cérémonie de remise symbolique de ces vivres dont le coût est estimé à plus de 14 millions de F CFA, le président de l'APS, Kévin Hamidou Ouédraogo a situé l'importance de ce don aux autorités administratives locales conviées pour l'occasion.

« Notre geste de ce matin cadre tout d'abord avec la philosophie qui a guidé la création de notre association à savoir l'esprit de partage, de solidarité et de soutien pour une plus grande cohésion sociale. Par ce geste, nous voulons aussi aider ces familles paysannes démunies à mieux s'occuper de leurs champs en leur offrant en ce mois d'août, mois de soudure et d'intenses activités agricoles, de quoi augmenter leur ration quotidienne. »

Le haut commissaire du Passoré, Lamourdia Thiombiano, a rendu un vibrant hommage aux responsables de l'APS et leurs partenaires pour leurs actions diverses en faveur des personnes vulnérables de leurs zones d'intervention. « Vous faites de l'utile en offrant ces 50 tonnes de céréales aux populations nécessiteuses, surtout dans un contexte de vie chère », a t- il dit à Kévin Hamidou Ouédraogo.

Visiblement heureux, les bénéficiaires ont aussi dit toute leur gratitude à l'APS par la voix de leur représentant, Alexis Nabaloum. « Nous allons pouvoir aussi cultiver nos champs et nourrir nos progénitures grâce à ce geste de l'APS », a-t-il confié.

Il faut signaler qu'en dehors de cette opération de distribution de céréales aux personnes démunies de la localité, l'APS a aussi remis une enveloppe de 100.000 F CFA, des tôles, du ciment, du matériel de labour et des vivres à la famille de Nana Ouango du village de Bargo, dont les greniers ont été totalement brûlés en juin 2008 par un incendie nocturne.

Créée en 1993, l'APS a pour objectif principal la promotion d'un développement durable dans sa zone d'intervention. Elle a réalisé, entre autres, avec ses partenaires 80 forages, six retenues d'eau, des écoles et des CSPS dans les provinces du Passoré, du Sanmatenga, de l'Oubritenga et du Kadiogo. Depuis novembre 2007, l'association dispose aussi d'une radio FM dont l'inauguration est prévue pour les mois prochains.

BFY/SVY


Yatenga-Autorités régionales
« Je suis comme un chef d'orchestre » dixit le nouveau gouverneur

Ouahigouya, 01 août (AIB) - Le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation , Clément P. Sawadogo a procédé le 31 juillet 2008 à la place de la Nation de Ouahigouya, à l'installation officielle du gouverneur de la région du Nord. La dite cérémonie a regroupé des membres du gouvernement, les autorités politiques, administratives et coutumières de la région.

« J'attend des populations du Nord, leur participation de développement et aux programmes que le gouvernement met en ouvre pour le bien-être des populations » . C'est sur cette doléance que le 2 ème gouverneur, Yolande Viviane Compaoré s'est adressé aux populations des 4 provinces (Lorum, Passoré, Yatenga, Zondoma) composant la région du Nord. Quatre interventions ont ponctué la cérémonie d'installation du gouverneur.

C'est le maire de Ouahigouya, Abdoulaye Sougouri qui a été le premier intervenant. En présentant sa commune, le bourgmestre a dit que sa commune a une population de 122.677 habitants répartis dans 37 villages dont 15 communes. S'adressant au gouverneur, le maire a, au nom de son conseil municipal, pris l'engagement d'accompagner Yolande Viviane Compaoré dans sa nouvelle fonction.

La représentante de la société civile, Azèta Ouédraogo a laissé entendre que la région du Nord regorge d'un tissu associatif très développé. « Les associations demandent votre soutien pour mieux sévir contre la pauvreté et veiller à ce que le partage des fruits soit équitable à la récolte », a signifié la représentante. Quand au ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation , Clément P. Sawadogo, il s'est appesanti sur les valeurs intrinsèques dont la région fait preuve. « Aucune région du Burkina ne peut se targuer de faire la concurrence avec la région du Nord en matière d'initiatives », a dit le ministre. Cette bonne initiative en matière de développement a poussé le ministre à dire à Yolande Viviane Compaoré d'associer toutes les couches sociales pour faire reculer certains facteurs qui entravent le développement de la région comme l'éducation, la santé, etc. Ainsi, le ministre a invité toute les sensibilités à travailler en synergie d'action pour un développement harmonieux du Nord. « Le gouverneur ne peut pas réussir seule quelque soit son ardeur féminine », a affirmé le ministre.

Les conseils du ministre ont été bien suivis par le gouverneur. « Je suis comme un chef d'orchestre, je serai attentive à la mise en musique des instruments et à leur accordement pour une bonne et belle symphonie », a répondu Viviane Yolande Compaoré. Le ministre Clément n'a pas été du tout avare en conseils. « Vous êtes dans une région connue pour son effervescence politique » et le gouverneur de répondre : « Je vais gérer ».

La cérémonie d'installation du 2 ème gouverneur de la région du Nord a connu une forte participation d'une délégation malienne, conduite par le gouverneur de Mopti.

AIB - 01 août 2008
JVO/SVY


Zondoma- Sécurité routière
Un dépassement mal négocié fait 3 morts et 24 blessés sur la RN 2

Gourcy, 30 juil. (AIB) - Le lundi 28 juillet 2008 aux environs de 18h25, s'est produit un grave accident de la route entre un car de transport en commun et un camion 10 tonnes à la sortie du village de Niésséga, localité située à 13 Km de Gourcy sur l'axe Ouahigouya -Ouagadougou.

On ne le dira jamais assez, « Prudence, la route tue ». Hélas, une fois de plus sur la RN 2, la route a encore fait des victimes.

En effet, un car de transport de la Société de transport Nord Faso (STNF) suite à un dépassement défectueux a percuté un camion benne de 10 tonnes de l'entreprise Oumarou Kanazoé. Selon les témoignages recueillis sur place, c'est en dépassant un véhicule Peugeot bâchée (le chauffeur a pris la tangente après l'accident) que le chauffeur du car s'est retrouvé nez à nez avec le camion et pris de panique, les deux chauffeurs, face au danger inévitable, ont pu comme ils le pouvaient éviter le choc frontal en se heurtant de biais au bas de la chaussée à une vitesse d'environ 80Km/h.

Conséquence de cet accident : 3 morts et 4 blessés (la femme du chauffeur, ses deux enfants et un apprenti) sur le champs, du côté des passagers du camion. Du côté du car, une vingtaine de blessés dont la majorité des occupants étaient des élèves qui allaient à Ouagadougou pour les épreuves sportives des concours directs des officiers de police et des eaux et forêts. Sous la supervision de la police et de la gendarmerie de Gourcy, les secours se sont immédiatement organisés, ce qui a favorisé l'évacuation des cas les plus graves au CHR de Ouahigouya, les autres cas légers ayant été traités sur place au centre médical de Gourcy. Au service de chirurgie de l'hôpital de Ouahigouya, jusqu'à 14h le lendemain de l'accident, le Dr Mamoudou Sawadogo et son équipe s'activaient toujours pour soulager les patients dont certains se réveillent du coma. D'une manière générale, les victimes présentent des cas de poly fracturés (fémur et jambes), de traumatismes crâniens de gravité moyenne, ds fractures simples, nous a confié le Dr Sawadogo.

Vu la gravité de l'accident, le commandant de la brigade routière de Ouahigouya s'est déporté sur les lieux en compagnie du procureur du Faso et du substitut. Après le constat et l'inventaire des biens des passagers se trouvant dans le car, l'enquête a été confiée à la brigade de sécurité routière de Ouahigouya vu que la majorité des victimes sont de Ouahigouya.

AIB - 30 juillet 2008
OAL/SVY


Passoré-Infrastructures
La Réforme du système de gestion des infrastructures hydrauliques au menu d'un atelier à Yako

Yako, 30 juil. (AIB) - La direction régionale de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques du Nord a organisé le 25 juillet à Yako un atelier de formation, d'information et de communication sur la réforme du système de gestion des infrastructures hydrauliques en eau potable en milieu rural et semi urbain adoptée depuis 2000 par notre pays.

Le Burkina Faso s'est engagé depuis quelques décennies, avec l'appui des partenaires au développement dans une politique visant l'amélioration des conditions d'accès des populations à l'eau potable. Ainsi, de nombreux points d'eau potable ont été implantés sur l'ensemble du territoire national. Toutefois, s'il est vrai que l'amélioration de l'accès à l'eau potable passe par l'accroissement du nombre d'ouvrages hydrauliques et leur bonne répartition, la garantie de l'accès à une eau saine de façon durable nécessite une meilleure gestion des ouvrages hydrauliques.

Le haut commissaire du Passoré, Lamourdia Thiombiano, qui a présidé la rencontre, a remercié les participants avant de situer la problématique du système de la réforme en ces termes : « la réforme s'inscrit dans un ensemble de préoccupations qui se veut d'informer et de sensibiliser tout un chacun, particulièrement les maires des communes sur leurs obligations à saisir la pleine mesure des engagements et des responsabilités qui leur incombent ».

Au Passoré, depuis le démarrage de l'hydraulique villageoise, 1 663 points d'eau modernes ont été réalisés avec 887 pompes à motricité humaine. Malheureusement, 30% des pompes à motricité humaine sont en panne et 65% des adductions d'eau potable simplifiées sont défectueuses. A la cinquantaine de participants constitués de préfets, de directeurs provinciaux, de responsables d'ONG (intervenant dans le secteur, de l'eau) et de maires des 9 communes du Passoré, l'équipe de la direction régionale et l'ONG SOS Sahel international ont présenté le contexte de la réforme, ses objectifs, ses principes et son champ d'application qui couvre tout le territoire, en dehors des zones urbaines où l'ONEA est implanté.

Les rôles et les relations contractuelles entre les acteurs, en passant par les mesures à prendre pour la mise en ouvre de cette réforme ont été aussi abordés par Maliki Ouédraogo de l'ONG SOS Sahel international, prestataire pour le Passoré. Les participants ont par la même occasion appréhendé les circuits financiers de la réforme, le mode de gestion des infrastructures de l'eau et du profit des artisans réparateurs des infrastructures.

Plusieurs préoccupations des participants en rapport avec la gestion des pompes implantées dans les lieux publics, la procédure de mise en place des associations des usagers de l'eau (AUE) dans les villages ont trouvé des réponses de la part de Maliki Ouédraogo et de M. Antoine N'Do de la direction régionale. Pour le succès de la réforme financée par le Programme d'appui au développement du secteur eau et assainissement, PADSEA II, le haut commissaire a demandé aux maires de traiter avec diligence les demandes de mise en place des associations des usagers de l'eau qui leur seront soumises. Les participants ont également demandé que des ouvrages hydrauliques ne soient plus installés dans les communes sans l'avis des maires.

AIB - 30 juillet 2008
BFY/SVY

Passoré-Education-Vaccances
La SEMUS et l'Action sociale initient un camp pour les enfants nécessiteux de Yako

Yako, 24 juil. (AIB) - La garderie populaire de Yako a abrité du 10 au 20 juillet 2008 un club de vacances organisé par l'Association solidarité entraide mutuelle au Sahel (SEMUS), en partenariat avec la direction provinciale de l'Action sociale et de la Solidarité nationale du Passoré. Ce camp vacances a regroupé essentiellement des orphelins et enfants vulnérables (OEV) scolarisés de la ville de Yako.

De façon générale, les vacances scolaires sont une période de voyages, d'activités d'éveil et d'épanouissement pour les élèves. Malheureusement, ils sont aussi nombreux les élèves orphelins ou issus de familles pauvres qui ne connaissent pas les délices de ces vacances ; parmi eux, beaucoup sont abusivement exploités dans les travaux champêtres et pour ce qui est des petites filles, elles sont à longueur de journée dévorées par les corvées domestiques.

L'organisation de camp vacances au profit des enfants défavorisés vise à changer la donne. « Avec notre partenaire, la SEMUS , nous voulons donner un peu de joie à ces enfants démunis et occuper sainement une partie de leurs vacances scolaires à travers plusieurs activités d'épanouissement. Ce club vacances permettra également aux enfants de se tisser des liens d'amitié », a indiqué Mme Minata Soro, directrice du club vacances Yako 2008.

75 élèves du primaire et du secondaire âgés de 8 à 16 ans ont pu participer à ce camp vacances. Pendant une dizaine de jours, entre 7h et 17h, les moniteurs au nombre de quatre, sous la conduite de Wendsongré Serge Ouédraogo de la direction provinciale de l'Action sociale, ont entretenu les vacanciers sur de nombreux thèmes comme l'éducation civique et morale, les droits et devoirs des enfants, le trafic des enfants, le parlement des enfants et sur l'hygiène corporelle, alimentaire et vestimentaire.

Les enfants ont beaucoup appris à travers des activités de créativité comme la confection de ballons, de guirlandes, de fleurs à partir du papier. Des jeux de société, des dessins, des activités sportives et culturelles comme les contes, les ballets, les poèmes et une sortie au parc animalier de Ziniaré ont constitué aussi le menu de ce club vacances qui, selon les dires des organisateurs, a tenu toutes ses promesses.

Pour sa contribution financière à la tenue de ce camp vacances au profit des petits enfants, le directeur provincial de l'Action sociale, Poussi Kiemdé et les responsables administratifs de la province du Passoré ont fait mention spéciale à la SEMUS , association intervenant dans la protection des personnes défavorisées créée en 1991 et dirigée par Mahamadi Sawadogo.

AIB - 24 juillet 2008
BFY/SVY


Passoré-Environnement
Des prix pour les membres de l'ASE les plus actifs de la campagne 2007

Yako, 24 juil. (AIB) - L'Association pour la sauvegarde de l'environnement (ASE) a initié le 19 juillet à Là-Toden, commune rurale située à 20km à l'ouest de Yako, une remise de prix à ses membres les plus actifs dans la maîtrise des techniques et méthodes de protection de l'environnement.

La production des plants, le reboisement, la confection de foyers améliorés, la construction de diguettes, de demi- lunes et de fosses fumières sont, entre autres, les activités de l'association pour la sauvegarde de l'environnement basé  à Là- Toden. Pour vulgariser ces techniques et motiver les producteurs à se les approprier, l'association a initié un concours dénommé « meilleures réalisations d'activités de l'ASE », essentiellement dans le domaine des foyers améliorés et de la construction de diguettes et fosses fumières.

A la cérémonie de remise de prix, autorités administratives, partenaires techniques et financiers de l'ASE ont tous salué cette initiative, qui marque la une preuve de son dynamisme, a indiqué Benoît Ouédraogo de Fonds mondial pour l'environnement (FEM/ONG), principal partenaire financier de l'ASE. Dans la confection des diguettes, des fosses fumières en collectif, c'est le groupement Namalgzanga de Koassa (Là-Toden) qui a remporté le premier prix composé de brouettes, de plantes et autres matériels. En individuel, le premier prix est revenu à Eloi Ouédraogo du village de Kaossa. Il gagne 2 sacs de ciments, une brouette, des plantes.

Lissèta de Bissiga Tiendrébéogo (Là-Toden) est classée première dans la confection des foyers améliorés. Elle gagne un saut, des plantes, du savon, des lampes et d'autres matériels. Tous les participants ont été récompensés. Au regard de ses multiples efforts, l'association est soutenue depuis 2006 par FEM/ONG . « C'est une structure volontaire, dynamique, assez sérieuse dans l'organisation de ses activités. L'Association pour la sauvegarde de l'environnement mérite notre soutien », a indiqué Benoît Ouédraogo.

