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Hauts Bassins-Tuy-Société-Drame
Deux morts dans un éboulement à la mine d'or de Dossi

Houndé, 19 mars (AIB) - Un éboulement s'est produit mercredi 18 mars 2009 aux environs de 18 heures sur le site d'or de Dossi, localité située à 19 kilomètres au sud de Houndé, dans la commune rurale de Goni, faisant deux morts.

C'est un site à exploitation artisanale où opèrent des centaines d'orpailleurs à la recherche du métal précieux. Cet éboulement a occasionné la mort de deux orpailleurs, un blessé grave et un autre léger.

Selon des témoignages concordant, l'éboulement s'est produit dans un puits abandonné momentanément par son (ou ses) propriétaire (s) et les quatre orpailleurs concernés qui s'y seraient introduits frauduleusement ont été surpris par l'accident.

L'un a réussi à s'extraire du trou et a donné l'alerte, ce qui a permis aux autres orpailleurs de ramener le blessé à la surface. Les corps des deux victimes ont également été repêchés et des dispositions sont entrain d'être prises par les orpailleurs pour leur enterrement sur place.

Selon certaines sources émanant du site d'orpaillage, trois des quatre chercheurs d'or concernés seraient arrivés le soir même de l'accident aux environs de 16 heures d'un autre site d'or situé dans le Houet. Les victimes sont âgées respectivement de 24 et 25 ans.

MB/AIB


Hauts Bassins-Houet-Société
Une journée pour rendre propre la mairie de Konsa

Bobo-Dioulasso, 17 mars (AIB) - L'association « Faso Dèmè » a organisé une journée de salubrité dans les locaux de la mairie de Konsa, l'un des arrondissements de Bobo-Dioulasso, le dimanche 15 mars 2009. Au cours de l'opération, les membres de ladite structure ont rendu propre le cadre de travail du personnel de cette mairie en le débarrassant de toutes ses ordures.

A entendre le secrétaire général de l'association « Faso Dèmè » , Adama Barro, « cette journée de salubrité s'inscrit dans le cadre des activités de développement que nous menons. Elle témoigne de l'importance que nous accordons à l'assainissement de l'environnement » . C'est pourquoi les membres de « Faso Dèmè » , fidèles à leur philosophie, n'ont ménagé aucun effort pour faire de la mairie de Konsa un cadre de vie sain.

A l'aide de râteaux et de balais, ceux-ci ont enlevé les ordures de toute nature qui encombraient ce lieu. A telle enseigne que les occupants de la mairie de Konsa ont exprimé leur joie de voir ce cadre de travail transformé en « un lieu propre » . Le représentant du maire, à savoir le président de la commission Finances et Economie du conseil d'arrondissement de Konsa, Bolé Batiéné, a exprimé sa gratitude aux membres de l'association. « Votre initiative est un acte citoyen. Elle participe à l'écocitoyenneté et atteste de l'importance que vous accordez au service public » , a-t-il déclaré à l'endroit des organisateurs de la journée de salubrité.

Créée en 2003, l'association « Faso Dèmè » (« Aider le Burkina Faso » en langue dioula) compte plus de 200 membres, notamment des ressortissants de Lanfiéra, localité située dans la province du Kénédougou. « Faso Dèmè » se veut un cadre de concertation et d'échanges d'idées entre jeunes. C'est une structure qui ouvre à la sauvegarde de l'environnement par l'organisation d'activités de développement : reboisements, journées de salubrité.

KPK/


Hauts Bassins-Houet-Sport
La 2e édition du Tournoi maracana de « Dunia culture » lancée

Bobo-Dioulasso, 17 mars (AIB) - La 2e édition du tournoi de football Maracana de l'association « Dunia culture » de Bobo-Dioulasso a été lancée le samedi 14 mars 2009. Les compétitions vont mettre aux prises une vingtaine d'équipes jusqu'en début mai.

« Nous avons initié ce tournoi dans le but de regrouper les jeunes de Kuinima, secteur 6 de la ville de Bobo-Dioulasso, autour du football », a expliqué le président de l'association « Dunia culture », Mamadou Sanou, au lancement de la compétition.

Organisé cette année en collaboration avec l'association de jeunes filles « La paix », le tournoi va regrouper 20 équipes issues de quatre quartiers de Bobo-Dioulasso. Il s'agit de Kuinima, Sarfalao, Bolomakoté et Ouezzinville. Du 14 mars au 9 mai 2009, les équipes en lice vont s'affronter à travers les différentes manches éliminatoires sur un terrain du quartier Kuinima.

Et au terme de la compétition, ce sont les trois meilleures équipes au classement qui seront récompensées. Le vainqueur du tournoi se verra décerner un trophée plus une somme d'argent tandis que les 2 e et 3 e équipes au classement se contenteront de somme d'argent et de gadgets.

Le lancement du tournoi a été marqué par un match de gala et un match d'ouverture. La rencontre d'ouverture a mis aux prises l'équipe « Abeille de Dafra » à celle de « Walaka Sport » . A l'issue de ce match inaugural, qui a donné à voir de belles actions, c'est « Abeille de Dafra » qui a triomphé de son adversaire sur le score de 1 but contre 0.

Initiatrice du tournoi, l'association « Dunia culture » a été portée sur les fonts baptismaux il y a plus de 10 ans. Elle a, entre autres objectifs, de promouvoir la culture burkinabè, de lutter contre le chômage et d'aider l'enfance en difficulté.

KPK/


Hauts Bassins-Houet-Société
Un ravisseur d'enfants aux mains de la police

Bobo-Dioulasso, 17 mars (AIB) - Un individu a tenté d'enlever un garçonnet âgé d'environ 3 ans, dans la matinée du 17 mars 2009 à Bobo-Dioulasso. L'enfant a été sauvé de justesse grâce à la vigilance d'un taximan ayant remarqué le comportement suspect de l'individu.

Selon le témoignage du taximan Ali Cissé, c'est à l'abattoir frigorifique de Bobo-Dioulasso au secteur 12 (Niénéta) qu'il a embarqué cet individu accompagné d'un garçonnet. L'homme, selon le chauffeur, a demandé qu'on le dépose au quartier Farakan (secteur 2) de Bobo-Dioulasso.

Mais arrivé dans ce quartier, l'individu ne manifestait aucune envie de descendre et murmurait plutôt à l'oreille du petit dont il dit être l'enfant de sa grande sour. C'est finalement aux feux tricolores à la hauteur de la CICA , sur l'avenue du gouverneur Binger, que l'homme a demandé à descendre pour se rendre au grand marché de Bobo-Dioulasso, situé à proximité. Selon le taximan, l'individu est « descendu a porté l'enfant sur les épaules et a commencé à courir » .

C'est ainsi qu'il a crié « au voleur ! » L'individu sera donc appréhendé par les passants et conduit au commissariat central de police de Bobo-Dioulasso. Interrogé par la police, il est resté muet et refuse tout propos. Pire, il ne porte aucun document d'identification. Une dame qui était dans le même taxi que l'individu et qui a signalé le comportement suspect de l'individu, a témoigné : « Il ne parle pas du tout et avait tendance à se cacher le visage » , a-t-elle précisé. L'enfant qui venait d'échapper à l'enlèvement dit se prénommer « Baba » , sa grande sour s'appellerait Sali et sa mère N'na.

Selon le petit « Baba » , il se rendait le matin chez la petite fille de la vendeuse de bouillie de son quartier, lorsqu'il a été accosté par l'individu. Il était habillé d'une chemise bariolée, un pantalon coupé dans un tissu pagne et porte une cicatrice sur la joue droite. De l'avis du directeur régional de la police national des Hauts-Bassins, Oudou André Ouédraogo, « c'est le premier cas concret de tentative d'enlèvement d'enfants à Bobo-Dioulasso » , car auparavant selon lui, il était seulement question d'informations,  de rumeurs à travers la ville, faisant état de tentative d'enlèvement d'enfant.

Le directeur régional invite donc les parents à être vigilants surtout autour des garderies, des écoles, car ce sont les enfants en bas âge qui sont les plus concernés. L'enquête a été confiée au Service régional de la police judiciaire (SRPJ). « C'est la psychose », selon le chef de SRPJ de Bobo-Dioulasso, le commissaire Elvis Compaoré. Il précise qu'une dame avait signalé l'enlèvement de son enfant et l'enquête a révélé que le petit était tout simplement allé voir son père. M. Compaoré a donné des précisions au sujet de l'individu interpellé vendredi dernier pour l'enlèvement supposé de 3 fillettes de l'école Accart-ville Sud.

Selon lui, le suspect a dit plutôt être entré dans les égouts traversant l'ancienne cité des cheminots, pour fumer de la drogue. Le deuxième suspect dans cette même affaire a confirmé les dires du premier et le troisième qui est à la gendarmerie, a dit la même chose.

MT/


Hauts Bassins-Houet-Société
Tombola spéciale rentrée scolaire 2008-2009 : La SOBCA fait des heureux à Bobo-Dioulasso

Bobo-Dioulasso, 16 mars (AIB) - Le directeur général de la Société burkinabé de crédit automobile (SOBCA), Mamadi Napon, a remis, le 5 mars dernier à Sya, des lots à 8 gagnants bobolais de la « tombola spéciale rentrée scolaire 2008-2009 ». Pour la deuxième édition de cette tombola, ces clients lauréats de la SOBCA ont reçu des lots dont le plus gros, une moto, est allé à Kouol Kam.

Au total, 6 kits scolaires, un vélo et une mobylette ont été remis aux 8 lauréats bobolais à l'issue du tirage du 12 décembre 2008 de la tombola organisée par la SOBCA. Avant de remettre les différents prix aux gagnants, le directeur général de la SOBCA , Mamadi Napon a expliqué l'esprit qui a guidé la remise des prix dans les bureaux régionaux de la société à travers le pays.

Selon lui, l'établissement veut mieux faire connaître un de ses produits financiers mis à la disposition de ses clients, c'est-à-dire, le « prêt équipement scolaire » . Ce produit, de l'avis du premier responsable de la structure, traduit une volonté de participer à l'éducation des enfants, convaincu qu'ils sont «  le plus grand investissement que l'on puisse offrir aux enfants, c'est la formation » . L'organisation de cette tombola a donc pour objectif d'attirer davantage l'attention de sa clientèle sur ce produit.

