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Burkina/ Putsch manqué : Le Caporal Soumaila Diessongo aurait bastonné le policier de garde chez le défunt président de l’Assemblée nationale

01/09/2018
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Burkina/ Putsch manqué : Le Caporal Soumaila Diessongo aurait bastonné le policier de garde chez le défunt président de l’Assemblée nationale

Ouagadougou, 1er Septembre 2018 (AIB)- Le Caporal Soumaila Diessongo a réfuté vendredi à la barre du Tribunal militaire, avoir bastonné l’assistant de police Yacouba Manli qui assurait la sécurité du domicile du défunt président de l’Assemblée nationale Salif Diallo lors du putsch manqué de septembre 2015.

Devant la barre du Tribunal militaire vendredi, le caporal Soumaila Diessongo a affirmé que le 17 septembre 2015, il a embarqué dans un véhicule avec deux autres soldats sous l’ordre de son supérieur hiérarchique le sergent Issoufou Zougnoma pour aller chercher des vivres en ville.

Cependant, leur véhicule sera arrêté au rond-point des martyrs par deux jeunes en civil qui les informent que des tirs retentissent au domicile du défunt président de l’Assemblée nationale Salif Diallo.

Les deux jeunes conduisent ensuite l’équipe du Régiment de sécurité présidentiel (RSP) sur les lieux où ils y trouvent l’assistant de police Yacouba Manli, chargé de la garde du domicile.

Ils trouvent aussi la maison en flamme et des badauds attroupés sur les lieux.

Le caporal Soumaila Diessongo a expliqué à la barre qu’ils ont désarmé le policier en civil et l’ont conduite au camp Naba Koom 2 avant d'éteindre le feu.

Une version qui tranche avec celle de l’Assistant de police Yacouba Manli, a fait savoir le parquet militaire.

Selon les propos de ce dernier devant le juge d’instruction, rapporté par le parquet militaire, c’est grâce à ses tirs de sommation qu’il a pu repousser les manifestants venus pour brûler le domicile du défunt Salif Diallo.

Cependant, ces derniers, selon Yacouba Manli cité par le parquet militaire, sont revenus avec des militaires du RSP qui l’ont désarmé et l’ont frappé avec des cordelettes entrainant son admission à l’infirmerie du camp Naba Koom 2 pour des soins.

L’Assistant de police selon les dires du parquet militaire aurait reconnu parmi les militaires du RSP qui l’ont bastonné, le caporal Soumaila Diessongo de par sa petite taille.

Pour le caporal Soumaila Diessongo, il n’était pas le soldat le plus petit au RSP.

« S’il arrivait que je sois condamné pour coups et blessures volontaires alors, que le policier qui a tiré soit également poursuivi pour les mêmes faits » a-t-il également affirmé devant le Tribunal militaire.

L’accusé est poursuivi pour deux chefs d’accusations qui sont coups et blessures volontaires et complicité de dégradation volontaire.

Pour son avocat, Me Martine Tologho, à ce stade de la procédure, il n’y a aucun élément de preuve irréfutable à l’infraction mise en charge contre son client.

Le caporal Soumaila Diessongo est déjà condamné à 10 ans de prison fermes dans l’attaque de la poudrière de Yimdi, en janvier 2016.

Agence d’Information du Burkina

Wurotèda Ibrahima SANOU