Pour la période 2007 - 2009, FEM/ONG a octroyé 24 millions de francs à l'association. Grâce à cet appui, en 2007, elle a planté 10 095 plants avec 65% de taux de réussite. Elle a également, selon son président, René Ouibga, réalisé 12 foyers améliorés, 233,5 ha de diguettes, 464 fosses fumières et 58,3 ha de demi-lunes. En cette année 2008, l'association ?qui couvre les communes de Yako, de Là-Toden, de Samba, de Bagaré et de Boussou dans le Zondoma, compte planter 20 000 arbres.

FEM/ONG a décidé en cette année de renforcer son enveloppe financière. Elle promet 30 millions de francs aux groupements féminins de Gogo (Là-Toden) et de Bouré (Samba). C'est pour contribuer à lutter contre la dégradation du milieu physique de la province du Passoré, située aux portes du Sahel burkinabè avec un couvert végétatif maigre que l'ASE a été créée.

AIB - 24 juillet 2008
BFY/SVY


Zondoma-Eau-Assainissement
Vers une appropriation de la réforme par tous les acteurs

Gourcy, 23 juil. (AIB) - Placé sous la présidence de Abel Lompo, haut commissaire de la province du Zondoma, il s'est tenu le 22 juillet 2008 à Gourcy un atelier de formation, d'informations et de communication sur la réforme du système de gestion des infrastructures hydrauliques d'alimentation en eau potable en milieu rural et semi urbain.

Ils étaient au total 47 participants à cette rencontre organisée par la direction régionale de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques du Nord, en collaboration avec l'ONG SOS Sahel International au profit des directeurs provinciaux, des préfets de département, des maires des quatre communes et leurs secrétaires généraux, des représentants des ONG et associations intervenant dans le domaine de l'adduction d'eau potable et de l'assainissement (AEPA). Ils ont eu à s'imprégner de la réforme du système de gestion des infrastructures hydrauliques d'alimentation en eau potable en milieu rural et semi urbain.

Prenant la parole à l'ouverture de la rencontre, le haut commissaire a remercié tous les acteurs présents avant de situer la problématique du système de la réforme en ces termes : « la réforme s'inscrit dans un ensemble de préoccupations qui se veut d'informer et de sensibiliser tout un chacun, particulièrement vous les représentants des collectivités et surtout les maires des communes, sur vos obligations à saisir la pleine mesure des engagements et des responsabilités qui vous incombent en tant que responsables et usagers de la gestion de l'eau » .

Au Zondoma depuis le démarrage de l'hydraulique villageoise, 809 points d'eau modernes ont été réalisés, dont près de 358 avec pompes à motricité humaine avec malheureusement, à nos jours, 40% de ces ouvrages en panne.

La nécessité de la réforme, ses objectifs, ses principes, son champs d'application, le rôle et les relations contractuelles entre les acteurs, en passant par les mesures à prendre pour la mise en ouvre de cette réforme ont été les points abordés à travers une communication de M. Maliki Ouédraogo, coordonnateur des activités d'informations de la mise en ouvre de la réforme à l'ONG SOS Sahel International, prestataire pour la province du Zondoma.

Pendant environ trois heures d'horloge, les participants, après avoir été largement informés du rôle qui leur est dévolu dans la réforme, ont par la même occasion appréhendé les circuits financiers du système, les modes de gestion de l'eau et des artisans réparateurs des infrastructures hydrauliques.

Plusieurs préoccupations des participants en rapport avec la gestion des pompes implantés dans les services publics, la situation de l'arsenic, la date d'entrée en vigueur de la réforme sans oublier la procédure de mise en place des associations des usagers de l'eau dans les villages et les communes ont trouvé des réponses idoines de la part du prestataire, appuyé par M. Saïdou Sana, directeur régional de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques du Nord.

Pour le succès de la réforme, tous les participants ont été d'avis qu'il est nécessaire que les intervenants dans le domaine de l'eau prennent en compte le rôle des communes dans l'alimentation en eau potable pour que plus jamais, des ouvrages ne soient implantés sans l'avis préalable des municipalités.

AIB - 23 juillet 2008
PN/SVY


Ouahigouya-Administration
La gestion et la protection de l'environnement au cour de la 2è session du Conseil municipal de Ouahigouya.

Ouahigouya, 17 juil. (AIB) - Du 7 au 9 juillet 2008, s'est tenue dans la salle de réunion de la mairie de Ouahigouya la deuxième session ordinaire du Conseil municipal. Sur un total de 111 conseillers, 101 ont répondu présents. Le quorum étant largement atteint, Abdoulaye Sougouri, maire de Ouahigouya a ouvert la session.

Les conseillers municipaux se sont penchés sur l'examen et l'adoption du projet du compte administratif 2007 et du compte de gestion 2007, l'examen et l'adoption du projet de budget supplémentaire exercice 2008. Au cours de cette session, les conseillers municipaux ont suivi également une communication sur l'environnement présentée par M. Amadé Barry, directeur régional de l'Environnement et du Cadre de vie du Nord.

M. Abdoulaye Sougouri justifie l'ordre du jour de cette 2 ème session par le contexte socio-économique caractérisé par le phénomène de la vie chère, se traduisant par la hausse des prix et une insécurité alimentaire. Il souligne également que le phénomène du changement climatique doit interpeller les conseillers municipaux d'où la communication sur l'environnement.

Après un examen minutieux du compte administratif 2007 et du compte de gestion 2007, suivi des explications des services techniques de la mairie, appuyé et commenté par les techniciens du trésor public, les conseillers ont adopté à l'unanimité le compte administratif 2007 de la commune à la somme de 433.221.158 F CFA en recettes et à la somme de 338.828.609 F CFA en dépenses. Pour le compte de gestion 2007, les conseillers ont marqué leur accord en adoptant à l'unanimité la somme de 248.278.363 F CFA en recettes et 280.764.038 F CFA en dépenses. Dans la suite de leurs travaux, le conseil municipal a autorisé l'exécution de certains travaux dans la ville de Ouahigouya. Ces travaux sont, entre autres, le bitumage du pourtour du marché, la construction d'un laboratoire, l'achèvement de la construction du Lycée communal, le curage des caniveaux.

Au dernier jour, les conseillers municipaux ont terminé leur session par une communication sur l'environnement. Ils ont de ce fait pris connaissance du contenu de la réforme institutionnelle et juridique concernant les domaines forestiers. Ils ont suivi avec beaucoup d'attention le mécanisme par lequel l'Etat met en ouvre pour les rétrocéder dans un futur proche, la gestion et la protection des ressources forestières. A l'issue des débats, avec l'installation de la saison hivernale, recommandation a été faite à tous les conseillers municipaux de participer activement à la protection de l'environnement en organisant des campagnes de plantation d'arbres dans les localités

AIB - 17 juillet 2008
JVO/SVY


Zondoma-Education
Clôture solennelle des activités pédagogiques 2007-2008

Gourcy, 09 juil. (AIB) - Les enseignants des 22 écoles primaires et des écoles Médersa de la circonscription de l'Enseignement de base de Gourcy1, accompagnés de leurs élèves se sont retrouvés dans la cour de récréation de l'école Centre A de Gourcy le lundi 7 juillet 2008 pour marquer la fin des activités pédagogiques 2007-2008. C'était en présence des autorités administratives, coutumières, religieuses, des parents d'élèves et mères éducatrices.

Ils étaient incontestablement les plus heureux, ces écoliers et écolières en assistant à cette fête de fin d'année scolaire qui a été présidée par le maire de la commune de Gourcy et placée sous le parrainage de Salifou Sodré, coordonnateur de l'ONG Développement sans frontières (DSF) basée à Ouahigouya et président du conseil d'administration du Cadre de concertation des ONG et associations actives en éducation de base au Burkina Faso. Au cours de la cérémonie, première du genre organisée pour la clôture collective des activités de la CEB , le corps enseignant a profité de la circonstance pour exprimer son adhésion à cette activité qui contribuera à créer un cadre d'émulation sain et propice au travail dans la circonscription, tout en servant de tremplin pour une collaboration plus accrue entre acteurs et partenaires de l'éducation.

Pour Mme Bougma Adélaïde, inspectrice de la CEB de Gourcy1, l'année scolaire s'achève avec de forts pourcentages de promotion dans les classes intermédiaires et des taux de réussite de 63,68% au certificat d'étude primaire (CEP) et 75% au niveau de l'alphabétisation et de l'éducation non formelle. Elle a, dans son allocution, laissé entendre à l'endroit des enseignants que plus la collaboration est améliorée, encore meilleurs seront les résultats. Elle les a remerciés au nom du maire de Gourcy et de son conseil municipal pour l'excellente collaboration, la constance dans l'action et les soutiens multiples et multiformes à la circonscription. Au regard de l'enthousiasme et de la joie qui animait encadreurs comme élèves, le parrain, Salifou Sodré s'est exprimé, après les remerciements d'usage, en ces termes : « Je voudrais inviter mes filleuls à plus d'ardeur dans le travail qui, seul paie.

Aux enseignants, je vous exhorte à continuer de donner le meilleur de vous même malgré les conditions précaires de travail pour des succès plus probants et plus éclatants». Le parrain a promis séance tenante de répondre positivement aux sollicitations à venir de la CEB dans la mesure de ses possibilités. Cet engagement et la disponibilité de M. Salifou Sodré ont été salués par le bourgmestre de la commune de Gourcy, Dominique Ouédraogo, qui a exprimé en son nom propre et à celui du conseil municipal toute sa reconnaissance.

Avant de déclarer closes les activités pédagogiques de l'année scolaire 2007-2008 dans les écoles de la circonscription de Gourcy1, le maire s'est particulièrement adressé aux élèves par ses mots : « Vous avez su porter haut le flambeau de la circonscription et partant, de la commune de Gourcy et je vous dit merci du fond du cour et vous exhorte à continuer dans le bon chemin. Je vous invite à ne point baisser les bras mais à persévérer dans le travail même si ce sont déjà les vacances et vous allez vous amuser, n'oubliez pas d'ouvrir de temps à autre vos cahiers et vos livres pour vous ressourcer intellectuellement. »

La cérémonie à pis fin avec la distribution d'attestations, de numéraire et de nombreux cadeaux aux meilleurs enseignants, élèves de la CEB , du CP1 au CM2, APE, AME, Ecole franco arabe, centre Alpha) et des prix spéciaux, entre autres, en éducation environnementale, en culture et hygiène.

AIB - 09 juillet 2008
PN/SVY


Zondoma-Politique
La FEDAP /BC s'implante à Gourcy

Gourcy, 08 juil. (AIB) - Les membres et sympathisants de la coordination provinciale du Zondoma de la Fédération associative pour la paix et le progrès avec Blaise Compaoré (FEDAP/BC) se sont retrouvés au cours d'une rencontre à Gourcy, le week-end dernier pour échanger sur la vie de cette nouvelle structure en vue de lancer officiellement les activités dans la province.

Dans le cadre de sa sortie de prise de contact avec les membres et sympathisants de la Fédération associative pour la paix et le progrès avec Blaise Compaoré (FEDAP/BC), le président national, Gaston Soubeiga s'est longuement entretenu avec les membres et sympathisants de la coordination provinciale du Zondoma. Pour cette mission, le président était accompagné des membres d'honneur de la structure tels le Dr Bernard Lédéa Ouédraogo, le député Tahéré Ouédraogo et de quelques personnes ressources natives de Gourcy et de la région du Nord.

Prévu pour une cérémonie restreinte avec les secrétaires généraux des cinq départements de la province et des secteurs de Gourcy, l'enthousiasme populaire a conduit le comité d'organisation à transformer la rencontre en meeting. En effet, pour marquer leur attachement aux idéaux prônés par la FEDAP /BC, les secrétaires des sous sections départementaux de Boussou, Bassi Lèba, Tougo de Gourcy, les chefs coutumiers et religieux de la province ont voulu profiter de l'occasion pour s'exprimer en vue de comprendre, par la voix des premiers responsables, la nature réelle de la FEDAP /BC.

Tour à tour, les représentants des jeunes, des femmes et des sages ont remercié les membres de la mission pour avoir bien voulu faire le déplacement de Gourcy, terre de Naba Yadéga afin de constater le niveau d'organisation de la FEDAP /BC au Zondoma et leur apporter l'éclairage sur les raisons qui ont conduit à la création de la Fédération et des grandes orientations de cette association.

Moïse Zallé, coordonnateur provincial de la structure au Zondoma, dans une brève intervention, a rassuré les uns et autres de sa farouche détermination à travailler pour matérialiser sur le terrain des actes concrets pour la consolidation des expériences acquises en matière de mobilisation pour un soutien indéfectible au président Blaise Compaoré.

Le député, Tahéré Ouédraogo, membre fondateur de la FEDAP /BC, n'en demandait pas mieux par rapport à l'engagement pris au niveau provincial et d'annoncer l'organisation prochaine d'une grande marche populaire à Gourcy pour marquer l'attachement et le soutien des Zondomalais au président Blaise Compaoré.

Le meeting a pris fin par l'intervention du président national de la FEDAP /BC, Gaston Soubeiga, qui s'est exprimé en langue mooré pour saluer la mobilisation du jour, témoignage concret de l'adhésion de la population aux idéaux de la FEDAP /BC. Il a expliqué aux membres et sympathisants que la structure, qui regroupe plusieurs associations et partis de la mouvance présidentielle, a un objectif fondamental, celui d'accompagner le président Blaise Compaoré pour la réalisation de son programme au cours de ce mandat et de celui à venir si le peuple lui fait confiance.

Après avoir déclaré aux Zondomalais que la FEDAP /BC n'est pas un nouveau parti politique comme d'aucuns tentent de le faire croire, il a fait un bref retour sur l'élection du chef de l'Etat en 2005 dont la victoire a été assurée par toutes les forces vives de la nation. Le premier responsable de la FEDAP /BC a expliqué les principes de la mise en place et de la validation des bureaux et donné des éclaircissements sur les conditions d'adhésion dans sa structure. La rencontre a pris fin avec la lecture et la traduction du message du président national adressé à l'ensemble des membres et sympathisants de la FEDAP /BC dans les 13 régions du Burkina.

AIB - 08 juillet 2008
PN/SVY


Yatenga-Economie-Informel
6è édition du « grand prix du secteur informel » : le Nord découvre la compétition

Ouahigouya, 7 juil. (AIB) - Du 2 au 3 juillet 2008, les acteurs du secteur informel se sont retrouvés dans la salle de réunion de la direction de l'Economie et du Développement pour une session de formation.

Cette formation, initiée dans le cadre de la 6 ème édition du « grand prix du secteur informel (GPSI) », était placée sous le parrainage du directeur générale de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) représenté par M. Amidou Karama, secrétaire général de la CNSS. Il était question pour les travailleurs du secteur informel de s'informer de l'importance de leur secteur au Burkina, de l'apport du gouvernement pour l'émergence de ce secteur et enfin, d'échanger sur les opportunités qu'offre le ministère de la Jeunesse et de l'Emploi (MJE) à travers le GPSI.

Durant 2 jours, couturiers, menuisiers, mécaniciens, commerçants, restauratrices, soudeurs.ont échangé à bâtons rompus avec les formateurs qui vont ainsi apporter un plus pour éclairer les travailleurs de ce secteur. Venus du ministère de la Jeunesse , de l'Office de santé des travailleurs, de la Caisse nationale de sécurité sociale, des services des impôts, ces formateurs se sont donc entretenus avec les travailleurs.

