Burkina : les échanges entre le Burkina et le Maroc ont connu une hausse de plus de 22 millions de dollars / le Programme d'urgence pour le Sahel financé à hauteur de 81 milliards de FCFA depuis son lancement en août 2017 / gouvernement prévoit 95 000 tonnes de vivres pour soulager les populations démunies / 
Flash info : 



Rechercher

Suivez-nous

Inscription à la newsletter

Newsletter

Evènements en images

Tour du Faso > voir la galerie

Procès Putsch : La Nafa redoute ’’la mainmise de l’exécutif’’

06/02/2018
486

Burkina-Politique

Procès Putsch : La Nafa redoute ''la mainmise de l’exécutif''

Ouagadougou, 06 fév. 2018 (AIB)-La Nouvelle Alliance du Faso (NAFA, Opposition) a dénoncé mardi, ‘’la mainmise de l’exécutif sur le tribunal militaire», redoutant un procès impartial contre le Général Djibril Bassolé, appelé à la barre le 27 février pour sa supposée implication dans le putsch déjoué de septembre 2015.

« La justice militaire ne saurait être impartiale et ne pourrait donner les garanties d’un procès équitable à quiconque le pouvoir exécutif aurait dans son viseur », a affirmé le secrétaire exécutif national de la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA), Mamoudou Dicko, mardi lors d’un point de presse.

Selon lui, l’inquiétude est fondée puisque le 24 janvier dernier, le Président de la chambre de contrôle du Tribunal militaire Jean Marie Ouattara a été révoqué, après avoir jugé illégal l’arrêté d’assignation à résidence de Djibrill Bassolé, pris par le ministre de la Défense le 13 octobre 2017.

Pour M. Dicko, la révocation à quelques semaines du procès (27 février prochain) du juge qui a la mémoire du dossier peut agir négativement sur la suite du dossier.

«Pour confirmer la mainmise de l’exécutif sur le tribunal militaire, il convient de citer également le décret signé par le président du Faso, alors ministre de la défense le 6 mai 2016 qui limogeait le commissaire du gouvernement Norbert Koudougou et le juge d’instruction Sébastien Rapadamnaba et retirait le juge d’instruction Fréderic Ouedraogo de l’instruction du dossier », a-t-il ajouté.

Le Général Djibril Bassolé, ancien chef de la diplomatie, est soupçonné d’avoir participé en septembre 2015,  à un coup d’Etat (finalement déjoué), censé restaurer le régime du président Blaise Compaoré, déchu par la rue en octobre 2014 après 27 ans au pouvoir.

Il devra comparaitre le 27 février prochain devant le tribunal militaire de Ouagadougou, en compagnie de 83 autres personnes dont le Général Gilbert Diendéré, ex bras droit de M. Compaoré.

 «Nous espérons qu’il y aura des juges comme Jean Marie Ouattara qui seront des juges impartiaux, des juges honnêtes et sincères qui vont dire le droit non pas pour plaire à l’exécutif mais dire le droit tel qu’ils doivent le dire», a affirmé Mamoudou Dicko.

Le parti de Djibrill Bassolé, a également invité l’opinion nationale et internationale à la vigilance lors du procès afin d’éviter «toute imposture» et à travailler à la consolidation d’une justice crédible.

Agence d’Information du Burkina

at/ata