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Enseignement franco-arabe : 480 enseignants outillés à l’usage de la langue française

31/08/2018
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Enseignement franco-arabe 

480 enseignants outillés à l’usage de la langue française

 

Le ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA) a lancé un atelier de renforcement des capacités de 480 enseignants Franco-arabe le lundi 27 août 2018 à Bobo-Dioulasso. Pendant 30 jours, les participants seront formés en français, en didactique des disciplines scientifiques et en arabe.

 

Le Ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA), à travers le projet d’appui à l’enseignement primaire Bilingue Franco-Arabe (PREFA), a organisé simultanément à Bobo-Dioulasso et à Ouahigouya un atelier de formation au profit de 480 enseignants Franco-arabe. La cérémonie d’ouverture a eu lieu le lundi 27 août 2018, à Bobo-Dioulasso. Repartis 240 par site, les participants seront formés pendant 30 jours. Cette formation, selon la directrice régionale de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle des Hauts-Bassins, Suzanne Sidibé, qui a livré le discours d’ouverture, a pour objectif de renforcer les capacités des enseignants en français, en mathématiques et en sciences. Toute chose, a poursuivi Suzanne Sidibé, qui va permettre à ces derniers de se familiariser avec les démarches pédagogiques des disciplines enseignées dans les écoles Franco-arabes. La formation sera dispensée par des spécialistes venus du MENA, et des experts en enseignement du sous-système franco-arabe, à travers des cours théoriques, des exposés et des exercices d’application. Toujours selon Suzanne Sidibé, les enseignants issus des écoles franco-arabes apportent beaucoup au système éducatif du Burkina-Faso. En effet, à l’en croire, les écoles franco-arabes disposent de près de 10% des effectifs des écoles primaires du Burkina Faso avec plus de 300 000 apprenants. « Cet atelier est très important parce qu’il permettra de renforcer les capacités des enseignant et de développer la qualité de l’éducation dans les écoles», a-t-elle souligné. Mme Sidibé a, en outre affirmé être convaincu que l’amélioration de la qualité de l’enseignement burkinabè passe nécessairement par la formation permanente et continue des enseignants. Pour elle, les écoles franco-arabes sont des écoles qui répondent aux aspirations socio-culturelles d’une frange importante de la population burkinabè. Au-delà d’être des écoles de proximité, a justifié Suzanne Sidibé, elles réussissent là où les écoles classiques ont du mal à s’installer. De ce fait,  elle a invité les participants à suivre avec attention les modules qui leur seront dispensés. Elle a remercié les enseignants pour leur disponibilité à se formaliser davantage avec les techniques pédagogiques. Des techniques, a-t-elle dit, dont l’application contribue à la réforme des écoles franco-arabes.

 

La formation continue, une alternative éducative

 

 

Pour le Coordinateur du projet d’appui à l’enseignement primaire bilingue Franco-Arabe (PREFA), Amadou Sidibé, les enseignants franco-arabes  n’ont pas reçu, pour la plupart, une formation initiale.  Et la formation continue devient pour eux en ce moment, un levier important pour renforcer leur niveau. « Souvent dans les écoles franco-arabes une seule classe à deux enseignants, un en français et un en arabe. Nous sommes en train de voir comment réduire cette charge en formant un enseignant qui va prendre seul en charge les élèves »,  a ajouté Amadou Sidibé. Selon le Directeur général (DG) des écoles « Salam franco-arabes »de Bobo-Dioulasso, El Hadj Ahmad Sanogo, la formation continue est une alternative éducative pour combler ce déficit compte tenu du manque d’écoles supérieures de formation des enseignants franco-arabes. Pour lui, l’importance des écoles franco-arabes est qu’elles sont des écoles communautaires. Quant au Secrétaire général de l’Union des medersas islamiques du Burkina, Amadou Ouédraogo, par ailleurs formateur à cet atelier, les enseignants seront bien outillés, surtout en langue française, pour démarrer l’année scolaire 2018-2019. Ce qui va permettre, de son avis, d’aider les élèves dans leur quête du savoir. Les participants, à l’image de Yacouba Ilinga, un fondateur d’école franco-arabe à Bobo-Dioulasso, saluent cette initiative. Une initiative qui, à les écouter, vient au moment où ils en avaient besoin.

 

Noufou NEBIE

(Stagiaire)