Leurs communications ont porté sur la prévention des maladies et des risques professionnels, la visite médicale des travailleurs, l'extension de la couverture sociale aux travailleurs indépendants du secteur informel et enfin, une communication sur la contribution du secteur informel. En somme, les travailleurs se sont imprégnés des conditions optimales en matière de travail, des avantages d'une protection sociale et de la fiscalité dans le secteur informel. Souvent en langue nationale, le groupe de formateurs, conduit par Albert Ouoba, directeur du secteur informel au MJE, s'est efforcé de donner satisfaction aux réactions des participants qui n'ont pas hésité à poser toutes sortes de questions.

Salifou Sawadogo, secrétaire général de l'Association des couturiers s'est ainsi insurgé contre les agents des impôts qui utilisent la police pour les menacer : « Pourquoi utiliser des armes dans un marché pour contraindre les travailleurs à payer l'impôt ». A cette question, le service des impôts rassure : « avec la sensibilisation à travers ces types de formations, ce temps sera révolu ».

Le secteur informel, faut-il le rappeler, occupe plus de 70% des emplois non agricoles. En occupant 46,4% de population totale, il contribue pour plus de 30% dans le produit intérieur brut. Au regard de cette situation, le gouvernement lui accorde une place de choix dans les politiques économiques et sociales.

Cela s'est traduit par la création d'une direction d'appui et de suivi du secteur informel au sein du MJE, l'extension de la couverture sociale aux travailleurs indépendants. L'institution du GPSI entre également dans ce cadre. Ce prix récompense les acteurs les plus créatifs dans une activité à forte potentialité créative et marqué par leur capacité exceptionnelle à s'adapter aux fluctuations économiques et mondiales. La 6 ème édition du GPSI, qui va se dérouler sous le thème « Promotion des prestations de la sécurité sociale aux travailleurs du secteur informel », est une invite au secteur informel longtemps occulté ou marginalisé à assurer aussi de bonnes conditions de vie aux travailleurs. C'est une invite à la prévention des risques professionnels.

Pour revenir à la formation, elle a aussi contribué à préparer le secteur informel du Nord à la compétition du GPSI. C'est une formation qui vise à apporter une valeur ajouter aux pratiques et attitudes professionnelles des acteurs du secteur informel.

AIB - 07 juillet 2008
JVO/SVY


Passoré -Administration locale
Le nouveau guide d'animation des concertations au menu de la première session du CCTP

Yako, 04 juillet (AIB) - Le cadre de concertation technique provincial (CCTP) du Passoré a tenu sa première session ordinaire de l'année 2008, le 30 juin dernier à Yako.

Placés sous la direction du haut commissaire de la province, Lamourdia, Thiombiano, les échanges sur le nouveau guide d'animation des concertations mis en glace par le secrétariat permanent du cadre de concertation des partenaires du développement rural décentralisé.

Le processus de décentralisation au Burkina Faso, amorcé depuis 1993, se fonde, entre autres, sur la participation démocratique des populations à la libre administration des collectivités locales. Ce processus pose donc le préalable du principe de la concertation entre acteurs du développement à la base. Pour le secrétaire permanent du cadre de concertation des partenaires de développement rural décentralisé, Augustin T. Sinaré, invité à cette première session du CCTP du Passoré, la concertation est définie « comme une stratégie de communication et de travail que les acteurs d'un même espace géographique ou d'un centre d'intérêt commun s'assignent périodiquement pour coordonner leurs actions en vue d'atteindre un résultat qui est le développement local ».

Aux nombreux participants constitués de maires de la province, de préfets, de directeurs et chefs de service, de responsables d'ONG, d'associations, Augustin Sinaré leur a dit aussi que cette démarche unique d'animation de la concertation entre dans le cadre de la mise en ouvre de la lettre de politique de développement rural décentralisé (LPDR) adoptée en 2002, qui veut construire le développement local avec précaution.

Au cours des échanges, les participants ont noté les préalables à la réussite de la concertation, les précautions à prendre avant pendant et après une concertation. Le rôle du président du cadre de concertation, qui se résume à approuver le budget, l'ordre du jour, le plan de travail, à rédiger la discours et surtout à faire appliquer les recommandations a été aussi passé au peigne fin. Il en est de même pour l'organisation technique, matérielle et le rôle de chaque membre dans la réussite de la concertation.

Avec la mise en place du cadre national de concertation des partenaires du développement rural décentralisé, le CCTP, qui est une commission de la commission provinciale d'aménagement du territoire(CPAT) disparaît pour laisser la place au cadre(CCP) présidée par le haut commissaire. Le CCP a l'avantage de mobiliser l'essentiel des acteurs locaux de développement et se doit d'assurer la cohérence avec les plans communaux de développement avec les schémas d'aménagements ; il devrait aussi, entre autres, créer un cadre pour capitaliser et diffuser les bonnes pratiques de gestion des affaires locales. Les participants ont eu droit également à une communication du PNDT2 sur le suivi-évaluation.

AIB - 04 juillet 2008
BFY/SVY


Passoré-Culture-Jeunesse
5è édition du Festival des jeunes talents : L'école Zoodo survole les compétitions.

Yako, 04 juillet (AIB) - Le Festival des jeunes talents artistiques et culturels est une des activités de promotion culturelle initiée par l'association Yamdaré créée en 1998 à Yako. La Ve édition de ce festival de Yako s'est déroulée les 27 et 28 juin 2008. Pour cette année, c'est l'école Zoodo sise au secteur 4 de Yako qui a raflé l 'essentiel des prix affectés aux différentes compétitions.

« Nous courons vers une acculturation totale. Nos bonnes moeurs se meurent et nos valeurs culturelles ternissent », a indiqué Joseph Nanéma, président de l'association Yamdaré à la cérémonie d'ouverture du festival. C'est conscient de cette triste réalité que l'association a créé le festival dont l'objectif premier est de promouvoir la culture locale en passant par la responsabilisation et l'encadrement de la jeune génération.

Sept écoles ont pris part à cette Ve édition. Il s'agit des écoles des secteurs N°2, N°4 (école Zoodo), N°5 ainsi que l'école Yako mixte, Yako fille, l'école évangélique et l'école Savio. Pendant les 45h, durée du festival, les élèves issus de ces écoles ont exposé au public, qui a toujours fait le déplacement, leurs talents artistique et culturels dans des disciplines comme la danse traditionnelle, la chanson traditionnelle, le ballet, le conte, le fait de société, l'art capillaire et l'art culinaire. La lutte traditionnelle a mobilisé également les écoles de la ville dans l'arène du stade Oumarou Kanazoé.

Pour améliorer les prestations et l'encadrement des tout petits aux prochaines éditions, une conférence sur le thème « Eveil artistique et culturel des enfants » a été animée par Théodore Kafando, directeur des études et de la planification du ministère de la Culture , du Tourisme et de la Communication au profit des enseignants de la ville de Yako.

A l'issue des compétitions, le jury a sacré l 'école Zoodo du secteur N°4, la plus talentueuse aux plans artistique et culturel à cette Ve édition. Elle a dominé les compétitions en ballet, en lutte traditionnelle, en fait de société, en art capillaire et en art culinaire. Elle a remporté donc le premier prix d'une valeur de plus de 50 000 FCFA. L'école Zoodo est talonnée par l'école Savio qui a remporté le deuxième prix avec plus de 40 000F . Il faut noter que toutes les écoles qui ont participé à la compétition ont été primées.

Grâce aux efforts multiples de l'association Yamdaré, le Passoré a toujours été non seulement au rendez-vous de la Semaine nationale de la culture, mais a aussi remporté des prix en danse, en peinture, en lutte traditionnelle, au tir à l'arc, en musique et en chanson.

Pour permettre à l'association de continuer sur cette lancée, Joseph Nanéma a demandé aux opérateurs économiques ressortissant du Passoré et aux autorités municipales de Yako de faire des efforts en acceptant accompagner la culture, car comme il le dit, le développement d'une localité passe aussi par la prise en compte de son potentiel culturel.

AIB - 04 juillet 2008
BFY/SVY


Yatenga-Education
Les élèves -maîtres de l'ENEP de Ouahigouya réclament l'augmentation du temps de formation

Ouahigouya, 03 juil. (AIB) - L'Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Ouahigouya a célébré le 27 juin 2008, son 10 ème anniversaire. L'anniversaire a regroupé les anciens élèves-maîtres des 10 promotions, des autorités politiques, administratives, coutumières et les acteurs de l'éducation.

« Les 10 promotions de l'ENEP de Ouahigouya demandent aux autorités burkinabé, l'augmentation de la durée de la formation à 2 ans ». C'est par cette phrase que la représentante des enseignants et élèves-maîtres formés à l'ENEP de Ouahigouya a présenté à titre de doléances aux décideurs burkinabé. Le ministre délégué chargé de l'Alphabétisation et de l'Education non formelle, Ousséni Tamboura, qui a représenté la ministre Odile Bonkoungou n'a pas voulu répondre à la doléance mais préférant faire cas des allocations budgétaires. « Le gouvernement burkinabé fait des efforts en matière d'enseignement comme les allocations budgétaires à l'endroit des cinq ENEP du Burkina », a-t-il dit.

L'ENEP de Ouahigouya a été réalisée à un coût initial de 900 millions de F CFA. Aux dires de Ousséni Tamboura, ladite ENEP a bénéficié de l'Etat burkinabé, trois milliards soixante trois millions six cent cinquante six mille neuf cent cinquante (3.063.659) francs de 1998 à 2008.

La représentante des 10 promotions s'est offusquée de ceux qui ternissent l'image de l'enseignement et en appelle à la conscience de tous les acteurs. « Je lance un appel à tous ceux qui jettent le discrédit sur le corps enseignant, par leurs comportements dégradants, afin qu'ils se départissent de cela », a-t-elle conclu.

La réponse est venue du directeur général de l'ENEP de Ouahigouya, Dieudonné Rouamba. « Rien ne dessert une initiative et ne compromet une cause comme la médiocrité de ceux qui la mènent », a affirmé le directeur général.

Il a ajouté que « vous devez avoir toujours à l'esprit que tout enseignant suppose la transmission du savoir, comme on se passe la flamme olympique. De même que celle-ci doit rester allumée tandis que la torche passe de main en main, de même le savoir doit reste bien vivant si l'on veut que quelque chose soit effectivement transféré du maître à l'élève. Quand le maître n'a pas, on n'a plus le feu sacré, le meilleur élève du monde aura bien du mal à le ranimer afin de le transmettre à son tour » , a conseillé le directeur général.

En 10 ans, 3.905 enseignants sont passés par l'ENEP de Ouahigouya.

Des activités sportives et culturelles ont marqué également les moments forts de la célébration du 10 ème anniversaire de l'ENEP de Ouahigouya.

AIB - 03 juillet 2008
JVO/SVY


Zondoma-Santé
Une bonne exécution du plan d'action au premier semestre 2008

Gourcy, 02 juil. (AIB) - Sous la présidence du haut commissaire de la province, Abel Lompo, s'est tenu en fin de semaine dernière la première session ordinaire de l'année 2008 du conseil de santé du district sanitaire de Gourcy. C'était en présence du représentant de la direction régionale de la santé du Nord, des membres de l'équipe cadre du district et de tous les membres du comité de gestion des épidémies.

C'est une première session qui s'est penché sur le bilan des activités du premier semestre du plan d'action 2008 et sur la situation épidémiologique du district sanitaire. Dans son exposé aux membres du comité de gestion, le Dr Issaka Sawadogo, médecin chef du district sanitaire de Gourcy a fait le bilan de son action suivant les objectifs intermédiaires du plan national de développement sanitaire (PNDS). De ses objectifs, il a été question, entre autres, de l'accroissement de la couverture sanitaire du district, la réduction de la transmission du VIH en passant par l'amélioration de l'accessibilité financière des populations aux services de santé. D'une manière générale, il ressort, selon le médecin chef, que des 141 activités prévues, 59 ont été entièrement réalisées et concerneraient celles financées par le programme d'appui au développement sanitaire et le projet d'appui au plan national de développement sanitaire (P/APNDS), soit un taux de 41,84%.

Par rapport à la situation épidémiologique, la méningite cérébro-spinale a été, au cours du semestre la plus grande préoccupation du district au mois d'avril avec 334 cas enregistrés dont 25 cas de décès, soit un taux de létalité de 7,48%. La campagne de vaccination qui s'en est suivie a permis de bloquer l'épidémie par l'immunisation de toute la population cible qui était de 110.779 personnes. Les membres de l'équipe cadre du district ont remercié à l'occasion toutes les personnes ressources qui ont soutenu le district, notamment le comité de jumelage d'Olonne-sur-Mer qui a financé l'achat d'antibiotiques et antalgiques au profit des formations sanitaires du district sanitaire.

AIB - 02 juillet 2008
PN/SVY


Zondoma-Promotion de l'emploi
Un appui financier et matériel pour 7 jeunes filles

Gourcy, 02 juillet (AIB) - Elles étaient au total sept jeunes filles du Zondoma de la promotion 2005-20007 du Centre de production et de formation pour jeunes filles du Sourou à bénéficier d'un appui financier et matériel qui leur permettra de s'installer à leur compte. Cette aide, composée de matériel de maraîchage et de couture (arrosoirs, pics, râteaux, pelles, brouettes, machines à coudre, fers à repasser etc.) permettra aux jeunes filles d'être opérationnelles. Pour celles formées en couture et agriculture, un carnet national d'épargne de 120.000FCFA leur a été remis et celles ayant opté pour l'élevage 270.000FCFA pour l'achat des bêtes et la confection des enclos. A la cérémonie de remise du matériel, le premier responsable de la province, accompagné des services techniques a encouragé les jeunes filles à s'armer de courage et d'abnégation dans le travail pour être des exemples de réussite dans leurs villages respectifs, avec l'appui que l'Etat a bien voulu leur accorder.

AIB - 02 juillet 2008
PN/SVY


Zondoma-Agriculture
Des semences de qualité et des intrants à la disposition de 400 familles

Gourcy, 01 juil. (AIB) - La commune rurale de Tougo a accueilli le samedi 28 juin la cérémonie officielle marquant le lancement de la distribution des semences améliorées et des intrants aux populations affectées par les aléas climatiques et l'insécurité alimentaire dans la province du Zondoma.

La cérémonie, qui a eu pour cadre la place de la mairie de Tougo, a rassemblé les autorités provinciales, les représentants de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la direction régionale du Nord de l'agriculture, l'ONG AMMIE et de nombreux producteurs. Dans son mot de bienvenu, le maire de la commune rurale de Tougo, Boureima Romba s'est réjoui du choix porté sur sa localité où les impacts négatifs de l'environnement physique ne permettent pas d'améliorer de façon constante la production.

Après avoir remercié les donateurs au nom du conseil municipal pour la remise de 16,2 tonnes de semences de mil et niébé et des 25,49 tonnes d'engrais complexe NPK, il a pris l'engagement de veiller à une bonne utilisation des dons reçus pour les 23 villages de sa commune. La promesse faite par les autorités communales a été saluée à sa juste valeur par Jean Pierre Renson, coordonnateur des opérations agricoles d'urgence et de réhabilitation de la FAO , qui a profité de l'occasion pour dire que depuis 2007, son institution vient en appui aux populations victimes des chocs climatiques et de la hausse des prix agricoles au Burkina Faso.

