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Burkina : Les agents de santé annoncent une grève générale en mars

16/02/2017
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Burkina-Administration-Santé-Grève-Préavis

Burkina : Les agents de santé annoncent une grève générale en mars

Ouagadougou, 15 fév. 2017 (AIB) - Le Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) a adressé un préavis au Président du Faso Roch Kaboré, annonçant une grève générale du 14 au 17 mars sur toute l’étendue du territoire.

En cause toujours, la satisfaction de la plateforme revendicative des travailleurs de la santé humaine et animale qui avait été déposée le 18 avril 2016 auprès du gouvernement. Selon le syndicat, cette plateforme n’a toujours pas été entièrement examinée.

Le SYNTSHA s’insurge contre une léthargie dans le traitement de certains points. Les discussions des revendications portant sur les questions de carrière des agents et la revalorisation de la fonction soignante, et le statut de la CAMEG (Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux) toujours inconnu en sont des exemples.

D’autres points ayant fait l’objet de discussions, dit le préavis, n’ont pas abouti à un document final de négociation.

«Nous avons noté par ailleurs que la revendication relative à l’application de la loi 081/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général des agents des EPE (EPS) en attendant la relecture dans les meilleurs délais de la loi 033-2008/AN portant régime juridique applicable aux emplois et aux agents des Etablissements Publics de l’Etat (EPE) ne semble pas préoccuper le gouvernement», soutiennent les agents de santé dans le préavis.

Toujours préoccupé après deux grèves d’interpellation du gouvernement pour un examen sérieux de «nos justes revendications», le SYNTSHA note un même constat : l’impasse.

«Face à la situation, le Conseil de direction de notre organisation, réuni le 04 février 2017 à la Bourse du Travail de Ouagadougou a pris acte de l’indifférence du gouvernement à l’égard de nos justes préoccupations malgré ses déclarations sur le dialogue avec les partenaires sociaux. Au regard de l’état actuel de traitement de nos revendications, le Conseil constate que la disposition du syndicat au dialogue n’a essuyé que mépris de la part du gouvernement», précise le document transmis au Président du Faso.

Ainsi, le Conseil de direction dit avoir noté avec regret l’absence de réelle volonté à résoudre les problèmes posés et a réaffirmé la détermination des travailleurs de la santé humaine et animale à poursuivre la lutte.

C’est dans  un tel contexte que le Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale a décidé d’aller en grève pour 72 heures à compter du 14 mars 2017 en vue d’exiger, entre autres, le traitement diligent et approprié de la plateforme revendicative minimale issue du 13e congrès, la revalorisation de la fonction soignante, la résolution de la situation à la CAMEG, l’audit des services de santé et de l’élevage, l’arrêt des agressions des travailleurs dans l’exercice de leurs fonctions, l’élaboration et la mise en œuvre diligente des statuts particuliers (santé et élevage), l’arrêt des atteintes au libre exercice des libertés démocratiques et syndicales.

Le syndicat avait observé une grève totale et générale du 22 au 24 novembre 2016, dont les conséquences ont été catastrophiques du point de vue santé des populations.

bl/ata/ss

Agence d’information du Burkina