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Parcours atypique d’un jeune talibé : de la rue à l’internat

19/07/2018
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Parcours atypique d’un jeune talibé

De la rue à l’internat

Sapouy (AIB) - Agé de 19 ans, le jeune Ibrahim Barry dit Korka est élève en classe de 1ère dans un  internat à Bobo Diallasso. Séparé de sa famille depuis l’âge de 5 ans pour des études coraniques au Mali, il a retrouvé ses parents biologiques le vendredi 13 juillet 2018 grâce à l’intervention de la direction provinciale de la femme, de la solidarité nationale et de la famille du Ziro.

        La joie de Ibrahim Barry et de ses parents était grande ce vendredi 13 juillet 2018 à la direction provinciale de la femme, de la solidarité nationale et de la famille du Ziro. Après moult recherches au Mali, à Banfora et à Bobo Dioulasso, les parents de Ibrahim Barry pensaient que leur fils ne vivait plus et avaient perdu espoir. Selon son père Djadji Barry, son fils et un de ses oncles, ont été conduits en 2004 au Mali pour des études chez un maître coranique. Un an après leur séjour, les conditions difficiles et précaires ont amené l’oncle et d’autres talibés à fuir le Mali pour rejoindre leurs parents au Burkina, précisément à Faro dans la commune de Sapouy. Ibrahim Barry qui était si petit, n’a pas pu suivre la troupe et est donc resté aux côtés de son maître. Partis à sa recherche en 2008 chez son maitre coranique, les parents de Ibrahim Barry n’ont pas pu le retrouver. Les communiqués à Bobo et à Banfora sont aussi restés sans suite. Dans son récit, Ibrahim Barry affirme s’être égaré lors d’une de ses sorties de mendicité. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé à Banfora et récupéré par une bienfaisante dame au nom de Awa Sanou. Cette dernière qui l’a considéré comme sa pupille, l’a inscrit au CPI et s’est bien occupée de lui jusqu’à l’obtention de son CEP et de son BEPC. Malheureusement en 2016, sa tutrice décède et il fut à nouveau récupéré par la petite sœur de cette dernière. Cette deuxième bienfaisante dame au nom de Biba Sanou, l’a inscrit à l’internat à Bobo Dioulasso depuis l’année scolaire 2016-2017 pour poursuivre mon second cycle. « Depuis deux ans, je suis à la recherche de mes parents biologiques et personne ne semblait s’intéresser à ma situation », a confié ce jeune homme. « Profitant de ces vacances scolaires, j’ai demandé la permission pour me rendre à Sapouy pour continuer les recherches », a-t-il ajouté.  Le directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale et de la famille du Ziro, Emmanuel Zongo et son staff technique, ont donc déclenché un mécanisme d’alerte avec des communiqués à la radio Loudon. A travers les descriptions, un groupe de parents s’est senti concerné et s’est précipité à la direction provinciale de l’action sociale ce vendredi 13 juillet. Le jeune homme a vite reconnu son oncle avec qui ils étaient au Mali chez le maître coranique. Après des échanges et des témoignages concordants en langue (Dioula) puisque le jeune homme ne comprend plus sa langue maternelle (peulh), les liens familiaux ont été rétablis. Le directeur Emmanuel Zongo et son staff technique ont procédé aux formalités d’enregistrement et à une prise en charge psychologique pour une parfaite réintégration du jeune homme dans sa famille. Les parents de ce dernier manquaient de mots pour remercier tous ceux qui ont contribué à retrouver leur fils.

                                                           Yassine Siénou