En effet, cette assistance s'est matérialisée avec la mise en place des projets d'urgence 702 Lux et 216 EPC dont l'opérationnalisation de l'activité est confiée à l'association AMMIE (Appui moral, matériel, intellectuel de l'enfant) de Mme Cécile Beloum.

Cette dernière, dans son message, a exhorté les producteurs de la province au travail et au respect des consignes des services techniques pour un meilleur rendement avec les semences de bonne qualité qu'ils ont reçues. Pour sa part, son association se battra toujours pour venir en aide aux braves paysans, en somme aux couches les plus exposées à la pauvreté, à la faim et à la misère.

A la suite de tous ses propos, Abel Lompo, haut commissaire du Zondoma a estimé que le mariage entre la FAO et AMMIE n'est donc pas circonstancielle mais bel et bien un mariage de cour, de raison, d'ambitions et d'objectifs, de combat contre la pauvreté et la faim.

Avant de déclarer officiellement lancé le programme de distribution des semences améliorées et des intrants aux populations affectées par les aléas climatiques et l'insécurité alimentaire dans la province du Zondoma, Abel Lompo a invité les uns et les autres à épouser la philosophie du père Wresinski : « La misère est l'ouvre des hommes, seuls les hommes peuvent la détruire. »

AIB - 01 juillet 2008
PN/SVY


Zondoma-Education
Kindibo promet de scolariser tous ses enfants

Gourcy, 01 juil. (AIB) - Les enseignants de l'école de Kindibo, de la circonscription de l'Enseignement de base de de Tougo ont procédé à la clôture de leur année scolaire le samedi 28 juin 2008. C'était au cours d'une cérémonie dans la cour de récréation de l'école.

Ils étaient tous habillés en uniforme pour assister à cette fête de fin d'année scolaire, témoignage de la joie qui anime les 267 élèves de l'école de Kindibo dans la CEB de Tougo. Au cours d'une petite cérémonie, qui a connu la présence du préfet de Tougo, du secrétaire général de la mairie et du DPEBA du Zondoma, le corps enseignant a saisi l'opportunité pour faire le bilan de l'année scolaire qui vient de s'achever avec un succès de 55% de succès à l'examen du CEP.

Les parents d'élèves et les mères éducatrices, venus soutenir le travail des enseignants et de l'inspecteur de la circonscription ont profité manifester leur joie pour le don de la nouvelle école de trois classes, fruit de la Coopération japonaise, qui est opérationnelle depuis janvier 2008.

L'occasion faisant le larron, les parents ont pris l'engagement de bien s'occuper de l'école et de faire en sorte que les enfants en âge scolarisable à la rentrée 2008-2009 soient tous recrutés. C'est dans une ambiance festive qu'élèves, parents et enseignants se sont quittés pour un repos bien mérité.

AIB - 01 juillet 2008
PN/SVY


Loroum-Assainissement
La réforme du système de gestion des infrastructures hydrauliques débattue

Titao, 01 juil (AIB) - La salle de réunion du haut commissariat de Titao a servi de cadre, le jeudi 26 juin 2006, à une rencontre d'information sur la réforme du système de gestion des infrastructures hydrauliques.

Présidé par le haut commissaire de la province, M. Maxime Bouda, la cérémonie a connu la participation des préfets et maires, du directeur régional de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques du Nord, des responsable des structures partenaires.

Au Burkina Faso, 80% des ouvrages hydrauliques ne sont pas fonctionnels. Cette tendance avoisine 86% pour les pompes à motricité humaines (PMH) et 30% pour les adductions d'eau potable simplifiée (AEPS), selon une étude diligentée en 2006. Ce constat a amené les autorités à engager une réforme du système de gestion des ouvrages hydrauliques. Désormais, à l'opposé des ouvrages jadis clé en main, les populations devront contribuer à l'installation de leurs ouvrages et mieux, s'approprier leur gestion. Chaque ouvrage doit être autonome dans la prise en charge.

Une réforme, qui, selon les animateurs de l'ONG catholique OCADES-CARITAS de Ouahigouya, en charge de la mise en ouvre de la réforme au niveau provincial, devra contribuer à assurer le fonctionnement permanent des ouvrages hydrauliques, réduire la charge de l'Etat en responsabilisant davantage les collectivités territoriales et les communautés, favoriser l'émergence d'opérateurs privés dans le secteur de l'eau, valoriser les compétences locales en les professionnalisant.

Une stratégie qui passe nécessairement par la responsabilisation des communes comme maîtres d'ouvrages des infrastructures hydrauliques, la création dans les villages et secteurs d'une association des usagers de l'eau (AUE), la prise en compte du principe de préleveur/payeur et la mise en place d'une gestion intégrée des ouvrages hydrauliques. Bien entendu, cette dynamique devra tenir compte du caractère social de l'eau. Certes, la réforme est dans sa phase pilote mais l'objectif est de couvrir l'ensemble du territoire national pour accompagner la mise en ouvre du Programme national d'approvisionnement en eau potable et assainissement (PN-AEPA).

Les participants ont eu droit à des simulations sur le rôle des différents acteurs dans la réforme. Il reviendra désormais aux communes d'assurer la gestion de l'eau en collaboration avec les structures faîtières des usagers de l'eau et l'appui technique des opérateurs agréés.

Pour le directeur régional de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques du Nord, M. Saïdou Sana, la réforme s'impose aux Burkinabé comme une alternative de résolution des problèmes de gestion des infrastructures hydrauliques. Il a alors invité les maires des communes à une implication effectives dans le processus, à travers la sensibilisation des populations. Pour le haut commissaire, Maxime Bouda,  les autorités nationales sont fatiguées de taper toujours à la porte des bailleurs de fonds pour résoudre les problèmes de maintenance des infrastructures hydrauliques.

Il fallait donc trouver des solutions endogènes pour une meilleure appropriation de la question de l'eau par les populations à la base. Il a invité chaque acteur à s'investir dans cette nouvelle dynamique pour que cette nouvelle stratégie puisse avoir l'éclat souhaité. C'est par ces termes que le haut commissaire de la province a conclu cette séance d'information et de formation qui a réuni les services partenaires du Programme d'appui au développement du secteur de l'eau, phase II (PADSEA II).

Pendant plus de trois heures d'horloge, les participants ont eu droit à des communications de l'ONG catholique OCCDES/CARITAS-OHG, prestataires dans la mise en ouvre de la réforme dans la province du Loroum. Il s'est agi, entre autres, d'amener les participants à s'approprier les objectifs et les principes de la réforme, d'identifier les différents acteurs, les relations entre ces acteurs et le fonctionnement des pompes à motricité humaine (PMH) et adduction d'eau potable simplifiée (AEPS) dans le contexte de la réforme.

AIB - 01 juillet 2008
ASO/SVY


 

Yatenga-Administration-Prospective Burkina « 2025 »
Les acteurs de la région du Nord s'empreignent de l'étude nationale.

Ouahigouya, 28 juin (AIB) - L'atelier de restitution de l'étude nationale prospective Burkina « 2025 », présidé par Henry Marie Dieudonné Yaméogo, gouverneur de la région du Nord a regroupé une soixantaine de participants, acteurs de développement. Cette rencontre, tenue le 25 juin 2008 dans la salle de réunion de la direction régionale de l'économie et la planification avait pour but, de présenter l'étude et de donner la parole aux participants afin de recueillir leurs observations, suggestions et recommandations sur le fond et la forme de cette étude.

« Il n'y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va », a t-on coutume de dire. Dans ce sens le gouvernement burkinabé, dans sa volonté affichée d'orienter le développement à moyen et long terme, a décidé d'une étude prospective depuis 1994. Après un diagnostic sur le contexte historique du Burkina, sur l'évolution passée et présente de la société burkinabé, sur les aspirations nationales, sur les stratégies de développement, sur les forces et les menaces d'un développement harmonieux, une vision précise de ce que doit être le Burkina Faso en 2025 vient d'être développée dans un rapport général produit par le Conseil national de la prospective et de la planification stratégique. C'est ce rapport très illustratif qui a été soumis aux participants de cet atelier pour qu'ils s'approprient de cette étude. Les participants ont été conviés également à apprécier les résultats de l'étude prospective « Burkina 2008 ».

Dans le fond, la soixantaine de participants venus d'horizons divers de la région du Nord ont donné une lecture positive de ce rapport. Le rapport indique clairement la tourmente et l'impasse dans lesquelles pourrait se trouver le Burkina Faso si rien n'est fait. Les participants ont apprécié positivement l'exposition des atouts et opportunités du Burkina Faso. Avec des illustrations très fortes et très symboliques telle l'envol difficile mais majestueux de l'albatros, les participants ont reconnu les difficultés et défis que le Burkina doit relever pour atteindre les objectifs que la nation s'est fixée d'ici 2025. Les objectifs en terme de vision sont, entre autres, une nation solidaire, une nation qui progresse, une nation de justice et enfin une nation qui consolide son rapport sur la scène internationale.

AIB - 28 juin 2008
JVO/SVY


Passoré-Assainissement
La Coopération danoise offre trois forages aux populations de Namassa

Yako, 27 juin (AIB) - Bourgade située à une trentaine de km au sud de Yako, Namassa, dans la commune de Arbolé s'est vue doter d'infrastructures hydrauliques sur financement de la coopération du royaume du Danemark.

Le week-end dernier, une visite guidée de ces points d'eau au profit d'une équipé de journalistes danois a été organisée. Equipés de cameras, d'appareils photographiques, les journalistes Emma Charlotte Brumpton de BBC et Torsten Overgarrd, d'un quotidien danois sont venus au Burkina non seulement pour constater de visu les réalisations socio - économiques de la Coopération danoise au profit des populations locales, mais aussi pour rendre visibles des réalisations à travers des reportages dans leurs organes de presse respectifs, dès leur retour.

A Namassa, guidés par Arnaud Lescur de l'ambassade de France, les journalistes ont pu visiter les trois ouvrages hydrauliques dont un est implanté dans l'enceinte du CSPS du village et les deux autres au cour du village. Pour ce qui est de la gestion quotidienne des infrastructures, c'est l'ONG SOS Sahel international Burkina qui a été désignée par la direction régionale de l'hydraulique du Nord pour assurer la mise en place des comités de gestion de ces points d'eau. C'est une ONG à envergure nationale et qui jouit d'une expérience en matière de l'hydraulique villageoise.

Pour Maliki Ouédraogo, coordinateur des activités d'animation de l'ONG dans le Zondoma et dans le Passoré, SOS Sahel international a installé les comités de gestion des 3 forages. Elle travaille, a-t-il poursuivi, à la mise en place de l'association des usagers de l'eau de Namassa, une sorte de mutuelle qui facilitera l'entretien des ouvrages hydrauliques. Les journalistes ont noté avec attention cette expérience de gestion. Pour Salimata Sanfo, habitante de Namassa, avant la construction de ces infrastructures, la recherche de l'eau était une véritable corvée, surtout pour les femmes.

« Il nous fallait parcourir 2 à 3 km parmi les montagnes qui entourent le village pour s'approvisionner en eau. Nous n'avions pas assez de temps pour s'occuper de nos familles. Nous remercions vivent le gouvernement et le Danemark pour la réalisation des ces forages dans notre village », nous a confié une jeune femme.

C'est ce sentiment qui a animé le chef du village et sa population sortie nombreuse pour rendre hommage aux émissaires danois. D'un coût global de plus de 27 millions de nos francs, ces trois forages ont été réalisés dans le cadre du PADSEA (Programme d'appui au secteur eau et assainissement) phase II.

AIB - 27 juin 2008
BFY/SVY


Burkina-Social-Santé
Opération visite médicale gratuite pour des veufs, veuves et les personnes âgées

Ouahigouya, 25 juin (AIB) - Le Burkina Faso a lancé le 19 juin 2008 à Ouahigouya, pour la 2è fois, une opération de visite médicale gratuite à l'endroit des pensionnés, des veuves et du 3è âge affiliés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

La première Dame, Chantal Compaoré marraine de l'opération, a présidée la cérémonie officielle en présence de plusieurs membres du gouvernement.

Pour la 2è opération de prise en charge médicale des pensionnés directs, des veuves et des veufs de pensionnés, la Caisse nationale de sécurité sociale et les autorités burkinabé n'ont pas lésiné sur les moyens pour que la 2 ème édition soit une réussite. C'est le maire de Ouahigouya, Abdoulaye Sougouri, qui a situé l'importance de la CNSS au sein de sa commune. «  La CNSS occupe une place importante à Ouahigouya. Elle a réglé le problème de logement à travers la location d'une cité de 20 villas et d'un centre d'accueil au secteur 13 », a déclaré le maire.

Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Jérôme Bougma, a dressé le bilan de la première édition. « Sur près de 13.000 pensionnés inscrits aux fichiers de la CNSS , 9.000 pensionnés ont été effectivement touchés par l'opération », a-t-il précisé.

Pour le président de l'Association nationale des retraités du Burkina, Maurice Arsène Ouédraogo, le gouvernement burkinabé a beaucoup soutenu les retraités mais beaucoup reste à faire. « A quand la mensualisation des pensions et les visites médicales gratuites annuelles ? », s'est-t-il adressé au ministre du Travail. Celui-ci a noté pour sa part que «  la CNSS a décidé, pour la 2 ème année consécutive, d'octroyer à chaque pensionné un mois de pension gratuite ». Aux dires du ministre du Travail, le gouvernement à l'ambition de développer un système de protection sociale plus étendu et mieux adapté aux réalités socio-économiques du Burkina. Quant à la marraine, au delà des questions sanitaires, tous les besoins fondamentaux des personnes âgées comme le droit à un logement décent et le droit à l'alimentation doivent être à l'ordre du jour. « La bonne santé ne consiste pas seulement en l'absence de maladie, mais se définit comme un état précis de bien-être à la fois physique, mental et social » a laissé entendre la marraine, Mme Chantal Compaoré.

La cérémonie a pris fin par la remise de médicaments aux retraités.

AIB - 25 juin 2008
JVO/SVY


Yatenga-Administration-Formation
Formation sur la procédure législative : la technique rédactionnelle sur grand écran à Ouahigouya

Ouagadougou, 25 juin (AIB) - Un séminaire sur la procédure législative : la technique rédactionnelle des avant-projets de loi, l'organisation du travail gouvernemental s'est tenu du 19 au 21 juin 2008 à Ouahigouya.

Organisé par le ministère chargé des Relations avec le Parlement, le séminaire a regroupé 50 participants issus des cadres de l'administration publique en général et les membres des cellules législatives des institutions et ministères en particulier.

Le présent séminaire visait à répondre aux préoccupations des cadres de l'administration impliqués dans la procédure législative quant au « comment rédiger un avant-projet de loi » et « comment doit agir le gouvernement pour que cet avant projet de loi devienne une loi ».

En trois jours, les participants ont décrypté le thème du séminaire, à savoir « la technique rédactionnelle des avant-projets de loi, l'organisation du travail gouvernement en six modules ». Les modules ont porté sur la définition des concepts principaux et les grands axes de la procédure législative, la technique rédactionnelle des avant-projets de lois et un exercice pratique de rédaction d'un avant-projet de loi ; le travail gouvernemental : le rôle du ministère initiateur, le Conseil des ministres et son rôle, le ministère chargé des Relations avec le Parlement et son rôle.

Pour la ministre chargé des Relations avec le Parlement, Tibo Cécile Beloum, le choix du thème du séminaire procède de la volonté du gouvernement de renforcer les capacités des cadres de l'administration en matière de production des avant-projets de loi et des projets de textes d'application.

