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Sortie discographique : Adama Dramé s'insurge contre l'immigration clandestine

10/07/2018
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Sortie discographique 

Adama Dramé s'insurge contre l'immigration clandestine  

L’artiste percussionniste Adama Dramé et son groupe Foliba ont présenté, lors d’une conférence de presse tenue le vendredi 27 juin 2018 au centre Sindi international à Bobo-Dioulasso, leur dernière sortie discographique de deux titres.

 

C'est un Adama Dramé véritablement remonté contre les pouvoirs publics que les parents, artistes, amis et hommes de médias ont eu à découvrir le vendredi 27 juin 2018 au centre Sindi international, lors de la présentation de son nouvel opus intitulé « Immigration ». En effet, l’artiste percussionniste burkinabè qui totalise 52 ans de carrière, a présenté à la presse le fruit « des 10 mois de travail acharné ». C’est un album de deux titres chantés en langue dafing et en français, avec comme thèmes, « L’immigration »et « La vie chère ». « C’est au cours d’un de mes voyages à Paris que j’ai été choqué par les conditions de vie déplorable de mes frères africains », a expliquéAdama Dramé.  D'autre part, il dit avoir constaté que les choses ne bougent pas au Burkina Faso et que chez lui à Nouna, « une famille ne peut plus avoir trois repas par jour »  comme de par le passé,d'où son indignation. Selon l’artiste Adama Dramé, cet album est une interpellation aux pouvoirs publics pour qu'ils « se penchent sérieusement sur la situation sociale du pays ». Parlant des conditions dans lesquelles l'album a été réalisé, il a fait cas des obstacles multiples qu'il a dû franchir pour aboutir à ces deux titres: « C’est avec la peur que j’ai pu réaliser cet album. Je suis heureux de le voir produit ». Sur la question épineuse de l’immigration, l’artiste dit vouloir envoyer un cri de détresse aux politiques car selon lui, « des milliers de jeunes africains perdent la vie en voulant effectuer cette longue traversée au risque de leur vie ». Il a souhaité que des mesures fermes soient prises par les dirigeants afin que « la vie de ces jeunes africains qui recherchent un mieux-être soit préservée ». Quant aux conditions de vie que subissent les Burkinabè au quotidien, Adama Dramé a affirmé ne pas comprendre la politique menée par les différents gouvernements. « Les Burkinabè continuent de souffrir et de tirer le diable par la langue ... par la queue », a-t-il lancé, martelant que cette situation doit cesser et que « Plus rien ne soit comme avant ». Pour le moment, Adama Dramé n’a pas annoncé de concerts en vue encore moins de tournées, mais a souhaité que « ce bébé » qui vient de naitre puisse être écouté partout, et que cela contribue à un changement de mentalité des gouvernants.

 

Thierry SAWADOGO

Samiratou ZOROME

(Stagiaires)