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Cascades-Comoé-Politique
Le CDP affûte ses armes pour l'élection présidentielle de 2010
Comoé-Education : Célébration de la semaine de l'enseignant à Banfora a célébré
Banfora, 13 oct. (AIB)- A l'instar des autres localités du Burkina, la ville de Banfora a célébré la semaine de l'enseignant qui s'est déroulée du 28 septembre au 5 octobre derniers, dans une atmosphère de bon enfant.
Plusieurs activités ont marqué cette cérémonie ; entre autres, un cross populaire, une conférence sur les thèmes inhérents à l'éducation et des activités sportives ont été les plats de résistance.
Les activités commémoratives de la journée de l'enseignant ont débuté par un cross populaire à travers les artères de la ville de Banfora. Un groupe d'enseignants et de partenaires mobilisés à la sortie de la direction provinciale de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation se sont dirigés à petit trots vers le coté nord de ce service pour rejoindre la route nationale N° 7 (RN7), en passant devant l'hôtel de ville de Banfora.
De la route nationale N°7, ce flot d'athlètes s'est dirigé ensuite au niveau du centre hospitalier pour rejoindre la direction provinciale de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation (DPEBA) en passant par le rond point. Plus de 2000 m ont été parcourus par les instituteurs.
A l'issue du cross, une conférence s'est tenue dans la salle de réunion de l'association Munyu des femmes de la Comoé. C 'est autour des thèmes portant sur la réforme du système éducatif et le volume horaire d'apprentissage dans les écoles que les enseignants ont échangé. Le communicateur de ces deux thèmes était le directeur provincial de l'Enseignement de base et l'Alphabétisation, Jean Etienne Zoungrana. Les forces et les faiblesses de la réforme du système éducatif ont été mises à la connaissance des participants. La principale force de cette réforme, selon le conférencier, est la gratuité de l'éducation pour les enfants d'âge scolaire et la construction d'infrastructures. Quant à ses faiblesses, elles sont perceptibles dans le domaine des infrastructures, du matériel et du personnel pour accueillir ce flot de nouveaux apprenants motivé par cette nouvelle donne de l'éducation où tout est gratuit, a affirmé le directeur provincial, tout en déplorant le cas des écoles sous paillotes.
Abordant le second thème, qui a été beaucoup plus captivant, les participants ont été mis devant les faits accomplis. Sur 960 heures prévues pour une année scolaire, on a pu comptabiliser une réalisation moyenne de 574 heures selon les conclusions d'une étude. Le conférencier, dans son exposé, a fait ressortir les principales causes de la situation préoccupante affectant négativement les résultats scolaires.
Les principales causes de ce manque à gagner de 386 heures auraient pour source les activités extra-scolaires, la santé précaire de certains éducateurs, les raisons administratives etc. Selon le conférencier et une étude sur la question, la région des Cascades est mal appréciée, d' où des efforts doivent être faits pour diminuer cette chute du volume horaire d'apprentissage.
Après ces deux exposés, des échanges s'en sont suivis afin que les enseignants apportent leurs contributions. Dans la soirée du 3 octobre, un match de football a opposé les enseignants de la circonscription d'éducation de base de Banfora I à ceux de Banfora II . Match qui s'est soldé sur un score nul de 1 but partout. A la fin de cette opposition, le directeur provincial de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation a remis un jeu de maillot et un ballon à l'équipe provinciale des enseignants de la Comoé.
AIB - 13 octobre 2008
MY/SVY
Comoé-Education : Célébration de la semaine de l'enseignant à Banfora a célébré
Banfora, 13 oct. (AIB)- A l'instar des autres localités du Burkina, la ville de Banfora a célébré la semaine de l'enseignant qui s'est déroulée du 28 septembre au 5 octobre derniers, dans une atmosphère de bon enfant.
Plusieurs activités ont marqué cette cérémonie ; entre autres, un cross populaire, une conférence sur les thèmes inhérents à l'éducation et des activités sportives ont été les plats de résistance.
Les activités commémoratives de la journée de l'enseignant ont débuté par un cross populaire à travers les artères de la ville de Banfora. Un groupe d'enseignants et de partenaires mobilisés à la sortie de la direction provinciale de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation se sont dirigés à petit trots vers le coté nord de ce service pour rejoindre la route nationale N° 7 (RN7), en passant devant l'hôtel de ville de Banfora.
De la route nationale N°7, ce flot d'athlètes s'est dirigé ensuite au niveau du centre hospitalier pour rejoindre la direction provinciale de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation (DPEBA) en passant par le rond point. Plus de 2000 m ont été parcourus par les instituteurs.
A l'issue du cross, une conférence s'est tenue dans la salle de réunion de l'association Munyu des femmes de la Comoé. C 'est autour des thèmes portant sur la réforme du système éducatif et le volume horaire d'apprentissage dans les écoles que les enseignants ont échangé. Le communicateur de ces deux thèmes était le directeur provincial de l'Enseignement de base et l'Alphabétisation, Jean Etienne Zoungrana. Les forces et les faiblesses de la réforme du système éducatif ont été mises à la connaissance des participants. La principale force de cette réforme, selon le conférencier, est la gratuité de l'éducation pour les enfants d'âge scolaire et la construction d'infrastructures. Quant à ses faiblesses, elles sont perceptibles dans le domaine des infrastructures, du matériel et du personnel pour accueillir ce flot de nouveaux apprenants motivé par cette nouvelle donne de l'éducation où tout est gratuit, a affirmé le directeur provincial, tout en déplorant le cas des écoles sous paillotes.
Abordant le second thème, qui a été beaucoup plus captivant, les participants ont été mis devant les faits accomplis. Sur 960 heures prévues pour une année scolaire, on a pu comptabiliser une réalisation moyenne de 574 heures selon les conclusions d'une étude. Le conférencier, dans son exposé, a fait ressortir les principales causes de la situation préoccupante affectant négativement les résultats scolaires.
Les principales causes de ce manque à gagner de 386 heures auraient pour source les activités extra-scolaires, la santé précaire de certains éducateurs, les raisons administratives etc. Selon le conférencier et une étude sur la question, la région des Cascades est mal appréciée, d' où des efforts doivent être faits pour diminuer cette chute du volume horaire d'apprentissage.
Après ces deux exposés, des échanges s'en sont suivis afin que les enseignants apportent leurs contributions. Dans la soirée du 3 octobre, un match de football a opposé les enseignants de la circonscription d'éducation de base de Banfora I à ceux de Banfora II . Match qui s'est soldé sur un score nul de 1 but partout. A la fin de cette opposition, le directeur provincial de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation a remis un jeu de maillot et un ballon à l'équipe provinciale des enseignants de la Comoé.
AIB - 13 octobre 2008
MY/SVY
Comoé-Société : Nouveau bureau pour le CAMJC, un mouvement de la jeunesse
Banfora, 13 oct. (AIB) - Le bureau du Collectifs des associations et mouvements de jeunesse de la Comoé (CAMJC) a connu des turbulences depuis plus de six mois, suite à des querelles intestines et de leadership. Mais fort heureusement, grâce aux appuis conseils des autorités administratives et de l'Association pour le développement économique et social de la région des Cascades (ADESCA), les choses semblent aller sur les rails.
Ainsi, le dimanche 5 octobre dernier, à l'issue d'une assemblée générale houleuse, un nouveau bureau fort de 27 membres a été mis en place. Issa Yao, après élection à main levée, est désormais le nouveau président du CAMJC ; il remplace Norbert Fayama qui était à ce poste depuis plus de 8 ans.
AIB - 13 octobre 2008
MY/SVY
Comoé-Agriculture : Bonne physionomie du riz pluvial à Mossoudougou.
Banfora, 13 oct. (AIB) - Le haut commissaire de la province de la Comoé , Alassane Sinaré accompagné d'une délégation de la direction générale de la production végétale, des responsables de la direction régionale de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques, des partenaires techniques et financiers et des producteurs des autres localités de la région des Cascades, s'est rendu le mercredi le 8 octobre 2008 sur le site de la plaine rizicole de Moussodougou, localité située à 50 km à l'ouest de Banfora. L'objectif de cette visite était de faire profiter l'ensemble des producteurs de la région des prouesses de cette zone.
Le projet riz pluvial (P.R.P), démarré en 2002 dans la région des Cascades et appuyé financièrement par la République de Chine Taiwan a eu à aménager huit sites d'une superficie de 585,75 ha dans la région des Cascades. La zone de Moussodougou, qui est le dernier site à bénéficier du PRP régional a une superficie de 82 ha et un rendement moyen de 4 tonnes à l'hectare courant la présente campagne.
Les atouts de ce site seraient l'application des techniques agricoles et le taux de recouvrement du crédit alloué aux intrants, qui est à 99,40 %. Selon le coordonnateur du P.R.P/Cascades, Sié Kambiré, ce taux élevé de rendement peut se généraliser à tous les sites des plaines aménagées si certains handicaps étaient maîtrisés. Ces difficultés, selon lui, sont le non respect du calendrier cultural, les pesanteurs socio culturels, le faible taux de remboursement du fond de roulement et l'application maladroite des techniques agricoles.
A l'issue de la visite commentée du site, des échanges ont eu lieu entre les producteurs, les techniciens et les autorités. L'utilisation de la fumure organique moins coûteuse et efficace pour atténuer l'effet de l'oxyde ferrique, le début des semis à partir du 15 mai, la réduction du temps consacré aux cérémonies coutumières, l'application des techniques culturales ont été des conseils prodigués par le haut commissaire et sa suite à l'adresse des producteurs.
En outre, le directeur régional de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques, Amidou Savadogo leur a promis un lot de décortiqueuses. Selon le directeur régional, plus question de vendre du riz paddy, Il faut les décortiquer pour leur donner plus de valeur ajoutée. Ainsi, les producteurs pourront voir une augmentation de leurs revenus.
Selon le haut commissaire, cette visite commentée du site de Moussodougou lui a permis de percevoir l'implication des producteurs et la maîtrise des techniques agricoles par ces derniers, propulsant un taux de rendement à l'hectare de l'ordre quatre tonnes. Pour lui, la plaine de Moussodougou est un site exemplaire qui mérite des encouragements et imitation.
AIB - 13 octobre 2008
MY/SVY
Comoé-Education : Bientôt un bâtiment à niveau de 8 salles pour le lycée municipal
Banfora, 6 oct. (AIB) - A l'instar des autres régions du Burkina Faso, la rentrée pédagogique s'est effectuée le 1 er octobre 2008 dans la région des Cascades.
Le gouverneur Fatimata Lègma est allé donner de la voix aux apprenants et aux enseignants afin que l'année 2008-2009 se déroule dans de bonnes conditions et que la région aboutisse à de meilleurs résultats.
Vérifier l'effectivité de la rentrée pédagogique, voir dans quelles conditions elle se déroule et encourager la communauté scolaire (les élèves, le corps enseignant et les partenaires de l'éducation) telles ont été les motivations de cette visite du gouverneur Fatimata Lègma.
Deux établissements secondaires et deux écoles primaires de Banfora dont respectivement le lycée municipal Héma Fadoua Gniambia, le lycée Sainte Thérèse, l'école Banfora Avenir et l'école privée Maurice Laurace ont reçu la visite de Fatimata Lègma qui avait à ses côté le président du conseil régional, le maire de la commune de Banfora et bien d'autres personnalités. Au lycée municipal Héma Fadoua Gniambia, première étape de cette sortie, ils ont visité des classes et se sont entretenus avec le corps d'encadrement, les syndicats et les parents d'élèves.
Le gouverneur a exhorté les élèves au travail, à plus de discipline et à la propreté des locaux. Au lycée municipal comme au lycée Sainte Thérèse, les acteurs ont évoqué certaines préoccupations qui se résument à la vétusté des locaux, l'insuffisance de professeurs dans les disciplines scientifiques, de surveillants et de salles de classes, aux nuisances scolaires et à l'insécurité aux alentours des établissements. Selon les responsables du SNESS et SYNTER du lycée municipal, l'étroitesse de la salle de professeurs et l'absence de laboratoire constituent un facteur influençant négativement le rendement scolaire.
En réponse à certaines préoccupations, le maire de la commune de Banfora a déclaré que par le biais du jumelage, les fonds pour la construction de 8 salles de classes R+1 au lycée municipal ont été acquis. A Sainte Thérèse, l'une des principales difficultés serait l'absence totale d'un professeur d'éducation physique et sportive et la non fonctionnalité de la salle d'informatique. Dans les écoles primaires, c'était le même scénario qu'au secondaire. Encadreurs pédagogiques, corps enseignants, syndicats et association des parents d'élèves ont réaffirmé leur volonté de mener à bien l'année scolaire 2008-2009.
Dans ces écoles primaires, Mme le gouverneur a procédé à la remise officielle de manuels scolaires aux élèves. Fatimata Lègma s'est dite satisfaite du constat sur le terrain et a témoigné sa reconnaissance aux enseignants qui, a-t-elle dit, travaillent parfois dans des conditions difficiles. Pour Mme le gouverneur, c'est de façon concertée que les préoccupations seront résolues.
AIB - 06 octobre 2008
MY/SVY
Comoé-Société
Vers une sortie de crise des mouvements de jeunesse de la Comoé
Banfora, 1er oct. (AIB) - Une sortie de crise semble se profiler à l'horizon au sein du Collectif des associations et mouvements de jeunesse de la Comoé (CAMJC). Une assemblée générale a finalement pu se tenir, dimanche 28 septembre 2008 à la Maison des jeunes et de la culture de Banfora.
Le Collectif des associations et mouvements de jeunesse de la Comoé (CAMJC) a été secoué par une crise sans précédent. En effet depuis sa création, cette structure est dirigée par un bureau exécutif qui peine à tenir des assemblées générales régulières. Aucun renouvellement de structures n'est intervenu au cours des sept ans de vie de ce regroupement.
C'est ainsi que certaines associations membres élèvent la voix depuis des mois afin que la lumière soit faite sur les huit ans de gestion du bureau qui, selon les statuts de l'association a été élu pour un mandat de trois ans renouvelables.
Au total, quatorze associations et mouvements de jeunesse ont créé le 9 septembre 2000 le CAMJC. Aujourd'hui, 44 associations se réclament du CAMJC. Face aux difficultés de fonctionnement, l'administration locale s'est impliquée pour une sortie de crise. A l'issue de plusieurs semaines de tractations entre les camps rivaux diligentés par le haut commissaire, Pierre Waongo et le secrétaire général, Abdoulaye Bassinga, le dialogue a fini par l'emporter, d'où la tenue ce dimanche 28 septembre 2008, de l'assemblée générale au cours duquel, le bureau a fait le bilan moral et financier de ses huit ans de gestion.
Sur les 44 associations membres, , 39 étaient effectivement présentes. Il a fallu environ 7 heures d'horloge pour amender et adopter les textes et faire les bilans. Les participants ont décidé de faire table rase sur le passé afin de construire un avenir meilleur pour la jeunesse de la Comoé. Selon le président du CAMJC Norbert Fayama a indiqué que la crise a amorcé sa dernière ligne droite. Une autre rencontre est prévue le 4 octobre afin de mettre en place un nouveau bureau. Le président de l'Association pour le développement économique et social de la région des Cascades (ADESCA), l'Abbé Luc Héma a joué au modérateur durant cette assemblée générale qui a été houleuse.
MY/SVY
Comoé-Education-Rentrée scolaire 2008-2009 : Des difficultés à l'horizon au niveau de l'enseignement de base
Banfora, 23 sept. (AIB) - L'équipe cadre restreinte de la direction régionale de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation (DREBA) des Cascades s'est réunie en conseil ordinaire le vendredi 19 septembre 2008 dans la salle de réunion de la dite direction. Cette concertation regroupait les directeurs provinciaux de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation de la Comoé et de la Léraba , les partenaires sociaux et les chefs de service internes de la direction régionale.
A l'instar des autres régions du Burkina Faso, la rentrée administrative s'est effectuée dans les Cascades le 15 septembre 2008. Plusieurs activités ont été menées par les services déconcentrés de la direction régionale.
Aux dires des directeurs provinciaux, Jean Etienne Zoungrana de la Comoé et Lamoussa Yaméogo de la Léraba , la rentrée administrative s'est déroulée sans difficulté majeure, des conseils pratiques ont été donnés aux chefs de circonscription d'éducation de base à cet effet. Des redéploiements du personnel ont été effectués afin d'aplanir les problèmes des classes sans maîtres.
Cependant, les directeurs provinciaux ont interpellé les associations des parents d'élèves (APE) afin qu'ils s'investissent davantage dans l'amélioration du cadre scolaire par des activités de désherbage pour permettre aux élèves de bénéficier d'un cadre bienséant dès la rentrée. En ce qui concerne la rentrée pédagogique prévue pour début octobre, les directeurs provinciaux ont signalé des difficultés. L'insuffisance et le manque de matériel (cartable minimum) seraient les difficultés des deux directions provinciales.
Selon Lamoussa Yaméogo, ces difficultés résulteraient dans la procédure très lourde des marchés publics. En effet, depuis mai 2008, a-t-il dit, les services techniques de sa direction ont entamé la procédure d'acquisition de ce matériel et jusqu'à présent, le marché n'a pas été publié. Cet état de fait handicape les fournisseurs pour la mise à la disposition de la direction provinciale du matériel.
Pour palier cette situation, les deux directeurs provinciaux ont décidé d'accorder un minimum de matériel aux élèves pour qu'ils puissent commencer les cours en octobre comme prévu. Le directeur régional de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation, Sanlé Sory, avant de clore cette concertation, a donné une lueur d'espoir à toutes les préoccupations et a affirmé que des dispositions diligentes seront prises pour les aplanir.
MY/SVY
Cascades
Comoé-Société : Atelier sur la promotion des droits sociaux et économiques
Banfora, 23 sept. (AIB) - Organisé par Social Alert Burkina (ASAB), un atelier sur la promotion des droits sociaux et économiques a regroupé les 19 et 20 septembre 2008 à Banfora, les responsables des structures membres de la section provinciale de la Comoé.
