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Education inclusive et spécialisée dans les Hauts-Bassins : les parlementaires touchent du doigt les réalités

12/02/2018
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Education inclusive et spécialisée dans les Hauts-Bassins

 

Les parlementaires touchent du doigt les réalités

 

Les membres du Réseau des parlementaires burkinabè pour l’éducation inclusive (RPBEI) ont visité les écoles inclusives et spécialisées dans la région des Hauts-Bassins, le mardi 6 février 2018 à Bobo-Dioulasso. La délégation était composée de onze députés, deux assistants parlementaires et deux représentants de la direction d’éducation inclusive.

Le Réseau des parlementaires burkinabè pour l’éducation inclusive (RPBEI) a pour objectif, de promouvoir l’éducation inclusive dans les établissements scolaires du Burkina Faso. C’est dans cette optique qu’une délégation composée de 11 parlementaires, deux assistants parlementaire et deux représentants de la direction d’éducation inclusive a entrepris une série de visites dans la région des Hauts-Bassins, le mardi 6 février 2018 à Bobo-Dioulasso. La visite a concerné au total cinq établissements primaires et secondaires de la ville de Sya, qui encadrent des enfants ayant des déficiences physiques, en même temps que des enfants dits normaux. Il s’est agi de l’école Koko A, le lycée Mixte d’Accart ville, le complexe scolaire Alpha, l’Institut des jeunes sourds du Faso et Le groupe scolaire privé de espoir de l’Association des parents et amis des enfants encéphalopathes,   (APEE). L’objectif de cette sortie de terrain, à en croire la coordonnatrice du Réseau, Salimata Konaté, c’est de constater l’expérience vécue dans ces écoles et de recenser les difficultés qu’elles rencontrent, afin de pouvoir faire des recommandations. A l’issue de la tournée, la députée Konaté a reconnu que dans ces établissements, il y a lieu de mettre l’accent sur la sensibilisation afin de les faire découvrir à la population. « Pour cause, l’effectif des enfants ayant une déficience dans ces écoles est très réduit, alors que les enfants vivant avec un handicap existent à travers le pays », a-t-elle laissé entendre. Mme Konaté a expliqué que le manque de formation des enseignants et celui d’équipements pour accompagner les enfants pose un problème dans leur apprentissage. Aussi, a-t-elle remercié les enseignants qui, par amour pour leur métier, ne ménagent aucun effort dans l’encadrement de ces enfants. Mme Konaté souhaite également une adaptation de ces écoles, en les réaménageant pour que les classes soient accessibles aux élèves handicapés. Pour que cette éducation inclusive soit une réalité, a-t-elle poursuivi, il y a lieu d’accompagner ces élèves et ces enseignants avec des fournitures et du matériel pédagogique adéquat. Le Réseau ayant pour mission de promouvoir ces établissements au niveau de l’Assemblée nationale, Salimata Konaté a rassuré les enseignants et les chefs d’établissements, qu’elle va travailler dans une logique d’interpellation, de sensibilisation et d’information. Selon l’inspecteur de l’enseignement de 1er degré à la direction de la promotion de l’éducation inclusive, de l’éducation des filles et du genre, Assimi Diéni, l’éducation inclusive a commencé avec l’expérience de la commune rurale de Tanghin Dassouri, avec l’accompagnement de l’UNICEF. Une expérience concluante avec des résultats palpables, car sur 12 candidats, 11 ont été admis, a-t-il dit. Pour montrer sa volonté politique, toujours selon M. Diéni, l’Etat avait créé un service de la promotion de l’éducation intégratrice qui a été remplacé en 2013 par une direction centrale dénommée « Direction de la promotion de l’éducation inclusive, de l’éducation des filles et du genre ».

Sitta OUATTARA