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Procès du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina: L’audience reprend le 21 mars (médias)

08/03/2018
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Procès du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina: L’audience reprend le 21 mars (médias)

Ouagadougou, 8 mars 2018 (AIB) L’audience relative au putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso, suspendue quelques heures après son ouverture le 27 février dernier à cause du retrait des avocats de la défense, va reprendre le 21 mars prochain, a-t-on appris jeudi, de sources médiatiques.

Selon le journal en ligne Burkina24.com qui dit détenir l’information de sources judiciaires, «les 84 accusés dans le procès du Coup d’Etat de septembre 2015 reviendront (le mercredi 21 mars 2018) devant le tribunal pour leur procès».

L’on se souvient que le procès avait débuté le mardi 27 février 2018, dans la matinée, au tribunal militaire de Ouagadougou dont la salle d’audience est délocalisée, pour la circonstance, à la salle des Banquets de Ouaga 2000.

Le même jour dans la soirée, l’audience du jour avait été suspendue parce que les avocats de la défense ont contesté la légalité du tribunal et ont quitté la salle pour protester contre la décision du président du tribunal, Seydou Ouédraogo de poursuivre l’audience.

Ainsi, le procès a été  suspendu, alors que l’on était qu’à l’étape  du choix des juges accesseurs.

Les accusés au nombre de 84 dont 66 militaires et 18 civils, sont poursuivis pour «attentat à la sûreté de l’Etat, meurtre, coups et blessures volontaires, dégradation de biens appartenant à autrui, trahison, incitation à commettre des actes contraires au règlement et à la discipline, violence et voies de fait sur autrui, ou de complicité de ces infractions».

Le coup d’Etat du 16 septembre 2015 au Burkina Faso avait fait 15 décès et 114 blessés, selon la Coordination des associations pour l’assistance et le secours populaire (CAASP).

Les enquêtes consécutives au putsch manqué avaient permis l’interpellation d’une centaine de personnes dont la plupart ont, par la suite, été blanchies ou ont bénéficié d’une liberté provisoire.

Le général Gilbert Diendéré, considéré comme le  cerveau du coup d’Etat, est toujours détenu à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA).

Quant au général Djibrill Bassolé, l’autre accusé de renom, il est assigné  en résidence surveillé depuis le 11 octobre 2017, après avoir passé deux ans à la MACA.

Agence d’information du Burkina

ak