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Région du Sud-Ouest: un cadre pour mettre fin aux conflits générationnels

20/02/2018
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Région du Sud-Ouest

 

Un cadre pour mettre fin aux conflits générationnels

 

Le Centre pour le dialogue humanitaire au Burkina Faso, a mis en place un cadre intergénérationnel de dialogue et de médiation, le 7 février 2018 à Gaoua. Il s’agit d’un laboratoire pour les solutions aux divers sujets de tension intergénérationnelle.

 

C’est dans le cadre du projet « La voix des jeunes du Sahel – Dialogue entre jeunes et institutions », cofinancé par l’Union européenne et le Royaume du Danemark, qu’une série de cadres intergénérationnels de dialogue et de médiation seront mis en place dans les cinq régions d’intervention de ce projet. Afin de remédier l’absence d’un cadre de dialogue entre les jeunes et les ainés (deux générations qui ne sont pas forcément les plus complices, mais souvent les plus discordantes), la région du Sud-Ouest a bénéficié d’un cadre intergénérationnel de trente-deux membres, désormais aptes à entreprendre une médiation communautaire face aux multiples sujets de tension. Organisé par le Centre pour le dialogue humanitaire, le rendez-vous de Gaoua dans le Sud-Ouest a permis de regrouper les responsables de l’administration publique, les jeunes responsables de structures de jeunesse, les responsables religieux et coutumiers. Pour le conseiller pays du Centre pour le dialogue humanitaire au Burkina Faso, Evariste Tegviel Mètuolè Dabiré, ce cadre intergénérationnel doit œuvrer à prévenir, gérer et résoudre des sujets de tension intergénérationnelle. Il a confié qu’il s’agit des tensions qui minent les relations entre les jeunes et les ainés. M. Dabiré a ajouté que le travail du cadre va être axé sur le dialogue et la médiation, toute chose qui doit concourir à la cohésion sociale et à la paix. Au cours de la rencontre, les participants ont identifié les grands sujets de tension spécifiques à la région, et adopté une feuille route. Au titre des sujets de tension, on peut citer la démission des parents dans l’éducation des enfants, la perte de l’identité culturelle, la question d’incivilité dans la société. Au regard des faits, Evariste Tegviel Mètuolè Dabiré a estimé que le cadre intergénérationnel est suffisamment outillé pour parvenir à des résultats concrets dans les mois à venir, avec le soutien indéfectible des partenaires que sont l’Union européenne et le Danemark. Présent à cette rencontre en tant que président de la cérémonie, le gouverneur de la région du Sud-Ouest, Tagsséba Nitiéma a salué l’installation du cadre régional intergénérationnel de dialogue et de médiation dans sa région. Il a remercié l’Union européenne et le Royaume du Danemark dont les concours ont permis la réalisation de cette activité. Pour lui, ce cadre est une meilleure tribune dans une démarche de complémentarité visant à résoudre les tensions sociales entre les deux générations. Les participants se sont réjouis d’un tel cadre qui va contribuer à gérer certains faits de société. C’est le cas du membre de l’Association Zantar de la province du Noumbiel, Michelle Yéri Da, pour qui cette rencontre permettra aux acteurs d’avoir des échanges fructueux sur les questions de confits intergénérationnels. « Ce créneau nous éclairera davantage sur nos responsabilités dans notre vivre ensemble », a-t-elle conclu. La présidente de la coordination provinciale des femmes de la Bougouriba, Lydie Ouédraogo/Méda, a elle aussi exprimé sa satisfaction, et ajouté que l’initiative est fort louable face aux conflits intergénérationnels qui ne manquent guère dans la société. « Nous pensons que ce cadre va aider à juguler le phénomène  pour un milieu de vie paisible », a-t-elle souligné.