Le directeur général a remis la moto au gagnant du gros lot, Kouolo Kam, en encourageant tous ceux qui ont choisi la SOBCA qui, selon lui, « sauve bien des cas » . La bicyclette est allée à Paton Gnissi. Les gagnants ont tout naturellement remercié la société tout en assurant le directeur général de leur fidélité.

La SOBCA est un établissement financier, opérationnel depuis 1971 et spécialisé au départ dans le crédit automobile, les « deux roues » et équipements électroménagers. La nouvelle stratégie de l'établissement s'articule autour de la promotion de l'investissement interne des Petites et moyennes entreprises (PME). Elle offre également des facilités aux salariés des secteurs public et privé porteurs de projets.

MT/SVY


Hauts Bassins-Houet-Cinéma-Fespaco
Les Bobolais découvrent le MICA

Bobo-Dioulasso, 16 mars (AIB) - En marge du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) à Bobo-Dioulasso, les amoureux du 7è art ont pu faire connaissance avec le Marché international de la télévision et du cinéma africain (MICA). La cérémonie officielle d'ouverture du marché est intervenue vendredi 13 mars 2009 au Centre culturelle français (CCF) Henri Matisse de Bobo-Dioulasso.

La présidente du MICA, Suzanne Kourouma a, lors de cette cérémonie, expliqué que : « Le MICA dans la capitale économique et culturelle de notre pays s'inscrit dans la logique de sa mission qui est de promouvoir et de vendre le film africain au-delà de la capitale du cinéma africain ». Elle a ajouté qu'en 26 ans d'existence, de nombreuses sociétés de productions africaines et de la diaspora ont trouvé à travers cet espace un créneau porteur et de rentabilisation du cinéma africain.

A Bobo-Dioulasso, les organisateurs ont aménagé des stands de visionnage pour le public. Ainsi les Bobolais avaient, pendant 4 jours le choix entre 200 films. En plus des visionnages, ils ont pu mieux faire connaissance avec l'industrie du film à travers des échanges avec les animateurs du MICA.

Les prestations du MICA sont, entre autres, l'organisation de rencontres entre professionnels du cinéma, organisation de projection à la carte sur grand écran, l'élaboration de catalogues qui donnent toutes les information sur les films et leurs auteurs et la location de stands promotionnels aux sociétés de production et de fabrication de matériel audiovisuel.

CH/SVY


Hauts Bassins-Kénédougou
Finale du tournoi inter- scolaires de la commune de Orodara

Orodara (AIB) - Débutée le 5 février 2009, la 5 e édition du tournoi inter - scolaires de Orodara a connu son épilogue le 17 mars dernier avec la finale âprement disputée entre le lycée provincial Diongolo Traoré et le Lycée communal. L'évènement était placé sous le parrainage de M. Dieudonné Manirakiza, directeur général de Dafani SA .

A l'affiche les meilleures équipes en football des deux grands établissements à savoir le lycée provincial Diongolo Traoré et le lycée communal de Orodara. Pour la circonstance le public a effectué massivement le déplacement du terrain du Lycée Diongolo pour assister à une finale médite malgré les menaces de Dame nature.

Parmi les invités, l'on notait au premier rang, le parrain en personne M. Dieudonné Manirakiza directeur général de Dafani SA qui avait à des côtés son collègue de la maison de l'enfance André Dupont de Orodara et les responsables des différents établissements scolaires.A l'entame du match, les deux équipes dans un jeu moyen se sont dominées jusqu'à la fin de la première partie sans aucune réalisation de but dans les deux camps. A la reprise, les joueurs du Lycée Diongolo Traoré prennent le taureau par les cornes et renversent la situation.

Ainsi à la 35emn de la deuxième partie, Abou Barro, capitaine de l'équipe du Lycée Diongolo ouvre donc le score par un tri bien cadré. Toute chose qui a permis la qualification de son équipe. Score final 1 # 0 en faveur du lycée Diongolo. C'est la liesse dans le camp du Lycée Diongolo, heureux de recevoir le trophée de cette cinquième édition du tournoi inter - scolaires de la commune de Orodara. Victorieuse, cette équipe a remporté le trophée, une enveloppe de 20 000F et un jeu de maillots. Le lycée municipal a reçu une enveloppe de 15 000F et un jeu de maillots.

L'école démocratique populaire (EDP) et le collège notre dame d'Afrique (CNDAO) classés 3 e et 4 e ont reçu respectivement 10 000F et 7000 plus un jeu de maillots. L'équipe de l'université populaire Africaine (UPA) classée 5 e a reçu 5000F. Des prix spéciaux ont été distribués au meilleur buteur et à l'équipe fair-play. Le parrain, Dieudonné Manirakiza directeur général de Dafani SA s'est réjoui de la forte mobilisation du public autour de ce tournoi.

Selon lui, dans la vie de tout homme, il y a des moments décisifs. Quand on est jeune, il faut donc se construire. Ainsi a-t-il ajouté  Dafani, la société qu'il dirige, essaie de participer à l'édification de cette jeunesse car une nation qui rate sa jeunesse rate son avenir. C'est donc dans cette optique qu'il a apportée sa petite contribution.

AK/


Hauts Bassins-Houet-Société
Le «Collectif Djiguiya» organise une «opération cartes d'identité» pour ses membres

Bobo-Dioulasso, 19 mars (AIB) - Le « Collectif Djiguiya » , un regroupement des femmes de Bobo-Dioulasso a organisé, le 16 mars 2009, une opération d'établissement de la nouvelle Carte nationale d'identité burkinabè (CNIB). Ce sont les membres du collectif qui ont été les principaux bénéficiaires de l'opération.

Plus de 700 membres du « Collectif Djiguiya » ont profité de l'opération initiée par l'association pour se faire établir la nouvelle carte nationale d'identité. Elle a eu lieu au siège du collectif sis à Belle-Ville, un quartier du secteur 21 où une équipe de l'Office nationale d'identification (ONI) s'est rendue à cet effet. La séance a duré toute la journée à cause de l'engouement suscité par l'opération. Des femmes sont même venues d'une vingtaine de villages aux alentours de Bobo-Dioulasso pour la circonstance.

Selon Fatoumata Traoré/Sokouré, présidente du « Collectif Djiguiya » , l'opération a été initiée suite à une journée d'information sur la nouvelle carte d'identité organisée par le gouvernorat des Hauts-Bassins. Afin d'aider ses membres à s'en procurer, Fatoumata Traoré a sollicité le soutien de Karim Barro, maire de l'arrondissement de Konsa, qui a permis à l'équipe de l'ONI de se déplacer au siège du collectif pour recueillir les informations nécessaires à la confection des CNIB.

Les membres du collectif ont déboursé chacune 2 500 F CFA, somme représentant les frais afférents à l'établissement de la carte d'identité. Les femmes, qui éprouvaient des difficultés pour se faire établir la CNIB ont témoigné leur gratitude à la présidente du « Collectif Djiguiya » et au maire Karim Barro, pour avoir organisé cette opération à leur profit.

AD/


Hauts Bassins-Houet-Société
Le ravisseur d'enfants, un malade mental ?

Bobo-Dioulasso, 19 mars (AIB) - 48 heures après la tentative d'enlèvement d'un garçonnet à Bobo-Dioulasso le 17 mars 2009, on en sait un peu plus sur l'identité du suspect et sur l'enfant.

Le présumé ravisseur de l'enfant s'appelle Harouna Sawadogo et était un habitué de la cour où il a tenté d'enlever le petit. Selon le chef de service régional de la police judiciaire (SRPJ) de Bobo-Dioulasso, le commissaire Elvis Compaoré, l'oncle et la tante du sieur Sawadogo habitaient dans cette cour qu'il fréquentait et c'est ainsi que les enfants se sont habitués à lui. A en croire le commissaire Compaoré, « l'enlèvement d'enfant est établi du point de vue de la loi, mais le suspect, au regard des premiers éléments de l'enquête, ne jouit pas de toutes ses facultés mentales».

Aux dires de M. Compoaré, les propos du suspect étaient « incohérents, ponctués de grimaces, il riait beaucoup ». Par exemple, le sieur Sawadogo était convaincu que la police l'a pris, non pas pour enlèvement d'enfant, mais parce qu'il n'aurait pas payé ses frais de taxi qui s'élevaient à 400 F CFA. Du reste, l'oncle et le grand frère de l'accusé ont confirmé qu'il était malade depuis 4 ans et qu'il est sous traitement en psychiatrie.

Les enquêteurs avaient cru au départ aux agissements de véritables « enleveurs d'enfants » qui ont voulu utiliser un malade mental. Mais il s'agirait plutôt, de l'avis du commissaire Compaoré, « d'un acte isolé qui coïncide malheureusement avec les rumeurs persistantes d'enlèvements d'enfants dans la ville de Bobo-Dioulasso » .

A propos des rumeurs, la police s'inquiète des possibles dérives, car des personnes innocentes pourraient été tuées au moindre incident avec un enfant dans les rues. Jusque-là, les forces de l'ordre sont arrivées à temps pour arracher des suspects à la vindicte populaire. La police insiste par ailleurs sur le fait qu'aucune rumeur sur « la mercédès noire », « les corps sans tête retrouvés, » et d'enfants disparus, ne s'est encore avérée.

Elle appelle donc la population au calme, tout en restant vigilant, car les rumeurs peuvent profiter aux délinquants qui pourraient se livrer à de vrais actes d'enlèvement.

Quant au petit Baba, qui se nomme en réalité Amidou Ouédraogo, il a retrouvé ses parents, sain et sauf.

MT/


Hauts Bassins-Houet-Société-Echos de Sya
* Les huileries clandestines refont surface

Malgré leur interdiction sur le territoire national par les autorités, les huileries clandestines refont surface à Bobo-Dioulasso. La présence de ces unités non certifiées de fabrication d'huile comestible est remarquable dans certains quartiers de la ville de Sya. C'est le cas à Niénéta (secteur 12) où une unité du genre est installée à proximité du domicile du maire de Bobo-Dioulasso, Salia Sanou. Cette huilerie clandestine est implantée dans une cour au beau milieu de laquelle sont entreposés des sacs remplis de graines de coton, la matière première de fabrication de l'huile. Si cette industrie « underground » fait l'affaire de ces promoteurs, ce n'est pas le cas chez les habitants des cours voisines qui ont commencé à se plaindre d'odeurs « invivables » . L'un des riverains, a-t-on appris, aurait déjà même déposé une plainte à la police municipale afin de ne plus être exposé à de telles odeurs.