Ont pris part à cet atelier provincial, les responsables des organisations syndicales, des organisations de défense des droits humains, des organisations de femmes et les responsables des associations communautaires (CGTB, CNTB, SYNATTEB, SYNTER, SYNTSHA, SYNATIC, SYNTAS, MBDHP, KEBAYINA).
Selon le coordonnateur national de Social Alert Burkina (ASAB), Henri Compaoré, il existe un grand déficit des droits économiques, sociaux et culturels (ECOSAN), notamment le droit à l'éducation. C'est pour jouer son rôle dans la promotion, la protection et la défense de ces droits que l'ASAB, en tant qu'organisation de la société civile, a organisé le présent atelier.
Cet atelier, qui a pour thème «L'éducation est un droit humain fondamental, la clé permettant d'accéder à un développement humain durable, une responsabilité de l'Etat réalisable si on y met la volonté politique et les ressources nécessaires», avait pour objectif d'outiller les participants en vue de leur permettre d'assurer la transparence des processus d'élaboration, d'exécution et de contrôle du budget communal au niveau des services sociaux de base (l'éducation, la santé et l'accès à l'eau potable.). Deux jours durant, la vingtaine de participants ont planché sur les fondements théoriques du budget, les procédures d'élaboration et d'exécution du budget de l'Etat et l'implication des organisations de la société civile dans le processus budgétaire.
Ce sont des exercices de cas pratiques qui ont sanctionné ces deux jours de réflexion. A partir des acquis de cet atelier, a déclaré Henri Compaoré, l'ASAB reposera sa stratégie sur la sensibilisation, l'éducation et l'information des populations sur leurs droits économiques, sociaux et culturels d'une manière générale et particulièrement, leurs droits à l'éducation et à la santé.
A l'issue de la formation, Eugène Karama et Denis Nana ont été retenu pour le suivi budgétaire à l'échelon provincial. Au regard des résultats atteints, le coordonnateur national de Social Alert Burkina, Henri Compaoré a témoigné sa reconnaissance à l'adresse des partenaires que sont Oxfam Intermon, Oxfam Solidarité et la Coopération belge.
MY/SVY
Comoé-Société-témoignage : Le neveu du maire de Douna explique les derniers moments de son oncle
Banfora, 22 sept. (AIB) - Dans l'interview qui suit, Soura Amada, neveu du maire disparu de Douna, témoigne sur les derniers moments de la vie de son oncle.
« Je m'appelle Soura Amadou, je suis un neveu du défunt. En effet il m'a fait appel le mercredi matin pour le conduire à Bobo-Dioulasso parce qu'il devait voir son médecin. Arrivé chez lui, il m'a fait savoir que sa maladie a rechuté. Il se plaignait de douleurs au niveau des flancs. Je lui proposa alors de faire appel à l'infirmier du village afin qu'il puisse le soulager, le temps d'arriver à Bobo-Dioulasso. Il ne trouva pas d'objection. Après une injection au bras et deux comprimés avalés, il me dit qu'il se sent mieux et que l'on pouvait prendre la route ». Il m'avait même donné 150.000 francs pour que je puisse doubler mon permis. J'ai réussi à cet examen et je devrais prendre le permis provisoire à Bobo ce mercredi. Et une fois arrivé à Ouagadougou, je devrais conduire son camion remorque qu'il venait d'acheter. Vraiment il voulait m'aider ; mais hélas !
A quelques kilomètres seulement du village il et me dit que le produit semble avoir perdu ses effets et qu'il commence à sentir la douleur. Je proposai d'aller un peu plus vite afin que nous puissions atteindre Banfora et il ne trouvât pas d'objection. Après quelques kilomètres, nous rencontrions l'ambulance de Sindou qu'il identifie au loin. Il me dit d'arrêter Solo (chauffeur de l'ambulance). Il demanda à ce dernier de l'évacuer à Bobo -Dioulasso parce que son véhicule est bas et ne peut pas rouler sur ce tronçon assez vite. Solo a demandé à se référer à sa hiérarchie à Sindou.
Après la communication téléphonique, Solo nous fait savoir que ce n'était pas possible parce que l'ambulance était attendue à Sindou pour évacuer un autre malade. Il m'ordonna alors de continuer. Arrivé à l'entrée du village de Nélékoussou (ce village est à environ 25 Kms de Banfora), il me demanda de m'arrêter ; sorti du véhicule il me dit de faire demi-tour car s'en est fini pour lui la vie sur terre. J'engageai alors une négociation pour qu'il accepte rentrer dans le véhicule afin que nous puissions atteindre Banfora pour des soins. Il refusa et je finis par le convaincre.
Il s'assit pendant longtemps sur son siège sans vouloir faire rentrer ses pieds. Il me dit que ce n'est pas la peine de se tirailler sur la question car c'est fini pour lui. Je rétorquai : je suis seul ici et pourquoi n'avez vous pas dit cela en famille avant que nous sortions? Il fini par faire rentrer ses pieds et je réglai le dossier de son siège pour qu'il puisse s'allonger. En ce moment il me dit que dans tous les cas j'avais le choix de faire demi-tour ou de continuer. Et je répondis que je choisis de partir à Banfora.
En cours de route on échangeait par moment et il me conseilla d'aller doucement car pour lui c'est déjà fini. Je lui demandai comment alors je vais gérer cette situation ? Il répondit que cela n'est pas un problème et de toutes les façons il n'y pouvait rien car c'est la volonté de Dieu. Entre temps j'ai remarqué qu'il ne parlait plus et l'ai touché en demandant comment va sa santé ? Il me dit que ça ne va pas et que dans peu de temps il va me quitter. Aux environs du village de Toumousséni et pendant que je m'apprêtais à passer à une vitesse supérieur, il attrapa ma main et dit « petit au revoir ».
Alors j'arrêtai le véhicule et je le serre contre moi jusqu'à ce qu'il perdit l'âme. Je décidai de continuer à Banfora et j'informai par le téléphone le premier adjoint. Au Centre hospitalier régional j'ai informé l'agent de santé que j'étais avec mon frère malade ; car je ne suis pas habilité à confirmer la mort de quelqu'un. Transporté dans la salle d'urgence, l'infirmier m'annonça que c'était trop tard ».
Le secrétaire général du gouvernement et du conseil des ministres Adrien Koné dit aussi avoir rencontré le défunt au cours du week-end à Ouagadougou où ils ont eu à échanger. Il était avec plusieurs fils et filles de la région à venir faire leurs adieux au maire de Douna. «Je suis venu en tant que membre de la famille et petit frère. C'est un grand frère et sa disparition est une perte énorme pour la commune de Douna et l'ensemble de la région ».
AIB - 22 septembre 2008-09-2
MY/SVY
Comoé-Société : Le maire de Douna accompagné dans sa dernière demeure
Banfora, 22 sept. (AIB) - Le maire de Douna, Jean Baptiste Soura a été inhumé dans son village natal à Douna le 18 septembre 2008 dans la soirée en présence de nombreux parents, amis et connaissances.
A l'entrée de Douna, c'est une foule importante qui a prié à l'église afin que le défunt repose en paix. La tristesse qui a animé cette disparition que l'on pourrait qualifiée de tragique, n'a pas empêché les esclaves des Turka, Sénoufo, Gouin, Karaboro à savoir les Lobi, Dagara, Djan d'honorer la tradition. Ces derniers ont conditionné l'enterrement à une somme qui leur devait être versée au préalable.
Tradition oblige, après plusieurs négociations, les esclaves qui étaient les maîtres du jour, ont fini par ordonner l'enterrement. Ces parents à plaisanterie ont loué la perspicacité et le courage du défunt. A écouter les différentes déclarations, Jean Baptiste Soura avait un cour généreux, une âme sensible, de la compassion et attentif à la cause des faibles et démunis, des laissés pour compte. Jean Baptiste Soura a été enterré dans sa cour en présences d'une forte délégation des autorités régionales et de plusieurs amis et frères venus de tous les horizons du Burkina. Il laisse derrière lui 06 enfants.
N é en 1956 à Douna, il fréquenta l'école de ladite localité et obtint le Certificat d'études primaires élémentaires en 1967. Admis au séminaire de Nasso au cours de la même année, il obtint son BEPC avant de rejoindre le Lycée technique de Ouagadougou en 1973. Son parcours professionnel le conduit successivement aux postes d'agent de contrôle de prix de 1975 à 1977 au ministère du Commerce ; de 1977 à 1983 il est agent de transit à la CAMICO ; de 1984 à 2000 il est agent de fret à Air Burkina ; de 2000 à 2006 il est directeur de fret et de groupage.
Figurant dans le tableau des pionniers de la communalisation intégrale au Burkina Faso, sa carrière politique a été courte, mais pleine d'engagements. Du reste, à la faveur des élections municipales du 23 avril 2006, il est porté à la tête de la commune rurale de Douna où il fut installé officiellement dans ses fonctions de maire le 08 juillet 2006 avec des ambitions nobles.
AIB - 22 septembre 2008
MY/SVY
Comoé-Société- Insécurité
Les coupeurs de routes de retour sur les axes routiers
Banfora, 18 sept. (AIB) - Après un moment de sécurité consommée, les braqueurs viennent de sonner leur retour avec une opération au cours de laquelle plusieurs millions de francs CFA ont été spoliés, selon des victimes.
L'attaque s'est produite entre Kouêrê et Sidéradougou ; plus précisément à la sortie du village de Dandougou, au niveau de la retenue d'eau. Dandougou est situé à quelques encablures de Sidéradougou. Selon les informations reçues, ce sont deux minis bus et un camion 10 tonnes qui sont tombés dans l'embuscade de ces coupeurs de route. Ils seraient au nombre de 3 portant des cagoules et armés jusqu'aux dents avec des fusils de guerre.
Ils auraient mis les passagers à plat ventre, avant de leur retirer tout leur argent et autres objets de valeur. D'après certaines informations, c'est un sac de voyage retiré à une dame, qui aurait servi a transporté le magot de cette attaque. Certains commerçants, qui ont été parmi les victimes, ont dû annuler leur voyage.
AIB - 18 septembre 2008
MY/SVY
Comoé-Environnement
Écart entre les prévisions et les réalisations du Projet d'approvisionnement en eau potable à horizon 2015
Banfora, 16 sept. (AIB) - Le Comité régional de pilotage du Programme national d'approvisionnement en eau potable et assainissement (CRP /PN-AEPA) des Cascades, a tenu sa troisième session ordinaire le 9 septembre 2008 à Banfora. Le bilan des réalisations est largement en deçà des prévisions.
La présente session s'est tenue sous la présidence du secrétaire général de la région Paul Yaméogo président statutaire de ce cadre. Présentation du rapport sectoriel régional, bilan semestriel au 30 juin 2008 du PN-AEPA des Cascades, présentation du projet de décret révisé sur les Comité régional de pilotage et comité national de pilotage ont été les temps forts de cette concertation qui s'est déroulée dans la salle de rencontre de la direction régionale de l'Economie et de la Planification.
Au regard du bilan semestriel au 30 juin 2008 fait par le secrétaire technique dudit comité Hamidou Savadogo, il ressort un écart très important entre les prévisions et les réalisations aussi bien en milieu rural que urbain. A titre d'exemples ; sur 97 forages équipés de pompe à motricité humaine prévus en milieu rural en 2007, seulement 08 ont été réalisés. Un autre exemple dans le volet Assainissement eaux usées et excréta (AEUE) ; 06 latrines publiques réalisées sur 128 prévues.
Dans le même volet cette fois-ci en milieu urbain l'écart se passe de commentaires ; sur 2157 latrines privées prévues contre 00 réalisées. Si les structures potentielles tels que le Programme de valorisation des ressources en eau de l'Ouest (VREO), et l'Office national de l'eau et de l'assainissement (ONEA) ont enregistré un retard dans la mise en ouvre de leurs prévisions, il faut cependant féliciter certaines structures à savoir le Projet d'Appui au Développement Local des provinces de la Comoé , Léraba et Kénédougou (PADL/CLK) et le Programme d'urgence aux sinistrés des inondations dans les régions du Nord, des Hauts Bassins et des Cascades (OXFAM International) qui sont à 100% de réalisation de forages neufs.
Dans la réalisation de puits modernes neufs, le PADL/CLK est même à 150% de réalisations. Il faut signaler que dans la province de la Léraba , la tableau semble plus sombre que dans la Comoé. Dans cette province, « les ressources en eaux souterraines sont peu abondantes et difficiles à localiser, d'où le taux d'échec de forages atteignant parfois 20% » a déclaré le directeur régional chargé de l'hydraulique Amidou Savadogo.
Aussi, le comité a déploré le fait qu'aucune commune de la province de Léraba ne dispose d'un Plan communal de développement- approvisionnement en eau potable et assainissement (PCD-AEPA). D'autre part, il faut retenir qu'au niveau des infrastructures AEPA, les prévisions n'ont pas variées de façon notable. Ce sont les puits modernes qui ont connu un réajustement. Il n'y a pas eu de prévisions au niveau des puits modernes réhabilités, des postes d'eau autonomes, et des postes d'eau autonomes réhabilités.
AIB - 16 septembre 2008
MY/SVY
Comoé-Environnement-Reboisement
Un bosquet atypique à Tiékouna
Banfora, 16 sept. (AIB) - Une activité de reboisement des plants non ligneuses a eu lieu le mardi 08 septembre 2008 dans le village de Tiékouna, situé à 20km du chef lieu de la Commune de Banfora. Plus 500 pieds de rônier et 100 plants de lianes ont été plantés.
Le village de Tiékouna a aussi connu son jour de reboisement, mais un reboisement particulier, car contrairement aux autres localités où des plants ordinaires ont été enfouies dans le sol, les habitants de cette contrée ont planté des arbres non ligneux. Plus 500 pieds de borassis (rôniers) et 100 plantes de lianes ont été reboisés.
Aux dires du Directeur Général de l'entreprise BOMBA Techno ; Soungalo Koné exploitant du rônier, la spécificité de ce reboisement se justifie par le fait que le rônier arbre très utilitaire est en voie d'instinct ion. Il faut donc lutter pour la pérennisation de cette plante par des activités de reboisement a t-il dit.
Au cours de cette activité de pérennisation du rônier, M. Soungalo Koné a affirmé que c'est une réponse à l'engagement pris lors d'un atelier régional autour des produits forestiers non ligneux organisé par le projet ARSA/PNUD. En effet au cours de cet atelier tenu dans la capitale de la Cité du Paysan noir, les exploitants des produits non ligneux avaient pris l'engagement de créer un bosquet de produits forestiers non ligneux à Banfora.
Une façon pour ces exploitants de contribuer à la lutte des masses rurales contre la pauvreté en leur permettant d'avoir des ressources à l'issue de l'exploitation de ces arbres. Ce bosquet a eu pour nom de baptême Aké Assi, nom du chercheur Ivoirien qui aurait démontré toute la valeur intrinsèque, spécifique du rônier dans la région des Cascades.
AIB - 16 septembre 2008
MY/SVY
Comoé-Société
Quatre prétendants à la tête du comité local de jumelage
Banfora, 12 sept. (AIB) - Depuis plus d'une année le comité local du jumelage de Banfora vit dans une léthargie, interminable. Pour donner plus d'efficacité, le bourgmestre de la capitale de la cité du Paysan noir a décidé un renouvellement de cette structure pour le 28 septembre 2008.
Dans les coulisses, ils seraient quatre prétendants pour le poste du président du comité de jumelage. Ardjouma Coulibaly , chef de service mécanisation à la SOSUCO , président du comité provincial de la ligue des consommateurs de la Comoé , Siaka Soulama agent au palais de justice de Banfora, Salif Barro, opérateur économique, 1 er suppléant du parti Rassemblement pour le Développement du Burkina (RDB) aux législatives de 2007 ; parti aux commandes de la mairie, président de la commission environnement au conseil municipal ; et enfin Pierre Fayama, pharmacien et propriétaire de la pharmacie Charclam de Banfora.
En entendant la date du 28, les tractations et autres concertations se multiplient dans les clans politiques et autres grins de thé.
Comoé- Administration
La Fonction publique a désormais un directeur régional
Banfora, 09 sept. (AIB) - Emmanuel Sorgho a été installé dans ses nouvelles fonctions de directeur régional de la fonction publique le jeudi 28 août 2008 par le secrétaire général de la région des Cascades, Paul Yaméogo. La cérémonie s'est déroulée dans la salle de conférence du conseil régional, en présence de plusieurs directeurs et chefs de service.
C'est par cette phrase solennelle : « Au nom de madame le gouverneur, en mission, je vous installe, M. Emmanuel Sorgho dans vos fonctions du directeur régional de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat », que Emmanuel Sorgho a pris fonction.
Emu par cette marque de considération que lui ont accordée les directeurs et chefs de service présents à la cérémonie, le tout nouveau directeur régional de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat, Emmanuel Sorgho a témoigné sa gratitude à l'endroit de ces collègues. Il ne s'est pas attardé sur les missions de son ministère car, a-t-il dit, ceci a consisté la substance d'une rencontre présidée par le ministre lui-même le 26 août dernier à Banfora. Du reste, il s'est appesanti sur la déconcentration de son ministère ; toute chose qui a permis à la « Cité du paysan noir » d'avoir une direction régionale de la Fonction publique et de la Réforme de l'état.
Selon Emmanuel Sorgho, cette déconcentration donnera une force à la nouvelle donne de gestion administrative. Exception faite de quelques actes d'une certaine importance qui seront traités au niveau central, a-t-il poursuivi, les agents publics pourront désormais se faire délivrer à la direction régionale toutes sortes d'actes afférents à leur situation administrative. N'occultant pas les difficultés qui pourraient survenir au bon fonctionnement de cette direction, Emmanuel Sorgho a dit savoir compter sur le soutien des témoins présents à cette cérémonie pour la réussite de cette importance mission qui lui a été confiée par le chef de l'Etat, depuis le 4 août 2008, date de sa nomination en Conseil des ministres.
AIB - 09 septembre 2008
MY/SVY
Comoé-Santé
Talents des jeunes : Banfora donne le ton dans la lutte contre le VIH / Sida
Banfora, 09 sept. (AIB) - La caravane pour la lutte contre le Sida a séjourné le 5 août 2008 à Banfora. C'était en présence des autorités régionales et d'une jeunesse sortie très nombreux. Trois ambassadeurs ont été retenus pour défendre la région des Cascades à la finale qui aura lieu le 29 novembre prochain à Ouagadougou.
