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Burkina-politique-femme
Burkina : un parti d’opposition contre le quota genre en politique
Ouagadougou, 9 mars 2010 (AIB) – La coordonnatrice régionale de la région du Centre de l’Union pour la renaissance/parti Sankariste (UNIR/PS) Edwige Nikièma a affirmé lundi à Ouagadougou que la femme burkinabè mérite «mieux que le quota genre».
«La femme sert tout juste de decor marketing et de bétail électoral contre pagnes et foulards, rôles malheureusement dans lesquelles elles se complaisent et se rivalisent en Djanjoba (fêtes mondaines généralement réservées aux femmes» a-t-elle indiqué lors d’une conférence publique organisée par son parti sous le thème «Femmes engagées et émancipées pour assurer l’UNIR/PS la victoire».
La loi sur le «quota genre» a été adoptée par les députés burkinabè en 2009, obligeant chaque parti politique à inscrire 30% de femmes sur les listes électorales. Estimant la loi est «imparfaite» car, ne prenant pas en compte les nominations dans les hautes fonctions de l’Etat, l’UNIR/PS s’était abstenue au vote de la loi.
Mme Nikièma a également accusé le pouvoir de la IVè République de «confiner» la femme à la «dérive avilissante».
Le président de l’UNIR/PS Me Bénéwendé Stanislas Sankara, par ailleurs chef de file de l’opposition burkinabè a demandé aux femmes plus d’efforts et d’abnégation «pour transmettre le savoir et la connaissance à la femme afin de mieux amorcer le développement dans une société de l’information et de promotion de la démocratie».
SB-MY/RH
Burkina-Italie-Mali-Mauritanie-Al Qaïda-enlèvement
Otages italiens: une émissaire de Rome "encouragée" après un entretien avec Compaoré
OUAGADOUGOU, 11 mars 2010 (AIB) - Une émissaire du gouvernement italien s'est déclarée "encouragée" au sujet des Italiens détenus par Al-Qaïda dans le nord du Mali, après avoir été reçue mercredi par le président burkinabè Blaise Compaoré dont le gouvernement négocie la libération des otages.
La députée italienne Mme Margherita Boniver a été reçue par le président
quelques heures après la libération mercredi de l'otage espagnole Alicia Gamez
par la branche maghrébine d'Al-Qaïda après trois mois de captivité au nord du
Mali.
Alicia Gamez a été rapatriée à Barcelone, après un passage à Ouagadougou
qui a contribué à sa libération, selon une source diplomatique à Bamako.
Quatre Européens, dont deux Espagnols et deux Italiens, restaient aux mains
des islamistes radicaux.
"Je dois dire que je suis très encouragée de ce que le président (Compaoré)
nous a dit. Il nous a conseillé sur certains pas que le gouvernement italien
devra faire encore pour obtenir la libération (des otages italiens, Sergio)
Cicala et sa femme Philomène Kaboré qui a la double nationalité burkinabè et
italienne", a déclaré Mme Boniver après une audience avec M. Compaoré.
A la question de savoir s'il y avait de l'espoir après ses entretiens avec
M. Compaoré, Mme Boniver a répondu: "la réponse est oui!".
Elle a indiqué avoir "aussi parlé du rôle absolument indispensable que joue
le président (burkinabè) personnellement et son gouvernement" notamment dans
cette affaire.
"Je vais faire un rapport au gouvernement italien en disant très simplement
merci pour ce que le président et le Burkina Faso sont en train de faire dans
cette difficile situation", a-t-elle ajouté.
Le couple d'Italiens a été enlevé en Mauritanie le 18 décembre 2009, avant
d'être acheminés dans le nord du Mali.
RH/ IB
Burkina-Politique
Congrès pour la démocratie et le progrès : fin des travaux du IVe congrès ordinaire
Ouagadougou, 25 juil. (AIB) - Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a clos dans la soirée de samedi 25 juillet 2009 à Ouagadougou, les travaux de son 4e congrès ordinaire.
Tenu sous le thème : « Renforcer les capacités organisationnelles du CDP pour une forte impulsion du processus d’édification d’un Burkina émergent », le 4e rendez-vous triennal du C DP a mobilisé du 23 au 25 juillet 2009, 3575 délégués venus des quarante cinq provinces du Burkina Faso, selon le secrétaire général du parti, Marie joseph Achille Tapsoba.
«Trois jours durant, vous avez réfléchi aux questions de fonctionnement de notre parti, dressé le bilan de la mise en œuvre du programme quinquennal du président Blaise Compaoré et examiné les questions à résoudre pour faire du Burkina Faso un pays émergent au cœur de l’Afrique de l’Ouest », s’est adressé le président du parti, Roch Marc Christian Kaboré, aux congressistes.
Pour le président du parti, la hauteur et la pertinence des conclusions des travaux leur permettent de poursuivre avec bonheur et enthousiasme leur commune volonté de consolider le parti en vue des batailles politiques, économiques et sociales à venir.
Par ailleurs, relevant les défis qui attendent le parti, en tant que parti au pouvoir, le premier responsable du CDP a appelé l’ensemble des militants à toujours se battre avec et pour le peuple burkinabé.
OO/SVY
Burkina-Politique-CDP
« Au CDP, chaque militant est utile, mais personne n’est indispensable », Roch Marc Christian Kaboré
Ouagadougou, 25 juil. (AIB)- Le premier responsable du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Roch Marc Christian Kaboré a déclaré dans la soirée de samedi 25 juillet 2009 à Ouagadougou, que chaque militant du parti est utile mais que personne n’est indispensable.
Cette déclaration a eu lieu à la clôture des travaux du IVe congrès ordinaire du CDP, ouverts le 23 juillet dernier à la maison du peuple de Ouagadougou.
«Au congrès pour la démocratie et le progrès, nous devons retenir une fois pour toute que chaque militant est utile, mais personne n’est indispensable », a indiqué Roch Marc Christian Kaboré.
Pour le premier responsable du parti au pouvoir, c’est parce que les militants sont unis que le parti est invincible. En matière de discipline et de cohésion au sein du parti, les bons exemples doivent venir d’en haut, a-t-il poursuivi.
C’est pour quoi il a invité les secrétaires généraux de section et de sous-section ainsi que les responsables des unions et des structures spécifiques à tous les niveaux à être à la hauteur des attentes placées en eux par le parti.
«En retournant dans vos familles et vos lieux de travail, ragaillardis et déterminés à renforcer la cohésion et la discipline du parti, soyez partout, les agitateurs confirmés, les propagandistes infatigables des idées justes et nobles qui guident notre parti », a conclu Roch Marc Christian Kaboré.
OO/SVY
Burkina-Politique
IVe congrès ordinaire du CDP : Des félicitations et du soutien au président Compaoré
Ouagadougou, 25 juil. (AIB) - Les délégués au IVe congrès ordinaire du congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), ont adressé samedi soir à Ouagadougou, une motion de félicitations et de soutien au président Blaise Compaoré.
Pour les 3575 congressistes, plusieurs éléments militent en faveur de leur acte de félicitations et de soutien. Il s’agit des conditions favorables aux transformations structurelles et institutionnelles et le potentiel de croissance dont dispose le Burkina Faso.
C’est aussi, selon les congressistes, la clairvoyance et le pragmatisme qui ont toujours caractérisé le projet de société conduit par le président Blaise Compaoré et les succès qui en ont résulté. C’est entre autres, sa contribution très appréciable aux règlements des conflits et à la paix sur le continent ainsi qu’au rayonnement du Burkina Faso dans le monde.
« C’est au vu de tout cela que le IVe congrès félicite vivement le président Blaise Compaoré pour les acquis déjà obtenus, l’encourage à poursuivre l’œuvre entreprise et lui exprime sa pleine adhésion et son soutien indéfectible pour les défis futurs », ont indiqué les militants participant au quatrième rendez-vous triennal du CDP.
OO/MS
Burkina-politique
IVe Congrès ordinaire du CDP : « le succès est total », Salifou Sawadogo
Ouagadougou, 25 juil. (AIB) - Le secrétaire national chargé de la jeunesse au sein du Congrès pour la démocratie et le progrès(CDP), Salifou Sawadogo a déclaré samedi dans la soirée à Ouagadougou, que le IVe congrès ordinaire du parti au pouvoir a enregistré un grand succès.
«La réussite de ce congrès est vraiment total. Nous y sortons un parti uni et très fort engagé derrière sa direction et son fondateur, Blaise Compaoré pour faire du Burkina émergent à l’horizon 2020 », a déclaré Salifou Sawadogo.
Pour le premier responsable de la jeunesse du CDP, la qualité des participants donne des espoirs et la jeunesse du parti en est fière. « Nous pouvons dire que nous en tirons entièrement satisfaction », a souligné M. Sawadogo, expliquant que de nombreuses questions ont été évoquées au cours de ce congrès dont la mise en œuvre fera le bonheur de tout le Burkina.
Selon Salifou Sawadogo, les conclusions du congrès sont entre autres l’engagement du parti à consolider les assises du parti et aussi le fonctionnement du parti. Aussi, il a permit aux congressistes de faire le bilan du programme du président du Faso.
«Nous sommes fiers d’appartenir à ce pays et nous sortons de ce congrès ragaillardis… », a conclu le premier responsable chargé de la jeunesse du CDP.
OO/MS
Burkina-Politique
Reprise des municipales à Béguédo : Forte affluence dans les bureaux de vote, la sécurité en état d’alerte maximale
Ouagadougou, 19 juil (AIB) - Les électeurs sont sortis massivement dimanche 19 juillet 2009 à Béguédo, pour élire un nouveau Conseil municipal. Cette jeune commune rurale située à 130 km de Ouagadougou, dans la province du Boulgou, a été également prise d’assaut par les forces de sécurité, afin de contenir les éventuels débordements.
Dimanche, journée d’élection à Béguédo. Avant même l’ouverture des bureaux de vote à 6 heures, une longue file serpentée d’électeurs s’est formée devant le bureau de vote n°1 de l’école primaire «A». Ici, 779 électeurs sont inscrits pour la reprise des élections municipales.
«Certains sont là depuis 04 heures du matin», note le président de ce bureau, Alain Zoungrana. A l’intérieur du bâtiment, outre les quatre membres du bureau, on note la présence d’un membre du Conseil constitutionnel et des représentants de l’Union pour la république (UPR) et de la Coalition des forces démocratiques du Burkina (CFD/B).
Ceux de l’Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA) et du Congrès pour la démocratie et le progrès n’étant pas encore arrivés. Il est 6h 00, lorsque Alain Zoungrana se met devant le bureau de vote pour donner des explications, en langue nationale mooré, sur l’utilisation du bulletin unique.
Le vote peut alors commencer.
Comme dans cette école primaire, tous les bureaux que nous avons sillonnés offraient le même spectacle : des dizaines d’électeurs attendant patiemment leur tour pour voter, certains assis à même le sol, d’autres somnolant, peut-être à cause de ce réveil très matinal. Fingla, village situé à environ 07 km de Béguédo dispose de deux bureaux de vote.
