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Grand prix national des arts et des lettres: une quatrième nuit très instructive

30/03/2018
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Grand prix national des arts et des lettres

Une  quatrième nuit très instructive

La quatrième nuit du Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL), catégorie Arts du spectacle, a eu lieu dans la soirée du mardi 27 mars 2018 à la Maison de la culture Monseigneur Anselme Titianma Sanon de Bobo-Dioulasso. L’immigration clandestine, la musique et la danse étaient au menu de la soirée.

Pendant plus de trois heures, se sont succédé douze prestations d’artistes et groupes qui ont fait montre de leurs talents dans les deux catégories du GPNAL, à savoirles expressions culturelles modernes en compétition et les expressions culturelles traditionnelles non en compétition. Le public venu pour assister à l’événement, a pu apprécier dans la catégorie expression culturelle moderne, un orchestre, un slameur, une création chorégraphique, et dans la catégorie des expressions culturelles traditionnelles, deux vedettes de la chanson traditionnelle, deux chœurs populaires, deux musiques traditionnelles instrumentales, trois danses traditionnelles/pool adulte. La soirée a démarré par l’ensemble artistique Taléart avec le genre orchestre, et  a été bouclée par l’ensemble artistique Wakat qui a présenté une création chorégraphique portant sur la dénonciation de l’esclavage. La chorégraphie relate l’histoire d’un jeune nommé Amadou, qui a économisé pendant des années afin d’aller clandestinement en Europe. La torture, la faim, la soif, l’humiliation ont émaillé sa traversée dans le désert jusqu’au jour où il pensait que c’était la fin de son calvaire, mais une révolte éclate entre les migrants et les passeurs. Tous les migrants sont abattus. Parmi les spectateurs de cette soirée, se trouvait la présidente-fondatrice du Festival international des musiques du monde et des arts d’Afrique (WOMAAF), Elise Dintchen-Coucke, qui a affirmé que la soirée a été riche en enseignements. « On a vu une troupe qui fustige l’immigration, qui de par sa belle chorégraphie, démontre à la jeunesse que ça ne vaut pas la peine de sacrifier sa vie, de perdre sa vie car tout est en Afrique. », a-t-elle expliqué.

Wurotèda Ibrahima SANOU