* Les stations services contrôlées

Une mission de l'inspection générale des affaires économiques (IGAE) a séjourné à Bobo-Dioulasso du 6 au 13 mars 2003. Cette sortie s'inscrivait dans le cadre du contrôle de routine de la qualité des hydrocarbures dans les stations services de la cité de Sya. Selon l'un des membres de la mission, ce contrôle a permis de constater que « la qualité de l'essence vendue dans les stations services de Bobo-Dioulasso est conforme aux spécifications de la Société nationale burkinabé des hydrocarbures (SONABHY) » . Cependant, regrette-t-il, « le débit de l'essence servi dans certaines stations n'est pas normal ». « Pour ce faire, nous avons invité les responsables concernés à se mettre en règle », a-t-il conclu.

* Le Rotaract club de Bobo, au service des personnes démunies

Le Rotaract club de Bobo-Dioulasso a organisé, le 7 mars dernier, un gala qui a permis à ce club service composé de jeunes, de collecter des dons en nature et en espèces. Ils seront remis aux enfants et femmes démunies de la ville. Le Rotaract club de Bobo dont le président est Ahmed Nébié n'est pas à son premier geste. Il a déjà organisé d'autres séances de collecte au profit des structures d'aide aux enfants défavorisés de la ville de Bobo-Dioulasso.

* « Fitini Show »  : L'édition 2009 s'étendra aux 13 régions du Burkina

L'association « Déni Dêmê », promotrice de « Fitini Show », vient de rendre public le bilan de la 9 ème édition tenue du 20 juillet au 2 octobre 2008 dans les villes de Banfora, Bobo-Dioulasso, Dédougou, Fada N'Gourma, Gaoua, Koudougou, Ouagadougou et Ouahigouya. Selon le comité d'organisation présidé par Moussa Dembélé, « Après une 9 ème édition très réussie, l'objectif de la 10 ème édition sera la conquête des 13 régions du Burkina » . Les organisateurs assurent que de nouvelles rubriques seront initiées. Il s'agit de l'imitation d'un personnage historique, l'introduction d'un fait coutumier ou d'un fait historique burkinabé, un ballet traditionnel d'une région du Burkina, du génie en herbe. C'est donc pourquoi, ils sollicitent davantage le soutien des sponsors, de l'UNICEF et des autorités locales et nationales qui appuient déjà cette manifestation. « Fitin Show » est un cadre d'expression et de distraction des enfants qui a enregistré plus de 25 000 entrées en 2008 avec un plateau artistique « très riche et varié » .

* FESPACO à Bobo : La désillusion des vendeurs de tee-shirt

Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) à Bobo-Dioulasso n'a pas fait que des heureux. De jeunes commerçants venus de Ouagadougou pour écouler des tee-shirt à la mini foire qui, selon eux devaient accompagner les autres activités, ont vite déchanté. Quelle n'a été leur surprise d'apprendre à leur arrivée, le mercredi 11 mars, à la veille de l'ouverture officielle des festivités, qu'il n'a jamais été question de foire à Bobo. Finalement, ils se sont contentés de dresser leur étal à l'entrée du ciné Sanyon où la clientèle à leur niveau se comptait au bout des doigts, malgré l'affluence des cinéphiles. Ils ont donc décidé de brader leurs marchandises à moitié prix. Mais là aussi, les clients ne se bousculent pas. Jusqu'à hier soir, on pouvait les apercevoir en chaudes tractations avec les rares clients qui s'y aventuraient.


Hauts Bassins-Kénédougou-Lutte contre les mutilations génitales féminines
Session de formation sur les mutilations génitales féminines

Orodara (AIB) - il s'est tenue du 27 au 29 mars 2009 à la maison de la femme de Orodara une session de formation sur les mutilations génitales féminines (MGF) et le protocole de Maputo.

Initiée par l'ONG voix des femmes, cette session de formation a connu la participation de 20 participantes des départements de Koloko, Kourinion et de Orodara. Les objectifs recherchés à travers cette formation sont entre autre : faire un rappel sur les mutilations génitales féminines et les dispositifs juridiques en matière de lutte contre les MGF et particulièrement sur le protocole de Maputo et amener les participantes à s'approprier la technique de porte à porte et enfin les amener à élaborer un plan d'action opérationnel.

Durant 72 heures, les participantes ont travaillé en ateliers et en plénières en se penchant sur la définition des MGF et la classification des types d'excision, les recherches des fondements, les conséquences et sur le protocole de Maputo. La notion de la stratégie de porte à porte a été aussi l'objet d'un développement.

A l'occasion, les participantes ont aussi procédé à l'élaboration de leur programme d'activités. Très satisfaite de la qualité des débats et de la participation active des femmes à cette formation, la coordinatrice provinciale des femmes du Kénédougou Mariam N. Traoré a exprimé ses sentiments de reconnaissance à « voix des femmes » dont le soutien matériel, moral et financier a permis la tenue de la présente session. Elle a donc exhorté les participantes à être attentives et à adhérer à la lutte contre les mutilations génitales.

Appolinaire KAM


Hauts Bassins-Tuy-Société-Drame
Deux morts dans un éboulement à la mine d'or de Dossi

Houndé, 19 mars (AIB) - Un éboulement s'est produit mercredi 18 mars 2009 aux environs de 18 heures sur le site d'or de Dossi, localité située à 19 kilomètres au sud de Houndé, dans la commune rurale de Goni, faisant deux morts.

C'est un site à exploitation artisanale où opèrent des centaines d'orpailleurs à la recherche du métal précieux. Cet éboulement a occasionné la mort de deux orpailleurs, un blessé grave et un autre léger.

Selon des témoignages concordant, l'éboulement s'est produit dans un puits abandonné momentanément par son (ou ses) propriétaire (s) et les quatre orpailleurs concernés qui s'y seraient introduits frauduleusement ont été surpris par l'accident.

L'un a réussi à s'extraire du trou et a donné l'alerte, ce qui a permis aux autres orpailleurs de ramener le blessé à la surface. Les corps des deux victimes ont également été repêchés et des dispositions sont entrain d'être prises par les orpailleurs pour leur enterrement sur place.

Selon certaines sources émanant du site d'orpaillage, trois des quatre chercheurs d'or concernés seraient arrivés le soir même de l'accident aux environs de 16 heures d'un autre site d'or situé dans le Houet. Les victimes sont âgées respectivement de 24 et 25 ans.

MB/AIB


Hauts Bassins-Houet-Culture-Musique
Le FESPACO pose le débat sur la piraterie des ouvres audiovisuelles à Bobo

Bobo-Dioulasso, 16 mars (AIB) - Dans le cadre du « FESPACO à Bobo », le Bureau burkinabé du droit d'auteur (BBDA) a organisé le 13 mars 2009 à Bobo-Dioulasso un panel qui a porté sur « La piraterie des ouvres audiovisuelles » . Ce panel a montré, grâce à des spécialistes et acteurs du domaine, les réalités et les conséquences de cette piraterie.

Ce panel qui a réuni, outre les autorités, les artistes et hommes de médias de la ville de Sya, a mis en relief la problématique la survie de la production audio visuelle. Le modérateur du panel, Balamine Ouattara, directeur général du Bureau burkinabé du droit d'auteur (BBDA) a en effet soutenu que : « la piraterie est une préoccupation majeure car non seulement elle tue la culture, mais aussi sape l'économie nationale » .

Un plan triennal serait actuellement en exécution pour juguler le phénomène et donner un nouvel espoir aux créateurs artistiques. Mais à écouter les uns et les autres, il est illusoire de croire que c'est un plan triennal qui pourrait l'endiguer. Outre les « aspects juridiques de la piraterie des ouvres audiovisuelles  » présentés par Léonard Sanou, juriste au BBDA, le panel a également débattu des différentes formes de piraterie à travers l'exposé du réalisateur Pierre Roumba. La question des moyens et stratégies à mettre en ouvre a été abordée par le DG du BBDA.

A ce sujet, il faut souligner que le plan triennal en exécution depuis 2008 marque une nouvelle approche de la lutte. En dehors des actions de sensibilisation qui vont se renforcer, un accent particulier va être mis sur le contrôle à travers la création des brigades de lutte contre la piraterie dans les 13 régions du Burkina. 8 brigades sont prévues pour être opérationnelles au cours de cette année 2009. Toutes ces initiatives, selon le DG du BBDA visent à permettre aux artistes de vivre de leur art et à la nation de profiter des fruits de la création artistique.

FO/SVY


Hauts Bassins-Houet-Cinéma
Les Bobolais apprécient le retour du FESPACO à Sya

Bobo-Dioulasso, 16 mars (AIB) - Après 8 ans d'absence, le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) a décidé de renouer avec la décentralisation dans la ville de Sya à travers le « FESPACO à Bobo » . Après 4 jours de fête du cinéma africain où ils ont pu voir de nombreux films au ciné Sanyon, au centre culturel français (CCF) Henri Matisse et dans les quartiers du 12 au 15 mars 2009, les Bobolais donnent leur avis sur ce grand retour.

Yacouba Bâ, agent SOFITEX : J'apprécie beaucoup le retour du FESPACO à Bobo-Dioulasso après une si longue absence. Ce retour a permis à la population bobolaise de voir les films primés à Ouagadougou et bien d'autres films africains et cela nous procure un sentiment d'implication au festival. Ce que je déplore, c'est le temps imparti au FESPACO à Bobo à savoir 4 jours. Je souhaiterais que pour les prochaines éditions, nous puissions au moins bénéficier d'une semaine pour visionner les films.

Souleymane Sangaré, journaliste RTB/Ouest : Le retour du FESPACO à Bobo-Dioulasso est une initiative louable d'autant plus que tout le monde reconnaît que Sya est la capitale culturelle du pays. J'apprécie également la décentralisation annoncée par le délégué général lors de la cérémonie d'ouverture. Pour ce qui est de l'organisation, nous souhaitons que pour les prochaines éditions d'autres partenaires s'ajoutent à la région Rhône-Alpes (qui a permis la tenue de la présente édition) pour un meilleur déroulement du festival. Je souhaite que ces partenaires et les autorités nationales pensent sérieusement à la réouverture des salles de cinéma, car il est inadmissible que dans le pays abritant le siège du FESPACO, les salles de cinéma soient transformées en magasins de commerce.