Là aussi, la mobilisation est grande. Adama Sorgho, le président du bureau de vote n°1 de cette localité, déplore surtout la mauvaise qualité de l’encre indélébile (trop diluée selon lui) ainsi que des erreurs au niveau des noms de certains électeurs.
Dans l’ensemble, le constat qui se dégage de ces élections est que les femmes se sont le plus mobilisées.
Sécurité impressionnante
Côté sécurité, il faut dire que les risques de débordements au cours de ces élections municipaux ont été pris très au sérieux par les autorités. Depuis le jeudi 16 juillet 2009 à midi, les 14 bureaux de vote ont été investis par les forces de l’ordre.
Ces éléments de la Gendarmerie et de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) sont venus de Fada N’Gourma et de Tenkodogo. «C’est un dispositif assez lourd qui a été mis en place pour gérer la situation», a déclaré le directeur régional de la police nationale du Centre-Est, Sylvain Tiono.
Même s’il n’a pas voulu donner le nombre exact de ces éléments de sécurité convoyés à Béguédo, l’on peut retenir que deux types de dispositifs sécuritaires ont été mis en place. Le premier concerne la sécurité devant les bureaux de vote.
Au total, cinq éléments (gendarmes et policiers mélangés) assurent la sécurité devant chacun des 14 bureaux de vote. La seconde stratégie mise en place par les officiers militaires et de la police est de regrouper des hommes en plusieurs endroits de Béguédo, prêts à intervenir en cas de trouble généralisé pour ramener le calme.
Malgré la tension qui règne, tous les acteurs (candidats, organisateurs du scrutin, électeurs) sont unanimes à reconnaître qu’il faut rapidement ramener l’entente entre les fils de Béguédo.
«Nous attendons un changement, surtout l’union entre les fils et les filles de Béguédo ; parce qu’il y a eu trop de problèmes. Division au sein des familles, des villages, des ressortissants en Italie. Quelque soit les résultats, il faut forcément l’entente pour construire Béguédo», a clamé Béatrice Bara, candidate de la CFD /B pour le fauteuil de maire.
De son côté, l’ancien maire, Moussa Bara, a fait le tour des bureaux pour constater le bon déroulement du scrutin. Le constat qu’il fait est que les choses se déroulent comme il se doit. Il s’attend d’ailleurs à une victoire de son parti, le CDP.
De nombreux électeurs ont affirmé être opposés à la reprise de ces élections. Sangué Mahazon a voté dans le bureau de vote n°2 de Béguédo centre. Cette reprise constitue pour lui «un mauvais souvenir». Mais il est prêt à accepter les résultats, pourvu que le maire qui sera élu soit transparent avec tout le monde.
Ce qui est sûr, c’est que la gestion de la commune de Béguédo sera définitivement confiée au préfet, dans le cas où les différents partis politiques en compétition n’arriveraient pas à s’attendre.
C’est le 09 avril 2009 que le Conseil municipal de Béguédo a été dissout par une décision du Conseil des ministres. La reprise des élections ce dimanche permettra l’élection de 20 nouveaux conseillers municipaux.
Quatre formations politiques (ADF/RDA, CDP, UPR et CFD/B) sont en lice pour conquérir le fauteuil de maire. Les résultats provisoires devraient être disponibles dès ce lundi à la Commission électorale communale indépendante (CECI).
MS/SVY/
Burkina-Politique
Elections municipales à Béguédo : le CDP reprend la mairie
Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a remporté la majorité des 20 sièges de conseillers mis en jeu dans les élections municipales partielles du dimanche 19 juillet 2009 à Béguédo. Le parti au pouvoir devrait donc reprendre les rênes de cette commune rurale situé à 130 km de Ouagadougou, dans la province du Boulgou.
Selon les résultats provisoires publiés lundi 20 juillet par la Commission électorale communale indépendante (CECI), le CDP a obtenu 14 conseillers contre 06 pour la Coalition des forces démocratiques du Burkina (CFD/B). Sur les 13 sièges à pourvoir à Béguédo centre, le CDP rafle à lui seul 09. Ce parti a également remporté 02 des 03 sièges du village de Fingla, les 02 sièges mis en jeu à Béguédo peulh et 01 siège sur 02 à Diarra. La CFD/B elle a obtenu 04 sièges dans la ville de Béguédo, 01 à Fingla et 01 autre à Diarra.
Ces deux formations politiques seront donc les seuls à siéger dans le nouveau Conseil municipal, l'Union pour la république et l'ADF/RDA n'ayant obtenu aucun conseiller. Si tous ces résultats sont validés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le Conseil d'Etat, c'est un conseiller du CDP qui sera sans aucun doute élu comme prochain maire de Béguédo. Ce parti rappelle-t-on, dirigeait déjà cette commune depuis les élections municipales de 2006, avant la dissolution du Conseil municipal le 09 avril 2009 par une décision du Conseil des ministres.
Lundi matin, une ambiance de fête régnait un peu partout à Béguédo. Des groupes de militants CDP constitués de jeunes, mais surtout de femmes, célébraient leur victoire. Le taux de participation de ces élections s'établit à 58,51%. On note aussi que le village de Diarra, situé à l'autre bout du fleuve Nakambé, détient le record du taux de participation, soit 71,73%. La gent féminine s'est également fait remarquer, avec une participation de 52,66%.
Même la grosse pluie qui est tombée lundi soir de 14 heures à 16 heures sur Béguédo, les électeurs ont tenu à accomplir leur devoir civique. "Certains sont allés chercher rapidement des imperméables, d'autres des parapluies. Même là où il n'y avait pas d'abris, les électeurs sont restés", a confié le président de la CECI, Moctar Compaoré.
Le nombre total des électeurs est aussi passé de 6199 à 6277. Selon le président de la CECI, cela est dû au fait que certains se sont présentés avec d'anciennes cartes d'électeurs, alors que leurs noms ne figuraient pas sur la liste électorale. "Nous nous disons que c'est tous ces gens-là que la CENI a insérés sur la liste", a expliqué M. Compaoré.
Des résultats acceptés par tous
Malgré la tension qui a régné sur Béguédo durant toute la campagne électorale, les élections de ce dimanche n'ont connu aucun incident, selon le directeur régional de la police nationale du Centre-Est, Sylvain Tiono. Ce lundi encore, les forces de l'ordre venues de Tenkodogo et de Fada N'Gourma patrouillaient à Béguédo, en attendant que les supérieurs hiérarchiques, selon l'évolution de la situation, donnent l'ordre de replier.
Pour l'instant, tous les partis politiques en compétition acceptent les résultats donnés par la CECI, selon son président. Noufou Bara, candidat malheureux de la CFD/B a déclaré que "même si les résultats ne sont pas favorables à son parti, il reconnaît sa défaite". "Nous avons perdu, parce que nous ne sommes pas bien posés financièrement; les 06 sièges que nous avons obtenus sont le fait de militants sincères, qui veulent réellement le développement de Béguédo. Si le CDP a obtenu plus de conseillers, c'est parce qu'il a misé trop d'argent pour pouvoir convaincre certains de nos militants", a souligné Noufou Bara.
La CFD/B accepte toutefois de collaborer avec le parti majoritaire, pour la bonne marche de la commune de Béguédo. Nous n'avons malheureusement pas pu avoir des représentants de l'ADF/RDA et de l'UPR pour reccueillir leurs sentiments. Selon les informations que nous avons reçues, nombre d'entre eux ne résident pas à Béguédo et auraient aussitôt quitté le village, une fois les résultats connus.
Enfin, l'ancien maire (tête de liste du CDP) a indiqué que sa formation a accueilli avec beaucoup de joie et de satisfaction, les résultats de la CECI qui la place en tête. "Il faut maintenant que les fils et les filles de Béguédo se donnent la main pour travailler", a-t-il souhaité, précisant que sa priorité était l'élaboration du plan communal de développement (PCD) pour Béguédo.
Moustapha SYLLA, envoyé spécial à Béguédo
Burkina-Politique
Clôture de l’atelier de formation sur « marketing politique et campagne électorale » à Ouagadougou
Ouagadougou, 17 juil. (AIB) – L’Atelier de formation sur le thème « marketing politique et campagne électorale », ouvert le 13 juillet dernier, s’est achevé vendredi soir à Ouagadougou.
Une vingtaine de délégués de partis politiques et d’organes de presse venant de cinq pays d’Afrique de l’ouest, ont participé à cette formation prise en charge par la Fondation Konrad Adenauer, une association politique allemande œuvre pour la promotion des libertés, des droits humains et de la démocratie.
Les formateurs venus pour l’essentiel d’Afrique du Sud, ont donné 11 communications sur des thèmes tels : « analyse des situations de la communication politique au Burkina », « Comment établir une stratégie de campagne », « comment développer un message à communiquer », « le contact direct avec l’électeur et la campagne par internet ».
« Après ce séminaire, j’espère qu’ils ont apprécié des deux côtés (hommes politiques et médias) », a fait savoir Anja Casper, l’adjointe du représentant de la Fondation.
La cérémonie s’est achevée par la remise d’attestations aux bénéficiaires de la formation mais aussi des cadeaux offerts par l’Union pour la renaissance, Parti sankariste (UNIR/PS), l’une des cinq formations politiques ayant bénéficié de l’atelier.
AMK/
Burkina-Politique
La formation de la FKA sur la communication politique à Ouagadougou suscite des convoitises
Ouagadougou, 17 juil. (AIB) – La formation sur « marketing politique et campagne électorale », prise en charge par la Fondation Konrad Adenauer au profit de cinq formations politiques membres de l’Union des partis pour la démocratie et la démocratie (UPADD), ne laisse pas les autres partis indifférents, constate l’AIB vendredi à la clôture de la formation.
« Nous aussi, nous allons essayer d’avoir des formations similaires avec des militants qui sont chez nous et qui sont capables de telles formations ou avec le soutien de partenaires extérieurs », a confié le député Philippe Ouédraogo, responsable du Parti africain de l’indépendance (PAI, opposition).
La formation centrée sur la communication politique a porté entre autres sur la rédaction d’un message politique ou d’un communiqué de presse ou encore sur la compréhension entre politiques et journalistes.
Les participants, une vingtaine, ont contribué en apprentis, à la conception d’un flyer et de plusieurs déclames politiques.
« Nous avons eu l’occasion d’assister à quelques démonstrations.
C’était convaincant et nous espérons que ça va changer la façon de présenter le message politique pour les campagnes politiques ici au Burkina Faso », a confié M. Ouédraogo après avoir vu les flyers et les spots.
Pour autant, M. Ouédraogo ne souhaite pas intégrer l’UPADD, ni demander à la Fondation de « changer de nature ».
« Si la Fondation Konrad Adenauer peut élargir le champ des bénéficiaires de ses actions, c’est une bonne chose.