A Banfora, ils étaient initialement au total 10 troupes et / ou vedettes à être en lice pour cette 3 ème édition de « Talents des jeunes » organisée par le Réseau africain jeunesse, santé et développement au Burkina Faso (RAJS). La compétition a concerné la chanson moderne, la chanson traditionnelle, le théâtre et le sketch qui ont regroupé 8 troupes. Les inscrits pour le récital et le poème n'ont pas répondu au rendez-vous.
Dans les Cascades, sont retenus pour la finale qui aura lieu à Ouagadougou le groupe Culture pour la chanson moderne, la Croix Rouge pour le sketch et Munyu pour la chanson traditionnelle. En conformité avec le thème de la présente édition, « Participation citoyenne, santé de la reproduction, santé sexuelle », l'ensemble des prestations véhiculait le même message, à savoir interpeller les uns et les autres sur leur sens de responsabilité face au VIH / Sida, aux grossesses précoces et aux grossesses non désirées.
La particularité de cette édition 2008 est que les finalistes, avant de se produire recevront un encadrement assuré par des professionnels tels que la vedette de la chanson burkinabé, Sami Rama. Aussi, les ouvres lauréates seront éditées par le Réseau, a déclaré le coordonnateur national du RAJS, Bagnomboué Bakiéno. Pour atteindre son objectif durant le parcours de cette caravane, RAJS a noué des partenariats avec des structures comme la direction de l'hygiène publique, Télécel, ISEC, etc.
Dans la capitale de la Cité du Paysan noir, il faut signaler que la soirée a été agrémentée par des artistes musiciens locaux et nationaux tels que Sid Makoss (Banfora), Débora (Ouagadougou), DJ Tifus (Ouagadougou) et Sami Rama (Ouagadougou), qui ont fait vibrer les jeunes, témoins de l'événement.
AIB - 09 septembre 2008
MY/SVY
Léraba- Energie
Sindou et Douna sans électricité depuis plus de deux mois
Sindou, 04 sept. (AIB) - Dans la nuit du 21 au 22 juin 2008, un court circuit survenu sur l'un des pylônes haute tension qui dessert en électricité Sindou et Douna dans la Léraba a fortement endommagé les installations, causant une rupture d'électricité dans ces deux localités.
Cette panne grave, qui aurait touché de manière irrémédiable le transformateur d'isolement est durement ressentie par les populations de ces localités qui viennent d'être récemment électrifiées (il y'a quatre mois de cela). Cela est considéré comme une injustice à leur égard et les installations de type monophasé et la forme de gestion de l'électricité sont décriées.
AIB - 04 septembre 2008
YT/SVY
Comoé- Formation
Les femmes salariées à l'école du droit
Banfora, 04 sept. (AIB) - La direction régionale de la Promotion de la femme a servi de cadre à une conférence à l'intention des femmes salariées, le mardi 2 septembre 2008. C'est autour du thème : « Droits de la femme travailleuse en entreprise », que la direction régionale du Travail et de la Sécurité sociale, en collaboration avec la direction régionale de la Promotion de la femme des Cascades ses sont entretenues avec ces femmes.
Prenant la parole à cette communication, le directeur régional du Travail et de la Sécurité sociale des Cascades, Ouanoga Joseph Sandouidi s'est surtout appesanti sur les grandes missions de son service. Ces missions, dira-t-il, ne sont autres que le contrôle de l'application de la législation du travail, l'information et le conseil des travailleurs et la gestion des conflits résultant d'une méconnaissance du code du travail. L'opportunité est donnée aux femmes des Cascades, à travers cette communication, de maîtriser leurs droits et d'en faire usage quand c'est nécessaire, a déclaré M. Sandouidi .
A travers cette communication, les femmes salariées ont pu acquérir des connaissances du droit commun et du droit spécifique. Des questions d'éclaircissement ont été posées par les participantes. Entre autres, ces questions étaient relatives aux heures supplémentaires, aux allocations familiales et prénatales, aux accidents du travail, etc.
Les conférenciers du jour, Issouf Ouédraogo et Mamadou Séré, respectivement contrôleur et inspecteur du travail ont pu donner des réponses aux inquiétudes des dames.
Ces dernières, satisfaites, ont souhaité une autre séance sur les devoirs des femmes salariées. Car il est bien de connaître ses droits mais il faut aussi connaître ses devoirs, ont-elles estimé.
AIB- 04 septembre 2008
MY/SVY
Banfora, 19 fév. (AIB) - Le dimanche 15 février 2009 a eu lieu à la direction régionale de la promotion de la femme à Banfora, la première conférence annuelle du CDP (Congrès pour la Démocratie et le Progrès) section de la Comoé.
Outre les députés, les membres du gouvernement, les membres du bureau politique national du parti ressortissants de la province, plusieurs invités étaient présents à cette conférence provincial qui s'est tenu autour du thème : «Bilan de la vie du parti et perspectives, défis futurs pour les élections présidentielles de 2010».
A l'ouverture des travaux, la secrétaire générale provinciale du CDP Abibata Coulibaly a réitéré ses remerciements à tous les participants à cette rencontre, avant d'évoquer les actes d'indiscipline «caractérisée» et certaines positions qui ont secoué le parti dans la Comoé après l'indisponibilité pour raison de santé de l'ex-commissaire régional Alain Ludovic Tou.
Ce comportement, a-t-elle dit, a fait que le parti a perdu deux communes aux élections municipales de 2006, notamment le chef lieu de la région des Cascades Banfora et la commune rurale de Soubakaniandougou.. Aussi suite aux législatives de 2007, le parti a perdu un poste de député sur deux au profit de son opposant direct le Rassemblement pour le développement du Burkina (RDB).
Face à ces multiples échecs, Abibata Coulibaly estime que le parti au niveau local n'a pas eu du soutien au niveau national. Pour cela elle lance un appel au resserrement des rangs et à la résolution des problèmes d'une façon interne en laissant la rue pour la reconquête du leadership du parti majoritaire dans la région des cascades.
ST/
Comoé-Administration
Le ministre de la Fonction publique rencontre les responsables des services déconcentrés
Banfora, 27 août (AIB) - Le Ministre de la fonction publique et de la réforme de l'Etat s'est entretenu avec les responsables des services déconcentrés le 26 août 2008 dans la salle de conférence de la Direction Régionale de la Santé des Cascades.
A la suite du 1 er adjoint au maire de Banfora qui a souhaité au Ministre de la fonction publique et de la réforme de l'Etat Seydou Bouda la bienvenue, le secrétaire général de la région des Cascades Paul YAMEOGO a situé d'objet de la présente rencontre qui n'est autre selon lui que des informations sur le nouveau système d'évaluation des agents de la fonction publique.
La rencontre a débuté par une communication du Ministre Bouda ; il a présenté son ministère et ses principales missions et actions en matière de reforme. Au cours de cette communication les responsables des services déconcentrés se sont fait une idée des principales missions du Ministère de la fonction Publique, des principaux axes, des acquis et actions de renforcement en matière de reforme globale de l'administration publique, les défis et les grands chantiers de cette entité gouvernementale.
L'un des grands chantiers selon le Ministre de la fonction et de la reforme de l'Etat est celui de la mise en ouvre du nouveau système d'évaluation des agents de la fonctions publique mis en chantier après 1998. Ainsi il affirmé qu'un autre défi est la réussite de l'organisation des concours directs et professionnels.
D'autres parts a-t-il déclaré, un penchant pour les innovations sur le plan social est de mise. Ainsi il a décidé de la création d'une mutuelle de santé des agents de la fonction publique, de l'instauration d'une assurance maladie et une prise en charge des accidents de travail comme dans le secteur privé. Il a surtout insisté dans son exposé que ces actions seront soutenues d'une politique de bonne gouvernance.
Son souhait dira t-il, que ces reformes ne soient pas un outil d'asservissement des agents mais des instruments qui leur permettront d'être plus efficaces et plus performants. Pas besoin de sous-tables pour avoir des bonifications a-t-il martelé. A ceux qui refusent d'être évalués pour des raisons collectives, il estime qu'ils ont tort car le contrat liant l'agent à l'Etat est individuel et non collectif. Des sanctions administratives seront leur bonification d'échelon aux dires du Ministre.
Après cet exposé, des échanges ont pris place. Des participants ont cherché à comprendre l'impact de l'application de la bonne gouvernance sur le plan politique, les raisons de la lenteur de l'établissement des actes administratifs. La directrice centrale de la bonne gouvernance a affirmé que la visibilité de la bonne gouvernance est latente sur le plan politique. En guise d'exemple, elle a cité le cas de CSI (Conseil Supérieur de l'Information) instrument qui régule le passage des partis politiques lors des campagnes électorales, le désengagement de l'Etat dans l'organisation des élections et la revalorisation de la société civile.
Le Ministre Bouda a pris l'engagement d'améliorer le temps d'établissement des actes administratifs. Il prévoit que cela ne dépassera pas environ trois semaines de traitement. Il faut signaler que le Ministre était assisté de ses directeurs centraux.
AIB - 27 août
MY/EG
Comoé-Société
Des colons chez le Gouverneur Fatimata LEGMA
La résidence du Gouverneur de la région des Cascades a reçu la visite d'une centaine d'enfants venus en colonie de vacances le 24 août 2008.
Cette visite est un signe de gratitude à l'endroit de Madame le Gouverneur de la région des Cascades Fatimata Lègma qui a accepté être la marraine de cette colonie. Plusieurs sites touristiques seront visités du 20 au 30 août 2008.
Ces enfants filles et fils de communicateurs de la R.T .B dont l'âge est compris entre 3 à 14 ans, émerveillés par la richesse touristique de la région des Cascades, déclarent être prêts à y revenir dès qu'ils auront l'occasion. Au cours des échanges avec la première responsable de la région, les enfants ont sollicité la construction dans les cascades d'un centre de réinsertion des enfants en difficultés et une aide aux enfants déscolarisés. A toutes ses doléances, Madame le Gouverneur émue par cette marque de considération de la part des enfants s'est dite engagée à les satisfaire dans un délai raisonnable.
Pour rendre l'utile à l'agréable après les échanges soutenus d'un rafraîchissement offert par le Gouverneur, chaque colon a reçu un panier en guise de souvenir du Pays du Paysan Noir des mains de Madame Fatimata LEGMA.
AIB - 27 août
MY/EG
Cascades-Société
Fatimata Lègma face à la « mafia » de la SN-SOSUCO
Banfora, 21 août (AIB) - Le Gouverneur de la région des Cascades madame Fatimata Lègma aurait pointé du mauvais doigt certaines pratiques malsaines de la sucrière du Burkina Faso au cours d'une rencontre de prise de contact avec la direction, les syndicats et les délégués des travailleurs.
Cette rencontre qui aurait pris fin au delà de 19 heures ce 20 août 2008, a permis aux travailleurs de dénoncer certaines pratiques tels que les surfacturations, la division, les recrutements de complaisance.etc. Ils ont dénoncé certaines facturations telle que l'achat d'une boite de vitesse d'un véhicule facturée à 10.000.000 de FCFA, un lit facturé à 300.000 FCFA.etc.
Le Gouverneur a beaucoup déploré l'absence de communication au sein de cette boite et la façon de gérer ; notamment la stratégie de commercialisation du sucre. Fatimata Lègma a donné des instructions afin que les choses s'améliorent au profit des travailleurs et de la région. Les travailleurs qui sont préoccupés par le sort de leur boîte ont souhaité que de telles rencontres soient périodiques afin de sauver la Nouvelle Société Sucrière de la Comoé (SN-SOSUCO).
AIB - 21 août 2008
MY/
Brèves des Cascades
Bientôt du blé made by Cascades
La région des Cascades pourrait devenir dans les prochaines années, une région productrice de blé après le Sourou. L'idée a été lancée samedi 16 août dernier au cours d'une visite de prise de contact du gouverneur de la région des Cascades Fatimata Lègma avec le directeur général de la Société nouvelle/Grands moulins du Burkina (SN-GMB).
Blocage à la SN-GMB
Les moulins de la Société nouvelle/Grands moulins du Burkina (SN-GMB) ne tournent plus depuis une dizaine de jours. Cela serait dû à une rupture de stock de blé. Cette situation est à craindre quant on sait qu'elle a été l'une des causes de la fermeture des ex Grands moulins du Burkina (GMB) au début des années 2000.
Les Cascades pensent déjà à la fête de l'indépendance
C'est déjà parti pour les préparatifs de la fête de l'indépendance dans la région des Cascades. Une commission restreinte, présidée par le gouverneur Fatimata Lègma s'est réunie le 16 août 2008 pour mettre en place un comité d'organisation et programmer les différentes activités qui vont sanctionner l'événement.
MY/ROH
Comoé-Bonne gouvernance
État des lieux à Banfora de l'application du nouveau système d'évaluation des agents de la fonction publique
Banfora, 12 Août (AIB) - Du 7 au 9 août, une mission du ministère de la Fonction publique, conduite par l'inspecteur d'Etat, Georges Bambara a séjourné à Banfora pour prendre le pool du nouveau système d'évaluation des agents de la fonction publique et de la réforme de l'état.
C'est la salle de réunion de la direction régionale de l'Economie et du Développement des Cascades qui a abrité les travaux présidés par le secrétaire général de la région des Cascades, Paul Yaméogo, assisté du haut commissaire de la Comoé , Pierre Waongo et des différents directeurs et chefs de service.
Prenant la parole à cette tribune d'échanges, le chef de mission a donné l'ossature de ces 3 jours de travaux. Le premier jour a consisté à faire un bilan partiel des notations des agents d'où ont surgi des difficultés d'ordres matériel et pratique. Il y a, entre autres, l'insuffisance des fiches d'évaluation, la mobilité des agents, le manque de bases de données, le manque de formation des agents affectés à cette tâche et la répartition des fiches après notation. A toutes ces préoccupations, la mission a pu donné quelques réponses satisfaisantes et a invité les responsables à se baser sur les rapports d'activités de leurs agents pour les apprécier.
Le deuxième jour a été consacré à l'étude des cas particuliers et des sorties d'échange dans certains services. Ainsi, chaque directeur ou chef de service avait rendez-vous avec la mission pour exposer les cas particuliers de son essor, car d'une structure administrative à une autre, les réalités diffèrent.
Au niveau de l'éducation par exemple, comment concilier l'évaluation pédagogique et l'évaluation administrative surtout que nous savons que ces missions sont dévolues à deux supérieurs hiérarchiques de l'agent ? (Chef de circonscription et conseiller pédagogique au niveau de l'enseignement de base ; proviseur et censeur au niveau de l'enseignement secondaire).
C'est le cas par exemple de l'administration générale où un maire rural doit apprécier son secrétaire général qui serait son éclaireur administratif.
Le dernier jour a consisté à faire le bilan du séjour de la mission. Bilan satisfaisant, aux dires du chef de mission, Georges Bambara, car des efforts ont été faits sur le terrain. Dans certains services, plus de 90% des agents ont été évalués (cas de l'enseignement de base).
Par ailleurs, des initiatives ont été développées pour apprécier des agents en situation de mobilité.
« Pas de solution pour les agents qui ont refusé d'être évalués, ils récolteront ce qu'ils auraient semé », a laissé entendre le chef de mission.
MY/MS
Comoé-social
La FEDAP-BC vole au secours des nécessiteux
Banfora, 12 Août (AIB) - La Fédération associative pour la paix et le progrès avec Baise Compaoré (FEDAP-BC) a remis des vivres aux nécessiteux de la province de la Comoé. L 'évènement a eu lieu le 10 août dernier dans l'enceinte de la maison des jeunes et de la culture de Banfora.
Les personnes d'une classe sociale moins nantie ont reçu des mains du coordinateur régional FEDAP-BC des Cascades, Léonce Koné, des vivres composés de riz et de maïs. Cette cérémonie, qui a connu une forte mobilisation de la population, a été ponctuée de trois interventions.
Le directeur régional de l'Action sociale et de la Solidarité nationale a pris la parole pour exprimer toute sa gratitude à l'endroit de cette jeune association qu'est la FEDAP-BC. Cette aide, a-t-il dit, soulagera son service afin de pouvoir répondre aux innombrables sollicitations de la couche la plus démunie qui ne cesse de croître de jour en jour sous l'effet phénoménal de la vie chère.
Le président provincial FEDAP-BC, Drissa N'Golo, pour sa part, a salué l'initiative de la coordination nationale de sa structure qui a pris l'engagement cette année d'aider les personnes démunies dans les 45 provinces. Il a aussi déclaré que ce signe fort de solidarité envers les nécessiteux doit être le comportement de tout Burkinabé, quel que soit sa classe, créant ainsi un cadre de solidarité, de fraternité et de cohésion sociale, facteurs déterminants pour le progrès de la province.
Le coordonnateur régional FEDAP-BC des Cascades, Léonce Koné, a par ailleurs résumé les objectifs de son association. Selon lui, la FEDAP-BC est une fédération d'associations épousant les idées du chef de l'Etat, Blaise Compaoré, oeuvrant quotidiennement à la consolidation des actions entreprises par le premier magistrat de la nation.
Cette ouvre de charité, première activité de la FEDAP-BC des Cascades n'est que l'expression des différents gestes de solidarité que Blaise Compaoré ne cesse de faire pour cultiver en chaque citoyen burkinabé le sens de la piété, de la tolérance, de la solidarité, facteur capital pour l'instauration d'une paix durable et de progrès.
Avant de clore ces propos, le coordonnateur régional FEDAP-BC des Cascades n'a pas oublié de remercier l'opérateur économique Drissa N'Golo pour sa contribution personnelle. Il faut signaler qu'en plus du don du bureau national FEDAP-BC, cet opérateur économique a remis une tonne de riz au profit des personnes indigentes de la Comoé. Par ailleurs, il a également donné, à l'occasion, une enveloppe de 200.000 FCFA à l'Union sportive de la Comoé (USCO) pour sa prestation honorable lors de la Coupe du Faso.