Les séminaristes, vu la pertinence du thème, ont recommandé au gouvernement, la poursuite de la formation des cadres de l'administration en procédure législative et enfin, la mise en place des points focaux du ministère chargé des Relations avec le Parlement au sein des départements ministériels et institutions, de concert avec le secrétariat général du gouvernement et du Conseil des ministres.

AIB - 25 juin 2008
JVO/SVY

Yatenga-Genre-Emancipation
Emancipation de la femme : Le NDI forme 27 conseillères municipales

Ouahigouya, 25 juin (AIB) - Le 23 juin 2008, le National democratic institute (NDI) a formé à Ouahigouya, 27 conseillères municipales en vue de leur participation effective aux élections à venir. C'est à travers un forum que les femmes ont étalé leur savoir faire en politique.

Le dit forum fait suite à une série de formations et de concertation avec les femmes élues, c'est-à-dire les conseillères municipales de la commune de Ouahigouya, depuis 2007. Selon la 2 ème adjointe au maire de Ouahigouya, Madame Sangarba Djénéba, la finalité de ces formations et rencontres est de permettre aux élues de s'approprier le concept de la décentralisation afin de participer pleinement et efficacement au développement de Ouahigouya.

Le forum a été un cadre d'expression pour les conseillères vu l'engouement et la détermination des différentes actrices concernées. Dorénavant, ce sont des femmes prêtent à se défendre publiquement après avoir passé 8 mois dans la philosophie de NDI. « Le développement de notre commune ne saurait se concevoir sans une participation active et consciente des femmes », a lancé une des participantes.

Pour la directrice résidente du NDI, Aminata Kassé, huit communes du Burkina ont été touchées par ladite formation. Les thèmes traités sont, entre autres, la participation des femmes au processus de la décentralisation, les enjeux et les mécanismes, le rôle d'une conseillère municipale.

Au Burkina, NDI a ouvert ses portes en 2004. Le NDI a participé à la formation de différentes actrices politiques pendant les différentes élections.

AIB - 25 juin 2008
JVO/SVY


Zondoma-Fait divers
Un sexagénaire tue sa fille dans la commune rurale de Tougo

Gourcy, 23 juin (AIB) - Les populations du village de Toussiri, bourgade située à quelques 30 kilomètres de Gourcy étaient sous le choc en cette journée du mercredi 18 juin.

En effet, un homme répondant au nom de Issa Sawadogo, né en 1941 aurait volontairement mis fin à la vie de sa propre fille mariée et mère d'un petit garçon d'à peine trois ans, revenu au village pour rendre visite aux siens avant le début de la campagne agricole. Ironie du sort, c'est le jour de son retour chez son mari que son père géniteur la fit appeler du champ familial où elle s'y trouvait, pour l'assener de coups de pioche au crâne avant de porter le coup fatal au thorax avec une lance. Evacuée d'urgence au centre hospitalier de Ouahigouya, la pauvre dame a rendu malheureusement l'âme par suite d'hémorragie.

Ayant pris conscience de la gravité de l'acte qu'il venait de poser, le sexagénaire a tenté de fuir du village mais c'était sans compter avec la vigilance et la témérité des agents de la direction provinciale de la police nationale du Zondoma, basée à Gourcy, qui réussirent à mettre la main sur lui dans la journée du jeudi 19 juin.

Gardé à vue pour l'instant dans les locaux du commissariat de Gourcy pour des raisons de l'enquête afin d'en savoir plus sur les mobiles éventuels du meurtre, l'intéressé sera transféré incessamment sur ordre du procureur à la maison d'arrêt et de correction de Ouahigouya (MACO), en attendant certainement les cours d'assises pour le jugement de l'affaire. Pour l'instant les supputations vont bon train dans la cité de Naba Wobgo, allant de la folie à la tentative de viol en passant par la malédiction. La suite de l'enquête nos éclairera davantage dans les jours à venir.
AIB - 23 juin 2008
PN/SVY


Yatenga-Environnement-Salubrité
Le groupement féminin "Bayiri nooma" reçoit du matériel pour le nettoyage de la ville de Ouahigouya

Ouahigouya, 10 juin (AIB) - Le conseil municipal, par la voix de M. Abdoulaye Sougouri, maire de la commune de Ouahigouya, a remis du matériel de protection au groupement féminin "Bayiri nooma" qui contribue beaucoup à la propreté de la ville. Cette remise s'est déroulée au sein de la mairie le vendredi 6 mai 2008.

D'une valeur de 650 000 F CFA, le matériel est composé de gans, de blouses et de cache-nez. Ce matérie important permettra à toutes les femmes du groupement féminin "Bayiri nooma" de recevoir chacune une dotation en matériel de protection. Ouédraogo Zeonabo, présidente du groupement, s'est dit très surprise et satisfaite de ce geste.

Elle soutient que lorsque le maire les avait invitées à cette rencontre, son groupement ne s'attendait pas à une telle dotation. Ce matériel vient à point nommé quand on connaît les risques que prennent ces femmes pour curer les caniveaux, balayer la voirie et ramasser les ordures ménagères.

C'est également une reconnaissance que le conseil municipal témoigne envers ces femmes qui très tôt le matin, abandonnent leur foyer pour rendre la cité de Naaba Kango salubre. Ce sont ces femmes qui se battent pour que Ouahigouya soit la ville la plus propre. Pour Abdoulaye Sougouri, «ce groupe de femmes est soucieux de la propreté de la commune, c'est pourquoi, nous sommes fiers d'elles. C'est pour nous leur façon de témoigner leur patriotisme ».

Le conseil municipal veut, à travers ce geste, montrer la satisfaction que lui procure le travail abattu par ce groupement. Il veut, de fait, protéger ces femmes et les mettre dans de bonnes conditions de travail. Le conseil municipal entend renouveler la dotation chaque fois que le besoin se fera sentir.

AIB - 10 juin 2008
JVO/SVY


Zondoma-Administration locale
Première session de l'année 2008 du Cadre de concertation technique provincial

Gourcy, 10 juin (AIB) - Les membres du cadre de concertation technique provincial (CCTP) du Zondoma ont tenu la toute première session ordinaire de l'année 2008. C'était le 6 juin 2008 dans la salle de conférence du haut commissariat de Gourcy.

Présidée par Abel Lompo, haut commissaire de la province, la première session ordinaire du CCTP a rassemblé trente-cinq participants provenant de tous les corps de l'administration, des élus locaux, des représentants des ONG et de la société civile.

A l'ordre du jour, il a été question du bilan 2007 du cadre, de la présentation et de l'adoption du programme d'activités de l'année en cours pour s'achever par la présentation du programme synthèse. Evoquant le point du bilan, Alphonse Naré, directeur provincial de l'économie et du développement du Zondoma a laissé entendre que toutes les sessions programmées au cours de l'année 2007 ont été régulièrement tenues. Quant au programme synthèse des membres du CCTP, premier du genre dans la région du Nord, il a été élaboré et a fait ressortir toutes les activités entreprises par les acteurs au développement de la province pour permettre une complémentarité dans les interventions et une synergie des actions. Le programme d'activité 2008 a été discuté et retenu par l'ensemble des membres et se résume à la tenue des sessions du cadre, une action de renforcement de capacité, un voyage d'études et d'échanges dans la province du Gourma et des visites terrain pour constater les réalisations des intervenants au développement dans la province.

Dans le chapitre des divers, le premier responsable de la province a fait le point de sa tournée qui a permis de toucher du doigt les dures réalités de l'ensemble des cinq communes et en a profité pour remercier tous les acteurs qui ont contribué au succès du périple. Il a été question des autorisations d'absence qui ne sont plus demandées par certains fonctionnaires, surtout de l'enseignement et de la santé, occasionnant des abandons de postes qui sont incontrôlables par l'administration.

Pour ce faire, les autorités provinciales promettent organiser des sorties inopinées et les agents indélicats se verront sanctionner, selon le haut commissaire. Ce dernier a, par la même occasion, profité de la présence de l'ensemble des maires et des préfets pour évoquer l'exercice de la tutelle telle que définie par la loi afin que chacun puisse jouer sa partition pour un développement harmonieux de la province.

Cette première session ordinaire a été rendue possible grâce aux appuis financiers conjugués du PNGT2, du PADSEAII et de la PN /PTF-LCP.

AIB - 10 juin 2008
PN/SVY


Passoré-Culture scolaire
Le lycée privé Bao Bangré survole les compétitions du Festival 2008 de Yako

Yako, 3 juin (AIB) - Initié en 2004 par le gérant de l'auberge de Yako, Jérôme Ouédraogo, le Festival d'ambiance culturelle de Yako (FACY) met chaque année en compétition dans plusieurs disciplines artistiques les établissements scolaires de la province du Passoré.

Pour l'édition 2008 du FACY, sept établissements étaient au rendez-vous. Ils ont compéti les 28, 29 et 30 mai dans l'enceinte de l'auberge de Yako. Placée sous le thème « Jeunesse et culture dans le Passoré » l'édition 2008 du FACY a été parrainée par le colonel major Dominique Diendéré, président de l'Association pour le développement de la province du Passoré. Issus du lycée provincial, du lycée municipal Toussaint Louverture, du lycée privé Bao-Bangré, du collège Wend Kuni, du collège El Béthel des lycées départementaux de Là-toden et de Arbollé, les élèves ont rivalisé d'ardeur et de talents dans les disciplines artistiques suivantes : ballet traditionnel, faits historiques, concours miss, battle, jeux cracks et en rap.

A la cérémonie d'ouverture, le maire de Yako, Remy Zaba a affirmé la disponibilité du conseil municipal à accompagner le Festival d'ambiance culturelle de Yako (FACY) dont l'un de ses objectifs est de créer des talents artistiques chez les jeunes. Le maire a aussi promis de travailler afin d'aborder, dans un délai proche, le projet de construction de la maison des jeunes et de la culture de Yako d'environ 400 places assises une fois finie. Ce qui va servir de cadre pour le déroulement des activités culturelles.

A l'issue des différentes prestations, le jury mis en place à l'occasion a proclamé les résultats suivants : En rap, battles et ballet, c'est le lycée municipal qui a remporté le premier prix. Le collège privé Bao-Bangré domine la catégorie « faits historiques ». En jeux cracks, c'est le lycée provincial de Yako qui s'est montré intraitable en rempotant le premier prix. Le concours miss a été remporté par le lycée départemental de Arbollé.

Au classement général, le jury a attribué le premier prix au collège privé Bao Bangré.

AIB - 03 juin 2008
BFY/SVY


Zondoma-Média
Une expérience pour faciliter le dialogue entre les acteurs locaux des communes

Gourcy, 02 juin (AIB) - Le Centre internationale de transformation des énergies sociales de Gourcy a servi de cadre au forum sur les radios locales et a regroupé des communicateurs et des responsables communaux de Koudougou, Réo, Ouahigouya, Boromo, Fada N'Gourma et Gourcy. Placé sous la présidence de Antoine Raogo Sawadogo du Laboratoire citoyennetés, le forum a été parrainé par Daniel Bicaba , directeur de cabinet représentant le président du Conseil supérieur de la communication.

Organisé par le Laboratoire citoyennetés, le forum a eu pour thème : « Les radios locales comme outil de facilitation du dialogue entre les acteurs locaux ». L'organisation de cette rencontre ambitionnait de permettre aux acteurs d'harmoniser la contribution des radios à l'exercice de la démocratie locale et de servir de cadre d'échanges sur les conditions institutionnelles et organisationnelles permettant aux radios locales de se positionner comme des acteurs d'interface entre les acteurs locaux.

A cet sujet, à la cérémonie d'ouverture des travaux, le directeur de cabinet du président du Conseil supérieur de la communication a affirmé que « les médias comme outils de communication de masse et comme organes d'information, de sensibilisation, d'éducation de proximité, de formation, de mobilisation et d'adhésion des populations se trouvent être au centre de la problématique du développement. ». Dans la même logique, le président du Laboratoire citoyennetés a ajouté que « la radio de proximité, quelque soit sa nature, a une mission de service public pouvant aider les acteurs locaux à se comprendre, participer, suivre, exprimer leurs attentes et préoccupations, s'interpeller sur la vie de la cité. »

En prélude aux travaux du forum, les élus locaux et la quarantaine d'hommes de média ont eu à s'imprégner, à travers un rapport introductif de Boureima Ouédraogo du Laboratoire citoyennetés et qui a présenté l'état des lieux du paysage médiatique des cinq communes en expérimentation et lancé un regard analytique sur quelques expériences à Ouahigouya, Koudougou, Fada N'Gourma, Boromo et Réo sur l'utilisation des radios par les acteurs locaux. Il a terminé par des propositions pour un repositionnement de la radio comme facilitation du dialogue citoyen.

Au cours des travaux, les élus locaux se sont réjouis de pouvoir échanger afin de sceller un partenariat avec les radios qui constituent un canal sûr pour atteindre les populations afin de les mettre au diapason avec les décisions des conseils municipaux. A cet effet, les maires ont pris l'engagement d'utiliser la radio pour le développement de leurs communes en suscitant l'implication des populations dans la gestion des affaires de la cité.

A travers les échanges, le désir de collaboration s'est dégagé, eu égard au déficit criard de communication entre média et élus locaux souvent source de méfiance et d'incompréhension entre les deux parties. Des réflexions et des propositions sur le partenariat entre communes et médias ont été menées, aboutissant à des engagements mutuels pour un partenariat durable. Les travaux ont permis aux hommes de radio et de la presse écrite de dégager des thématiques prioritaires telles la contribution et les devoirs du citoyen dans le développement local, le rôle de l'élu local, l'état civil etc.

Avant de se séparer, les participants au forum ont arrêté un mode opératoire qui s'étalera de juin à octobre 2008 dans lequel sont inscrits la restitution du dit forum, la préparation des contrats entre les médias et les communes, la programmation des thématiques et le lancement des premières émissions et parution d'articles dans la presse écrite et un atelier bilan.

AIB - 02 juin 2008
PN/SVY

Zondoma-Economie-Gestion
Plus de 620 Millions d'épargne dans les caisses populaires, au service du développement de la province

Gourcy, 02 juin (AIB) - Les membres de la caisse populaire de Zondoma se sont retrouvés au siège de leur structure le 27 mai en assemblée générale pour la 17 ème fois, à la faveur de la semaine nationale des caisses populaires du Burkina.

Créée en 1990, la caisse populaire de Gourcy compte à nos jours 4410 membres avec un volume d'épargne de 62O.767.944 FCFA. L'assemblée générale, qui s'est tenue dans l'enceinte de la caisse, s'est penchée sur différents points inscrits à son ordre du jour. Environ 300 coopérateurs ont pris part à ce rassemblement annuel de la structure.

Les membres du conseil d'administration ont soumis à l'appréciation de l'assemblée le bilan des activités réalisées au cours de l'année 2007. Tour à tour, les responsables des comités de contrôle, de crédit, en passant par la directrice de la caisse ont fait le point du travail abattu, des difficultés rencontrées au cours de leur mandat et proposés des pistes de solutions.

Du rapport des auditeurs indépendants à l'assemblée générale, il ressort que les états financiers de la caisse populaire de Gourcy sont sincères et réguliers et qu'ils donnent une image fidèle de la situation matrimoniale et de son résultat à la fin décembre 2007. Le plan d'action 2008 à été soumis à l'assemblée par Mme Dakuo Marcelline et s'articule, entre autres, à une augmentation de l'épargne et des crédits, à l'instauration de crédits santé et de parrainage sans oublier la mise en ouvre d'une campagne de sensibilisation pour amener les populations à épargner davantage, tout en mettant l'accent sur le remboursement des crédits octroyés.