Mais on ne peut demander aux partis de devenir forcément des partis démocratiques et libéraux comme ceux qui composent l’UPADD », fait-il savoir.
Qu’à cela ne tienne, il s’est réjoui de que des partis politiques « avec lesquels nous avons de très bonnes relations » aient pu bénéficier de telles formations.
L’atelier de formation s’est déroulé du 13 aux 17 juillet à l’Hôtel relaxe de Ouadadougou. Il a bénéficié au Mouvement national pour la société et le développement/Nassara (MNSD-Niger) au Parti démocratique de Côte d’Ivoire, Rassemblement démocratique africain (PDCI/RDA) au Congrès national d'initiative démocratique (CNID-Mali) et à l’Union pour la renaissance/Parti politique (UNIR/PS-Burkina).
AMK/
Burkina-Politique
Me Bénéwendé Sankara invite les démocrates à s’unir pour l’idéal démocratique en Afrique
Ouagadougou, 17 juillet (AIB)- Le président de l’union pour la renaissance /parti sankariste (UNIR/PS) Me Stanislas Bénéwendé Sankara a invité « les démocrates africains» à s’unir pour l’idéal démocratique sur le continent, lors de la clôture d’un atelier de formation sur le « marketing politique et campagne politique » vendredi 17 juillet à Ouagadougou.
« L’Union pour la renaissance, parti sankariste voudrait saisir cette tribune pour lancer une fois un appel pressant à tous les démocrates africains afin qu’ils convergent leurs forces vers l’idéal de démocratie qui offre à nos populations progrès et paix durables », a-t-il dit.
« L’atelier de formation des responsables des partis politiques de l’UPADD-AO sur le marketing politique et campagne électorale veut relever ce défi en donnant les armes adéquates à nos formations politiques » a déclaré Me Sankara. Il estime qu’à l’issue de cet atelier, les partis politiques disposent désormais d’un potentiel et d’une expertise sur lesquels on peut compter pour convaincre les électeurs.
Me Sankara a rappelé le marketing politique et la campagne électorale sont les « seules armes » indispensables et nécessaires pour la conquête du pouvoir.
Il a donc salué la pertinence des thèmes abordés et a remercié la fondation Konrad Adenauer pour cette initiative au profit des paris politiques. Il a également exhorté tous les démocrates africains à unir leurs forces pour l’idéal démocratique afin d’offrir aux populations un progrès et paix durales.
Il a affirmé par ailleurs que « cet objectif ne peut être atteint sans alternance crédible à travers un jeu politique loyal et porteur d’espoir»
Pour la représentante de la fondation de Konrad Adenauer du Benin, Me Anja Casper, il existe une relation de méfiance entre les hommes de medias et les responsables des partis politiques.
« A l’issue de cette formation, on constate que les journalistes et les partis politiques sont indispensables » s’est-elle exprimée avant d’ajouter que les medias sont les seuls moyens pour atteindre l’électorat.
OM/AMK/
Burkina-Politique-Obama
Discours de Barack Obama au Ghana : « C’est ce que Sankara avait dit », selon Me Sankara
Ouagadougou, 15 juil. (AIB) – Me Bénéwendé Stanislas Sankara, président de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIS/PS-opposition) estime que le président américain Barack Obama, lors de sa visite au Ghana a prononcé un discours qui ressemble fort à celui que tenait Thomas Sankara de son vivant, le 14 juillet dans la soirée à Ouagadougou.
« C’est ce que Thomas Sankara avait dit », a-t-il soutenu lorsque l’AIB lui a demandé de réagir à l’intervention d’Obama. Il a rappelé que le président défunt, Sankara est intervenu bien avant Obama pour « demander à l’Afrique de prendre son destin en main ».
Obama, très attendu lors de son passage au Ghana par l’opinion africaine, a affirmé « qu’il revient aux Africains de décider de l’avenir de l’Afrique ».
Thomas Sankara, considéré comme le père de la révolution burkinabé (1984-1987) s’est fait remarquer sur la scène internationale par la liberté de son langage, critiquant les puissances mondiales, l’apartheid, mais aussi ses homologues présidents accrochés, selon lui à leurs pouvoirs.
Certains analystes ont déjà comparé le discours d’Obama à Accra à celui du président français, Nicolas Sarkozy à Dakar, mis à part la remarque selon laquelle l’Homme noir n’est pas encore entré dans l’histoire, de l’avis du chef de l’Etat français.
Il avait aussi fait remarquer qu’il est « facile de montrer les autres du doigt, de rejeter la faute sur les autres » sans se remettre en cause.
Au Ghana, Obama a fait savoir aux Africains que l’esclavage et la colonisation ne sauraient seul expliquer le retard du continent et a fustigé la volonté des chefs d’Etat africains de vouloir s’éterniser au pouvoir. Il a aussi promis d’aider l’Afrique « responsable », soucieuse de la bonne gouvernance.
AMK/SVY
Burkina-Politique
Le maire de Ouagadougou, Simon Compaoré fait le bilan de l’action municipale de 1995 à 2008
Ouagadougou, 13 juil. (AIB) – Le maire de la commune de Ouagadougou, Simon Compaoré, au cours d’une conférence de presse tenue le 11 juillet 2009, a fait le bilan de son action à la tête de la municipalité de 1995 à 2008. Le président du conseil municipal de Ouagadougou ne se plaint pas de l’action de la municipalité depuis 1995. « Avec nos partenaires que sont l’Etat burkinabé, la Banque mondiale, l’Agence française de développement, l’Association des maires francophones, l’Union européenne et la République de Chine- Taïwan, nous avons conjugué nos efforts pour parvenir à un niveau d’investissements des plus appréciables », s’est-il félicité.
La mairie de Ouagadougou, a indiqué Simon Compaoré, a réalisé des investissements estimés à 62 milliards 165 millions 337 FCFA sur fonds propres de 1995 à 2008. Il a ajouté que dans le même temps, l’effectif du personnel de la commune est passé de 533 agents à 1436 agents, toute catégorie confondue, soit un taux de progression des recrutements de 30% par an. Ce taux fait de la commune, le deuxième pourvoyeur d’emplois après l’Etat, a précisé M. Compaoré. Dans le cadre de la coopération décentralisée, ce sont 21 milliards 513 millions 731 mille 730 FCFA qui ont pu être mobilisés auprès des partenaires, a fait remarquer Simon Compaoré.
Concernant les lotissements, M. Simon Compaoré estime que de gros efforts ont été faits, précisant que « 150 000 parcelles ont été dégagés et 83%, soit 120 000 personnes sont actuellement attributaires d’une cour à Ouagadougou. Ces efforts sont, selon le maire « louables », mais, a-t-il regretté, ils sont chaque fois confrontés à des actes de vandalisme, de destruction de certaines infrastructures, à savoir le grand marché de Rood Woko, les transports en commun (bus), les feux tricolores etc. La destruction du grand marché de Ouagadougou, Rood woko, rappelle-t-on, a occasionné plus de 29 millions F CFA de dégâts.
AB/
Burkina-Premier ministère
L’archevêque de Ouagadougou, Philippe Ouédraogo et le réalisateur du film « Le fauteuil » chez le Premier ministre
Ouagadougou, 10 juil (AIB) – Le Premier ministre, Tertius Zongo a reçu successivement le 8 juillet 2009 à Ouagadougou, l’archevêque de Ouagadougou, Philippe Ouédraogo et le réalisateur du film « Le fauteuil », Missa Hébié.
Installé au siège épiscopal de Ouagadougou le 13 juin dernier, Mgr Philippe Ouédraogo a exprimé sa gratitude au chef du gouvernement qui a soutenu l’église catholique à l’occasion des changements intervenus au sommet.
A la question de savoir si les autorités ont œuvré en faveur de sa nomination, l’archevêque de Ouagadougou a déclaré qu’« elle n’était pas le fruit d’une campagne électorale, sinon il ne serait certainement pas candidat ».
Sa nomination, a-t-il indiqué, est l’œuvre de Dieu, à qui « il a dit oui pour le servir et servir les hommes ».
Le Premier ministre a ensuite reçu le réalisateur du film « Le fauteuil », Missa Hébié, accompagné d’une délégation des comédiens de son œuvre, venu exprimer au Premier ministre sa gratitude pour son soutien et lui présenter les trophées gagnés avec ce film.
Missa Hébié a déclaré que lui et son groupe ont reçu les conseils du chef du gouvernement, qui les invite à faire mieux, à poursuivre dans la même lancée ».
« Le fauteuil » a reçu, rappelle-t-on, le prix Oumarou Ganda au Fespaco 2008 et est sollicité par des distributeurs. Son réalisateur est invité très souvent à des festivals à travers le monde.
AB/MK/SVY/
Burkina-Diplomatie
Le président Blaise Compaoré reçoit les lettres de créance de sept nouveaux ambassadeurs
Ouagadougou, 10 juil (AIB) – Le chef de l’Etat burkinabé, Blaise Compaoré, a reçu le 9 juillet 2009 à Ouagadougou, les lettres de créance de sept nouveaux ambassadeurs dont deux avec résidence à Ouagadougou.
C’est l’ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite, Hani Bin Amin Bin Mohammed Sindi qui a été le premier à présenter sa lettre de créance au président Compaoré.
Titulaire d’une licence en sciences politiques et étude internationale, il a notamment servi dans les représentations diplomatiques de son pays en Allemagne, en Espagne, au Pakistan et au Bangladesh.
Il est ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire auprès du Burkina avec résidence à Ouagadougou. Le second diplomate est M. Tsutomu Sugiura, nommé comme premier ambassadeur du Japon au Burkina avec résidence à Ouagadougou.
Il est titulaire d’une licence en lettres. Il était membre du comité de travail d’étude pour l’accord de l’intégration économique entre le Japon et l’Union européenne.
L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République islamique d’Iran, Hassan Alibakhshi est la 3ème personnalité diplomatique à être reçue par le président Compaoré ; il réside à Téhéran dans son pays.
Il est titulaire d’une maîtrise en langue française. Il a servi à Bamako, Niamey et Abidjan. Le 4ème ambassadeur, Mohamed Ben Kordi, Taleb Al Merri est celui de l’Etat du Qatar et titulaire d’une maîtrise en droit. Il a servi en Syrie et nommé en Mauritanie (résidence) le 22 octobre 2007.
Le royaume d’Espagne est désormais représenté au Burkina par une dame, Cristina Diaz Fermandez-Gil, licenciée en sciences politiques et en philosophie anglaise, elle est ambassadrice depuis juin 2007 en Côte d’Ivoire et au Lybéria. Elle est nommée auprès du Burkina avec résidence à Abidjan.
L’ambassadeur d’Israël au Burkina, Benny Omer est titulaire d’une licence en droit et un ancien du barreau de Jérusalem. Il a représenté l’Etat hébreu dans plusieurs pays asiatiques et africains.