Mamadou Konaté : Nous sommes heureux de revoir le FESPACO à Bobo-Dioulasso parce qu'il indéniable que Sya reste la capitale de la culture burkinabè. J'étais à la cérémonie d'ouverture et j'ai pu constater l'engouement des populations pour la chose. Ce qui m'a le plus marqué, c'est de savoir que les Bobolais pourront suivre la prochaine édition en temps réel. Seulement, une inquiétude demeure, à savoir la transformation de nos salles de cinéma en boutiques et autres magasins de stockage de marchandises. Nous souhaitons que les plus hautes autorités y réfléchissent. Je souhaite aussi que les prix d'entrée soient revus à la baisse pour permettre aux cinéphiles de visionner le maximum de films. J'ai vu quelques films comme « Téza », l'Etalon d'or et il faut reconnaître que ce sont des films de bonne facture.

Aminata Ouédraogo : Depuis quelques années, nous regardions le FESPACO de loin. Alors, vous comprendrez que nous sommes très heureux de ce retour à Bobo-Dioulasso. La tenue du festival dans notre cité participe d'une part à son développement socio-économique et culturel et permet d'autre part aux populations de bien connaître le cinéma africain. Mon souhait est qu'un jour, toutes les villes du Burkina Faso puissent avoir leur FESPACO.

Salimata Fané, étudiante en analyse bio-médicale : C'est une très bonne idée que le FESPACO revienne à Bobo-Dioulasso car depuis un certain temps, les Bobolais se contentaient d'extraits présentés à la télévision. Donc si nous avons cette fois la possibilité de voir tous les films qu'on veut, nous ne pouvons que saluer les initiateurs. Je loue le fait de faire participer le grand public au festival à travers les projections en plein air dans les quartiers. Je souhaiterais seulement que l'on revoie les prix d'entrée à la baisse.

Samiratou Banworo, commerçante : Moi j'ai pu acheter beaucoup de souvenirs du FESPACO tels les tee-shirts et des pagnes. J'en suis très heureuse et je souhaite lors des prochaines éditions, il y ait une vraie rue marchande. J'ai pu aussi voir des films au plateau omnisports de Yéguéré sans débourser un sou. Je remercie vivement les organisateurs du festival et leur demande de toujours penser à Bobo-Dioulasso.

Ibrahim Ouattara, élève : J'ai vu beaucoup de films et je suis très heureux d'avoir pu prendre part à cette édition du FESPACO. L'organisation était parfaite et j'espère qu'il en sera de même pour les prochaines éditions

CH/SVY


Hauts Bassins-Houet-Coopération
Régions de Rhône-Alpes et des Hauts-Bassins : Une journée pour magnifier la coopération décentralisée

Bobo-Dioulasso, 16 mars (AIB) - Le Centre culturel français Henri Matisse (CCF/HM) de Bobo-Dioulasso a abrité, jeudi 12 mars 2009, les activités d'une journée dédiée aux régions Rhône-Alpes (France) et Hauts-Bassins (Burkina Faso).

La Journée Rhône-Alpes /Hauts-Bassins a été initiée pour magnifier la coopération décentralisée qui dure depuis 2004 entre les deux régions. Dans son discours d'ouverture, le président du Conseil régional des Hauts-Bassins, Baba Traoré, a souligné que ladite journée servira d'une part, à faire le bilan des acquis des quatre années de coopération et, d'autre part, à faire des projections pour les années à venir. Au programme de cette journée étaient inscrits la visite d'un espace culturel et des signatures de conventions.

Pour les deux régions Rhône-Alpes et Hauts-Bassins, il s'est agi de renouveler la convention de coopération pour une durée de 3 ans pendant lesquelles la Rhône-Alpes sera aux côtés des Hauts-Bassins dans les domaines de l'agriculture, de l'élevage, de l'éducation, de l'accès à l'eau et de l'aménagement du territoire. Pour le renforcement de cette coopération, deux villes de la région Rhône-Alpes ont signé des conventions cadres avec deux autres des Hauts-Bassins. Il s'agit de celle entre Saint-Etienne et Bobo-Dioulasso d'une part et entre Anemasse et Orodara (province du Kénédougou) d'autre part. Les deux communes burkinabè bénéficieront chacune d'une aide de 30 000 Euros par an pendant trois ans. Ce financement devra servir à l'appui institutionnel, à la promotion de la jeunesse et à bien d'autres domaines.

Le vice-président de Rhône-Alpes, Jean-Philippe Bayon, a exprimé toute sa satisfaction quant au fonctionnement de cette coopération. Pour lui, ces deux nouvelles conventions ont été possibles grâce à la bonne collaboration entre les deux régions dans le cadre de la coopération débutée en 2004. Il a ajouté que dans les années à venir, d'autres localités de sa région travailleront avec celles des Hauts-Bassins.

En marge de la Journée Rhône-Alpes Hauts-Bassins, le délégué général du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) Michel Ouédraogo et Jean-Philippe Bayon ont animé une conférence de presse sur le FESPACO à Bobo-Dioulasso financé par cette région française.

CH/SVY


Hauts Bassins-Tuy-Décentralisation
Le gouverneur à l'écoute des préoccupations des populations du Tuy

Houndé, 04 mars (AIB) - Dans le cadre de sa visite officielle, le gouverneur des Hauts Bassins, M. Benon T. Pascal, accompagné d'une forte délégation composée de directeurs et chefs de service régionaux a séjourné à Houndé, chef- lieu de la province du Tuy du 24 au 25 février 2009.

C'est une population du Tuy, sortie très nombreux qui a accueilli le gouverneur et sa délégation le 24 février 2009, sous des coups de fusils, des applaudissements. Présentation du gouverneur M. Benon et des membres de la délégation qui l'accompagne, discours, animation de troupes traditionnelles, entretien avec les différentes couches socio - professionnelles, avec les agents des services déconcentrés et décentralisés de l'Etat et du secteur privé ont été les points forts de la première journée.

M. Yazon Boué et M. T. Valentin Yonli, respectivement maire de la commune de Houndé et haut commissaire de la province du Tuy ont tour à tour présenté au gouverneur chacun son entité territoriale, à travers d'une part les composantes de la population et ses potentialités économiques et d'autre part, les contraintes et difficultés auxquelles est confrontée la province du Tuy.

Le Tuy regorge de beaucoup de potentialités, a relevé le premier responsable de la province ; il a cité, entre autres, les deux usines d'égrenage de coton graine, la société d'huilerie Bengali Cissé, la SONABEL , l'ONEA, la laiterie Kossan Kessan auxquels il faut ajouter des activités agricoles et d'élevage très développées.

La carte minière de la province du Tuy, outre les sites d'orpaillage, s'est également enrichie avec le lancement le 15 décembre 2008 des travaux de la mine de manganèse de Kiéré. Malgré ses potentialités énormes, le Tuy reste confronté également à beaucoup de difficultés, comme l'a souligné le haut commissaire de la province.

Il s'agit notamment des conflits fonciers persistants, des crises alimentaires consécutives à la sortie massive des denrées, du trafic d'enfants, du manque ou de la vétusté des infrastructures administratives et scolaires, du manque d'enseignants surtout au secondaire, de la précarité du système d'exploitation artisanale des sites aurifères qui expose les populations riveraines et les travailleurs à une insécurité constante et permanente.

Après les interventions du haut commissaire et du maire, qui ont suffisamment mis en lumière les préoccupations de la population du Tuy, ce fut le tour du gouverneur, qui a son tour invité tout un chacun à plus d'engagement et de sacrifice. « Si certaines solutions sont à rechercher au niveau gouvernemental, il n'en demeure pas moins que chacun de nous ici présent doit jouer sa partition pour la résolution de ces problèmes », a-t-il ajouté. Dans l'après-midi, les échanges directs avec les différentes composantes de la population ont permis d'envisager des pistes de solutions aux différents maux qui freinent le développement de la localité.

Pour la deuxième journée, c'est le site aurifère de Dossi (Boni), un site maraîcher (secteur 1 de Houndé), les unités industrielles et le centre de thérapie occupationnelle de Houndé qui ont respectivement été visités. La tournée du gouverneur dans la province du Tuy a pris fin par la visite de la forêt classée de la Mou (Koumbia) où celui- ci a pu s'entretenir avec les groupements villageois de gestion de la faune et les gestionnaires des concessions de chasse.

MB/


Hauts Bassins-Tuy-Social
Un arbre de Noël aux orphelins et enfants vulnérables

Houndé, 04 mars (AIB) - Le samedi 14 février 2009, a eu lieu à Houndé une cérémonie de remise d'un arbre de Noël aux orphelins et enfants vulnérables. Initiée par la coordination de l'antenne REVS+ de Houndé, cette cérémonie a été présidée par Mme Sidibé / Barry Salamata deuxième vice présidente du conseil municipal de Houndé, en présence des directeurs et chefs de service, des autorités coutumières et religieuses et d'un public venu nombreux.

C'est tout d'abord Mme Salimata Ouédraogo, responsable des orphelins et enfants vulnérables qui a présenté l'association REVS+ de Houndé. Association à base communautaire, a-t-elle précisé, créée en février 2004 et troisième des cinq antennes de l'association, REVS+ de Houndé prend actuellement en charge 268 personnes vivant avec le VIH et 400 orphelins et enfants vulnérables (OEV).

Permettre donc à ces OEV un temps soit peu de se distraire, de s'épanouir, de se sentir aimés et considérés par la société est l'objectif que vise l'organisation de cet arbre de Noël, a expliqué Mme Ouédraogo Salamata. Ce fut également l'occasion pour elle de présenter les multiples activités que l'association mène en faveur de la lutte contre la pandémie du Sida et ses conséquences néfastes qui sont, entre autres, les activités de prévention et de lutte contre la transmission des IST, du VIH, de la tuberculose et du paludisme, les activités de conseil / dépistage volontaire et anonyme, les activités de prise en charge communautaire des personnes infectées et des orphelins et enfants vulnérables.

REV+ participe également à des actions de recherche. Se succédant à leur responsable, la représentante des OEV, Mlle Ouédraogo Safiatou a invité le public à faire le dépistage volontaire et anonyme en se rendant tout simplement au siège de REVS+ : « c'est gratuit », a-t-elle ajouté. Elle a aussi invité les uns et les autres à se départir des préjugés et à éviter les comportements discriminatoires vis-à-vis des malades du Sida.. ». Chers parents, aidez -nous à grandir », fut son dernier appel.

La deuxième vice présidente du Conseil municipal, Mme Sidibé / Barry Salamata a tout d'abord loué les efforts faits par REVS+ en faveur de la population et remercié l'association, qui a redonné espoir à ceux qui l'avaient perdu.

