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Le gouvernement burkinabè veut instaurer l’équité et la justice en remettant à plat les salaires

12/06/2018
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Burkina-Administration-Réforme

Le gouvernement burkinabè veut instaurer l’équité et la justice en remettant à plat les salaires

Ouagadougou, 12 juin 2018, (AIB)- Le Premier ministre burkinabè Paul Kaba Thiéba a affirmé mardi, à l’ouverture de la conférence sur la remise à plat des salaires des fonctionnaires, que cette rencontre vise à reformer l’administration publique burkinabè, afin de résoudre les questions d’inégalités et d’injustices entre travailleurs publics de l’Etat.

«L’objectif recherché à travers la conférence des forces vives de la nation sur le système de rémunération des agents publics de l’Etat est de reformer notre fonction publique en s’appuyant sur trois principes majeurs : l’équité et la justice, la soutenabilité des finances publiques et la solidarité », a indiqué, le chef du gouvernement, Paul Kaba Thiéba.

Le Premier ministre s’exprimait mardi à Ouagadougou, à l’occasion de l’ouverture de la conférence des forces vives, sur la rationalisation du système de rémunération des agents publics de l’Etat.

Selon M. Thièba,  cette seconde phase du dialogue entamé le 28 février dernier, a pour enjeu central de refonder le contrat social avec les travailleurs  et d’assurer la pérennité de l’administration publique.

D’après lui, la rencontre de trois jours, (12 au 14 juin 2018) entend également se plancher sur la maîtrise des dépenses de fonctionnement afin de dégager les ressources nécessaires au financement des investissements productifs.

Le chef du gouvernement a expliqué que la réforme du système de rémunération des fonctionnaires va permettre d’adapter  la masse salariale liée aux contraintes budgétaires.

« Le sort de la génération actuelle et future va se dessiner au cours de cette conférence avec les forces vives de la nation », a- t-il soutenu.

Il a signalé que  l’équité et la justice étant les principes fondateurs de la fonction publique, les agents recrutés avec un même niveau de qualification, devraient bénéficier de rémunérations égales sinon comparables.

De son avis, au regard des recettes fiscales et de la richesse nationale, la masse salariale doit être maitrisée pour une administration publique efficace et pérenne.

Paul Kaba Thiéba a laissé entendre que le principe de la solidarité se construit autour d’un consensus sur des « inégalités raisonnables » et appelle chaque agent à accepter ou à concéder certains avantages pour la recherche d’une cohésion.

A l’écouter, son gouvernement s’est efforcé à apporter des réponses idoines, au cas par cas, face  à la recrudescence sans précédent des revendications salariales des agents de la fonction publique.

Pour lui, il s’agit de changer de stratégie de gestion du système de rémunération des travailleurs pour une administration efficiente et opérationnelle.

«Notre service public est le reflet de notre histoire. Nous devons à tout prix le préserver, le moderniser et le transmettre aux générations futures », a-t-il soutenu.

S’exprimant au nom des cinq centrales syndicales et de vingt-un syndicats autonomes, Olivier Guy Ouédraogo a salué l’initiative de l’Etat, première du genre et qui contribuera selon, à l’apaisement du climat social au Burkina.

Il a souligné qu’à travers cette rencontre, les décideurs politiques veulent une fois de plus, résoudre les grands défis qui se posent à la nation.

Il a par ailleurs, déploré la non-participation de la coordination des syndicats de la fonction publique  à la conférence, car dit-il, le Burkina doit se construire avec les divergences d’opinions.

«Nous souhaitons une conférence ouverte et sans tabou et qui permettra de résoudre l’épineuse question du traitement salarial des agents publics de l’Etat», a conclu M. Ouédraogo.

Agence d’Information du Burkina

no/ata