Le dernier diplomatique a présenté ses lettres de créances au président Compaoré est son excellence Kort Mohamed Naceur, qui va représenter désormais la Tunisie auprès du Burkina avec résidence à Bamako.
Il est titulaire d’un DESS en organisation politique, administrative et sociale. Il a successivement représenté son pays au Cameroun, en France et au Maroc. Il était depuis 2005, directeur des relations avec les pays d’Afrique au ministère des Affaires étrangères de son pays.
AB/MK/SVY/
Burkina-Administration
Le Premier ministre emménage dans l’ancien palais présidentiel
Ouagadougou, 10 juil. (AIB)- Le Premier ministre, Tertius Zongo a emménagé dans l’ancien palais présidentiel sise à Koulouba le lundi 6 juillet dans la matinée, a appris l’AIB de sources officielles.
Selon un communiqué de presse du service de communication du Premier ministère parvenu à l’AIB, ce déménagement a débuté il y a de cela trois semaines. Il a concerné les services du Premier ministre, le secrétariat général et les services centraux.
C’est une cérémonie de montée de couleurs qui a marqué officiellement l’arrivée de Tertius Zongo dans ses nouveaux locaux.
Désormais, l’ancien Premier ministère abrite la direction de la documentation et des archives, le service de l’infirmerie et le secrétariat général de la défense nationale.
D’autres structures comme la Haute Autorité de contrôle des importations d’armes et de leur utilisation (HACIAU), le Projet de renforcement des capacités de l’administration (PRCA), la Commission nationale de promotion de l’expertise nationale (COPENA) et la Maîtrise d’ouvrage de l’aéroport de Donsin (MOAD) occuperont ces lieux.
OM/SVY
Burkina-Politique
Refondateurs : développer le sens de l’écoute et de la culture du dialogue dans l’arène politique
Ouagadougou, 7 juil.(AIB)- Le groupe des refondateurs a annoncé dans une déclaration la création prochaine d’un « cadre politique de transparence ».
Les refondateurs font, à travers cette déclaration, la genèse de la mouvance présidentielle, l’origine des malaises au sein des partis politiques et plus directement, le manque de probité intellectuelle dans la direction des affaires politiques au sein du méga parti qu’est le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP).
Illustrant ses propos avec les premiers exemples de démission de partis politiques, le chargé de communication du groupe des refondateurs, M. René Emile Kaboré a expliqué que le cas Amidou Diomdioda de la mouvance présidentielle constitue l’exemple parfait.
La mouvance présidentielle, dans sa configuration actuelle, est née, selon les refondateurs, de la mal gouvernance du CDP. « C’est en effet en 1997 que le ministre Amidou Diomdioda, mal placé sur la liste CDP, alors qu’il se savait représentatif de sa région, a quitté ce parti », a-t-il ajouté.
Les refondateurs font ensuite remarquer que la suite lui a donné raison puisqu’il s’est imposé contre le CDP en se faisant élire député, seul contre tous sur la liste du nouveau parti qu’il venait de créer.
Pourquoi des militants décident-ils de quitter un parti ? Les refondateurs lient cet état de fait à plusieurs facteurs autant exogènes qu’intérieures. Le plus important de ces facteurs est l’absence de démocratie et de transparence dans le fonctionnement de la plupart des partis.
Le chargé de la communication du groupe des refondateurs rappelle que les refondateurs, dans le cas du contentieux qui les oppose au CDP, tiennent à démontrer qu’ils sont attachés au dialogue.
Pour eux, aucune occasion de dialogue constructif ne doit être négligée. Et un dialogue, pour être constructif, a besoin d’un seul ingrédient, à la fois nécessaire et indispensable, c’est-à-dire l’honnêteté intellectuelle qui induit nécessairement la tolérance vis-à-vis des autres et leurs idées. « Cela suppose qu’on y aille sans préjugés et que l’on soit prêt à se remettre en cause », estiment par ailleurs les refondateurs.
En conclusion, les refondateurs sont unanimes à dire que tous les grands progrès dans le monde, qu’ils soient scientifiques, techniques, philosophiques ou littéraires, l’ont été essentiellement sur cette base. « Et quand cet ingrédient a manqué, cela a donné à des grandes catastrophes », se sont-ils du reste inquiétés.
ABT/SVY
Burkina-ASECNA
La présidence du comité d’organisation du cinquantenaire au Burkina.
Ouagadougou, 7 juil (AIB) – Le secrétaire général du ministère des Transports, président du comité d’organisation des réunions statutaires de l’ASECNA, Mathieu Bouda a présidé le 4 juillet dernier à Ouagadougou, un point de presse, en prélude à la tenue le 10 juillet prochain de la 49ème session des ministres de tutelle de l’agence.
« Au cours de cette 49ème session, « la présidence de l’agence passera de la Guinée équatoriale au Burkina pour l’exercice allant de juillet 2009 à juillet 2010 », a indiqué M. Mathieu Bouda.
Cette 49ème session du comité des ministres comporte, selon lui, des enjeux pour l’ASECNA, qui, avec ses 18 membres et ses 16 000 000 km2, veut une expansion nécessaire si tant que les Etats africains sont en proie aux bourrasques de la mondialisation, à la mise en œuvre de moyens modernes de gestion du trafic aérien.
Selon M. Mathieu Bouda, « cette présidence du Burkina est d’importance particulière dans la pérennité de l’ASECNA. Aussi la recherche de l’excellence nécessitera une gestion de proximité entre les parties prenantes, mais surtout, une attention particulière de l’ASECNA aux investissements à même de renforcer les avantages comparatifs au Burkina ».
Ces avantages sont, entre autres, a-t-il précisé, la construction du bloc technique et du centre de sauvetage et de lutte contre l’incendie à l’Aéroport international de Bobo Dioulasso, dont la pose de la première pierre interviendra le 8 juillet prochain.
Il y a également la construction du centre délégué d’information à l’aéroport international de Ouagadougou dont la pose de la première pierre aura lieu le 10 juillet 2009. L’ASECNA, rappelons-le, a été créée le 12 décembre 1959.
AB/MK/SVY
Burkina-Gabon-Politique-Coopération
Blaise Compaoré aux obsèques du président Omar Bongo Ondimba
Ouagadougou, 14 juin (AIB) - Le président du Faso, Blaise Compaoré, se rendra lundi à Libreville (Gabon) pour assister aux cérémonies organisées pour les obsèques du président gabonais, Omar Bongo Ondimba, a appris l’AIB de source officielle.
Selon un communiqué de la direction de la communication de la présidence, de nombreuses autres personnalités de marque venant de plusieurs pays du monde sont attendues pour rendre un dernier hommage à l’illustre disparu.
Dans son message de condoléances adressé à Rose Francine Rogombé, présidente par intérim du Gabon, M. Compaoré avait rendu hommage à «ce grand homme d’Etat dont l’engagement en faveur de la stabilité et du développement de son pays ainsi que de l’intégration africaine resteront une source d’inspiration pour les générations présentes et futures».
Il a rappelé que le peuple burkinabé gardera de l’illustre disparu «l’image d’un dirigeant ouvert au dialogue et toujours prêt à s’investir pour le bonheur des autres».
Le président du Faso a salué en Omar Bongo Ondimba cette «haute figure qui a contribué par son expérience et sa sagesse légendaire au renforcement de la paix, de l’unité et de la solidarité africaines».
MS/
Burkina-Côte d'Ivoire-Politique
Le président de la Commission électorale indépendante ivoirienne chez le président Blaise Compaoré
Ouagadougou, 7 juil (AIB) – Le président de la Commission électorale indépendante (CEI) de la Côte d’Ivoire, Robert Beugré Mambé a été reçu le 4 juillet dernier à Ouagadougou par le chef de l’Etat burkinabé, facilitateur du dialogue inter-ivoirien, Blaise Compaoré.
Le président de la CEI a déclaré après l’audience qu’il est venu « faire le point de l’opération d’identification de la population et du recensement électoral au chef de l’Etat, Blaise Compaoré », précisant que cette opération a pris fin le 30 juin dernier, conformément au chronogramme arrêté.
S’agissant de l’opération d’enrôlement, M. Robert Beugré Mambé a indiqué que du point de vue de personnes recensées, « l’opération a enregistré entre 6 et 7 millions d’électeurs potentiels ».
La suite du processus devant conduire à l’élection présidentielle, prévue pour le 29 novembre prochain, a souligné le président de la CEI, va engager le traitement informatique, de sorte à mettre en évidence toutes les aspérités constatées, à les corriger et à publier une liste provisoire.
Après cette opération, la phase des contentieux va s’ouvrir au cours de laquelle les amendements nécessaires vont être apportés, au vu des documents que présenteront les requérants en matière de contentieux, dans un délai précis de 1 mois, 8 jours, a-t-il ajouté.
M. Mambé a aussi précisé que la distribution des cartes d’électeur prendra fin 72heures avant la date de tenue de l’élection, sans toutefois léser les retardataires qui pourront toujours prendre part à l’élection, en allant retirer sur place, dans les bureaux de vote, leur carte.
L’accord politique de Ouagadougou, stipule également que l’on peut exprimer son suffrage avec une carte nationale d’identité, pour ceux qui n’auront pas perdu leur droit de vote.
AB/MK/SVY
Burkina-Politique-CDP
Un nouveau bureau pour la jeunesse estudiantine du CDP de l’U.O
Ouagadougou, 10 juil (AIB)- La coordination des étudiants du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) de l’Université de Ouagadougou a changé d’organe dirigeant, jeudi 9 juillet 2009 à Ouagadougou.
Le renouvellement de la coordination a eu pour cadre le siège national du parti sis l’avenue Kwamé Nkrumah, au cours d’une assemblée générale qui a réuni plusieurs centaines d’étudiants.
Pour le président sortant, les deux années de mandat de son bureau ont connu certes des moments de joie, mais aussi des moments difficiles.
«Malgré les obstacles, le bureau a abattu un travail à la hauteur des attentes de nos responsables. C’est pourquoi je tiens à remercier tous ceux qui, de près ou de loin, nous ont soutenu durant notre mandat », a souligné le président sortant, Aly Badra Ouédraogo.
Pour le secrétaire national chargé de la jeunesse du CDP, Salifou Sawadogo, tout le mérite revient aux étudiants militants du CDP, parti au pouvoir, d’avoir bravé l’hostilité de leur milieu en suivant l’idéologie du parti.
«Les milieux scolaire et estudiantin sont des milieux hostiles aux partis au pouvoir… », a affirmé Salifou Sawadogo, avant de prodiguer des conseils au bureau entrant afin qu’il puisse mener à bien ses missions.
Pour le président du bureau entrant, Anselme Bonkoungou, l’ambition de la nouvelle équipe qu’il pilote est d’assurer une continuité dans la conduite de la structure.
Le présent bureau aura pour tâches, et ce pour deux ans, de conduire, entre autres, les échéances électorales de 2010 et de 2011.
