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Centre hospitalier régional de Tenkodogo : le mouvement «sauvons le CHR de Tenkodogo» chez le gouverneur Ouédraogo

08/11/2018
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Centre hospitalier régional de Tenkodogo

Le mouvement «sauvons le CHR de Tenkodogo» chez le gouverneur Ouédraogo

Tenkodogo, (AIB) - Les représentants du mouvement «sauvons le CHR de Tenkodogo», ont exposé au gouverneur de la région du Centre-Est, Antoine Ouédraogo, leurs préoccupations relatives à un «disfonctionnement» du centre hospitalier régional (CHR) de Tenkodogo, selon leur terme, le mercredi 24 octobre 2018 au gouvernorat.

Le gouverneur de la région du Centre-Est, Antoine Ouédraogo, a échangé avec des représentants du mouvement «sauvons le CHR de Tenkodogo». Au centre des échanges, les difficultés qui émaillent le fonctionnement du centre hospitalier régional (CHR) de Tenkodogo. C’était au cours d’une rencontre regroupant les représentants dudit mouvement et le directeur général (DG) du CHR de Tenkodogo, Dr Ousmane Néré, accompagné de son directeur de l’administration et des finances pour la circonstance. Les points inscrits à l’ordre du jour sont entre autres: la plainte de la population de l’absence de la radiographie, élément essentiel pour les premiers examens afin de mieux poser les diagnostics du patient; le manque d’ambulances pour évacuer les malades et les absents répétés des médecins spécialistes au CHR ; la longue attente pour acheter les médicaments à la pharmacie du CHR et le regard méfiant que certains agents de l’hôpital portent sur les membres du mouvement, etc. Selon eux, de nombreux patients sont obligés d’aller vers d’autres hôpitaux de la région voir du pays, pour faire leurs examens de radiographie. Des préoccupations auxquelles les responsables du mouvement «sauvons le CHR de Tenkodogo» demandent au gouverneur et l’administration du CHR à trouver des solutions pour atténuer la souffrance des populations afin que le CHR retrouve ses marques de références. «Nous avions à la  dernière rencontre, longuement échangé sur ces difficultés et à l’occasion, j’ai fait savoir à tous les acteurs que vous êtes, de m’interpeler à tout moment  surtout si vous constatez qu’il y a un cas de disfonctionnement tant dans l’administration que dans les services de santé notamment au niveau du CHR. Malheureusement, j’ai été surpris de voir sur Facebook, que le CHR se meure et qu’il faut que les gens se lèvent. Quand c’est dit de cette manière, c’est comme si l’autorité que je suis, n’est pas accessible ou que je n’écoute pas et qu’il faut alerter le monde entier pour me pousser à écouter», a déploré Antoine Ouédraogo. Après cette brève introduction et de l’observation faite sur la démarche à entreprendre pour exposer les problèmes, l’initiateur de la rencontre a ensuite donné la parole au DG du CHR pour faire le point sur le fonctionnement de sa structure, les difficultés qu’il rencontre et les mesures qu’il a prise, afin que tous soient au même niveau d’information et de pouvoir la répercuter aux populations. A l’entame, le premier responsable du CHR a soutenu que des dispositions sont prises pour rendre effectif les services de la radiographie, principale difficulté que traverse l’hôpital aux yeux des membres du mouvement, dont l’acquisition d’un appareil de radiographie tout neuf. Ousmane Néré a fait savoir que la difficulté actuelle est liée à l’inadaptation des portes et vitres plombées, qui permettent de contenir les rayons ultras violets pour ne pas endommager la santé du manipulateur et également du patient, livrées par le prestataire. Un marché a été lancé et attribué pour acquérir d’autres portes et vitres plombées qui répondent aux normes et il reste leurs livraisons pour pouvoir mettre en marche l’appareil de radiographie. Des automates de biochimie et dermatologie ont été aussi acquises. Il s’est en outre réjoui de savoir que