Les députés burkinabè ont promis de contribuer à l'effort de guerre contre le terrorisme, à hauteur de 1 million FCFA chacun // Le président du Faso a décidé de la tenue du Conseil supérieur de la défense  désormais chaque deux semaines (Premier ministre) // Le MPP tient du 15 au 27 septembre 2018, sa rentrée politique // Le gouvernement a adopté ce mercredi 12 septembre en conseil des ministres, la liste des produits soumis à autorisation spéciale d'importation et d'exportation // Le gouvernement burkinabè menace de retirer, d'ici à fin septembre 2018, les parcelles non encore mises en valeur dans la Zone d'activés commerciales et administratives (ZACA) de Ouagadougou // 

      




Rechercher

Suivez-nous

Inscription à la newsletter

Newsletter

Evènements en images

Tour du Faso > voir la galerie

Village de Dohoun, dans le Tuy : la disparition de deux fétiches entraine la mort d’un villageois

27/08/2018
235

Village de Dohoun, dans le Tuy

 

La disparition de deux fétiches entraine la mort d’un villageois

                                  

 

Un drame est intervenu, le mardi 21 août 2018 à Dohoun,  un village de la commune de Houndé. Trois jeunes du village accusés d’actes de vandalisme et de pillage de  lieux de culte traditionnel, ont été bastonnés par des villageois faisant un mort et deux blessés.

 

 

Trois jeunes ont été passés à tabac par des villageois à Dohoun, dans la commune de Houndé. Malheureusement, l’un en est mort dans la matinée du mardi 21 août 2018 et les deux autres se trouvent dans un état critique. Les victimes membres d’une église nouvellement installée dans le village sont accusées d’avoir vandalisé et pillé les fétiches du village. Selon des témoignages recueillis à Dohoun, en tout, ce sont deux fétiches qui auraient disparu. Le premier fétiche saccagé, se trouvait sur la place publique du village. Quant au second, fétiche dénommé « do »,il était installé à l’intérieur de la forêt sacrée du village. Tous non pas encore été retrouvés, ont indiqué les villageois. A les en croire, ces fétiches n’ont jamais fait auparavant l’objet d’un quelconque « viol » ni « irrespect ». Et mieux, ces objets de culte sont les fétiches de protection du village de Dohoun, ont-ils poursuivi. Selon René Kahoun, oncle du défunt, c’est le mardi matin, jour de la tabaski, que ses beaux-parents (les auteurs du drame : ndlr) sont venus lui annoncer la mort de son neveu, Alexis Kahoun, marié et père de deux enfants. « Les villageois ont soutenu avoir interrogé les jeunes et que notre fils a avoué que c’est lui qui a pris le fétiche du « do » mais disent ignorer que cela tournerait au drame », a relaté René Kahoun, l’air affligé. Le 23 août 2018, à notre arrivée, un calme règne au village. Nestor Kahoun, directeur de cabinet du ministère de la culture, par ailleurs, fils du village de Dohoun, y était à la demande du ministre en charge de la culture, Abdoul Karim Sango. Nestor Kahoun a déploré le drame et condamné le pillage suivi du vol des deux fétiches, qui selon lui, « contribuent à l’appauvrissement du patrimoine culturel ». Il a, par ailleurs,  appelé la population à préserver la cohésion sociale et la paix dans le village, seul gage d’un développement durable. L’ancien ministre de l’information, Joseph Kahoun, natif de Dohoun,  que nous avons rencontré à son domicile a souhaité, que les villageois transcendent le drame survenu et qu’ils continuent de vivre ensemble. Selon lui, les autorités ont pris en main le problème, c’est donc à eux d’établir la vérité des faits et d’en  tirer les conséquences et non pas aux citoyens de le faire. La brigade territoriale de la gendarmerie de Houndé alertée s’est aussitôt rendue sur les lieux pour les constatations. Elle aurait interpelé puis auditionné plusieurs individus pour les besoins de l’enquête.

 

                                               Babou Eric BAZIE

 (AIB-Tuy)