«Hormis les objectifs généraux que nous aurons à atteindre, nous nous donnerons pour objectif spécifique, de constituer un socle, une base solide au sein de nos universités, au grand bonheur de notre parti tant aimé, le CDP », a rassuré le président aux responsables du parti.
Ce renouvellement se fait consécutivement avec la coordination des élèves de la province, qui a aussi changé d’organe dirigeant.
OO/SVY
Burkina-Armée
Le général de brigade Dominique Diendéré aux commandes de l’armée burkinabè
Ouagadougou, 9 juil (AIB) – Le général de brigade, Dominique Diendéré a pris le mercredi 8 juillet 2009, la relève du général de division, Ali Traoré comme chef d’Etat major général des armées du Burkina Faso, par un décret présidentiel signé le 7 juillet dernier.
Le général Dominique Diendéré a fait sa formation d’officier à l’Académie royale de Mecknès au Maroc au titre de la promotion des élèves-officiers d’actives 1975 – 1978.
Ancien enfant de troupe du Prytanée militaire du Kadiogo à Ouagadogou, il est titulaire d’un baccalauréat, série C.
Il a été aide de camp de l’ex-président, le colonel Saye Zerbo de 1981 à 1982, commandant d’unité au bataillon du génie militaire et chef d’Etat major de l’armée de terre depuis 1999.
Le général Diendéré est titulaire du brevet militaire d’enseignement supérieur, obtenu à l’issue d’un stage au collège interarmées de défense à Paris.
Celui que remplace le nouveau chef d’Etat major général des armées, Ali Traoré, a été promu aussi le 7 juillet 2009, général de division.
AB/MK
Burkina-Politique
04 partis politiques ouest-africains à l’école du marketing politique à Ouagadougou
Ouagadougou, 13 juil. (AIB) – Le parti nigérien, le Mouvement national pour la société et le développement/Nassara (MNSD/Nassara, pouvoir), le Parti démocratique de Côte d’Ivoire, Rassemblement démocratique africain (PDCI/RDA, opposition), le Comité d’action pour le renouveau du Togo (CAR, opposition) et l’Union pour la renaissance/Parti sankariste au Burkina (UNIR/PS) sont en formation sur le marketing politique destiné à les aguerrir au combat électoral, lundi à Ouagadougou.
Tous membres de l’Union des partis africains pour la démocratie et le développement (UPADD), ces formations politiques bénéficieront jusqu’au 17 juillet prochain de communications sur les stratégies et plans de campagnes politiques, « le contact direct avec l’électeur et la campagne par internet », « écrire une déclaration de presse… ».
Des journalistes de la Côte d’Ivoire, du Niger et du Burkina Faso prennent également part à cette formation axée sur les relations entre les médias en tant qu’acteurs politiques mais surtout, en tant qu’intermédiaires et porte-paroles auto-désignés du peuple.
« Il faut trouver une façon de travailler et de vivre ensemble si vous voulez bâtir un autre pays », a lancé David Smith, l’un des formateurs, à l’endroit des journalistes et des délégués des partis.
Me Sankara, président de l’UNIR/PS et candidat à l’élection présidentielle de 2010 au Burkina Faso s’est réjoui de l’effort de la Fondation Konrad Adenauer, partenaire de cette formation, à soutenir les partis politiques. Il juge le thème pertinent et bien à propos, particulièrement pour lui qui est engagé à la course pour le fauteuil présidentiel.
AMK/SVY
Burkina-Politique-Gouvernance
Le Burkina pour une gouvernance équitable face à la crise de l’emploi
Ouagadougou, 19 juin (AIB) – Le Burkina a plaidé à la VIIIe session de l’OIT qui s’est tenue du 14 au 17 juin à Genève pour une gouvernance équitable dans la lutte contre la crise mondiale de l’emploi.
Lors de cette session, la délégation burkinabé conduite par le Premier ministre, Tertius Zongo est allée défendre la thèse selon laquelle la crise de l’emploi que vit aujourd’hui le monde est historique.
«Elle est la plus grave depuis celle qu’a connu notre monde en 1930 et elle a déjà provoqué des prises de conscience et des bouleversements fondamentaux dans la perception et le fonctionnement du système capitaliste mondial».
Pourtant, a souligné M. Tertius Zongo, de nombreux appels au renforcement de la solidarité et pour une gouvernance mondiale plus équitable ont été lancés avec peu de succès, entraînant quelque fois dans certains pays de véritables émeutes de la faim durant l’année 2008.
Le Burkina estime que l’appel des dirigeants du G20 réunis à Londres le 2 avril 2009 et qui ont annoncé de nombreux engagements est un nouveau départ qui ne peut avoir de sens que si la légitimité du modèle de mondialisation est remise en cause.
Face à cette situation, le Premier ministre burkinabé a plaidé pour des décaissements accélérés, l’accroissement des ressources concessionnelles et l’allègement de la dette. Selon M. Zongo, la véritable sortie de crise passe par des réformes structurelles de l’économie mondiale soutenues par les principes d’une gouvernance mondiale partagée et d’un leadership plus démocratique au sein des institutions internationales.
AB/MK
Burkina-Politique
Béguédo : Si loin, si proche de l’Italie
La commune rurale de Béguédo a une relation très particulière avec le pays de Silvio Berlusconi. En effet, de nombreux fils de cette localité d’environ 19 700 âmes ont immigré en Italie.
De l’avis de l’ancien maire de cette commune rurale, Moussa Bara, ils sont environ 4000 ressortissants de Béguédo à avoir choisi le chemin de l’Italie. Quelles sont donc les raisons de cette immigration massive vers l’Italie ? « Ce sont essentiellement des problèmes économiques qui ont conduit la jeunesse de Béguédo à s’immigrer d’abord vers la Côte d’Ivoire et de là-bas, les premiers sont partis vers l’Italie », explique M. Bara.
Selon lui, les jeunes de Béguédo ont choisi la destination Italie, simplement parce qu’ils y avaient des compatriotes pour les héberger. Pour aller quelque part, dit-il, il faut avoir un pied-à-terre.
Les premiers qui sont partis de la Côte d’Ivoire ont servi en quelque sorte de soutien à tout le reste. En général, les jeunes bissas qui vont en Italie sont des ouvriers. Ils travaillent surtout dans des usines de fabrique.
Ceux qui partent nouvellement travaillent dans des champs de tomate, tandis que ceux qui sont à jour, administrativement, vis-à-vis de l’immigration, peuvent bénéficier de postes de techniciens ou d’ouvriers dans des usines, surtout dans le Nord de l’Italie.
Aujourd’hui, l’immigration des bissas (ethnie majoritaire à Béguédo) en Italie a permis de donner incontestablement un coup de fouet au développement de Béguédo. La commune présente l’aspect d’un gros village, très moderne de par ses constructions, toutes presque entièrement réalisées en dur.
Ce sont des dizaines de millions de francs CFA qui sont injectés chaque année dans le développement de ce gros village. Dernière réalisation en date : un bâtiment très moderne, toujours en chantier au centre de santé et de promotion sociale (CSPS), qui permettra d’étendre les domaines d’intervention de cette structure sanitaire.
Son coût serait de l’ordre de 200 millions de francs CFA, entièrement pris en charge par les ressortissants de Béguédo en Italie.
Selon l’ancien maire, ce sont également ces derniers qui ont contribué financièrement au lotissement de Béguédo, à la construction de la maternité, du commissariat de police, et de l’inspection de l’enseignement primaire.
MS/SVY
Burkina-Diplomatie
L’ambassadeur du Japon présente les copies figurées de ses lettres de créance
Ouagadougou, 7 juil. (AIB)- Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, Bédouma Alain Yoda, a reçu dans l’après-midi du lundi 6 juillet 2009, les copies figurées des lettres de créance du nouvel ambassadeur du Japon auprès du Burkina Faso, Tsutomu Sugiura.
Il est le tout premier ambassadeur résident du Japon au Burkina Faso. Le diplomate japonais, avant le début de la cérémonie, s’est félicité des relations très anciennes et exemplaires qui existent entre son pays et le Burkina Faso.
Il s’est réjoui que l’excellence de ces relations ait abouti à l’ouverture d’une ambassade résidente du Japon au Burkina Faso. Ce rapprochement, selon lui, permettra d’approfondir les bonnes relations entre les deux peuples et de les rendre plus dynamiques.
Il a saisi cette occasion pour renouveler au ministre d’Etat l’invitation de son homologue japonais à effectuer une visite d’amitié et de travail au Japon.
L’ambassadeur Tsutomu Sugiura a informé son hôte que le Japon, conformément aux promesses faites à la 4e TICAD s’est engagé à doubler son aide aux pays africains.
Mieux, le Burkina Faso est même parmi les pays retenus pour un projet de vulgarisation de l’énergie solaire au profit de l’Aéroport international de Ouagadougou.
Dans le registre des acquis, le Burkina Faso et le Japon signeront le 13 juillet prochain, des échanges de notes relatifs au financement de la construction de l’ENEP de Dori.
Notons que trois autres échanges de notes ont été récemment signés pour le financement du projet d’approvisionnement en eau potable.
Le ministre d’Etat a, à son tour, souhaité la bienvenue à son hôte et l’a remercié pour ses félicitations à l’endroit du Burkina Faso.
Le chef de la diplomatie burkinabè s’est félicité de la qualité des relations entre le Burkina Faso et le Japon, une coopération qu’il a qualifiée de très dynamique et qui tient compte des secteurs prioritaires définis par le gouvernement burkinabè.
L’ambassadeur Tsutomu Sugiura, ainsi que six autres diplomates, présentera, le 9 juillet 2009 ses lettres de créance au président du Faso, Blaise Compaoré.
DCPM / MAECR/AIB
Burkina-Politique-Gouvernance
Le chef du gouvernement rencontre les ministères et départements interpellés dans les rapports 2008 de l’ASCE et de la CIL
Ouagadougou, 13 juin (AIB) - Le chef de gouvernement, M.Tertius Zongo a eu le lundi 13 juillet 2009 une séance de travail approfondie successivement avec le contrôleur général d’Etat, M. Henri Bruno Bessin d’une part et la présidente de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL), Mme Alimata Ouattara /Dah après la remise officielle de leurs rapports au président du Faso.
C’est sur instruction du président du Faso, M. Blaise Compaoré que le chef de gouvernement, M. Tertius Zongo a rencontré les chefs de département interpellés pour un partage d’information en vue de rechercher les solutions idoines aux problèmes posés par les services de contrôle de l’Etat.
« Même si on reconnaît la qualité du travail du contrôleur général de l’Autorité des services de contrôle de l’Etat, il nous faut regarder, voir comment nous essayons de remédier aux problèmes, regarder le profil des agents dans les cas des nominations et voir les dispositions légales en la matière pour ne pas être étonné un jour des résultats de notre mauvais choix, bien que nous sachions que dans les cas de nomination, il y a toujours une part de subjectivisme », a déclaré M. Tertius Zongo.
