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Plateau central-Oubritenga-Politique
Le Premier ministre s'est exprimé « avec conviction » et « sans arrogance », dixit Youssouf Roamba, gouverneur du Plateau central
Ziniaré, (AIB) - Le discours du Premier ministre sur l'état de la nation a été bien suivi par les citoyens le 26 mars 2009. Après ce discours, nous avons recueilli la réaction du gouverneur de la région du Plateau central, M. Youssouf Roamba.
Sidwaya (S) : Hier 26 mars 2009, le Premier ministre a livré à l'Assemblée nationale son discours sur la situation de la nation. Vos premières impressions ?
Yousouf Roamba (YR) : Tout d'abord, moi, je dirais que c'est un Premier ministre qui, avec conviction et confiance mais sans arrogance aucune, s'est adressé hier soir à la représentation nationale pour lui dire que malgré la crise qui frappe de plein fouet le monde, la crise financière, la crise alimentaire, le Burkina Faso avance et tient bien la route. Dans toute crise, dans toute situation, son excellence Monsieur le Premier ministre l'a dit, il y a de bonnes choses, mais il n'y a pas que de mauvaises choses.
Donc dans cette crise, le Burkina Faso a de bons points à prendre, il y a des opportunités dont il faut savoir saisir. Et puis en cela, comme pour s'en convaincre, le peuple est témoin des efforts que le gouvernement fait pour maîtriser cette crise. Pour ce qui nous concerne, on parle de vie chère. Et vous avez vu, il y a eu des subventions aux intrants, des semences, des subventions aux producteurs.
Il y a aussi eu la suspension des taxes et des droits de douane. Tout ceci pour justement lutter contre la vie chère. Donc on a vu que le gouvernement, dans ce contexte de vie chère là, a ouvré. Mais aussi comme je dis, la crise n'a pas occulté la volonté du Premier ministre et du gouvernement de faire avancer le Burkina. Puis vous avez vu que beaucoup d'initiatives ont été prises pour améliorer le climat des affaires et le combat mené pour maîtriser l'insécurité et le grand banditisme. Tout cela est le combat que le gouvernement a mené et c'est positif malgré ce contexte de crise.
S : Pour réussir à maîtriser les méfaits de la crise qui secoue le monde, le Premier ministre a dit que notre pays doit s'attacher à relever sept paris. Que pensez-vous de cette déclaration ?
YR : Je pense que cette déclaration est positive car ce sont des paris qui vont être tenu pour la simple raison que ces paris tiennent en un seul, la stabilité politique. Et vous savez que notre pays est stable politiquement. Et il n'y a pas de raison que cette première condition étant réussie, les autres ne suivent pas. C'est en cela que j'ai foi, j'ai confiance que nous pourrons ensemble tenir ces sept paris là. Tout simplement parce que la première condition est là, réunie, tangible et visible : la stabilité politique.
S : Quelle appréciation des réponses apportées pour son excellence Monsieur le Premier ministre au cours des débats ?
YR : Pour qui connaît le Premier ministre dans son franc parler, on ne peut pas interpréter autrement que les réponses d'un homme qui est convaincu de ce qu'il dit. Ce n'est pas ici la langue de bois mais c'est la conviction, la persuasion du Premier ministre parce qu'il a foi en ce qu'il dit et il le dit sans détours. Donc interpréter cela autrement serait vraiment une erreur.
ACS/
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