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Burkina/Putsch manqué : Le Lieutenant Aliou Gislain Honoré Gorgo reconnait avoir fait sécuriser la place de la Nation

12/09/2018
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Burkina/Putsch manqué : Le Lieutenant Aliou Gislain Honoré Gorgo reconnait avoir fait  sécuriser la place de la Nation 

Ouagadougou, 12 Septembre 2018 (AIB)- Le Lieutenant Aliou Gislain Honoré Gorgo a reconnu mardi devant le Tribunal militaire, avoir ordonné au sous-lieutenant Boureima Zagré, d’aller sécuriser la place de la Nation pour empêcher tout regroupement de manifestants,  lors du putsch manqué de septembre 2015.

Au cours du putsch manqué de septembre 2015, le Lieutenant Aliou Gislain Honoré Gorgo  a donné des instructions pour l’exécution de certaines missions dont notamment la sécurisation de la place de la Nation pour empêcher tout rassemblement.

L’exécution de cette mission avait été confiée au sous-lieutenant Boureima Zagre qui l’a reconnu le lundi 27 août dernier, lors de son audition.

Devant la barre du Tribunal militaire de Ouagadougou, le Lieutenant Aliou Gislain Honoré Gorgo a déclaré mardi que la mission de sécurisation qu’il a confié au sous-lieutenant Boureima Zagré était conforme aux attributions de son groupement.

Il dit l’avoir ordonné à la demande de son supérieur hiérarchique le chef de corps par intérim le commandant Abdoul Aziz Korogo.

Aussi le Lieutenant Aliou Gislain Honoré Gorgo ne reconnait pas les trois chefs d’accusations pour lesquels, il est poursuivi. A savoir complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat, meurtre sur 13 personnes, coups et blessures sur 42 personnes.

De son récit, on retient que le Lieutenant Aliou Gislain Honore Gorgo a assisté le 16 septembre 2015, à la rencontre des officiers où le Général Gilbert Diendéré a annoncé l’arrestation des autorités de la Transition.

«Désolé de ne vous avoir pas prévenu plus tôt» aurait ajouté le Général Diendéré, selon le Lieutenant Aliou Gislain Honoré Gorgo.

A cette annonce tous les officiers présents auraient baissé la tête mais le commandant Abdoul Aziz Korogo a demandé au Général Diendéré si l’armée était au courant.

Le Général Diendere aurait répondu, selon le Lieutenant Aliou Gislain Honore Gorgo, qu’il avait rendez-vous avec la hiérarchie militaire au ministère de la Défense à ce sujet.

Il précisera qu’à cette rencontre d’officiers, il a aperçu dans la salle un sous-officier en l’occurrence le Caporal Sami Dah, armé.

Le lieutenant Aliou Gislain Honoré Gorgo dit avoir aussi constaté avec son supérieur hiérarchique, le commandant Abdoul Aziz Korogo que plusieurs éléments de leur compagnie étaient en ville en train de fouetter des citoyens avec des cordelettes.

Aux environs de minuit une autre réunion se tiendra au poste de commandement avec le Général Diendéré et plusieurs personnalités.

L’ancien président Jean Baptiste Ouédraogo, l’archevêque de Bobo-Dioulasso Paul Ouédraogo et le secrétaire général du ministère de la Défense le colonel Major Alassane Monè, auraient négocié en vain la libération du président de la Transition Michel Kafando.

A cette réunion, l’Adjudant-chef major Eloi Badiel, l’Adjudant-chef Moussa Nébié dit «Rambo», l’Adjudant Jean Florent Nion et l’Adjudant Kossè Ouékouri auraient parlé de leur frustration et de la volonté des autorités de dissoudre leur corps, le Régiment de sécurité présidentiel (RSP).

C’est le  17 septembre 2015 au matin que le lieutenant Aliou Gislain Honoré Gorgo aurait appris le coup d’Etat, par la lecture du communiqué du médecin-commandant Bamba à la télévision nationale.

Ce même jour, son supérieur hiérarchique le commandant Abdoul Aziz Korogo l’aurait ordonné de prendre les dispositions pour faire réintégrer les véhicules et les éléments de leur compagnie qui sont en ville. Il se serait attelé à cela.

Le 18 septembre 2015, il a demandé au Lieutenant Koné de superviser la sécurité des présidents de la Cédéao qui devaient arriver à Ouagadougou pour régler la crise née du putsch.

Le Lieutenant Aliou Gislain Honoré Gorgo dit avoir aussi œuvré pour un bon déroulement du désarmement qui avait été décidé par l’Etat-major de l’Armée et travaillé à calmer les soldats qui ne voulaient pas s’y conformer. 

Le parquet militaire  a salué la clarté de son récit qui est conforme avec ses déclarations devant le juge d’instruction.

Cependant Me Arnaud Sampébré, avocat du Caporal Sami Dah, dit avoir l’impression que le Lieutenant Aliou Gislain Honoré Gorgo veut présenter un groupe de sous-officiers comme la tête brulée du RSP qui a pris des décisions elles-mêmes sans l’accord des officiers afin de pouvoir se tirer d’affaires.

L’avocat de l’accusé Me Orokia Ouattara a marqué sa surprise que ce soient les avocats de la défense qui tentent de charger son client à la place du parquet.

«Nous attendons la plaidoirie pour démontrer que notre accusé n’est pas mêlé au putsch», a-t-elle déclaré.

Agence d’Information du Burkina

Wurotèda Ibrahima SANOU