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Centrale photovoltaïque de Zagtouli : une aubaine expliquée à Bobo-Dioulasso

03/09/2018
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Centrale photovoltaïque de Zagtouli

Une aubaine expliquée à Bobo-Dioulasso

La Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) a tenu, le vendredi 31 aout 2018, à Bobo-Dioulasso, une rencontre d’information avec la presse sur le projet de production solaire photovoltaïque de Zagtouli. Il est ressorti de cette rencontre que la centrale est un grand atout pour le Burkina Faso.

La centrale solaire photovoltaïque de Zagtouli est un apport inestimable dans la réduction de la dépendance énergétique du pays. C’est du moins le principal message que l’on peut retenir de la rencontre d’information organisée par la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL), le vendredi 31 aout 2018, à Bobo-Dioulasso. En effet, la nationale de l’électricité a convié ce jour, la presse bobolaise, pour lui expliquer le bien fondé et l’apport de ladite centrale. Selon le directeur régional de l’Ouest (DRO) de la SONABEL, Georges Poda, qui a présidé ce point de presse, la centrale photovoltaïque de Zagtouli représente à ce jour, 5% de l’électricité produite par la SONABEL. Et au chef du service de production des énergies renouvelables à la SONABEL, Lamoussa Ouédraogo, de préciser qu’une production annuelle de 56 Gigawattheure (GWh) est prévue pour le projet Zagtouli. Bâtie sur une cinquantaine d’hectares (51 ha) et hébergeant 129 600 panneaux solaires, la centrale de Zagtouli, a indiqué Lamoussa Ouédraogo, a une production journalière prévue de 33, 7 Mc. « De sa mise en fonction partielle en septembre 2017 à la date du 23 aout dernier, 31 GWh ont été déjà produits » a affirmé Lamoussa Ouédraogo qui dit resté optimiste à l’atteinte de « la prévision de laboratoire de 56 GWh ».

Réduction de 26 000 tonnes de carbone par an

Selon les conférenciers, le projet Zagtouli reconnu comme étant la plus grande centrale solaire en Afrique de l’Ouest, présente des avantages non seulement sur le plan social, mais aussi sur le plan écologique. A son actif, 400 emplois temporaires ont été pourvus pendant sa phase d’installation, et dans sa phase d’exploitation, 40 emplois non permanents et 20 permanents. Le projet, à écouter Lamoussa Ouédraogo, s’inscrit aussi dans la dynamique du développement durable en ce sens qu’il permet d’éviter l’émission de 26 000 tonnes de gaz carbonique dans l’année, dans l’atmosphère. La rencontre a été aussi ponctuée par la projection d’un film sur le projet, et un exposé sur le sujet, animé par le chef de service des énergies renouvelables. Des présentations à l’issue desquelles les hommes de médias ont voulu en savoir plus. La SONABEL est-elle en train de tourner le dos au thermique ? Le consommateur peut-il s’attendre à une diminution conséquente du prix du Kwh? Ce sont là quelques interrogations adressées par les journalistes aux animateurs du point de presse. A la première question, la DRO a répliqué sans détour que cette hypothèse n’est pas pour demain. Et cela, a-t-il avancé, compte tenu de la cherté du matériel solaire sur le marché. Pour la seconde question, les hommes de la SONABEL ont fait savoir qu’il sera difficile de constater une baisse importante du prix de l’électricité dans de brefs délais, même si cela, ont-ils dit, est l’objectif de la nationale de l’électricité. Le prix du KWh produit par la centrale, à leurs dires est estimé à ce jour, à 45 FCFA, mais ils restent convaincus que pour parvenir à une baisse conséquente du tarif actuel de l’électricité au Burkina Faso, il va falloir multiplier les centrales photovoltaïques du modèle de Zagtouli. Georges Poda et ses collègues ont par ailleurs reconnu que le projet de Zagtouli possède une faiblesse due au manque de dispositif de stockage, qui serait « excessivement » couteux de nos jours.

Alpha Sékou BARRY