10 Gardes de sécurité pénitentiaire rayés des effectifs de la fonction publique // Le plus important échangeur de Ouagadougou inauguré ce 15 novembre 2018 par le président du Faso// La Semaine nationale de l'internet prévue du 20 au 24 novembre // La Côte d'Ivoire remporte le grand prix du président du Faso du meilleur stand pays au SIAO 2018 //  



Rechercher

Suivez-nous

Inscription à la newsletter

Newsletter

Evènements en images

Tour du Faso > voir la galerie

Développement socio-économique des femmes : Plan International investit dans la filière karité

29/08/2018
258

Développement socio-économique des femmes

Plan International investit dans la filière karité

Sapouy (AIB) -L’ONG Plan International a organisé ce jeudi 23 août 2018 à Bakata, un atelier de lancement officiel de son projet « Lifting women and families out of poverty in Bakata ». Les travaux ont été présidés par le maire de Bakata, Sébastien Néboua en présence des directeurs et chefs de service et des bénéficiaires que sont les femmes.

            Comment sortir les femmes de la commune de Bakata de la pauvreté? Cette question préoccupe l’ONG Plan International qui ne cesse de développer des initiatives afin d’offrir des opportunités à cette couche sociale souvent marginalisées. En vue d’améliorer les conditions socioéconomiques de ces femmes, Plan International a initié le projet : « Lifting women and families out of poverty in Bakata ». Ce projet qui couvre les 14 villages de la commune, sera exécuté sur une période de 10 mois (août  2018 à mai 2019). Il est financé par la Fondation Erik Thune (44 millions) et Plan International (16 millions).  Il vise selon son coordonnateur Sylvain Kabré, à développer la chaîne de valeur du karité avec les groupements de femmes qui ramassent les amendes, les femmes transformatrices et les acheteurs du beurre de karité. Ainsi, les femmes pourront être économiquement autonomes et à même de prendre en charge les questions liées à la santé, à l’éducation de leurs enfants notamment la jeune fille et également à la nutrition des enfants de moins de cinq ans à travers le renforcement de leurs compétences, a fait savoir le coordonnateur. Il a abordé certains aspects importants que sont les stratégies de mise en œuvre, les activités programmées, les résultats attendus, les acteurs impliqués et le mécanisme de suivi évaluation et de pérennisation du projet. Comme activités programmées, il a cité entre autres les ateliers de formation, de sensibilisation et de plaidoyer. Celles relatives à la collecte des amendes de karité et à la transformation du beurre, occupent une place de choix. Comme résultats attendus au terme du projet, les femmes seront organisées autour des chaînes de valeur du karité. Ainsi, elles verront leurs capacités renforcées sur les techniques de collecte des amendes, de transformation du beurre et de commercialisation. En somme, elles tireront un meilleur profit de la filière karité. Pour la pérennisation de l’activité, Plan International compte sur son unité de développement qui assurera le suivi post-projet à travers des actions d’accompagnement technique, de réseautage, de communication et de sensibilisation.

            « Les femmes de ma commune ont de la volonté mais manquent de capacités. C’est pourquoi ce projet est un ouf de soulagement et va apporter de la valeur ajoutée à la filière karité », a fait savoir le maire Sébastien Néboua. Après avoir remercié Plan International pour ses multiples interventions dans sa commune, il s’est engagé à accompagner l’union des transformatrices des produits forestiers non ligneux ainsi que les groupements de collecte des amendes de karité. Pour la coordonnatrice du bureau de zone du plan International à Sapouy, Djénéba Balo, la filière karité est porteuse si les acteurs de développement s’y investissent. Elle a donc sollicité l’accompagnement des autorités locales et des partenaires au développement pour la réussite de ce projet qui est une activité de soutien aux femmes de la commune. Elle a par ailleurs exhorté les femmes à travailler avec abnégation afin que ce projet puisse impacter leurs familles, voir toute la communauté. Le représentant de la direction provinciale de la femme, a pour sa part invité les femmes à l’union, à l’entente pour un succès réel du projet. « L’avènement de ce projet, est une concrétisation de notre rêve. Nous allons maintenant sortir de la pauvreté et nos enfants seront mieux scolarisés », ont reconnu Aminata Nignan et Salimata Kanazoé, bénéficiaires de ce projet. Elles ont par ailleurs sollicité le soutien de leurs maris afin de mieux exécuter leurs activités.

                                                                      Yassine SIENOU