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Enseignement franco-arabe : deux centres de formation technique et professionnelle à Nouna et à Djibo

29/08/2018
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Enseignement franco-arabe

 

Deux centres de formation technique et professionnelle à Nouna et à Djibo

 

Le projet d’appui à l’enseignement primaire bilingue franco-arabe (PREFA) a organisé du 16 au 18 août 2018 à Dédougou dans la Boucle du Mouhoun un atelier d’identification des filières professionnelles adaptées aux apprenants des écoles franco-arabes. C’était sous la présidence du ministre de l’Education Nationale et l’Alphabétisation représenté par la directrice générale de l’enseignement technique et professionnel.

 

Les acteurs de l’enseignement franco-arabe, assistés par les professionnels de l’éducation et les spécialistes de l’enseignement technique et professionnel, se sont retrouvés du jeudi 16 au  samedi 18 août 2018 à Dédougou pour se pencher sur les filières professionnelles adaptées aux diplômés arabophones au Burkina Faso. Dans le discours du ministre de l’éducation nationale et l’alphabétisation livrée par la directrice de l’enseignement technique et professionnelle, Solange Compaoré, seulement au primaire, il est ressorti que le Burkina Faso dispose de 2500 écoles franco-arabes pour 300 000 apprenants, soit 10% des effectifs des écoles primaires. Au-delà d’être des écoles de proximité, les écoles franco-arabes, à en croire Solange Compaoré, réussissent là où les écoles classiques ont échoué. L’atelier de Dédougou, a poursuivi la directrice générale de l’enseignement technique et professionnelle, s’inscrit dans le programme d’appui à la modernisation de l’enseignement franco-arabe financé par le fonds fiduciaire de l’union européenne. Ce programme couvre tout le territoire national avec une priorité pour les régions de la Boucle du Mouhoun, des Hauts-Bassins, du Nord et du Sahel. Il est prévu durer  trente-six (36) mois et va profiter à plus de 30 000 apprenants dont 70% des filles. Pour marquer le début de ce processus, deux centres de formation professionnelle franco-arabe équipés à Djibo et à Nouna dans la province de la Kossi dans la Boucle du Mouhoun, seront opérationnelles d’ici à la rentrée scolaire 2019-2020, à en croire les acteurs du monde éducatif arabophone. Pour l’opérationnalisation de ces centres marquant le début d’un processus, les participants à l’atelier de la cité de Bankuy, pendant 72 heures, ont identifié les filières techniques et professionnelles à enseigner dans ces centres ainsi que les matériels, les appareils, les outils les matières d’œuvre des centres. Les conditions d’accès, la durée de la formation, tout comme le profil des sortants des centres de formation technique et professionnelle ont été aussi passés au peigne fin par les participants. Après les exposés sur la problématique des écoles franco-arabes, les participants ont retenu quelques métiers qu’ils ont jugé bénéfiques aux apprenants. Il s’agit, entre autres, de la maçonnerie, de la construction métallique, la mécanique auto, l’électricité bâtiment et solaire. Ces filières selon le coordonnateur du projet d’appui à l’enseignement primaire bilingue franco-arabe (PREFA), Amadou Sidibé, répondent à des besoins qui s’inscrivent sur le plan national. « Nous avons par exemple besoin entre autres de techniciens qualifiés en bâtiment, des mécaniciens qualifiés en automobile. C’est en ce sens que nous pensons que ces centres franco-arabes viendront satisfaire à des besoins à dimension nationale », s’est félicité Amadou Sidibé. Pour le maire de la commune de Nouna, Issoufou Traoré, les filières identifiées pour le centre de Nouna sont de très bons choix qui viendront apporter un plus aux efforts de développement de sa commune, voire de toute la région de la Boucle du Mouhoun. « Nous accueillons le centre avec une grande joie. Il vient combler un vide en ce sens qu’il va œuvrer dans l’insertion socioprofessionnelle des diplômés arabophones », a-t-il a fait savoir.  Et d’ajouter que les filières retenues pour le centre de Nouna, notamment la mécanique auto, la construction métallique, l’électricité bâtiment et solaire, sont de très bons choix. « On pouvait certes ajouter  d’autres métiers, mais lorsqu’on analyse l’environnement économique et les potentialités de la commune ou de la région, on ne peut que se féliciter de ces choix », s’est réjoui Issoufou Traoré.

Kamélé FAYAMA