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Procès du putsch manqué : Des OSC demandent que le droit soit dit

27/02/2018
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Burkina Faso-Putsch-Procès

Procès du putsch manqué : Des OSC demandent que le droit soit dit

Ouagadougou, 27 fév. 2018 (AIB) – Les Organisations de la société civile (OSC) présentes mardi à Ouagadougou, à l’ouverture du procès du putsch manqué du 16 septembre 2015, ont demandé une justice équitable pour tous, a-t-on constaté.

Pour un des membres fondateurs du Mmouvement «Le balais citoyen», Serge Bambara alias Smokey, «aujourd’hui c’est un jour mémorable. Ça fait plus de deux ans que les victimes de ce putsch attendent le procès. Nous attendons qu’il y ait un procès équitable et que le droit de chacun soit respecté et que toute la vérité soit dite sur ce qui s’est vraiment passé».

Il ajoute que «cela va constituer un début de pansement sur les plaies des victimes. Nous faisons confiance à la justice burkinabè et c’est à elle de montrer qu’elle est capable de dépoussiérer tout ce qu’on pouvait avoir comme doute sur les questions de justice».

Pour cet artiste engagé, «c’est un procès suffisamment important, une occasion enfin donnée à la justice burkinabè pour qu’elle puisse taper du poing sur la table et démontrer qu’il n’y a pas une justice à deux vitesses au Burkina».

Un membre du Mouvement plus rien ne sera comme avant (MPRESCA) Mansourou Guiro, pancarte en main devant la salle des banquets qui abrite le procès, explique que « nous voudrions dire au juge de dire le droit pour satisfaire tout le monde. Nous avons fait l’insurrection, nous avons marché contre ce coup d’Etat et aujourd’hui certains sont morts. Nous ne voulions donc pas un jugement tronqué afin de permettre le repos de l’âme des disparus».

Pour Adama Kamboné dit «général» de l’Association des blessés du coup d’Etat, qui se dit «résistant», a déclaré avant l’ouverture du procès qu’il veut que «la lumière soit faite sur ce putsch manqué».

Il dit savoir qu’il «y a des juges qui sont corrompus et il y en a qui ne le sont pas. Nous voudrions donc dire de rendre ce procès équitable».

Son ami Ibrahim Zapsonré, activiste de la même association, témoigne qu’il était également dans la rue pour dire non au coup d’Etat. « Nous sommes encore venus pour faire passer notre message à savoir «réclamer la justice».

Le procès qui s’est ouvert ce mardi à Ouagadougou, a vu les avocats de la défense claquer la porte pour remettre en cause la légalité de la juridiction qui dirige ce jugement. Le procès a donc été suspendu.

Agence d’information du Burkina

as/ak