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Rentrée des classes 2018/2019: Il n’y aura pas d’affectation pour nécessité de service (ministre)

13/09/2018
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Rentrée des classes 2018/2019: Il n’y aura pas d’affectation pour nécessité de service (ministre)

Ouagadougou, 13 sept. 2018 (AIB)- Le ministre en charge de l’Education nationale le Pr Stanislas Ouaro a déclaré mercredi soir sur la Télévision Nationale, qu’«il n’y aura pas d’affectation pour nécessité de service» au cours de la rentrée des classes 2018/2019.

Le ministre Stanislas Ouaro s’exprimait mercredi soir au cours de l’émission interactive de la Télévision nationale burkinabè appelée Dialogue citoyen qui est présenté par le journaliste Simon Gongo et permet des échanges directs entre les citoyens et le gouvernement.

«La règle nationale est que si vous êtes affecté dans une région donnée, vous devez y passer au moins 6 ans sauf cas de nécessité de service avant d’être candidat à la possibilité de passer à une autre région», a déclaré le ministre Stanislas Ouaro.

Cette décision a été prise selon le ministre Stanislas Ouaro, pas seulement à cause de la situation sécuritaire mais aussi par souci de justice et d’équité.

«Ce que nous avons souhaité c’est d’éviter que parce que vous êtes une connaissance du ministre ou du directeur de cabinet, vous ayez la possibilité d’échapper à ce critère là pour vous faire affecter dans une région donnée», a-t-il affirmé.

«Cette année, on va surseoir aux nécessités de services en attendant que les choses soient suffisamment précises pour y revenir», a-t-il également ajouté.

 

 

 

 

 

Cependant, avec les attaques terroristes dans les régions du Sahel, du Nord et de l’Est, «il y a des demandes pressantes d’enseignants et d’encadreurs pédagogiques pour quitter ces zones après seulement une année, deux années ou trois années  d’exercices».

Malgré ces demandes, le Pr Stanislas Ouaro affirme que le critère de 6 ans sera maintenu car de son avis, si le gouvernement décide que dans tel ou tel zone, au lieu de 6 ans, le personnel enseignant peut faire deux ou trois ans, cela signifierait que l’Etat ait décidé que ce sont des zones qu’il ne contrôle pas.

«Il n’y a pas de région au Burkina Faso qui soit le sanctuaire des terroristes. Il y a des actes qui se passent où on traumatise la population  mais nous apportons des réponses», a-t-il affirmé.

Pour autant, précise le Pr Stanislas, son département a consenti une exception pour deux enseignants qui ont été autorisé à quitter leur région pour une nouvelle région de leur choix. 

Il s’agit de l’enseignant Souabou Issouf qui avait été enlevé le 12 avril 2018 à Bouro dans la commune de Nassoumbou et libéré le 11 juin 2018 et d’un autre enseignant qui avait reçu des balles.

«J’ai rencontré à Dédougou, l’enseignant enlevé. Il a souhaité aller à Dédougou, il sera affecté là-bas. C’est le cas aussi pour un autre enseignant qui a reçu des balles qui a souhaité se rapprocher de sa famille à Koudougou pour avoir des soins. Il y sera affecté», a-t-il déclaré.

Au cours de l’enlèvement de Issouf Souabou, une élève de CM2 était morte après avoir reçu une balle perdue.

Les régions du Sahel et du Nord auxquelles s’est ajoutée la région de l’Est sont en proies à des attaques répétées des terroristes au cours de ces dernières années.

Le gouvernement burkinabè vient d’organiser des examens spéciaux dans les deux premières régions citées dont les élèves n’avaient pas pu composer lors des sessions normales des examens.

Selon le ministre Stanislas Ouaro, il y a eu 486 élèves qui ont été regroupés dans le Nord et un peu plus de 4800 regroupés au niveau du Sahel et qui ont pris part à des cours de renforcement et à des examens spéciaux.

Des examens dont  les résultats du Certificat d’étude primaire (CEP) sont déjà disponibles.

«On avait 371 candidats au Nord, on a eu 202 admis dont 54% de taux de succès. Exceptionnellement pour la région du Soum que je félicite vraiment, nous avons eu un taux de succès de 65 à 77% plaçant la province du Soum 16e  sur les 45 provinces que compte le pays. Les autres examens se poursuivent bien», a-t-il expliqué.

Concernant les élèves des régions du Sahel et du Nord qui sont en classes intermédiaires, des dispositions sont en train d’être prises également selon le Pr Stanislas Ouaro.

«Nous avons une stratégie de scolarisation accélérée et passerelle qui permet de pouvoir faire un CP unique, un CE unique, un CM unique et de pouvoir au niveau des collèges rattraper un certain nombre de choses», assure le ministre Stanislas Ouaro.

«Tout cela permettra une rentrée dans ces régions. Le gouvernement mettra tout en œuvre et nous y travaillons pour que cela puisse se faire»,  foi du Pr Stanislas Ouaro.

Et ce malgré, l’affirmation des assaillants (qui ont saccagé des écoles à l’Est) aux habitants rapportée par des témoins, qu’il n’y aura pas de rentrée cette année dans cette localité.

Cependant, cette rentrée, précise le ministre Stanislas Ouaro, «se fera en fonction de l’évolution de la situation et des dispositions sécuritaires qui seront prises».

Agence d’Information du Burkina

wis/ak