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Lutte contre les pires formes de travail des enfants : des acteurs se concertent à Boussé

17/04/2018
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Lutte contre les pires formes de travail des enfants

Des acteurs se concertent à Boussé

Boussé, (AIB) - Les 26 et 27 mars 2018, l’Association pour la promotion et le développement paysan Kog-liyan (APDPK) a organisé un cadre de concertation qui a réuni, à Boussé, les principaux acteurs d’intermédiation sociale. Cette rencontre avait pour objet de susciter des échanges et des réflexions sur les mécanismes de lutte contre le travail des enfants sur les sites d’orpaillage artisanaux du Kourwéogo.

L’Association pour la promotion et le développement paysan Kog-liyan (APDPK) a tenu, à Boussé, un atelier de concertation, les 26 et 27 mars 2018. Pour Naba Sonré, président de l’association, le phénomène de l’exploitation traditionnelle des sites aurifères prend une ampleur préoccupante dans la province, en raison de facteurs tels que la pauvreté, le manque d’opportunités de formation professionnelle pour les jeunes et l’insuffisance de l’offre scolaire. Le présent atelier, a-t-il précisé, vise à susciter des réflexions afin d’identifier les mécanismes efficaces de lutte contre le travail des enfants sur les sites d’orpaillage traditionnels ainsi que la définition de stratégies d’opérationnalisation de ces mécanismes. Dans le même sens, Orokia Onadja /Barro, haut-commissaire la province du Kourwéogo, a souligné que le gouvernement burkinabè et ses partenaires sont conscients des dangers auxquels les mineurs sont exposés sur les sites d’orpaillage artisanaux. Malgré l’existence d’instruments juridiques nationaux et internationaux protégeant les enfants contre les pires formes de travail, des efforts restent à faire, a-t-elle dit. Aussi a-t-elle appelé les participants à s’investir pour assurer plus de succès au projet d’amélioration de l’insertion socio-professionnelle des jeunes de 9 à 16 ans travaillant sur les sites d’orpaillage traditionnels. Albertine Ouédraogo, directrice régionale en charge de la Promotion des droits humains du Plateau central, a entretenu l’assistance sur deux aspects de la question. Le premier portant sur les droits de l’enfant et le cadre juridique de lutte contre les pires formes de travail des enfants ; le second, sur le rôle des différents acteurs dans la protection des enfants contre l’utilisation de ceux-ci dans les sites d’orpaillage. Après avoir formulé des recommandations pour le renforcement des dispositifs de motivation et de dissuasion existants, les participants se sont engagés, chacun selon ses compétences, à accompagner l’association pour la réalisation du projet.

 

Daouda BARRO