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Institut des jeunes sourds du Faso: une journée porte-ouverte sous le signe de l’éducation inclusive

26/02/2018
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Institut des jeunes sourds du Faso

 

Une journée porte-ouverte sous le signe de l’éducation inclusive

 

L’Institut des jeunes sourds du Faso a organisé, le jeudi 15 février 2018 à Bobo-Dioulasso, une journée porte-ouverte. Elle a été l’occasion pour les responsables de l’établissement, de plaider au renforcement de l’éducation inclusive. 

 

L’Institut  des jeunes sourds du Faso, a ouvert ses portes au public, le jeudi 15 février 2018. Situé au secteur 6 (quartier Kuinima) de Bobo-Dioulasso, cette structure, depuis sa création le 10 octobre 1987, fait de l’éducation et de la réinsertion des enfants malentendants, son cheval de bataille, selon ses responsables. L’école compte 6 classes au primaire et une maternelle, et a accueilli et formé à ce jour, 1 200 pensionnaires. En plus de bénéficier d’un cursus scolaire normal, nombreux de ses pensionnaires en fin de cycle primaire bénéficient d’une formation professionnelle dans les métiers de la coiffure, de la couture, de la calligraphie, de la menuiserie, et de la soudure. Cela fait 28 ans que Françoise Sawadogo, enseignante à l’IJSF, tient une classe de maternelle, avec un effectif de six élèves. Mme Sawadogo affirme  que l’ambiance est bonne avec les enfants, dont trois malentendants. Selon le directeur de l’IJSF, Salam Ouédraogo, cette journée constitue une occasion pour le public de s’informer sur ce que fait l’IJSF avec l’accompagnement de ses partenaires financiers. « L’objet de cette journée est de montrer au grand public ce que l’Institut fait avec ces enfants», a indiqué Salam Ouédraogo.

 

Une potentialité à valoriser

 

Ladite journée permettra aussi à l’opinion, a poursuivi le directeur de l’Institut, de voir que les enfants malentendants ont une potentialité qu’il faut valoriser. Et cela, a-t-il dit, pour pouvoir  susciter en fin de compte, un changement de comportement vis-à-vis des enfants en situation de handicap. Les résultats engrangés par l’IJSF, à écouter Salam Ouédraogo, sont certes appréciables, mais toujours insuffisants. Il reste donc, selon lui, des difficultés à relever, vu le nombre croissant des enfants en situation de handicap auditif. Ces difficultés se résument entre autres, à l’insuffisance de personnel spécialisé, et surtout de partenaires techniques et financiers. M. Ouédraogo a souligné qu’à ce jour, l’Institut n’a qu’un seul partenaire technique et financier, l’Organisation non gouvernementale (ONG) Light for the world. Un partenaire qui, d’ailleurs vient de doter l’établissement d’une salle informatique et d’une bibliothèque équipée, dont l’inauguration a eu lieu le même jour. Le montant de ces investissements est estimé à plus de 6 millions de FCFA. Le représentant national de Light for the world, Elie Bagbila a fait savoir que leur ONG est partenaire avec l’Institut depuis 2009. Ce partenariat, a-t-il confié, vise à transformer l’IJSF en un centre de ressource en éducation inclusive. « Aucun enfant burkinabè ne doit rester sans accès à l’école par le simple fait d’une différence physique, mentale, sensorielle, ou intellectuelle », a-t-il clamé. Le parrain de cette journée porte-ouverte, Célestin Koussoubé, a aussi plaidé pour que l’éducation inclusive soit une réalité nationale. Et cela, a-t-il conclu, nécessite une modification significative des conduites de l’organisation scolaire et des individus qui en font partie.

Alpha Sékou BARRY