Pour le Premier ministre, il est important de construire une architecture administrative plus cohérente pour définir les orientations des différents niveaux de responsabilité et surtout, de ne pas se sentir coupable. « Si les agents de l’Autorité des services de contrôle de l’Etat débarquent dans votre ministère et que vous êtes informé, ce n’est pas vous qui êtes contrôlé mais plutôt votre structure », a-t-il poursuivi. Dans ce cas, les ministres en charge doivent collaborer avec les services de contrôle et avec les inspecteurs techniques ».
Le contrôleur général d’Etat, à sa sortie de cette séance de travail, a exprimé ses sentiments de gratitude au chef du gouvernement et au gouvernement pour leur permanente disponibilité dans l’amélioration des performances des services de l’Etat. « Déjà, une solution a été trouvée pour une bonne partie des problèmes posés tandis que pour d’autres, cela sera à moyen terme et à l’avenir », s’est-il félicité.
A son tour, la présidente de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL), Mme Alimata Ouattara/ Dah a dit que dans l’immédiat, il y a urgence à travailler sur les capacités quand on sait comment le monde des technologies de l’information et de la communication évolue à une vitesse exponentielle.
ABT/SVY
Burkina-Politique-Justice
Les députés adoptent la loi sur la facilitation africaine de soutien juridique
Ouagadougou, 22 av. (AIB) - Les députés burkinabè ont adopté le 21 avril 2009 le projet de loi portant sur la facilitation africaine de soutien juridique.
Cette loi, adoptée à l'unanimité, autorise le gouvernement à la ratifier. Selon les parlementaires, elle pourrait permettre de résoudre les problèmes miniers liés au procès intenté par les « fonds vautours » et renforcer les capacités techniques des pays africains dans le cadre des négociations des transactions commerciales.
Elle pourrait aussi, entre autres, être un outil utile par la mise à la disposition de service et de conseils juridiques aux pays africains dans les litiges, le renforcement et la facilitation de l'usage de moyens et procédures juridiques.
C'est la Banque ouest africaine de développement qui est la conceptrice de ce projet de loi. Selon le ministre burkinabé de la Justice , garde des sceaux, Zakalia Koté, « le projet a déjà été ratifié par neuf pays et ne fait pas obstacle à l'expertise nationale ».
Les « fonds vautours » sont des fonds rachetés au franc symbolique par certains pays qui se retournent contre les débiteurs pour remboursement devant des juridictions, compromettant ainsi leur action de développement.
AB/MK/SVY
Burkina-Politique
Décès de l’ancien ministre burkinabé Alain Ludovic Tou
Ouagadougou, 18 juin (AIB) - L’ancien ministre burkinabé du Travail, de l’Emploi et la Jeunesse, Alain Ludovic Tou est décédé le 17 juin 2009 à Ouagadougou.
Ce décès intervient après un accident grave de la circulation sur l’axe Ouagadougou-Koupéla en 2005. Evacué en France, il retrouvera le bercail en fin 2007. Depuis son accident, Alain Ludovic Tou n’a plus retrouvé une vie active jusqu’à son décès le 17 juin 2009.
Outre le ministère du Travail, de l’Emploi et la Jeunesse, il a aussi occupé le poste de ministre de la santé et celui de directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale.
Alain Ludovic Tou est décédé à l’âge de 57 ans et laisse derrière lui une veuve et 3 enfants. Sur instruction du Premier ministre en mission à Genève (Suisse), une douzaine de ministres est allée exprimer la compassion du gouvernement du Burkina Faso à la famille du disparu.
AB/MK
Burkina-Politique
L'ancien président du FFS reprend la direction de son parti
Ouagadougou, 18 mai (AIB) - Le fondateur du Front des forces sociales (FFS), Norbert Tiendrébéogo, évincé lors d'un congrès de son parti, a repris les rênes de cette formation, suite à un congrès tenu du 16 au 17 mai 2009 à Ouagadougou.
M. Tiendrébéogo remplace Idrissa Komo. Nestor Bassière qui s'était emparé du parti au détriment de Norbert Tiendrébéogo, vient de rallier l'Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS) dirigé par maître Bénéwendé Sankara. Norbert Tiendrébéogo a été élu le 17 mai 2009 à la tête d'un bureau de 40 membres composés de secrétaires nationaux et de 13 présidents régionaux
Le parti jusque là dirigé par le vice-président, Idrissa Komo, a attendu donc le congrès pour clarifier les questions politiques auxquelles le parti était confronté. Selon Norbert Tiendrébéogo, ce congrès intervient après celui qualifié d'extraordinaire tenu le 28 juin 2008 qui avait pour ambition de restituer la place du FFS sur l'échiquier politique nationale.
Le récent congrès du parti a mené des réflexions sur les stratégies à mettre en ouvre pour aborder les échéances électorales de 2010 - 2011 et 2012, ainsi que la relecture des textes fondamentaux du parti.
AB/SVY
Burkina-Côte d'Ivoire-Politique-Crise
« Le 29 novembre, un tournant décisif pour le processus de paix en Côte d'Ivoire », (Blaise Compaoré)
Ouagadougou, 18 mai (AIB) - Le chef de l'Etat burkinabè, Blaise Compaoré a estimé lundi à Ouagadougou que la date du premier tour de l'élection présidentielle fixé au 29 novembre prochain marque un « tournant décisif » pour le processus de paix en Côte d'Ivoire.
M. Compaoré s'exprimait à l'ouverture de la 5e réunion du Cadre permanent de concertation (CPC). Il regroupe outre M. Compaoré, facilitateur du dialogue direct, le président de la Côte d'ivoire, Laurent Gbagbo, le premier ministre Guillaume Soro, leader de l'ex rébellion des forces nouvelles, l'ancien président Henri Konan Bédié (1993-1999), président du Parti démocratique de Côte d'ivoire/Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), et l'ex premier ministre Alassane Dramane Ouattara, président du Rassemblement des républicains (RDR).
« La fixation de la date du 29 novembre exprime « la ferme volonté » du gouvernement de Côte d'Ivoire d'assurer un fonctionnement « régulier » des institutions républicaines sur toute « l'étendue du territoire ».
L'élection présidentielle sans cesse repoussée depuis 2005 est censée ramener la paix et la réunification de la Côte d'Ivoire coupée en un nord rebelle et un sud gouvernemental, suite au coup d'Etat manqué des ex rebelles contre le pouvoir en septembre 2002.
« L'achèvement dans les jours à venir de l'opération d'identification, du recensement électoral, de la réunification du pays ainsi que l'adoption du plan global de sécurisation constituent des impératifs majeurs pour toutes les parties prenantes au processus de paix », a déclaré Blaise Compaoré.
Le président du Faso a par ailleurs indiqué que les discussions qui durent une journée doivent permettre d'évaluer la mise en ouvre de l'Accord politique de Ouagadougou (APO) conclu en mars 2007, ainsi que ses accords complémentaires. « Le CPC doit également examiner les voies et moyens appropriés de relever les grands défis qui se posent encore au processus de paix », a-t-il conclu.
RH/MS
Burkina-Politique
Visite éclair du président béninois au Burkina
Ouagadougou, 08 mai (AIB) - Le président béninois, Thomas Yayi Boni a effectué le jeudi 7 mai 2009 une visite de quelques heures au Burkina Faso.
Accompagné d'une faible délégation, le président Yayi Boni a indiqué être venu à Ouagadougou dans le cadre des consultations régulières qui se tiennent entre les chefs d'Etat de la sous-région.
Les deux chefs d'Etat ont échangé sur les problèmes de la sous région. «Nous sommes tous confrontés à une crise, la crise économique et financière ; la réponse appropriée, c'est de pouvoir nous parler, nous donner des idées» , a relevé le président béninois.
Cette visite a été une occasion pour les présidents béninois et burkinabé d'échanger, au delà de la crise économique, sur les relations bilatérales entre les deux pays. «L'axe Ouagadougou Cotonou se porte très bien et nous ferons tout pour qu'il se porte davantage bien. Nous ferons en sorte que nos relations de coopération bilatérale, nos liens d'amitié se consolident. Nous n'avons pas de problème avec tel ou tel peuple», a indiqué le président béninois.
Après l'aéroport, les chefs d'Etat se sont entretenus à huis clos au palais présidentiel et rien n'a filtré de cet entretien. Arrivé aux environs de 11heures 35, le Dr Yayi Boni a pris son avion pour Cotonou dans la soirée à 15h 35.
MY/SVY
Burkina-Politique-Audience
Deux diplomates et des représentants d'institutions chez le Premier ministre
Ouagadougou, 23 avr. (AIB) - Le directeur général du Programme alimentaire mondial (PAM ) pour l'Afrique de l'Ouest, une délégation de la Banque atlantique et les ambassadeurs de la République arabe d'Egypte au Burkina et du Mali ont été reçus le mercredi 22 avril par le Premier ministre, Tertius Zongo. Le directeur général du groupe Banque atlantique, Habib Koné, accompagné d'une forte délégation, est venu présenter au Premier ministre les résultats auxquels son institution est parvenu, ces trois dernières années.
La rencontre de Tertius Zongo avec le groupe de la Banque atlantique se situe dans le cadre des rencontres du conseil d'administration de l'institution. M. Koné a déclaré avoir soutenu et partagé un certain nombre d'éléments relatifs aux résultats et les différentes réalisations de la banque ces trois dernières années au Burkina.
La délégation du PAM a quant à elle estimé que ses programmes au Burkina sont précurseurs et innovateurs parce qu'ils sont exécutés pour la première fois en Afrique et ils tiennent à leur succès. Ils sont, ont-ils souligné des exemples qui couvrent au Burkina, environ 180 000 personnes à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, soit 30. 000 ménages.
Le représentant du PAM au Burkina, Thomas Yanga, a indiqué que son institution est heureuse d'avoir constaté que les efforts du gouvernement et la production agricole exemplaire que le pays a connue en 2008 ont porté des fruits. Mais en dépit de ces efforts, les prix des produits alimentaires restent élevés.
L'ambassadeur de la République arabe d'Egypte au Burkina a, pour sa part déclaré avoir eu l'occasion d'échanger avec le Premier ministre sur les relations de coopération qui existent entre le Burkina et son pays. Pour lui, cela a été aussi « l'occasion de parler de la coopération Egypte - Burkina dont la commission mixte va se tenir dans quelques mois ».
L'ambassadeur du Mali, qui vient d'être nommé au Burkina le 5 janvier 2009, a exprimé au Premier ministre toute sa satisfaction d'avoir été reçu le 12 janvier par le président du Faso.
AB/MK/SVY
Burkina-Politique-Gouvernance
Abattement de l'IUTS : L'Assemblée nationale donne son quitus
Ouagadougou, 22 av. (AIB) - L'Assemblée nationale a adopté le mardi 21 avril la loi portant sur l'abattement de l'impôt unique sur les traitements et salaires. Cette loi, selon les parlementaires burkinabé, « vise à améliorer le panier de la ménagère », la mesure d'abattement faisant suite à une rencontre avec le gouvernement auditionné par l'Assemblée le 7 avril dernier.
