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Centre culturel « Sindi international » de Bobo-Dioulasso : interdit de jouer, Adama Dramé dénonce une injustice

06/02/2018
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Centre culturel « Sindi international » de Bobo-Dioulasso 

Interdit de jouer, Adama Dramé dénonce une injustice

 

L’artiste percussionniste Adama Dramé a animé une conférence de presse, le samedi 3 février 2018 au sein de son Centre culturel « Sindi international », sis à Bindougousso, au secteur 14 de Bobo-Dioulasso. L’objectif est d'informer l'opinion publique sur une « situation d'injustice et arbitraire » dont il se dit victime depuis février 2017, date à laquelle, la police municipale lui a interdit toute répétition et prestation dans ledit centre, au profit d'une école privée de formation en santé.

 

L’artiste percussionniste Adama Dramé, est sommé d’arrêter toute répétition dans son Centre culturel baptisé « Sindi international », pour cause de nuisance sonore par la police municipale. La raison évoquée est que ce centre est situé à proximité d’une nouvelle école de formation privée en santé fondée en septembre 2016, a indiqué Adama Dramé, au cours d’une conférence de presse tenue le samedi 3 février 2018 au sein de son centre, sis à Bindougousso, au secteur 14 de Bobo-Dioulasso et créé depuis 1998. Ce centre abrite son studio d’enregistrement inauguré par l’ex grand Chancelier, le Colonel Mamadou Djerma le 16 août 2003, a déclaré Adama Dramé. «J’ai acheté la parcelle où est érigé le centre en 1996 pour en faire un centre culturel. C’est là où je réalise depuis des années, toutes mes productions et où je prépare mes spectacles à travers le monde», a souligné l’artiste, faisant savoir que l’école et les élèves sont venus trouver « Sindi international ». Selon le percussionniste, le centre est sa raison de vivre. Car à l’entendre, il ne sait que faire sans la musique.  « Je suis à ma 52e année de musique et tout ce que je souhaite, c’est de continuer à faire de la musique. Je ne sais que faire cela », a-t-il insisté. Désabusé face à ce qu’il considère comme une injustice, l’artiste Adama Dramé a dit s’en remettre au Médiateur du Faso. Se disant affecté moralement et financièrement, après avoir investis plus de 10 millions de F CFA pour la réhabilitation du centre l’année dernière, l’artiste ne souhaiterait pas rester là. Il compte saisir le tribunal administratif pour un dénouement de la situation.

Boudayinga J-M THIENON