Pour la beauté de la cérémonie, après la remise symbolique de fournitures scolaires aux OEV, le public a eu droit à des ballets, des scénettes, des play backs, des sketchs, tous traitant des thèmes de sensibilisation sur le VIH /Sida et présentés par les orphelins et enfants vulnérables.

MB/


Hauts-Bassins-Houet-Coopération
Journées d'échanges de la SNV-Burkina : Un point de presse pour clore la série d'activités

Bobo-Dioulasso, 1er Mars (AIB) - L'Organisation néerlandaise de développement (SNV-Burkina) a clôturé, le 25 février 2009 par une conférence de presse, deux jours d'échanges à Bobo-Dioulasso, avec ses partenaires, clients et collaborateurs. Face aux journalistes, la directrice nationale de SNV-Burkina, Mme Hadizatou Yacouba, a dressé un bilan des échanges et évoqué avec eux les perspectives de renforcement des capacités des acteurs locaux de développement pour la réduction de la pauvreté, credo de l'Organisation.

Au cours des échanges avec les journalistes, Mme Hadizatou Yacouba est revenue sur le bien fondé du choix opéré par la SNV de s'investir plus dans le renforcement des capacités des acteurs locaux de développement.

Entourée de Nata Traoré et Pierre Gravel, respectivement « coordonnateurs de portefeuille » Bobo1 et Ouaga 2, la directrice nationale a explicité la démarche de l'Organisation qui a délibérément laissé de côté le volet financier pour se consacrer au renforcement des capacités. « Il y a des organisations, dans le secteur privé par exemple, qui ont des marchés. Mais leur souci premier, ce n'est pas l'argent. C'est surtout comment faire pour satisfaire aux normes et exigences de la demande. C'est en ce moment que la SNV peut intervenir pour leur apporter l'expertise nécessaire » , a indiqué, le coordonnateur de portefeuille Bobo 1, Nata Traoré.

Ainsi, en 2008, après une année de mise en ouvre de la stratégie 2007-2015, (stratégie axée sur les domaines de l'éducation primaire, des soins de santé primaire, de la promotion de la production de l'emploi et des revenus par le développement des filières agricoles), 34 conseillers et consultants de la SNV ont travaillé avec 16 organisations locales appelées «  clients ».

A l'issue de la rencontre et en guise de bilan, la directrice nationale dira que les conseillers SNV et leurs collaborateurs ont eu des « échanges francs » . Les participants ont donc pu partager leurs expériences et tirer les enseignements sur la pratique de conseil aux organisations, pour répondre « au défi de l'amélioration de leur performance pour l'atteinte de l'impact » . Il s'agit de l'impact des différentes politiques sectorielles, le Cadre stratégique national de lutte contre la pauvreté et les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) dans le cadre desquels travaille la SNV.

Entre autres questions et suggestions, les hommes de médias ont voulu savoir davantage les critères de sélection des partenaires par la SNV , ce que l'Organisation compte faire pour les filières agricoles qui ne figurent pas dans le plan stratégique. En réponse, Mme la directrice nationale, a précisé que la SNV travaille avec des clients dont le domaine d'activité est susceptible de contribuer à la réduction de la pauvreté.

Aussi, le dynamisme de l'organisation partenaire, sa volonté de changement tiennent-ils également à cour les responsables de la SNV-Burkina. Selon Mme Yacouba, il est aujourd'hui question de savoir si les fonds alloués par les partenaires techniques et financiers bénéficient aux véritables destinataires.

De plus en plus, a-t-elle assuré, les contribuables des pays donateurs demandent des comptes sur l'utilisation de l'aide et des résultats concrets. L'objectif de SNV-Burkina est, aux yeux de la directrice nationale, de montrer qu'au niveau local, il y a des résultats dans ce sens qu'on minimise.

MT/SVY


Echos de Sya

SN-CITEC : des licenciements en vue

De sources bien informées, la Société nouvelle huilerie et savonnerie (SN-CITEC) basée à Bobo-Dioulasso, est en voie de procéder à des licenciements dans les jours ou mois à venir. Selon nos informations, la direction de cette industrie aurait adressé, le lundi 24 février 2009, des lettres de proposition de départ à 60 agents avec en contrepartie les droits et avantages y afférents. Et si par conséquent, cette opération s'avérait donc concluante, les intéressés seront licenciés de la SN-CITEC. Par cette attitude, nous a-t-on dit, la direction de la SN-CITEC répond aux injonctions du nouveau repreneur de la boîte, le groupe français Geocoton Holding.   Cette grande société spécialisée dans la production et la commercialisation de la fibre de coton et d'oléagineux entend compresser le personnel de la SN-CITEC , contexte de crise économique mondiale oblige. Auparavant filiale du groupe public français DAGRIS , la SN-CITEC est devenue une propriété du groupe Geocoton Holding depuis mars 2008. Cette acquisition de la SN-CITEC par le groupe Geocoton Holding fait suite à une procédure de privatisation de DAGRIS ouverte par l'Etat français en fin 2007, à l'issue de laquelle il a été acquéreur avec une part de 51% des actions. Outre le cas de la SN-CITEC , il nous est revenu que d'autres sociétés de la zone industrielle de Bobo-Dioulasso s'apprêteraient elles aussi à procéder à des licenciements.

BBDA : 426 476 F CFA de droits d'auteurs pour tout l'Ouest

A partir d'aujourd'hui 27 février et ce, jusqu'au 27 mars prochain, les artistes musiciens de la région de Bobo-Dioulasso sont invités à percevoir les fruits de leurs efforts de 2008 pour certains, et bien après pour d'autres auprès du Bureau burkinabé les droits d'auteur (BBDA) sis au siège de la Semaine nationale de la culture (SNC). Visiblement, la récolte semble assez maigre cette fois-ci. En effet, sur une enveloppe globale de 15 908 656F FCFA pour l'ensemble des artistes et éditeurs nationaux, la région de Bobo-Dioulasso, pourtant berceau de la culture au Faso, ne récolte que 426 476 F CFA à répartir entre 24 artistes représentant essentiellement les droits de reproduction mécanique et les instances de droits. Même si cette somme était revue à la hausse en incluant les instances de droits, elle pose et de façon cruciale, la problématique de la vitalité de la production artistique dans la région.

Collège de Tounouma : Début des manifestations du jubilé d'or demain 28 février

Le collège de Tounouma célèbre du 14 au 16 mai 2009 son cinquantenaire (jubilé d'or). L'ouverture officielle de cette année jubilaire a lieu ce samedi 28 février 2009 et commencera par une messe d'action de grâce au sein de l'établissement. A souligner que le collège de Tounouma a été créé en octobre 1959 par les Frères des écoles chrétiennes (FEC). Son cinquantenaire sera célébré autour du thème : « Le collège de Tounouma : 50 ans au service de la foi et de la promotion humaine » . En plus des responsables de l'établissement, ce jubilé connaîtra la participation de l'Amicale des anciens élèves du collège de Tounouma. Parmi ceux-ci, on peut citer le ministre de la Jeunesse et de l'Emploi, Justin Koutaba et le directeur général de la Banque agricole et commerciale du Burkina (BACB), Léonce Koné qui vont coparrainer cette fête aux côtés de personnalités nationales et locales.

De nouveaux guichets à l'ONEA

L'Office national de l'eau et de l'assainissement (ONEA) a ouvert de nouveaux guichets de paiement des factures d'eau à Bobo-Dioulasso. Ces deux guichets se trouvent dans les mêmes locaux que les bureaux de la Société nationale des postes (SONAPOST) d'Accart-Ville et de Ouezzin-ville. Ils viennent s'ajouter aux deux anciens, portant ainsi à quatre le nombre de guichets ONEA à Bobo-Dioulasso. Avec l'extension de la ville, d'autres services gagneraient eux aussi à multiplier leurs guichets afin de satisfaire leurs clients de la ville de Sya.

SONABEL Bobo : Quand une caissière manque de respect aux clients

Début décembre 2008 (le 1er exactement), une caissière de la direction régionale de la Société nationale d'électricité du Burkina (SONABEL) à Bobo-Dioulasso a fermé vers 11 heures, de manière impromptue son guichet de paiement de factures (le guichet de permanence où il est écrit ceci : « Ouvert de 8 heures à 14 heures 30 minutes » ) alors qu'une cinquantaine de clients étaient en rang. Un des clients, qui avait abandonné momentanément son lieu de travail pour s'acquitter de sa facture l'a alors accostée pour comprendre pourquoi le « guichet de permanence » avait fermé de 10 heures 45 minutes à 11 heures 30 minutes. « C'est comme ça ! » , a-t-elle lancé à la face de ce client qui a dû refaire la queue devant un autre guichet pendant une heure environ afin de pouvoir honorer sa facture. Voilà encore que hier 26 février dernier 2009, le même client a vécu la même scène avec la même caissière, aux environs de 10 heures, à la seule différence qu'elle n'était pas cette fois-ci au « guichet de permanence » . Désabusé, le client qui n'a pas caché sa colère, s'est fait traiter de « voyou » par la dame. Voilà un comportement qui en dit long sur l'impertinence de certains agents de la SONABEL , qui n'ont aucun égard pour les clients. Assurément, cette dame doit changer de comportement vis-à-vis de ceux-là qui font vivre la société qui l'emploie et savoir que les usagers de la SONABEL ne sont pas des mendiants, mais des clients qu'il faut respecter.

AIB/Houet


Hauts Bassins-Houet-Politique
CDP : Des retrouvailles à Dafra pour renforcer la cohésion des militants

Bobo-Dioulasso, 09 fév. (AIB) - La sous-section du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) de l'arrondissement de Dafra de Bobo-Dioulasso était en effervescence, samedi 7 février 2009. A l'occasion des retrouvailles de nouvel an, les militants sont allés réaffirmer leur soutien à leur secrétaire général, Sidi Sanogo, par ailleurs maire de l'arrondissement de Dafra.

Depuis maintenant 15 ans (1993) alors que le secrétaire général actuel de la sous-section CDP de l'arrondissement de Dafra, était le responsable administratif du secteur 17 (Sarfalao), les militants ont fait le pari de lui renouveler chaque année leur fidélité. En ce début d'année 2009 encore, ils étaient plusieurs centaines venant de divers horizons de l'arrondissement, à prendre d'assaut la devanture du domicile du maire au secteur 17 pour sacrifier à la tradition.