Elle a aussi pour objectif d'améliorer le revenu du travailleur et entre dans le cadre de la mise en ouvre de la stratégie globale de réforme de la politique fiscale, qui préconise la simplification du mode de détermination de l'assiette de l'IUTS et la réduction du nombre de tranches et taux.
Cet allègement devrait, selon les parlementaires faciliter la tâche des employeurs et diminuer leur charge fiscale. L'Etat a consenti le relèvement du taux de l'abattement forfaitaire pour frais et charge professionnel. Le taux dudit abattement, qui était de 15% passe à 20% pour les salaires des catégories P, A, B (fonctionnaires), pour les classes 6, 1,2 (contractuels de l'Etat) et les grilles catégorielles équivalents dans le secteur privé.
Il sera désormais de 25% pour les fonctionnaires des catégories C, D, E, contractuels de l'Etat des classes 3 - 4 - 5 et les travailleurs qui sont inscrits dans les grilles équivalentes dans le privé.
Pour la ministre déléguée chargée du budget, Marie Thérèse Drabo, « ce relèvement du taux de rabattement permet de réduire la base imposable et de diminuer en conséquence la cotisation due par le salaire à l'Etat ». Elle a indiqué par ailleurs que les gains pour les travailleurs se situent entre 6% et 23% (en termes de baisse fiscale), l'Etat perdant ainsi plus de 4 milliards de franc CFA par exercice budgétaire.
AB/MK/SVY
Burkina-Politique-ONU
Clôture des travaux de restitution des conclusions du segment principal de la 63è session ordinaire de l'AG de l'ONU
Ouagadougou, 22 avr. (AIB)-L'atelier de restitution des travaux de la 63è session ordinaire de l'Assemblée générale de l'Organisation des nations unies sur le thème « maintien de la paix et de la sécurité internationales : médiation et règlement des différends », a clos ses portes mercredi 22 avril dans la soirée à Ouagadougou.
« Les thèmes abordés au cours des travaux ont été pertinents » a affirmé le ministre burkinabè en charges des Affaires étrangères, Alain Yoda. Selon lui, le gouvernement burkinabè apprécie hautement les conclusions et recommandations pertinentes et ajoute que cela l'incite davantage à ouvrer en synergie avec tous les acteurs pour consolider la paix et la stabilité internationale.
Il a également indiqué que le Burkina Faso consacrera une part importante de ses ressources à la formation du personnel et à la mise sur pied de structures techniques pour la promotion de la paix et de la securité internationales.
Par ailleurs le ministre a salué le dynamisme des échanges des thèmes et l'intérêt que les participants ont porté à ses travaux de restitution.
En procédant à la clôturé de l'atelier de restitution, le ministre burkinabè des affaires étrangères a déclaré que l'implication du Burkina dans l'opération de maintien de paix et de la securité trouve sa justification dans les idéaux de paix prônés par l'ONU et aussi dans son engagement constant à contribuer au maintien de la stabilité internationale.
Le ministre a rappelé que les ateliers de restitution des travaux des sessions de l'ONU ont été par le ministère depuis 2002.
MO/AS
Burkina-Coopération-ONU
Le Burkina Faso fait le bilan de sa participation à la 63 e session de l'A.G des Nations Unies
Ouagadougou, 21 avr. (AIB) - Le secrétaire général du gouvernement, Adrien Koné, a présidé mardi 21 avril 2009 à Ouagadougou, l'ouverture de l'atelier de restitution des conclusions des travaux de la 63 e session ordinaire de l'assemblée générale des Nations unies.
« Le présent atelier vise à la fois à partager les conclusions des travaux de la 63 e session de l'assemblée générale des Nations unies et à réfléchir sur les expériences du Burkina Faso en matière de médiation et de règlement des conflits », a déclaré Adrien Koné.
Selon le secrétaire général du gouvernement, le maintien de la paix et de la sécurité internationales ainsi le règlement pacifique des différends sont au cour des préoccupations de la communauté internationale. Ils occupent une place de choix dans l'agenda des organes onusiens, en particulier ceux de l'assemblée générale et du Conseil de sécurité.
« C'est également une des préoccupations majeures du continent, qui est le plus touché par le fléau de la guerre », a déploré M. Koné, avant d'ajouter que c'est pour cela que le Burkina Faso s'est engagé à apporter sa modeste contribution aux efforts de construction de la paix en Afrique et à travers le monde.
Pour sa part, le coordonnateur résident du Système des Nations unies, Babacar Cissé s'est réjoui de l'initiative qui participe aux efforts du gouvernement visant à permettre aux hauts responsables de l'administration, aux membres des institutions nationales et aux acteurs de la société civile de s'approprier le contenu et les conclusions des travaux de l'assemblée générale de l'Organisation des Nations unies.
« Aucune action ne revêt autant d'importance pour l'ONU que la prévention, la médiation et le règlement des conflits », a fait remarquer M. Cissé, poursuivant que les conflits sont à la fois sources de violations flagrantes des droits humains et érodent les gains en matière de développement.
Par ailleurs, le coordonnateur résident du système des Nations unies a salué les efforts du Burkina Faso en matière de médiation et de participation au maintien de paix en Afrique et dans le monde.
Institués en 2002, les ateliers de restitution ont pour objectifs, entre autres, de rendre compte des conclusions des sessions du Système des Nations unies aux cadres des institutions et de l'administration burkinabé, de les amener à traiter conséquemment les dossiers de l'Organisation des Nations unies et de réfléchir également sur les questions internationales prioritaires pour le Burkina Faso.
Le présent atelier, 7 e du genre, qui est prévu pour durer du 21 au 22 avril 2009, est placé sous le thème : « Maintien de la paix et de la sécurité internationales : médiation et règlement des différends ».
AS/OO/SVY
Burkina-Politique-Opposition
Vers une union des partis sankaristes
Ouagadougou 22 mars (AIB) - Dans le but de parvenir à une union, les partis politiques se réclamant de l'idéal de Thomas Sankara, ancien chef d'Etat du Burkina Faso, ont tenu samedi 21 mars 2009 un congrès à Ouagadougou.
«Ce jour samedi 21 mars est un jour de redemption, un jour de renaissance et heureux ceux qui y croient. Dans peu de temps, les fidèles catholiques célébreront la résurrection du Christ ; mais nous aujourd'hui, nous célébrons la résurrection du capitaine Thomas Sankara».
Ces propos sont de maitre Bénéwendé Sankara, président de l'Union pour la renaissance, mouvement sankariste (UNIR/MS).
Pour maitre Sankara, l'unité des partis sankaristes se réalisera dans le combat, dans la lutte pour le respect scrupuleux de l'orientation et dans la constance détermination de réaliser l'idéal du président Thomas Sankara.
Depuis la France où elle réside, la veuve de l'ancien président a salué cette initiative «qu'elle appelait de tous ses voux». Selon Mme Sankara, l'unité de tous ceux qui ont cru aux idéaux de la révolution démocratique et populaire, est une nécessité vitale pour un changement au Burkina Faso.
L es congressistes ont invités les révolutionnaires, les démocrates, et les patriotes du Burkina à renforcer le camp et à poursuivre les taches idéologiques et politique du parti sankariste.
MO/AS/MS
Burkina-Politique
Le député Etienne Traoré crée un nouveau parti politique
Ouagadougou, 27 av. (AIB) - Le paysage politique burkinabé s'agrandit. Un nouveau parti politique vient d'être créé avec pour nom « Faso Metba » (bâtissons le Faso ). Il est l'ouvre du député Etienne Traoré, un des anciens responsables du PDP/PS (parti du professeur Ki Zerbo).
Faso Metba se réclame du « socialisme démocratique véritable du Burkina ». Il entend regrouper toutes les forces progressistes autour d'un programme d'alternance politique, économique et sociale, conformément aux aspirations essentielles du peuple.
Le professeur Etienne Traoré va bientôt élaborer son programme de gouvernement après le parachèvement de ses textes fondamentaux qui seront consacrés, a-t-il déclaré, à un projet de société, un programme de gouvernement, l'engagement véritable du processus de formation des responsables et militants, l'implantation du parti dans les 13 régions du pays et enfin, la préparation des prochaines échéances électorales au sujet desquelles Faso Metba n'exclut pas des alliances avec d'autres partis, notamment Unir/PS de maître Bénéwendé Sankara, le PDS de Sambo Issouf Bâ, le MPS /parti fédéral d'Emile Paré. Le PAREN de Laurent Bado et le GAP d'Issa Tiendrébéogo sont encore d'autres partenaires possibles, indique-t-on.
AB/MK/SVY
Burkina-Politique-Gouvernance
Le rapport du MAEP remis au président Compaoré
Ouagadougou, 26 juin (AIB) – Le président Blaise Compaoré a reçu le 24 juin 2009 à Ouagadougou le rapport d’évaluation des performances du Burkina dans le cadre du mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP).
Volumineux de 557 pages, ce rapport constitue un référentiel pour le Burkina et donne suite à l’élaboration d’un programme d’action national pour corriger les déficiences ces atouts ont été identifiés.
Selon le secrétaire permanent du MAEP-Burkina, Jean Baptiste Natama, dans le plan d’action, il y a beaucoup d’actions à mener tant au niveau de la gouvernance politique et démocratique qu’au niveau de la gouvernance économique, la gouvernance des entreprises et le développement socio – économique.
«Quelques grands défis attendent le Burkina, a déclaré le Pr. Seghir Babès qui a conduit la mission des experts chargés de l’évaluation du Burkina. Il s’agit selon lui, entre autres de « l’ouverture d’un espace d’expression politique plurielle, la création de meilleures conditions de développement durable, le désenclavement du pays, la préservation et la valorisation des actifs environnementaux, la lutte contre la corruption, la grande implication des femmes dans le processus de développement, l’association de la diaspora dans l’économie de développement…»
Le président Blaise Compaoré a, quant à lui, relevé « la pertinence des conclusions contenues dans le rapport en termes de diagnostics et de prescription, qui facilitera l’adoption de politiques et pratiques conformes aux normes et codes en vigueur, afin de promouvoir la stabilité du pays et une croissance économique soutenue ».
Le plan d’action à élaborer est d’un coût estimé à près de 5 milliards de F CFA et va être mis en œuvre sur des périodes glissantes de trois ans jusqu’à atteindre les objectifs recherchés à travers la participation du MAEP, indique-t-on.
AB/MK
Burkina-Politique-Intégration
L'AIRF outille les régions du Burkina en informatique
Ouagadougou, 13 mai (AIB) - Le président de l'Association internationale des régions francophones (AIRF) et député européen, Thierry Cornillet a été reçu en audience mardi 12 mai à Ouagadougou par le Premier ministre burkinabé, Tertius Zongo pour faire l'état du programme de la structure qu'il a en charge.