sa structure est en mesure de faire 171 examens de laboratoire et même jusqu’au teste de paternité. Des fauteuils dentistes tous neufs ont été aussi acquis. Pour rationaliser la gestion du carburant afin d’être réactif aux évacuations, une station carburant d’un réservoir de 7000 litres est installée au niveau de l’hôpital. Ceci pour pallier aux pénuries de carburant que nous constatons lorsqu’il y a une grève des transporteurs, afin de pouvoir fonctionner pendant au moins une semaine. Autres mesures prises par les responsables du CHR, c’est l’installation progressive de pollytanques dans tous les services clés qui a commencé par le laboratoire pour pallier à toute éventuelle rupture d’eau, qui permettent d’avoir des réserves d’eaux pour faire fonctionner ces services. L’un des gros des problèmes auxquels le CHR fait face est l’étanchéité globale des bâtiments. A ce niveau, un plaidoyer a été fait auprès du CA pour demander l’autorisation exceptionnelle auprès du ministère de l’économie, des finances et du développement afin de reprendre l’ensemble des travaux d’étanchéités de tous les bâtiments. Cette autorisation a été accordée et près d’une cinquantaine de millions sur fonds propres est mobilisée pour reprendre l’étanchéité de l’ensemble des bâtiments de l’hôpital. M. Néré a déclaré que l’accueil du patient, première préoccupation est quelque chose de primordiale qui contribue déjà à 60% de sa guérison. Il a dit engager des échanges avec les médecins spécialistes pour voir dans quelle mesure améliorer leurs programmes de consultations car, leurs absences répétées au CHR sont observées par la population. «Lorsque les préoccupations nous dépassent, nous les soumettons au conseil d’administration (CA), qui est un organe de pilotage et qui a une plus grande responsabilité dans la conduite de l’hôpital», a-t-il indiqué. Le DG a dans son exposé, présenté aux participants, quelques activités réalisées par sa structure en 2017 et qui se présentent comme suit : Acquisition d’une ambulance neuve dont deux autres en cours d’acquisition et un véhicule utilitaire sur recettes propres du CHR ; le recrutement de 41 nouveaux agents de santé sur autorisation du CA et qui sont déployés dans des services pour faire face à la haute transmission du paludisme car, le personnel venant du niveau central n’arrive pas à satisfaire les besoins. 219 millions de matériels médicaux-techniques ont été acquis pour renforcer certains services sur des recettes propres, sans compter les investissements reçus du budget de l’Etat. Un plaidoyer a été auprès du CA, qui a permis d’acquérir un appareil radiographique post-poumon, nouvelle génération. En plus de cet appareil radiographique, deux autres appareils dont un appareil d’échographie et un appareil de panoramique dentaire, permettant de voir la panoramique dentaire toute entière ont été acquis. Le CHR envisage la construction de son propre garage pour permettre d’être plus performant dans l’entretien de ses ambulances et autres logistiques roulantes. Ceci pour minimiser le problème des petites pannes qui bloquent l’ambulance de sortir. Des chauffeurs-mécaniciens ont été recrutés pour pouvoir réparer ces petites pannes à l’hôpital afin d’être réactif aux évacuations. Il est prévu également la construction d’un grand magasin de stockage de médicaments pour pallier à la pénurie de médicaments souvent constatés au niveau de la CAMEG. Les membres du mouvement ont toutefois expliqué au gouverneur être mal compris et mal vus par certains agents de l’hôpital, les accusant de monter la population contre eux. Le témoignage du professeur d’EPS, Mazou Minoungou, expliquant les souffrances qu’il a subit lors de son évacuation au CHR suite à un accident et des séquelles qu’il porte toujours sur son ventre après une intervention chirurgicale, n’a laissé personne indifférente. Bien que guéri, M. Minoungou dit garder un mauvais souvenir de son séjour au CHR.

 

Bougnan NAON