De l'avis du secrétaire général, cette grande mobilisation n'est pas une surprise. M. Sanogo met cela sur le compte de l'approche qu'il a toujours développée pour rester en contact avec la base. Militants des différents secteurs d'activités, membres de la section provinciale du parti, communautés religieuses, délégués des comités de base, ont tous communié dans une grande ferveur sur fond de prestations artistique et culturelle.

Ont pris la parole, le représentant des communautés religieuses et coutumières, ceux des jeunes, des anciens et de la communauté dafing de Bobo-Dioulasso. Ouvrant la série des interventions, le représentant des coutumiers, Simon Sanou s'est félicité de la cohésion des populations autour de grands chantiers pilotés par Sidi Sanogo.

Une union qui, selon lui, doit se poursuivre dans la paix et la solidarité. Il a demandé à chacun de tendre la main à son voisin avant d'implorer une bonne année et une saison agricole abondante. Le représentant de jeunes a, quant à lui, exhorté les jeunes à soutenir l'action du maire.

La représentante des femmes, Chantal Kondé a rappelé les grands défis électoraux à venir et le rôle que les femmes doivent y jouer. Intervenant au nom du comité de base, le délégué Adama Guinko a noté avec satisfaction, cette forte mobilisation qui se renouvelle chaque année et ce depuis 15 ans. Pour lui, l'année qui vient de s'écouler a permis d'engranger de nombreux acquis sur le plan des infrastructures au sein de l'arrondissement.

Il a cité le rechargement des voies, la réhabilitation et l'extension du bâtiment de la mairie, la construction de ponts, la tenue régulière de la coupe du maire et son élargissement à d'autres disciplines. Et comme doléances, il a souhaité la construction du marché de Sarfalao, d'un pont de passage au niveau du CSPS de Sarfalao, l'aménagement du terrain de football du même secteur, l'acquisition d'un corbillard et le parachèvement de l'opération de lotissement débutée en 2008.

Avant de prendre la parole, le Secrétaire général de la sous -section, Sidi Sanogo a reçu, en guise de cadeaux, une tenue traditionnelle, un bonnet et une canne du comité de base et une statuette de la part de la communauté guinéenne. Il fera observer ensuite une minute de silence en mémoire des militants disparus. En réponse aux doléances, il a dit aux militants de se réjouir.

Tant que, selon lui, leur parti est aux affaires, leurs préoccupations trouveront des solutions et cela n'est qu'une question de programmation. Sidi Sanogo a surtout prôné la cohésion et la solidarité au sein des militants pour faire face aux défis du développement de leur arrondissement, et aussi pour réussir le pari des élections à venir.

FO/MS


Hauts Bassins-Houet-Economie
Port sec de Bobo-Dioulasso :
Les premières marchandises incessamment attendues

Bobo-Dioulasso, 09 fév. (AIB) - L'idée de bâtir une gare routière moderne dont un port sec dans la zone industrielle de Bobo-Dioulasso a été émise en 1983. L'objectif visé à l'époque et toujours d'actualité, est d'améliorer le traitement du fret national et international et la promotion des exportations à partir de Sya. Sous l'impulsion de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso (CCI-BF) et avec le soutien d'un pool bancaire, la première phase du projet, débutée en décembre 2006 pour un montant de 6 milliards et demi de F CFA, est en phase d'achèvement. Les premiers chargements devraient bientôt y arriver.

A la lisière Est de la zone industrielle de Bobo-Dioulasso, le chantier du port sec de Bobo avance discrètement. D'imposants bâtiments affichent déjà leurs couleurs et surtout leur style soudano-sahélien, typique de l'architecture d'ensemble de la ville de Sya, le tout dans un mur d'enceinte couvrant une superficie de 19 hectares.

Selon le chef d'exploitation de la section territoriale de Bobo de la CCI-BF, Hyacinthe Tiendrébéogo, « le chantier est à 85% de taux de réalisation et il ne reste que le volet assainissement et le bâtiment des transitaires » . Sur place, le visiteur peut déjà admirer les six zones qui composent essentiellement cette première phase de la gare routière : les magasins sous et hors douane, le terminal à conteneurs, le terre-plein destiné au transit des camions de marchandises diverses et des citernes, les bureaux.

L'aménagement de la voie d'accès à la gare routière internationale qui comprend un ouvrage d'art et de franchissement sur la voie ferrée, est presque terminé. Il ne resterait plus, selon les précisions des techniciens, que le bitumage de la voie. C'est également cette année qu'est prévue la construction de deux voies ferrées pour desservir la gare, située le long des voies terrestres et ferroviaires en provenance de la Côte d'Ivoire.

A en croire les responsables du projet, le chantier ne connaît presque pas de problèmes particuliers. « Les estimations faites au départ ont été dépassées du fait du renchérissement du coût des facteurs. Ce qui a nécessité la recherche de fonds supplémentaires » , précise Hyacinthe Tiendrébéogo.

C'est même la raison pour laquelle, les délais de réalisation n'ont pas pu être respectés, dit-on du côté de la Chambre de commerce et d'industrie. En effet, la première phase du projet a débuté en décembre 2006 et devait s'achever 8 mois plus tard, en principe. Ce délai a été prolongé de 14 mois. La seconde phase comprendra la réalisation d'un port franc. Le coût total de réalisation du port sec de Bobo-Dioulasso est évalué à 16 milliards et demi de F CFA dont 6 milliards et demi pour la première phase qui est en passe d'achèvement et 10 milliards pour le port franc.

L'initiative est une composante du Programme de réhabilitation de la région des Hauts-Bassins de l'Etat Burkinabé et de la Chambre de commerce et d'industrie. Un exemple de partenariat Etat-secteur privé pour offrir des conditions propices aux initiatives des PME (petites et moyennes entreprises) exportatrices, entreprises de transport et offrir des opportunités d'emplois à des nombreuses personnes sans oublier des recettes plus consistantes pour la commune de Bobo-Dioulasso.

MT/MS


Hauts-Bassins-Houet-Société
Accident mortel entre un car venant de la Côte d'Ivoire et un camion citerne

Bobo-Dioulasso, 29 jan. (AIB) - Un car de transport en commun en provenance de la Côte d'Ivoire est entré en collision avec un camion-citerne, faisant deux morts et 16 blessés, ce 29 janvier 2009 à Bobo-Dioulasso.

L'accident s'est produit aux environs de 4 heures du matin au secteur 8 (Sikasso-Cira) au carrefour de l'agence auxiliaire de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest.

Selon des passagers rencontrés sur les lieux du drame, le car venait de Bouaflé dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire et avait pour destination Koudougou (province du Boulkiemdé).

La police qui a dressé le bilan, révèle qu'il y a un blessé dans un état grave. Les accidentés ont tous été transférés au Centre hospitalier universitaire Sourô Sanou.

UK/MS


Houet-Société
Dépôt des compteurs d'eau par l'ONEA :
Plus de 21 millions de F CFA à recouvrer

Bobo-Dioulasso, 29 janv. (AIB) - Une ambiance assez particulière a régné, cet après-midi du 27 janvier 2009 à l'agence de l'Office national de l'eau et de l'assainissement (ONEA) de Niénéta, au secteur 12 de Bobo-Dioulasso. Mécontents, de nombreux abonnés s'y sont rendus, soit pour comprendre, soit pour protester contre le dépôt de leurs compteurs d'eau, les privant du même coup d'eau potable.

Les couloirs de l'agence et le bureau de l'informaticien étaient envahis par des clients mécontents, dont certains exhibaient volontiers des factures ou des fiches d'abonnement en soutenant qu'ils sont bel et bien en règle vis-à-vis de la nationale de l'eau.

Selon le chef d'agence, Wilfried Compaoré et l'informaticien, Didier Toé, le dépôt des compteurs d'eau n'a rien à voir avec les abonnements ou le paiement des factures. « Au début des années 2000, l'ONEA a fait des branchements promotionnels au cours desquels la plupart des gens ont payé la moitié du montant total. Pour la moitié restante, ils ont signé des engagements à payer par tempérament, mais jusqu'à présent, ils sont nombreux à n'avoir pas soldé le reliquat » , ont-ils expliqué.

Ils soutiennent que les personnes en question ont été relancées par des correspondances en 2006 et en 2008, mais devant le faible niveau d'exécution des intéressés, l'ONEA a décidé de passer à une étape supérieure en suspendant l'accès à l'eau, surtout que, disent ces agents, « le montant qui reste à recouvrer est de plus de 21 millions de francs CFA pour la ville de Bobo-Dioulasso» .

De son côté, Georges Tiendrébéogo, un locataire dans une cour située au secteur 22, est tout indigné. « Je suis dans la maison depuis 2006, mais je n'ai jamais été averti d'une telle perspective ni reçu de correspondance de l'ONEA. Si c'était le cas, j'aurais saisi le propriétaire de la cour afin qu'il puisse régulariser la situation » , dit-il amer.

Sur place, certains s'acquittaient de leurs reliquats pendant que d'autres s'engageaient de nouveau à solder le montant restant afin que l'ONEA rétablisse au plus tôt l'eau à leur domicile.

UK/MS


Hauts-Bassins-Houet-Santé
06 cas de méningite, mais pas d'épidémie

Bobo, 07 janv. (AIB) - Depuis quelques semaines, des rumeurs de plus en plus persistantes d'épidémie de méningite courent dans la ville de Bobo-Dioulasso.

Pour en avoir le cour net, l'AIB a approché les services de la direction régionale de la Santé des Hauts-Bassins, basée à Bobo-Dioulasso. Les chiffres dont ils disposent font ressortir qu'il y a plus de peur que de mal.

Selon le directeur régional de la santé des Hauts-Bassins, Dr François Drabo, les risques d'épidémie de méningite sont quasiment nuls dans les 7 districts sanitaires que compte la direction régionale.

« On est très loin d'une situation épidémique », a-t-il en effet affirmé le 7 janvier 2009. Pour justifier ses propos, il s'est référé à la campagne de vaccination réactive menée au cours du premier trimestre 2008 contre les germes A et C et qui avait concerné 6 des 7 districts sanitaires de la région « avec des couvertures vaccinales très importantes ».

Mais il a tenu à préciser que ce ne sont pas les cas qui vont manquer parce que : « les causes de la méningite sont nombreuses. Elle peut être causée par des bactéries, des levures, des virus, des mycoses, des parasites si bien que toute l'année, il peut y avoir quelques cas, [.] comme on a le palu à tout moment ». Il dit que cela est lié à la situation géographique de la région sanitaire des Hauts-Bassins qui se trouve dans un « pays de la ceinture méningitique ».

