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Grève du SYNTSHA à Bobo-Dioulasso :le service minimum en pointillé

01/02/2018
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Grève du  SYNTSHA à Bobo-Dioulasso

 

Le service minimum en pointillé

 

Le syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) a observé le mercredi 31 janvier 2018 une grève de 24 heures sur toute l’étendue du territoire. A Bobo-Dioulasso, le service minimum n’a pas été totalement respecté dans les différents centres sanitaires de la ville.

                                                                                                         

Une cour presque déserte du Centre Hospitalier universitaire Souro Sanou (CHUSS) dans la matinée du mercredi 31 janvier 2018. La cause, le  syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) est en grève de 24 heures. Une grève à travers laquelle les syndicalistes exigent l’annulation pure et simple du procès intenté contre leur camarade Nonguézanga Kaboré, et l’application dans son entièreté du protocole d’accord signé le 13 mars 2017 avec le gouvernement. Au CHUSS tout comme au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Dafra (secteur n°15), l’affluence n’était pas des grands jours. Les services étaient quasi-vides, sauf quelques patients en attente d’un personnel soignant absent. Au CHUSS, six services sur les douze bénéficient effectivement d’un service minimum : les services de réanimation, d’urgences chirurgicales, d’Odontologie, d’imagerie médicale, le service d’urgences médicales, l’ophtalmologie et de chirurgie B. Et pourtant, à entendre les responsables de l’hôpital, des réquisitions ont été adressées à des agents. Pour le syndicat, si les réquisitions n’ont pas été respectées, c’est simplement parce qu’elles n’ont pas été faites dans les règles de l’art. « Ils savent comment se fait une réquisition. Une réquisition ne se fait pas trois jours avant une grève »,a martelé le secrétaire à la formation syndicale de la section Houet du SYNTSHA, Gustave Somda. Pour pallier ces absences, les responsables de l’hôpital ont fait appel à l’infirmerie militaire. « Des infirmiers militaires viendront d’ici l’après-midi pour combler le vide, en attendant la fin de la grève à minuit », a indiqué le chargé de communication et des relations publiques du CHUSS, Ben Idriss Maïga. En attendant la fin du mouvement prévu ce 31 janvier à minuit, les grévistes restent déterminés pour la satisfaction de leurs revendications. « Les principaux responsables du décès de la femme ne sont pas inquiétés, mais c’est celui qui a observé le mot d’ordre de grève qui l’est. C’est une atteinte au droit de grève», a regretté Gustave Somda. Prévenant que cette grève n’est qu’« un avertissement ».

Alpha Sékou BARRY