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Revendications sociales : le gouvernement mise surtout sur ’’le dialogue’’ mais pourrait recourir à la ’’force’’ (PM)

19/06/2017
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Burkina-Société

Revendications sociales : le gouvernement mise surtout sur ''le dialogue'' mais pourrait recourir à la ''force'' (PM)

Ouagadougou, 19 juin 2017 (AIB)-Le gouvernement prônera toujours ''le dialogue social'', en vue de résoudre les nombreuses revendications sociales, mais pourrait recourir à ''l’usage de la force'', pour maintenir l’équilibre macro-économique, a affirmé lundi le Premier ministre burkinabè  Paul Kaba Thiéba.

Le gouvernement burkinabè a toujours privilégié «le dialogue social» pour résoudre les multiples revendications sociales, enregistrées depuis son arrivée aux affaires en janvier 2016, a indiqué lundi  le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, lors d’un point de presse.

''Il ne s’agit pas d’une faiblesse mais d’un choix réfléchi et assumé (du président du Faso Roch Kaboré) en faveur du dialogue social, au lieu de l’autoritarisme et de la force brutale contraires à nos valeurs'', a-t-il déclaré dans sa déclaration liminaire.

Pour M. Thiéba, ''il s’agit d’assurer la continuité de l’Etat par le respect des engagements pris et de répondre dans la mesure des capacités de notre budget et du respect des équilibres macro-économiques, à des revendications sur l’amélioration des conditions de vie et de travail''.

''Mais que l’on ne s’y méprenne, si ces valeurs et ces équilibres devaient être défendus par l’usage de la force, le gouvernement assumera ses responsabilités'', a prévenu le Premier ministre dans sa déclaration liminaire.

Invité lors des échanges avec les journalistes à clarifier ses propos, Paul Kaba Thiéba a adopté une prudence de diplomate.

''Mes propos ne doivent pas être interprétés comme une volonté de sévir ou d’utiliser la force. Pour des questions de principe, ce n’est pas dans notre vision, notre philosophie, d’utiliser la force. Nous privilégions le dialogue social. Mais à l’intérieur du dialogue social, il y a des limites à ne pas franchir. Et ces limites, c’est la viabilité de notre cadre macroéconomique de manière générale'', a-t-il soutenu.

On rappelle que les revendications salariales se sont multipliées au Burkina Faso, depuis des avantages jugés faramineux, accordés aux magistrats en avril 2016.

''Le coût financier de ces revendications est considérable et il doit être apprécié à sa juste valeur par les partenaires sociaux (syndicats, ndlr)'', a affirmé Paul Kaba Thiéba sans donner de chiffres précis.

Agence d’Information du Burkina

ata

Photo d’archive : Primature