MY/MS
Comoé-environnement
Le site du gouvernorat reboisé
Banfora, 12 Août (AIB) - Le gouverneur de la région des Cascades, Fatimata Legma,a procédé le samedi 9 août dernier à Banfora, en présence du secrétaire général du ministère de l'Environnement et du Cadre de vie, Alain Edouard Traoré, au lancement de la campagne de reforestation 2008, de l'opération 65/15 et des journées mondiales consacrées à l'environnement. La cérémonie a été sanctionnée par le reboisement du site du gouvernorat des Cascades.
C'est le nouveau site du gouvernorat des Cascades, sis à Kossara au secteur 14 de Banfora qui a abrité l'événement. Ils étaient plusieurs centaines d'hommes et de femmes pour l'occasion à prendre d'assaut ce nouveau site du gouvernorat.
Le directeur régional de l'Environnement et du Cadre de vie des Cascades, Adama Guinko , a situé le contexte et les objectifs poursuivis par chacune de ces quatre journées. L'opération 65/15, a-t-il précisé, consiste à mettre en terre de 650 000 plants en 15 mn sur toute l'étendue du territoire national. Débutée en 2007, cette opération se consolide cette année avec le renforcement des acquis, en remplaçant les plants morts et en assurant leur protection.
Pour ces journées, plusieurs activités ont été organisées, du 29 au 31 juillet 2008 au nombre desquelles des conférences, des rencontres entre acteurs de la filière des produits forestiers non ligneux.
Il faut signaler qu'à l'issue de ces rencontres, il a été retenu la mise en place de quatre filières au niveau de la région. Il s'agit de la filière du développement du rônier, la filière apiculture, la filière néré et enfin, la filière baobab/saba senegalensis et autres.
En ce concerne ces journées, le thème retenu à l'échelon régional est « Renforcer la participation de la jeunesse à la lutte contre le changement climatique, c'est relever un défi du futur ».
Pour le gouverneur de la région des Cascades Fatimata Legma, le choix de ce thème se justifie par le fait que cette frange de la population peut et doit jouer un rôle capital dans les actions de protection de l'environnement en général et de la restauration des ressources forestières en particulier.
Une chose est de planter un arbre, une autre est d'assurer sa protection, a-t-elle affirmé. Tout en exhortant la jeunesse des Cascades à se mobiliser avec efficacité pour l'appui au renforcement des acquis de l'opération 65/15, Fatimata Legma a d'ores et déjà annoncé que plusieurs activités seront poursuivies dans la région ; telles les opérations ordinaires de reboisement où 25 000 plants seront mis en terre. Aussi, a-t-elle exhorté les uns et les autres, surtout les femmes, à créer des bosquets.
Cette cérémonie a été marquée par la remise de 30 vélos dont 20 pour la province de la Comoé et 10 pour la province de la Léraba au profit des acteurs chargés de la protection, de l'entretien et la surveillance des plants qui seront mis en terre. Le reboisement du nouveau site du gouvernorat avec des plants tels que le jatropha, suivi de la visite de stands d'exposition de produits non ligneux a sanctionné la fin de cette cérémonie de reforestation 2008 dans la région des Cascades.
MY/MS
Comoé-Sécurisation foncière
Début de solutionnement dans la crise engendrée par les pistes à bétail à Diarabakoko, Tiampagora et Djonouna
Banfora, 05 août (AIB) - La délimitation d'une piste à bétail entre les villages de Diarabakoko, Dionouna et Tiampagora avait créée une crise entre producteurs et éleveurs de Diarabakoko et Dionouna, aujourd'hui en passe de trouver une issue.
La montée de la tension au cours de ces derniers jours, a obligé le Haut Commissaire de la Comoé Pierre Waongo a rencontré les protagonistes de cette crise ce 02 Août 2008 à Diarabakoko.
Ils étaient Haut commissaire, Préfet de Banfora, responsables des structures déconcentrées de l'agriculture et de l'élevage, Premier adjoint du Maire de Banfora représentant le Maire, élus locaux de Diarabakoko, Dionouna et Tiampagora, forces de sécurité, responsables coutumiers, chef de canton de Diarabakoko, responsables du CVD de Diarabakoko, producteurs agricoles résidents à Diarabakoko à prendre part à cette rencontre.
Selon Pierre Waongo Haut Commissaire de la province de la Comoé , la présente rencontre a été initiée pour échanger autour de la crise qui oppose les producteurs agricoles et les éleveurs peuls au sujet de la délimitation de 03 pistes à bétail entre les villages de Diarabakoko, Tiampagora et Dionouna.
Selon Pierre Waongo, cette crise qui semblait se régler à travers une concertation aurait gagné une certaine proportion du fait qu'il y a eu des menaces de mort d'homme. Dira Pierre Waongo, l'objectif de cette mission plurisectorielles est d'aider ces trois villages à trouver une solution interne à cette crise à travers bien sûr une concertation franche et direct qui va impliquer tous les acteurs ; producteurs agricoles, éleveurs peulhs, chefs coutumiers, terriens, anciens, femmes et jeunes des trois villages concernés. C'est suite à ces deux questions ; « qu'est - ce qui ne va pas et quelle est la solution ? » que le Haut Commissaire a lancé les débats.
Les terriens et les éleveurs de Dionouna n'ont pas répondu
Les trois présumés terriens de Dionouna (Nambon Héma, Bakoué Soulama et Etienne Soulama ) qui seraient à l'origine de cette crise selon les producteurs de Tiampagora ont brillé par leur absence. Egalement les éleveurs peulhs principaux bénéficiaires de ces pistes à bétail basés à Dionouna dans le campement Katimbara n'ont pas répondu à l'invitation. Les raisons des absences n'ont été évoquées.
Cependant, cela pourrait s'expliquer en ces temps pluvieux et par le délai très bref (la nuit ; la veille) de la transmission des invitations a laissé entendre le chef de canton de Diarabakoko Paul Karama. Du reste a laissé entendre le Haut Commissaire, ils seront écoutés pour mieux comprendre et surtout leur porter les conclusions de la présente concertation.
Comment en est-on arrivé ?
A entendre madame le Préfet de Banfora Mariam Kouraogo selon son récit des faits, tout a commencé le 09 juin dernier avec l'introduction à la préfecture de Banfora par Nambon Héma, Bakoué Soulama et Etienne Soulama tous terriens résidents à Dionouna, d'une demande d' «Identification de piste à bétail à Dionouna ». Très vite l'administration fait une réquisition afin que les services techniques (Agriculture, Ressources Animale et Gendarmerie) se rendent sur les lieux. Cette mission a été diligenté a laissé entendre madame le Préfet par le fait que ce projet a été demandé par les terriens eux-mêmes.
Après le travail des services techniques sur le terrain, une plainte est déposée à la préfecture par la population de Diarabakoko qui dispose de champ sur la zone concernée par les pistes. A la suite d'une première convocation à laquelle les deux partis n'ont pas répondu, une seconde convocation les réuni le 31 juillet 2008 à l'issue de laquelle ils décident tous d'opter la voie de la concertation au détriment de celle de celle des autorités compétente pour être départager ; à savoir le Tribunal de Grande Instance. Pour cette concertation, ils auraient proposé deux semaines à l'autorité. Cependant les choses vont aller très sur le terrain avec semble t-il des menaces de mort.
Il a manqué la concertation des communautés à la base !
Au Burkina Faso, le pastoralisme est régi par la Loi N ° 034 - 2002 / AN du 14 novembre 2002. La loi relative au pastoralisme au Burkina Faso « fixe les principes et les modalités d'un développement durable, paisible et intégré des activités pastorales, agropastorales et sylvopastorales. Elle défini dans ses grandes articulations les dispositions générales, les exploitations des ressources naturelles aux fins de pastoralisme, les infractions, sanctions et procédures et enfin les dispositions transitoires et finales.
Cette loi autorise la création, la délimitation et / ou la redéfinition des pistes à bétail. Cependant, à la lumière des différentes explications données par les riverains qui ont tous désapprouver ce projet, on serait tenté de dire sans se tromper qu'il a manqué la concertation à la base. Les terriens et éleveurs soutiennent que ces pistes à bétail ont existé depuis 1984. Dans l'autre camp on contre attaque pour dire que c'est une piste qui a été conçue pour faciliter le transport du lait de la Nationale 7 jusqu'à Dionouna campement peulhs. Qui doit départager ; bref ! Il faut relever que les producteurs agricoles qui sont victimes par cette définition des limites de ces pistes à bétail sont en majorité habitants du village de Diarabakoko dans la commune de Banfora.
En outre selon les propos, ils ne sont pas propriétaires terriens des terres qu'ils exploitent. Leurs arrières parents auraient obtenu ces terres auprès des propriétaires terriens qui sont du côté du village de Dionouna situé aussi dans la commune de Banfora. Ce projet de délimitations de pistes à bétail semble être une décision unilatérale entre les trois terriens (Nambon Héma, Bakoué Sirima et Soulama Etienne) à la demande bien sûr des pasteurs peulhs.
Selon les différentes explications, les notables et les producteurs de Diarabakoko ont martelé ne pas avoir été associés à ce projet de délimitations de pistes à bétail. Plusieurs victimes affirment qu'une bonne partie de leur champ déjà ensemencé a été pris par les pistes. D'autres ont déclaré que les troupeaux ont même déjà effectué un premier passage alors que les semis avaient déjà poussé. Dans tous les cas, du côté de Diarabakoko la position des notables et des producteurs est sans ambiguïté est tranchée; « Nous nous opposons fermement à ce projet de pistes à Bétail ; sauf si il nous est imposé de force par l'administration » ; tel a été les déclarations du chef de canton de Diarabakoko Paul Karama.
A la suite des différentes explications données par la population de Diarabakoko et du Conseiller municipal de Tiampagora, le Haut Commissaire de la Comoé Pierre Waongo a engagé un dialogue interpellant la paix et la cohabitation pacifique. Le Haut Commissaire dira que nul n'a le droit de faire la force à autrui. Ceci est d'ailleurs reconnu par la loi N° 034 - 2002 / AN du 14 novembre 2002 relative au pastoralisme au Burkina Faso qui dit dans ses dispositions transitoires et finales que « Les pistes à bétail actuellement utilisées par les éleveurs continuent de l'être.
En concertation avec l'ensemble des acteurs locaux concernés, les collectivités territoriales prennent toutes mesures nécessaires pour assurer leur bonne gestion et procèdent progressivement à la confirmation ou à la redéfinition des itinéraires des différentes pistes ». Les textes d'application de cette loi nous renseignent d'avantage avec le DECRET N° 2007 - 416/ PRES / PM / MRA / MAHRH / MATD / MEDEV / MECV portant modalités d'identification et de sécurisation des espaces pastoraux d'aménagement spécial et des espaces de terroir réservés à la pâture du bétail ; Chapitre I, Article 6 « L'identification des espaces pastoraux d'aménagement spécial et des espaces de terroir réservés à la pâture du bétail est l'ensemble des opérations concourant à la désignation, à la levée, au report sur cartes et à la matérialisation des limites des espaces concernés ».
« Elle comprend les actions de négociation et / ou de reconnaissance des limites, de cartographie et de matérialisation des limites des espaces concernés ».
« La matérialisation des limites est faite par bornage et / ou par tout autre moyen approprié ».
Dans le soucis de régler la question à l'amiable comme l'on toujours souhaité les deux partis depuis le début de la crise, Pierre Waongo a exhorté le chef de canton de Diarabakoko Paul Karama à engagé une véritable concertation entre les trois villages concernés (Diarabakoko, Tiampagora et Dionouna) afin que chacun puisse se surpasser jusqu 'à la fin des récoltes pour régler définitivement cette question de pistes à bétail.
La tension semble être apaisée du côté de Diarabakoko et Tiampagora
« Ce que vous venez de nous dire est vrai et nous avons apprécié la démarche » a déclaré le chef de canton de Diarabakoko Paul Karama. « Nous sommes d'accord avec la proposition et nous allons bientôt commencer la concertation » ; telle a été la conclusion du chef de canton de Diarabakoko Paul Karama.
AIB - 05 août 2008
MY/SVY
Production du riz
L'OCADES appuie les petits producteurs de riz dans la région
Banfora, 31 juillet 2008 (AIB) - Conformément à l'engagement du ministère de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques cette année d'accroître la production de riz, l'OCADES (Organisation catholique pour la développement et la solidarité)/Banfora, en partenariat avec CRS (Catholic relief service)/Burkina ont décidé d'appuyer les petits producteurs de riz pluvial dans la région des Cascades.
La première activité menée par le secrétariat exécutif de l'OCADES a été la phase de sélection des producteurs bénéficiaires de cet appui. Pour y avoir accès, il fallait être petit producteur de riz, accepter d'appliquer toute la quantité d'engrais sur la parcelle, accepter de suivre l'itinéraire technique, accepter d'entretenir la parcelle, accepter de bien entreposer l'engrais et accepter d'attendre le moment d'application des engrais. Dans la région des Cascades, 1.500 producteurs ont été retenus et bénéficieront de cet appui de l'OCADES/Banfora.
Pour permettre au projet « Initiative riz 2008 » de porter fruit, une formation des formateurs a eu lieu du 17 au 18 juillet 2008 dans l'enceinte de l'OCADES. Cette formation a été axée sur la gestion intégrée de la culture du riz en bas-fond. Au cours des travaux, Amidou Traoré du département agriculture du CRS a affirmé que l'objectif d'un tel appui est de soutenir la production du riz par la fourniture d'engrais, de semences et de renforcer les capacités de production des petits producteurs de la filière riz pour les mettre à l'abri de la misère. Il affirme aussi qu'entre janvier et mai 2008, les prix des produits de première nécessité ont connu une forte augmentation, entraînant une réduction du pouvoir d'achat des populations, créant ainsi une situation d'insécurité alimentaire sur l'ensemble du pays. La flambé du prix du riz sur le marché international et national faisant de ce vivre un aliment de luxe. L'opportunité est donc donnée aux petits producteurs d'augmenter leurs revenus à travers l'augmentation des rendements, selon l'agent de CRS. D'où la nécessité de son service d'appuyer l'OCADES/Banfora afin qu'elle aide ces petits acteurs de la filière riz des Cascades en intrants et en semences. Ainsi, 1.500 producteurs ont reçu chacun 25kg d'urée. Cependant, les semenciers, en plus de l'urée, ont bénéficié de 25kg de NPK (variété de semences de riz) et 12,5 kg de semences de base. Ainsi, chaque producteur se retrouve avec un appui de l'ordre de 9.375 à 31.250 francs CFA.
AIB 31 juillet 2008
M. Y
Bilan et de programmation des activités 2008
Des progrès quantitatifs et qualitatifs enregistrés
Banfora, 31 juillet 2008 (AIB) - La salle de conférence de l'association Munyu des femmes de la Comoé a servi de cadre, du 25 au 26 juillet 28, aux assises du bilan provincial de la campagne d'alphabétisation 2007-2008. Réunis autour du thème : « La contribution des élus locaux à la promotion des activités d'alphabétisation et de l'éducation non formelle », cet atelier, présidé par le haut commissaire, Pierre Waongo a connu la présence des élus locaux, de la directrice générale du Fonds national pour l'éducation non formelle (FONAEF), du directeur provincial de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation (DPEBA), des opérateurs en alphabétisation et plusieurs invités.
Prenant la parole à la cérémonie d'ouverture de cet atelier, le directeur provincial de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation, Jean Etienne Zoungrana, a affirmé que au cours de cette 2 ème phase du PDDEB déjà amorcée, l'accent a été mis sur le sous système formel mais tout en travaillant à renforcer les acquis en alphabétisation et en éducation non formelle, par une amélioration du disponible national de gestion et de pilotage mais aussi une participation plus accrue des communautés aux différents programmes.
Pour sa part, le haut commissaire, Pierre Waongo a surtout apprécié ce cadre d'échanges et de pilotage d'où seront validés les acquis en matière d'alphabétisation et de formation. Il a aussi félicité les différents acteurs dans ce domaine pour les efforts considérables déployés tout au long des deux dernières campagnes qui ont permis à la province d'insuffler un dynamisme nouveau aux activités d'alphabétisation et d'éducation non formelle.
En effet, des progrès ont été enregistrés car durant 2006-2007, il y avait 316 centres et 14 opérateurs et pour cette campagne 2007-2008, le nombre de centres est estimé à 370 avec 16 opérateurs. Aussi, le premier responsable de la province a estimé que cette croissance en matière d'alphabétisation est le fruit de l'engagement de tous les participants à lutter contre l'analphabétisme et la pauvreté et doit être appréciée à sa juste valeur. Avant de clore ses propos, Pierre Waongo a invité les participants, d'une part à analyser rigoureusement les différents résultats afin de valider les donnés statistiques de la campagne qui s'achève et d'autre part, à mener des réflexions sur le thème du présent séminaire.
Ainsi, deux jours durant, les participants ont eu droit à une communication sur les objectifs de ce présent atelier par le DPEBA de la Comoé , à la restitution des bilans, à un exposé sur la politique éditoriale en alphabétisation et l'éducation non formelle (AENF) et des travaux en groupes.
En marge de cet atelier, a eu lieu la remise des prix de l'excellence aux apprenants des Centres permanant d'alphabétisation et de formation (CPAF). Les prix étaient composés de deux vélos et deux postes récepteurs.
AIB 31 juillet 2008
M.Y
Comoé-Administration
Fatimata Legma officiellement installée aux commandes de la région des Cascades
Banfora, 22 juil. (AIB) - Fatimata Legma née Zetyenga a été officiellement installée dans ses fonctions de gouverneur de la région des Cascades le samedi 19 juillet 2008 à Banfora par le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation , Clément P. Sawadogo.
Elle avait été nommée en Conseil des ministres le 16 juin en remplacement de Youssouf Rouamba et c'est dans une ambiance de Chants, danses et salves de fusils des chasseurs dozos qu'elle a pris les clés de son poste.
L'acte d'installation accompli, le nouveau gouverneur a exprimé son émotion pour sa nomination qu'elle considère comme une reconnaissance des plus hautes autorités et du peuple burkinabé.
Aussitôt installée, elle a demandé « la disponibilité, la loyauté et l'esprit de sacrifice » de ses administrés pour réussir sa mission. Mme Legma a lancé un vibrant appel à l'ensemble des couches de la région à plus de cohésion et d'unité.