L'assemblée a pris fin par le renouvellement de membres du conseil d'administration, du comité de crédit et de contrôle en fin de mandat. Par acclamation, les coopérateurs ont adopté le rapport d'activité qui leur a été proposé. Des attestations de reconnaissance pour fidélité et le sens de la responsabilité vis-à-vis de la caisse populaire ont été remis à des membres.

Les coopérateurs de Gourcy ont profité de l'occasion pour offrir des vivres au Centre de récupération enfantine et nutritionnelle de Gourcy avant de se donner rendez-vous l'année prochaine. Tout au long de la semaine, des activités sportives et divers jeux ont été organisés dans la ville de Gourcy et de Niésséga pour marquer cette semaine nationale des caisses populaires du Burkina

AIB - 02 juin 2008
PN/SVY


Yatenga-Education-Prime
Des kits scolaires pour les meilleurs élèves du Lycée Yadega

Ouahigouya, 29 mai (AIB) - L'Amicale des anciens élèves du Lycée Yadéga de Ouahigouya (AALYO) a récompensé les meilleurs élèves de la classe de 6 ème jusqu'en terminale en kits scolaires. C'était le 24 mai dernier au Lycée Yadéga.

Susciter l'excellence chez les élèves, c'est l'objectif visé par les anciens élèves du lycée en récompensant le 24 mai dernier, les meilleurs élèves dudit établissement. L'Amicale a ainsi récompensé 11 élèves des classes de 6 ème jusqu'en terminale. Les dons étaient composés de kits scolaires. La meilleure moyenne annuelle est détenue par Barry Al Hoyni Rachid de la classe de 6 ème E qui totalise 18,52/20. 17,83 pour Rafiatou Ouédraogo de la 5è D, 15,05 pour Sidibé Gaoussou de la 2nd C ou encore 12,34 pour Ouédraogo Rasmané de la Terminale D.

En rappel, l'AAELYO se fixe pour objectif de renforcer les liens de solidarité entre ses membres, de contribuer au développement et au rayonnement du lycée Yadéga. L'amicale a déjà mené plusieurs activités dont celles liées à la salubrité, au reboisement,à la plantation d'arbres, aux activités culturelles et sportives.

AIB - 29 mai 2008
JVO/AMK/SVY


Yatenga-Enfance-Protection
Des fillettes de 3 mois excisées à Ouahigouya 

Ouahigouya, 29 mai (AIB) - Des fillettes de 3, 6, 8 mois sont excisées dans la province du Yatenga selon le constat établit par la caravane dénommée « Stop excision » qui a conduit la secrétaire permanente du Comité national de lutte contre la pratique de l'excision, Aïna Ouédraogo et des journalistes dans la province du Yatenga le 24 mai dernier.

La pratique de l'excision a pris une autre forme inquiétante à Ouahigouya. Des femmes mariées se font toujours exciser avec l'aide de leurs maris. Ce témoignage a été entendu lors de la rencontre, qui a regroupé décideurs politiques, administratifs, coutumiers avec la caravane de presse dénommée « Stop excision ». Pourquoi, malgré les différentes campagnes de sensibilisation, l'excision semble avoir toujours la peau dure, s'est interrogé un invité.

Pour la communauté musulmane, c'est le manque de moyens financiers pour accompagner ceux qui doivent sensibiliser qui fait que rien ne bouge. Elle demande également l'implication des hommes et des femmes dans la lutte.

Le secrétaire général de la province du Yatenga, Abdoulaye Ouédraogo a déploré le fait que les comités provinciaux de lutte contre le Sida ne sont pas dynamisés. « Le comité ne se manifeste que quand il y a un financement en vue ou des cas de filles excisées signalées », a laissé entendre un des participants.

La caravane, qui a échangé avec les associations et les différentes couches sociales a reconnu que le CNLPE a du pain sur la planche, mais demande l'implication de tout le monde. « Si vous êtes informé de cas d'excision, appelé SOS/Excision aux numéros suivants : 5031 ; 1571 ; 80.00.11.12 », c'est gratuit, a déclaré Aïna Ouédraogo, secrétaire permanente du Comité national de lutte contre la pratique de l'excision,. A Ouahigouya et selon des statistiques disponibles, sur 100 femmes, 62,32 ont été excisées contre 60,86% au Lorum, 69,78% au Passoré et 58,92% au Zondoma.

AIB - 29 mai 2008
JVO/AMK/SVY


Yatenga-Alphabétisation
Atelier du Réseau d'évaluation, et de recherches pour le développement en Afrique à Ouahigouya

Ouahigouya, 29 mai (AIB) - L'atelier qui s'est ouvert le 26 mai 2008 regroupait une quarantaine de néo-alphabétisés. Cet atelier, présidé par Moumouni Ouédraogo, directeur régional de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation du Nord (DREBA-N), visait la formation et l'élaboration des documents post-alphabétisation pour le renforcement des capacités des néo-alphabétisés.

Le capital et l'intérêt que procure l'alphabétisation à un peuple n'est plus à démontrer. En effet, c'est en situant les bienfaits d'une alphabétisation que Moctar P. Zallé, directeur exécutif du REREFODA a marqué le début de l'atelier de formation. Pour lui, l'alphabétisation donne des avantages sur le plan social, économique, éducatif et culturel à une population. C'est dans ce sens que s'inspirant du « programme Alpha formation » de la Coopération suisse, le REREFODA a abouti à la conception et à l'élaboration de l'approche RIF : Réfléchir -Informer -Former. L'objectif de cet atelier est le renforcement des capacités des néo-alphabétisés et de tous les acteurs et actrices qui appliquent ou qui utilisent le RIF après leur formation.

Le RIF étant la méthode de la finalité de l'alphabétisation fonctionnelle et la méthode rationnelle de lutte contre l'analphabétisme de retour, les acteurs sont appelés à produire avec succès des outils de la post-alphabétisation. Grâce aux échanges entre participants, aux travaux de groupe et de plénières, les participants vont élaborer une documentation pour le renforcement des capacités des néo-alphabétisés.

Tirant la leçon que, à travers la méthode RIF, le REREFODA va plus loin dans l'alphabétisation, Moumouni Ouédraogo a affirmé que « je ne doute pas un instant que de vos réflexions sortiront des documents à même d'aider nos néo-alphabétisés à poursuivre cette ouvre d'alphabétisation pour la vie ».

AIB - 29 mai 2008
JVO/AMK/SVY


Lorum -Education
Le ministre délégué, Ousséni Tamboura touche du doigt les réalités du CEBNF de Titao

Titao, 28 mai (AIB) - En marge de la rencontre de concertation des acteurs de l'éducation de base non formelle dans la région du Nord, le ministre délégué, Ousséni Tamboura a visité le centre d'éducation de base non formelle de Titao le samedi 23 mai 2008.

C'est par des acclamations d'élèves en cette matinée du samedi 23 mai 2007 que le ministre délégué chargé de l'Alphabétisation et de l'Education non formelle, M. Ousséni Tamboura, a été accueilli par une foule d'élèves, de parents d'élèves et d'enseignants à son arrivée au centre d'éducation de base non formelle de Titao. Objectifs : encourager les animateurs et les apprenants et s'enquérir des réalités du centre.

Visite guidée par le responsable du CEBNF, M.Saïdou Sawadogo, le ministre a tour à tour visité les différentes classes et sections techniques. Des deux classes d'enseignement bilingues aux quatre sections techniques (maçonnerie, mécanique, couture et tissage), le ministre Tamboura a pu toucher du doigt les difficultés réelles du centre. Livres de lecture et autres manuels programme spécial CEBNF encore inexistant, insuffisance et cherté du matériel technique en maçonneries, manque de moteur quatre temps pour la section mécanique, insuffisance des kits et du fonds de roulement en couture, etc. « Nous ne pouvons pas terminer notre programme sans un moteur à quatre temps. Il faut un engin pour que les apprenants s'initient. Nous sommes obligés de faire recours à des engins d'usagers qui viennent à nous pour la maintenance de routine pour faire passer quelques notions préliminaires, mais nous ne pouvons pas entrer dans le bloc moteur pour minimiser les risques. Il nous faut nécessairement ce moteur pour compléter le module de formation », souligne M. Yassia Bélem, moniteur section mécanique. Même son de cloche du côté d'Aminata Bélem de la section couture, pour qui l'insuffisance des kits de couture ne permet pas d'intensifier la formation par la variation des modèles. L'autre problème majeur, soulignera les responsables des sections, se pose en terme de l'après formation, la question de l'installation des sortants.

A toutes les étapes, le ministre Tamboura a invité à une synergie d'actions dans la recherche de solutions locales : « Il faut que vous tissez des partenariats avec les structures de micro finances telles les caisses populaires et les autres fonds d'appui logés au sein du ministère de la Jeunesse et de l'Emploi pour résoudre un certain nombre de questions lié à l'installation des sortants et aux financement de quelques activités génératrices de revenus qui pourraient être profitables au milieu. Il faut aussi sensibiliser les maires des communes à s'impliquer dans l'installation de ces jeune après leur formation, car c'est avant tout une question de promotion de la jeunesse, de promotion de l'emploi dans son ensemble qui demande l'implication de toute la société. »

A l'issue de la visite, le ministre Ousséni Tamboura s'est dit émerveillé par l'engouement et le dynamisme des élèves et du personnel. « C'est l'un des meilleurs CEBNF qui m'a beaucoup impressionné parce que toutes les sections de formation au métiers existent. Les apprenants sont très motivés et des animateurs aiment bien leur métier. »

AIB - 28 mai 2008
ASO/SVY


Lorum -Droits de l'Hommes
le MBDHP Loroum au service des enfants

Titao, 28 mai (AIB) - La section du Loroum du Mouvement burkinabé des droits de l'Homme et des peuples a procédé le samedi 19 avril 2008 à une remise d'une soixantaine d'actes de naissance aux enfants du village de Siguinoguin. L'événement s'est déroulé en présence de M. Saïdou Ouédraogo, représentant le maire de la commune de Titao et les responsables du MBDHP de la région du Nord. Pour M. Yassia Mandé de la boutique MBDHP Loroum, tout est parti d'une séance d'animation sur l'enregistrement des naissances dans ledit village. Au constat, beaucoup d'enfants scolarisés ou non étaient sans actes de naissances, ce qui ne va pas sans compromettre leur chance de réussite. C'est pourquoi, à travers des actions de sensibilisation, ils ont pu réunir auprès de quelques parents les frais de timbres et les accompagner dans la procédure d'établissement d'actes de naissances auprès de la mairie de Titao. En somme, de 150 parents annoncés au départ, c'est finalement 75 qui se sont acquittés de leurs frais et qui ont pu réellement bénéficier d'actes de naissances qui profit de leur enfants. Pour le MBDHP, la question de l'enregistrement des naissances demeure une grande préoccupation dans la province d'où un appel à une synergie d'actions entre société civile et la municipalité.

AIB - 28 mai 2008
ASO/SVY


Lorum -Alimentation
MSF Renforce ses capacités opérationnelles à Titao

Titao, 28 mai (AIB) - Débuté en septembre 2007 à Titao, le programme de lutte contre la malnutrition aiguë sévère conduite par l'ONG française Médecins Sans Frontières (MSF) s'est installé dans les locaux du centre de récupération et d'éducation nutritionnelle (CREN) de CMA de Titao. Très vite, les capacités d'accueil vont poser problème au regard de la croissance des patients admis. Le service s'est trouvé débordé et la qualité de service en fonction des normes MSF posait problème. C'est pour résoudre cette question que la section de Titao a pu acquérir la construction d'un bâtiment additionnel. D'un coût global de 35 millions de francs, ce bâtiment accueille désormais les enfants admis en soins intensifs. Le programme a pu construire également deux bâtiments moyens servant de dépôts et de salle de petite chirurgie et de cuisine et des latrines. Selon le responsable terrain, Omer Mekayi, le programme doit continuer le renforcement de ses capacités à travers l'électricité continue du CMA et du programme par l'acquisition d'un groupe électrogène qui viendra renforcer celui déjà disponible et augmenter du même coup la capacité de pompage de l'eau pour couvrir les différents besoins.

La visite guidée des réalisations par les autorités provinciales a eu lieu le jeudi 10 mai 2003. Le haut commissaire, Maxime Bouda s'est félicité de l'action de MSF dans la province. La veille, les autorités provinciales ont, au cours d'un pot d'au revoir, rendu hommage au responsable terrain, Omer Mekayi en fin de mission dans notre pays. Il a été remplacé par Dr Kader de nationalité nigérienne.

AIB - 28 mai 2008
ASO/SVY


Sanmatenga-Genre
Le gouverneur dans les cantons de Kirgoutenga et Imiougou pour la cause des femmes et de la réforme éducative

Kaya, 28 mai (AIB) - Poursuivant inlassablement la réalisation de sa promesse faite aux chefs de cantons lors de ses entretiens avec eux , au lendemain de son installation au Centre Nord en 2005, Mme Fatimata Legma était le week-end passé, dans les cantons de Kirgoutenga et Imiougou

A l'étape du samedi 24 mai, à Namssigui chef-lieu du canton de Kirougtenga, les populations avec à la tête, le Naba Tanga le 22ème du canton, ont réservé un accueil chaleureux à Fatimata Legma et sa délégation composée comme à l'accoutumée par les directeurs régionaux des domaines objet du plaidoyer.

Ces sorties, il faut le souligner, ont été rendues possibles à la faveur des appuis financiers de partenaires dont le cheval de bataille est la lutte contre la pratique de l'excision, les non scolarisation des jeunes filles et autres pires formes de violences faites aux femmes, le travail/ trafic des enfants à laquelle s'ajoute la recherche de l'engagement des autorités coutumières et leurs populations pour le succès de la réforme du système éducatif en cours au Burkina Faso. A Namssigui, l'Association des ressortissants, qui a salué cette initiative et la constance du gouverneur dans la quête de la participation responsable des populations à l'ouvre de construction du pays, ont saisi l'occasion pour présenter quelques doléances au niveau des infrastructures d'éducation, de santé, de désenclavement. Ils ont en outre demandé l'érection de Namssigui en préfecture pour rapprocher d'avantage l'administration des administrés. La phase plaidoyer a connu  4 étapes. Ainsi après un sketch de la troupe BuudNooma qui a campé le décor, les directeurs régionaux en charge de l'enseignement, de l'action sociale et de la santé ont livré des communications aux chefs coutumiers et à l'ensemble de la population. Fatimata Legma est alors intervenue pour une adresse dans laquelle elle a demandé l'engagement de Naba Tanga et sa population dans la lutte, pour un mieux-être de tous. Naba Tanga, dans son intervention, a salué la vision du gouverneur et l'a remercié pour cette visite longtemps attendue. Il a assuré être à l'aise pour s'engager aux cotés de Fatimata Legma dans sa lutte dont la justesse n'est plus à démontrer. A la suite du premier responsable du canton, duex chefs de villages ont pris la parole pour engager les populations à bannir à jamais les pratiques néfastes. Il est bon de souligner qu'à Namssigui comme ailleurs, le gouverneur a fait des cadeaux à l'endroit des autorités coutumières dans le pur respect de la tradition moaga. En retour, si Naba Tanga lui a offert un coq blanc (tout un symbole), les femmes du canton lui ont offert un pagne noir, une moitié de pagne blanc et un foulard pendant que l'Association des ressortissants lui a offert son portrait bien exécuté par un artiste peintre.

