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Hauts Bassins - Kénédougou
Le Haut commissaire à la rencontre des populations frontalières de son ressort territorial
Orodara, (AIB) – Du 8 au 9 juin 2010, le Haut commissaire de la province du Kénédougou Allahidi Diallo a effectué une tournée dans six (6) villages de la commune rurale de Koloko faisant frontière avec la République du Mali.
En allant à la rencontre de ces populations, le premier responsable de la province du Kénédougou Allahidi Diallo avait un objectif principal à savoir échanger avec celles-ci sur les litiges fonciers liés à la campagne hivernale mais aussi sur le bornage de la frontière. Dans les six (06) localités visitées ( Sifarasso, Nafanasso, Sintasso, Famakolinbougou, Zitonosso et Koloko) , le Haut commissaire s’est entretenu avec les populations sur ces questions majeures.
En effet, la campagne hivernale s’est déjà installée. Pour le premier magistrat de la province du Kénédougou, c’est aussi une période favorable aux problèmes liés à la cohabitation entre agriculteurs et éleveurs.
C’est pourquoi a-t-il « Nous sommes là pour échanger avec vous sur ces problèmes autour de la campagne hivernale ». Et d’ajouter qu’en cas de problème, il ne faut pas essayer de se rendre justice soi-même mais plutôt prendre attache d’abord avec les autorités locales pour sa résolution. Dans le même ordre d’idée, M. le Haut commissaire Allahidi Diallo a abordé la question relative au bornage de la frontière Mali – Burkina. Un bornage qui s’est achevé, il n’y a pas très longtemps de cela mais jusque-là pose encore des problèmes d’incompréhension sur le terrain entre les populations frontalières de nos deux pays.
A ce niveau, le Haut commissaire de la province du Kénédougou dira que le bornage de la frontière n’est pas fait pour diviser les peuples, encore moins une prison. Selon toujours le Haut commissaire Allahidi Diallo, les bornes indiquent seulement les limites des Etats et non pas pour séparer les peuples. Ainsi, il a invité les uns et les autres à travailler pour une cohabitation paisible de nos populations.
En outre, il les a exhortées à toujours vaquer à leurs occupations habituelles mais en restant sous l’emprise des lois de chaque pays. L’un des temps forts de la tournée du premier responsable de la province du Kénédougou dans la commune rurale de Koloko fut la rencontre avec les représentants des populations du village de Karangasso. Un village qui jadis appartenait Burkina Faso et qui s’est retrouvé après les travaux de bornage sur le territoire malien. Cette nouvelle situation est mal interprétée par leurs hôtes qui les traitent souvent de malien. Toute chose que les populations de Karangasso rejettent.
A ce niveau, M. le Haut commissaire a rassuré les uns et les autres en leur disant que vivre sur un territoire étranger n’est pas synonyme de changement de nationalité. Et d’ajouter qu’ils peuvent continuer à mener leur vie d’antan sur ce nouveau territoire mais en respectant les lois du pays hôte (Mali).
Les préoccupations des populations frontalières
Au cours de cette tournée dans la commune rurale de Koloko, les populations frontalières ont soumis quelques unes de leurs préoccupations aux premiers responsables de la province du Kénédougou. Il s’agit entre autres du mauvais état des routes, de l’insuffisance des points d’eau potable, de l’insuffisance d’infrastructures scolaires et sanitaires et de l’inexistence des pistes à bétail.
En guise de réponse, le Haut commissaire Allahidi Diallo dira que les différentes préoccupations évoquées par les uns et les autres relèvent de la compétence de l’autorité communale. Interpellé, le maire de la commune rurale de Koloko dira que toutes ces préoccupations ont déjà été prises en compte dans le Plan communal de développement. Le problème qui se pose à l’heure actuelle a-t-il dit est de rechercher les moyens financiers pour leur réalisation.
Le Haut commissaire Allahidi Diallo en tirant un bilan positif de la tournée, s’est dit satisfait de son bon déroulement et de la forte mobilisation des populations autour de ces échanges.
Apollinaire Kam
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