Le maire de Banfora, Souleymane Soulama a pris l'engagement au nom des siens, de la soutenir dans sa mission. Le gouverneur sortant a exhorté la population à soutenir sa remplaçante, Fatimata Legma dont il a vanté les mérites de « femme pétrie d'expériences et de talents ».
Youssouf Rouamba dit cependant quitter la région le cour serré, mais satisfait des acquis engrangés tant au niveau du développement que de la préservation de la paix sociale. Il est surtout revenu sur la fidélité dont ont fait preuve ses collaborateurs et l'ensemble des acteurs de développement.
Le maire de Banfora a salué l'esprit de clairvoyance du gouverneur sortant pour ses efforts de réconciliation, à un moment où « la vérité a failli trébucher sur la place publique à Banfora ».
« Le 3 juillet 2007, s'est souvenu le maire, face aux tribulations qui secouaient le conseil municipal de Banfora et de la commune rurale de Dakoro, le gouverneur, Youssouf Rouamba a regroupé les protagonistes au sein d'un cadre provincial de concertation et de dialogue qui a pu ramener la cohésion sociale »
Pour tout cela et au nom du conseil municipal et de la population, il lui a, du fond du cour, traduit sa reconnaissance.
A son tour, le ministre Clément Sawadogo a rappelé les prérogatives des gouverneurs et la philosophie qui sous-tend cette démarche. Le ministre est revenu sur les potentialités hydro agricoles et agro-industrielles de la région ainsi que de la vitalité de la culture, insuffisamment exploitées selon lui.
« La région des Cascades a vocation à être un grenier intarissable pour notre pays. Mais elle est malheureusement contrariée dans ses efforts de développement par les difficultés ces dernières années de son tissu industriel, en raison des crises de l'environnement sous régional et les soubresauts d'une conjoncture économique internationale, a-t-il dit.
Le ministre Sawadogo n'oublie pas non plus les problèmes de grand banditisme auquel la région est confrontée, tout comme les autres régions.
AIB - 22 juillet 2008
FO/AMK/SVY
Comoé-Société-Réconciliation
Les forces de défense se réconcilient avec la population à travers un cross
Banfora, 21 juil. (AIB) - Les forces de défense ont organisé un cross populaire de paix et de pardon, pour se réconcilier avec la population de Banfora, le 17 juin dernier dans la cité du Paysan noir.
300 personnes environ, à petites foulées, ont parcouru 3 kilomètres dans une ambiance fraternelle et amicale, à travers les artères de Banfora, afin d'oublier la bastonnade infligée à certains citoyens par de jeunes militaires, dans un règlement de compte.
Devant l'ancien stade où a lieu le rassemblement, les participants se sont dirigés jusqu'au nouveau marché sis au secteur 7 avant de regagner la nationale 7 d'où ils se sont ébranlés jusqu'au gouvernorat des Cascades, en passant devant le grand marché. A l'arrivée, c'était du café servi à volonté par les militaires.
Dans la nuit du 21 au 22 juin 2008 suite à une histoire de fille, des militaires avaient vengé leur camarade d'arme en bastonnant les personnes se trouvant sur leur passage. Au cours de cette furia, plusieurs personnes dont le responsable du groupement Sanle - Séchage - Export, Yaya Koné avait été sauvagement battu et s'était retrouvé au bloc opératoire de Banfora pour des soins.
Suite à cet incident, des tensions sont nées et des manifestations après celles des femmes, étaient en préparation.
Les autorités militaires locales et celles de la 2è région militaire dont relève Banfora, ont alors trouvé cette initiative pour apaiser les cours au delà des sanctions déjà infligées aux fautifs, une dizaine, par ailleurs poursuivis par la justice selon le Colonel Alain Bankian, commandant de la 2è région militaire qui a donné le top départ du cross.
Le colonel Bonkian a rappelé que ce cross populaire a été organisé pour pacifier les relations entre les militaires et les civils. « Nous sommes venus ce matin organiser ce cross pour qu'ensemble, nous parlons de paix, de cohésion, de sérénité et de fraternité entre nous ici à Banfora », a déclaré le commandant de la deuxième région militaire.
Pour lui, demander pardon est difficile, mais souvent nécessaire. Il a alors, au nom du chef d'Etat major de l'armée de terre, présenté publiquement les excuses de l'armée et demandé pardon à tous ceux qui ont été touchés par ces malheureux événements.
Il a ténu cependant a rappelé que cette démarche entreprise ne saurait être interprété comme un signe de faiblesse. « Nous sommes là pour défendre ce pays, nous sommes là pour la paix dans ce pays, nous sommes là pour l'intégrité de ce pays », a martelé le colonel Bonkian.
Tous les blessés de la bastonnade ont recouvré la santé et la démarche de l'armée a été saluée par les femmes de groupement Sanle - Séchage - Export qui étaient massivement représentées.
Les femmes ont toutefois souhaité que de tels actes ne se reproduisent plus jamais à Banfora et que les fautifs soient punis à la hauteur de leurs actes.
Dorénavant, c'est une nouvelle forme de collaboration qui va s'établir avec les civils ; ceux-ci pourraient être sollicités en certaines circonstances pour aider l'armée, a conclu Alain Bonkian.
AIB - 21 juillet 2008
MY/AMK/SVY
Comoé-Agriculture-Foncier
Formation des riverains de la zone pastorale de Sidéradougou
Banfora, 11 juil. (AIB) - La Direction générale des espaces et des aménagements pastoraux (DGEAP) en collaboration avec la Campagne Panafricaine d'Eradication de la mouche tsé-tsé et de la Trypanosomiase (PATTEC) a séjourné du 8 au 10 juillet 2008 dans la province afin de permettre aux riverains de la zone pastorale de Sidéradougou de s'approprier la loi N°034-2002 / AN du 14 novembre 2002 relative au pastoralisme au Burkina Faso et les différents textes d'application.
Après Dêrêgouê dans le Houet, Baté dans la commune rurale de Sidéradougou (Comoé), c'est Pont Maurice dans la commune rurale de Tiéfora qui a été la dernière étape de cette mission d'information et de sensibilisation de la DGEAP et du PATTEC conduite par Paul Hien.
Première d'une série d'activités programmées, cette sortie avait pour objectif de rencontrer les responsables des différents acteurs à la base, pour communiquer sur la loi d'orientation relative au pastoralisme au Burkina Faso et les différents textes d'application.
Faut-il le rappeler, cette activité est la sous composante d'un protocole de collaboration entre la DGEAP et la PATTEC et ambitionne la planification de l'utilisation des terres dont l'objectif spécifique est de contribuer à l'amélioration de la productivité et à la durabilité au sein du secteur à travers une utilisation efficace et durable des terres récupérées. Du reste, Pont Maurice qui a été la dernière étape de cette tournée, est un hameau de cultures de Tiéfora situé à 5 kms à l'Est sur l'axe Banfora - Gaoua.
Tirant son nom du fait qu'il est situé aux environs d'un pont réalisé par l'ex Président Maurice Yaméogo, ce hameau de cultures regorge d'un nombre important de pasteurs et de troupeaux. En effet, venus de la commune rurale de Tiéfora ils étaient Maire, coutumiers, religieux, répondant du Préfet, représentants des services techniques du développement rural, représentants d'éleveurs, de producteurs agricoles . à suivre avec intérêt la substance de cette loi et ses textes d'application.
Les échanges qui ont suivi l'exposé ont permis à la centaine de participants d'éclairer certaines zones d'ombre des dispositions de la loi relative au pastoralisme au Burkina Faso. Les questions se sont surtout focalisées sur la mobilité des animaux, notamment les dispositions pour la transhumance nationale et internationale.
D'autres préoccupations liées à la zone pastorale de Sidéradougou à savoir le sort réservé aux occupants actuels, le problème d'abreuvement des animaux et la question de l'aménagement de ladite zone ; ont meublé cette rencontre d'information et de sensibilisation.
Des participants apprécient la loi n° 034-2002 / AN du 14 novembre 2002 relative au pastoralisme au Burkina Faso.
AIB - 11 juillet 2008
MY/SVY
Comoé-Société-Cohabitation
La loi permettra la cohabitation pacifique agriculteurs et éleveurs selon les populations
Banfora, 11 juillet (AIB) - Les riverains de la zone pastorale de Sidéradougou expliquent après avoir pris connaissance de la loi sur le pastoralisme que les textes sont de nature à favoriser la cohabitation entre éleveurs et agriculteurs.
Sidiki Koné maire de la commune rurale de Tiéfora
La présente rencontre qui table sur la vulgarisation de la loi pastorale est une très bonne initiative ; car nous avons lu à travers la presse les événements malheureux survenus dans le Sud-Ouest. Du reste je pense que cette loi va contribuer à apaiser la tension entre éleveurs et agriculteurs. Aussi nous pensons que l'aménagement de la zone pastorale va contribuer à améliorer les recettes communales. C'est dire donc que nous attendons l'aménagement de cette espace.
AIB : Dores et déjà comment comptez vous vulgariser cette loi auprès de vos populations à la base ?
Sidiki Koné : Ça c'est effectivement une difficulté, car vulgariser une telle loi auprès des populations demande des moyens. Ils ont dit bénéficier de l'appui financier d'un bailleur pour pouvoir le faire. Or dans nos communes, nous disposons d'un budget très modeste avec beaucoup de priorités. Il va s'en dire que si nous n'avons pas d'autres appuis, la vulgarisation de cette loi sera très difficile
. AIB : Qu'est-ce que vous sollicitez ?
Sidiki Koné : Un appui, parce que ne serait-ce que faire des tournées nécessitent du carburant. S'il faut réunir des personnes venant des différents villages pendant une demie journée au moins ; il faudra bien leur donner à manger !
AIB : Un dernier mot ?
Sidiki Koné : Nous comptons beaucoup sur la presse pour vulgariser cette loi. Car je reste convaincu que la presse va jouer un rôle important dans la vulgarisation de cette loi.
Boukari Sidibé ; responsable d'un groupement d'éleveurs à Pont Maurice apprécie :
Je suis très heureux à travers l'organisation d'une telle rencontre. Je salue aussi l'avènement de cette loi qui va contribuer à une bonne cohabitation entre éleveurs et agriculteurs car nous sommes de la même famille. Cette loi donne maintenant une certaine considération au pastoralisme et va nous permettre de nous organiser davantage. Aussi nous serons plus à l'aise avec l'aménagement de la zone pastorale de Sidéradougou.
Tiayé Sori représentant coutumier de Tiéfora apprécie lui aussi :
Cette loi est la bienvenue car elle va contribuer à raffermir la cohabitation entre agriculteurs et éleveurs. Elle va contribuer à éviter certains conflits et régler à l'amiable ceux qui vont surgir. Par rapport à la vulgarisation de cette loi, nous tenterons autant que faire se peut.
AIB - 11 juillet 2008
MY/SVY
Comoé- Enfance-Célébration
Un match de football pour clôturer les activités du Mois de l'enfant
Banfora, 04 juil. (AIB) - Les activités entrant dans le cadre de la commémoration du mois de l'enfant de la province de la Comoé , débutées depuis le 30 mai dernier, ont connu leur épilogue le samedi 28 juin dernier par un match de football. Le match, qui a opposé l'école Banfora Chauvigny « A » et Bérégadougou « B » sur les installations de l'ancien stade municipal de Banfora, s'est soldé par le score de 1 but à 0 en faveur de Banfora Chauvigny « A ».
En effet, lancé officiellement depuis le 30 mai à travers une cérémonie qui s'est déroulée devant l'ancien stade municipal de Banfora, la première édition du mois de l'enfant de la province de la Comoé a été ponctuée par plusieurs activités dont des jeux, des activités sportives et culturelles, des conférences sur les droits et devoirs des enfants. Il faut dire que ces activités menées ont connu une grande participation des enfants, au regard de leur mobilisation durant les différentes activités telles que le football, le concours de danse de balafon, les éliminatoires d'athlétisme, etc.
Le concours de danse de balafon, qui s'est déroulé à la maison des jeunes et de la culture de Banfora le jeudi 26 juin dernier, a constitué l'un des temps forts des activités consacrées à la commémoration de cette première édition du mois de l'enfant de la province de la Comoé. La finale du tournoi de football, qui a sanctionné le bouquet final des manifestations, a été sans conteste la plus grande attraction des activités de ce mois dédié aux enfants de la Cité du Paysan noir. En effet, placée sous la présidence du gouverneur de la région des Cascades, Youssouf Roamba, cette rencontre opposant les deux finalistes, Banfora « A » à Bérégadougou « A », a mobilisé une foule des grands jours. Ils étaient tous témoins : autorités politiques et administratives, responsables des structures déconcentrées, enfants, parents, sans oublier le public sportif de Banfora qui n'a pas marchandé son déplacement.
Avant le coup d'envoi de la partie, tour à tour, le secrétaire général du Parlement provincial des enfants, le secrétaire général de la province et le haut commissaire, Pierre Waongo se sont succédés à la tribune. Selon le secrétaire général du Parlement des enfants, ce mois leur a donné l'occasion de bénéficier de l'affection des adultes et surtout, de s'épanouir à travers les activités qui ont été organisées. Il a traduit leur reconnaissance au haut commissaire de la province et à l'UNICEF qui a rendu possible l'organisation du mois de l'enfant de la province de la Comoé. Intervenant en dernier lieu, Pierre Waongo a rendu hommage aux enfants de la province en ces termes : «Votre comportement exemplaire au cours du déroulement des différentes activités nous a convaincu et prouvé que vous avez bien compris le sens du mois de l'enfant ».
Il a exhorté les finalistes de la soirée à ouvrer dans un esprit de fair-play, avant de conclure par une gratitude à l'endroit de l'UNICEF ; notamment sa représentation à Ouagadougou pour son appui financier. Après le coup d'envoi de la partie donnée en duo par le gouverneur et le haut commissaire, c'est une rencontre très serrée qui s'est jouée de bout en bout. Chauvigny « A », qui a cueilli son adversaire à froid dès la 7 minute de jeu, a su gérer cet acquis jusqu'à la fin du temps réglementaire. C'est donc Banfora Chauvigny « A » qui remporte la coupe de la première édition du mois de l'enfant de la province de la Comoé. Plusieurs prix ont été décernés en football, athlétisme, saut en longueur, course de vitesse et danse de balafon. Aussi, les invités présents ont agrémenté cette finale de football en offrant plusieurs prix spéciaux aux différents sportifs qui se sont distingués.
AIB - 04 juillet 2008
MY/SVY
Comoé-Education
Fin de cycle pour six élèves d'une medersa
Banfora, 02 juil. (AIB) - Six élèves de la medersa Bilal ont bouclé leur cycle d'étude le 26 juin 2008 à Banfora, au cours d'une cérémonie organisée à cet effet.
Ce sont 4 garçons et deux filles à avoir bouclé leur étude à l'école Medersa Bilal sise au secteur 4 de Banfora, dans la même enceinte que la mosquée dudit secteur. Ces élèves ont ainsi passé six années dans cette école à apprendre le coran. Au cours de la cérémonie, les apprenants ont démontré leur aptitude à pouvoir mémoriser les versets du Saint coran. La cérémonie s'est déroulée en présence de plusieurs fidèles, dont le grand Imam de Banfora, El Hadji Bâ Ouattara.
Selon le directeur de l'école medersa Bilal, Omar Traoré, cette fin d'étude est la deuxième du genre depuis la création de l'école. Ce fut l'occasion pour lui de lancer un appel aux bonnes volontés pour venir en aide à cette école qui recouvre difficilement les frais de scolarité annuels s'élevant à 10.000 FCFA.
AIB - 02 juillet 2008
MY/SVY
Comoé-Décentralisation
Le gouverneur sortant, El Hadji Youssouf Roamba a été honoré
Banfora, 01 juil. (AIB) - La communauté islamique de la région des Cascades a honoré le gouverneur sortant, El Hadji Youssouf Roamba. C'était au cours d'une cérémonie d'une prière de bénédiction le vendredi dernier à la grande mosquée de Banfora.
Ils étaient nombreux les fidèles musulmans venus des différents départements de la région ce vendredi matin pour dire au revoir à leur frère musulman, Youssouf Roamba, nommé au Plateau central pour servir la nation comme toujours gouverneur. Cet au revoir s'est traduit par une prière de bénédictions à l'adresse de Youssouf Roamba afin que le bonheur, la santé et le succès l'accompagnent dans la région du Plateau central.
Au cours de cette cérémonie, le représentant de la communauté islamique, El Hadji Barro, a dit que la présente prière de bénédiction, initiée par la communauté, a pour objectif de traduire à leur frère Youssouf Roamba, leurs reconnaissances pour service rendu et l'attention particulière dont il a fait montre leur égard.
C'est ce qui justifie, a-t-il déclaré, l'organisation de cette cérémonie de doua et d'au revoir. Dans ses bénédictions, le grand Imam de Banfora, El Hadji Bâ Ouattara, qui officiait la cérémonie a, en substance, imploré Allah le Tout Puissant afin qu'il accompagne Youssouf Roamba et lui donne succès dans sa nouvelle tâche.
Très ému par cette marque d'affection, Youssouf Roamba a déclaré qu'il retiendra beaucoup de choses de cette région. Qualifiant son départ d'un au revoir et non d'un adieu, Youssouf Roamba a exhorté ses frères musulmans à raffermir davantage leur cohésion qu'il a qualifiée de modèle. La fin de cette cérémonie a été sanctionnée par la remise d'un cadeau de souvenir à Youssouf Roamba, qui prépare sa valise pour aller occuper le gouvernorat du Plateau central (Ziniaré) le 5 juin prochain.
AIB - 01 juillet 2008
MY/SVY
Comoé-Santé
Relance de la planification familiale
Banfora, 28 juin (AIB) - Il a été organisé par la direction de la Santé de la famille (DSF) à Banfora le 25 juin dernier, un atelier régional de relance de la planification familiale. Tenu dans la salle de région de la direction régionale de la Santé , cet atelier a regroupé les leaders d'opinions de la région.