En somm,e une fois de plus, on peut espérer que la sortie du gouverneur portera des fruits en se fiant aux engagements pris par les chefs coutumiers du canton de Kirgoutenga, du royaume de Boussouma

AIB - 28 mai 2008
BS/SVY


Zondoma-Coutume
Tradition honorée avant la saison hivernale par Naba Namagbzanga

Gourcy, 28 mai (AIB) - Comme à l'accoutumée, chaque anné, Gourcy a connu un rassemblement de population du secteur 4 et des quartiers environnants le samedi 24 mai à l'occasion de la cérémonie de "Napoussoum" de sa majesté Naba Namagbzanga de Sitané.

Le "Napoussoum" est une fête traditionnelle perpétuée depuis des générations chaque année par les administrés du chef pour lui souhaiter une bonne année en temps de paix. Naba Namagbzanga n'a pas manqué à ce rituel à l'orée de la saison hivernale.

Au cours de la cérémonie organisée pour la circonstance, les uns après les autres, les responsables de familles des différents quartiers de Gourcy, les amis du chef se sont présentés et se sont inclinés devant sa majesté en lui souhaitant une bonne santé, une lucidité dans la conduite de la chefferie avant de lui offrir comme le veut la tradition des bottes de mil « Kaguindi » et bien d'autres présents en nature ou en espèce; Avant de se retirer dans sa résidence, le chef s'est adressé à ses sujets pour les remercier de la grande mobilisation autour de la traditionnelle fête coutumière du Napoussoum . Il a souhaité que règne la paix au Burkina Faso et fait des bénédictions au roi des Yadsé, sa majesté Naba Kiba, à tous les responsables coutumiers, et à toute la population avant d'implorer les ancêtres pour qu'ils fassent tomber des pluies prospères au Zondoma.

AIB - 28 mai 2008
PNSVY


Zondoma/Environnement
Lutte contre la divagation des animaux : Les premières bêtes à la fourrière de la commune de Gourcy

La commune de Gourcy, en collaboration avec les services de sécurité et de quelques citoyens volontaires, a procédé le week-end dernier à une capture des animaux en divagation de la ville. Le raid effectué aux abords de la RN 2 en plein centre ville a permis en l'espace de quelques heures de mettre en fourrière une quarantaine de d'animaux composé de moutons, chèvres, ânes et porcs. Il était temps que le conseil municipal prenne ses responsabilités car Gourcy était en passe de devenir une cité ou les animaux étaient devenus « insolents », car n'ayant peur de rien ni même des gros porteurs qui traversent en permanence la ville, créant de multiples accidents dans la ville. Pour le maire de la commune, Dominique Ouédraogo, cette opération marque le début d'une vaste offensive sans merci contre la divagation des animaux dans la commune après la période de sensibilisation qui n'a que trop duré.

AIB - 28 mai 2008
PN/SVY


Passoré-Excision
Une pratique toujours vivace dans la localité

Yako, 26 mai (AIB) - Une équipe du Comité national de lutte contre la pratique de l'excision conduite par sa secrétaire permanente, Aïna Ouédraogo a séjourné le 23 mai 2008 à Yako. C'était dans le cadre de la caravane Stop excision organisée par le comité national à travers quinze provinces du Burkina pour traquer ce phénomène social sur toutes ses formes. La pratique de l'excision demeure encore une réalité dans la province du Passoré malgré les multiples campagnes de sensibilisation.

En effet, selon Aïna Ouédraogo, le taux de prévalence de l'excision dans la province, sur la base d'une étude de 2006, est de 69,78%. « Ce sont ces chiffres qui ont motivé notre halte à Yako. La présente caravane fait suite à une recrudescence, ces derniers temps, de la pratique de l'excision. L'excision des 40 filles de Pabré dans les banlieues de Ouagadougou, en septembre 2007, en dit long », a confié la secrétaire permanente du comité national de lutte contre la pratique de l'excision.

A Yako, les caravaniers ont eu des entretiens dans les locaux du haut commissariat avec des leaders d'opinions (chefs coutumiers, responsables religieux), des présidents d'associations, des hommes de radio et des responsables administratifs. Des échanges ont porté sur les missions, les activités du comité national de lutte contre la pratique de l'excision, les obstacles auxquels il fait face, les défis à relever etc.

Une précision a permis aux participants d'avoir une idée sur l'ampleur des conséquences physiques de l'excision sur les femmes et leurs progénitures. Il ressort également que l'excision, cette atteinte à l'intégrité et à la dignité de la femme, peut entraîner chez les filles une stérilité, des accouchements difficiles et même entraîner la mort. « C'est ma première fois d'assister à une causerie de telle ampleur sur la pratique de l'excision », a fait savoir Naba Siguiri de Yako, convié à la rencontre.

Pour faire reculer la pratique du phénomène dans la province, les participants ont demandé aux responsables du comité national, d'impliquer davantage les leaders d'opinion dans la lutte contre l'excision, d'intensifier les campagnes de sensibilisation dans la province, d'impliquer dans la bataille les conseils municipaux et de raviver les noyaux relais dans la localité.

Insuffisance des ressources financières, persistance du phénomène sous d'autres formes, poids des facteurs socio-culturels sont, entre autres, les difficultés qui ralentissent le combat. Aïna Ouédraogo a interpellé tous les participants à utiliser tous les tribunes pour parler des conséquences de la pratique de l'excision. Dans la soirée, les caravaniers ont organisé des séances de sensibilisation à travers théâtre et causerie débats.

AIB - 27 mai 2008
BFY/SVY

Yatenga- Sport-scolaire-Football
L'école de Tangaye victorieuse de la 2è édition de la coupe « sport et culture à l'école »

Ouahigouya, 08 mai (AIB) - L'école de Tangaye est sortie victorieuse à la finale de la coupe « Sport et culture à l'école primaire », après sa victoire un but à zéro, contre Gosséré, le samedi 3 mai dernier.

La coupe est initiée par l'Association Développement qui entend priviligié la formation de l'homme dès son bas-âge. Elle ne concerne que les écoliers. Au départ 33 équipes de football et 15 écoles ont prix par à la compétition.

Les invités et les spectateurs ont vu défiler l'ensemble des groupes formés par cette association. Ces groupes ont par moment démontré leur talent devant un public qui a apprécié par des applaudissements.

Tangaye succède à Tougo Mossi détenteur du trophée e, 2007. Il remporte la coupe, une somme de 25.000 F ; un lot de maillots ; 2 ballons et divers gratifications offertes par la marraine, Cecile Beloum, Ministre chargé des relations avec le parlement et André Marie Dieudonné Yameogo, Gouverneur de la région du Nord.

Salifou Sodré, coordonnateur de l'Association initiatrice entend conditionner, motiver et encourager les écoliers à travers cette coupe. Pour lui, cette 2è édition de la coupe « sport et culture à l'école » est une initiative qui jugule les émotions et les passions des uns et des autres pour réellement promouvoir les activités culturelles, artistiques et footballistiques.

De tel évènement s'organisant souvent avec l'appui de certains partenaires Salifou Sodré a saisi l'occasion pour citer les partenaires nationaux et internationaux qui ont fait foi à cette coupe. Pour cette 2ème édition il a eu le soutien de la fondation Kinderpostzegels, l'ONG Icco des Pays-Bas, la Fondation pour le développement communautaire (FDC) et le Cadre de concertation des ONG et Associations actives en éducations de base au Burkina Faso (CCEB).

AIB - 08 mai 2008
JVO/AMK


Yatenga-Société-Réjouissance
Un bal « rétro » réveille l'ensemble des retraités de la province du Yatenga

Ouahigouya, 08 mai (AIB) - Les retraités de la province du Yatenga se sont retrouvés le samedi 3 mai dernier, dans une ambiance à la musique ancienne, pour fêter la journée internationale du Travail.

La fête parrainée par le maire de Ouahigouya, Abdoulaye Sougouri a rassemblé les aînés au Bar-dancing de l'Amitié autour des pas de salsa, de roumba, de tcha-tcha. Les retraités se sont retrouvés petit à petit sur la piste, se souvenant de leur jeunesse besogneuse.

Pour Zakaria Sawadogo, président de la section provinciale des retraités, « l'intérêt de ce bal est de montrer à la nouvelle génération qu'il y'a une autre vie active après l'activité professionnelle ». Selon lui, le retraité est toujours opérationnel pourvu qu'on lui prête attention, qu'on lui fasse appel et qu'on lui fasse confiance. « C'est l'expérience du passé qui permet de vivre le présent et d'envisager l'avenir », a-t- il dit.

En compagnie de leur conjoint, les ex-travailleurs ont esquissés des pas de danse en témoignage de leur vigueur et de leur adresse d'antan.

Les retraités ont annoncé à l'occasion la construction très prochaine du siège de la section provinciale de leur association. Le maire a confirmé l'acquisition du terrain.

AIB - 08 mai 2008
JVO/AMK


Yatenga, Sports scolaires-Football
Drogba, Eto'o et Essien, les exemples donnés à des enfants du Yatenga

Ouahigouya, 08 mai (AIB) - L'Ivoirien Didier Drogba, le Camerounais Samuel Eto'o et le Ghanéen Michaël Essien ont été cités comme exemple à suivre pour les jeunes footballeurs du Yatenga, lors des finales de l'Organisation des Sports à l'école primaire (OSEP) jouées le samedi 3 mai à Ouahigouya.

Le parrain des compétitions, Relwendé Aboubacar Sawadogo a invité ses filleuls à « imiter » les pas des grandes figures emblématiques du milieu sportif « comme E'TO Fils  du Cameroun; Didier Drogba de la Côte d'Ivoire, Essien du Ghana ».

Le parrain, par ailleurs président du Conseil régional du Nord leur a aussi rappelé les références nationales en matière de football au Burkina, citant notamment Gualbert Kaboré.

Sur le terrain du Stade municipal, les élèves de Ouahigouya 4 ont remporté le match final par 2 buts à zéro face à leurs camarades de Namissiguima.

Le premier but marqué dès l'entame du match par le petit Adama Ouédraogo qui a effacé 4 joueurs, est intervenu comme une réponse des enfants à leur parrain.

« Je ne doute pas un seul instant de voir dans quelques années Adama Ouédraogo évolué parmi les stars internationales », a affirmé M Sawadogo, lorsque « le futur Etalon » a marqué son double après trois dribbles.

Le président du Comité d'organisation, Natibo Ouédraogo a souligné les difficultés financières de l'OSEP. « Les compétitions sportives se sont déroulées dans un contexte économique difficile » a-t-il reconnaît. Il fait allusion à la modique somme de 5 francs remis en guise de récompense aux athlètes.

Outre le football, l'OSEP organise des compétitions en sauts et en course.

Prix et performances

Football  : 1er Ouahigouya 4 ( 25.000 F + un ballon + un jeu de maillot). 2è   : Namissiguima: ( 15.000 F + un ballon + un jeu de maillot). 3è Ceb Tangaye (un jeu de maillot + un ballon). 4è  Ceb Ouahigouya 3 (Un jeu de maillot + un ballon)

Course 60 m  : 1 ère -Sawadogo Bintou Ouahigouya n°1 (8''81). 1er - Bagaya Sékou Ceb Tangaye (8''65)

Saut en longueur  : 1ère -Ouedraogo Balguissa Ceb Ouahigouya n°4 (4,2m). 1er - Guiro Saïdou Ceb Ouahigouya n°2  (4,75m)

Saut en hauteur  : 1 ère - Ouedraogo Aminata Ceb Ouahigouya n°2 (1,30m). 1 er -Ouedraogo Salifou Ceb Ouahigouya n°2  (1,42m)

AIB - 08 mai 2008
JVO/AMK


Zondoma-Sport scolaire
Kagpessogo remporte le trophée de l'OSEP, grâce à un doublé de « Drogba »

Gourcy, 08 mai (AIB) - Les phases finales provinciales de l'Organisation des sports à l'école primaire (OSEP), jouées le samedi 4 mai dernier à Gourcy, a connu en football la victoire de Kagpessogo, 3 buts à 0, face au secteur 2, grâce notamment à un doublé de Lassané Ouédraogo dit « Drogba »

Le petit Drogba ainsi surnommé pour son talent, a mis en doute puis en déroute la défense adverse en inscrivant le deuxième de son équipe but En effet dès la 3 ème minute le premier but de la partie est inscrit par à la 15è minute.

Malgré les réajustements tactiques du secteur 2, « Drogba » marque encore à la deuxième mi-temps.

Placée sous le co-parrainage de Michel Gourcy Ouédraogo et de Sayouba Ouédraogo, président de l'Association Jeunesse Education et Communication, la compétition a démarrée dans la matinée avec toutes les disciplines inscrites à savoir l'athlétisme, les sauts en longueur et en hauteur).

Le match de football est intervenu dans l'après midi sur le terrain communal de Gourcy. Les enfants jouant avec chaussures en plastique, appelées localement laikais, ont été félicités pour leur enthousiasme à la compétition pour les autorités et les parrains.

Kagpéssogo remporte le trophée plus un jeux de maillot, des ballons et la somme de 20.000FRSCFA.

Les vainqueurs des autres disciplines sportives ont tous été primés par le comité d'organisation

AIB - 07 mai 2008
PN/AMK


Yatenga-Genre
Une formation pour éveiller la conscience féminine au Nord

Ouahigouya, 1er mai (AIB) - Des conseillères municipales, des coordinatrices et animatrices des associations féminines des provinces du Yatenga et du Lorum ont suivi, pendant 3 jours à la direction régionale de la promotion de la femme du Nord, une formation sur les droits de la femme.

Après six modules de formation pour une trentaine de femmes venues des provinces du Yatenga et du Lorum, la fin de la rencontre est intervenue le 29 avril 2008 sur une note de satisfaction.

Les modules ont porté sur la décentralisation, son concept et enjeux, la problématique des violences faites aux femmes face au contexte de la décentralisation, les fondements de la démocratie et de l'Etat de droit, le rôle des élus locaux dans la dynamique de la décentralisation, la citoyenneté locale et son importance, les procédures et coût d'établissement des pièces d'état civil.

A l'ouverture des travaux, la directrice régionale de la promotion de la femme du Nord, Salamata Ouédraogo a justifié l'idée de former les femmes du Nord qui vise, entre autres, à changer les préjugés légendaires et multiséculaires de la femme qui occasionnent des marginalisations dans la société. « La femme burkinabé doit s'épanouir et participer au développement du pays », a-t-elle affirmé.

Selon le formateur, Saba Moulaye du Mouvement burkinabé des droits de l'homme et des peuples (MBDHP)-section Yatenga, la formation avait pour objectif d'outiller les femmes conseillères, animatrices et coordinatrices d'associations féminines de notions en matière des droits humains, de favoriser l'implication des femmes dans le processus de décentralisation et de favoriser l'organisation d'activités des associations féminines en matière d'exercice de la citoyenneté locale.

AIB - 01 mai 2008
JVO/SVY


Yatenga-Administration
La mairie de Tangaye fait le bilan au détail d'une année d'activités

Ouahigouya, 1er mai (AIB) - Le maire de la commune rurale de Tangaye, Mamadou Ouattara a dressé le bilan d'une année d'activités de sa mairie, dans lequel il signale l'achat d'un mât de drapeau, le 29 avril dernier.

