Le président du Faso a décidé de la tenue du Conseil supérieur de la défense  désormais chaque deux semaines (Premier ministre) // Levée (très bientôt) des mesures de suspension des regroupements de chauffeurs routiers et des transporteurs suspendus en fin août dernier// Plus de 400 présumés terroristes ont été arrêtés (Ministre de la Sécurité) // Le MPP tient du 15 au 27 septembre 2018, sa rentrée politique // Le gouvernement a adopté ce mercredi 12 septembre en conseil des ministres, la liste des produits soumis à autorisation spéciale d'importation et d'exportation // Le gouvernement burkinabè menace de retirer, d'ici à fin septembre 2018, les parcelles non encore mises en valeur dans la Zone d'activés commerciales et administratives (ZACA) de Ouagadougou // 

      




Rechercher

Suivez-nous

Inscription à la newsletter

Newsletter

Evènements en images

Tour du Faso > voir la galerie

Gestion des zones minières : des élus locaux formés à Bobo-Dioulasso

06/03/2018
1 151

Gestion des zones minières

Des élus locaux formés à Bobo-Dioulasso

La Chambre des mines du Burkina (CMB) a organisé du 21 au 23 février 2018 à Bobo-Dioulasso, un atelier de formation au profit des élus locaux. Plus d’une soixantaine de participants ont été outillés sur la gestion des situations liées à l’exploitation minière.

 

Comment maximiser la rentabilité du secteur minier pour les localités abritant les mines industrielles ? C’est la problématique qui a réuni des acteurs du secteur miniers et des élus locaux, du 21 au 23 février à Bobo-Dioulasso. C’était à la faveur d’un atelier de formation initié par la Chambre des mines du Burkina (CMB), au profit des responsables des communes et régions abritant des mines. Ce sont au total plus d’une soixantaine de participants composés de maires, de présidents de Conseils régionaux ainsi que des membres d’associations, qui ont participé à ce colloque de trois jours. Le directeur exécutif de la CMB, Toussaint Bamouni a d’entrée de jeu, laissé entendre que l’aspect conflictuel de l’exploitation minière a longtemps été mis en exergue, et que l’objectif de la Chambre est de changer cette étiquette. « Les manchettes des journaux ne présentaient que les conflits dans les mines », a-t-il regretté, avant d’ajouter que la CMB veut montrer que la mine est une opportunité de développement  pour les communes qui les abritent.

 

Tout le monde ne peut pas travailler dans la mine

 

« Tout le monde ne peut pas travailler dans la mine, mais peut bénéficier de la mine, en lui fournissant des biens et des services », a expliqué M. Bamouni, toute chose qui a ravi le maire de Houndé, Boureima Gnoumou dont la commune a connu récemment l’installation d’une nouvelle mine d’or. « Cette formation est la bienvenue, parce qu’elle va renforcer la capacité des élus qui font face quotidiennement à des situations liées à l’exploitation minière», a dit le bourgmestre de Houndé. Le représentant de l’Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF), Ibrahim Ag Attahir a salué le partenariat qui existe entre leur structure et la Chambre des mines. Il a par la même occasion, fait savoir qu’en 2017, une rencontre entre les sociétés minières et les maires desdites communes avait recommandé l’instauration de dialogue permanente entre les maires et la Chambre des mines. C’est le directeur de cabinet du ministre en charge des mines, Lamourdia Thiombiano qui a présidé l’ouverture de l’atelier. Tout en louant cette initiative de la CMB, il a déclaré que le gouvernement porte une attention particulière, et accorde un traitement spécifique aux zones minières. Les participants ont eu droit à trois communications, à savoir le cycle de vie d’un projet minier, la fiscalité minière, la gestion environnementale dans les mines, ou encore la responsabilité sociale des entreprises dans le développement local, le rôle du maire d’une commune minière, la gestion ou la prévention des conflits en zones minières.

 

Un secteur plein d’opportunités

 

Le vice-président de la CMB, Adama Barry a été l’un des communicateurs. Il a entretenu les élus locaux sur «Le cycle de vie d’un projet minier ». « Un projet minier commence par l’exploration minière, puis s’ensuit l’exploitation, et la dernière étape est la fermeture et la réhabilitation de la mine »,a-t-il brièvement expliqué. Le  secteur minier, a poursuivi M. Barry, est un secteur à risque certes, mais qui offre d’importantes opportunités qu’on n’a malheureusement pas fini d’exploiter au pays des hommes intègres. Il a fait remarquer que seule la contribution en termes de taxes de ce secteur est malheureusement visible pour la plupart des citoyens. « Les taxes ne représentent que 10 à 15 % du chiffre d’affaires d’une société minière », a révélé le vice-président de la CMB. Ce qui, à ses yeux, rapporte vraiment à l’Etat, ce sont les approvisionnements en biens et services qui, a-t-il estimé, représentent 50 à 60% du chiffre d’affaires d’une société minière.

 

Alpha Sékou BARRY