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Burkina/Putsch manqué : Seibou Traoré, le sous-lieutenant, présent « au mauvais endroit, au mauvais moment»?

04/09/2018
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Burkina/Putsch manqué : Seibou Traoré, le sous-lieutenant, présent « au mauvais endroit, au mauvais moment»?

 

Ouagadougou, 4 Septembre 2018 (AIB)- Affecté au Régiment de sécurité présidentiel (RSP) le 14 septembre 2015, le sous-lieutenant Seibou Traore a effectué ses premières missions au cours du putsch manqué. Pour son avocat, "il s’est trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment".

 

Affecté dans le corps du RSP, 48 heures avant le putsch manqué, le sous-lieutenant Seibou Traoré a été chargé le 17 septembre 2015 par le Lieutenant Philippe Ouattara de conduire une équipe à la place de la Nation pour assurer la sécurité des lieux afin d’éviter des affrontements entre manifestants pro et anti putsch.

 

Selon son récit, il s’est rendu sur les lieux avec une dizaine de soldats qui étaient armés de kalachnikovs et de cordelettes tout en précisant qu’il était à sa « toute première mission ».

 

Au cours du trajet, entre le marché de Sankaryaré et le camp Paspanga, le sous-lieutenant Seibou Traoré a expliqué devant la barre, que des soldats de son équipe ont fait des tirs de sommations pour éloigner des jeunes qui leurs lançaient des pierres et qui avaient érigé des barricades sur la voie.

 

Des tirs de sommation qu’il dit avoir désapprouvé auprès de ces derniers.

 

Il restera selon ses dires à la place de la Nation jusqu’au 20 septembre 2015, date à laquelle, son équipe a été remplacé par une autre dirigée par le Lieutenant Boureima Zagré.

 

Le parquet militaire a demandé à l’accusé si la patrouille menée à la place de la Nation ne visait pas à réprimer les manifestants.

 

« C’était juste des patrouilles. Si c’était pour aller tuer quelqu’un, je ne le ferai pas » a répondu le sous-lieutenant Seibou Traoré.

 

Pour autant, les avocats de la partie civile Me Prosper Farama et Me Séraphin Somé ont estimé que l’accusé a agi dans l’intention de consolider le coup d’Etat qui était en cours, et ce, parce que, selon eux, ses deux missions ont été exécutées, après l’arrestation des autorités de la Transition.

 

Cependant pour l’avocat de l’accusé, Me Mamadou Sombié, son client est un néophyte dans l’armée « qui s’est retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment ».

 

Selon lui, son client n’a fait qu’exécuter des ordres, c’est pourquoi, il reste convaincu « qu’il sera acquitté ».

 

Le sous-lieutenant Seibou Traoré est poursuivi trois chefs d’accusations à savoir complicité d’attentat à la sureté de l’Etat, meurtre sur 13 personnes, coups et blessures volontaires sur 42 personnes

Agence d’information du Burkina

Wurotèda Ibrahima SANOU