En effet, le Burkina fait partie des pays où la mortalité maternelle est très élevée, avec 484 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes (INSD 1998-1999), a déclaré le secrétaire général de la région, Paul Yaméogo. S'agissant de la région des Cascades, elle a enregistré 43 décès maternels répertoriés au cours de l'année 2007 ; elle représente 506 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes (source rapports des districts sanitaires et des CHR). Ce constat traduit l'ampleur du problème dans notre pays et particulièrement au niveau de la région des Cascades.
Le taux de prévalence de la contraception dans la région des Cascades en 2007 est de 21,73%. Ce taux, qui est l'un des plus faibles par rapport aux résultats attendus, paraît inadmissible dans un contexte de promotion de la santé de la famille, a dit Abdoulaye Bara, directeur régional la santé des Cascades. Les conséquences d'une telle situation, a t-il poursuivi, sont, entre autres, les décès maternels, les avortements clandestins des adolescentes, les grossesses non désirée etc. Selon Dr Bara, les raisons de ces phénomènes pourraient être liées à l'ignorance, l'insuffisance de sensibilisation, l'insuffisance de l'offre des produits contraceptifs dans les formations sanitaires et à certaines pratiques liées aux us et coutumes.
C'est au regard donc de cette situation que le ministère de la Santé a jugé opportun d'impliquer l'ensemble de leaders d'opinion dans la réponse au problème. Du reste, c'est ce qui justifie le présent atelier qui s'inscrit dans la démarche du ministère de la Santé , à travers son plan de communication, pour l'implication plus active des communautés dans l'utilisation des services de santé, notamment ceux de la planification familiale.
A cette table ronde étaient présent une quarantaine de participants dont les autorités administratives, les élus locaux, les responsables de structures déconcentrées de la santé, les responsables coutumiers et religieux ; et les responsables d'associations et d'ONG venus des deux provinces de la région, à savoir la Comoé et la Léraba. Deux communications portant respectivement sur la présentation de la situation de la planification familiale dans la région et sur la stratégie de la DSF par rapport à la relance de la planification ont constitué le menu de ces échanges.
On peut retenir que ces communications ont été une interpellation et une invite de ces leaders d'opinion sur leur rôle et leur contribution dans la relance et la promotion de la santé de la reproduction et la planification familiale.
AIB - 28 juin
MY/SVY
Comoé-Développement
Zoom sur prospective « Burkina 2025 »
Banfora, 28 juin (AIB) - Il s'est tenu le 25 juin 2008 à Banfora, chef-lieu de la région des Cascades, un atelier régional de restitution sur l'étude prospective « Burkina 2025 ». Organisé par le ministère de l'Economie et du Développement, cette rencontre a regroupé environ soixante dix participants venus des 17 communes de la région. La cérémonie d'ouverture des travaux a été présidée par le secrétaire général de la région, Paul Yaméogo.
Faut-il le rappeler, c'est depuis 1999 que le gouvernement du Burkina Faso, sur recommandation du séminaire national sur le renouveau de la planification tenu en 1994 à Bobo-Dioulasso, a engagé, avec l'appui des partenaires au développement, le processus de réalisation de l'étude nationale prospective (ENP) dénommée « Burkina 2025 ».
L'étude a pour objectif global de renforcer les capacités de gestion du développement par la création d'un cadre de dialogue social sur les problèmes majeurs de développement en vue de définir une vision consensuelle du futur du pays. En effet, l'atelier des Cascades, à l'instar des autres régions sours du pays, s'inscrit dans une dynamique de large diffusion des résultats de l'étude en vue d'une grande internalisation de l'exercice et l'animation d'échanges autour des enjeux de la prospective et de la planification stratégique.
Ils étaient donc représentants des structures déconcentrées de l'Etat, représentants des confessions religieuses et chefs coutumiers, représentants des associations, ONG et projets basés dans la région, représentants des collectivités territoriales et élus locaux de la région à prendre part à cette rencontre d'échanges diligentée par une mission venue de la capitale, conduite par Martial Bassolet.
Les débats qui ont suivi les différentes communications ont permis aux participants de s'approprier, entre autres, la démarche utilisée pour l'ENP, ses différentes étapes et leurs résultats, la vision retenue et les stratégies qui en découlent . Cette rencontre a permis surtout de faire un tour d'horizon des perspectives pour l'ENP, notamment le document d'orientations stratégiques (DOS). Document de synthèse, le DOS regroupe les différents rapports d'étapes et les produits des trois phases de l'exercice de la prospective qui sont respectivement, l'évolution passée et présente de la société burkinabé , l'avenir possible de la société burkinabé et son environnement et enfin, la vision et stratégies.
En d'autres termes, il constitue une banque d'outils pour les décideurs.
Il faut signaler dans ses dernières colonnes, le document d'orientations stratégiques comporte quatre recommandations faites par le groupe opérationnel d'experts de l'étude prospective portant sur la large diffusion des résultats, leur opérationnalisation, le développement d'une culture prospective et la mise en place d'une structure de veille prospective.
AIB - 28 juin
MY/SVY
Comoé-Société
Un groupe de femmes protestent contre des militaires au secteur 7 de Banfora
Banfora, 24 juin (AIB) - La marche de protestation prévue par le Groupement Sanle -Séchage- Export sis au secteur 7 de Banfora n'a donc pas eu lieu ; tant mieux pour la paix à Banfora. De sources bien informées, cela a été rendu possible grâce à des médiations entreprises depuis hier par l'adjudant chef Bakouan et l'administration centrale, qui a trouvé cette marche illégale. En lieu et place, l'administration aurait proposé une audience qui a été acceptée par les femmes.
Selon les déléguées de ces femmes, qui étaient environ une trentaine, le choix porté sur l'audience au détriment de la marche a été lié au fait que des élèves auraient voulu infiltrer pour protester contre l'agression d'un professeur qui a été lui aussi l'une des victimes de cette furia des militaires dans la nuit du 21 au 22 juin au secteur 7 de Banfora. Dans tous les cas, marche ou audience, le fond de la revendication de ces femmes n'a pas été modifié d'une virgule, selon des sources bien concordantes.
En effet, c'est le haut commissaire de la province de la Comoé , Pierre Waongo, au nom du gouverneur de la région, qui a reçu la trentaine de femmes déléguées par leurs camarades restées mobilisées devant le siège de leur groupement. Après lecture et remise de leur lettre dont l'objet est « Marche de protestation contre les militaires du détachement militaire de Banfora », le haut commissaire n'a pas fait trop de commentaires.
Il a surtout rassuré les femmes que des mesures ont été prises pour que la loi soit dite. Pour cette rencontre avec les femmes, le haut commissaire s'était fait entouré par le secrétaire général de la province, le premier adjoint du maire de la commune, madame le préfet de Banfora, le commandant de compagnie de la gendarmerie et le commissaire central adjoint de Banfora.
Selon le commandant de compagnie de la gendarmerie de Banfora, Arnaud Sié, qui était avec ses hommes sur le terrain dans la nuit du 21 au 22 juin suite à cette descente des militaires, la procédure a commencé et suit son cours. D'autre part, le haut commissaire a salué le calme dont ont fait montre ces femmes pour éviter tout débordement depuis le jour des incidents. C'est sur ces mots que Pierre Waongo a une fois de plus remercié ces femmes pour leur clairvoyance et a promis transmettre à monsieur le gouverneur leurs préoccupations.
Il faut signaler qu'à l'issue de cette rencontre, les autorités se sont rendues au bloc opératoire pour rendre visite au promoteur du groupement « Sanle Séchage - Export » qui s'y trouve toujours alité. On pourrait dire que la santé de Yaya Koné, puisque c'est de lui qu'il s'agit, s'est améliorée.
AIB - 24 juin 2008
MY/SVY
Comoé-Insécurité
Un groupe de militaires sème la terreur au secteur 7 de Banfora
Ouagadougou 23 juin (AIB) - Les usagers et riverains de la seule voie bitumée de Banfora (voie reliant les deux sites du centre hospitalier régional CHR), et précisément le tronçon compris entre « Sanlé Export » et le Bloc opératoire (secteur 7 de Banfora) ont été pris en otage par un groupe de jeunes militaires qui ont décidé de se faire justice.
C'était dans la nuit du 21 au 22 juin, juste à la fin du match Etalons - Seychelles ; bilan plusieurs blessés. Comment en est-on arrivé là ? Selon les témoignages bien concordants, tout est parti d'une affaire de fille dans la nuit du 20 au 21 juin 2008 entre un jeune militaire et un jeune civil qui travaille à la société « Sanlé Export » ; société qui s'est spécialisée dans le séchage des mangues pour l'exportation. En effet, le jeune travaillant à « Sanlé Export » fait la cour à cette fille qui a un enfant du militaire. Justement, dans la nuit du 20 au 21 juin, pendant que la demoiselle ( puisqu'elle n'est pas mariée) et le jeune civil étaient dans un petit maquis, le militaire approcha la table et fait savoir au civil que la fille l'appartenait parce qu'ils avaient eu un enfant ensemble.
A la suite des échanges qui ont semblé mal tourner, le civil a pu regagner sa maison en échappant aux coups de ceinturon grâce à l'intervention d'une bonne volonté qui l'a remorqué.
Cependant, le militaire, qui n'était toujours pas satisfait, les suivit jusqu'à la maison. Il gara sa moto et ceinturon en main, il voulu régler les comptes de son rival pendant que toute la cour était réunie devant la porte. En réaction, un habitant qui était exacerbé par le comportement du militaire, lui envoya une pierre qui le prit à la tête et il alla s'écraser au sol. L'affaire se termina tard dans la nuit aux environs de 2 heures du matin à la gendarmerie, selon les témoignages.
Les usagers et riverains de ce tronçon garderont cette scène pendant longtemps en mémoire. En effet, après le verdict du match de football Etalons contre Les îles Seychelles, un groupe de jeunes militaires en demi-saison ou en civile, armés de ceinturon ont surgi des deux six mètres sis à côté de « Sanlé Export » car c'est là-bas que le civil habitait. Sur la voie bitumée qu'ils avaient envahi, aucun passant n'était épargné. Il pleuvait sur tout ce qui bouge et ce, même sur ce qui était immobile, des coups de ceinturons. Des bouteilles d'essence cassées par-ci, de la grillade renversée par-là, des piétons et motocyclistes étourdis et hurlant sous les coups de ceinturons, détalaient dans tous les sens.
Le PDG de « Sanlé Export », qui venait tout juste d'arriver de Bobo Dioulasso et qui était assis devant la porte au moment des faits, n'a pas pu échapper à cette furia des militaires. Il a été littéralement tabassé à tel point qu'il a été évacué d'urgence par les pompiers au bloc opératoire où nous lui avons rendu visite.
Heureusement, sa vie est hors de danger. Deux autres blessés se trouvaient également dans la salle d'urgence du CHR. Celui qui semblait souffrir le plus aurait été copieusement battu pendant qu'il sirotait tranquillement sa bière au maquis Yèrèlon sis au bord du goudron. Certaines cours ont même reçu la visite de ces militaires.
Durant cette furia, on dénombre plusieurs personnes blessées à la tête et au dos. Ce qui est curieux, le rival en question n'a pas été touché ; c'est au contraire son PDG, assez âgé d'ailleurs et qui semble ne pas être mêlé à cette affaire, qui a payé les frais.
AIB - 23 juin 2008
MY/SVY
Comoé-Administration-Formation
Passation des marchés publics : Les membres des commissions et les Maires ont été outillés
Banfora, 17 juin (AIB) - Un atelier de formation sur la passation des marchés publics a regroupé du 26 au 30 mai 2008, les membres des commissions communales d'attribution des marchés (CCAM) et les maires de la région des Cascades.
Organisé par le deuxième Programme national de gestion des terroirs (PNGT 2), cet atelier a regroupé environ une cinquantaine de participants venus des 14 communes rurales de la région.
L'atelier s'inscrit dans le cadre de la composante « Renforcement des capacités de développement rural décentralisé » du PNGT 2, qui ouvre pour renforcer les capacités de coordination et de gestion, notamment financière des institutions publiques et des collectivités territoriales.
Du reste, l'objectif de cet atelier est de doter les membres des commissions communales d'attribution des marchés et les maires des communes rurales, d'informations et d'outils nécessaires à la maîtrise des procédures de passation des marchés publics et des délégations de service public. Cinq jours durant, la cinquantaine de participants venus des provinces de la Comoé et de la Léraba se sont familiarisés avec des modules tels que la réglementation générale des marchés publics, les délégations de service public, les procédures de sélection des prestataires, l'exécution des contrats -règlement des litiges etc. Sous la diligence de l'équipe d'animation composée de Alexis B. Nagalo, directeur des affaires juridiques de la direction générale des marchés publics, Mohamed B. Yanogo, spécialiste en passation des marchés de la région des Hauts Bassins et Appolinaire Ouédrraogo, chargé des marchés du PNGT 2, ces échanges ont permis en outre de faire un grand tour d'horizon sur le processus de passation des marchés à travers des travaux en groupes qui ont porté, entre autres, sur des cas pratiques d'élaboration du dossier d'appel d'offres (DAO), d'un dossier de proposition de prix, d'évaluation des offres et des propositions.
Dans son exposé, Appolinaire Ouédraogo a fait une présentation succincte du lien entre l'exécution du PNGT 2 et les procédures de la Banque mondiale. Il a interpellé les membres des commissions communales d'attribution des marchés et les maires des communes rurales par rapport aux responsabilités individuelles et collectives de chacun d'eux, liées à la gestion des fonds qui seront mis à leur disposition dans le cadre du PNGT 2.
De l'avis de participants, cette formation est la bienvenue car ils sont désormais outillés pour aborder la passation des marchés publics. Cependant, certains d'entre eux ont trouvé le séjour un peu bref et ont, du reste, souhaité que des formations de ce genre puissent être organisées pour leur permettre d'être toujours en phase.
AIB - 17 juin 2008
MY/SVY
Comoé-Infrastructures
Mangodara, première commune rurale de la région à disposer d'une mairie
Banfora, 6 juin (AIB) - Située à environ 99 kilomètres de Banfora, chef lieu de la région des Cascades, la commune rurale de Mangodara avec ses 50.000 habitants dispose désormais d'une mairie et d'un bureau de perception. L'inauguration de ces deux infrastructures a eu lieu le 02 juin 2008, en présence du ministre délégué auprès du ministre de l'Administration territoriale, chargé des Collectivités territoriales Soungalo Ouattara.
C'était une commune rurale en effervescence lundi 2 juin 2008, que les autorités du département de la décentralisation ont trouvé. Venus des 35 villages de la commune, ils tenaient tous à pour prendre part à l'inauguration de leur mairie et de leur bureau de perception, tous flambant neuf. Peu avant le début de la cérémonie officielle d'inauguration, une course cycliste féminine et des théâtres forum sur les droits et devoirs du contribuable ont été organisés. Quant au bâtiment qui abrite désormais la mairie de Mangodara, il est situé à l'entrée de la ville et adossé la brigade territoriale de gendarmerie.
Il est composé de deux bâtiments, dont un servant de bureaux et l'autre servant aux rencontres. L'infrastructure faisant office de perception, est quant à elle constituée de bureaux dont le coût global est d'environ 12.345.000 FCFA. D'autres investissements sont prévus tels que la clôture, le logement du percepteur et une guérite. Le représentant du chef de village, celui de l'Association pour le développement du département de Mangodara (ADDM) et le maire de la commune Adama Ouattara, ont tous témoigné leur gratitude au gouvernement.
Le représentant de l'ADDM a saisi l'occasion pour interpeller le député Benoît Ouattara, un fils du département, pour l'organisation d'un forum qui permettra aux ressortissants de raffermir davantage la cohésion sociale et l'union, gage, dit-il, de tout développement socioéconomique. La mairie de Mangodara fait partie des premières mairies construites dans le cadre de la décentralisation. C'est pourquoi le ministre délégué aux Collectivités territoriales Soungalo Ouattra, a invité les 70 conseillers municipaux de Mangodara, a en faire un lieu de fierté, de retrouvailles où le chantier du développement sera bâti.
«Il n'y a pas de municipalité sans l'Etat», a-t-il indiqué. Il a invité le conseil municipal à une franche collaboration avec tous les services de Mangodara et demandé d'observer le civisme fiscal en payant leurs impôts. En 2007, la commune a mobilisé 24.201.345 FCA de recettes avec des dépenses estimées à 5.279.003 FCFA. M. Ouattara a également exhorté le conseil municipal à s'investir pleinement dans l'élaboration du plan communal de développement qui sera financé par le PNGT 2.
Comoé-Examens scolaires
La direction régionale de l'enseignement de base et de l'alphabétisation affûte les armes
Banfora, 05 juin (AIB) - L'ensemble des acteurs impliqués dans l'organisation des examens à l'école primaire se sont retrouvé le vendredi 30 mai 2008, dans la salle de conférence de la direction régionale de l'enseignement de base et de l'alphabétisation des Cascades (DREBA) pour les préparatifs des examens scolaires de l'année 2008.
A cette rencontre présidée par le directeur régional de l'enseignement de base et de l'alphabétisation (DREBA) des Cascades Sanlé Sory, on comptait aussi les directeurs provinciaux de l'enseignement de base et de l'Alphabétisation (DPEBA) de la Comoé et de la Léraba , les chefs de service de la direction régionale de l'enseignement de base, les chefs de Circonscription d'éducation de base (CCEB), les conseillers pédagogiques itinérants, les gestionnaires des DPEBA et les partenaires sociaux.
Le directeur régional de l'enseignement de base et de l'alphabétisation (DREBA) des Cascades Sanlé Sory a rappelé l'objet de la rencontre. Tour à tour les différents responsables des treize Circonscription d'éducation de base (CEB) ont fait le point sur le niveau des préparatifs des examens du CEP et du concours d'entrée en 6è au niveau de leur entité. Aucun problème majeur n'a été signalé car, sur le plan administratif, toutes les correspondances ont été prises.
Des correspondances ont été adressées aux différents responsables et des échos favorables parviennent à la DREBA car, les maires des différentes communes de la région des Cascades sont prêts à jouer leur partition, c'est-à-dire qu'ils assureront le transport, l'hébergement et la restauration des candidats.
