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Enseignement : Six mois de sursis pour 226 établissements privés

07/09/2018
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BURKINA- EDUCATION

Enseignement : Six mois de sursis pour 226 établissements privés

Ouagadougou, 7 sept 2018, (AIB)-Le gouvernement burkinabè a annoncé vendredi, la fermeture définitive d'ici à six mois, de 226 établissements d’enseignement privés, afin dit-il, d’assainir le milieu éducatif au Burkina Faso.

Selon le ministre en charge de l’Education nationale, Stanislas Ouaro, les établissements frappés par la mesure gouvernementale ne disposent pas d’infrastructures, de superficies ou de situation géographique leur permettant de créer de bonnes conditions pour les apprentissages.

Pour lui, ceux-ci présentent de réels dangers et de "graves risques" d’insécurité pour les apprenants et pour les enseignants.

M. Ouaro s’exprimait vendredi à Ouagadougou, à l’occasion d’un point de presse sur les conditions d’ouvertures des établissements privés.

«C’est au regard de cette situation que le gouvernement a pris la décision de fermer ces établissements privés qui sont au nombre de 226 et qui ne respectent pas les normes requises », a soutenu le ministre.

Il a par ailleurs indiqué, qu’une mission technique s’est rendue dans les treize régions du pays, du 23 juillet au 4 août dernier pour le recensement de ces établissements dits "non reconnus et irrécupérables".

Le premier responsable du département a rassuré que cette démarche de l’Etat, consiste également à assainir le milieu éducatif en vue d’améliorer la qualité de l’enseignement au Burkina.

« Cette stratégie a permis de recenser 139 établissements pour le préscolaire, 353 pour le primaire et 157 pour le post primaire et secondaire soit un total de 649 structures visitées », a- t-il précisé.

De son avis, il existe 423 écoles et établissements privés 'non reconnus récupérables", ayant des infrastructures adéquates et remplissant les conditions d’ouverture.

A écouter M. Ouaro, le gouvernement leur accorde un délai de six mois, afin qu’ils régularisent leur situation.

«Passé ce délai, ces établissements seront fermés»,a - t-il poursuivi.

Le ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation(MENA) a invité la population à dénoncer l’ouverture de tout établissement pirate qu’elle viendrait à constater.

Le MENA a enfin signalé une éventuelle publication desdites écoles à fermer, afin de permettre aux parents d’élèves de faire la distinction entre les établissements reconnus et non reconnus.

Agence d'information du Burkina

BB-NO/ATA

NB: Photo d'archives/lefaso.net