L'objectif de la visite du président de l'AIRF est de faire part au Premier ministre l'économie d'actions entreprises par l'Association pour donner espoir aux différentes régions du Burkina Faso. La principale ouvre déjà entreprise est la formation des élus et des hauts fonctionnaires des régions du Burkina en informatique pour réduire la fracture numérique et leur permettre d'utiliser l'ordinateur.
A l'issue de cette formation, l'AIRF espère un rapprochement solidaire des populations pour de bonnes relations qui est l'un des objectifs de l'Association.
« L'AIRF n'est pas une structure de financement mais un prestataire de service pour permettre à des gens de monter des dossiers afin de bénéficier des financements et une agence sera créée à cet effet dans les jours à venir », a indiqué le député européen.
L'AIRF intervient dans 135 régions de 23 pays francophones et les régions du Burkina en sont toutes membres.
AS/MO/SVY
Burkina-Politique
Démocratie au Burkina : Zéphinrin Diabré propose une équation pour l'alternance.
Ouagadougou, 24 av. (AIB) - Zéphirin Diabré, ancien ministre burkinabé en charge du commerce et des finances et ancien haut fonctionnaire au PNUD projette d'organiser à Ouagadougou du 1 er au 3 mai prochain un « forum des citoyens de l'alternance ». Environ 250 personnalités politiques, des membres de syndicat, d'associations et d'ONG sont attendus à ce forum. Selon son initiateur, il faut davantage de forces républicaines qui se positionnent dans la perspective de l'alternance. Le thème de la rencontre est : « Quelle stratégie pour une alternance crédible au Burkina Faso ? ».
Il ne s'agit pas là d'une initiative à mettre sur le compte d'un parti politique ou d'un regroupement de partis politiques, mais un forum des citoyens qui ont la même vision politique et qui est destiné à afficher leur engagement dans l'optique de se convaincre pour mieux s'engager. Comme l'indique sa dénomination, le forum entend faire l'apologie de l'alternance en politique au sens de la succession au pouvoir dans un cadre démocratique de deux tendances politiques différentes, indique-t-on.
L'idée, selon ses défenseurs, est partie d'un constat : depuis plus de 50 ans, au Burkina, les successions au pouvoir se sont toujours opérés par des coups de force ou des élections pas toujours irréprochables, à l'image de celles de 1978. L'alternance politique, qui se passe dans certains pays voisins comme le Bénin, le Ghana, le Mali, le Niger, le Sénégal, devait faire école au Burkina, soutiennent les organisateurs du forum.
AB/MK/SVY
Burkina-Politique-Coopération-ONU
Le Burkina Faso, bon élève dans le Système des Nations Unies
Ouagadougou, 22 avr. (AIB)- A l'issue des travaux de l'atelier sur le segment principal de la 63 e session ordinaire de l'assemblée générale de l'organisation des Nations Unies, il ressort que le Burkina Faso a accompli ses tâches à lui confiées avec dextérité en tant que membre dans le système des Nations Unies.
Les travaux se sont déroulés sous forme de débat interactifs au cours desquels dix communications, regroupées en trois séries ont été livrées aux participants : la première série est relative au thème de l'atelier (où il est question du bilan à mi-parcours du mandat du Burkina Faso au conseil de sécurité et sur les mécanismes de règlement pacifique des différends des Nations Unies), la seconde, liée à la crise alimentaire (où il ressort que le gouvernement burkinabé et le Système des Nations Unies ont mis en place une série d'actions en vue de minimiser les effets de la crise sur les populations) et la troisième consacrée aux conclusions des travaux de la 63 e session.
Les participants se sont appesantis sur la lutte contre la pauvreté, l'atteinte des objectifs du Millénaire pour le développement, la disparité entre les niveaux économiques des Etats et la nécessaire démocratisation des Nations Unies dans le sens de la revitalisation de l'assemblée générale et la réforme du conseil de sécurité.
Les questions du désarmement et de sécurité internationales, les voies et moyens pour parvenir à un désarmement complet et total ont été à la table des débats. Ainsi, ont été discutés les questions des armes nucléaires, chimiques, bactériologiques et surtout sur les armes légères et classiques.
L'atelier a abouti à l'adoption de 23 projets de résolution et 4 projets de décision sur les effets des rayonnements ionisants, les utilisations pacifiques de l'espace extra atmosphérique, la question de l'information, les opérations de maintien de la paix et la question du Proche Orient et du Sahara Occidental.
Les participants ont pu s'imprégner de la réalité de l'élaboration du budget des Nations Unies, des barèmes des quotes-parts, et des débats que suscite la méthode de calcul des barèmes.
Les délégations ont adopté 16 projets de résolution et 3 projets de décision qui ont porté sur la promotion de la justice et du droit international, le contrôle des drogues, la prévention du crime et la lutte contre le terrorisme.
Cet atelier, 7 e du genre a eu pour thème, « maintien de la paix et de la sécurité internationales : médiation et règlement des différends » et a connu la participation effective d'une centaine de participants représentant d'institutions et des départements ministériels burkinabé, du Système des Nations Unies et de la société civile burkinabé.
Les travaux de l'atelier ont été sanctionnés par des motions et recommandations.
AS/MO
Burkina-Boulgou-Politique
Reprise des élections municipales à Béguédo : L’UPR, premier sur le bulletin unique
Ouagadougou, 15 juin (AIB) - La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a organisé le vendredi 12 juin 2009 à Ouagadougou, un tirage au sort pour le positionnement sur le bulletin unique de vote des partis politiques en vue des élections municipales à Béguédo, localité située à quelques 200 km à l’est de la capitale.
C’est l’Union pour la Renaissance (UPR) qui se positionne en tête, suivie de l’ADF/RDA, du CDP et du CFD/B. La campagne électorale sera lancée le 28 juin prochain et prendra fin le 18 juillet, soit 24 heures avant le scrutin qui se déroulera le 19 juillet.
Selon des observateurs de la scène politique nationale, ces élections n’ont pas beaucoup d’enjeux comparativement à d’autres localités. Mais, selon la vice-présidente de la CENI, Véronique Kando, « il n’y a pas de petites élections ».
Elle a invité les partis à respecter le chronogramme pour que tout se passe bien.
La CENI délivre depuis le 25 mai dernier les duplicata des cartes d’électeur et cela, jusqu’au 30 juin. Ceux qui ont perdu leur carte doivent envoyer des demandes individuelles pour se faire délivrer un duplicata.
La date de dépôt de la liste des délégués des partis politiques est fixée au 8 juillet.Environ 123 millions de F CFA ont été dégagés et 6 199 électeurs sont concernés par le scrutin.
AB/
Burkina-Politique-Genre
Les femmes du CDP s’approprient la loi du quota genre
Ouagadougou, 05 juin (AIB) - L’union nationale des femmes du congrès pour la démocratie et le progrès (UNF/CDP) a organisé vendredi à Ouagadougou, un atelier dont l’objectif est de lui permettre de s’approprier la loi du quota genre.
« Par ce séminaire, l’Union des femmes du CDP fait ainsi œuvre utile en permettant à ses premières responsables de s’approprier le contenu de cette loi, qui va induire beaucoup de changements qualitatifs dans la gouvernance locale et nationale de notre pays », a déclaré Chantal Compaoré, qui a présidé l’ouverture de la rencontre.
Selon elle, c’est l’occasion pour ces amazones de la lutte émancipatrice des femmes, de concrétiser cette initiative. Elle a également exigé que « les femmes prennent la mesure des responsabilités pour participer pleinement à la gestion des affaires publiques » car « la loi sur les quotas ne constitue pas une sinécure pour la femme mais plutôt invite la femme à se surpasser pour l’amour pour les intérêts de la nation ».
Chantal Compaoré a souligné que cet atelier est un préalable incontournable pour les femmes de s’approprier effectivement ce texte de loi et de se préparer pour les prochaines échéances.
« La pleine participation de la femme en politique fait partie des droits de la femme qui sont une composante essentielle des droits humains » a déclaré pour sa part le président du parti majoritaire, Roch Marc Christian Kaboré.
Il a invité les femmes à se battre pour surmonter et poursuivre les taches de sensibilisation et de formation pour une plus forte adhésion des femmes à l’action politique.
Le président du CDP a rappelé que depuis 1999, la formation politique qu’il dirige a institué par une résolution, la représentation des femmes à hauteur de 25% dans les bureaux des différentes structures du parti.
Mais depuis le 16 Avril 2009, l’Assemblée nationale a adopté une loi, obligeant tous les partis politiques au Burkina Faso à consacrer 30% de candidatures féminines dans leurs listes électorales, lors des différents scrutins.
M. Kaboré a enfin souhaité que les autres partis politiques fassent de la promotion de la femme leur leitmotiv. Il s’agit, a-t-il dit, de justice, d’équité, de droits, et de la participation efficiente au développement du Burkina Faso.
MO/OO/MS
Burkina-Politique
Vote des Burkinabè de l'étranger : La CENI s’inspire de l’exemple ivoirien
Ouagadougou, 30 juin (AIB) – Les membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) se sont rendus le 29 juin à l’ambassade de Côte d’Ivoire à Ouagadougou, pour s’imprégner du déroulement de l’inscription des Ivoiriens de l’extérieur sur les listes électorales.
Selon le président de la CENI, Moussa Michel Tapsoba, les membres de son institution ont pu « appréhender la complexité de l’opération ». Ils ont suivi, a-t-il déclaré, les explications données par les différents opérateurs impliqués dans le processus.
La CENI, a indiqué son président, voulait se rendre en Côte d’Ivoire, au moment où la discussion sur le code électoral était en cours à l’Assemblée nationale du Burkina. Elle a dû donc surseoir à ce projet, parce que le code électoral adopté par l’Assemblée nationale n’avait pas inclue la biométrie comme mode d’enregistrement des électeurs pour le prochain scrutin présidentiel. Pour le scrutin présidentiel de 2010, la CENI n’aura donc pas à effectuer cette opération, ajoutant toutefois « qu’elle sera obligée de le faire de toute façon pour les autres élections à venir.
S’agissant de la présidentielle de 2010, « il y a aucun problème pour le moment, dans la mesure où nous avons un fichier électoral qu’il faut simplement réactualiser », a déclaré le président Moussa Michel Tapsoba, qui a souligné que ce qui est nouveau est le vote des Burkinabè de l’étranger.
Le représentant de la Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne à l’ambassade la Côte d’Ivoire à Ouagadougou, Idrissa Ouattara a relevé que « leur opération se déroule dans de bonne condition. Après le règlement des problèmes organisationnels enregistrés au départ ».
Cependant, un problème majeur demeure concernant les pièces d’état civil, a-t-il souligné, puisque les Ivoiriens ne possédant pas d’extrait de naissance ou détenant des extraits détériorés doivent retourner au pays pour en faire des copies.
AB/MK
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