En une année d'exercice, le maire de la commune rurale a affirmé avoir réaliser plusieurs activités, à savoir la réhabilitation du local de la mairie de Tangaye, la constitution de données statistiques et agricoles, l'élaboration du budget exercice 2007, l'établissement effectif de tous les actes administratifs et d'état civil, la confection de carnets des taxes communales, la célébration de onze mariages, la mise en place des commissions permanentes, l'appui financier aux examens du BEPC et CEP à hauteur respectivement de 150.000 francs et 25.000 francs.

Il a rappelé également la tenue de six sessions ordinaires et extraordinaires du conseil municipal, le vote et l'adoption des taxes communales, la mise en place des 35 comités de développement villageois (CDV), le recrutement de deux agents temporaires, l'ouverture à la rentrée prochaine du lycée municipal de Tangaye et l'acquisition d'équipements parmi lesquels 70 chaises, 5 bureaux, 5 armoires, une moto Yamaha et un mât de drapeau.

Le maire Ouattara entend montrer patte blanche pour rassurer ses partenaires, ses collaborateurs et la population à travers la presse qu'il a convoquée. C'est ainsi qu'il a cité également l'inauguration de la maison de la femme, la mise en ouvre du projet de lutte contre le paludisme qui va durer 3 ans.

Comme perspectives, le conseil municipal de Tangaye annonce parmi ses projets prioritaires le doublement du nombre des formations sanitaires au nombre de cinq pour le moment, la réalisation du projet « Un village une école ». Le conseil municipal entend aussi offrir à chaque village deux forages. Aux plans énergétique et agricole, il compte accélérer l'exécution du projet d'électrification de Tangaye et l'extension du bas-fond rizicole de Tougué.

« Pour une nouvelle commune rurale comme Tangaye, c'est un champ en friche ou tout est prioritaire », a-t-il affirmé.

M. Ouattara a félicité les organes de presse qui, selon lui, ont accompagné sa jeune commune rurale à travers des reportages. « La presse est l'âme des communes car elle donne de la visibilité aux actions des conseils municipaux », a-t-il ajouté.

Le budget annuel de la mairie est estimé à 16,315 millions de francs CFA.Tangaye compte une population de 30.909 habitants représentés à la mairie par 70 conseillers municipaux.

AIB - 01 mai 2008
JVO/AMK/SVY


Passoré-Média
Luc Adolphe Tiao séduit par l'équipement de la radio Femme et développement de Arbollé

Kaya, 21 avr (AIB) - Le président du conseil supérieur de la communication (CSC), Luc Adolphe Thiao a visité le 15 avril 2008, la radio femme et développement de Arbollé, une commune du Passoré située à 28 km au Sud de Yako.

« Je suis frappé par le sérieux avec lequel est géré la radio de Arbollé. Elle à un matériel de pointe, des locaux sont propres et surtout cette radio dispose d'une charte de déontologie interne. Cette chose est remarquable et nous repartons satisfait », a déclaré Luc Adolphe Tiao.

Il est allé constater de visu, les réalités quotidiennes de la radio femme et développement de Arbollé, encourager le promoteur de la radio et prodiguer quelques conseils de déontologie aux animateurs et techniciens de cette nouvelle radio.

Ouverte en novembre 2007, la radio femme et développement est une initiative de l'Association Paix et Solidarité.

Cette radio communautaire émet sur la fréquence 96.9 et couvre un rayon de 60 km à la rende. « Je suis frappé par le sérieux avec lequel est géré la radio de Arbollé. Elle à un matériel de pointe, des locaux sont propres et surtout cette radio dispose d'une charte de déontologie interne. Cette chose est remarquable. Nous repartons satisfait » a indiqué Luc Adolphe Thiao.

Le promoteur de la radio, Kévin H. Ouédraogo a saisi l'occasion, pour exposer au président du CSC les difficultés que rencontre l'organe de communication, qu'il dirige. Par manque d'électricité, la radio est obligée d'utiliser un groupe électrogène. Par ailleurs, son personnel selon M. Ouédraogo, a besoin de formation.

Le président du CSC a promis que dans les jours à venir le CSC veillera à former, ne serait-ce que le chef des programmes de la radio. Aux animateurs et techniciens au nombre de 5, Luc Adolphe Thiao leur à demandé le professionnalisme et le respect de la déontologie du métier de journaliste.

Il a conseillé par ailleurs au promoteur de la radio de développer des partenariats avec des organismes nationaux ou internationaux.

Radio femme et développement de Arbollé est accompagnée par un certain nombre de partenaires techniques comme le service allemand de développement, Africa Women Developpement du Ghana et de la télévision internationale de l'Espagne.

AIB - 21 avril 2008
BFY

Zondoma-Santé
Le comité provincial de gestion des épidémies en conclave

Gourcy, 17 avr (AIB) - Le district sanitaire de Gourcy a été déclaré en situation d'épidémie de méningite depuis la 14 e semaine. En vue de préparer la riposte et trouver des solutions énergiques pour circonscrire la contagion dont la dernière date de 2006 le comité provincial de gestion des épidémies sous la présidence du haut-commissaire de la province Abel Lompo s'est réuni le mercredi 16 avril 2008 dans la salle de conférence du Haut Commissariat à Gourcy.

Le district sanitaire de Gourcy est entré en seuil d'alerte à la 13ème semaine. Avec 28 cas le seuil épidémique a été atteint à la 15 e semaine avec un cumul au niveau du district à 115 cas de méningite cérébrospinale avec malheureusement 14 décès soit un taux de létalité de 12,17%. Au cours de la rencontre des membres du comité provincial de gestion des épidémies le médecin chef du district sanitaire de Gourcy le Dr Yaméogo Issaka a fait le point de la situation générale de l'épidémie dans les 26 formations sanitaires et du centre médical de Gourcy. Les membres du comité ont été informé du germe mis en cause qui s'avère être le méningocoque de type A (84,21%) détecté après analyse des cas. Les foyers les plus touchés seraient concentrés pour l'instant dans la commune rurale de Tougo, les villages de Rikiba, Rindimbo, Roba et concernerait la tranche d'âge des moins de 15 ans.

Le district étant dans une zone à haut risque l'équipe sanitaire du district a mené un certain nombre d'activités avant le seuil d'alerte qui se résument au pré positionnement des médicaments dans toutes les formations sanitaires pour la prise en charge immédiate et gratuite des cas détectés de méningite. A l'alerte des sorties d'investigation dans les zones à risque ont été effectuées et le bilan a été fait au président du comité provincial de gestion des épidémies. Face à la situation qui prévaut le plan de riposte a été réactualisé. Des sensibilisations auprès des populations sont en cours à la faveur de la tournée provinciale du haut-commissaire de la province afin qu'elles appliquent les mesures de prévention à leur portée à savoir l'utilisation du beurre de karité et la consultation le plus rapidement possible en cas de céphalées en attendant l'acquisition des doses (toutes les démarches ont été faites) pour la vaccination de masse qui va concerner la tranche d'âge de 0 à 30 ans.

AIB - 17 avril 2008
PN/BL/JPT


Yatenga/Société-Vie chère
L'idée d'une grève sous-régionale caresse l'esprit des syndicalistes du Nord

Ouahigouya, 12 avril (AIB) - Les syndicats de la région du Nord, ont proposé l'idée d'une grève sous-régionale pour protester contre la vie chère qui touche aussi bien le Burkina que d'autres pays voisins.

Au cours d'une conférence publique, les syndicalistes se sont dits déterminés à poursuivre la grève s'il n'y a pas de satisfaction. Ils proposent aux premiers responsables des syndicats du Burkina une grève sous régionale car expliquent-ils « nous vivons les mêmes réalités » .

D'autres ont suggéré aux leaders des syndicats, une journée sans électricité ni eau, voire le sabotage des différents examens et concours.

Ils ont accusé le gouvernement et les opérateurs économiques, d'être seuls responsables de la vie chère. Pour eux le gouvernement a créé cette situation et a abandonné les populations à ce sort. « C'est le Premier ministre Tertius Zongo qui est notre mal. Il est à la base de la flambée des prix. En voulant appliquer la loi, il a réveillé les vieux démons » a déclaré le syndicaliste Emmanuel Ouedraogo.

« Nous savons que la vie chère est mondiale mais pas pour autant que le gouvernement Burkinabé abandonne son peuple » a affirmé Nacanabo Sagado de la Confédération générale des travailleurs du Burkina (CGTB). Les syndicalistes affirment aussi que « c'est depuis que les hommes d'affaire ont commencé a financé les partis politiques qu'ils ont l'audace de fixer les prix comme bon leur semble ».

Ces affirmations n'ont pas toujours été du goût de certains participants qui avaient d'autres avis. Pour Zongo Amidou, un agent des eaux et forêts, « le Premier ministre est venu pour redresser la situation. Il faut l'encourager afin qu'il vienne à bout des corrupteurs, des corrompus et des voleurs de derniers publics ».

La tension est montée à cette conférence. « Cessons d'être un peuple mouton, le silence du peuple est la cause principale de la vie chère car tous unis les gouvernants reculeront » a martelé Fati Guiro.

Pour sa part, Nacanabo Sagado propose au gouvernement Burkinabé de baisser les prix en réduisant les taxes et impôts, d'augmenter les salaires et pensions. Il a demandé à la population « des luttes plus massives et plus incisives » créant un rapport de force favorable à la classe ouvrière et au peuple.

Le taux de participation à la grève des 8 et 9 avril dernier, pour protester contre la vie chère, est estimé à 82,50% au Nord par les syndicats.

AIB- 12 avril 2008
JVO/AMK


Yatenga-Développement local
Le PNGT II en action pour des Communes plus actives

Ouahigouya, 12 avril (AIB) - Le Programme national de gestion des terroirs phase II (PNGT II) a tenu des rencontres simultanées de formation et de sensibilisation dans les 12 communes rurales de la province du Yatenga afin de les amener à plus de visibilité, le 09 Avril 2008.

L'objectif recherché par le PNGT II du Nord est d'amener les communes à pouvoir elles-mêmes diagnostiquer les obstacles qui freinent leurs développements. Un bureau d'étude en collaboration avec des commissions ad hoc ont été mis en place pour analyser les maux de chaque commune. Les derniers produiront un document dénommé Plan communal de développement (PCD), une espèce de cartographie de chaque commune rurale.

Dans l'élaboration des PCD, il est exigé à chaque commune rurale de prendre en compte 4 aspects à savoir la communication, le genre, le VIH/SIDA, la gestion des ressources naturelles. Les rencontres ont eu pour thème « Elaboration de plan communal de développement, rôle de la commission ad hoc ».

Pour la coordinatrice régionale du PNGT II du Nord Mme Diallo née Tapsoba Sara, le plan communal de développement aidera chaque conseil municipal et les résidents de la commune à mieux comprendre les problèmes qu'ils vivent, trouver des solutions aux problèmes qui existent dans chaque commune, a montrer de façon claire ce que le conseil municipal et les citoyens doivent faire avant, pendant et après la mise en ouvre du plan, permettre au conseil municipal et de disposer d'un document pour rechercher des financements enfin de permettre un développement harmonieux des communes rurales.

La formation a concerné les élus locaux, les agents services techniques, les membres associations et groupements des 12 communes rurales de la province du Yatenga.

AIB - 12 avril 2008
JVO/AMK

Zondoma-Tourisme
L'ambassadeur du royaume de Belgique contemple les hauts fourneaux de Saye

Gourcy, 10 avr. (AIB) - L'ambassadeur de Belgique au Burkina, Daniel Mertrand, a visite le 6avril 2008 les hauts fourneaux de Saye situés dans la commune rurale de Bassi, à 15kms de Gourcy, accompagné par le Haut Commissaire Abel LOMPO et les autorités communales de Bassi

Malgré la canicule les populations du village de Saye ont chaleureusement reçu la délégation dans le site.

A travers une visite guidée, les étapes de la préparation, du fonctionnement, de l'extraction du fer jusqu'au produit fini ont été expliquées à l'illustre hôte qui cherchait à mieux comprendre cette technique ancestrale de fabrication et de transformation du fer.

Les hauts fourneaux de Saye sont dans un site comprenant un grand hangar où sont fixés les forges, une salle d'accueil, des dortoirs, une buvette, des latrin

es et de quelques fourneaux construits traditionnellement le tout entièrement clôturé par le ministère de la culture du tourisme et de la communication.

Cette infrastructure touristique qui fait la fierté des populations de Saye est un plus à l'activité touristique du reste embryonnaire au Zondoma où les touristes peuvent entre autres admirer le mausolée de Naba Yadéga, l'emplacement de l'intronisation de tout nouveau roi du Yatenga, le Palais royal à Gourcy, les hauts fourneaux de Kindibo à Tougo, les caïmans sacrés de Mako et Guelba etc.

AIB - 10 avril 2008
PN/AMK/JPT


Zondoma-Culture-Musique
1 er abum pour Abzèta Ouédraogo, après 25 ans de carrières

Gourcy, 10 avr. (AIB) - La cantatrice de la chanson traditionnelle Abzèta Ouédraogo avec sa troupe « Sougri Noma » de Gourcy vient de se doter d'un album après environ 25 ans de carrière musicale.

Abzèta Ouédraogo a émerveillé plus d'une personne avec son talent oratoire dans toutes les bourgades de la province du Zondoma puis sur le plan national à la faveur de la Semaine Nationale de la Culture en 2006 où elle a décroché le premier prix de la vedette de la chanson traditionnelle.

Depuis quelques semaines elle dispose sur le marché du disque d'une cassette de 8 titres baptisés « Nong-Taaba ». cet album rythmé par des variétés du terroir traite de thèmes divers tels la scolarisation des enfants, l'amour de la famille, le VIH/Sida, la culture etc.

L'artiste et à sa troupe Sougri-Nooma se sont classés 4è à la Semaine nationale de la culture 2008 et ont obtenu un prix spécial du Minbistère de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation.

AIB - 10 avril 2008
PN/AMK/JPT


Zondoma
Le Haut Commissaire en tournée dans 5 communes de sa localité

Gourcy, 10 avr. (AIB) - Le Haut Commissaire de la province Abel LOMPO a entamé le mardi 08 Avril 2008 une tournée de prise de contact avec les populations qui le conduira dans les 05 communes de sa localité.

Le périple permettra d'échanger avec les personnes ressources et les populations des communes de Gourcy, Bassi, Lèba, Tougo, et Boussou, d'identifier les principaux problèmes auxquels leq populations sont confrontées et recueillir des suggestions et propositions de solutions.

Il sera aussi question d'évoquer les formes d'appui aux maires dans la gestion administrative et l'encadrement de leurs communes, de constater les conditions de travail des préfets et des agents de l'Etat.

Les autorités mettront à profit le parcours pour faire l'état des lieux de tous les partenaires au développement intervenant dans la province et surtout sensibiliser les populations sur les actions de développement en cours d'exécution.

A Boussou, commune rurale de 23551 habitants située à 31kms du chef lieu de la province le Haut Commissaire et sa délégation ont pu visiter des logements pour enseignants et un forage réalisé par le Fonds Italie-CILSS pour la réduction de la pauvreté dans le Sahel.

Au cours d'un meeting, le Haut Commissaire a demandé aux populations d'accorder de à la santé, à l'environnement, à l'agriculture, à l'élevage mais aussi à l'éducation

AIB - 10 avril 2008
PN/AMK/JPT

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