Au cours de la première semaine de l'année 2009, la région a enregistré 6 cas de méningite (1 dans le district sanitaire de Orodara, 3 dans celui de Dô et 2 cas dans le district sanitaire de Karangasso-Vigué). Le directeur régional de la Santé souligne qu'aucun décès n'a été enregistré suite à ces cas notifiés par les services de surveillance. « Si on les rapporte à l'ensemble de la population, cela fait un taux d'attaque de 0,37 cas pour 100 000 habitants alors qu'il n'y a épidémie que lorsqu'on atteint le seuil de 10 cas pour 100 000 habitants », soutient le Dr Drabo. Très optimiste, il poursuit: « à moins qu'on ait un germe autre que ceux contre lesquels la population a été vaccinée ».

En dépit de la très faible probabilité de risque d'épidémie, le directeur régional de la Santé des Hauts-Bassins rappelle certaines précautions à prendre pour éviter cette affection. Il s'agit notamment de l'hygiène individuelle et corporelle. « Avec l'harmattan et son cortège de poussière, il faut également des barrières de protection des narines (masque et pommades) », soutient-il. En plus de ces mesures, la région sanitaire aurait déjà prépositionné les médicaments dans les formations sanitaires de même que les consommables et réactifs dans les laboratoires pour parer à toute éventualité. Le directeur régional de la Santé précise que : « Le traitement est gratuit ».

UK/SVY


Hauts-Bassins-Houet-Education
Bobo VII et les enjeux de la lecture à l'école primaire

Bobo, 07 janv. (AIB) - La circonscription d'éducation de base (CEB) de Bobo VII tient du 7 au 9 janvier 2009 dans la salle des fêtes de l'Hôtel de ville de Bobo-Dioulasso, sa conférence pédagogique annuelle 2008-2009. Ce forum va plancher sur la problématique et les enjeux de la lecture à l'école primaire.

« La problématique de la lecture à l'école primaire : enjeux pour la qualité de l'enseignement au Burkina », c'est le thème qui réunit pendant trois jours à Bobo-Dioulasso, près de 200 enseignants de la CEB Bobo VII.

Selon Mme Zongo née Rosalie Rouamba, chef de la CEB Bobo II, ce thème se justifie non seulement « par une faiblesse généralisée que fait ressortir les différents rapports qui parviennent au ministère », mais aussi participe à une formation continue des enseignants. Intervenant à son tour la première adjointe, Assita Ouattara représentant le maire de la commune de Bobo-Dioulasso a d'abord rappelé « qu'il n y a pas de progrès dans l'éducation sans une base solide en lecture », avant d'ajouter que « cette matière apparaît comme la discipline clé qui ouvre la porte des autres connaissances ». Son importance n'est plus donc à démontrer.

C'est pourquoi la représentante du maire a invité à une réflexion continue et à une analyse approfondie en vue de minimiser les difficultés dans l'apprentissage de la lecture. Pendant donc trois jours, les conférenciers s'attelleront à identifier les difficultés liées à cet enseignement et saisiront l'opportunité pour remettre en question les méthodes et les procédés pédagogiques jusque là utilisés afin de « générer des solutions idoines » pour un meilleur apprentissage de la lecture.

Par ailleurs, ce forum leur permettra de mettre en place des plans d'amélioration qui tiennent compte de la spécificité de chaque cours. A souligner que Mme Zongo née Rosalie Rouamba a exhorté les participants à une réflexion féconde afin qu'au sortir de ces travaux, ils soient suffisamment outillés pour relever le défi d'un enseignement de qualité.

FO/SVY


Burkina-Kénédougou-Santé-Religion
Un groupe de sunnites opposés à la vaccination contre la fièvre jaune à Sokouraba

Orodara, 31 déc. (AIB) - Très tôt ce matin du 31 décembre 2008, des agents de santé du district sanitaire de Orodara, accompagnés par des éléments des forces de l'ordre ont procédé à la vaccination d'un groupe de sunnites du village de Sokouraba, à quelques kilomètres de Orodara.

Ce groupe, pour des convictions religieuses (musulmanes), avait refusé de se faire vacciner contre la fièvre jaune lors de la campagne nationale lancée par les autorités sanitaires le 27 novembre dernier. L'opération s'est déroulée sans problèmes majeurs, a constaté le correspondant de l'AIB sur place.

Au total, 7 547 684 des 14 millions de Burkinabé de 09 mois et plus ont été concernés par cette campagne qui a pris fin le 3 décembre. Au moins 10 400 volontaires et agents de santé ont été mobilisés pour administrer 8 339 530 doses de vaccins anti-amarils (contre la fièvre jaune, ndlr).

L'opération a coûté 4 130 319 524 francs CFA et a été financée par le gouvernement burkinabé et l'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) à hauteur de 564 347 388 francs CFA.

AK/SVY


Hauts Bassins-Houet-Economie
Construction du barrage de Samendéni : 4 milliards de F CFA pour dédommager les déguerpis

Bobo-Dioulasso, 17 déc. (AIB) - Le Programme de développement intégré de la Vallée de Samendéni (PDIS) a organisé les 16 et 17 décembre 2008 à Bobo-Dioulasso, un forum régional des acteurs sur la stratégie de réinstallation et d'indemnisation des personnes touchées par la construction du barrage de Samendéni. Cette rencontre s'inscrit dans une série de concertations initiées par le PDIS en vue de faciliter le déguerpissement des populations dans le cadre de la réalisation du barrage de Samendéni.

Les populations et les infrastructures qui se trouvent dans la zone d'implantation du futur barrage de Samendéni vont être déplacées. Elles seront réinstallées sur de nouveaux sites. Pour bien mener l'opération de recasement, la coordination du PDIS a commandité des études qui ont recensé les personnes et les biens qui seront touchés par la construction du barrage en vue de leur indemnisation.

Il ressort de l'inventaire que dix villages seront affectés par le barrage, quatre de ces villages seront totalement déplacés. Il s'agit de Diéfourma, Banankorosso et Magafesso dans le département de Karangasso-Sambla (province du Houet) et de Sinfra dans la commune de Banzon (province du Kénédougou).

Au total, 3 084 ménages, soit environ 27 756 personnes seront ainsi affectées par la construction du barrage de Samendéni. Elle va également absorber 29 527 hectares de champs et toucher des vergers où ont été recensés 424 575 pieds dont 64,45% sont des bananiers et des papayers. 29 fosses fumières aménagées et un lac d'élevage de grenouilles ont été répertoriés auxquels s'ajoutent d'importantes infrastructures socio-éducatives et des lieux de culte. 39 fétiches, 30 mosquées, 26 lieux sacrés et 9 églises se trouvent dans la zone du futur barrage. Les familles et les réalisations individuelles à déplacer seront dédommagées.

Le coût des indemnisations est évalué à 3 934 604 005 F CFA. 2 434 898 313 F CFA sont destinés au dédommagement des vergers et 1 499 705 692 F CFA pour les infrastructures. Pour ce faire, 8 sites ont été choisis pour abriter les déguerpis.

Le barrage de samendéni sera installé sur le fleuve Mouhoun. Il doit comprendre une digue et ses ouvrages, une centrale hydroélectrique et ses annexes, une zone agro industrielle d'une superficie de 100 hectares , un plan d'eau de 192 km2, une zone éco-touristique, des voies et réseaux divers et des périmètres irrigués de 21 000 hectares .

Il aura une capacité de plus d'un milliard de m3 d'eau et sera le troisième plus grand barrage du Burkina. Son coût de réalisation est estimé à 260 milliards de F CFA. Une fois achevé, le barrage de Samendéni aura d'importantes retombées économiques et environnementales tant dans sa zone d'implantation que dans l'ensemble du Burkina.

AD/SVY


Hauts Bassins-Houet-Société
Jeune chambre internationale de Bobo : Un nouveau bureau pour des « changements positifs »

Bobo-Dioulasso, 17 déc. (AIB) - La Jeune chambre international (JCI) de Bobo-Dioulasso a organisé du 11 au 13 décembre sa XVIe convention. Cette rencontre des Jaycees a permis de renouveler l'équipe dirigeante et d'introniser de nouveaux membres

La XVIe convention de la Jeune chambre internationale de Bobo-Dioulasso a été une occasion pour les membres de faire le bilan des activités de 2008 et d'adopter le plan d'actions pour l'année 2009. C'est le président par intérim de la JCI-Bobo -Dioulasso, Daouda Zerbo qui a présenté le bilan 2008 de la JCI-Bobo.

Il ressort de son bilan que la jeune chambre de Bobo-Dioulasso a enregistré l'adhésion de deux organisations universitaires et d'une organisation locale membre à Banfora. L'année 2008 a vu le lancement de son programme national sur la responsabilité sociale des entreprises qui s'inscrit dans le partenariat de la JCI avec l'Organisation des Nations unies sur les Objectifs du millénaire pour le développement.

La JCI-Bobo a renforcé en 2008 le leadership et la capacité de ses membres à apporter des changements positifs dans leur communauté. L'organisation a également eu cette année 14 nouveaux formateurs. S'il y a eu des acquis en 2008, la JCI-Bobo a connu des difficultés notamment la défection de certains membres.

Ces départs ont été en partie compensés par l'arrivée de quatre nouveaux membres qui ont été intronisés pendant la convention. Ceux-ci ont reçu les conseils et les encouragements de leurs aînés et du président de la XVIe convention, Abdoulaye Nabolé directeur général de la Filature du Sahel (FILSAH)).

Celui-ci a promis d'accompagner l'ensemble des Jaycees dans leur « noble mission » , c'est-à-dire « offrir des opportunités de développement aux jeunes en leur donnant la capacité de créer des changements positifs dans notre communauté confrontée à de nombreux défis » . Pour la marraine de la XVIe convention, Nathalie Somé, directrice régionale de la RTB /Ouest, représentée par Moussatafa Dougouri, son chef du service commercial et clientèle, « l'esprit d'entreprise et la solidarité sont nécessaires pour créer des changements positifs et construire un monde où l'humain est la plus précieuse des richesses » .

Les membres de la JCI-Bobo ont également adopté le plan d'action 2009. Il est notamment axé sur des formations en technique de conduite de réunion, de gestion et d'organisation. Il sera aussi exécuté en 2009 un vaste programme de formation en sécurité routière.

