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Au coin du palais

01/02/2018
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Au coin du palais

 

* Bobo-Dioulasso : Le voleur tente de corrompre un policier

L.S. et A.D. ont comparu devant les juges de la Chambre correctionnelle de Bobo-Dioulasso, le mardi 16 janvier 2018, pour avoir volé deux chèvres et tenté de corrompre un agent de police. Ils ont tous plaidé coupables pour les faits de vols, mais ont nié avoir tenté de soudoyer le policier. Le 30 décembre 2017, L.S. et A.D., de passage au quartier Lafiabougou, aperçoivent deux chèvres couchées au bord de la voie. D’un commun accord, ils décident de les attraper et de les tuer pour vendre la viande. Malheureusement pour les deux voleurs, ils sont appréhendés par une patrouille de la Brigade anti-criminalité (BAC). C’est alors que A.D. tente de corrompre un policier, en lui proposant la somme de 100 000 F CFA. Mais à la barre, il réfute cette thèse. « C’est lui au contraire qui m’a proposé de lui remettre 100 000 F CFA, avant de nous relaxer », a-t-il expliqué. L.S. affirme qu’il n’était même pas présent quand son coaccusé a essayé de corrompre l’agent. « La corruption est interdite par la loi, mais pourquoi vouloir procéder de cette manière ? », a lancé le procureur aux prévenus, soulignant de ce fait qu’ils doivent être responsables, en assumant leurs actes. Pour le ministère public, les faits sont largement constitués, et les personnes en cause doivent être sanctionnées à la hauteur de leur forfait pour dissuader d’autres personnes, a-t-il ajouté. Le ministère public a requis 24 mois de prison ferme et 2 millions de F CFA d’amende pour A.D., et 12 mois de prison ferme pour L.S. Des peines confirmées par les juges dans leur délibéré.

 

* Unapprenti tailleur, voleur de moto

B.N. est un jeune apprenti tailleur, domicilié à Bobo-Dioulasso. Il était devant les juges du Tribunal de grande instance de cette ville, ce mardi 16 janvier 2018 pour des faits de vol d’un vélomoteur. L’histoire remonte au 19 juillet 2017, lorsque le prévenu s’est vu proposer un boulot dans un restaurant de la place. Alors, il a décidé d’abandonner son apprentissage. Son employé lui a demandé sa Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB). Mais B.N. a déclaré que cette pièce se trouve au village et que, ne disposant pas de moyens financiers pour s’y rendre, il a dérobé une moto. A la barre, l’accusé a affirmé que c’est la première fois qu’il a tenté de voler. «  J’ai ramassé une clé chez un mécanicien, et essayé de voler la moto », a-t-il expliqué à l’audience, avant de demander pardon pour son acte. Le procureur dans sa réquisition, a recommandé aux juges d’être indulgents, en lui infligeant une peine d’emprisonnement de 12 mois assortis de sursis, en espérant qu’il va s’amender. Les juges ont confirmé la peine requise par le procureur.

 

* Il bousille les 10 millions de FCFA de son patron

A.D. a écopé de 2 ans de prison ferme pour des faits d’abus de confiance, le mardi 16 janvier 2018, après avoir comparu devant la Chambre correctionnelle de Bobo-Dioulasso. Employé de commerce dans cette ville, le prévenu avait l’habitude d’aller faire des versements à la banque pour le compte de son patron. Le 3 mai 2017, A.D. et un autre employé se voient confier la somme de 10 millions de F CFA. L’objectif est de faire le versement à la banque, comme d’habitude. Ils font la queue durant un long temps. Impatient, son compagnon décide de partir en laissant à A.D., la responsabilité de cette mission. Mais une fois seul, A.D. change d’avis sur le conseil d’un ami qu’il a rencontré à la banque. Ce dernier, selon l’accusé, voulait l’aider à aller à l’aventure. Les deux individus prennent alors la poudre d’escampette en direction de la capitale ivoirienne Yamoussoukro. Une fois à destination, ils dépensent 2 millions de F CFA en deux mois, avant de se partager le reste de l’argent, en raison de 4 millions de F CFA par personne. Après avoir empoché son pactole, A.D. se rend à Cotonou, au Bénin, afin de se lancer dans le commerce. Là, il passe quatre mois à dilapider son argent. Ruiné, c’est bredouille qu’il regagne Bobo-Dioulasso. Courant novembre 2017, A.D. est appréhendé par la gendarmerie. Son complice se trouve toujours dans la nature. Le prévenu sans ambages reconnaît les faits à lui reprochés. A la question du procureur de savoir où est passé l’argent ? Il répond que tout a été dépensé. « Comment avez-vous dépensé l’argent ? Avez-vous acheté une parcelle, une moto, une voiture ? », a demandé le procureur. Le prévenu indique ne pas avoir acheté quoi que ce soit, affirmant que l’argent a été dépensé pour son gîte. Pour le ministère public, il n’y a pas de doute, sa culpabilité est avérée. 

                                                   Rassemblés par Boudayinga J-M THIENON