Tout en félicitant de cet engagement, le directeur régional de l'enseignement de base et de l'alphabétisation a donné des conseils pratiques aux chefs de circonscription d'éducation de base (CCEB) surtout sur la gestion des fonds alloués à ces examens scolaires. Il les a invité à travailler dans la transparence et à remettre intégralement les frais affectés à chaque examinateur sans aucune retenue. Vu l'effort supplémentaire demandé aux examinateurs avec l'application effective du système de double correction fondée sur l'équité, M. Sory a dit ne pas souhaiter voir un enseignant lésé.
Les partenaires sociaux se sont réjouis de cette rencontre, et surtout des mises en garde du DREBA et ont promis une grande mobilisation des enseignants pour le succès des examens scolaires. D'ores et déjà, ils annoncé la tenue d'une grande assemblée générale le samedi 7 juin 2008, afin de sensibiliser les militants afin qu'ils mettent du sien pour la réussite de cette activité pédagogique, a indiqué le secrétaire général du Syndicat national des enseignants africains du Burkina (SNEAB) section Comoé, M. Boukary Koudougou.
Il s'est félicité des dispositions décidées sur la prise en charge des enseignants examinateurs. En effet, les examinateurs auront droit à quatre jours de prise en charge au lieu de trois précédemment.
Quant au budget global alloué pour les examens du CEP et de l'entrée en 6è au niveau de la région des Cascades, il est de l'ordre de soixante millions (60.000.000) FCFA. Cette somme servira à l'achat du matériel d'examen et aux différentes prises en charge des 500 examinateurs affectés dans les 34 centres d'examen pour surveiller ou corriger les 7.492 candidats au CEP et à l'entrée en 6è. En marge de l'objet de la rencontre, des réflexions ont été faites sur le nouveau système d'évaluation des fonctionnaires. Le DREBA a profité de cette occasion pour rappeler les grandes lignes de ce nouvel instrument d'évaluation des agents de la fonction publique.
AIB - 05 juin 2008
MY/RH
Comoé-Développement local
Le Ministre de l'agriculture et la représentante de la BAD sur le terrain
Banfora, 05 juin (AIB) - Le ministre de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques Laurent Sédégo et la représentante Résidente de la Banque africaine de développement (BAD) au Burkina Antoinette Dinga Dzondo se sont rendus sur le terrain le 1 er juin 2008, pour constater des infrastructures socioéconomique réalisées dans le cadre du Projet d'appui au développement local des provinces de la Comoé-Léraba et du Kénédougou (PADL/CLK).
La 2 ème édition des Journées de l'anacarde et la promotion du manioc organisée du 30 mai au 1 er juin 2008, a mobilisé beaucoup de personnalités dans la capitale de la cité du «Paysan noir» parmi lesquelles, le ministre de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques Laurent Sédégo et la représentante résidente de la Banque africaine de développement (BAD) Antoinette Dinga Dzondo. Ces deux personnalités ont mis ce séjour à profit pour se rendre sur le terrain afin de constater des infrastructures socioéconomiques réalisées dans le cadre du Projet d'appui au développement local des provinces de la Comoé-Léraba et du Kénédougou (PADL/CLK).
A Banfora, les femmes du Groupement Muso Jigi du secteur 5, ont bénéficié depuis un an et demi, d'une unité de transformation du manioc d'une valeur d'environ 1.500 000 FCFA. Elles transforment le manioc en plusieurs produits dérivés tels que l'atiéké, le gari, l'amidon, le placali, ect, et dégage environ une marge bénéficiaire de 1.600 000 FCFA par an. En visitant cette unité, le premier responsable du département de l'agriculture et la représentante de la BAB se sont dits satisfaits de l'initiative de ces femmes. Pour M. Sédégo c'est un exemple type d'activités qu'il faut promouvoir.
Très satisfait, il a remis une charrette au Groupement Muso Jigi afin d'encourager les femmes à donner l'exemple aux autres. Quant à la représentante de la BAD , elle a promis à ces femmes que leurs doléances à savoir, la construction du siège de leur association, sera étudiées avec la plus grande attention par le PADL/CLK.
Après Banfora, le cortège s'est ébranlé vers Bérégadougou où l'Association Wouol a été visitée. A l'issue de cette visite, Mme Dzondo a mis le cap sur Wolonkoto dans la Léraba , où elle est allée visiter un moulin à grain d'une valeur de 1.500 000 FCFA offert par le PADL/CLK au Comité villageois de Développement (CVD) au profit des groupements et associations féminins.
Ces femmes ont dû construire à deux reprises la maisonnette qui abrite ce moulin parce qu'elle s'est écroulée suite aux aléas pluviométriques. Par ailleurs, elles ont confectionné les briques en terre pour construire la maisonnette et ont mobilisé six sacs de ciment pour la construction. Sensible devant les faits, Antoinette Dinga Dzondo après des mots d'encouragement et d'interpellations à la bonne gestion de l'unité d'exploitation, a offert aux femmes 40.000 FCFA pour l'achat de carburant.
Les femmes de Wolonkoto ont demandé au PADL/CLK à travers bien sûr la BAD qui est le principal bailleur, un moulin à écraser et une presse à karité. Diamon dans la commune rurale de Mossoudougou dans la province de la Comoé a été la dernière étape de cette visite. C'est une très grande mobilisation qui a accueilli la représentante résidente de la BAD. «Je suis très émotionnée par l'accueil de cette population», a déclaré Antoinette Dinga Dzondo. La cérémonie qui a eu lieu à cet effet, a permis aux représentants des leaders d'opinion du village de s'exprimer.
Dans ce village, grâce au PADL/CLK, un forage d'environ sept millions FCFA a été réalisé. Les populations de Diamon ont en outre sollicité auprès du projet, un second forage, une moto-ambulance et la construction d'une maternité car, la plus proche se trouve à plus de sept Kilomètres de leur village. Pour Mme Dzondo, le PADL/CLK a déclaré que l'intervention du projet a commencé avec l'eau, et il va se poursuivre dans d'autres domaines. Comme dans toutes les localités visitées, Mme Dzondo s'est particulièrement intéressée à la scolarisation des enfants et particulièrement celle des filles. En se citant toujours comme exemple de fille scolarisée, la représentante résidente de la BAD au Burkina Faso a exhorté les parents à inscrire à l'école tous les enfants d'âge scolarisable.
AIB - 05 juin 2008
MY/RH
Comoé-Agriculture
2è édition de la Journée de l'anacarde et du manioc
Banfora, 05 juin (AIB) - La ville de Banfora a abrité du vendredi 30 mai au dimanche 1 er juin 2008, les activités entrant dans le cadre de la 2 ème édition des Journées de l'anacarde et de la promotion du manioc sous le thème : «Valorisation de l'anacarde et du manioc pour la lutte contre la pauvreté».
Plusieurs activités ont été organisées à l'occasion de cette journée. Il s'agit notamment des foras, une nuit culturelle et surtout une rue marchande des produits issus de l'anacarde et du manioc.
Le temps fort des journées de l'anacarde et de la promotion du manioc a été la cérémonie d'ouverture présidée par le ministre de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques Laurent Sédégo, accompagné par la représentante Résidente de la Banque africaine de développement (BAD) au Burkina Antoinette Dinga Dzondo, du gouverneur de la région des Cascades et du directeur général de la Banque régionale de solidarité (BRS) Karim Koné, parrain de cette 2 ème édition.
Quatre interventions ont ponctué la cérémonie d'ouverture des journées de l'anacarde et de la promotion du manioc. A la suite du maire de Banfora Souleymane Soulama qui a souhaité la bienvenue aux participants à ces journées, le président de la Chambre régionale d'agriculture et coordonnateur du comité d'organisation Antoine Sombié ont pris la parole pour rendre un hommage particulier au ministre de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques qui a accepté présider cette cérémonie d'ouverture signe de son engagement à côté des producteurs.
Il a affirmé que l'objectif de ces journées est de contribuer à une meilleure promotion des filières anacarde et du manioc et des autres potentialités agricoles de la région des Cascades. Pour la réussite de ces filières, il a sollicité l'appui de tout le gouvernement entier et plus précisément du ministre de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques avec lequel des actions seront entreprises pour le développement de ces filières dans la région des Cascades.
Il a aussi souhaité que le ministre accepte d'être leur interlocuteur auprès des institutions financières pour l'acquisition des moyens suffisants dans l'optique d'accroître et d'améliorer leur production.
Au parrain de la présente édition, M. Sombié lui a adressé ses vives félicitations pour son assistance financière qui a permis à beaucoup d'unité de transformation d'augmenter leurs chiffres d'affaire, de distribuer des revenus aux producteurs et de créer de nouveaux emplois. Ce soutien financier s'est élevé en 2007 à 80.000.000 FCFA et en 2008 par à 200.000.000 FCFA. Quant au parrain, le directeur général de la Banque régionale de la solidarité (BRS) Karim Koné, il a surtout insisté sur le rôle important que jouent ces deux produits en terme de valeur ajoutée.
Il a toutefois reconnu que des contraintes émaillent l'avancée de ces filières au nombre desquels l'inorganisation des acteurs, les difficultés de commercialisation, l'absence d'encadrement et le manque de financement. Il a interpellé tous les acteurs à jouer pleinement leur partition, assurant que la BRS Burkina restera toujours disponible pour accompagner des promoteurs ayant des projets rentables.
Le ministre de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques Laurent Sédégo a lui aussi salué et félicité les initiateurs de cette activité. Selon lui, le manioc, classé jadis comme une culture secondaire, constitue de nos jours une alternative crédible à la diversification, avec des rendements de l'ordre de 45 tonnes à l'hectare. Cet accroissement s'explique d'une part, par la diffusion des variétés performantes mises au point par l'INERA et d'autre part, par l'application de la petite irrigation villageoise. M. Sédégo a saisi cette opportunité pour rendre hommage à la représentante résidente de la BAD. Quant à l'anacarde, il a déclaré que sa culture connaît aussi un développement ces dernières années en dépit de quelques contraintes liées à l'organisation des acteurs de la filière.
Après avoir mis en exergue l'importance de ces deux filières, M. Sédégo a évoqué la flambée des produits céréaliers. Il a dit que l'objectif du gouvernement est de doubler la production agricole en riz et en maïs. Pour cela des mesures incitatives ont été prises pour encourager les producteurs de riz, a-t-il indiqué. Il s'agit notamment de la fourniture gratuite de semence, la subvention de l'engrais et d'autres intrants agricoles.
La remise de prix aux meilleures producteurs et transformateurs de l'anacarde ou du manioc, la visite des stands et la dégustation des produits dérivés de l'anacarde et du manioc ont mis fin à l'ouverture de la foire.
AIB - 05 juin 2008
MY/RH
Comoé-Environnement-Gestion
Concertation des acteurs du projet de Gestion Participative et Durable des Forêts dans la Comoé.
Banfora, 04 juin (AIB) - Les acteurs locaux de la mise en ouvre du Projet de «gestion participative des forêts dans la province de la Comoé » étaient en concertation le mercredi 28 mai 2008 à Banfora. Ils ont fait l'état des lieux depuis le lancement du projet en août 2007 et dégagé des perspectives pour 2008. La cérémonie d'ouverture des travaux a été présidée par le secrétaire général de la région, Paul Yaméogo, qui représentait le gouverneur.
Le Projet de gestion Participative des forêts dans la province de la Comoé s'inscrit dans le cadre de l'opérationnalisation du cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) et de la stratégie de développement rural à l'horizon 2015, a déclaré le secrétaire général de la région à l'ouverture des travaux. En effet, s'inscrivant dans la dynamique de la politique forestière nationale, ce projet a été lancé le 2 août 2007 à Banfora par le ministre de l'Environnement et du Cadre de vie. Il a pour zone d'intervention les forêts classées de Bounouna,de Kongouko, de Gouandougou et de Toumousseni.
Il est important de signaler que ce projet qui est financé par l'Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA), fait suite un autre entre 2002 et 2005 qui a consisté à la réalisation d'études dans les 4 aires classées concernées. Pour la présente rencontre entre acteurs locaux (autorités locales, équipe du projet, directions régionale et provinciale de l'environnement ; préfets, maires et agents des eaux et forêts de la zone du projet et responsables du PAGREN et de l'AGEREF), il s'est agi de leur rappeler la philosophie qui sous-tend le projet, avant de faire dans un premier temps le point des activités menés de juillet 2007 à mars 2008 et enfin, présenter les perspectives en cours. Aussi, la présente rencontre a permis d'identifier des actions à réaliser au profit de chaque commune concernée.
Le représentant de la JICA , Moriya Yuji a déclaré que « le Japon reste convaincu que la gestion durable des ressources forestières axée sur l'utilisation dynamique des ressources naturelles, la création d'emplois et la stabilisation des revenus est le meilleur moyen par lequel nous pouvons protéger nos forêts».
C'est pourquoi il a souhaité que les résultats et leçons tirées de ce projet soient utiles pour toutes les autres régions du pays. Avant de terminer, M. Moriya Yuji a réaffirmé l'engagement du Japon à accompagner le Burkina Faso dans sa lutte contre la désertification et pour une promotion effective d'une culture de gestion durable de l'environnement. Pour sa part, au nom du gouverneur, le secrétaire général de la région, Paul Yaméogo a rendu hommage au gouvernement japonais et à l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Il les a rassuré quant à son accompagnement de la contribution qu'ils apportent pour la bonne conservation des forêts de la région des Cascades, gage d'une gestion durable des ressources naturelles.
AIB - 04 juin 2008
MY/SMK/SVY
Comoé-Education
Tournée du DPEBA dans les différentes circonscriptions de base
Banfora, 28 mai (AIB) - Le directeur provincial de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation (DPEBA), Jean Etienne Zoungrana a entamé une série de tournées dans les différentes circonscriptions d' éducation de base (C.E.B) depuis le 24 janvier 2008.
La dernière circonscription qui a reçu la visite du premier responsable de l'éducation dans la province de la Comoé a été celle de Mangodara, le vendredi 18 Mai 2008. L'objectif de ces tournées était d'échanger autour de la réforme du système éducatif avec les partenaires et les acteurs de l'éducation.
Arrivés aux environs de 10 heures, le directeur provincial a entamé les échanges sur la réforme du système éducatif. A ce niveau, certaines grandes lignes de cette réformes ont été abordées. Nous pouvons citer, entre autres, l'obligation scolaire pour tout enfant d'âge scolaire, la gratuité scolaire et la distribution gratuite des fournitures et manuels scolaires.
Selon le premier responsable de l'Enseignement de base, aucune raison ne doit retenir un enfant de six à seize ans à la maison, et aucune somme ne doit être perçue chez un parent au titre des frais d'inscription. Le directeur provincial a ainsi invité les directeurs d'écoles à ne pas s'immiscer dans la récupération des cotisations scolaires. Par contre, le directeur provincial a interpellé les COGES (comité de gestion des manuels scolaires) a joué pleinement leur rôle dans l'entretien et le contrôle de ces manuels car, l'Etat fait d'énormes efforts dans l'acquisition de ces documents pédagogiques.
Après cet exposé du directeur provincial, place a été donnée à l'assistance pour des questions d'éclaircissement ou des apports. Ainsi, le chef de circonscription d'éducation de base de Mangodara a pris la parole pour égrener un chapelet de doléances. Il s'agit, entre autres, du manque de moyen logiciel, l'insuffisance du matériel didactique et une nécessité de formation du personnel interne et des enseignants de sa circonscription.
Les membres de l'Association des parents d'élèves ont aussi évoqué certaines difficultés liées aux recouvrements des cotisations APE (Association des parents d'élèves). A toutes ces difficultés, Jean Etienne Zoungrana les a rassuré que des solutions idoines seront trouvées.
En marge de cette rencontre, le directeur et sa suite ont eu droit à la remise officielle d'une école à la population laborieuse de Bounoumba, localité située à une cinquantaine de kilomètres du chef-lieu Mangodara. Cette cérémonie a connu la présence des autorités locales et d'une population sortie nombreuse. D'une valeur de huit millions ( 8.000.000 F ) de francs, elle est composée de trois classes, un magasin, d'une latrine et d'un puit à grand diamètre.
Le généreux donateur de cette infrastructure est le Curé de la paroisse de Mangodara, le Père Marek Glab qui a sollicité le soutien d'une association italienne.
Il faut signaler que le Père MAREK de Mangodara n'est pas à sa première initiative. Avec lui, la ville de Mangodara a bénéficié le 15 décembre 2005, de l'école « Murielle » composé de six classes toutes équipées en tables bancs, magasin, bureau, cuisine et hall pour les enfants. Grâce également aux bons offices du même donateur, une garderie a été construite pour les enfants de 3 à 5 ans et est fonctionnelle depuis la rentrée scolaire 2005-2006. Elle accueille soixante (60) apprenants.
Aussi, le village de Linguèkoro situé à 30 km de Mangodara a inauguré son école à trois classes avec le concours du même missionnaire Polonais Marek installé à Mangodara en janvier 2003.
AIB - 28 mai 2008
ST/MY/SVY
Comoé-Education
Journée de l'Excellence : L'Institut Sacré Cour a récompensé les élèves les plus méritants
Banfora, 28 mai (AIB) - Le samedi 24 mai 2008 a eu lieu à Banfora au sein du Collège privé Sacré Cour une distribution de prix aux élèves qui se sont distingués au cours de l'année académique 2007-2008.
La cour de l'Institut Sacré Cour a refusé du monde ce samedi 24 mai, tous étaient venus témoigner leur gratitude à l'endroit de cet établissement que soulage certains parents sur le plan du résultat scolaire. Durant cette année scolaire, l'établissement a fait un taux de succès de 68% pour les élèves admis en classe supérieure, 24% pour les redoublements et 8,36% pour les exclusions. Ce taux de réussite, dira le directeur Bessolbié Alexis Bazyemo, résulterait d'une franche collaboration entre l'administration et les professeurs mais aussi d'une conscience ardue des enseignants, vecteur motivateur de la discipline, l'assiduité et l'effort des élèves. Il pense, aussi que les parents d'élèves ont aussi joué un rôle non négligeable dans cette réussite scolaire. Le fondateur, Augustin Baki présent à la dite cérémonie, comblé pour ces différents résultats, a décidé d'ouvrir pour l'année académique 2007-2008 une classe de seconde « C » et d'améliorer le cadre de travail des élèves en clôturant l'établissement.
