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29 Juillet 2010
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Burkina-Politique-Opinions
Points de vue sur le discours du PM : favorable pour le CDP, nuancé pour l'ADF/RDA et désapprobateur pour l'ADJ

Ouagadougou, 26 mars (AIB)- Les avis d'élus des groupes parlementaires CDP, ADF/RDA et ADJ sont partagés sur la teneur du discours du Premier ministre (PM) Tertius Zongo, présentant la situation nationale aux élus du peuple.

A l'issue d'un long discours 90 pages ayant duré trois heures, trois des quatre groupes parlementaires que compte l'Assemblée nationale ont donné leurs commentaires qui trahissent leur distance ou leur proximité par rapport au régime du président Compaoré.

Pour Gisèle Guigma du groupe parlementaire de la majorité, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), « Le service de son excellence s'est un peu bonifié, il a plus ou moins abordé tous les domaines de la vie publique de notre pays et tous les départements ministériels. Il a pu faire un bilan succinct des actions qu'il a pu entreprendre. Il faut dire qu'il y a eu des actions audacieuses mais il a réussi le pari. Le premier ministre était à l'aise et je pense que même sans papier il aurait pu parler cet après midi.et nous en sommes fiers »

Au niveau du groupe parlementaire de l'Alliance pour la démocratie et la fédération, Rassemblement démocratique africaine (ADF/RDA), parti se réclamant de l'opposition mais ayant soutenu le candidat du parti au pouvoir aux dernières élections présidentielles, l'on se dit également satisfait face de l'allocution du chef de gouvernement.

« Je voudrais d'abord féliciter le Premier ministre pour tous les éclaircissement qu'il nous a faits. C'est une gymnastique annuelle et nous allons mieux approfondir certains aspects avec les documents que nous avons à notre possession et les questions que nous aurons à poser. Car chaque année c'est les mêmes problèmes qui reviennent, mais avec les questions on pourra bien se situer. Il faut dire qu'il y a un effort qui a été fait par le gouvernement. Mais ce n'est jamais suffisant. Vous constatez avec moi que malgré tous les efforts qui ont été faits, il y en a d'autres qui n'appliquent pas les décisions mais qui profitent de ces efforts pour pouvoir faire d'autres choses. Ce qui n'arrange pas la population! Si le gouvernement fait des efforts, cela doit être suivi par la population. Les commerçants, les opérateurs économiques et autres doivent suivre les mesures prises par le gouvernement afin qu'elles soient vraiment ressenties par les populations, mais tel n'est pas le cas actuellement. Pour les points du discours, il y a par exemple le problème du pétrole. Malgré les baisses les coûts nationaux restent toujours élevés. C'est vraiment difficile pour nous élus d'expliquer ce coût élevé aux populations  », a confié Augustin Galyam Ouédraogo, député ADF/RDA.

Pour sa part, le groupe parlementaire, Alliance pour la démocratie et la justice(ADJ) l'opposition dite radicale, a exprimé une insatisfaction «totale» de ce discours du premier.

« Je crois que le premier ministre est descendu du ciel ! Dans le premier discours il disait que son rêve était le ciel, aujourd'hui il a inversé la tendance en reconnaissant que même les fondamentaux de l'économie ont été touchés et qu'il va falloir apporter des solutions. Mais, il s'est contenté de faire tout simplement un rapport des activités menées par le gouvernement en douze mois! Comme manquements, est-ce que d'abord, vous, journalistes vivez bien au Burkina, par rapport à la vie chère, à votre pouvoir d'achat et à la sécurité ? Est-ce que les jeunes sont vraiment en l'aise par rapport à l'emploi ? Est-ce que, par rapport à la justice, on peut dire malgré la décentralisation qu'il y a une qualité de service de la justice ? Je crois que non! Prenons un exemple, dans son discours il parle de 28 mille demandes, concernant l'habitat. Mais, il s'empresse de ne pas dire combien ont eu ! C'est la duperie ! A son dernier discours, personnellement j'avais dit qu'il était très tôt pour le juger et aujourd'hui si je devais lui attribué une note il n'a vraiment pas la moyenne. Il parle plus qu'il n'agit. Je ne revois plus le premier ministre du départ, je me demande si c'est le PM (premier ministre) ou le MC (maître de conférences ? » , a relevé Benewendé Stanislas Sankara.

Ce discours annuel du premier ministre sur la situation nationale face à la représentation nationale est une consécration de la constitution de juin 1991 à travers les alinéas 2 et 3 de son article 109.

OO/MY/AMK

     
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