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29 Juillet 2010
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Burkina-Politique
L’UPC, un jeune parti au cœur de lion

Ouagadougou, 11 mars (AIB)-L’Union pour le progrès et le changement (UPC), parti de l’opposition, né le 1er mars 2010, a animé un point de presse jeudi à Ouagadougou, au cours duquel  son président Zéphirin Diabré a dévoilé ses ambitions quant à l’avenir politique du Burkina Faso.

L’emblème de l’UPC est la tête d’un lion qui trône dans un cercle doré aux bordures vertes, le tout baignant dans un espace bleu-claire ; pour le président Diabré, cela signifie « la force tranquille du lion dans la jungle ». Le slogan du parti est « téksongo » en mooré qui veut dire le bon changement.

Parlant de changement, le parti vise celui démocratique, c'est-à-dire l’alternance en s’appuyant sur trois points pour relever le défi : la réforme du système politique, la lutte contre la pauvreté et la mise en œuvre de la politique de la famille.
Pour le président de l’UPC, « la question du changement n’est pas de se proclamer de telle ou telle obédience idéologique mais plutôt de dire quelle réponse concrète on apporte à tel ou tel problème des Burkinabè ».
Selon lui « l’idéologie de l’UPC, c’est l’ensemble des meilleurs solutions qui permettent de résoudre de façon concrète les problèmes des Burkinabè ».

Prononçant sa ferme opposition à la révision de l’article 37, Zéphirin Diabré a laissé entendre :  « si cet article était anti-démocratique, pourquoi le pouvoir lui-même l’a-t-il proposé à la sanction de notre peuple », tout en prenant l’exemple sur le Ghana, le Bénin et le Mali, des pays voisins du Burkina qui pratiquent la limitation du mandat présidentiel. Et de renchérir en ces termes :
« Le président Barack Obama, président des Etats-Unis, pays qui pratique la limitation du mandat présidentiel est-il un président anti-démocratiquement élu ? », s’est interrogé le président de l’UPC.

Dans les échanges avec la presse, l’UPC a demandé la suspension de la taxe de développement communal (TDC) au vu de la vie chère, du pouvoir d’achat des Burkinabè jugé insuffisant.

Plusieurs autres sujets de l’actualité sous-régionale telle les situations sociopolitiques qui prévalent au Niger, en Côte d’ Ivoire, en Guinée et au Togo ont aussi fait l’objet d’ échanges.

La conférence s’est tenue en présence de membres de plusieurs partis politiques de l’opposition et du pouvoir en place.
AS/ IB

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