La XVIe convention de la JCI-Bobo s'est achevée par le renouvellement du bureau et par les échanges de cadeaux entre Jaycees. Le nouveau bureau pour l'année 2009 est présidé par Daouda Zerbo qui remplace à ce poste Oumar Ouattara

AD/SVY


Hauts Bassins-Kénédougou-Education
L'école « A » de Samogohiri fête son jubilé d'or

Orodara, 17 déc. (AIB) - Le département de Samogohiri a célébré, le samedi 29 novembre 2008, les 55 ans d'existence de son école. C'était en présence du haut commissaire de la province du Kénédougou.

Pour la petite histoire, l'école « A » de Samogohiri a été créée en 1953. A l'époque, elle a été construite par l'administration coloniale, avec l'appui d'un fils de ce village, feu sénateur Dr. Diongolo Traoré. La célébration de ce 55e anniversaire de l'école « A » de Samogohiri est une initiative de l'association Modzimbé, qui ouvre pour le développement économique, social et culturel dudit département.

Une cérémonie riche en couleur et placée sous le parrainage de Karim Barro, maire de l'arrondissement de Konsa. Selon les initiateurs, l'organisation de ce jubilé d'or est la traduction d'une volonté des membres de Modzimbé de témoigner d'une part leur reconnaissance à l'institution scolaire et d'autre part, de promouvoir l'éducation et la cohésion sociale entre les filles et fils d'une même localité.

A travers cette célébration, l'association Modzimbé voudrait aussi exprimer sa gratitude à feu Dr. Diongolo Traoré pour ses efforts consentis dans le développement du village de Samogohiri. C'est pourquoi tous les intervenants qui se sont succédés à la tribune ont rendu un vibrant hommage à ce vaillant homme qui n'est plus de ce monde.

Le maire, Karim Barro, s'est réjoui du choix de sa personne par les organisateurs pour parrainer cette cérémonie. Le haut commissaire de la province du Kénédougou, Joachim Somda, a encouragé et félicité l'association Modzimbé qui, pour donner un élan aux actions de développement du département de Samogohiri, met la formation des futurs citoyens à l'avant-garde de son programme.

Ainsi, a-t-il a rassuré les membres de l'association et toute la population de Samogohiri du soutien du gouvernement du Burkina Faso, qui tendra une oreille attentive à leur sollicitation. La direction provinciale de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation du Kénédougou, au nom de Mme le ministre Odile Bonkoungou, a offert à l'association Modzimbé un important lot de fournitures scolaires. Dans le même ordre d'idée, les élèves les plus méritants ont été récompensés ainsi que les anciens maîtres.

AK/SVY


Hauts Bassins-Kénédougou-Société
La SCAB tient son assemblée générale ordinaire

Orodara, 17 déc. (AIB) - Le haut commissaire de la province du Kénédougou a présidé le mardi 25 novembre 2008 à Banzon, l'assemblée générale de la Société coopérative agricole de Banzon (SCAB).

Au cours de cette rencontre, il s'est agi pour les organisateurs de jeter un regard critique sur les activités menées par la société coopérative agricole de Banzon (SCAB) au titre de l'exercice 2007-2008. L'ouverture des travaux a été présidée par le premier responsable de la province du Kénédougou, Joachim Somda, sous la supervision générale des techniciens de l'agriculture de la direction régionale des Hauts Bassins.

Les échanges ont surtout porté sur la lecture des différents rapports, notamment sur la vie morale de la structure, les activités menées et la gestion financière. Des différents rapports, on note une satisfaction réelle des participants par rapport au travail abattu par l'équipe actuelle dirigeante, nonobstant quelques insuffisances relevées par le conseil de contrôle.

Dans les perspectives, la société de la coopérative agricole de Banzon entend mettre l'accent sur la formation de ses membres. L'agrandissement du bassin de la prise d'eau est aussi en réflexion. Dans l'ensemble, le président de la société coopérative agricole de Banzon, Karim Sawadogo se dit satisfait quant à la maturité d'esprit par rapport à la participation des coopérateurs des débats.

AK/SVY


Hauts Bassins-Kénédougou-Social
Mois de la solidarité à la MEADO : Du spectacle pour exprimer la solidarité

Orodara, 17 déc. (AIB) - Les pensionnaires de la Maison de l'enfance André Dupont de Orodara (MEADO) ont organisé le vendredi 5 décembre 2008, un spectacle culturel dénommé « Spectacle de cour ». Cela dans le cadre du mois de la solidarité.

La solidarité est un facteur de cohésion sociale. C'est dans l'optique de participer au mois de la solidarité et aussi d'exprimer leur solidarité envers d'autres jeunes et surtout, ceux qui sont plus démunis que les jeunes pensionnaires de la Maison de l'enfance André Dupont de Orodara ont initié ce spectacle. L'événement a eu pour cadre le plateau de la MEADO et a été marqué par des interventions, des animations culturelles, notamment un numéro de cirque, des ballets et une danse chorégraphique.

A l'occasion, le représentant des enfants et le directeur général de la MEADO , Pascal Kaboré ont mis en exergue dans leurs interventions, les valeurs de la solidarité, les conditions ou causes de son effritement et ont invité les uns et les autres à renverser la tendance.

En outre, ils ont exhorté tout un chacun à faire parler son cour afin que l'on puisse mobiliser des ressources nécessaires pour soutenir les couches défavorisées et les enfants en difficulté. Ce spectacle de cour a permis aux initiateurs de mobiliser ce jour une somme de quatre vingt dix mille cinq cent soixante quinze (90.575 FCFA) pour le Fonds national de solidarité.

Au cours de la cérémonie, du matériel de travail a été remis aux pensionnaires en fin de formation à la MEADO par la direction générale. Dans la soirée, l'on a eu droit à un feu de camp portant sur le thème « solidarité » et un repas communautaire. Un repas auquel étaient associé les personnes handicapées de Orodara.

AK/SVY


Hauts-Bassins-Houet-Société
4ème Forum national des jeunes : Echanges directs entre 100 jeunes et les partenaires techniques et financiers
Bobo-Dioulasso, 17 déc. (AIB) - Le ministère de la Jeunesse et de l'Emploi organise depuis hier 17 décembre 2008 à Bobo-Dioulasso, une session de formation à l'intention des leaders d'associations de jeunesse. Cette session qui s'achève aujourd'hui 18 décembre est la première des séries d'activités du 4 ème Forum national des jeunes (FNJ), prévu pour prendre fin le 20 décembre prochain.

Le ministre de la Jeunesse et de l'Emploi, Justin Koutaba, qui a présidé l'ouverture des travaux de la formation a précisé les objectifs visés. Il s'agit d'abord de permettre aux jeunes d'acquérir des informations sur les offres d'appui technique, matériel et financier des partenaires au développement pour la réalisation des projets des jeunes dans le cadre de leur auto emploi.

Le deuxième objectif recherché est de « rendre visibles et lisibles les actions de promotion de la jeunesse entreprises par les partenaires au développement » , a précisé le ministre Koutaba. Le ministère de la Jeunesse et de l'Emploi, entend enfin, par le truchement de cette formation, renforcer ses relations de partenariat avec les institutions et structures de la jeunesse.

La formation qui regroupe 100 leaders d'associations s'est traduite par des rencontres directes avec les partenaires au développement, c'est-à-dire les organisations du système des Nations unies (UNFPA, PNUD, UNICEF) et OXFAM Québec.

Chacun de ceux-ci a donné une communication sur les possibilités de formation, d'appui technique, financier et matériel qui « ne sont pas suffisamment connues par la majorité des jeunes, notamment leurs leaders d'associations », comme l'a d'ailleurs relevé le ministre de la Jeunesse et de l'Emploi. Les deux jours d'échanges ont donc permis de renforcer les canaux de communication et le dialogue entre les différents acteurs qui ouvrent à la promotion de la jeunesse du Burkina.

U.K/SVY


Hauts Bassins-Kénédougou-Agriculture
Promotion du riz local : Bientôt une journée du riz à Banzon

Orodara, 16 déc. (AIB) - Il se tiendra les 20 et 21 décembre 2008 à Banzon une journée de riz. A quelques jours de l'événement, nous avons rencontré la semaine dernière le comité d'organisation qui nous parle déjà des préparatifs de cette fête.

Cette fête, qui est une première dans la localité est une initiative de l'Union départementale des étuveuses de riz de Banzon. Selon les organisatrices, cette fête se veut un cadre de commercialisation et de promotion de la filière riz. Banzon est une zone de production de riz par excellence.

Cependant, un problème d'écoulement de ce riz se pose. C'est dans cette optique que se situe cette journée en vue de mieux faire connaître le riz de Banzon au niveau national, voire international. A l'heure actuelle, les étuveuses de Banzon rassurent que les préparatifs vont bon train.

Un comité d'organisation a déjà été mis en place et des contacts sont entrain d'être menés pour donner un éclat particulier à cette fête. En attendant le jour j, les organisatrices comptent beaucoup sur le soutien des autorités localités pour réussir cet événement.

AK/SVY


Hauts Bassins-Kénédougou-Education
Concept de l'école intégratrice : Les enseignants de la CEB 1 d'Orodara formés

Orodara, 16 déc. (AIB) - Le mercredi 26 novembre 2008, s'est tenue à Orodara une session de formation sur l'école intégratrice, à l'intention des enseignants de la circonscription d'éducation de base (CEB) de Orodara I.

C'est la salle de réunion de la Maison de la femme d'Orodara qui a servi de cadre à cette session de formation de 24 heures sur l'école intégratrice. Initiée par la coordination provinciale des personnes handicapées du Kénédougou, avec le concours financier de l'ONG ADD, cette rencontre a concerné une trentaine d'enseignants issus de la circonscription d'éducation de base de Orodara I et a été animée par Robert Coulibaly, formateur à l'Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Bobo Dioulasso.

A en croire Yacouba Konaté, président de la coordination provinciale des associations des personnes handicapées, cette formation vise essentiellement à sensibiliser les enseignants au problème de handicap et porter à leur connaissance les textes au niveau national, voire international.

La communication livrée par M. Coulibaly sur l'école intégratrice ou inclusive a permis à tous les participants de mieux appréhender ce concept nouveau. Au regard de la pertinence du thème développé, l'inspecteur chef de la circonscription d'éducation de base d'Orodara I, Nouhoun Sanou a remercié les organisateurs pour cette initiative.

AK/SVY c

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