La marraine, Gabrielle Somda émue par le succès, a fait parler son cour en offrant deux vélos et un lot de matériels aux deux élèves les plus méritants de l'établissement. Elle a aussi profité de cette occasion pour sensibiliser les élèves sur les conséquences des grossesses non désirées, conséquence des échecs scolaires des jeunes filles. Au cours de cette cérémonie, quatre types de prix d'une valeur de 400.000 F ont été attribués aux élèves. Le prix de la marraine est revenu à Yolé Irène Sagnon qui, en plus du vélo, a reçu un sac de voyage, 12 pagnes et une somme de 20.000 F .
AIB - 28 mai 2008
MY/SVY
Comoé-Santé-Infrastructure
Des équipements et une clôture de 21,65 millions de francs pour le CSPS de Bénégadougou
Banfora, 07 mai (AIB - Le Centre de santé et de promotion sociale de la commune vient d'être dotée d'un équipement d'accueil et d'une clôture de protection réceptionnée par la population et les autorités communales le samedi 03 mai 2008.
D'une longueur totale de 510 mètres (21 650 000) francs CFA et d'un coût de d'exécution de 21 millions 650 mille francs CFA, cette infrastructure a été réalisée grâce au Engagement nationaux et de l'Ambassade de Chine Taiwan.
Elle avait été promise par le Secrétaire général du Gouvernement et du Conseil des Ministres, Adrien Koné, fils de la localité.
La clôture de Bérégadougou est la troisième à être construite autour des CSP dans la province de la Comoé.
Cette réalisation dira monsieur Koné, a pour objectif d'offrir aux usagers et au personnel soignant, un cadre mieux sécurisé et décent.
Le ministère de la santé, a doté le CSPS de 5 lits, 10 matelas, 1 table d'accouchement, 1 table de pansement et des médicaments d'une valeur de plus d'un million cinq cent mille francs CFA. Il a y été ajouté un poste téléviseur.
Les Engagements nationaux sont une volonté du Chef de l'Etat Blaise Compaoré, lancés il y a de cela 13 ans et qui ont pour but d'ouvrer aux côtés des programmes gouvernementaux pour réaliser les objectifs de lutte contre la pauvreté.
Les représentants des Engagements Nationaux, Justin Guissou a réaffirmé la disposition du Secrétaire permanent à accompagner la commune de Bérégadougou pour d'autres réalisations.
Le maire Martin Sourabié n'a pas hésité a demandé alors le soutien de son partenaire à la construction d'un stade municipal pour la jeunesse qui manifeste un besoin pressant.
Les populations sorties nombreux à l'occasion, ont salué cette action de leurs partenaires.
La cérémonie de réception a connu la participation du président du Comité de gestion du CSPS, les représentants de la population de Bérégadougou Joanny Sombié, et du Secrétaire permanent des Engagements nationaux.
Les intervenants ont demandé « instamment » l'union et la cohésion des fils et filles de Bérégadougou par delà toute appartenance politique, afin d'insuffler un élan de développement indispensable à la cité sucrière du Burkina.
AIB - 07 mai 2008
MY/AMK
Comoé-Entreprises
Son Altesse Karim Aga Khan visite la SN-SOSUCO
Banfora, 01 mai (AIB) - Après Ouagadougou, le Prince Aga Khan est venu touché du doigt les réalités à la Nouvelle Société sucrière de la Comoé (SN-SOSUCO) dans laquelle il intervient en tant que plus grand actionnaire à travers son réseau Aga Khan Dévelopment Network (AKDN). C'était au cours d'une visite, le dimanche 27 avril 2008.
Le séjour burkinabé du chef spirituel des Ismaïlis et Président du groupe Imamat Islamaili Son Altesse Karim Aga Khan l'a conduit à la Nouvelle société sucrière de la Comoé (SN-SOSUCO) à Banfora. La visite du chef spirituel des Ismaïlis à la SN-SOSUCO s'effectue dans le cadre son périple qui pourrait le conduire au Mali, en Côte d'Ivoire et au Sénégal.
La visite de la parcelle expérimentale du jatrofa a retenu l'attention du Prince Aga Khan. En effet, la sucrière du Burkina a emblavé un hectare de jatrofa dans le but de multiplier les semences issues qui seront par la suite mises à la disposition de producteurs privés pour une exploitation à grande échelle. L'objectif de cette production à court et moyen terme, vise la production du bio diesel qui va servir à alimenter le moteur des pivots (appareils utilisés pour l'irrigation des champs de canne).
Selon les techniciens de la SN-SOSUCO , les semences produites seront destinées à emblaver 50 ha de jatrofa. En somme ont-ils déclaré, la richesse attendue d'une graine est de 37% de bio diesel. Après les champs de canne, le cortège du prince s'est ébranlé à la base de la structure où il a visité l'usine. A l'issue de cette visite, Aga Khan a tenue deux brèves rencontres à huis clos où aucune information n'a filtré. Cependant il semblerait que Son Altesse aurait signé le Livre blanc de la SN-SOSUCO.
Avant de regagner son hélico après cette visite de l'usine et ces entretiens qui ont duré environ une heure de temps, le « milliardaire des pauvres » puisque c'est comme ça on le surnomme ; a confié ses impressions en quelques mots aux hommes de médias qui avaient fait le pied le grue « je crois d'abord et je vais vous confirmer ; SOSUCO est entrain d'avancer d'une manière saine et logique vers une amélioration de la productivité de l'entreprise. Pour cela je suis très sensible du fait que tout le monde, les ouvriers, la direction, les actionnaires ; il y a un élan d'unanimité et la volonté de faire de SOSUCO une des premières entreprises de sucrerie en Afrique, a-t-il dit.
« Ça prendra du temps, ça prendra des efforts ; mais je suis convaincu que SOSUCO peut le faire» a poursuivi Karim Aga Khan.
La mévente du sucre made in SN-SOSUCO qui a fait couler et qui continue à faire couler beaucoup d'encre et de salive n'a pas été occultée par les journalistes. Par rapport à cette question, le directeur général de la SN-SOSUCO Mahamadi Sanou a reconnu que les facteurs liés à la question sont divers tels que la fraude et la mauvaise organisation du commercial.
Cependant bénéficiant de l'appui du gouvernement, Mahamadi Sanou a déclaré qu'une solution sera trouvée dès la semaine prochaine. Pour la présente campagne, la SN-SOSUCO aurait déjà produit plus de 29.000 tonnes de sucre dont 24.000 tonnes seraient toujours dans les magasins ou exposé en plein air à tous les risques éventuels. A 03 jours de la fin de la présente campagne sucrière 2007-2008, la SN-SOSUCO prévoit une production de sucre estimée à 30.00 tonnes minimum.
AIB - 01 mai 2008
MY
Comoé-Education
La coalition pour l' Education pour tous d'ici 2015 donne encore de la voie
Banfora, 01 mai (AIB) - La coalition provinciale de la Comoé de « Education pour Tous » a commémoré le samedi 26 avril 2008 à Banfora, la semaine mondiale d'action de l'éducation pour tous d'ici 2015 à travers l'organisation d'une table ronde entre acteurs de l'éducation et différents partenaires.
la coalition provinciale de la Comoé de « Education pour Tous d'ici 2015 » regroupe les associations et ongs actives en éducation de base, les associations des parents d'élèves, les associations des mères éducatrices et les syndicats de l'enseignement de base.
La table ronde qui a constitué le temps fort de cette commémoration, a été animée par le directeur provincial de l'Enseignement de Base Jean Etienne Zoungrana qui avait à ses côtés les inspecteurs chefs de circonscriptions de Banfora I et II, le président de la coalition provinciale Victor P. Ouédraogo et le secrétaire général de la sous section du Syndicat national des enseignants du Burkina (SNEAB) Boukari Koudougou.
Dans son exposé, M. Zoungrana a présenté la situation de la direction provinciale ; ses atouts et ses insuffisances. A l'issue des échanges qui ont meublé cette rencontre, il ressort que la situation de l'éducation de base dans la province sans être alarmante n'est guère rose. Du reste, des enfants de la province d'âge scolarisable n'ont pas accès à l'école pour des raisons telles que celles liées aux contributions financières imposées aux parents par les Associations de parents d'élèves (APE).
Aussi, beaucoup d'enfants de cette province et principalement dans le département de Ouo, Sidéradougou et Mangodara étudient-ils toujours sous des paillotes. La question des effectifs pléthoriques est une réalité à Banfora.
Des difficultés existent toujours dans l'encadrement ; c'est le cas dans la circonscription d'éducation de base de Sidéradougou où la dernière école se trouve à plus de 50 km de l'inspection.
C'est pourquoi le président de la coalition Victor Ouédraogo a lancé un message invitant tout les décideurs à retourner en classe afin de toucher du doigt les conditions réelles d'apprentissage dans lesquelles se trouve la présente génération. La coalition demande la prise en charge totale de toutes les contributions financières liées à la scolarisation pour ainsi consacrer la gratuité de l'éducation au Burkina Faso d'une manière générale.
AIB - 01 mai 2008
MY
Cascades/Comoé-Développement local Formation à l'élaboration des plans communaux de développement : le tour de Soubakaniédougou
Banfora, 21 avr (AIB - Un atelier de formation à l'intention des membres de la commission ad hoc pour le suivi et de l'élaboration du Plan communal de développement (PCD) de la commune rurale de Soubakaniédougou s'est tenu le 16 avril 2008.
Organisée par le Programme national de gestion des terroirs (PNGT 2, phase II), cette formation a regroupé une trentaine de participants venus de cinq communes rurales de la province de
Cascades-Culture-SNC
Moisson satisfaisante pour la Comoé au sortir de la SNC
Banfora, 14 avr (AIB) - Les représentants de la province de la Comoé sont rentrés satisfaits de leur participation à la 14ème Semaine nationale de la culture (SNC) qui s'est déroulée du 22 au 29 mars dernier à Bobo-Dioulasso.
En art du spectacle, deux troupes de la province étaient en compétition. Il s'agit de la troupe Doubalen de Niangoloko en musique traditionnelle et de la troupe Yafiè de Bérégadougou en danse traditionnelle. La troupe Koto de Mangodara en danse traditionnelle et la troupe de l'école primaire publique de Banfora Ouest «B» qui étaient à la SNC ont été invitées que pour l'animation.
Dans la catégorie des arts plastiques, Braïma Ouattara a participé à la compétition en sculpture et Souleymane Sombié en peinture. En art culinaire, ce sont Rita Thiao en plat lourd et Bintou Bengali Sory en plat léger qui ont défendu les couleurs de la Comoé. Au terme des différentes compétitions, la moisson a été la suivante :
La troupe Yafiè de Bérégadougou a remporté la troisième place en danse traditionnelle et empoché la somme de 500.000 FCFA. La troupe Doubalen de Niangoloko a été classée 4 ème en musique traditionnelle et en sculpture Braïma Ouattara a eu le 2 ème prix d'une valeur de 400.000 FCFA.
Il a aussi remporté le prix spécial de la Loterie nationale (LONAB) d'une valeur de 200.000 FCFA et le 2 ème prix spécial des Caisses populaires d'une valeur de 300.000 FCFA. En art culinaire, Bintou Bengali Sory a été classé 3 ème prix en plat léger et remporté 80.000 FCFA. En attendant la prochaine édition prévue en 2010, chapeau a été tiré à tous les représentants qui ont été invité à plus d'ardeur et de professionnalisme.
AIB - 14 avril 2008
MY/AMK/JPT
Comoé -Infrastructures
4 ans après son lancement, le barrage de Nèrèkorosso demeure inachevé
Banfora, 14 avr (AIB) - La construction du barrage de Nèrèkorosso lancée depuis le 28 mai 2004 pour un délai d'exécution de six mois n'est toujours pas achevée. Le 11 avril dernier, le ministre des Ressources animales Sékou Ba, s'est rendu sur le site pour constater les faits.
Prévu pour une durée de six mois, les travaux de cet ouvrage dure depuis bientôt quatre ans. L'entreprise (EBCPC) attributaire du marché a ainsi montré ses limites avec des travaux qui s'effectuent en dents de scie.
Durant tout le temps écoulé, l'entreprise a évoqué d'interminables pannes d'engins comme alibi aux populations. Au cours de la visite du ministre, le constat a montré que les travaux n'ont plus bougé depuis le mois de mars 2007. Ce sont des engins, contremaîtres et quelques ouvriers oisifs qu'une mission de l'Agence d'information du Burkina avait trouvés sous des arbres le 28 février 2007. «Nous sommes en panne de carburant depuis le samedi dernier » avaient-ils lancé.
Du reste, le ministre Sékou Ba a touché du doigt l'état des lieux. Interrogé sur le sort réservé à ce barrage agro-sylvo-pastoral, il a déclaré que le constat est édifiant et que des problèmes d'exécution ont été rencontrés au niveau de l'entrepreneur.
Cependant, il a rassuré la presse que le contrat a été résilié et une évaluation de ce qui a été réalisé sera bientôt faite afin de prendre toutes les dispositions pour confier la réalisation de ce barrage important pour les éleveur de Mangodara à un autre entrepreneur beaucoup plus compétent. «Ce barrage est aussi important et il va servir à la fois aux agriculteurs et aux éleveurs» a dit le premier responsable du département des ressources animales. L'achèvement de cet ouvrage constitue une véritable préoccupation pour la population et le conseil municipal de Mangodara.
AIB - 14 avril 2008
MY/AMK/JPT
Comoé-Education
Le Ministre chargé de l'Alphabétisation visite des infrastructures d'éducation non formelle à Banfora
Banfora, 14 avr (AIB) - Le Ministre chargé de l'Alphabétisation Ousséni Tamboura, s'est arrêté le 10 avril à Banfora, pour visiter un Centre d'éducation de Base non Formelle (CEBNF) et deux Centres Permanents d'Alphabétisation et de Formation (CPAF).Selon lui, il y a des motifs de satisfaction au regard du travail et de la qualité des infrastructures comparativement à d'autres régions. « Ces infrastructures sont pérennes et donnent une meilleure image à l'alphabétisation », a-t-il poursuivi.
Le CEBNF de Bérégadougou a ouvert ses portes en 1995, et compte cette année scolaire 136 élèves repartis dans 4 niveaux d'étude. Dans ce centre où on apprend d'abord le Dioula avant de passer au français, on y forme également les apprenants aux métiers de la soudure, de la couture, de la mécanique moto et à celui de la vannerie.
Le ministre Tamboura a alors conclu que la région des Cascades qui bénéficie de l'appui de certains partenaires « peut être un modèle pour les autres régions du pays ». Après Banfora, le Ministre et sa suite ont mis le cap sur Gaoua pour plancher sur la question de l'alphabétisation et Education non formelle avec tous les acteurs concernés.
AIB - 12 avril 2008
MY/AMK/JPT
Comoé -Lutte contre la vie chère
Mot d'ordre de grève respecté à Banfora
Banfora, 08 av. (AIB) - L e mot d'ordre des 48 heures de grève lancé par les centrales syndicales et les syndicats autonomes du Burkina contre la vie chère, a été respecté par leurs militants de la Cité du Paysan Noir.
Ils sont surtout travailleurs du public et du privé à avoir observé ce mot d'ordre. Cet arrêt de travail aurait touché beaucoup de services de la ville. Les établissements d'enseignement primaire et secondaire ont été complètement paralysés.
La santé, les finances, les sociétés industrielles telles que la SN-SOSUCO et la SOFITEX ; et bien d'autres structures n'ont pas été épargnées. Du reste, ils étaient nombreux à prendre d'assaut dès 7 heures le siège de la CGTB sis au secteur I de Banfora à proximité du marché central pour suivre une conférence sur le thème « La hausse des prix au Burkina et la fragilisation du climat social ».
Le conférencier du jour Souleymane Sawadogo Economiste des ressources humaines et Inspecteur des Impôts a, dans ses propos liminaires déclaré que la hausse des prix qui s'observe depuis un certain temps dans le monde en général, serait due à des facteurs internes et internationaux.
Dans son développement, il a fait d'abord ressortir d'une manière générale les facteurs ou les causes de la hausse des prix et ensuite le cas spécifique du Burkina Faso. Dira Souleymane Sawadogo dans son exposé, « la question cruciale de la baisse du pouvoir d'achat dans le cas du Burkina Faso a été réduit en explication par une hausse des impôts par les autorités ».
Le paiement des impôts est effectivement conditionné par les bénéfices a-t-il ajouté. Selon l'orateur du jour, la question de la CSI n'est pas en réalité liée à une augmentation des taxes, mais plutôt à une incompréhension entre le Gouvernement et les contribuables ; caractérisée par un déficit de communication.
Pour susciter les débats, Souleymane Sawadogo a lancé ceci en terme de conclusion « Que pensez-vous des mesures prises par le gouvernement dans le sens de la baisse des prix notamment la renonciation des droits de douane sur certains produits de premières nécessités ? ». Ce sont des questions tous azimuts qui se sont suivies après cet exposé. A l'issue de cette conférence, les militants se sont invités à poursuivre le mouvement.
MYE/AMK
AIB - 08-04-08
Comoé-Salubrité
Les femmes se lancent dans une action de salubrité dans la ville de Banfora
Banfora, 03 avril (AIB) - L'Association Laban des femmes de la Comoé a consacré deux jours pour la proprété de Banfora, les 28 et 29 Mars 2008.
Très tôt le matin du 28 avril, les femmes de l'Association ont pris d'assaut les différents services de la place pour les rendre plus attrayant. Elles ont donné des coups de balaie au gouvernorat, à la Mairie de Banfora, à la Maison de la femme, à la cour de la garderie du secteur n°1 et quelques artères de la ville
Cette initiative a été saluée et encouragée par la marraine Esther Koné. Elle a exhorté ces camarades à persévérer dans de telles actions pour le développement de la cité. Selon elle, « le développement commence par la propreté et qui parle de propreté en Afrique doit obligatoirement parler des femmes ».
La marraine s'est engagée à soutenir les femmes des Cascades dans d'autres combats contre la pauvreté. Le Collectif Namouna des femmes de la Comoé , et différentes associations féminines de la région se sont impliquées pour la propriété de la ville.
MY/AMK/JPT
03-04-08
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