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29 Juillet 2010
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Développement local
Les acteurs s’outillent  sur les transferts de compétences

Ouahigouya, (AIB)-Le Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Séguénéga a abrité le 03 juin 2010 un atelier de formation sur le thème « fonctionnement de formations sanitaire de base de l’Etat après le transfert des compétences ».Cet atelier a regroupé maires, préfets et responsables de formations sanitaires du district sanitaire de Séguénéga.

Organisé par le district sanitaire de Séguénéga avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, cet atelier a réuni une trentaine de participants composés d’élus locaux, de préfets et d’infirmiers chefs de poste. Il avait pour objectif d’informer et de sensibiliser les acteurs sur le fonctionnement des formations sanitaires après la mise en œuvre du transfert de compétence dans le domaine de la santé.

Au cours de l’atelier modéré par haut commissaire de la province du Yatenga, Jean Baptiste Ouédraogo les participants ont bénéficié de trois communications. Le premier communicateur M. Ounanlini Thiombiano, administrateur des hopitaux et des services de santé a soutenu son mémoire en juin dernier sur le thème « Communalisation intégrale et viabilité des formations sanitaires de base ».Son entretien a porté sur le transfert des compétences et des ressources  et viabilité des formations sanitaires de base au Burkina-Faso. Il a essentiellement été question des opportunités et des inquiétudes du transfert et des suggestions pour une meilleure gestion des formations sanitaires de base. En effet dans l’intervention de monsieur Thiombiano, il est ressorti que le transfert des compétences offre des opportunités telles que la connaissance de l’organisation  et le fonctionnement du système de santé par les élus locaux. Il permettra également une amélioration du fonctionnement de ces formations sanitaires par la réduction des comportements malsains tels que les absences, les vols et les rackets. De même le transfert de compétence permet une autonomisation de gestion du comité de gestion de formations sanitaires. Le  communicateur a relevé  les inquiétudes liées au transfert. En effet le transfert mener à la politisation des comités de gestions due à l’introduction des conseillers municipaux dans les COGES, la rupture du lien hiérarchique entre l’équipe cadre du district et les agents de santé.

Il a également fait cas de l’absence de collaboration entre agents de santé et autorités communales et de l’inexistence de service technique au niveau de la commune pour les questions sanitaires. Pour pallier à toutes ces inquiétudes, M. Thiombiano  a proposé  que les chefs coutumiers et les conseillers municipaux restent hors des comités de gestion « il faut créer des rencontres périodiques entre le maire et les infirmiers chefs de poste de la commune » a-t-il ajouté. A sa suite, le chef du service de lutte contre la maladie (SLM) le Docteur Adama Ouédraogo a donné une communication sur les rôles des acteurs et procédures dans l’exercice des compétences et dans la gestion des ressources transférées de l’état aux communes dans le domaine de la santé. Cette communication a porté en substance sur les principes du transfert et du rôle des acteurs. Docteur Ouédraogo a en effet fait savoir aux participants que les acteurs du transfert sont les maires, les conseillers municipaux, les membres des comités villageois de développement (CVD) et  le personnel de santé. « Chacun a un rôle capital à jouer à son niveau pour la réussite du transfert des compétences » a-t-il signifié à l’assistance.La 3e communication a été celle du secrétaire général de la province du Yatenga M. Abdoulaye Ouédraogo. Il a situé le transfert des compétences  dans son cadre légal  avant donner  les conditions et les modalités du transfert.

Il est ressorti de sa communication que les maires auront  pouvoir de sanction et de récompense sur le personnel qui leur a été transféré. Dans la phase des échanges, les inquiétudes des participants ont essentiellement porté sur le rapport entre les élus locaux et les agents de santé ainsi que  la date effective d’application du transfert. Le communicateur a laissé entendre que le rapport est hiérarchique entre le maire et les agents. De même Dr Ouédraogo a signifié  que le transfert de compétences se fera de façon  progressive. Cependant le transfert ne concerne pas forcement tous les secteurs du domaine. « Certains secteurs resteront l’apanage de l’état » a précisé le secrétaire général. 
J.V.O., B. S. (Collabarateur)

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