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Le Burkina Faso se donne trois ans pour moderniser son système d’état civil

08/11/2018
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Le Burkina Faso se donne trois ans pour moderniser son système d’état civil

Ouagadougou, 8 nov. 2018 (AIB) –Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation Siméon Sawadogo a donné jeudi à Ouagadougou, le top de départ du programme triennal (2018-2021) d’appui à la modernisation du système d’état civil au Burkina Faso, a-t-on constaté.

Ce programme a pour objet, l’accompagnement du Gouvernement et de la société civile en vue de la modernisation du système national d’enregistrement des naissances (des enfants de moins de 5 ans) par l’utilisation des TIC et l’amélioration de l’offre de services.

D’un coût global de 3 milliards 146 millions 683 mille 900 FCFA dont 2 milliards 620 millions 680 mille FCFA pour l’Union européenne et 526 millions 3 mille 900 pour l’UNICEF, ce programme sera mis en œuvre dans les 351 communes du Burkina Faso.

Spécifiquement, ce programme devra rendre la gouvernance et l’environnement du système d’état civil conforme aux standards CRVS (système d’enregistrement et de statistique de l’état civil), promouvoir l’utilisation des TIC pour soutenir la modernisation et l’amélioration des performances des services d’état civil et susciter l’adhésion des leaders communautaires à une utilisation renforcée des services d’enregistrement des faits d’état civil dans les communes du Burkina Faso.

Pour le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et président du cadre partenarial des acteurs de l’état civil (CAPEC), Siméon Sawadogo, «nous sommes à un taux de réalisation d’environ 19,5% des activités qui ont été programmées en 2017. Sur un programme d’environ 6 milliards FCFA, nous avons pu mobiliser environ 885 millions avec une grande contribution de l’Etat et une très grande contribution de l’UE et de l’UNICEF et d’autres partenaires».

Selon lui «ce taux est en deçà de nos attentes. C’est la raison pour laquelle nous tenons cette 1ère  session de l’année 2018 qui va nous permettre de faire le bilan, de dégager les difficultés que nous avons pu rencontrer et de faire des propositions d’amélioration pour que cette stratégie nationale de la modernisation de l’état civil puisse avoir un succès ».

Le Burkina Faso est un pionnier dans le domaine et 100 ordinateurs ont été remis par le ministère de tutelle aux communes pour accélérer le processus.

«Nous avons le devoir d’avancer malgré le contexte suffisamment difficile en matière d’enregistrement des faits de l’état civil dans notre pays», mentionne le ministre Sawadogo.

«Nous voulons que quelqu’un qui se trouve à Matiakoali ou à Fouzan, dès qu’il est né, qu’on puisse l’enregistrer au maximum deux mois après. Le plus sûr c’est qu’on puisse même l’enregistrer 10 minutes après sa naissance. Quand également quelqu’un est décédé, on doit pouvoir constater dans les statistiques au niveau national que la personne est décédée», a-t-il expliqué.

Agence d’Information du Burkina

as/ata