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Formation des adolescents et adolescentes :les droits de l’enfant enseignés à des scolaires de Zorgho

29/06/2018
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Formation des adolescents et adolescentes

Les droits de l’enfant enseignés à des scolaires de Zorgho

Zorgho, (AIB) - Le Réseau de défense des droits humains du Ganzourgou (RDDH-G), grâce à l’appui de la socité Orezone Bomboré SA et par l’entreprise Dynamik service, a mené un plaidoyer auprès des élèves des lycées et collèges de Zorgho et des leaders d’opinion de la province sur les droits de l’enfant et la responsabilité parentale, le 12 juin dernier. Ce fut dans la salle de réunions de la mairie de Zorgho, sous la présidence du haut-commissaire, Robert Zoungrana.

La famille est la cellule de base de toute société et les parents doivent y éduquer leurs enfants. Mais le constat est que dans de nombreuses familles, aussi bien à revenus réguliers qu’irréguliers, les parents ont démissionné de leur rôle d’éducateurs, privant ainsi plusieurs enfants de leurs droits fondamentaux. Selon Emmanuel Wangraoua, coordonnateur du Réseau de défense des droits humains du Ganzourgou, ces parents qu’il qualifie de « pères manquants » utilisent leurs revenus à d'autres fins et adoptent des comportements qui ne favorisent pas l'éducation de leurs enfants.

C’est alors pour améliorer la protection des enfants et contribuer à construire une jeunesse forte et responsable que le RDDH-G a initié ce projet de sensibilisation et de plaidoyer. L’atelier a alors regroupé plus de 90 personnes constituées d’élèves des lycées et collèges de la ville de Zorgho, des responsables coutumiers et religieux, des chefs de services, des préfets et des représentants des maires de quelques communes.

Le haut-commissaire, dans son mot introductif, a salué l’initiative de l’activité et a invité les participants à des échanges francs pour mieux comprendre le problème et y proposer des solutions. Il a, au nom du réseau, remercié les partenaires dont l’appui a permis la tenue de cette activité.

Ainsi, Boukaré Zapsonré, directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale et de la famille du Ganzourgou, a livré trois communications aux participants. La première a porté sur les droits de l’enfant. Il y a défini les concepts famille, parents, enfant, droits et devoirs de l’enfant, éducation, paternité responsable. Pour lui, le bon parent est celui qui a conscience de son rôle d’éducateur, de formateur de l’enfant. Il doit avoir un esprit de responsabilité, de sagesse et doit être à l’écoute permanente des membres de sa famille. Il connaît les préoccupations des membres de sa famille et travaille à les satisfaire.

La deuxième communication, quant à elle, a porté sur les devoirs des parents dans l’éducation des enfants. Les échanges qui ont suivi ont permis aux participants de poser des questions relatives entre autres aux limites de la vie privée des enfants, à la nécessité de l’éducation civique et morale dans tous les ordres d’enseignement. La communication sur la famille monoparentale et ses conséquences dans l’éducation des enfants, partie des résultats d’une enquête menée par l’Association « être maternelle » aux orphelins et enfants vulnérables (AEMOEV), a permis de voir l’ampleur de la situation.

Pour finir, les participants ont formulé des recommandations pour réduire le nombre de familles monoparentales, causes d’échecs éducatifs, renforcer les capacités des familles à mieux s’occuper de l’éducation des enfants et pour plus d’implication des autorités dans la protection des familles. L’on retient alors de ces recommandations, la lutte contre la pauvreté, la sensibilisation des parents à prendre conscience des méfaits d’une famille monoparentale, la relecture des textes pour les adapter à nos réalités. A la clôture, le haut-commissaire a félicité les élèves particulièrement pour leur participation active aux débats. Il leur a donné des conseils avisés pour réussir dans la vie.

 

Moïse SAMANDOULGOU