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Au coin du palais

28/02/2018
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Au coin du palais

 

* Il appâte deux mineures avec de l’argent pour les violer

D.K. a comparu le mardi 27 février 2018 devant le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso, pour viol et séquestration de S.R. et K.C., deux mineures âgées respectivement de 14 et 12 ans. Les faits se sont déroulés les 23 et 24 janvier 2018 à Bobo-Dioulasso. Le prévenu a reconnu à la barre, avoir hébergé les deux fillettes dans la nuit du 23 au 24 janvier. Mais, il a nié en bloc, avoir tenté d’abuser d’elles. Il a affirmé que les fillettes sont parties seules de chez lui, dès le lendemain matin. Mais la version des victimes est toute autre. « Il nous a dit de le suivre chez lui pour qu’il nous donne de l’argent. Et une fois chez lui, il nous a fait entrer dans sa maison,a refermé sa porte, avant de nous déshabiller », a timidement confié l’une des victimes. Le procureur, au cours de l’instruction, a souligné l’incohérence des actes posés par le prévenu. Pour lui, il est incompréhensible que quelqu’un qui vole au secours de deux fillettes en détresse dans la rue, ne soit pas en mesure de les raccompagner chez leur tutrice le lendemain. Le ministère public s’est ainsi convaincu que les faits de séquestration sont caractérisés. Le viol, par contre ne l’est pas, au dire du procureur car, a-t-il dit, le certificat médical atteste que l’hymen de la présumée violée est intact. Il a donc demandé de requalifier les faits de « viol » en « attentat à la pudeur ». De le déclarer coupable et de le condamner à 24 mois de prison ferme. A la délibération, le Tribunal a requalifié les faits de viol en « attentat à la pudeur », avant de reconnaitre D.K. coupable. Il a condamné D.K. à 24 mois de prison ferme. Quant aux faits de séquestration, le Tribunal s’est déclaré incompétent.

 

* Le policier et le chauffeur de camion brûleur de feu

A.B. est un conducteur de camion de benne domicilié à Bobo-Dioulasso. Il est prévenu des faits de coups et blessures volontaires sur A.O., un agent de la police municipale. Selon la victime, le prévenu a brûlé le feu tricolore sur l’avenue de l’Union européenne. Sommé par des agents de police en service de s’arrêter, il n’a pas obtempéré. C’est pourquoi un des policiers l’a poursuivi et rattrapé dans « une zone non-lotie » du secteur 24. Ayant retrouvé le camion stationné, le policier a, à travers la portière, ordonné au conducteur « fuyard » de descendre du véhicule. Non content de ne toujours pas obtempérer, A.B. a redémarré le camion et repris sa fuite. A.O., qui  s’était agrippé à la portière du camion, a lâché prise. Il est tombé, et cette chute lui a occasionné la fracture d’un membre inférieur. Pour le procureur, les faits de coups et blessures volontaires sont caractérisés. Il a ainsi requis 5 ans de prison ferme et une amende ferme de 1 500 000 de FCFA contre le prévenu. La défense du prévenu a convenu que son client est fautif car n’ayant pas obtempéré aux injonctions des policiers. Cependant, elle n’a pas reconnu les faits de « coups et blessures volontaires ». « Votre décision ne doit pas servir d’exemple, mais de répression », a-t-il plaidé. Avant de demander une peine avec sursis, en guise de clémence pour son client. Le verdict ne sera pas connu le même jour, car le Tribunal a mis le dossier en délibéré pour le 6 mars prochain.

Alpha Sékou BARRY